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mercredi 17 juin 2009

Le rêve de Raymond

Raymond, c'est mon ami astronome amateur dont je vous ai parlé l'année dernière (lire La puissance d'un rêve paru le 19 mai 2008). Je vous parlais de la passion pour l'astronomie qu'il s'est découverte il y a un peu plus de dix ans et à laquelle il a consacré beaucoup de son temps de loisir pour la vivre. Entre ses rencontres du Club d'astronomie, ses recherches et ses observations, il a même trouvé le moyen de communiquer sa passion à des jeunes en allant les rencontrer deux vendredis par mois dans différentes écoles... bénévolement et joyeusement.


La semaine dernière, Raymond (ne trouvez-vous pas qu'il a l'air d'un père Noël ?) m'a envoyé un courriel en direct de la Floride où il s'est rendu pour voir décoller la navette dans laquelle Julie Payette voyagerait pour une deuxième fois en route vers la station spatiale internationale. Il était tellement fier de me dire qu'un autre rêve se réalisait pour lui et il m'a envoyé quelques photos de cette nouvelle aventure dans les étoiles.

J'apprends ce matin que le rêve de Raymond ne s'est pas réalisé complètement, car le lancement de la navette a été annulé à deux reprises depuis samedi et la mission a été reportée au mois de juillet. Je doute que notre ami soit en mesure de se reprendre à cette occasion, à moins qu'il y tienne à tout prix, il trouvera bien un moyen de goûter pleinement son rêve. Je vous tiendrai au courant des développements.

Quelle source d'inspiration ! On s'imagine souvent que notre rêve est inaccessible, car on croit sans doute qu'il s'agit d'un coup de baguette magique pour le voir prendre forme (comme gagner à la loto...). Eh bien, comme Raymond, notre rêve se bâtit petit à petit avec les efforts que nous y mettons. Il commence dans le coeur et l'esprit et, avec le temps, il grandit et se manifeste doucement dans notre vie.

La loi spirituelle de la manifestation

Dans ma dernière lecture inspirante (réf. Paul Ferrini, Les lois de l'amour -- Vivre en harmonie avec la Vérité spirituelle universelle, éd. Le Dauphin Blanc, 2007, 149 pages), on présente les 10 lois spirituelles de l'Amour : l'unité, l'égalité, la réflexion, la manifestation, le libre arbitre, la compassion, la perfection, la guérison, l'individualisation, l'illumination. Dans le chapitre sur la loi de la manifestation, on fait référence au processus de création pour nous inviter à mettre en oeuvre notre potentiel créateur et réaliser nos objectifs, nos rêves : "La conscience est créatrice. Vous êtes responsables de ce que vous créez." (p. 49)

Comment réaliser nos rêves ?

L'auteur présente les quatre éléments du processus de manifestation (pp. 50-58) :

1. Avoir un but, une idée ou une vision claire et précise : La première chose que nous devons comprendre au sujet de la loi de la manifestation est que ce qui nous tient vraiment à coeur et sur lequel nous concentrons notre énergie est ce qui a le plus de chance de se matérialiser.

2. Y croire et s'y engager : L'engagement est nécessaire pour manifester quoi que ce soit. Si cet engagement est présent sur tous les plans -- physique, émotif, mental et spirituel -- alors la manifestation est pratiquement assurée.

3. Avoir la volonté de faire tout ce qui est nécessaire : La manifestation ne surviendra pas si vous n'avez pas la volonté de faire tout ce qui et nécessaire pour qu'elle se produise. Mais armé de cette volonté, vous avec le potentiel de déplacer les montagnes.

4. Abandonner nos attentes et lâcher prise sur la façon dont notre but, notre idée ou notre vision s'accomplira et deviendra réalité : En fait, l'une des clés de la loi spirituelle de la manifestation est d'accepter que rien n'arrive de la façon dont nous l'avions prévu. Si nous insistons à contrôler, notre processus créatif peut avorter. En d'autres mots, pour créer avec succès, nous devons lâcher prise sur nos créations. Elles ont leur propre vie.



Voilà pour aujourd'hui. Bonne journée !

mercredi 18 mars 2009

E.T. phone home !

En référence à ma chronique du 12 mars dernier, intitulée Extraterrestre au pays de la performance, je vous avais promis une suite avec l'essentiel d'un commentaire reçu d'un ami lui-même un peu extraterrestre ! Dans les deux pages de commentaires qu'il me livrait, beaucoup de passages importants mais une seule idée maîtresse : Quelle importance, le jugement des autres ? Tout est relatif et dépend d'où se trouve l'observateur.

Et dans une conversation téléphonique, il m'a confrontée davantage en insistant sur cette question : "Pourquoi ça te dérange, Josée, de savoir ce que le monde pense de toi ? Ils ne peuvent pas comprendre tant qu'ils ne l'ont pas vécu..." J'avoue que cette remise en question m'a forcée à lâcher prise à nouveau et à regarder la situation autrement.

J'aimerais vous partager quelques lignes amusantes de son récit sur les êtres différents :

Sur l'expérience : "Une extraterrestre n'est plus une extraterrestre sur sa planète mais le devient quand elle voyage sur les autres planètes. Il y a des planètes où l'on admire et vénère les extraterrestres, d'autres où on les craint et ils ne pourraient probablement pas y vivre longtemps."

Au sujet de l'observateur : "Selon l'endroit où je me trouve dans mon évolution ou selon mes valeurs ou mes intérêts dans la vie, je crée mes opinions et je store toutes ces pensées et énergie dans ma bulle, mon monde."

Sur la foule : "Dans cette salle, il existe autant de mondes différents que d'observateurs. Donc différents observateurs avec différents points de vue. La question est : De tous ces milliers, millions ou milliards d'observateurs, lequel à la meilleure vision, la meilleure façon de faire, quel est le meilleur exemple?... Je crois qu'il y a autant de bonnes réponses qu'il y a d'observateurs. Parlons de l'observateur qui demande : Qu'est-ce que tu fais dans la vie ? Pourquoi est-ce si important de lui fournir une réponse qui silencieusement devra lui plaire ? Qu'arrivera-t-il après la réponse ?"

Sur la valeur de l'expérience : "Quel monde a plus de valeur ou de prestige ? Celui de Chantal Envoyemonléon (nom fictif) récipiendaire du prix "le gaz dans le fond" pour sa détermination dans son travail, un exemple pour des centaines de femmes, ou celui de Josée M., blogueuse qui a un cancer et qui le combat 24 heures par jour, 7 jours par semaine, 52 semaines par années depuis maintenant trois ans et demi, et qui, par sa détermination, est un exemple de courage et d'espoir pour des centaines de personnes. Une femme qui laisse sa trace et donne de son énergie à d'autres qui vivent dans un monde semblable."

Et sur notre rapport avec l'essence même de la Vie : "En jasant avec l'observateur numéro 0 000 000 001 cet après midi, Il m'a simplement dit :C'est relatif, mon Denis, ça dépend de l'observateur. Un millionnaire dans le désert n'a que très peu à donner à celui ou celle qui a soif, par contre, celui ou celle qui lui apporte de l'eau est son héros du jour."

Les grandes leçons de ce message

Je pense qu'elles sont assez évidentes, mais je vous invite à relire attentivement ce texte afin de tirer vos propres leçons. Pour ma part, je réalise que malgré mes nombreux "pèlerinages" au centre de mon être dans une approche d'ouverture du coeur et un esprit de communion avec le monde auquel j'appartiens, je demeure sensible au jugement des autres. Je dois être vigilante pour ne pas m'y laisser piéger, ce qui pourrait me faire dévier de ma route. Et ceci rejoint l'un des commentaires lus sur la chronique du 12 mars, à savoir qu'il vaut mieux dire la vérité, autrement on se fait manipuler par l'ego. Bien que je crois qu'une vérité toute crue n'est pas toujours de mise, je continue de prêcher l'authenticité toute simple dans nos rapports aux autres.

Autres points importants : Lorsque mon ami Denis rend hommage à ma détermination et mon courage, je comprends qu'il inclut toutes les personnes qui vivent une expérience semblable et je prolonge cet hommage à vous, hommes, femmes et enfants qui, chaque jour, relevez le défi de vivre malgré le mal, l'incapacité, le handicap... Vous aussi êtes un exemple de courage et d'espoir pour des centaines de gens.

Finalement, pourquoi "E.T. phone home !" comme titre ? D'abord, parce que ça me rappelle un extraterrestres très sympathique de mon jeune temps. Mais c'est surtout parce que lorsque Denis parle de l'observateur numéro 0 000 000 001, j'y reconnais Dieu, la source de toute création, "notre maison". C'est la seule référence qui devrait nous inspirer, car c'est en passant par ses chemins qu'on trouve la véritable plénitude, la paix, la joie, l'harmonie, l'amour. Appelez à la maison pour savoir ce qu'Il en pense. C'est tout ce qui compte.

dimanche 8 mars 2009

Le grand saut... pour la vie !

"Avec l'arrivée de mars arrivent aussi les grands projets printaniers. Voici le mien : m'établir à la campagne dans un beau coin de l'Estrie. J'en rêve depuis toujours et maintenant est venu le temps de passer à l'action pour concrétiser mon rêve.

Et pour ce faire, je fais appel à vous qui pourriez peut-être m'aider à trouver ce que je cherche. Alors voici mes critères :


  • beaucoup d'espace pour respirer et admirer les beautés de la nature
  • un bout de terrain pour jardiner et fleurter avec les oiseaux et petites bêtes
  • une maison chaleureuse avec de belles pièces bien éclairées et bien aménagées
  • des gens agréables avec qui partager et échanger.

Ce dernier point vous intrigue ? En effet, je ne cherche pas nécessairement à vivre seule. Si je ne trouvais pas la maison qui me convient, je pourrais louer un logement dans une maison de campagne (et non dans un édifice à logements multiples) chez des gens qui pourraient apprécier avoir de l'assistance pour leur faciliter la vie. Des personnes autonomes et chaleureuses, ouvertes aux belles choses de la vie. Je me vois sur une petite fermette haute perchée dans les montagnes pour y faire de la culture biologique et prendre soin de poules et de lapins...

Si jamais vous avez un flash sur une possibilité, faites-moi signe. Je suis ouverte à évaluer toute proposition. Parlez-en autour de vous, faites suivre mon courriel à ceux que vous croyez concernés par cette recherche un peu spéciale. L'UNIVERS répondra ! "

L'Univers a répondu !

Le message ci-dessus a été envoyé en début de semaine dernière à un certain nombre de mes contacts. Déjà quelques opportunités se sont présentées à moi et, hier, j'ai fait une visite d'exploration dans les environs de Dunham, près de Cowansville. Je crois que cette première visite est pleine de promesses, mais rien n'est encore conclu. Il faut laisser reposer et voir, sentir si c'est vraiment ce qui est le mieux pour tous.

"Tout ce qui se produit dans l'univers arrive parfaitement. Dieu ne s'est pas trompé depuis un bon bout de temps..." (Extrait de Neale Donald Walsh, Conversations avec Dieu, tome 2, p. 42)

"Everything occurring in the universe is occurring perfectly. God hasn't made a mistake in a very long time."

En attendant, je continue à regarder autour tranquillement pour dénicher d'autres opportunités qui pourraient s'avérer intéressantes. J'ai confiance ; l'Univers est bon et Il sait ce qu'Il fait. Faut juste suivre le courant en écoutant les signes et sa petite voix intérieure.

Ainsi, si jamais vous voyez quelque chose qui ressemble à ce que j'ai décrit plus haut, faites-moi signe. Vous trouverez plus de détails sur mon rêve dans ma chronique du 20 janvier intitulée "Un grand rêve à naître".

Merci de tout coeur et au plaisir d'avoir de vos nouvelles.

«La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit.» – Oscar Wilde

«Il est bien difficile de définir ce qui est impossible, car le rêve d'hier devient l'espoir d'aujourd'hui et la réalité de demain.»– Robert Goddard

mercredi 4 mars 2009

Il est temps de reconstruire

"Reconstruire", c'est la réponse que j'ai reçue récemment à ma prière pour trouver le bonheur et la paix.

Un passé réactivé

Ça faisait déjà trois jours que je baignais dans l'amertume et les regrets du passé. J'y avais été replongée par une rencontre "obligée" avec mon ex. (J'ai toujours haï ce mot-là, "ex"... sans doute pour ce qu'il évoque : la fin d'un chapitre.) Cette rencontre a eu lieu au salon funéraire à l'occasion des obsèques de mon amie Diane (voir Douce pensée pour Diane, paru le 2 février dernier). Diane et Yvon étaient un couple d'amis à Michel et moi. En fait, Michel était ami avec Yvon bien avant que je connaisse Diane, et ces deux-là travaillent toujours ensemble. Il était donc normal que je rencontre Michel au salon ce seul soir de réunion. Je ne me sentais pas tout à fait à l'aise étant la seule de ma gang; les seuls gens que je connaissais étaient Yvon, Michel et quelques-uns de leurs collègues de travail. Il y avait aussi quelques amies à Diane que j'avais rencontrées à de rares occasions et dont j'avais entendu beaucoup parler.

À mon arrivée, je me suis mise à chercher Yvon pour lui offrir mes condoléances. Il s'était absenté quelques minutes. J'ai fait le tour et j'ai rencontré Peter et sa femme. Nous avons discuté un peu. Puis j'ai aperçu Michel accompagné de sa nouvelle conjointe et entouré de sa gang de "chums" du travail. Même si je sentais que je devais faire un pas vers lui pour concrétiser, en quelque sorte, ma démarche de pardon, ce n'était pas le moment. Je préférais restée concentrée sur le départ de Diane. La cérémonie religieuse se préparait dans la salle adjacente. Dès que les chaises ont été en place, je suis allée m'asseoir car je voulais être certaine de ne pas rester debout. Je n'en avais pas la force.

Un geste de paix

Après la cérémonie, les gens étaient invités à partager un goûter, comme c'est l'habitude. Je suis descendue comme les autres, mais seulement pour aller saluer Yvon avant de partir. À l'entrée de la salle, j'ai cherché Yvon des yeux. Il n'était pas encore descendu. Mais Michel était là avec sa conjointe. À ce moment précis, j'ai senti qu'une force me poussait à aller lui serrer la main en guise de geste de paix. Un profond sentiment me disait : "Si tu ne t'avances pas ce soir, tu vas passer à côté d'une occasion unique de clore un chapitre important de ta vie." Je ne pouvais pas laisser passer cette occasion.

Je me suis donc avancée très confiante, bien qu'un peu nerveuse, pour aller le saluer. D'abord surpris, il a volontiers accueilli mon geste et m'a présenté sa "future épouse". Nous avons échangé quelques minutes sur les grands volets de nos vies : santé, famille, projets, etc. Il y a eu une tentative de sa part de revenir en arrière sur un épisode sombre et merdique de nos dernières années de vie commune, mais je ne suis heureusement pas tombée dans ce piège. J'aurais très bien pu me vider le coeur... Mais le but de ma démarche était surtout orienté vers la paix. J'ai donc résisté à la tentation de régler des vieux comptes "en souffrance".

Retour vers le futur

Les trois jours qui ont suivi ce retour dans le passé ont été difficiles à vivre. Je revoyais sans cesse ce que j'avais perdu dans cette rupture douloureuse, les blessures subies, les injustices et les trahisons. De la merde ! Je priais fort pour en sortir, car dans cette souffrance réactivée, j'avais perdu ma sérénité. J'avais travaillé tellement fort pour l'acquérir, il ma fallait la retrouver au plus vite. Alors, j'ai demandé à Dieu : "Comment faire pour sortir de ce trou noir ?" Sur l'instant, l'inspiration m'a soufflé un mot : RECONSTRUIRE. Un mot qui dit tout.

J'ai commencé à poser les premières pierres de ce futur qui n'attend que moi. Je vous en reparlerai bientôt.

Mots de sagesse

"Nous ne devrions pas nous sentir mal à l'aise face à nos difficultés, seulement face à nos échecs à en tirer quelque chose de beau." —Alain de Botton
We should not feel embarrassed by our difficulties, only by our failure to grow anything beautiful from them. —Alain de Botton
"Alors, cesse de chercher. Cesse de résister. Embarque dans ta vie et vis-la aussi complètement et magnifiquement que tu le peux. Alors, je te le dis, je serai ton plus grand admirateur." (Extrait de Paul Ferrini, Le silence du coeur, éd. Le Dauphin Blanc, 2008, p. 217)

"Tes parents divins ont la réponse à ton dilemme. Tu n'as besoin que de t'ouvrir à eux et la solution émergera dans ton coeur. Et tu sauras que c'est la solution parce qu'elle respectera tout le monde, parce qu'elle résoudra ton conflit intérieur. Tu sauras que c'est la réponse parce que ton coeur en sera élevé. L'énergie et l'optimisme seront de retour dans ta vie." (idem, pp. 225-226)

"Dans l'histoire d'une réussite conventionnelle, on voit le protagoniste obtenir de plus en plus d'argent, de considération et de biens matériels. J'aime présenter l'histoire d'une réussite tout à fait différente, une histoire dans laquelle le protagoniste se rapproche toujours un peu plus de l'endroit où son coeur cesse de le tirer en arrière, où son talent explose, où son caractère s'épanouit et où se dévoile le don qu'il veut offrir au monde." (Po Bronson, Que faire de ma vie ?, éd. AdA, 2004, p. 359)

jeudi 19 février 2009

Vous êtes la lumière du monde

En ce lendemain de traitement, mon énergie est affectée par la fièvre qui a tendance à monter en raison d'un médicament en infusion lente pendant 48 heures après le traitement de l'hôpital. Lors de ma dernière séance de traitement, j'ai été confinée au lit à grelotter toute la journée, sans avoir eu la force de prendre une douche ou de manger un repas décent. Juste aller aux toilettes s'avérait un exploit.

Pour contrer ces effets désagréables, j'ai prévu le coup : j'ai tout fait ce que j'avais à faire avant ma visite à l'hôpital, j'ai préparé des repas à l'avance et j'ai demandé à ma nièce et à une amie de venir me visiter à l'heure des repas. Je n'ai donc rien à m'inquiéter pour aujourd'hui.

Quant à cette chronique, je me dépêche à l'écrire pendant que j'ai assez d'énergie pour le faire et je me permets d'emprunter les mots d'un auteur inspirant pour mettre un peu de lumière dans votre journée. Il s'agit de Paul Ferrini, selon ma traduction libre. Alors, voici :

Vous êtes la lumière du monde

"Vous êtes la lumière du monde, mais vous ne le savez pas parce que vous n'avez pas encore regardé assez profondément dans votre coeur. Prenez un moment pour regarder. Prenez un moment pour trouver la lumière qui danse dans la nuit noire à l'intérieur. Voyez ces couleurs éclatantes qui pénètrent les nuages noirs, la main de lumière qui rejoint l'horizon. Avant que vous n'ayez vu la lumière en vous, il vous est impossible de l'apporter au monde."

You Are the Light of the World

You are the light of the world, but you do not know it because you have not looked deeply enough into your own heart. Take a moment to look. Take a moment to find the light that dances in the dark night within. See those deep colors penetrating the black clouds, the hands of light reaching to the horizon. Until you see the light in yourself you cannot bring it to the world.

Briller comme le font les enfants

Marianne Williamson, auteure de nombreux ouvrages inspirants, a écrit ceci dans Un retour à l'amour :
«Notre plus grande peur n’est pas que nous soyons inadéquats. Notre peur la plus profonde est que nous soyons puissants au-delà de ce qui est mesurable. C’est notre lumière, pas notre obscurité, qui nous effraye le plus. Nous nous demandons: "Qui suis-je pour être brillant, merveilleux, talentueux, fabuleux?" En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être? [...] Jouer petit ne sert pas le monde. Se rétrécir devant les autres pour qu’ils ne se sentent pas en insécurité ne fait pas preuve d’une attitude éclairée. Nous sommes tous voués à briller, comme le font les enfants…»


Sur ce, bonne journée !



mardi 10 février 2009

Petit baluchon et coeur léger

Vous aimez l'image ? Moi, j'y vois un enfant qui décide tout bonnement de se mettre en route à la poursuite de ses rêves et de ses ambitions. En parallèle, je nous vois, nous adultes bien installés dans nos habitudes, portant de lourds fardeaux sur nos épaules fatiguées. Des fardeaux qu'on ne soupçonne pas souvent, car ils sont devenus partie intégrante de nos vies; on oublie qu'ils existent.

Je reprenais récemment une lecture en retard du Magazine "O" de janvier, car je suis passée à côté de bon nombre de sujets intéressants. Je me suis arrêtée sur la chronique de Dr. Phil (Philip McGraw), célèbre collaborateur de Mme Oprah en matière de psychologie sociale. Il nous invite, en ce début d'année, à faire le tour de nos vies pour les remettre sur la bonne voie... sur la voie du bonheur.

Voici 10 questions à se poser :

1. Vos choix de vie fonctionnent-ils pour vous ?

Si vos fins de mois arrivent toujours trop vite, il y a des chances que vous deviez revoir vos choix en matière de consommation. Ou si vous êtes dans une relation amoureuse qui vous gruge constamment de l'énergie, il est clair que ça ne fonctionne pas pour vous. Faites l'examen de chacun de vos secteurs de vie (personnel, professionnel, financier, familial, social, etc.) et lorsqu'il y en a un qui accuse des ratés, dites-vous que le temps est venu de changer une vieille habitude.

2. Vos récompenses sont-elles saines ?

Les gens reproduisent sans cesse des comportements parce qu'ils sont "payants" d'une certaine manière. Si on prend l'exemple d'un fumeur; dès qu'il tire les premières bouffées d'une cigarette, la satisfaction est immédiate, mais cette récompense ne comporte-t-elle pas bien des risques à plus ou moins long terme ? Il peut s'agir également d'une relation qu'on étire malgré la tourmente qui y règne parce qu'elle nous offre un certain degré de sécurité (financière ou émotive). Dr. Phil nous dit que vivre constamment dans le compromis ou accepter moins que ce que l'on mérite parce qu'on n'a pas le courage de changer les choses n'est pas son idée de récompenses saines.

3. Posez-vous vous-même les embûches à vos succès ?

Demandez-vous si vos décisions vous rapprochent de vos objectifs. Si vous vivez avec une peur quelconque (passer sur un pont, par exemple) qui vous oblige à faire de grands détours pour vous rendre à destination, vous vous créez des embûches inutiles. Ou encore si une consommation excessive d'alcool nuit à vos relations ou devient menaçante pour votre carrière, il est grand temps d'amorcer un changement important.

4. Vous souciez-vous plus du bonheur des autres que de votre propre bonheur ?

Disons que vous n'avez aucune envie de travailler dans l'entreprise familiale, mais que vous vous y sentez obligé. Ou encore, vous souhaitez ardemment entreprendre une carrière qui comporte des risques pour votre vie, mais vous craignez de créer de l'inquiétude chez vos parents. Il est plus difficile de dire non aux autres qu'à soi-même, mais négliger ses aspirations pour plaire aux autres est loin de nous mener sur la voie du bonheur. Pour amorcer un changement bénéfique, il nous faut regarder pourquoi nous avons du mal à nous affirmer et ce que nous voulons vraiment. Ensuite, il est important de poser des actions cohérentes avec nos buts.

5. Vos choix vous coûtent-ils trop cher ?

Si pour maintenir l'harmonie dans votre couple, vous devez emprunter un rôle différent de qui vous êtes vraiment ou ne pas exprimer votre honnête avis, cela vous coûte trop cher. Ou encore, si la seule façon d'avoir la paix au travail est d'accepter de répondre aux exigences démesurées du patron, cela vous coûte trop cher. Peu importe les circonstances, vous devez évaluer le prix à payer et décider si ça en vaut le coût.

6. Traînez-vous de vieilles rancoeurs ?

Vivre sa vie empli de colère et de ressentiment mène nulle part. Si vous passez vos journées à maudire un passé douloureux et les acteurs qui y ont contribué (dont vous-même) ou encore si vous laissez passer des opportunités intéressantes parce que vous craignez d'être blessé à nouveau, vous passez à côté de votre vie. Il est temps pour vous de vous débarrasser de votre bagage de négatif et d'adopter une attitude qui vous guidera dans une direction plus positive. La vie est belle et grande et elle vaut la peine d'être vécue pleinement et joyeusement.

7. Depuis quand n'avez-vous pas relaxé ?

Les gens qui ne sont pas heureux dans leur vie prennent rarement le temps de respirer profondément. Ils ne dorment pas bien, mangent mal et se créent des tensions dans tout le corps tout le temps. Si vous vous sentez mal dans votre peau, votre corps vous lance un message. Écoutez-le et prenez les mesures nécessaires pour retrouver une hygiène de vie saine et garante d'une joie de vivre renouvelée.

8. Trop confortable ?

Quand on parle de "zone de confort", c'est souvent de façon inadéquate. On devrait plutôt parler de "zone de stagnation" : nous demeurons coincés parce que nous avons peur de prendre des risques. Et souvent le risque que les gens ont le plus peur de prendre, c'est celui de reconnaître qu'ils ne sont pas là où ils souhaitent être. Car cela les obligerait à admettre qu'il est temps pour eux de créer un changement. Dr. Phil nous dit : "Cessez de prétendre que ce que vous avez est OK si ça ne l'est pas. Vous avez la capacité de créer la vie que vous voulez."

9. Et spirituellement parlant ?

Une vie riche et saine passe nécessairement par la présence à soi, à l'entièreté de son être. Cherchez-vous à vous nourrir de paix, d'amour et d'harmonie dans votre quotidien ? Si votre vie semble manquer de sens ou si vous sentez un vide intérieur, il est temps d'opérer un changement de l'intérieur pour mieux rayonner vers l'extérieur. N'ayez pas peur d'aller à la rencontre de votre essence divine, de votre lumière sacrée. C'est une expédition fascinante qui transforme toute notre vie. (Ce paragraphe est mon propre grain de sel.)

10. Quelle priorité vous accordez-vous ?

Nous avons tendance à vivre réactivement plutôt que de façon proactive. C'est-à-dire que nous répondons à ce qui est lancé dans notre direction dès notre lever du lit. Les femmes surtout se placent souvent à la fin de leur liste de priorités, après avoir comblé les besoins des autres. La quête du bonheur doit inclure le bien qu'on se fait à soi, ce qui aura un effet certain sur les gens qui nous entourent. Si votre vie est devenue si programmée, réglementée et engagée que vous n'avez plus de temps pour prendre soin de vous, alors il est temps de changer les choses.

Me créer la vie que je veux

Pour ma part, c'est le message que je retiens de cette leçon de Dr. Phil. En cette période plus difficile au coeur de l'hiver, je me laisse souvent emportée par la morosité et je m'égare... Je trouve toutes sortes de raisons pour ne pas passer à l'action pour me créer la vie que je veux. Les journées passent, puis les semaines, et rien n'avance. Ah, j'ai occupé mes journées, mais je suis tout de même passée à côté de mes objectifs.

Il est donc grand temps pour moi de revenir sur la voie du bonheur avant que le printemps ne se pointe. C'est maintenant qu'il faut agir. Allez, hop !

Bonne journée !

lundi 26 janvier 2009

Les histoires que racontent nos vies

"La joie de l'âme est dans l'épanouissement, dans la révélation de soi et dans la capacité de vivre de plus en plus profondément uni avec la personne que l'on est vraiment. Bien qu'il s'agisse d'un travail introspectif à faire soi-même, il est indubitable que le fait d'être vu, connu et aimé par une autre personne procure la chaude lumière de l'encouragement qui adoucit notre coeur envers nous-même, lorsque nos défauts humains nous découragent." (Tiré de Mountain Dreamer, Oriah, La Danse - Vivez au rythme de votre vraie nature, Éditions Logiques, 2004, p. 224)

J'ai été inspirée par cet extrait ce matin qui est suivi dans le livre d'une méditation (pp. 226-228) qui nous invite à porter un regard sur nos vies. En adoptant le même processus de méditation que décrit dans le texte précédent ("Je rentre chez moi"), voici les questions qu'on nous propose pour alimenter notre réflexion :

D'abord,

  • Comment agiriez-vous en découvrant que ce que vous faites n'est pas vraiment important ? Si c'était votre façon de faire les choses qui compte vraiment ? Comment les feriez-vous ?
Dans un deuxième temps,

  • Qu'est-ce que je ferais si ce n'était pas aussi risqué ? (Pensez à un projet qui vous habite depuis longtemps et que vous hésitez à mettre en oeuvre... On en a tous !)
Puis,

  • Comment faites-vous l'amour au monde ? (dans un sens très fraternel et non intime)
  • Si la façon dont vous agissez envers vous-même, envers ceux que vous aimez et que vous connaissez et envers les étrangers raconte une histoire, quelle sorte d'histoire votre vie raconte-t-elle au monde ?
Si vous tentez l'expérience de ce regard introspectif, assurez-vous de ne pas juger les réponses qui vous viennent et surtout de ne pas vous juger. Vous êtes un spectateur disposé à accueillir avec amour et compassion les images qui apparaîtront sur l'écran de votre esprit. Pour aller plus loin, vous pouvez choisir d'écrire les pensées, sentiments ou nouvelles questions que l'exercice a mis au jour.

La Française et l'itinérant

C'est le titre que j'avais envie de donner à la présente chronique, car ce sont de bien belles rencontres que j'ai faites ce weekend. Avec le froid qui balayait le Québec ces derniers jours, mon compagnon et moi avons tenté de nous organiser des sorties qui nous permettaient de prendre l'air sans trop subir les températures glaciales.

Samedi, nous avons voyagé en métro pour nous rendre dans le Vieux-Montréal pour aller voir le film IMAX présenté sur l'océan sauvage du sud de l'Afrique. Après avoir mangé une soupe chaude et un sandwich pour le lunch, nous avions une bonne heure devant nous pour flâner dans les boutiques.

"Le hasard n'existe pas"

Je propose donc à mon amoureux de faire quelques galeries d'art, car je me plais beaucoup à admirer les tableaux d'artistes. Dans le Vieux-Montréal, il y a une galerie qui m'attire tout particulièrement, car y sont exposés les oeuvres de Nicolin Gublin (voir http://www.nicolingublin.com/), des oeuvres très colorées remplies de vie qui ramènent à un côté enfantin de notre être. Nous avons bien besoin de lumière et de légèreté en ce samedi glacial.

Nous entrons dans cette galerie très joyeuse où nous sommes accueillis par une gentille Française ! Elle nous présente en gros ce qu'on y trouve, car il n'y a pas que des tableaux, et nous invite à faire le tour. Et tout bonnement, nous engageons la conversation parlant d'abord d'art et de créativité, le talent que ça demande, les bienfaits qu'ils procurent à ceux s'y laissent transporter, le contact que ça permet avec la profondeur de l'être, etc. Je m'avance un peu plus en partageant sur mon expérience de l'art-thérapie dans un processus de guérison, et patati et patata.

Bref, la conversation a pris un ton de confidence personnelle et nous nous sommes rejointes, la dame et moi, comme si nous ne formions qu'une, par un lien spécial du coeur. Ce bref instant d'échange nous a réchauffées en dedans. Avant de nous quitter, nous nous sommes embrassées par une sincère accolade en nous promettant de penser à l'une et l'autre dans nos prières du soir. Et avant de sortir, j'invite la dame à visiter mon blogue. De son côté, elle me recommande une lecture, selon elle, fort intéressante : "Le hasard n'existe pas" de K.O. Schmidt... J'ai bien hâte de le lire.

Émile le grand et le petit

Dimanche après-midi, nous nous habillons chaudement pour aller prendre une belle marche au parc-nature de l'Ile-de-la-Visitation au nord de Montréal (voir http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=174,4820950&_dad=portal&_schema=PORTAL&nomPage=bt_parc_10). Un beau grand parc qui nous remet en contact avec la nature. Puis, nous allons nous réchauffer au salon de thé de mon quartier où nous nous retrouvons régulièrement pour profiter du temps qui passe. Mais avant, j'ai une petite commission à faire à l'épicerie du coin.

À l'entrée, nous sommes salués par un itinérant qui a l'habitude de s'y trouver pour vendre son magazine L'Itinéraire, une publication montréalaise qui se veut une alternative à la mendicité et un outil de réinsertion sociale. (voir http://www.itineraire.ca/) À notre sortie, il nous offre, par contre, un document personnel plutôt que le magazine habituel, et ce, pour la même somme, soit 2$. Je m'arrête pour voir de quoi il s'agit et il m'explique qu'il ne distribue plus L'Itinéraire. Plutôt, il offre un recueil de textes qui aborde des thèmes de la vraie vie et qu'il a produit lui-même, parce que, comme il dit : "J'haïs ça quêter. J'aime mieux vendre quelque chose."

Je suis impressionnée par l'initiative de cet homme qui a l'allure d'un grand-père. Et je lui dis que moi aussi j'écris. "Ah oui ! Sur quoi ? Aimeriez-vous me soumettre des textes pour ma publication ?" J'ai trouvé ça bien charmant de sa part; bien sûr, il a besoin de s'inspirer, comme moi, de diverses sources. J'ai dit oui spontanément, puis il m'a invitée à le retrouver même heure, même poste au cours des prochains weekends. C'est son spot et c'est la façon de le rejoindre !

Enfin, une fois au café, ma curiosité m'incite à lire les quelques textes contenus dans le document de mon nouvel ami. C'est léger et amusant, rien qui ne vaille plus que 25 cents, mais c'est la cause qui importe, et surtout l'initiative de ce sans-abri qui doit être encouragée. (Et le courage que ça prend pour se poster pendant des heures à un endroit pour recueillir quelques dollars de passants trop souvent indifférents et parfois méprisants.) Je suis touchée par un texte écrit de sa main (d'un français sans fautes, je tiens à le préciser) qui s'intitule "Grand-papa pour la première fois". En voici un extrait :

"Voilà, je suis grand-père. Depuis un an déjà, ma fille Nancy a un petit garçon. Et devinez quoi, elle a décidé de l'appeler Émile ! J'en suis pas mal fier, comme vous pouvez l'imaginer, sans compter que j'aime beaucoup mon prénom. (...) En ce qui concerne ma fille, je suis heureux qu'elle ne soit pas tombée dans la drogue ni dans la rue, car sa maman avait des problèmes de consommation. Pour la petite histoire, ma fille Nancy a été conçue sur le Mont-Royal à l'occasion de la St-Jean-Baptiste. La mère de Nancy a également appris la naissance d'Émile, et je sais qu'elle a été très heureuse de la nouvelle. Malheureusement, je n'ai pu voir mon petit-fils qu'en photo, mais j'espère le rencontrer en personne prochainement.

Je crois que l'arrivée du petit Émile me fait grandir. Le fait de devenir grand-père m'a fait réaliser que ma famille continue de s'élargir et que je ne suis pas seul dans la vie. Je suis content qu'un autre Émile puisse me survivre lorsque je ne serai plus de ce monde."

*Les noms ont été changés et les lieux, légèrement modifiés, afin de protéger l'identité de l'auteur de ces lignes.


De bien belles histoires

Émile, le camelot grand-père, m'a dit qu'il souhaitait partager de bien belles histoires dans sa publication. Eh bien, moi aussi, et je crois que cette dernière en est une bien belle.

samedi 24 janvier 2009

"Je rentre chez moi"

Cette semaine, j'ai écrit une série de textes qui sont tous reliés d'une façon ou d'une autre. À ma grande surprise, en faisant ma lecture matinale ce matin, j'ai lu des passages de La Danse (Oriah Mountain Dreamer, éd. Logiques, 2004) qui résument bien l'essentiel de leur message : suivre le mouvement de la vie pour revenir à soi (en dedans) et retrouver son chez-soi, et ce, pour favoriser sa guérison. Voici les extraits en question :
"Je ne sais pas pourquoi, mais je crois qu'il existe pour chacun de nous un endroit sur la Terre qui guérit et régénère nos corps et nos coeurs. Nous devons trouver ces lieux et nous y rendre si nous voulons apprendre à danser." (p. 175)

"Pour vivre plus intensément, nous devons nous rendre dans des endroits qui nous aident à trouver un rythme plus lent. Il ne suffit toutefois pas d'y aller. Il faut laisser ces lieux nous toucher, nous changer, nous parler." (p. 178)

"Notre chez-nous, c'est non seulement le lieu dont nous nous souvenons, mais le lieu qui se souvient de nous, même si nous n'y sommes jamais allés, le lieu qui détient une part essentielle de nous en fiducie, qui attend notre retour tandis que nous voyageons dans d'autres endroits du monde, comme nous devons le faire." (p. 183)


Méditation pour les lieux qui se souviennent de nous

Je vous invite à le trouver cet endroit grâce à une petite méditation proposée par l'auteur (p. 184-186) :

"La présente méditation vous invite à écrire. Vous pouvez la faire sans écrire, mais, en ce qui me concerne, j'ai plus de facilité à trouver et à saisir les détails lorsque j'écris.

Assoyez-vous confortablement, un stylo et du papier à portée de la main et fermez les yeux. Respirez profondément trois fois par le nez et expirez par la bouche. Relâchez vos épaules à l'expiration et laissez tomber votre poids vers vos hanches et vos jambes. Prenez conscience de la surface sur laquelle vous êtes assis, du sol sous cette surface et de la Terre au-delà du sol qui vous porte. Concentrez votre attention sur votre respiration; suivez le mouvement de vos inspirations et de vos expirations pendant quelques instants. Si des pensées vous viennent, reconnaissez-les et laissez-les simplement s'en aller à l'expiration, puis ramenez votre attention sur votre respiration.

Maintenant, laissez venir à votre esprit les mots "Je rentre chez moi" et imaginez que vous parcourez, en voiture, à pied ou en avion, le trajet vers un environnement naturel quelque part sur la Terre. Il peut s'agir d'un endroit que vous connaissez bien ou d'un endroit où vous n'êtes jamais allé. Évitez de penser aux détails pratiques que pourrait comporter le voyage. Si aucun endroit ne vous vient à l'esprit rapidement, laissez vagabonder votre imagination et répétez la phrase : "Je rentre chez moi."

Acceptez les sentiments qui vous viennent, mais résistez à l'envie de choisir consciemment un endroit pour soulager la tension que vous ressentez peut-être à l'idée que vous ne savez pas où se trouve votre chez-vous. Prenez tout le temps nécessaire.

Si un endroit vous vient à l'esprit, imaginez que vous y êtes. Si aucun lieu identique à celui que vous cherchez ne se présente à votre imagination, même si vous y avez réfléchi pendant un bon moment, choisissez-en un autre que vous savez agréable dans l'intention d'évaluer les qualités qui pourraient faire de ce lieu votre chez-vous.

Prenez le temps d'imaginer l'endroit dans tous ses détails. Quel est le moment du jour ? La saison ? Prenez note de la température, des couleurs qui vous entourent, de l'odeur dans l'air. Lorsque vous serez prêt, prenez votre stylo et le papier, et commencez à décrire l'endroit. Soyez le plus précis possible : quel type de végétation y a-t-il ? Quels sons entendez-vous ? Êtes-vous seul ou y a-t-il d'autres êtres humains présents ? Y a-t-il des animaux ou des oiseaux ? Laissez votre main glisser sur le papier sans vous censurer ou porter de jugement. Intégrez à votre description physique de l'endroit les sentiments qu'il vous inspire. Pourquoi vous y sentez-vous chez vous ? Qu'est-ce qui vous inspire un sentiment d'appartenance ? Comment vous sentez-vous dans votre corps, votre coeur et votre esprit ?

Quand la description vous semble complète, relisez-la. Fermez de nouveau les yeux et imaginez-vous à l'endroit décrit. Prenez conscience des pensées ou des sentiments qui se présentent. Éloignez les pensées et laissez-vous imprégner par les sentiments."

Où est votre chez-vous ?

Je vous ai parlé de mon chez-moi dans "Un grand rêve à naître" paru le 20 janvier dernier. J'aimerais bien connaître votre chez-vous. Quel est lieu auquel vous appartenez dans votre coeur et votre être profond ? Je vous invite à utiliser la page commentaire pour le partager avec la communauté de lecteurs qui visitent ce site pour s'inspirer et cheminer. Libre à vous de vous identifier ou non, mais ne manquez pas l'occasion d'en inspirer d'autres avec vos belles histoires.

En vous remerciant de tout coeur de votre précieuse participation. Que Dieu vous bénisse !

P.S. à Paspierre : Salut à toi. Merci d'être fidèle au rendez-vous. Ça me touche beaucoup. À bientôt, j'espère.

vendredi 2 janvier 2009

Voeux du Nouvel An

En ce 2 janvier, il est de mise d'offrir ses voeux du Nouvel An. Nous avons l'habitude de souhaiter la paix, l'amour, la joie, "du succès dans tes études... et le paradis à la fin de tes jours".

Moi, je vous souhaite le paradis ici et maintenant. Comment ça ? Eh bien, le paradis, ce n'est pas un endroit à atteindre une fois mort. Ça c'est des croyances de vieux. Le paradis, c'est plutôt un état d'être qui se vit dans le coeur et dans l'âme et qui se manifeste partout autour de soi par son rayonnement. Et il nous appartient de le créer et de le recréer à chaque instant par nos choix : pensées, gestes, croyances, attitudes, intentions, perceptions, etc.

Porter des lunettes roses

Le regard qu'on porte sur la vie influence grandement notre perception des choses et ensuite nos réactions selon le point de vue qu'on a adopté. Porter des lunettes roses, c'est souvent revenir dans la naïveté de l'enfant qui découvre le monde et qui se manifeste dans une croyance de départ à l'effet que tout le monde a de bonnes intentions. C'est-à-dire que lorsqu'on se sent blessé par les gestes ou paroles de quelqu'un, c'est souvent en raison d'une maladresse de sa part et non par méchanceté.

Poser un regard naïf sur ce genre de situation, c'est accorder le bénéfice du doute à l'autre. Cela permet de pardonner plus facilement (car tout le monde fait des erreurs et on peut tous avoir une mauvaise journée) et s'éviter bien des tortures inutiles. La naïveté me procure une certaine paix par rapport aux situations ambiguës : je suppose que c'est moi qui ai mal compris ou interprété les intentions de l'autre. Et c'est bien souvent le cas.

Apprendre à se connaître... et à vivre

La présente chronique m'a été inspirée en grande partie d'une lettre écrite par Jacques Salomé, auteur bien connu, pour témoigner de sa reconnaissance envers la vie. Cette lettre a été publiée dans La Presse du 21 décembre dernier. Voici quelques extraits de Ce que la vie m'a appris :

"J'ai appris tardivement à remercier, chaque matin, la Vie d'être présente en moi et autour de moi, à l'honorer chaque fois que cela m'est possible, à la respecter en toute occasion, à la dynamiser avec mes ressources et mes limites.

J'ai appris difficilement à m'aimer, non d'un amour narcissique ou égocentrique (même si la tentation était grande) mais d'un amour de bienveillance, de respect et de tolérance.

J'ai appris avec beaucoup de tâtonnements à me respecter en osant dire non quand je suis confronté à des demandes qui ne correspondent pas à mes possibles ou à ma sensibilité.

J'ai appris avec enthousiasme que la beauté est partout, dans le vol d'un oiseau, comme dans le geste d'un enfant pour tenter de capter le vol d'un papillon ou encore dans le sourire d'un vieillard qui croise mon chemin.

J'ai appris patiemment que nul ne sait à l'avance la durée de vie d'un amour et que toute relation amoureuse est une relation à risques. Des risques que j'ai pris.

J'ai appris malgré moi que je savais beaucoup de choses avec ma tête et peu de choses avec mon coeur.

J'ai appris, sans même le vouloir, que j'avais des besoins et qu'il ne fallait pas les confondre avec des désirs.

J'ai appris doucement à recevoir le silence et à méditer quelques minutes chaque jour pour laisser aux vibrations de l'univers la possibilité de me rejoindre et de m'apprivoiser encore un peu.

Oui, j'ai appris beaucoup dans ma vie et pourtant je cherche encore l'essentiel."


Merci, Monsieur Salomé, d'avoir partagé si généreusement vos réflexions sur la Vie. Elles me touchent et m'inspirent beaucoup.

Mes souhaits pour 2009

La paix dans le monde... et dans le coeur de chacun de nous.
L'amour sans conditions... le coeur et les bras ouverts pour accueillir l'autre sans jugement.
La joie de l'enfant qui a retrouvé son chemin vers sa maison... vers son être profond et pur.
L'harmonie intérieure et partout autour de vous.
Et enfin, l'expression de sa lumière sacrée dans toute son authenticité.

Bonne année !

lundi 10 novembre 2008

Un portrait de demain

Avec l'arrivée de mon "O" Magazine de décembre, je retrouve l'inspiration pour bon nombre de chroniques à venir. Il y a notamment un dossier spécial sur le vrai sens de Noël, cette fête qui me tient tant à coeur (dans son sens chrétien et non économique !). Je vous réserve donc de belles avenues de cheminement autour de ce thème. Mais avant, je veux vous partager de grands secrets sur demain en référence au récent ouvrage de Daniel Pink, A Whole New Mind -- Why Right-Brainers Will Rule the Future (Un Esprit tout nouveau -- Pourquoi les cerveaux droits mèneront le futur - traduction libre).

Daniel Pink, un ancien "chef de discours" pour l'ex-vice-président américain, Al Gore, présente un argument convaincant à l'effet que nous entrons dans une toute nouvelle ère -- on la nomme l'ère conceptuelle au cours de laquelle les habiletés appartenant au cerveau droit, telles que le design et le talent de raconter des histoires deviendront beaucoup plus cruciales que les habiletés appartenant au cerveau gauche comme la comptabilité et la programmation informatique. Oprah l'a rencontré en entrevue ("O" Magazine, décembre 2008, pp. 236-239, 278) et voici des conclusions très intéressantes.

Le royaume de l'hémisphère droit

L'auteur dit que dans plusieurs professions, ce qui a toujours compté plus étaient les habiletés associées au cerveau gauche qui est linéaire, séquentiel et logique. Ces habiletés compteront toujours, mais elle sont devenues insuffisantes. Ce qui compte maintenant, ce sont les caractéristiques du cerveau droit : artistique, empathique, inventif, et la pensée globale. Ces habiletés sont maintenant au premier plan dans une foule de domaines du monde des affaires.

Oprah résume donc en validant sa compréhension auprès de M. Pink : "Comme ça, vous suggérez que les aptitudes liées au cerveau droit, lorsqu'elles ont pour complément une pensée du logique et linéaire, peut résulter en un tout nouvel esprit. Parce que nous entrons dans une ère de concepts, où le sens et l'harmonie, le design et la raison-d'être seront plus significatifs pour le monde que la pensée et les activités stéréotypées.

Suivre sa voie et son talent

"Alors, quel conseil donnez-vous aux enfants qui fréquentent l'école ?" demande Oprah. L'auteur répond : "Ultimement, il s'agit de suivre votre motivation intrinsèque. Ce pour quoi vous êtes ici. Ce à quoi vous êtes bon d'une manière unique."

Il va plus loin en nous faisant prendre conscience que les tâches du domaine du cerveau gauche sont facilement transférables, ce qui a amené bon nombre d'entreprises de nos jours à déménager des départements complets dans les pays en émergence comme l'Inde, par exemple. Par ailleurs, les aptitudes liées au cerveau droit sont plus difficiles à déléguer et plus importantes dans un monde d'abondance, car que font les artistes ? Ils créent de quoi de nouveau, d'inattendu et de ravissant qui change le monde.

Les habiletés à développer

  • 1. Le design : C'est l'habileté à créer quelque chose de significatif et d'utile.

  • 2. Raconter des histoires : C'est le talent de mettre en contexte des faits et de les livrer avec émotion, et ce, afin d'arriver à toucher les gens. En fait, les histoires ont le pouvoir de créer des liens. (Pensons simplement à notre ami Fred Pellerin qui fait l'unanimité avec ses contes de St-Élie-de-Caxton.)

  • 3. L'empathie : Cela concerne la capacité de chausser les souliers de l'autre, de se mettre à sa place, autrement dit. C'est sentir avec son coeur, regarder avec ses yeux. L'empathie a le pouvoir de rendre le monde meilleur.

  • 4. Le sens : C'est chercher à donner un sens à sa vie, le désir de laisser ses traces positivement et surtout de vivre la vie dont on rêve. L'auteur croit que la quête de sens, qui prend beaucoup d'ampleur avec l'arrivée des baby-boomers dans la soixantaine, est l'un des phénomènes les plus importants influençant nos vies par les temps qui courent.
Les clés du royaume

"En résumé, les clés du royaume changent, dit l'animatrice, et les gens guidés par leur cerveau droit seront les leaders. Le royaume, lui, changera-t-il ?" L'auteur répond que le royaume change selon qui en détient les clés. Dans notre monde aujourd'hui, les gens ayant des habiletés liées au cerveau droit "fleuriront". Cela ne veut pas dire que les autres seront relégués au second plan, c'est seulement qu'ils auront à développer de nouvelles aptitudes pour mieux comprendre les besoins de leurs clients, regarder leur business avec des yeux neufs, être plus sensibles au design, et parler en racontant des histoires pour illustrer ce qu'ils font.

Le sens de l'être humain

Pour conclure l'entrevue, l'auteur insiste sur le fait que ces nouvelles habiletés sont beaucoup plus qu'une façon de s'en sortir et de se démarquer dans notre économie, elles font partie de ce que ça signifie d'être humain. Tout le monde peut les développer. Et si nous encourageons les gens à utiliser leur cerveau droit, nous avons le potentiel de transformer notre monde -- pas seulement pour améliorer notre qualité de vie, mais surtout pour devenir de meilleures personnes.

Exercice pratique

Pour vous initier à l'univers du cerveau droit, je vous invite à colorier un mandala. Qu'est-ce qu'un mandala ? En voici une définition trouvée sur le site http://www.top-mandalas-gratuits.com/ :

"Chaque mandala, qu’il ait été créé par la nature ou par l’esprit humain, est un symbole complexe, universel, de l’homme lui-même, du monde dans lequel il vit, du principe supérieur divin et de l’univers insaisissable qui s’étend tel une sphère tout autour de nous." (Extrait du site mentionné ci-dessus.)

Pour en savoir plus long, allez lire tout ce qu'on en dit sous l'onglet "Qu'est-ce que le mandala ?" et surtout, imprimez-vous en quelques-uns parmi les 136 qui vous sont offerts gratuitement sous l'onglet "Mandalas à imprimer".

Voici une autre référence intéressante sur le mandala : http://www.dauphinblanc.com/index.php?page=catalogue sous Claudette Jacques, celle qui a créé toute une série de mandalas à colorier selon le besoin : pour accompagner la guérison, la grossesse, le deuil, les enfants, pour attirer l'abondance, pour développer l'estime de soi ainsi que ceux pour célébrer Noël. Et si vous cherchez "Mandala" dans Google, vous trouverez une foule de sites à visiter.

Amusez-vous bien !


vendredi 12 septembre 2008

Les 7 visages de l'intention

Tel que promis dans ma chronique d'hier, je vous présente aujourd'hui les sept visages de l'intention tels qu'élaborés par le Dr. Wayne W. Dyer dans son ouvrage intitulé Le pouvoir de l'intention (éd. J'ai Lu, 2004). Je vous recommande donc de lire cette dernière chronique pour mieux vous situer dans le sujet de ce jour.

Dans le deuxième chapitre de son livre, l'auteur veut nous faire passer de la conscience de l'intention à la connaissance de l'intention. Il y consacre une vingtaine de pages que je me contenterai de résumer en reprenant les extraits les plus significatifs pour traduire fidèlement son idée. Vous aurez sans doute l'impression d'assister à un cours théorique sur la question, mais je crois qu'il est nécessaire de faire la lumière sur les principes de base avant de pouvoir les mettre en pratique dans sa vie. Et pour mieux les comprendre, il est essentiel de s'ouvrir à une dimension qui appartient plus au domaine de l'intuition et de la spiritualité.

Voici donc la définition des sept visages de l'intention, selon l'auteur (pp. 41 à 52) :

1. Le visage de la créativité : Le pouvoir de l'intention doit être créateur sinon rien n'existerait. Le visage de la créativité a prévu pour vous que vous continuiez à créer et à co-créer tout ce vers quoi vous dirigez le pouvoir de l'intention. L'énergie créatrice fait partie de vous ; elle tire elle aussi son origine de l'Esprit qui insuffle la vie qui vous a projeté.

2. Le visage de la bonté : L'intention est une énergie bienveillante qui a l'intention que ses créations prospèrent et s'épanouissent dans la joie et le bonheur. Notre propre existence est pour moi la preuve de la bonté de l'intention. Choisir d'être bon, c'est choisir d'accorder un rôle actif au pouvoir de l'intention dans votre vie.

Plusieurs études ont prouvé que la bonté avait des effets positifs sur le système immunitaire et augmentait la production de sérotonine dans le cerveau. Cette substance, produite par l'organisme de manière naturelle, nous procure un sentiment de bien-être, de paix et même de joie. La bonté, que nous en soyons l'auteur, le bénéficiaire ou l'observateur, a des impacts positifs sur la santé et le psychisme de tous ceux qu'elle touche !

3. Le visage de l'amour : Comme le disait Ralph Waldo Emerson : "Il n'y a pas de plus grand mot qu'amour, ce synonyme de Dieu." Ce visage de l'intention, qui est une pure expression d'amour, ne souhaite que notre prospérité, notre épanouissement et le développement de notre plein potentiel.

Par exemple, si vous n'aimez pas ce que vous faites et ne faites pas ce que vous aimez, vous affaiblissez en vous le pouvoir de l'intention. Vous attirez dans votre vie de nouvelles sources de mécontentement qui sont à l'opposé du visage de l'amour. Et par conséquent, les choses que vous n'aimez pas se manifestent de plus en plus souvent dans votre vie.

Pierre Teilhard de Chardin écrivait : "Nous arrivons toujours à la même conclusion : l'amour est l'énergie la plus puissante de l'univers et pourtant la plus méconnue."

4. Le visage de la beauté : Nous pouvons donc en conclure que la nature de l'intention consiste en une interaction éternelle entre l'amour et la beauté, et que l'expression de la beauté s'ajoute au pouvoir créateur, bienveillant et aimant de l'intention. En choisissant de voir le beau côté des choses, même une personne née dans la pauvreté et l'ignorance pourra faire l'expérience du pouvoir de l'intention.

5. Le visage de l'expansion : La nature élémentaire de la vie est d'accroître son pouvoir d'expression et de chercher sans cesse à l'améliorer. Le pouvoir de l'intention se manifeste en tant qu'expression de l'expansion de la créativité, de la bonté, de l'amour et de la beauté. En établissant votre rapport personnel avec ce visage de l'intention, votre vie prend de l'expansion par le biais du pouvoir de l'intention, qui était, qui est et qui sera toujours, un élément de cette intention originelle.

6. Le visage de l'abondance illimitée : Ce merveilleux don de l'abondance est ce par quoi vous avez été créé. Il est donc naturel que vous partagiez ce don dans l'expression de votre vie, même si en fait vous ne faites que suivre la règle de l'abondance.

Le visage de l'abondance ne connaît aucune limite. Imaginez l'étendue des ressources à partir desquelles toutes choses ont été créées. Puis pensez à une ressource qui surpasserait toutes les autres. Cette ressource, c'est votre esprit et l'esprit collectif de l'humanité. Ouvrez-vous à l'expression du visage de l'abondance illimitée, et vous pourrez enfin co-créer votre vie comme vous l'entendez.

7. Le visage de la réceptivité : Il accueille tout le monde et tous les êtres vivants, sans porter de jugement, sans jamais accorder le pouvoir de l'intention à certains pour en priver certains autres. Le visage de la réceptivité signifie pour moi que toute la nature attend d'être appelée pour entrer en action. De notre côté, nous n'avons qu'à reconnaître et à recevoir.

Pour utiliser la réceptivité inclusive de l'intention, vous devez générer en vous une intelligence égale en affinités avec celle de l'esprit universel. Vous devez non seulement être ouvert au fait de recevoir une direction pour manifester vos intentions humaines, mais vous devez également être disposé à retourner cette énergie dans le monde.

En étant réceptif, je suis en harmonie avec le pouvoir de l'intention de la force créatrice universelle. Cela fonctionne sur plusieurs plans. Vous voyez les bonnes personnes apparaître comme par magie dans votre vie, votre corps se rétablit, et si tel est votre désir, vous découvrez que vous devenez un meilleur danseur, joueur de cartes ou athlète ! Le champ de l'intention permet à toute chose de prendre forme, et ce pouvoir illimité est intrinsèque à toute ce qui s'est manifesté dans le monde, et ce avant même sa conception.

Pour aller plus loin

Bien sûr, ceci n'est que le début... Le plus important est de pouvoir appliquer ses merveilleux principes à sa vie de tous les jours pour voir sa qualité de vie s'améliorer grandement (en santé, en relations interpersonnelles, en abondance, etc.). Pour aller plus loin, je vous invite à lire cet ouvrage d'une valeur inestimable. Pour ma part, je poursuis ma lecture avec grand intérêt, ce qui m'amènera sans doute à vous en reparler.

Sur ce, bon weekend et attention à Ike !

jeudi 11 septembre 2008

Quelle est votre intention ?

Hier après-midi, après avoir reçu une cinquième séance de chimiothérapie depuis juillet, j'ai commencé à travailler sur ma chronique du jour en m'inspirant du dossier sur la vie effrénée que l'on mène, paru dans la revue "O" (The Oprah Magazine) de septembre, et ce, afin de vous partager quelques trucs pour mieux vivre le quotidien sans se perdre de vue. Mais, comme cela m'arrive souvent, ce matin, lorsque j'ai repris mes écrits, l'inspiration n'y était pas. J'étais plutôt attirée par un livre que j'ai commencé à lire hier qui m'a tout de suite captivée.

Le pouvoir de l'intention

C'est le titre du livre de l'auteur américain à succès, le Dr. Wayne W. Dyer, un des grands sages de notre époque (éd. J'ai Lu, 2004, 342 pages). Selon lui, il existe un champ d'énergie pure et illimitée... l'intention. "Lorsque nous sommes connectés à l'intention, une harmonie règne en nous et autour de nous; on se sent inspiré et heureux, nos projets se réalisent, les relations deviennent sereines, les événements s'agencent en notre faveur."

Ce concept n'est pas nouveau pour moi, car au cours des dernières années, sur mon chemin de guérison, j'ai eu la chance et la grâce de reconnaître cette force à travers divers événements que je qualifie de miracles, car je n'aurais jamais pu imaginer pareil dénouement. En effet, cela se produisait lorsque, après avoir longuement ruminé mes soucis et tenté de contrôler une situation qui me paraissait insécurisante, sans succès, j'acceptais finalement de me laisser "flotter" (tel que l'exprime l'auteur) dans l'air pur et lumineux de "l'intention". Je m'abandonnais à une force infiniment plus grande que moi avec confiance. Et hop ! je recevais un appel inattendu qui m'offrait la sécurité dont j'avais besoin dans un contexte tout à fait différent. (Je vous reparlerai de ce miracle un jour, car pour le moment, c'est trop tôt.)

Où est le problème ?

De par son existence, toute forme de vie (humaine, animale, végétale, minérale) est connectée à la grande Source créatrice et vit en harmonie avec cette force illimitée. Le meilleur exemple que je puisse apporter est lié au tsunami de décembre 2005 (ou était-ce 2006 ?). Dans les heures qui ont précédé ce terrible cataclysme, tous les animaux sauvages se sont dirigés instinctivement vers les hauteurs. Ils sentaient ce qui se préparait et ont fait ce qu'il fallait pour sauver leur vie. Pendant ce temps, les hommes et les femmes qui se trouvaient à proximité de la plage menaçante n'ont rien vu venir, pas même lorsqu'ils ont vu les vagues se retirer d'une façon tout à fait inhabituelle. Et le comble de l'inconscience a été démontré par quelques touristes qui se sont plutôt avancés sur la plage en direction du danger imminent qui allait leur enlever la vie.

Comment se fait-il que nous en soyons arrivés à un tel niveau d'inconscience pour ainsi mettre notre vie en danger par nos choix, qu'il s'agisse d'événements surprises ou des nombreuses décisions en apparence banale que nous prenons dans le petit quotidien ? Le Dr. Dyer attribue cela à notre libre arbitre que l'on peut également nommer l'ego. Expliqué simplement, l'être que nous sommes peut s'aligner sur deux modes de vie assez paradoxaux : l'intention ou l'Esprit accessible par la voie du coeur, et l'ego ou le libre arbitre essentiellement mené par les fonctions cérébrales. Vous aurez compris que c'est selon ce dernier que la plupart de nous fonctionnons dans ce monde de performance et d'apparence. C'est le piège qui nous emprisonne devant les listes de tâches à réaliser, nos multiples désirs et dans notre temps.

Qu'est-ce que l'ego au juste ?

L'ego est composé de six ingrédients de base qui témoignent de la façon dont nous faisons l'expérience de nous-mêmes en tant qu'êtres séparés de leur Source.
  1. 1. Je suis ce que je possède. Mes possessions définissent qui je suis.

  2. 2. Je suis ce que je fais. Mes accomplissements définissent qui je suis.

  3. 3. Je suis ce que les autres pensent de moi. Ma réputation définit qui je suis.

  4. 4. Je suis distinct des autres. Mon corps me dit que je suis seul.

  5. 5. Je suis coupé de tout ce qui est manquant dans ma vie. Mon espace vital est déconnecté de mes désirs.

  6. 6. Je suis distinct de Dieu. Ma vie dépend de l'assentiment de Dieu quant à ma propre valeur.

(Pour une description plus détaillée de ces croyances, l'auteur nous invite à livre l'un de ses ouvrages intitulé Your Sacred Self.)

En permettant à l'ego de déterminer le chemin qu'empruntera notre vie, nous désactivons le pouvoir de l'intention.

Quatre étapes vers l'intention


Imaginez un monde où vous n'avez à prendre aucune décision... tout ce que vous avez à faire, c'est de vous reconnecter à la Source infinie pour vous sentir faire partie du Grand Tout en vous laissant flotter dans les sillages illuminés de l'intention. Comment faire ?

L'auteur dit : " Pour activer le pouvoir de l'intention, vous devez prendre contact avec votre moi naturel et cesser de vous identifier complètement à votre ego. Ce processus se déroule en quatre étape (p. 25) :

  • 1. Discipline : Apprendre une nouvelle tâche implique que vous entraîniez votre corps afin qu'il exécute les mouvements comme vous le désirez. Votre corps est un allié important dans ce processus de connexion. L'exercice physique régulier, de saines habitudes alimentaires, des soins attentionnés, etc., contribueront à le rendre plus "léger" et vigoureux.
  • 2. Sagesse : La sagesse conjuguée à la discipline renforce votre capacité de concentration et vous permet de patienter pendant que vous harmonisez vos pensées, votre intellect et vos émotions avec la mise en forme de votre corps.
  • 3. Amour : Après avoir discipliné votre corps avec sagesse et étudié avec votre intellect la tâche qui vous attend, vous devez apprendre à aimer ce que vous faites et à faire ce que vous aimez.
  • 4. Abandon : Voilà le lieu de l'intention. C'est ici que votre corps et votre esprit quittent le devant de la scène et que vous entrez dans l'intention.
À présent, détendez-vous et acceptez d'être porté par ce même pouvoir qui transforme les glands en arbres, les fleurs en pommes, et de minuscules cellules en êtres humains.

Le Dr. Dyer cite ici Carlos Castaneda, un auteur qui l'a grandement inspiré sur le sujet : " Il existe dans l'univers une force incommensurable et indescriptible, une force que les chamans appellent intention, et tout ce qui existe dans le cosmos est relié à cette force. " (p. 26)

Puis, il conclut ainsi : "Absolument tout dans le cosmos est relié à l'intention, y compris votre moi discipliné, sage et aimant, de même que toutes vos pensées et émotions. En vous abandonnant à l'intention, vous vous remettez de tous vos tracas ; vous pouvez enfin consulter votre âme infinie. Puis le pouvoir de l'intention vous donne l'occasion d'aller là où votre destinée vous appelle." (p. 26)

Demain, j'aborderai les sept visages de l'intention, c'est-à-dire les avenues à emprunter pour y accéder. Ce sont : la créativité, la bonté, l'amour, la beauté, l'expansion, l'abondance illimitée et la réceptivité.

Branchez-vous à la Source

D'ici là, je vous propose un petit exercice bien simple pour établir un premier contact avec la Source infinie que représente l'intention : Fermez les yeux quelques instants, prenez quelques bonnes respirations et "essayez d'imaginer une force qui est partout à la fois, une force qui vous suit partout où vous allez. Elle ne peut être divisée, et pourtant, elle est présente dans tout ce que vous pouvez voir ou toucher. À présent, élargissez votre conscience de ce champs d'énergie infini au-delà du monde des formes et de la finitude. Votre corps physique n'est qu'une partie de votre être global émanant de cette énergie." (p. 20) Êtes-vous en mesure de vous en détacher quelques instants pour pleinement ressentir la Présence bienfaisante qui vous habite et la force vitale qui vous anime ?

"En activant l'intention, vous rejoignez votre Source et devenez un sorcier des temps modernes. Devenir sorcier signifie atteindre un niveau de conscience où des choses inconcevables deviennent soudainement possibles." (p. 21)

En vous souhaitant une très belle journée, je vous offre une photo d'une extrême beauté ; il s'agit d'une fleur exotique qui prend la forme d'un oiseau majestueux... Admirez longuement afin de ressentir toute l'émotion qui s'en dégage.








lundi 8 septembre 2008

Vive la rentrée !

La rentrée : j'ai toujours aimé cette période bien particulière de l'année, où, une fois les vacances d'été passées, tout le monde reprend son petit train-train quotidien avec plein de beaux projets et une énergie renouvelée.

Malgré ma présente invalidité, j'ai moi-même ma rentrée... des beaux projets qui mijotent et qui prennent vie tranquillement dans ma tête et dans mon coeur. Ça c'est sans compter les belles activités de guérison que je me propose pour la session qui vient.

La vie amène du changement

Au cours des dernières semaines, je sentais un petit quelque chose à l'intérieur qui me disait qu'il était temps de changer... par exemple, je pensais à mes cours de Qi Gong que je suis depuis deux ans et demi avec la même professeure et ça ne m'animait plus comme avant. Je sentais le besoin de mettre un peu de nouveauté dans mon parcours parfois trop sérieux. Besoin de rire et de vibrer à des énergies nouvelles au contact d'autres personnes animées par cette même volonté de vivre entièrement et l'esprit léger.

C'est drôle parfois comment les choses se passent. Je n'avais pas encore contacté ma professeure pour m'inscrire à la session de Qi Gong (d'habitude, c'est presque automatique étant donné mon assiduité des dernières années) en raison de mon indécision, et je me disais qu'elle me téléphonerait lorsqu'il serait temps de confirmer mon désir de poursuivre. Elle m'a donné un coup de fil, en effet, mais il y avait un petit problème : ses cours étaient déjà tous comblés et elle venait de se rendre compte que je n'y figurais pas !!! Comme la vie est curieuse parfois ! J'en ai conclu qu'il était effectivement temps pour moi d'envisager de nouvelles activités.

Beaucoup de nouveauté dans l'air

Je recevais, dans la même semaine, le bulletin trimestriel d'OMPAC, un organisme sans but lucratif qui vient en aide aux personnes atteintes de cancer et à leurs proches. (voir http://www.ompac.org/) À l'intérieur se trouvait le calendrier des activités de la prochaine session. "Enfin, je vais pouvoir suivre mes ateliers de biodanza !" me suis-je dit, car avant, ces ateliers se déroulaient le même soir que mes cours de Qi Gong.

Puis, il y avait des ateliers de chant-chorale. Ha ! Ha ! Ha ! Je m'en amusais bien, car je n'ai aucun, mais aucun talent pour le chant. Mais je suis consciente que ma capacité respiratoire pourrait grandement bénéficier de cette activité. J'ai donc contacté une intervenante d'OMPAC pour lui communiquer mon désir d'y prendre part en lui précisant mon peu de talent pour la chose. "C'est exactement ce qu'on souhaite... car le but n'est pas de découvrir de nouveaux talents, mais bien d'aider des personnes à mieux respirer." (Je vous ai d'ailleurs entretenu sur l'importance de la respiration consciente dans ma récente chronique intitulée S'accrocher au souffle de vie, parue le 4 septembre dernier). Comme j'étais comblée ! Je ferai donc partie du choeur de chant d'OMPAC au cours de l'automne. Je vous en reparlerai assurément.

La rentrée avec Oprah

Debout dans la file d'attente à l'épicerie, j'ai fait comme bien du monde, j'ai commencé à feuilleter une revue... The Oprah Magazine, ma préférée. J'hésitais un peu à l'acheter, car j'ai la mauvaise manie d'acheter des revues et de les lire à moitié... C'est ma curiosité et mon désir d'apprendre qui me poussent à consommer des publications de toutes sortes. Bref, après avoir pris connaissance des sujets traités, je me suis laissée gagner. Le thème général de la revue de septembre 2008 étant "Too busy to live ? - How to go from swamped to sane now !" (Trop occupé pour vivre ? - Comment passer de submergé à sain maintenant !), voici quelques-uns des sujets inspirants qui sauront alimenter mes prochaines chroniques :

"Overwhelmed ?" : Vous sentez-vous submergé par les millions de choses à faire et à penser ? C'est le dossier qui risque de vous intéresser. L'équipe de "O" nous offre quelques articles utiles, voyons :
  1. D'abord, "The One Who Is not Busy" propose un truc simple pour retrouver le contact avec la partie claire, calme et concentrée de nous, peu importe ce qui se passe à l'extérieur.
  2. Puis, "48 Decisions We've Made for You" dresse une liste de 48 questions qu'on est susceptible de se poser sur des sujets aussi variés que "Devrait-on attendre après Monsieur Parfait ?" ou encore "Est-ce nécessaire de payer pour les garanties prolongées sur des électroménagers ?"
  3. "12 Ways to Unclutter Your Life" donne des façons simples de mieux s'organiser et de désencombrer son environnement pour ainsi décongestionner sa vie.
  4. Finalement, avec l'article intitulé "25 Burning Health Questions", on retrouve un groupe d'experts de la santé qui apportent des réponses claires et définitives sur toutes sortes de questions qui nous enquiquinent. (Beau mot, n'est-ce pas ? C'est la traduction que j'ai trouvée pour "nagging" !)
Je n'ai pas eu la chance de commencer ma lecture, mais je me promets de le faire très bientôt.

En passant, avez-vous vu le nouveau Châtelaine ? Il a été revampé de A à Z avec le numéro d'octobre présentement en kiosque. Une autre revue qui trône sur ma table en attendant que je m'y arrête pour en prendre connaissance. Je vous en reparlerai.

Un brin de sagesse

"N'abandonnez jamais, c'est la leçon que j'ai apprise de la boxe. Dès que vous apprenez à ne jamais abandonner, vous devez apprendre le pouvoir et la sagesse du lâcher-prise inconditionnel, et que l'un n'annule pas l'autre; ils ne font qu'exister en contradictions." — Kris Kristofferson (traduction libre)
"Never give up, which is the lesson I learned from boxing. As soon as you learn to never give up, you have to learn the power and wisdom of unconditional surrender, and that one doesn't cancel out the other; they just exist as contradictions." — Kris Kristofferson

"Je suis toujours humble devant l'inspiration spontanée, ce moment sur la scène lorsque la nouveauté se présente à moi et... j'ai le courage de l'essayer. Je ne me sens jamais plus en vie que durant ces moments-là." —Renee Fleming (traduction libre)
"I am always humbled by spontaneous inspiration, that moment on stage when something new occurs to me and... I have the courage to try it. I never, ever feel more alive than in that moment." — Renee Fleming
Sur ce, bonne rentrée!