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samedi 21 mars 2009

Kiwi part en voyage !

Ce matin, Kiwi fera un long voyage en Estrie... Je l'emmène se faire garder chez mon copain à Magog pendant que je serai partie me réfugier sur une plage des Caraïbes. Le soleil m'appelle, même si je dois m'en protéger de toutes les façons en raison de la chimio. En effet, je risque de brûler ma peau et même de revenir tachetée si je ne fais pas attention. De toute façon, je ne suis pas un "bronzage freak" comme certaines poulettes brunes qui se font dorer sous un soleil de plomb toute la journée. Non, moi, je cherche plutôt l'ombre légère pour la fraîcheur qu'elle offre. Bien sûr, j'aime bien prendre des teintes bronzées pour me redonner une certaine vitalité, mais j'ai trop chaud planquée en plein soleil.

Et pour les longues balades sur la plage, j'ai prévu un pantalon très léger et de quoi me couvrir les épaules et la tête. J'aurai l'air d'une star avec les lunettes soleil en plus !!!

Revenons à Kiwi. Il ne le sait pas encore; j'attends à la dernière minute avant de lui dire qu'il doit prendre la route pour une heure et demie. Ça le stresse un peu. J'ai préparé sa nourriture, sa boîte de litière et c'est tout ce dont il aura besoin pendant les deux semaines qu'il logera à l'extérieur de son chez-eux. Mon Dieu que j'aimerais ça, moi aussi, avoir besoin de si peu de bagages ! Je n'arrive tout simplement pas à voyager léger. J'ai toujours peur d'oublier quelque chose.

Une chose que j'aimerais bien oublier cette fois-ci, c'est l'ulcère atroce que j'ai sur le côté gauche de la langue. ÇA FAIT MAAALLLLLLLLLL !!!!!! Surtout quand je mange, quand je parle, quand je dors... Ça fait tout le temps mal. Et il y a bien peu de chose que je puisse faire pour l'aider à guérir, c'est SUR la langue... Ça grouille tout le temps une langue. Et puis, la salive nettoie tout au fur et à mesure. Il n'y a que la patience qui s'avère être un remède efficace pour passer au travers de cette douloureuse épreuve.

Hier, j'étais pas mal stressée, moi-même. Les préparatifs de vacances, ça m'énerve parce qu'on dirait qu'il y a toujours quelque chose à faire avant de partir : régler ceci et cela... Bon, me voici enfin samedi matin et je suis à la veille de partir pour passer le weekend auprès de ceux que j'aime. (J'aime aussi ma gang de Montréal, rassurez-vous !!!) Bref, je vais porter Kiwi et je ramènerai ma mère qui m'accompagnera pour une petite semaine dans un resort de Cayo Santa Maria à Cuba. Yeahhhh ! Ça va tu être le fun ? J'ai hâte, j'ai hâte, j'ai hâte.

Bon, je vous laisse là-dessus. Peut-être qu'il y aura une autre chronique avant mon départ (je serai partie du 24 au 31 mars), on verra.

Hasta luego !!!

C'est Kiwi qui fait la grâce matinée...

mardi 21 octobre 2008

Choisir la joie en moment de grisaille

Ce mardi matin révèle la grisaille de l'automne qui annonce l'hiver. Eh oui, on a parlé de neige !... Fondante à Montréal et dans la vallée du Saint-Laurent, accumulations plus au nord et en terrain montagneux. Triste journée. Qu'a-t-elle à nous dire ?

L'automne, c'est la saison du repos de la nature qui a oeuvré avec une joyeuse ardeur tout le printemps et l'été pour livrer ses trésors et se parer de tant de beauté. Est maintenant venu le temps de la régénération, de la période de dormance qui commande un mouvement de repli (c'est ainsi que la sève retourne à la terre). En harmonie avec ce mouvement, nous sommes invités à faire de même, malgré toute l'activité qui se passe à l'extérieur. Les courtes journées d'ensoleillement ne nous incitent-elles pas à rentrer à la maison dès la besogne achevée et à se mitonner dans un vêtement de polar tout chaud.

Mitonner... quel beau mot ! Je ne le connaissais pas vraiment pour ne l'avoir jamais utilisé, mais il m'est venu spontanément à l'esprit, comme si j'avais l'intuition qu'il signifiait si bien l'idée que j'avais à transmettre. Je l'ai donc écrit, puis je suis allée consulter le dictionnaire pour m'assurer de sa signification. Voici ce qu'on y lit, au sens figuré, bien entendu :

" Préparer tout doucement (une chose, une personne) pour un résultat. Mitonner une affaire. Se mitonner un avenir confortable. Mitonner quelqu'un : être aux petits soins pour lui, cajoler, dorloter."

C'est exactement le programme de ma journée, car ces derniers jours, j'ai été passablement active, bien que j'étais à me rétablir d'un traitement reçu mercredi dernier. Puis, dimanche, j'ai senti un picotement affreux au fond de la gorge accompagné de quelques éternuements... Oh, oh... est-ce le rhume qui me guette ? Ça ne serait pas surprenant, car mon taux de globules blancs est assez bas ces jours-ci et avec tout ce qui court. Enfin, hier j'ai décidé de tout mettre en stand-by. Après tout, le monde n'arrêtera pas de tourner si je bats en retraite pour quelques jours, le temps de refaire mes forces. Je n'ai pas envie de me ramasser à l'urgence. Aussi bien rester tranquillement à la maison avec gros chat et adopter son rythme de vie.

Ainsi, à cette heure tardive de la matinée (déjà 10h), je suis toujours en pyjama avec pour seul programme de suivre le rythme de mes envies. Si c'est du repos, ce sera ça. Envie d'un peu de ménage ? Alors, allons-y pour le ménage. Peut-être que je me lancerai dans une activité créative, comme de la couture ou du dessin. Seul mon coeur décidera de mon programme du jour.

Ce matin, je n'étais pas inspirée du tout pour écrire. J'ai pourtant nombre de beaux sujets à traiter puisque je poursuis toujours mes lectures inspirantes. Mais on dirait que ça ne voulait pas... Et par souci de donner signe de vie, je tenais à écrire un mot. Je me suis donc assise à l'ordinateur et j'ai attendu que l'étincelle s'allume. C'est le titre qui détermine la suite. Et c'est souvent en me concentrant sur mon moment présent, sur ce qui se passe pour moi sur le moment que je trouve le filon.

Honnêtement, le thème que j'avais en tête pour ma prochaine chronique était : Choisir la joie ! C'est grâce à ma dernière lecture inspirante. J'y reviendrai assurément, mais aujourd'hui, je ne sentais pas que le sujet était mûr. Néanmoins, j'aimerais vous laisser avec un court texte qui me servira sans doute d'introduction pour la chronique qui y sera consacrée prochainement :

Libérez la joie dans le coeur d'un autre
"Cela peut se faire grâce à un moyen bien simple : un sourire. Ou un compliment. Ou un regard amoureux. Et cela peut se faire aussi avec un acte aussi élégant que faire l'amour. C'est ainsi que vous pouvez libérer la joie dans le coeur de ceux qui vous entourent, sans compter tous les autres moyens disponibles. Avec une chanson, ou une danse, ou le trait d'un pinceau, ou le modelage de l'argile, ou la rime des mots. Avec la tenue des mains, ou la rencontre des esprits, ou la complicité des âmes. Avec la création mutuelle de tout ce qui est bon, beau et utile. Grâce à tous ces moyens, vous pouvez libérer la joie d'un autre et de beaucoup d'autres encore."
(Traduction libre, tiré de Friendship With God, Neale Donald Walsch, Pages 266-267)

Extrait original :
"It can be done with something as simple as a smile. Or a compliment. Or a loving glance. And it can be accomplished with something as elegant as making love. With these devices can you release joy in another, and with many more. With a song, or a dance, or a stroke of a brush, or the molding of clay, or the rhyming of words. With the holding of hands, or the meeting of minds, or the partnering of souls. With the mutual creation of anything good and lovely and useful. With all these devices can you release another's joy, and with many more."

Sur ce, bonne journée mitonnée !

vendredi 6 juin 2008

L'été dans tous les sens

Hier, je vous ai ouvert la porte de l'été en vous faisant connaître mon moment fort de la belle saison. Eh bien, vous ne serez pas en reste si vous savez vous créer des trips aussi revitalisants. Ainsi, je vous ai préparé une petite chronique pleine d'idées pour nourrir votre processus créateur. En faisant le ménage dans mes vieilles revues, je suis tombée sur des articles bourrés d'idées nouvelles, dont un qui orientait le plaisir dans tous les sens. Voici donc quelques idées tirées de cet article de Nathalie De Grandmont (Des vacances pour nos cinq sens, paru dans le magazine Coup de Pouce, mai 2006).

VOIR
  1. Les Laurentides en hélicoptère : Quelle idée originale ? Rien que d'y penser, les poils m'en dressent sur les bras. On peut même pique-niquer sur le flanc d'une montagne vierge pour admirer le panorama de 360 degrés sur les montagnes environnantes. On s'informe à Héli-Tremblant de Saint-Jovite au 1-866-425-5662.
  2. Lever de soleil avec les baleines : C'est à Bergeronnes que Mer et Monde nous propose d'aller dire bonjour aux baleines en kayak au petit jour. La description qu'on fait du spectacle est paradisiaque... "Lorsque les pourpres et les rosés commencent à percer les ténèbres, l'eau et le ciel deviennent comme des écrans les faisant valser, très souvent au milieu d'un voile de brume. Puis le ciel s'embrase de taches dorées et orangées de plus en plus vives. Enfin, le soleil perce l'horizon pour s'asseoir sur les flots..." Ça vous donne des frissons de plaisir ? Consultez www.mer-et-monde.qc.ca ou téléphonez au 1-866-637-6663, pour plus d'information.
ENTENDRE
  1. Des voix célestes à Saint-Benoît-du-Lac : Sur les rives du lac Memphrémagog, les moines de l'Abbaye de Saint-Benoît enveloppent la campagne environnante de leurs chants qui transpercent et apaisent à la fois. Ambiance magique garantie. Consultez www.st-benoit-du-lac.com ou composez (819) 843-4080 pour en savoir plus.
  2. Des choeurs exotiques à Roxton Pond : Cette fois, ce sont des cacatoès, aras, amazones, etc., qui nous font la cour au Zoo et sanctuaire d'oiseaux exotiques Icare de l'endroit. Leurs cris et piaillements évoquent le Sud, la chaleur et les arbres géants qui font honneur à leur plumage coloré. Visitez www.zooicare.com ou composez (450) 375-6118.
SENTIR
  1. Des champs de lavande à Fitch Bay en Estrie : On commence à bien connaître l'entreprise Bleu Lavande qui a réussi l'exploit de recréer un coin de Provence au Québec grâce à ses immenses champs de lavande aux parfums enivrants et apaisants. C'est à la mi-juillet que la visite prend tout son sens (l'odorat), car la floraison est alors à son apogée. Une belle visite à faire en famille. Consultez www.bleulavande.ca ou composez (819) 876-5851.
  2. L'odeur de la mer : Comment passer à côté des sensations de plénitude qu'évoquent les odeurs de la mer... algues, sable mouillé et embruns salés. Vous sentez ? La Gaspésie et les Iles-de-la-Madeleine sont des lieux de prédilection pour en apprécier toutes les vertus. Le Parc de Forillon offre des activités stimulantes pour les enfants qui pourront découvrir les trésors laissés sur les plages par la mer. Consultez www.parcmarievictorin.com ou composez 1-888-753-7272. Et pour en savoir plus sur les Iles-de-la-Madeleine, consultez www.bonjourquebec.com, le site officiel du tourisme au Québec.

TOUCHER

  1. La fourrure d'un bébé lapin à Huberdeau qui fait aller son petit nez pour mieux vous connaître... C'est à la ferme Du Coq à l'Âne dans les Laurentides qu'on nous donne rendez-vous avec toute la ménagerie pour vivre l'expérience de la ferme. Les enfants adoreront toucher et nourrir les animaux, découvrir leur environnement et apprendre sur le métier de fermière. Composez (819) 687-9314, pour tous les détails.
  2. Des agates sur les plages de Percé : pour les amateurs ou les collectionneurs de trésors marins, les plages de Percé regorgent d'agates qui proviennent des montagnes de l'arrière-pays et qui sont transportées par les rivières. Des balades amusantes qui permettent de goûter pleinement l'air de la mer... Consultez www.perce.info ou composez (418) 782-5448.

GOÛTER

  1. Les gourmandises de Lanaudière : J'aime cette région, puisque j'ai eu la chance d'y habiter pendant 12 ans. C'est une région toute en rondeurs, encore assez calme par rapport à sa voisine les Laurentides, où il est possible de se promener sur des routes champêtres dans des décors bucoliques à faire rêvasser. On nous propose de la découvrir par Les Chemins de campagne, des circuits menant aux trésors du terroir de Lanaudière. Consultez www.lanaudiere.ca ou composez 1-800-363-2788.
  2. Les vins du Niagara : Exception ici ; on sort du Québec pour découvrir une terre de vignobles qui profitent d'un microclimat, à l'abri de l'escarpement des chutes dans la péninsule du Niagara, pour produire des vins d'une grande qualité. La région est surtout réputée pour ses vins de glace. Emplissez-vous, par la même occasion, du pouvoir revivifiant de l'eau en vous laissant inspirer par toute la force et le courage qu'elle a de se lancer du haut d'une falaise majestueuse pour pouvoir continuer sa route et rejoindre nos contrées baignées par les eaux du St-Laurent. Consultez www.niagaraonthelake.com ou composez (905) 468-4263.
VIBRER

Dans ma prochaine chronique, je poursuivrai sur ce thème en vous invitant à vivre pleinement la vie en passant par les sentiments... la joie, l'amour, la folie, la liberté, etc. Vous aurez deviné qu'il s'agit, une fois de plus, d'un rendez-vous avec son coeur en harmonie avec son essence divine.

Bon weekend et profitez-en bien !

dimanche 3 février 2008

Entre deux tempêtes

Tel que promis, je vous reviens avec un petit compte-rendu de mon escapade-santé avec ma mère.

C'est loin le lac William quand on voyage entre deux tempêtes ! Partie tôt mercredi matin, juste après l'heure de pointe, j'ai fait la route qui sépare Montréal et Sherbrooke sous la pluie battante. Pas trop mal, mais tout de même stressant quand le mercure oscille autour du point de congélation et qu'on sait que le front froid est tout juste derrière nous. Il va sans dire que je me hâte à atteindre ma destination, car je sais que l'état des routes se gâtera au même rythme que les conditions météo.

Arrivée chez mes parents sans trop de retard, je choisis de prendre une pause avant de poursuivre le voyage en direction des Bois-Francs (tout juste à la frontière de la région Chaudière-Appalaches). Nous partirons donc tout juste après dîner en laissant la vaisselle aux bons soins de mon père qui restera pour prendre soin des animaux.

Nous partons vers midi trente, la neige mêlée de pluie tombe abondamment. C'est de la gadoue sur les chemins. Au bout de la 10, nous empruntons la 112 Est en direction de Thetford Mines. Nous en avons pour une bonne heure avant de prendre la route 165 à Black Lake (juste avant Thetford) en direction de St-Ferdinand, notre destination finale.

La route est longue et périlleuse, car la tempête nous a rattrapées et le vent s'est mis de la partie. Heureusement, la route est quasi déserte. À chaque rencontre que nous faisons sur cette route à deux voies, le coeur m'arrête : "Ça passe, ça passe pas, ça passe, ..." La chaussée est rétrécie par la neige qui s'y accumule, et parfois les traces que nous suivons empiètent sur la ligne blanche. Et quand une déneigeuse avec son immense pelle se pointe devant nous, je me mets à prier le Ciel de dégager mon chemin. La route est longue lorsqu'on voyage entre deux tempêtes !

Arrivées à l'auberge deux heures plus tard, nous sommes énervées et fatiguées. Heureusement, dans moins d'une demi-heure, nous nous retrouverons au spa pour recevoir notre premier soin : un massage aux pierres chaudes. Quatre-vingt-dix minutes de pur bonheur. Le personnel est gentil et nous dorlote avec la plus grande attention. En moins d'un instant, nous avons oublié notre dure traversée des Appalaches.

Pendant deux jours et demi, nous vivrons en harmonie avec cette nature magnifique (recouverte de blanc) qui nous entoure et de concert avec les besoins exprimés par notre corps : repos, exercice, air frais, bons repas. On n'a qu'à s'abandonner au moment présent pour goûter pleinement aux bienfaits de cette escapade. Et le lac gelé nous offre la possibilité de marcher en toute sécurité sous un ciel étoilée. Nous sommes bien connectées à l'univers qui nous entoure et nous nous en nourrissons pleinement avec la plus grande sérénité. Le monde s'est arrêté ici à Saint-Ferdinand.

Finalement, la nouvelle tempête qui s'abat sur le Québec (celle de vendredi), nous force à prolonger d'une nuitée notre séjour. Dommage, n'est-ce pas !!! En fait, l'occasion est si rare et la route fut si éprouvante que c'est sans hésitation que nous avons choisi de rester jusqu'à samedi. Ainsi, nous risquons moins de perdre tout l'effet relaxant de notre forfait santé en se stressant avec un retour à la maison perturbé par les conditions météo.

Le chemin du retour est assez calme dans l'air, mais plutôt mouillé à terre. Nous mettons à nouveau un bon deux heures pour revenir à Rock-Forest où nous retrouvons mon père heureux de voir revenir son épouse si dévouée à son bien-être...

Pour une meilleure idée de l'endroit, je vous invite à aller faire un tour sur leur site : http://www.manoirdulac.com/accueil.asp . Peut-être aurez-vous envie de faire comme nous.