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vendredi 20 novembre 2009

Miracle à la bijouterie

Je dois vous raconter ma journée exceptionnelle d'hier en compagnie de mon amie d'enfance qui avait pris sa journée de congé pour passer du bon temps avec moi. Et la journée était parfaite, car le soleil était plein ciel et le temps était assez doux en cette fin novembre.

J'étais prête quand Richelle est arrivée. J'avais tellement hâte d'aller prendre l'air, il y manquait que le maquillage sur mon visage, mais ça, j'ai déjà oublié ça depuis plusieurs semaines. Elle a même été surprise de me voir en si bonne forme.

J'avais quelques projets précis pour profiter du temps précieux que mon amie de coeur (connue à 9 ans) m'accordait si généreusement. Mon premier stop était le Sushi Shop. Bien que je sois toujours restreinte à la diète liquide (avec mes fameux potages et autres petites permissions santé), moi, je m'accordais le droit incontesté d'un plat de sushi pour bien commencer cette journée. "Advienne que pourra !" Mais on m'a souvent répété que ce qui est consommé avec plaisir et gratitude profonde ne pouvait que faire du bien.

Après ce lunch divin, Richelle et moi nous dirigeons au centre commercial pour compléter les achats importants que je tenais à faire moi-même, car il s'agissait de présents offerts en souvenir de moi. Des cadeaux du coeur que personne d'autres ne pouvait choisir à ma place.

J'avais pris le soin de réserver une chaise roulante parce que je n'aurais jamais été capable de parcourir à pied les distances imposées par la grande superficie d'un centre d'achat, surtout quand on ne sait pas trop où on s'en va. (De toute façon, à 1,50$ l'heure, il ne valait pas la peine de s'en passer... pour 3$, nous avons roulé pour au moins 50$ !!!)

Alors, bien assise dans mon fauteuil peu confortable, je me laissais conduire allègrement sans me soucier de rien.

Richelle et moi rentrons dans la première bijouterie que nous rencontrons avec l'idée de regarder d'abord. J'avais plusieurs bijoux à acheter (au moins pour trois neveux et nièces). Pour la première, j'avais déjà un coeur en or en pendentif qui m'appartenait; il ne manquait maintenant qu'une petite chaîne. Achat facile et vite fait.

Pour la deuxième, j'avais clairement en tête un pendentif coeur qui s'avérait être un modèle réduit du coeur que mon amie avait reçu en cadeau de noce de son mari 20 ans auparavant. Comme il n'y a pas de hasard, c'est elle qui l'a repéré sur la deuxième plaquette de coeurs présentée par la vendeuse. Autre achat facile.

Maintenant, il restait mon filleul à qui je voulais offrir une belle montre. (Et en secret, il y avait son frère avec qui j'ai un vieux conflit qui perdure et j'avoue que cette situation me rendait très perplexe dans ce que j'étais en train de faire à la bijouterie.)

Je tiens dans mes mains une très, très belle montre qui me tente beaucoup. Elle est presque achetée. Puis, Richelle m'en montre une autre, toute aussi belle, mais différente. Le dilemme, bien sûr, laquelle choisir ?

Et c'est à ce moment précis que le miracle s'est produit : "Prends les deux." ont été les trois mots qui m'ont été soufflés doucement, mais clairement dans mon coeur par le Seigneur. (J'ai souvent parlé que mes inspirations divines venaient en groupe de trois mots simples et clairs. Eh bien, les voilà à nouveau !)

Sans grande surprise, j'ai obéi. La question d'argent n'en était même plus une. Je comprenais, par ce moment unique et saint, ce moment de grâce, que c'était la voie du pardon véritable.

Je dois ajouter que dans mon désir de réconciliation avec ce neveu, je lui ai déjà adressée une lettre ouvrant la porte au dialogue, mais cette démarche est restée sans réponse. Je sais qu'il m'aime, mais j'estime que c'est son ego qui le retient de faire le bout de chemin qui lui appartient de faire pour tout effacer.

Je le laisse aller à son rythme. Mais si, par malheur, il n'arrivait pas à temps, tout ce qui lui resterait de souvenir de moi, c'est une lettre qui n'a pas rempli sa mission. C'est un peu amer comme souvenir.

Mais quand le Seigneur m'a soufflé de prendre les deux, c'était clairement une commande de pardon : "Reviens, Michel, on oublie tout. Tu es de retour dans mon coeur au même titre que tes frères et soeurs. Et voici ton cadeau de bienvenue."

Dans mon lit le soir, mon coeur est comblé de joie profonde. Je suis convaincue que ce miracle n'aurait pas été possible, ou moins probable, avant ma rencontre spéciale d'hier avec le Seigneur dans le cadre du sacrement des malades.

vendredi 23 octobre 2009

C'est l'heure des bonnes nouvelles !!!

Une fenêtre s'ouvre enfin sur ma chambre d'hôpital. Au retour de ma sortie d'hier avec mes amies, j'ai vu le médecin. Il semble que nous soyons sur le bon chemin pour un retour à la maison imminent : j'ai recommencé à manger presque normalement, avec des restrictions normales et, MIRACLE, l'intestin fonctionne ! Il a lâché sa paresse et s'est mis à éliminer régulièrement les aliments ingérés.

Je suis convaincue que les prières de toutes la communauté de prières que j'ai créée par mon cri du coeur du début de la semaine a porté fruit. Beaucoup de gens m'ont, en effet, confirmé avoir prié pour moi, à leur façon. Ma sonde urinaire a été retirée ce matin pour voir si la vessie a repris sa fonction. Nous ferons une tentative aujourd'hui jusqu'à demain matin, avant que je sois libérée pour un nouveau congé temporaire ce week-end. (C'est mon gros chat qui va être content !)

Puis, en début de semaine prochaine, on devrait parler d'un congé définitif avec assistance d'une infirmière à la maison et d'un médecin de famille du CLSC. Je serai bien entourée avec toujours ma mère à proximité et mes amies prêtes à bondir à ma rescousse au premier appel de détresse.

Une fois revenue dans mes affaires et ma routine, il sera important, même primordial que je retrouve mon régime santé et mes suppléments alimentaires avec ma naturopathe chinoise afin d'éviter à tout prix de me retrouver à nouveau dans une situation aussi précaire et inquiétante. Bien entendu, une période d'arrimage sera nécessaire entre les deux types de médecines pour éviter les interactions négatives.

La grande fête

Dès que j'aurai retrouvé la forme et que mes pneus d'hiver auront été achetés et installés (car l'hiver est déjà à nos portes avec la neige qui nous est tombée dessus hier), je vais lancer la grande fête que je promets depuis quelques semaines pour rassembler tous ceux qui auront envie de célébrer la grandeur de la vie avec moi.

Ce sera une soirée toute simple empreinte d'authenticité, de joie de vivre et d'amour sincère. Nous mangerons des mets succulents et boirons dans une ambiance chaleureuse et vraie. J'ai très hâte ! Je vous en reparlerai très bientôt.

D'ici là, restez au poste pour d'autres belles nouvelles miraculeuses.

Mot de sagesse / Méditation

(Extrait de Joël S. Goldsmith, L'Art de la guérison spirituelle, éd. Astra, 1997, pp. 103-104)
Dieu est vie éternelle.
Dieu est loi.
Dieu est amour.

Si Dieu, l'Amour divin, prend soin de lui-même, n'est-il pas clair que la loi et l'amour de Dieu suffisent à maintenir Sa création dans l'harmonie, la joie et la perfection ?


Bonne journée !

lundi 19 octobre 2009

Une demande bien spéciale

Je sais que je vous dois encore la suite de mon histoire débutée samedi dernier dans Laisse Dieu décider, mais ce soir, de retour dans ma chambre d'hôpital après un week-end passé à la maison, le coeur est lourd. J'ai peur.

J'ai peur de perdre cette lutte, car les dernières semaines, comme vous savez, n'ont rien démontré de très encourageant côté santé. Nous travaillons fort à réduire la douleur, mais pour le reste, il semble que la maladie continue de gagner du terrain et ne crée davantage de problèmes, surtout au niveau digestif.

Alors, j'étais assise dans mon fauteuil à m'ennuyer en regardant le débat des candidats à la mairie de Montréal parler tous en même temps et, comme venant du plus profond d'un gouffre, un cri du coeur a émergé vers vous : S.V.P. priez !

Cette demande bien spéciale m'a rappelé une histoire lue dans un livre jamais cité sur ce blogue intitulé Le livre du bonheur dont l'auteure est Marcelle Auclair. C'est un livre qui date de 50 ans au moins (on me dit que la nouvelle édition est magnifique) et qui relate de courtes histoires de vie pour nous amener vers une vie plus pleine d'espoir et de richesses du coeur. Une de ces histoires concernait un jeune couple dont la femme était tombée gravement malade et dont la vie était menacée. C'était dans le temps de la guerre, je crois. L'homme qui avait très, très peur de perdre sa douce épouse a utilisé les moyens de communication de l'époque pour amener le plus de gens possible à prier pour la guérison de sa femme, et ce, même s'il leur ferveur était faible ou inexistante. "S.V. P. priez ! même si vous n'y croyez pas " était sa demande précise. Son voeux avait été exaucé et sa femme a survécu.

Et moi, ce soir, je vous demande la même chose : "S.V.P. priez ! même si vous n'y croyez pas."

Quelques mots sur la prière

Avant de vous adresser cette demande, j'ai pensé vous offrir quelques points d'appui sur la prière, car je comprends que pour une personne qui ne la pratique jamais, ça peut être utile. J'ai simplement cliqué sur le thème "prière" tout au bas de cette page pour retracer quelques-unes des chroniques qui en parlent. Deux de ces chroniques ont retenu mon attention : la première parue le 4 mai 2009, intitulée En Dieu, la grâce ! nous invite à nous élever au plan de Dieu. C'est-à-dire que tout existe déjà et est parfait : santé, harmonie, abondance. Il n'en tient qu'à nous de nous élever spirituellement à cette dimension, comme s'il nous suffisait de traverser un mince voile pour connaître et vivre l'immensité et la miséricorde de Dieu. La prière nous permet de faire ça.

Je me voyais trop faible pour m'élever toute seule à ce plan divin et je me disais qu'avec beaucoup de prières, vous pourriez contribuer à cette miraculeuse élévation, et ce, même si vous n'y croyez pas. Vous n'avez pas à réciter de prière spécifique. Tout ce qu'il vous faut, c'est d'adresser une demande spontanée qui vient du coeur, dans vos mots avec vos intentions et tout l'amour dont vous êtes capables. Je sais que déjà beaucoup de gens prient pour moi et je vous en suis infiniment reconnaissante.

Dans le deuxième texte, paru le 16 juin 2008 et intitulé La force de la prière, je vous adressais également une demande spéciale de prière et quelques lecteurs en avaient ajoutées à la section commentaires. Je vous rappelle que durant ce mois de juin 2008, nous vivions un grand drame familial puisque ma nièce de 20 ans avait eu un accident de skateboard et avait été blessée très gravement à la tête. C'est miraculeusement qu'elle s'en est sortie, car tous les médecins ne croyaient pas pouvoir la sauver. Et aujourd'hui, elle est en mesure de mener une vie assez normale, bien qu'elle souffre de séquelles plutôt mineures si on considère la gravité de son état alors. Je crois que la prière de tous y a fait pour beaucoup dans cette guérison spectaculaire.

En me couchant ce soir, je penserai à vous et je me dirai que je ne suis pas seule dans mon épreuve. Je me laisserai porter par vos prières et je saurai que j'ai de bonnes chances de m'en sortir.

Merci mille fois de votre soutien inconditionnel. Que Dieu vous bénisse et vous soutienne en tout.

vendredi 9 octobre 2009

La vie comme un tricot

Ici, aux soins palliatifs, on trouve beaucoup d'espoir affiché ici et là sur les tableaux fixés aux murs. J'ai mis la main sur un texte bien joli et très inspirant qui, je crois, peut nous permettre de faire la paix avec notre chemin de vie. Le voici :



La vie comme un tricot

La vie est comme un tricot.
Dieu nous donne la laine et les aiguilles.
Il nous dit : "Tricote de ton mieux une maille à la fois."
Une maille est une journée sur l'aiguille du temps.
Dans un mois : 30 ou 31 mailles ; dans dix ans : 3650 mailles.
Quelques-unes sont à l'endroit, d'autres sont à l'envers.
Il y a aussi des mailles échappées, mais on peut les reprendre.
Que de mailles manquées !
La laine que Dieu m'a donnée pour tricoter ma vie est de toutes les couleurs :
grise comme mes doutes,
verte comme mes espérances,
rouge comme mes affections,
bleue comme mes désirs,
blanche comme mon don total à celui que j'aime.

Seigneur, donne-moi le courage de terminer mon tricot,
Afin que tu le trouves digne de l'exposition éternelle des travaux des humains.



Créer des miracles


Comme vous savez, je suis dans un épisode de bilan et de réconciliation qui me permettra de retrouver la paix par rapport à ma vie (Lire Dans l'éternité, il n'est pas trop tard paru plus tôt cette semaine). Et dans ce processus qui tient lui-même du miracle, car il nous amène au-delà de nos limites souvent fixées par l'ego (le fauteur de troubles, comme j'ai tendance à le qualifier), j'ai fait un contact avec mon vieil amour pour tenter d'effacer de vieilles blessures et retrouver l'harmonie intérieure avant de partir. Eh bien, il semble qu'un miracle soit sur le point de se produire.

Je ne vous en dit pas plus pour le moment. (Je sais, Linda, chère belle-soeur, que tu ne seras pas heureuse de devoir attendre quelques jours pour en savoir plus... peut-être seras-tu tentée de me donner un coup de fil pour satisfaire ta curiosité !!!)

Je vous dis seulement de continuer à croire aux miracles tout en étant conscient qu'ils se produisent souvent à partir d'un mouvement initié par nous. C'est seulement quand on fait d'abord un pas en avant que Dieu peut faire les suivants, car c'est ainsi qu'Il comprend que nous sommes prêts à lui ouvrir la voie.

Merci d'être là avec moi pour vivre tous les bouts difficiles, mais aussi les moments divins. Préparez-vous; le poil vous dressera sûrement sur les bras.


mardi 6 octobre 2009

Dans l'éternité, il n'est pas trop tard

Tout comme chaque journée commence par un lever de soleil aux couleurs différentes et aux fraîches odeurs de renouveau, dans l'éternité du moment présent, il n'est pas trop tard pour accueillir un miracle, car dans la dimension divine, le temps tel qu'on le connaît ne compte pas. Dieu est présent à chaque instant dans mon coeur et il connaît mes besoins. Nul besoin de m'inquiéter :
"Le Père connaît mes besoins, et je me tiens en ce lieu en position de témoin, non pas en priant pour des occasions bonnes de se révéler demain, mais en étant assis tranquillement dans cette atmosphère de l'Ame, et en regardant les occasions bonnes venir à moi. De même que les rivières coulent vers la mer, obéissant en cela à quelque loi de Dieu, normale, naturelle pour elles, qui est de se mélanger à la mer et de nourrir ses vastes étendues, ainsi il est normal, naturel, que la grâce de Dieu vienne en moi pour me nourrir. Cette grâce était jusqu'ici retenue par mes désirs, mes peurs, mes doutes et ma croyance en un Dieu séparé et distinct de mon être, qui ainsi ne connaissait pas mes besoins. Maintenant, je suis libéré de toute inquiétude, de toute préoccupation, et je suis témoin de la bonté infinie de Dieu." (Tiré de Joël S. Goldsmith, L'Art de la guérison spirituelle, éd. Astra, 1997, p. 260)

Le renouveau réside dans le pardon

Marianne Williamson, auteure célèbre et guide spirituelle, dans son enseignement du jour, fait remarquer que le renouveau réside dans le pardon. Elle précise que si nous voulons avoir une chance de recommencer à neuf, il nous faut pouvoir fermer la porte sur le passé grâce au pardon. Sinon, c'est toutes nos blessures et nos rancoeurs que nous traînons derrière nous et que nous perpétuons, par le fait même, dans notre futur, par ailleurs encore pur. Nous contaminons volontairement ou inconsciemment notre avenir de nos vieillies histoires simplement parce que nous n'arrivons pas à pardonner et à laisser aller.

Dans cette nouvelle vie que j'espère de tout coeur, je n'ai nul besoin du passé qui m'a rendue malade. Et maintenant que je suis si près de la fin de ma vie, qu'est-ce qui m'empêche de fermer les pages du grand livre d'hier pour commencer de nouvelles aventures dans le livre d'aujourd'hui et de demain ?

Comment faire ? Cesser de considérer les événements de ma vie en pièces détachées, cesser de leur accorder tant d'importance. Ceci m'amènera à dresser un bilan général des situations pour en tirer les leçons utiles, faire amende honorable et pardonner. Je retourne à Dieu cette partie de ma vie pour qu'elle soit purifiée dans l'océan de son Amour infini. Et je reprends mon chemin le coeur léger, l'âme en paix, l'esprit joyeux tourné vers demain. Que vais-je faire de ma vie demain ? C'est tout ce qu'il me faut savoir car hier est déjà loin derrière.

Le pardon est ainsi une grande source de rédemption et de libération.

Ceci nous rappelle que dans le miracle, il y a une grande part de nous, car il se manifeste à partir du moment où l'on accepte enfin de regarder une situation d'un oeil neuf et de plonger dans l'Amour divin afin de s'abandonner dans un lâcher prise aussi effrayant que libérateur.

lundi 5 octobre 2009

De belles consolations

De retour sur la planète Internet

Je viens juste d'être connectée à l'internet depuis ma chambre d'hôpital grâce à la générosité de mon frérôt qui m'a prêté un portable et aux bons services que nous obtenons aux soins palliatifs de l'Hôtel-Dieu. Une déception, cependant : je n'ai pas tous les courriels qui sont rentrés à la maison auxquels j'aurais souhaité répondre et je n'ai pas non plus ma boîte de contacts. Pour y avoir accès, je dois, à partir de la maison, exporter ces informations sur une clé USB et les importer dans le portable à l'hôpital. Je ne sais pas si je serai capable de le faire par moi-même, mais j'ai une bonne ressource qui pourra m'aider : mon neveu Carl qui est pas mal fûté côté informatique. Alors, dès mon prochain congé, je me chargerai de tout ça.

En attendant, je peux toujours communiquer avec vous via ce blogue auquel, je constate, plusieurs sont des fidèles lecteurs et lectrices. Vous saurez donc que je suis toujours active et intéressée à garder le contact.

Quoi de neuf ?

Depuis ma dernière chronique, datée du 30 septembre, beaucoup de choses se sont passées de mon côté. J'aimerais bien vous dire que c'est tout du positif, mais ce n'est pas le cas. Je vous épargnerai, cependant, les détails de mes aventures dans le cadre de mon hospitalisation. Tout ce que je peux vous dire, c'est que les choses évoluent rapidement et que, dans ce contexte, j'ai de grands, grands lâcher prise à faire, car il est de plus en plus évident que les solutions médicales ne me sauveront pas. Elles peuvent à tout le moins me soulager, et je dois dire qu'ici, aux soins palliatifs, le personnel est des plus dévoués pour répondre à nos moindres désirs et soulager nos malaises fréquents.

Le miracle espéré

Ce matin, j'ai enfin accepté que ma lutte a été menée jusqu'au bout, et qu'à partir de maintenant, seule une solution divine pouvait me garder en vie, car je suis épuisée. Je m'en remets complètement à Dieu pour la suite des choses. Voici ce qui m'a permis d'arriver à ce lâcher prise:

"Puisque le vrai miracle est notre union à Dieu par la compréhension de sa volonté pour nous, la guérison extérieure n'est pas requise. Elle peut survenir, et peut-être pas. Nous pouvons être guéris ou non de notre maladie. Le vrai miracle est dans notre abandon à la vie telle qu'elle est. Lorsque nous sommes en paix et dans l'acceptation de notre vie, le miracle de l'amour de Dieu se répand dans notre coeur." (Tiré de Paul Ferrini, Le Silence du coeur -- Réflexions de l'Esprit Christique tome 2, éd. du Dauphin Blanc, 2008, p. 165)

De belles consolations

Dans l'épreuve de la maladie, comme dans d'autres j'en suis certaine, il y a de belles consolations. Parlons de la bonté de mes amies dévouées qui viennent prendre soin de moi le week-end. Il y a eu Lyne, Richelle, Susan et Nelly qui m'ont accompagnée dans mes sorties pas toujours sans soucis. Elles préparent des repas, font du lavage, des courses pour moi et sont toujours prêtes à me porter secours au besoin, même au beau milieu de la nuit. Je découvre en elles, même si je les connais depuis très longtemps (20, 30 et 40 ans), des soeurs d'une grande générosité et je les aime encore davantage.

Je ne pourrais passer sous silence également le soutien dévoué et constant des membres de ma famille : ma maman qui va prendre soin de mon gros chat abandonné tous les jours et qui me visite régulièrement à l'hôpital en m'apportant les choses qui me permettent de rendre mon séjour plus agréable. Il y a aussi ma soeur de Montréal qui se précipite à ma rencontre au moindre signe de ma part et mon frère aussi qui, malgré son emploi du temps très chargé, se rend disponible dès que je manifeste un besoin particulier. Merci du fond du coeur à vous tous.

L'automne à ma fenêtre

Avant d'entrer précipitamment à l'hôpital, je planifiais une petite escapade dans Charlevoix, ma région préférée, pour pouvoir mieux admirer les couleurs de l'automne. Le paysage charlevoisien n'a pas son pareil en la matière. Malheureusement, j'ai dû me résigner à voir changer les couleurs à partir de la fenêtre de ma chambre. Et chaque fois que j'avais un congé temporaire pour retourner à la maison et tenir compagnie à mon pauvre chat abandonné, je n'allais pas bien. Je devais rester à la maison pour soulager mes maux de toutes sortes. L'automne me passe sous le nez effrontément.

Mais je me surprends à contempler ce paysage, perdue dans mes pensées et j'aime ça.

L'espoir dans une étincelle de vie

Cette chronique improvisée se veut un petit bonjour en passant pour vous dire que je tiens toujours le coup et que je garde espoir, et ce malgré toutes les mauvaises nouvelles que je reçois jour après jour, car dans l'éternité, il n'est jamais trop tard pour un miracle. (Je vous reviendrai sur cette notion.)

Merci du fond du coeur

Dans mon excitation d'être à nouveau branchée, j'allais presque oublier de vous remercier du fond du coeur pour tous vos messages d'encouragement et les commentaires inspirants que j'ai pu lire sur mes plus récentes chroniques. Vous êtes très importants pour moi, surtout en ces temps plus difficiles. Merci, Merci !

Je vous envoie une pluie de bénédictions.

vendredi 18 septembre 2009

Dans la foi, rien n'est impossible

Lorsque je suis sortie de l'hôpital la semaine dernière, j'étais pas mal à terre. (Il y a un verbe pour ça; on dit "atterrée".) En effet, mon oncologue venait de baisser les bras : il n'y avait plus rien à faire, selon lui, pour m'aider à combattre le cancer. La chimio en comprimés que j'ai prise tout l'été n'a absolument rien donné; elle n'a même pas ralenti la progression de la maladie. Alors, au point où j'en suis, médicalement parlant, il ne me reste plus qu'à me laisser glisser doucement vers la mort en prenant des antidouleurs. Voilà !

Avant de laisser mon oncologue qui était bouleversé par la nouvelle, je lui dis avec détermination : "Je ne lâcherai pas, docteur. Je continue à croire aux miracles et il n'est pas encore trop tard." Bien qu'il n'y croit pas vraiment, il ne peut faire autrement que de m'encourager à poursuivre mon chemin de foi.

J'ai pris le temps de digérer la nouvelle en allant déjeuner à mon restaurant préféré, puis, je me suis dirigée directement chez mon thérapeute qui me garde tournée vers l'espoir depuis plus de deux ans maintenant. "Ne vous en faites pas. Ça va aller." est souvent ce qu'il me dit pour me permettre de tenir le coup et de continuer à croire aux miracles. Il a un plan pour moi, dont je vous parlerai plus tard.

Vivre ou mourir ?

Au cours des quelques jours qui ont suivi, mes pensées étaient plutôt partagées. J'avais deux choix : me laisser mourir ou faire tout en mon pouvoir pour vivre. "Qu'est-ce que Dieu veut ?" était la question que je me posais le plus souvent, car bien que j'aie l'obligation d'utiliser tous les moyens mis à ma disposition pour rester en vie, je suis bien consciente qu'au bout du compte, c'est Dieu qui aura le dernier mot.

J'ai médité sur la question en élevant mon esprit au niveau de la dimension divine. Les paroles qui m'ont été soufflées sont : "Dieu t'aime et Dieu veut que tu vives. Dieu t'accompagne à chaque instant sur ton chemin de guérison. Dieu te guidera et t'apportera les ressources nécessaires pour poursuivre ta lutte. Continue."

J'avais maintenant la confirmation de mon plan d'action. Il ne me restait plus qu'à le mettre en oeuvre avec confiance.

Mon Dieu est grand

Lorsqu'on arrive à des points critiques dans notre vie, on cherche souvent des réponses inspirées, c'est-à-dire des réponses qui nous font vibrer à une certitude intérieure un peu mystérieuse. Moi, je trouve souvent mes réponses dans des messages inspirants qui me parviennent régulièrement par courriel. Marianne Williamson, auteure bien connue et guide spirituelle, m'a donné de bons conseils dans ses capsules quotidiennes des derniers jours.

Dans la première capsule, Marianne m'apprend que Dieu est grand. Elle explique qu'il n'y a pas différents degrés de difficulté au chapitre des miracles, puisque dans la dimension divine, les niveaux de possibilités se situent bien au-delà de ce que l'esprit humain peut imaginer et percevoir. Ceci me ramène à un témoignage de foi dont j'ai parlé dans ma chronique du 24 août 2008 intitulée : La foi, ce mystérieux cadeau. Nathalie Beaudet, parlant de son expérience divine, affirmait ceci : "il y a plus de distance, sur le plan intellectuel, entre Dieu et l'être humain qu'entre l'être humain et la fourmi." Alors pourquoi essayer de comprendre ? (Je vous invite à relire cette chronique pour approfondir la notion de foi qui sous-tend mon présent propos.)

La foi, c'est croire aux possibilités infinies de Dieu, car peu importe le problème, Dieu est plus grand que tout. Alors, plutôt que de s'inquiéter, vaut mieux méditer pour aligner sa conscience avec l'esprit divin. Lâcher prise sur l'issue des événements et se laisser guider en toute sérénité dans l'Amour du Créateur.

Osez demander une solution miraculeuse (guérison, abondance, rêve, etc.), car nous demandons souvent trop peu à Dieu pour qui rien n'est impossible. Et remerciez surtout.

Que Dieu vous bénisse !