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mardi 8 septembre 2009

Créez de l'extraordinaire joie

Le titre de cette chronique vous plaît ? Si je l'avais simplement intitulée "Créez de la joie", déjà, ç'aurait été attirant. Mais "Créez de l'extraordinaire joie", c'est encore plus stimulant, excitant même. Enfin, c'est l'effet que ce titre a eu sur moi lorsque je l'ai lu sur un livre qui m'a été donné par une amie récemment. Il était dans une pleine boîte de livres dont elle voulait se défaire, et je me demande encore pourquoi, car ce sont tous des livres des plus inspirants.

Une invitation à la joie profonde

Bref, depuis que ce livre est entré dans ma vie, il m'habite spécialement. Je le sens vibrer dans mes mains, et ce, avant même que je n'aie eu la chance d'attaquer le premier chapitre. J'en suis toujours aux pages d'introduction. Creating Extraordinary Joy -- A Guide to Authenticity, Connection and Self-Transformation, de Chris Alexander (éd. Hunter House Publishers, 2001, 257 pages) nous invite à littéralement transformer notre vie (le sous-titre le dit bien) grâce à la joie que nous créons autour de nous.

Occasions manquées

À la lumière de cette découverte, je réalise qu'au cours des derniers jours, j'ai raté au moins deux belles occasions de créer de la joie autour de moi et, bien sûr, en moi.

Il y a d'abord le matin où les propriétaires de l'édifice où j'habite maintenant sont venus travailler sur la remise qui est située tout près de mon entrée. Dès que j'ai aperçu les proprios, je suis sortie pour déplacer mon auto plus loin pour éviter les accidents possibles. Par le fait même, ce geste leur facilitait la vie en leur donnant plus de place pour travailler. Lorsque l'un d'eux s'est aperçu de mon geste, il m'a aussitôt remerciée avec un grand sourire sincère. C'est là que j'ai failli -- plutôt que de tout simplement répondre : "Ce n'est rien." ou "Ça m'a fait plaisir.", les mots qui sont spontanément sortis de ma bouche sont : "C'est surtout pour moi que je l'ai fait."

Le sourire du gars s'est effacé instantanément. Pas étonnant. Je venais de lui dire que c'était un geste égoïste plutôt qu'altruiste. Quelle bêtise de ma part ! Pourtant, j'avais tout à gagner à lui laisser l'impression que c'était pour eux. De toute façon, ce n'était pas totalement faux.

La deuxième chance que j'ai eu de créer de la joie autour de moi s'est produite sur le mont Orford, où je suis allée dimanche dernier avec ma mère. Nous étions là, sur le belvédère, à contempler le paysage majestueux qui s'étalait devant nous quand un groupe de jeunes hommes est venu s'installer juste à côté de nous. L'un d'eux dit aux autres : "Nous sommes vraiment idiots de ne pas avoir pensé à apporter de quoi manger." L'autre répondit : "Eh bien, nous venions juste de déjeuner." Et l'autre précise qu'un fruit aurait été suffisant.

À ce moment, j'étais en train de croquer à belles dents dans une pêche bien mûre et juteuse. J'ai pensé que je pourrais lui offrir la pomme qui me restait, car j'avais suffisamment de quoi manger pour pouvoir m'en passer. Mais je me suis sentie gênée. J'ai bêtement pensé : "Qu'est-ce qu'il va penser ?" C'est tu imbécile, non ? Quand j'y repense, je n'en reviens pas. Enfin, ma réflexion me fait réaliser que je n'ai fait de mal à personne, car lui, le gars, il ne le savait pas que j'avais une pomme de trop. Mais moi, je le sais. Et moi, je réalise que j'aurais pu très facilement semer de la joie autour de moi et en moi et que je ne l'ai pas fait.

Une fête bien spéciale

Ce matin, j'ai reçu une invitation très très spéciale. C'est Marie-Pier Charron, auteure de Matin magique (si vous ne connaissez pas déjà, allez faire un tour sur http://www.matinmagique.com/), qui a décidé d'organiser une fête pour souligner ses trente ans. Elle invite ses nombreux lecteurs à se joindre à elle pour célébrer. Et, par la même occasion, elle en profite pour créer une activité de financement au profit de l'organisme international Fais un voeu (Make a wish), qui a pour mission d’exaucer les vœux d'enfants dont la vie est menacée par une maladie.

Elle n'a pas encore imaginé toute la logistique et les détails de l'événement, mais elle dit vibrer déjà très fort à l'idée de créer quelque chose d'extraordinaire pour semer de la joie partout autour et en elle. (Si vous êtes intéressés à en savoir plus long sur cette fête, allez voir le lien suivant : http://implosions.net/fr/news/inv_fete.html)

Sortir de son chemin

Avant même d'avoir commencé ma lecture de Creating Extraordinary Joy, je constate que pour créer de la joie, il faut d'abord accepter de sortir de son chemin. Sortir de ses pantoufles, de son confort, de ses vieilles habitudes... Regarder autour de soi, écouter, devenir plus sensible à ce qui se passe dans notre environnement et VOULOIR y changer quelque chose, que ce soit par un petit ou un grand geste. L'important, c'est de faire un pas en avant vers l'autre. Car, ne l'oublions pas, Nous sommes UN, c'est-à-dire que ce que je fais à l'autre, je me le fais à moi-même. (Nous avons souvent tort de penser que nous ne nous mêlerons pas de nos affaires en allant vers l'autre.)

Une expérience fascinante

Dans son livre, l'auteur, Chris Alexander, nous propose un processus en sept étapes que voici :

1. Comprendre la synergie
2. Voir tous les choix qui s'offrent à nous
3. Nettoyer notre écologie interne
4. Faire des choix authentiques
5. Exprimer notre vrai Soi et notre mission "élevée" ou divine (higher purpose)
6. Atteindre la joie extraordinaire en atteignant nos objectifs
7. Rester connecté à la JOIE

Avant même d'avoir entamé le premier chapitre, je suis déjà excitée à l'idée d'entreprendre ce processus qui saura assurément m'ouvrir davantage à la joie profonde de l'être lumineux qui m'habite.

Pensée à méditer

Dans son message du jour, Marie-Pier Charron nous propose cette pensée qui rejoint tellement bien mon propos :

«Quel est le plus beau cadeau que vous ayez jamais reçu? Ou mieux, quel est le plus beau cadeau que vous ayez jamais donné? Vous découvrirez peut-être que dans chaque cas, le plus beau cadeau fut celui qui fit vibrer le cœur du donneur parce qu’il avait donné une partie de lui-même.» – Wanda Fulton

N'est-ce pas inspirant ?

Sur ce, je vous souhaite une autre magnifique journée sous le soleil de ce généreux mois de septembre.

mardi 21 avril 2009

Solidarité !

Solidarité, c'était le thème de notre activité de Biodanza de dimanche dernier dans le cadre de la journée de sensibilisation "Biodanza et Cancer" à laquelle vous avez été conviés dans ma page du 6 avril dernier. Tous en sont ressortis touchés et enchantés...

Solidarité égale...

Pour initier l'activité en ramenant tous les participants au thème choisi, Isabella, notre facilitatrice, a invité le groupe à partager son idée de la solidarité; ce que cela représente pour chacun. Confiance, présence, soutien, solidité ensemble, mains tendues, écoute sont quelques-unes des idées qui faisaient écho à la notion de solidarité. C'est donc à partir de ces ingrédients que nous avons débuté notre vivencia (séance de biodanza), le coeur grand ouvert et les mains tendues vers les autres.

Nous étions près de 25 personnes, et pour plusieurs, c'était la première fois. Et heureusement, nous avons pu compter plusieurs hommes au sein du groupe, ce qui a rendu l'exercice encore plus enrichissant. Bravo, Messieurs, d'avoir osé participer et y mettre le meilleur de vous-même.

Pendant plus d'une heure et demie, nous avons vécu l'unité, l'ouverture, la joie, le plaisir, la vie, l'émotion pure... et en conclusion, nous avons eu la chance de goûter la solidarité dans le cadre d'un exercice proposé par Isabella. Et plusieurs ont versé des larmes, émus qu'ils étaient de sentir qu'ils n'étaient pas seuls.

Et moi, je l'ai vécue aussi... regardant toutes les personnes unies, main dans la main, dans une ronde d'amitié, je revoyais tous les gestes qui ont été posés au cours de la dernière année, de même que les cadeaux de toutes sortes qui m'ont été offerts afin de me faciliter la vie et de m'aider à atteindre mon objectif de guérison. Je me sentais soutenue et encouragée à continuer et ça goûtait bon.

Une solidarité bien spéciale

Je souhaitais trouver un passage inspirant dans mes lectures pour enrichir ce bref compte-rendu et, "par hasard", je suis tombée sur un message encore plus fort grâce à une vidéo qui circule présentement sur internet. Il s'agit d'une participante de 47 ans, Susan Boyle, à l'émission télé "Britain's got talent". Cette Écossaise, qui ne se prend pas au sérieux, tente sa chance de devenir une chanteuse professionnelle, malgré son âge avancé et son physique peu flatteur. Personne n'y croit en raison du côté d'elle-même qu'elle présente, et ce, avant même qu'elle n'ait chanté une seule note. Les gens rigolent de l'entendre rêver de devenir une grande chanteuse.

Puis, le miracle se produit... Dès les premières mesures, elle conquit toute la salle de son talent. Je vous invite à aller visionner ce moment exceptionnel et vous laisser inspirer par l'émotion qui crève l'écran dans les visages de la foule et plus particulièrement des juges qui sont renversés.

http://www.youtube.com/watch?v=RxPZh4AnWyk

Ne voyez-vous pas comme moi la solidarité soudaine qui est dirigée vers cette Susan talentueuse qui vient de voir s'ouvrir toutes grandes les portes de son rêve ?

Offrons le meilleur de nous-mêmes, quel qu'il soit, et voyons ce qui nous revient instantanément, comme un boomerang. Rappelons-nous : nous sommes tous unis et ce que nous faisons aux autres nous le faisons à nous-mêmes.


mercredi 11 mars 2009

Redevenir humain... redevenir vrai !

À la lecture de La Presse de dimanche dernier, un article, intitulé "Le nouvel âge de l'Éthique" (p. A17), a retenu mon attention. On parle d'éthique dans le contexte où le monde est en train de se transformer grâce, et je dis bien "grâce" à la crise financière que nous connaissons. L'ère de la surconsommation est révolue, enfin, je l'espère...

Consommer quoi au juste ?

Ça fait un sacré bout de temps que je regarde le monde aller, juste à constater les stationnements de centres commerciaux qui sont TOUJOURS pleins, en me demandant comment il se fait qu'on ait toujours besoin de s'y rendre. Qu'est-ce que les gens cherchent précisément ??? Rien, à mon avis, qui se trouve dans les comptoirs du Wall-Mart, car c'est souvent pour combler un vide intérieur dont aucune possession matérielle n'arrive à remplir.

Moi, mes courses hebdomadaires se résument essentiellement à l'épicerie et à la station d'essence. À l'occasion, je dois aller chez Rona ou Canadian Tire pour des besoins bien spécifiques liés à l'entretien de la maison, à la pharmacie pour mes produits d'hygiène et de beauté et, bien sûr, chez Archambault souvent que pour flâner, car j'adore les livres.

Vous vous demandez sans doute ce qu'il en est de mes vêtements. Eh bien, je sens le besoin d'aller en acheter disons deux fois par année, aux changements de saison, où lorsqu'il y a des occasions spéciales, et surtout en période de soldes. Pour le reste, je porte sans trop me lasser ce qui est dans mon garde-robe. Ah oui, j'oubliais presque... je fais appel à mes amies (celles qui ont le même gabarit et le même style que moi) pour renouveler mon inventaire. Ces amies qui aiment magasiner et qui en ont les moyens se font un plaisir de me refiler leurs fringues à donner plutôt que de les envoyer à la Salvation Army ou de les déposer dans les grosses cloches bleues qu'on retrouve un peu partout près des supermarchés.

La prudence dont j'ai toujours fait preuve dans ma façon de consommer m'a sauvé la vie... Quand j'ai dû avoir recours à l'assurance invalidité pour subvenir à mes besoins, j'étais très très heureuse de voir le bilan de mes actifs au positif. AUCUNE DETTE ! Ce n'était pas seulement une fierté, c'était d'abord et avant tout un poids de moins sur mes épaules déjà bien occupées par le défi auquel j'aurais à faire face sur le chemin de la guérison.

Revenir à l'essentiel

Bref, je reviens à cet article qui m'a touchée particulièrement car il nous ramène à l'essentiel. C'est ce que j'avais envie de partager avec vous ce matin. L'auteur, Hans Küng, qui est président de la Fondation éthique planétaire et professeur émérite de théologie oecuménique à l'Université de Tübingen, en Allemagne, écrit : "La cupidité et l'arrogance, ces tendances inévitables chez l'homme, ne peuvent être domptées que grâce à quelques règles éthiques fondamentales." Pour orienter la transformation du monde dans le bon sens, il nous invite à les adopter. Les voici :
  1. "Nous devons mettre notre puissance économique et politique au service de l'humanité plutôt que de la mettre au service d'impitoyables luttes en vue de dominer. Nous devons cultiver la compassion avec ceux qui souffrent, en accordant une attention toute particulière aux enfants, aux personnes âgées, aux pauvres, aux handicapés, aux réfugiés et aux personnes seules;
  2. Nous devons entretenir le respect mutuel et la considération, de façon à parvenir à un équilibre raisonnable des intérêts, et cesser de ne penser qu'à la puissance illimitée et aux inévitables concurrences;
  3. Nous devons privilégier le sens de la modération et de la retenue, plutôt que l'insatiable cupidité vis-à-vis de l'argent, du prestige et de la consommation. C'est la cupidité qui fait perdre aux êtres humains leur âme, leur liberté, leur sang-froid, leur paix intérieure et, par conséquent, tout ce qui fait d'eux des êtres humains."
L'auteur nous parle du rôle d'Obama dans la réforme du monde... Il ne pourra tout faire tout seul, bien que les attentes soient excessivement élevées. Mais il a le charisme nécessaire pour donner le goût au peuple de s'impliquer chacun à la mesure de ce qu'il est capable. Je suis tout à fait d'avis que le miracle passera par les mains et le coeur de chacun de nous, si nous prenons simplement la peine de nous y mettre.

Bonne journée !

mercredi 17 décembre 2008

Les larmes chaudes du contact divin

Hier soir, je suis allée souper avec une amie de longue date en compagnie de mon amoureux. Nous discutions du sujet traité dans ma chronique d'hier, soit comment nous pouvons tendre la main à une personne en détresse croisée sur la rue.

Un toutou en cadeau

Elle s'est mise à me raconter la fois où elle est venue en aide à une jeune femme qui semblait quelque peu perturbée. Cette femme croisée sur le trottoir tout près de chez elle disait que son rêve c'était d'avoir un toutou et qu'elle n'avait pas d'argent. Mon amie l'a donc invitée à la suivre jusque chez elle pour lui offrir le toutou qu'elle avait sur son lit avec un peu d'argent. La femme très reconnaissante l'a remerciée chaleureusement avant de s'en retourner.

Après avoir refermé la porte, mon amie s'est mise à pleurer à chaudes larmes... L'émotion l'avait envahie soudainement.

L'homme qui marche

Cette histoire m'a rappelé un moment semblable dans ma vie. C'était le matin du 24 décembre 2003 à La Plaine, où j'habitais alors. J'avais eu envie d'offrir mes meilleurs voeux à un homme dans la soixantaine que je croisais très souvent tôt le matin sur le chemin du boulot. Il marchait d'un bon pas en compagnie de son chien, beau temps, mauvais temps, par temps froids comme par temps doux, sous le soleil ou sous la pluie. Son engagement à marcher et son allure dynamique étaient très inspirants et je tenais à l'en remercier à ma façon.

J'ai donc préparé une lettre dans laquelle je lui faisais part de mes sentiments et de ma gratitude que j'accompagnais d'un de mes traditionnels poèmes de Noël. J'ai inséré le tout dans une belle enveloppe rouge avec l'intention ferme de lui remettre en ce matin de veille de Noël... Il fallait que je le voie ce matin-là. Je suis donc partie à mon heure habituelle et j'ai roulé doucement afin d'apercevoir mon ami inconnu. Il pleuvait abondamment et la chaussée était glacée, mais j'étais certaine que le temps n'avait pas découragé l'homme de faire sa marche.

Arrivée à la grande route menant en direction de mon travail, je n'avais toujours pas vu l'homme. J'ai choisi de rebrousser chemin afin de tenter à nouveau de créer cette rencontre importante. Enfin ! Le voilà ! Je m'approche lentement et, en m'arrêtant, j'ouvre ma fenêtre pour l'interpeller. "Monsieur, j'ai une surprise pour vous ce matin. Voici mes voeux de Noël." L'homme surpris a reculé d'un pas. Il était visiblement très heureux de cette lettre de Noël. Nous avons échangé quelques mots, il m'a remerciée puis nous avons poursuivi notre route. Aussitôt que j'ai refermé la fenêtre de mon auto, je me suis mise à pleurer soudainement à chaudes larmes. L'émotion était si forte qu'elle m'a emportée.

Quelques jours plus tard, je recevais une carte de Noël de mon ami, car j'avais pris le soin de lui laisser mon adresse. C'était à mon tour de recevoir un beau cadeau. Il écrivait dans un français impeccable, ce qui m'a un peu étonnée, car son allure lui donnait plutôt l'air d'un vagabond. Peut-être était-il un artiste dans l'âme qui se souciait peu de ce les gens pouvaient penser de lui. Enfin, bref, voici quelques lignes de son message :

"Chère Josée. Depuis dix-sept années que je m'adonne à la marche quotidienne de 4 kilomètres, il y a plusieurs personnes qui, de leur auto, m'envoient la main et me sourient. Si tôt le matin, cela nous fait du bien.

Lorsque mon précédent fidèle compagnon est décédé et que je me suis promené seul pendant un long mois, quelques automobilistes se sont arrêtés pour prendre de ses nouvelles et me témoigner leur sympathie. Mais jamais je n'ai eu un témoignage comme celui du 24 décembre dernier. Quelle belle initiative ! Quelle admirable spontanéité !

J'ai le plaisir de partager ma marche avec mon meilleur ami. J'ai la joie de saluer les gens qui me le rendent et avec un sourire mutuel. Mais aujourd'hui, une gentille fée m'a ouvert sa vitre pour échanger de vive voix son allégresse et me la communiquer. Mon avant-midi en a été bouleversé. On se fait du bien tous les deux.

Que je vous inspire confère un sens à mon existence et à ma capacité de toucher l'autre. Dans vos difficultés, dites-vous bien que je suis avec vous en pensées. J'ai senti et compris votre souffrance qui s'est si bien exprimée dans un français impeccable. Quelle rareté !"

Comme vous pouvez le constater, j'ai conservé cette lettre de mon voisin de quartier. Elle m'a tellement touchée que je l'ai classée au chapitre de mes trésors du coeur et lorsque je la relis, je ressens à nouveau la chaleur de ce contact divin.

Une rencontre d'amour avec Dieu

Comment expliquer la montée si soudaine de l'émotion et la rivière de larmes qui suit ? Pour moi, c'est l'effet de la touche divine qui demeure inexplicable. Pour mieux illustrer ma pensée, je me réfère au témoignage d'une femme qui a vécu une expérience marquante au plus profond de son être. Cette femme est une scientifique (microbiologiste qui a obtenu un doctorat en médecine et qui a aussi étudié la psychiatrie) athée jusqu'au jour où elle a vécu un contact privilégié avec un Dieu d'amour qui est venu lui livrer un cadeau inattendu. Voici ce qu'elle raconte :

"Cet après-midi-là, j'étais assise dans mon jardin. Je laissais mon esprit vagabonder au fil des pages d'un livre que je lisais distraitement. Soudain, en un éclair, ma réalité a basculé. Mon esprit a été saisi de deux certitude : Dieu existe et son essence est amour."

"Son premier geste a été de m'offrir un cadeau : l'assurance d'une vie éternelle. Comme ça, gratuitement, sans condition ! D'instinct, je me suis pliée en deux, sous le coup d'une décharge au plexus solaire au seuil du tolérable. Puis je me suis relevée, saisie de sanglots spasmodiques. Je ne voulais ni ne pouvais contrôler ce flot de larmes de bonheur." (Extraits tirés de Témoins au coeur du monde, sous la direction de Luc Phaneuf, éd. Novalis, 2003, p. 47)

Un pont sur l'infini

Alors, comment expliquer la rivière de larmes ? Je crois que certaines réponses se trouvent dans la suite du témoignage de cette femme. Voici :

"Croire, c'est entrevoir une réalité qui n'est ni celle des sens, ni celle des émotions, ni celle de l'intellect. Cette réalité est si vertigineuse que si elle n'était pas voilée, le cerveau disjoncterait de la même façon que la rétine brûlerait si l'oeil fixait le soleil. La foi permet de saisir sourdement, aveuglément, l'essence de la réalité divine. Elle est le
pont entre l'éternel et l'éphémère, l'infiniment grand et l'infiniment petit. Sans elle, le Dieu de la Bible resterait inerte comme une partition musicale non jouée." (idem, p. 51)

La foi est donc une fenêtre ouverte sur la dimension spirituelle qui nous échappe la plupart du temps et les larmes seraient, à mon avis, le signe que le contact avec Dieu a bel et bien eu lieu.

Quel lien avec l'inconnu croisé au hasard ?

Le lien se situe dans la relation d'amour...

"Or, c'est à une relation d'amour que Dieu aspire. (...) Parce qu'il veut être sûr d'être aimé pour lui-même, et non pour son titre, il se présente sous les traits d'un pauvre." (idem, p. 51)

Dans notre marche vers Noël, cherchons le contact divin dans nos rencontres inattendues. Des surprises nous attendent peut-être.

mardi 16 décembre 2008

Heureuses rencontres

Combien de fois croisons-nous des mendiants dans la rue ? Dans la grande ville où j'habite, ils se trouvent un peu partout sur notre route : à la porte du Jean Coutu à vendre des magazines L'Itinéraire, à la sortie des bouches de métro la main tendue, dans les corridors du même souterrain à jouer de la musique pour recueillir des dons, au coin des rues achalandées à solliciter des "clients" pour un lavage de pare-brise éclair, etc. Et ils prennent toutes sortes de formes : la plupart du temps, il s'agit d'hommes (jeunes ou plus âgés) itinérants vivant une détresse quelconque. Mais peu importe ce qui motive leur besoin de quémander, moi je considère qu'ils sont en difficulté et qu'ils méritent notre attention.

Un reflet de notre réalité

J'ai longtemps fait comme la plupart d'entre nous lorsque je les croisais, c'est-à-dire passer droit sans même lever les yeux vers eux. L'indifférence était une réponse claire à mon choix de ne pas les soutenir. Bien sûr, on ne peut donner à tous ceux qu'on rencontre sur notre chemin. Et en passant droit, je me répétais la même excuse : "Je donne déjà à des causes reconnues : Centraide, la Guignolée, la Croix-Rouge, etc." Ainsi, je prenais soin de mon sentiment de culpabilité en l'étouffant.

Puis, j'ai commencé à changer ma position vis-à-vis ces concitoyens dans le besoin, car ne nous leurrons pas, ils font bel et bien partie de notre société. Je me disais alors : "Je vis dans une grande ville qui offre tout plein d'avantages (divertissements multiples, attraits touristiques captivants, commodités à proximité, transport en commun efficace, etc.); je me dois d'intégrer également, et de faire ma part pour améliorer les aspects plus sombres de cette réalité urbaine. C'est ainsi que j'en suis arrivée à choisir de donner chaque fois que j'en avais l'occasion. Il n'est pas nécessaire de donner beaucoup pour soutenir une personne, car ce qu'elle recherche avant tout, c'est la reconnaissance.

Au début, c'était un petit sourire et un signe de la tête, parfois accompagnés d'une pièce de monnaie. À l'occasion, je m'arrêtais pour lui parler : "Qu'est-ce qui vous arrive ?" "Comment puis-je vous aider ?" Chaque fois que j'ai adressé la parole à une personne dans le besoin, j'ai fait une belle rencontre. Et il y a eu des rencontres plus marquantes que d'autres.

Au milieu de la foule aveugle

Je me souviens de cette jeune fille de 18-19 ans croisée à la station de métro Berri-UQAM, la plaque tournante de notre réseau de transport souterrain. Elle était au milieu de la foule de l'heure de pointe matinale à crier : "Y'a-tu quelqu'un qui veut m'aider ? J'ai besoin d'aide." Les gens passaient à côté d'elle sans la voir. Pourtant sa détresse était évidente.

Je me suis arrêtée pour lui demander : "Comment puis-je t'aider ?" Elle m'a expliqué qu'elle était coincée dans la ville pour la journée, car ses cours au cégep n'auraient pas lieu (ou quelque chose du genre) et qu'il lui faudrait attendre jusqu'au soir tard que quelqu'un vienne la chercher pour rentrer chez elle à Joliette. Elle souhaitait rentrer à la maison. J'ai été immédiatement touchée par son histoire (qu'elle ait été vraie ou non), car je me souvenais de ma propre détresse à l'âge de 9- 10 ans, lorsque ma soeur et moi sommes restées prisonnières d'une méga tempête de neige. Toutes les rues de la ville étaient impraticables; seuls les motoneiges pouvaient se frayer un chemin. C'était un samedi du début mars de 1971... vous vous rappelez ?

Enfin, ce souvenir douloureux m'a rappelé combien j'avais hâte de rentrer chez moi au chaud et en sécurité. C'est donc sans hésitation que je lui ai offert ce que je pouvais pour lui permettre de s'acheter un billet d'autobus. Elle était tellement excitée qu'elle en sautait de joie et cette jeune fille a même lancé, dans son excitation, un : "Je vais prier pour vous." Cette phrase m'a frappée venant d'une personne qui n'a pas été imprégnée d'une mentalité spirituelle comme nous. Je lui ai alors répondu : "Merci, j'en ai besoin." Puis elle est partie en courant.

Un dimanche matin pluvieux

Il y a aussi cet homme d'un certain âge qui m'a abordée en pleurant à la porte du marché Provigo de mon quartier. C'était un dimanche matin triste, vers 10h. Il pleuvait. Il s'est adressé à moi en ces mots : "Madame, auriez-vous 2,50$ pour me permettre de prendre l'autobus ? Je dois me rendre dans un centre de désintoxication et je n'ai plus d'argent." Son visage ruisselait de larmes chaudes et sincères. Cette détresse m'a touchée profondément; je ne pouvais refuser à cet homme la chance qu'il se donnait de reprendre sa vie en main.

Je fouillais dans mon porte-monnaie, chose que je ne fais jamais sur la rue (ou qu'exceptionnellement) ; j'avais l'intention de lui donner un peu plus pour qu'il puisse prendre un café pour se réchauffer. Voyant ce que je faisais, il me dit : "Juste 2,50$, Madame, pas plus." Je lui ai tout de même offert un peu plus. Il m'a remerciée simplement et s'est dirigé tranquillement vers l'arrêt d'autobus.

Un poète en fauteuil roulant

Samedi dernier, il faisait très froid (moins 15 degrés C en plus du vent qui empirait l'effet de froid ressenti). J'avais besoin de passer à la librairie pour acheter un cadeau de Noël. Là où je stationne la voiture, un jeune homme (début trentaine) en fauteuil roulant sollicite timidement la générosité des passants. Je prépare une pièce de monnaie pour lui donner. Il me remercie et me remet un poème écrit de sa main et il fait de même pour mon amoureux qui lui a également donné une pièce.

"Ah ! Vous écrivez ? Moi aussi." lui dis-je. Puis, en revenant de la libraire, je lui remets une carte sur laquelle se trouve l'adresse de ce blogue pour l'inviter à venir y faire un tour à ses heures. Il semblait très heureux de l'attention que nous lui avions accordée. J'aimerais vous partager les écrits de cette personne qui m'est un peu moins inconnue...

La beauté

En pensant à tous ces passants
Je m'interroge sur la beauté
Celle d'une femme
D'une larme qui fragilise
D'un sourire qui m'inspire
L'innocence
Perdue par inadvertance
Sur le trottoir
Assis sur mon fauteuil
Habituelle place de mes deuils
La beauté
d'un échec retourné
Par expérience
Jadis ignorance
Les passants élégants
Leurs richesses me caressent
Diamants habillés
Délinquance dépourvue d'arrogance

Michel Pepin

Mots de sagesse

Nous gagnons notre vie avec ce que nous recevons. Nous la forgeons avec ce que nous donnons. (traduction libre)
We make a living by what we get. We make a life by what we give.
—Winston Churchill

Tout ce qui a de la valeur dans la vie se multiplie seulement lorsqu'il est donné.
(traduction libre)
Anything that is of value in life only multiplies when it is given.
—Deepak Chopra

Si vous saviez ce que je sais au sujet du pouvoir de donner, vous ne laisseriez passer aucun repas sans le partager d'une quelconque façon.
(traduction libre)
If you knew what I know about the power of giving, you would not let a single meal pass without sharing it in some way.
—Buddha

Si vous avez beaucoup, partagez votre richesse. Si vous avez peu, donnez votre coeur.
(traduction libre)
If you have much, give of your wealth. If you have little, give of your heart.
—Arab proverb


En ce temps de partage et de réjouissances, je vous souhaite de faire d'heureuses rencontres !

vendredi 28 novembre 2008

Soyons généreux, soyons humains !

Je me permets, ce matin, de vous rapporter une histoire reçue dans mon courriel cette semaine étant donné que la forme n'y est pas.

À l'approche du temps des fêtes où on pense tous à trouver le bon cadeau pour les gens qu'on aime, voici une belle suggestion d'échange de cadeaux... du coeur.

Histoire de coeur

Histoire d'une jolie expérience qui tient chaud aux coeurs et aux âmes. Histoire d'inventer, de partager, voire de perpétuer les bonnes idées.

Un jour, une prof américaine demande à ses élèves de noter le nom de tous les élèves de la classe sur une feuille et de laisser un peu de place à côté de chaque nom. Puis, elle leur dit de penser à ce qu'ils pouvaient dire de plus gentil au sujet de chaque camarade et de le noter à côté du nom. Cela pris toute une heure jusqu'à ce que tous aient fini et, avant de quitter la salle de classe, les élèves remirent leur copie à la prof.

Durant le week-end, la prof écrivit le nom de chaque élève sur une feuille et, à côté, toutes les remarques gentilles que les autres avaient écrites à son sujet. Le lundi, elle donna à chaque élève sa liste. Déjà peu de temps après, tous souriaient. «Vraiment ?» entendait-on chuchoter... «Je ne savais pas que j'avais de l'importance pour quelqu'un ! » et «Je ne savais pas que les autres m'aimaient tant. » étaient les commentaires que l'on entendait dans la salle de classe... Personne ne parla plus jamais des listes. La prof ne savait pas si les élèves en avaient parlé entre eux ou avec leurs parents, mais cela n'avait pas d'importance. L'exercice avait rempli sa fonction. Les élèves étaient satisfaits d'eux-mêmes et des autres.

Quelques années plus tard, un élève était mort au Vietnam et la prof alla à l'enterrement de cet élève. L'église était comble. Beaucoup d'amis étaient là. L'un après l'autre s'approcha du cercueil pour lui adresser un dernier adieu. La prof y alla en dernier et elle trembla devant le cercueil. Un des soldats présents lui demanda : «Est-ce que vous étiez la prof de maths de Mark?» Elle hocha la tête : «Oui.». Alors il lui dit : «Mark a souvent parlé de vous.» Après l'enterrement, la plupart des amis de Mark s'étaient réunis. Les parents de Mark étaient aussi là et ils attendaient impatiemment de pouvoir parler à la prof. « Nous voulions vous montrer quelque chose.» dit le père de Mark, et il sortit son portefeuille de sa poche. «On a trouvé cela quand Mark est tombé. Nous pensions que vous le reconnaîtriez.» Il sortit du portefeuille un papier très usé qui avait dû être recollé, déplié et replié très souvent. Sans le regarder, la prof savait que c'était l'une des feuilles contenant beaucoup de gentilles remarques écrites à l'époque par les camarades de classe au sujet de Mark. «Nous aimerions vous remercier pour ce que vous avez fait.» dit la mère de Mark. «Comme vous pouvez le constater, Mark a beaucoup apprécié ce geste.»

Tous les anciens élèves se réunirent autour de la prof. Charlie sourit et dit : «J'ai encore ma liste. Elle se trouve dans le premier tiroir de mon bureau.» La femme de Chuck dit : «Chuck m'a prié de la coller dans notre album de mariage.» «Moi aussi, j'ai encore la mienne, dit Marilyn, elle est dans mon journal intime.» Puis, Vicky, une autre élève, prit son agenda et montra sa liste toute usée aux autres personnes présentes. «Je l'ai toujours avec moi, dit Vicky et elle ajouta : Nous l'avons tous gardée.»

La prof était si émue qu'elle du s'asseoir et elle pleura. Elle pleurait pour Mark et pour tous ses amis et sa famille. Ils ne le reverraient plus jamais, mais ils s'aimaient, s'appréciaient et se respectaient. Elle pleurait parce que c'était beau ce qui les reliait tous. Elle pleurait sa propre humanité sans doute.Tous, nous sommes magnifiques. L'aventure humaine suppose un grand courage.

Aux êtres extraordinaires que nous sommes

La personne qui a acheminé ce message à sa liste de correspondants courriel a ajouté ceci : «Je dédie cette belle histoire simple à tous les êtres extraordinaires que nous sommes. Je remercie pour cette extraordinaire histoire qui me rappelle oh combien je ne suis rien. Enfin, je veux partager cette émotion maintenant, cet élan d'amour envers toi qui lis mes mots en cet instant même. Nous sommes un seul et même Être, bien que différents les uns des autres. Dieu que c'est bon de se prendre dans les bras ! De partager de l'amour, de l'amitié. De se dire les choses. D'être vrai, simple et sincère avec soi-même.»

Un Noël bien spécial

Et moi, je vous dis ceci : Si vous ne savez quoi offrir à vos proches pour Noël, commencez par leur offrir un mot gentil bien senti. Et si vous faites un échange de cadeaux dans votre famille, votre cercle d'amis ou parmi vos collègues, pourquoi ne pas ajouter un mot gentil sur la carte de souhait ? Un simple «Merci pour ta gentillesse, ton sourire, ton soutien, ton engagement, etc.» C'est le plus cadeau qui soit, car il vient du coeur.


jeudi 19 juin 2008

Un peu comme Jonathan

Après avoir lancé dans la stratosphère web mon message à tous dans lequel je vous adressais une demande bien spéciale pour des prières de guérison, je me suis demandé comment ce message avait bien pu être reçu. À vrai dire, j'avais quelques papillons dans l'estomac craignant d'être perçue comme vraiment "space" et déconnectée avec mes propos à saveur spirituelle. J'ai eu la crainte aussi de perdre des lecteurs. Pourquoi ? Bien, parce que c'était audacieux de ma part et parce que la prière n'est plus à la mode depuis belle lurette.

Dès cet instant, un flash m'a ramenée à l'histoire de Jonathan Livingston le Goéland écrite par Richard Bach en 1970, un grand classique de la même trempe que Le Petit Prince. Je me suis rappelé que Jonathan avait été chassé du Clan parce qu'il voulait simplement apprendre à voler plus haut, plus loin, plus vite... repousser ses propres limites pour découvrir une nouvelle liberté. Ce désir profond, cependant, allait à l'encontre des règles du Clan puisque, selon la loi, un goéland est sensé voler uniquement pour se nourrir en criant et en jouant du bec. Jonathan, lui, passait tout son temps à perfectionner son vol le coeur léger et l'esprit joyeux. Et il se disait, en pensant à ses frères goélands :
"Quand ils apprendraient ce qu'il avait réalisé, les exploits qu'il avait accomplis, pensait-il, les goélands seraient fous de joie. Combien désormais les perspectives de leur vie allaient s'étendre ! Au lieu du terne labeur consistant à aller et venir entre les bateaux de pêche et le rivage, il allait y avoir pour eux une raison de vivre ! Désormais ils pourraient sortir de leur ignorance, se révéler des créatures pleines de noblesse, d'habileté et d'intelligence. Être libres !" (p. 26)

Le flash, c'est que je me voyais dans Jonathan. C'est-à-dire que mon expérience de la maladie m'a précipitée dans des circuits hors route m'amenant à découvrir de grandes vérités de vie. Avec enthousiasme, je m'empresse de partager mes découvertes pour possiblement faire une différence dans la vie des gens qui me lisent. Mais parfois, comme c'est le cas avec mon dossier sur la spiritualité, j'ai le sentiment de parler une langue étrangère peu comprise.

Il m'arrive souvent aussi de sentir la solitude, tant physique que spirituelle, comme si mon chemin se traçait dans un grand désert. Mon mode de vie a changé complètement, c'est vrai, mais je suis heureuse aujourd'hui de constater que ma quête dans les profondeurs de mon être a donné un sens à l'expérience et à toute ma vie. Je me sens parfois seule sur ma route, mais ma grande consolation est de savoir que je suis sur la bonne voie : LA MIENNE.

Et avant longtemps, cette voie se peuplera à nouveau d'êtres qui, comme moi, auront décidé de chercher leur essence divine pour trouver un sens plus noble à la vie et être libre enfin, comme le dit Jonathan jugé et accusé d'irresponsabilité par le Grand Conseil :
"Irresponsabilité ? Mes frères ! s'écria-t-il, qui donc est plus responsable que le goéland qui découvre un sens plus noble à la vie et poursuit un plus haut dessein que ceux qui l'ont précédé ? Mille années durant, nous avons joué des ailes et du bec pour ramasser des têtes de poisson, mais désormais, nous avons une raison de vivre : apprendre, découvrir, être libres ! Offrez-moi seulement une chance de vous convaincre, laissez-moi vous montrer ce que j'ai découvert..." (p. 34)

Et viendra un temps, j'en suis convaincue, où je serai appelée à partager à plus grande échelle pour apporter une contribution plus significative au sein de la société dont je fais partie.

Un beau témoignage

J'ai reçu, l'autre jour, un témoignage émouvant d'un ami poète. J'aimerais vous le partager. Alors voici :

À celle qui fouille le temps et ses écrits
Avec amour et grande passion... les fait revivre...
Le plus souvent dans une toute nouvelle perspective
Puis patiemment, les assemble et les publie.
Pour nous tous et en leur nom je te dis :
Merci ! ! !

Aussi en pensant a toi...
Je te vois à ton pupitre... seule et absorbée
Combattant à grands coups de plume
Le mal qui accable ton âme abîmé
Mais à chaque jour, un peu plus de terrain gagné
Mais aussi à chaque jour, un peu plus d'efforts à donner.
Comme j'aimerais, à grands coups d'épée, ce mal chasser
Puis, de mes mains expirant l'amour et la bonté,
Tes blessures, cicatriser
Pour qu'à jamais ton âme, la lumière pure, puisse respirer.

vendredi 30 mai 2008

Sur un banc du parc Lafontaine

C'est là que la mort a rencontré la Vie...

J'étais assise avec mon ami en deuil de sa femme, dans une atmosphère d'été précoce, à lui lire le texte que cette douloureuse perte m'avait inspiré (réf. "Terminus 38-34" paru le 6 février dernier sur ce blogue). L'air frais commandait quelques chauds rayons de soleil pour vraiment sentir la douceur de cet après-midi des derniers jours de mai.

Cachés sous ses lunettes noires, ses yeux laissaient couler des larmes incontrôlées manifestant toute la solitude et le désarroi contenus dans le coeur de cet homme perdu et fragilisé par la douleur. En ces moments d'intense chagrin, il voudrait pouvoir régler sa vie comme il l'entend : aller retrouver sa famille dans son Cachemire natal pour obtenir le réconfort dont il a vraiment besoin. Mais il doit se résigner à rester au pays n'ayant pas encore obtenu son passeport canadien. (Il a subi, entre autres, les conséquences des mesures de sécurité accrues suite aux événements du 11 septembre 2001, soit délais plus longs et contrôles plus serrés, surtout pour les immigrants musulmans.)

Maintenant, il doit apprendre l'histoire du Canada et du Québec en 150 questions pour pouvoir passer l'examen d'admission à la citoyenneté canadienne. Mais ne sachant que trop peu lire et écrire, il aura recours à la version orale de l'examen. Ainsi, il devra mémoriser les 150 réponses que sa douce épouse avait déjà enregistrées pour lui sur un magnéto portatif.

Et imaginez ce qui s'est passé lorsqu'il s'est mis à réécouter cet enregistrement... il était bien plus dans les bras invisibles de sa Mimi que dans l'examen du Ministère. Il tourne en rond dans ce processus de deuil qui lui semble infernal, surtout vécu ici au Québec. C'est que nous, on a une façon bien particulière d'accompagner les endeuillés. Notre rapport à la mort est si ambigu (on est mal à l'aise avec cette notion) qu'on est incapable d'accompagner dignement une personne en deuil. On bafouille, on s'esquive, on se dit : "ça va aller..." Mais quand on est séparé de ses proches par 12 000 km de territoires et d'océans, on a besoin de pas mal plus que ces balbutiements de marques de sympathie. Il me dit avoir les ailes coupées et se sentir seul dans un grand trou noir. Il trouve ça si difficile à vivre qu'il craint qu'en restant ici avec nous, il perdra le vrai contact avec la Vie telle qu'il la conçoit, soit celle branchée directement sur le coeur.

Enfin, tout ce que je trouve d'utile à lui proposer pour lui faire faire un pas de plus vers son objectif de retrouver sa famille un jour, c'est de réenregistrer pour lui les 150 réponses qu'il est incapable d'écouter de la voix de sa femme. Il m'en est reconnaissant.

La mort n'est pas une fin

Curieusement, ce matin, je recevais une parole de sagesse dans mon courrier matinal qui parle de la mort (je vous l'ai déjà dit qu'il n'y avait pas de hasard...). Voici :

Comprenez que la mort n'est pas une fin, mais un début; pas une horreur, mais une joie. Ce n'est pas une fermeture, mais une ouverture. Le moment le plus joyeux de votre vie sera lorsqu'elle se terminera. C'est parce qu'elle ne prendra pas fin, mais elle se poursuivra d'une façon si magnifique, si pleine de paix, de sagesse et de joie, qu'il est très difficile à décrire et impossible pour vous de le comprendre. (traduction libre) (Extrait de Conversations With God, Book 2, Neale Donald Walsch, Page 56)

Comment être un Ange gardien

  • Soyez un ami; l'amitié vraie est un cadeau sans prix.

  • Écoutez toujours avec votre coeur; vous devez écouter une personne avant de pouvoir tenter de l'aider d'une quelconque façon, alors écoutez toujours avec votre coeur tout entier.

  • Allez au devant des personnes éprouvées, même si vous n'êtes pas certain de ce qu'elle aura besoin de vous.

  • Comprenez que les miracles ne sont pas mystérieux ni impossibles à accomplir. Un miracle est le petit geste que vous posez qui fera une grande différence dans la vie d'une autre personne.

  • Rappelez à quelqu'un que la vie est précieuse et qu'elle mérite d'être vécue pleinement, même si son monde semble sombre et sans espoir.

  • Sachez que les sentiments sont la clé à la compréhension. Vous devez avoir une idée de comment l'autre personne se sent avant que vous puissiez commencer à la comprendre.

  • Gardez l'esprit de Noël toute l'année. Ne rangez pas votre bonne volonté avec les décorations de Noël après les fêtes.

  • Soyez honnête dans l'amour et l'attention (le caring) que vous offrez à une personne; la compassion sincère est le plus beau cadeau à offrir et l'honnêteté est angélique.

  • Ne vous attendez pas à vous voir pousser des ailes; soyez plutôt satisfait des douces palpitations de l'accomplissement.

  • Écoutez votre intuition; elle ne vous fera pas défaut en temps de doute.

  • Par-dessus tout, encouragez d'autres personnes à faire ces pas vers les autres à travers le rayonnement lumineux de votre exemple.

par Connie Anzalone
(traduction libre - Extrait de With God by Your Side... You Never Have to Be Alone, A Blue Mountain Arts Collection, pp. 46-47)

jeudi 29 mai 2008

La grande Mosaïque

(D'abord relire "La grandeur de la vie" paru le 16 mai sur ce blogue.)

"Tous unis dans le même esprit", ça vous dit quelque chose ? Cette parole, nous l'avons apprise dès notre jeune âge car elle est le fondement même de la religion catholique. Cependant, la plupart d'entre nous n'y a jamais rien compris. "Voyons donc, comment ça peut être possible ?" se demande-t-on. C'est que nous sommes tellement ancrés, pour ne pas dire "emmurés" dans notre corps et dans notre individualité qu'il nous est très difficile de comprendre et de ressentir l'unité au sens de l'esprit divin.

Pourtant, pour cheminer sur la voie du coeur et de l'amour, il est essentiel de s'ouvrir à cette dimension spirituelle qui nous échappe souvent. (Rien à voir avec la religion.) Et où cela mène-t-il ? Le principe d'unité ramène à la "grande mosaïque", comme plusieurs l'appellent.

Le théâtre de la vie

Imaginez un grand puzzle avec des milliards de morceaux qui s'emboîtent les uns dans les autres parfaitement car chacun joue son rôle avec la conscience que ce rôle est essentiel à l'ordre général du grand plan. Et imaginez combien chaque petit morceau peut se sentir comblé de joie profonde sachant cela. Joie qui rejaillit ensuite sur l'ensemble.

J'aime aussi m'imaginer Dieu comme un grand océan où chaque être est représenté par une goutte d'eau. La goutte et l'océan sont fusionnés grâce à leur nature identique. C'est ça l'unité. Mais comment arriver à le vivre ?

D'abord, le désirer est le premier pas car ceci ouvre la conscience à une dimension nouvelle, une conscience que l'autre, c'est moi. Ce que je fais à l'autre, je me le fais à moi-même. Ainsi, on commencera à regarder le monde avec des yeux différents, à essayer de comprendre la dynamique, le besoin de l'autre, le rôle qu'on peut jouer dans la réponse à ce besoin (sans me laisser tomber pour autant) et ainsi trouver sa place sur l'échiquier de la vie.
"Pour arriver à l'union, il faut commencer par établir le contact en vous-même avec l'Esprit et trouver ainsi votre propre complétude. Il vous faut établir le contact avec le Père intérieur. De cette façon-là, vous devenez automatiquement un avec eux." (les bons, les mauvais, les riches, les pauvres, les malades, les bien-portants, etc.) (Extrait de Goldsmith, Joël S., L'Art de la guérison spirituelle, éd. Astra, 1997, p. 174)

Se connecter sur la Source

La méditation et la prière sont des avenues par excellence pour élever notre esprit à la dimension de l'unité puisque le corps perd toute son importance. Dans mon image de l'océan, les gouttes d'eau seraient les êtres qui ont réussi à se libérer de toute attache appartenant au monde matériel, à débuter par le corps. Mais la grande majorité de nous aura besoin de la mort pour y parvenir. On pourrait donc représenter la personne humaine comme un verre d'eau. Ainsi, l'eau qu'elle contient, c'est son esprit qui est le même réuni dans l'immensité de l'océan. Seul le verre la sépare de sa Source.

Sachant cela, simplement en fermant les yeux et en laissant aller les pensées (car il est presque impossible de les arrêter), il est possible de quitter le monde matériel (sur le plan de la conscience) pour entrer en contact avec sa source, son être profond, sa propre divinité. Que ce passe-t-il alors ? Eh bien, lorsqu'on a abandonné notre propre vérité (celle qu'on s'invente et qu'on se raconte sans cesse), la voie s'ouvre sur la Grande Vérité et la conscience peut livrer ses messages de sagesse.

Et moi, dans tout ça ?

À l'automne 2005, lorsque je me suis retrouvée hors du circuit du travail, j'ai cherché ma raison d'être... Le travail, le poste qu'on occupe, le salaire qu'on gagne (et les bébelles qu'on achète avec !), la compétence qu'on exhibe à tous vents, le statut dont on jouit; tout ça est si intégré dans la définition que l'on fait de soi-même que lorsque tout ça disparaît, on se demande à quoi on sert. (Pensez simplement aux premières phrases que vous échangez avec une personne que vous rencontrez pour la première fois : "C'est quoi ton nom ? Qu'est-ce que tu fais dans la vie ?")

Ainsi, j'ai dû me repositionner pour éviter la dépression. De toute façon, le défi que j'avais à relever me demanderait toute mon énergie, alors pas les moyens de sombrer dans les ténèbres du mental qui cherche à se donner une importance. C'est là que le coeur est venu à la rescousse... Tout ce qui appartenait au monde de l'ego m'était complètement inutile pour grimper mon Everest. C'est ainsi que je me suis branchée sur la Source en activant ma spiritualité.

J'avais déjà pris l'engagement de partager mes découvertes sur le chemin de la guérison (voir "Matin de confidences" paru le 12 avril dernier). Mon travail étant déjà bien entamé avec mes deux thérapeutes, mes lectures et mes réflexions, je me suis mise à l'écriture. Dix-huit mois plus tard, j'avais écrit un livre (inédit). Ayant choisi de laisser dormir le manuscrit quelque temps dans le tiroir, je n'avais accompli que la moitié de mon mandat; j'avais écrit mais pas partagé.

Quelques mois plus tard, je créais ce blogue qui, bien que plutôt tranquille sur le plan des commentaires, est fréquenté par bon nombre de gens et en inspire plusieurs au quotidien.

Un message clair

Avec cette conscience de participer au mieux-être de la communauté par mon témoignage, cela donne un sens véritable et profond à mon expérience parfois difficile. Et récemment, un rêve est venu m'apporter la confirmation : je participais à un groupe de cheminement spirituel dont le guide était une femme aux cheveux gris. Elle nous encourageait à entrer en contact avec notre esprit, "Car, disait-elle, il s'y cache des trésors de sagesse." Puis, tenant dans ses mains un document qui semblait être un contrat sur lequel était inscrites 24 clauses, elle ajoute : "Regardez, ceci est la mission de Josée..." Je pouvais lire les deux premières. Je me suis réveillée à 3 heures du matin avec l'urgence d'aller les écrire pour ne pas les oublier. Je sentais que c'était important. Voici ce dont il s'agit :

1. Née pour lutter et partager
2. Née pour illuminer par la compassion et la compréhension

J'avais déjà une bonne idée que j'étais sur la bonne voie, mais ce message clair m'a procuré un profond bien-être. Je sais maintenant que je fais ce que j'ai à faire et je ne cherche pas plus loin.

Pistes de réflexion

« Pour croître vers la maturité humaine et grandir dans la liberté intérieure, pour franchir les barrières de l’individualisme et de l’égocentrisme derrière lesquelles nous nous cachons souvent pour nous protéger, nous avons besoin d’appartenir à quelque chose de plus grand que nous-mêmes; nous avons besoin d’être liés à d’autres. » (Extrait de VANIER, Jean, Accueillir notre humanité, Éd. Bellarmin, 1999, p. 45)

« Chacun de nous est une petite parcelle unique de notre vaste univers, porteuse de son histoire depuis les origines. Chacun jaillit d’une source insondable et chemine vers elle, portant en soi une lumière de vérité et d’amour. » (Idem, p. 134)

« Vous êtes ici pour permettre à la mission divine de l’univers de se déployer. Voilà à quel point vous êtes important ! » (Extrait de TOLLE, Eckhart, Le pouvoir du moment présent; Guide d’éveil spirituel, Ariane Éditions inc., 2000, p. 135)

vendredi 9 mai 2008

Spiritualité 201

Pourquoi 201 plutôt que 101 ? Parce que nous vivons déjà tous, à différents degrés et selon une multitude de formes souvent bien personnelles, une certaine spiritualité, avouée ou non. Ainsi, nous ne partons pas de zéro, même si notre pratique peut sembler insignifiante ou inexistante. Cependant, pour mieux faire face aux aléas de la vie (transition majeure, pertes diverses, souffrances, etc.), il est parfois nécessaire de passer à un niveau supérieur. Souvent, quand le besoin se fait sentir, les moyens nous sont fournis comme par magie : nous rencontrons des personnes bien branchées qui deviennent des guides, nous mettons la main sur des lectures inspirantes, nous faisons des prises de conscience importantes, etc. La spiritualité fait partie de notre vécu, qu'on le veuille ou non.

Dans le numéro du mois de mai de "O" Magazine (Oprah), on y consacre tout un dossier afin d'approfondir cet aspect de la vie. D'abord, Martha Sherrill, dans son article intitulé "Welcome to the Banquet", trace un portrait du vent de spiritualité qui balaie le continent. En effet, l'Amérique est au coeur d'une réémergence spirituelle qui se manifeste par la quête de sens de millions de personnes.

Le banquet, c'est la représentation de la multitude de formes que peut prendre la pratique de la spiritualité, que ce soit par la méditation, le yoga, la prière, une retraite de compassion, un pèlerinage dans un ashram, etc. C'est ce qui est nouveau : les gens affirment qu'ils veulent se brancher sur le sacré mais qu'ils veulent le faire selon leurs propres conditions - soit dans un mode qui honore qui ils sont en tant que personnes réfléchies et capables de discernement et qui tient compte de leur vie au quotidien.

L'auteure ajoute : "La tendance vers une spiritualité est réelle ; elle est simplement difficile à cerner parce qu'il n'y a pas d'église de la spiritualité." On note, entre autres, que le livre de Elizabeth Gilbert, Eat, Pray, Love* relatant son pèlerinage d'un an à travers le plaisir en Italie (Eat), la foi en Inde (Pray) et l'équilibre en Indonésie (Love), s'est vendu à près de cinq millions d'exemplaires. On a aussi vu des Marines en Iraq faire des salutations au soleil. Et puis, il y a aujourd'hui tout un marché pour des voyages à caractère spirituel. (On pense notamment au chemin de Compostelle devenu très populaire, aux nombreux pèlerinages en Inde, au pays des ashrams, sans parler des voyages humanitaires qui visent essentiellement à vivre une expérience d'entraide dans des pays en voie de développement.) On cherche de plus en plus un sens à son existence et à faire une différence autour de soi.

Arielle Ford, une spécialiste des tendances sociales affirme : "Il y a une nouvelle attitude qui unit plusieurs mouvements à la fois. Les gens se tournent maintenant vers quelque chose d'extérieur à eux et de plus grand : une façon de vivre sur Terre qui fait preuve de conscience sociale et d'éveil spirituel. C'est très différent d'il y a dix ou vingt ans. Le mouvement Nouvel Âge et ce qu'il est devenu, un soi-disant mouvement de croissance personnelle, était vraiment orienté et concentré sur le soi (l'individu). Aujourd'hui, nous cherchons plus l'unité, pour la connexion et la communauté. Nous voulons prendre soin de la planète et nous nous demandons Quelle est ma mission?"

On dit que le premier pas dans une quête de sens est de se poser la question. Et on croit que le centre de toute vie spirituelle n'est pas la foi mais plutôt un doute fructueux, celui qui motive et stimule la quête. Selon une journaliste du Washington Post qui a lancé un blog sur le sujet de la foi (qui a dépassé toutes attentes en terme de popularité), les gens veulent interagir d'une façon plus profonde et parler de choses qui comptent vraiment.

En conclusion, je vous propose cette réflexion d'un grand philosophe religieux, Martin Buber : "Quand deux personnes entrent en relation de façon authentique et humaine, Dieu est le courant électrique qui surgit entre elles."

À suivre...

* J'ai parlé de ma lecture de ce livre dans les chroniques du 15 janvier (Au bout de l'arc-en-ciel), du 24 janvier (À quel âge vous sentez-vous aujourd'hui ?) et du 4 février (Où est la grille ?)

lundi 18 février 2008

Le défi de la joie

Je fais une petite parenthèse dans la poursuite de mon dossier "O" Happiness pour vous communiquer un lien fort intéressant. Je viens tout juste de le recevoir d'une amie et j'y ai trouvé un document vidéo sur le défi de la joie. Je vous invite à le visionner au moment où vous aurez assez de temps pour l'apprécier (env. 30 minutes), car il est bourré de grandes vérités et de précieux secrets.

Allez donc faire un tour à cette adresse : www.videoconscience.ca

Bon visionnement !

mercredi 6 février 2008

Terminus 38-34

Cette chronique aurait pu s'intituler : "Quand la vie s'arrête trop vite".

J'ai été profondément touchée par l'histoire de mon ami venu de l'autre bout du monde il y a plus de six ans pour vivre avec celle qu'il aime : une Québécoise qu'il a connue alors qu'il était artisan et marchand de bijoux dans son Cachemire natal. Cet être très attachant qui aime la vie et qui s'investit énormément et avec coeur pour s'intégrer à notre belle société doit maintenant apprendre à vivre sans sa douce... elle est décédée subitement la semaine dernière. Elle avait 38 ans, et lui, 34.

Personne n'aurait pu soupçonner que cette jeune femme pleine d'énergie était menacée par un mal aussi mystérieux que sournois : une forte fièvre l'a conduite à l'hôpital et trois jours plus tard, elle rendait l'âme. J'ai peu de détails sur les circonstances médicales de ce décès, mais il est clair que le terminus est arrivé pour elle avant même qu'elle ne prenne son billet de train. La vie s'est arrêtée beaucoup trop tôt... pour les deux.

Bien sûr, mon ami est toujours de ce monde, mais sa vie s'est arrêtée en même temps que le coeur de sa douce épouse. Il s'en sortira sans aucun doute, avec le temps, mais cette histoire nous rappelle combien la vie est précieuse tant elle est fragile.

Et dans la même journée, je me rendais à l'hôpital pour une prise de sang en prévision de mon traitement d'aujourd'hui. À mon arrivée, j'ai rencontré un jeune couple qui sortait avec un petit bébé tout neuf et tout fragile. La vie continue... Pourtant, dans mon coeur, la tristesse régnait. Beaucoup de tristesse. Et ce n'est qu'en soirée, dans le cadre de mon cours de Qi Gong, alors que j'étais davantage à l'écoute de mon univers intérieur, que j'ai réalisé que cette histoire m'avait affectée plus profondément encore... Elle m'avait tout simplement jetée par terre. Moi qui lutte avec grande foi et avec tant d'ardeur pour rester accrochée à la paroi rocheuse sur laquelle je me balance, au-dessus du vide, depuis plus de deux ans et demi maintenant.

Mon imagerie mentale me ramenait une vision : une grande rafale de vent qui emporte une femme apparemment solidement ancrée au sol pour la projeter dans l'abîme. L'abîme ; c'est aussi le grand gouffre dans lequel mon ami est tombé lorsqu'il a vu sa douce partir ; il voulait tant la rattraper, la garder auprès de lui. Impuissant, il a pourtant dû se résigner à accepter la cruauté du sort. Heureusement, il a la foi. Sans doute que son deuil pourra être allégé et vécu plus sereinement à l'idée de pouvoir la retrouver un jour dans l'éternité de l'Amour. En attendant, il pourra toujours la rejoindre au creux de son coeur, une fois retranché dans sa paix intérieure à l'abri des regards et de ce monde qui bouge si vite.

J'avoue que ce soudain revers de la vie a amené un gros doute dans ma tête sur mon réel pouvoir de guérison et m'a très momentanément donné le goût d'abandonner, car la vie, semble-t-il, a toujours le dernier mot. Mais rassurez-vous, je ne lâcherai pas; je n'ai pas le droit. J'ai plutôt le devoir de guérir pour réaliser mes projets de vie et ainsi apporter ma contribution à mon époque.

Et ce nouvel épisode nous rappelle combien il est important de vivre chaque moment intensément dans son coeur, en remerciant la vie de tant de beauté et de générosité (qu'on voit trop peu, hélas!). Et que dire du lien qui nous unit à nos proches ? Exprimer souvent et sincèrement, dans des mots clairs et simples, notre appréciation aux personnes qui savent si bien, à leur façon, enrichir notre vie. Leur exprimer par des marques d'amour, d'amitié, des petits gestes de générosité, c'est ça vivre intensément.

Joyeuse VIE !

lundi 21 janvier 2008

"Out" la médiocrité !

Me coulent encore dans les veines les grands concepts de qualité totale des années 90. À l'époque, je travaillais pour un consultant en développement organisationnel et en formation, et sa mission en était une de quasi révolution au sein des entreprises québécoises grâce à la nouveauté de l'heure en terme de gestion : la notion de qualité totale. Le client, déjà considéré comme un roi dans notre univers de consommation, devenait incontestablement le centre de nos préoccupations de commerçant. C'est pour lui plaire encore davantage qu'on acceptait de transformer nos façons de faire dans les services rendus, tant sur le plan de l'attitude que de l'expertise, et ce, afin qu'il soit entièrement satisfait de sa relation d'affaires avec nous.

Les temps ont bien changé, il me semble. Sans vouloir alimenter le débat actuel entre les générations, je constate que les jeunes n'ont pas la même notion de service à la clientèle. Je vois souvent la médiocrité réintégrer notre système de consommation, et pour une raison que j'ignore encore, nous, les clients, avons accepté cet état de fait comme une calamité sur laquelle nous n'avons aucun pouvoir. Voici un exemple éloquent de cette réalité :

Hier, avec ma courte liste d'épicerie, je fais un saut au Provigo tout près de chez moi, là où je vais au moins une fois par semaine pour faire mes courses. Pendant que le caissier passe mes articles au lecteur optique, il jase avec son collègue à la caisse voisine (qui se trouve à être l'assistant-gérant). Ils JASENT, c'est-à-dire que leurs propos ne sont aucunement d'ordre professionnel. Au moment de payer, je demande 60$ de plus (avec la carte de débit). Le caissier poinçonne le montant demandé et termine la transaction tout en poursuivant sa conversation avec son collègue. Il met ma facture dans le sac (normalement, on me la remet en mains propres) et me dit au revoir. Également distraite par cette conversation, je sors du magasin sans mon argent.

Arrivée à l'auto, je me rappelle que je n'ai pas reçu le montant que j'avais demandé. Je retourne aussitôt à l'intérieur. Le caissier qui m'avait servie ne se rappelait tout simplement pas de ma transaction. C'est juste s'il m'a reconnue. Je demande donc mon argent. Pour pouvoir corriger l'erreur du caissier, étant donné que sa mémoire lui faisait cruellement défaut, l'assistant-gérant a dû fermer la caisse (un dimanche soir où le nombre de caisses ouvertes est déjà très réduit) pour compter tout son contenu pendant que, moi, j'attends habillée comme un ours à suer. Finalement, il constate l'erreur et me remet l'argent en me disant : "Désolé" du bout des lèvres. Il me semble qu'il aurait pu et dû y avoir un peu plus de considération et de respect dans les excuses, mais d'abord et avant tout dans le service en général.

Et pendant ce temps...

Deux heures plus tard, j'écoutais la télé; on y présentait deux émissions spéciales sur notre Céline nationale. Quelle inspiration extraordinaire ! Elle, elle se donne à 100% (et même plus), tant dans l'exercice de son art que dans la profondeur de son coeur. On la voyait rencontrer certains de ses fans les plus irréductibles et elle les accueillait à bras ouverts avec la plus grande sincérité du monde. Comme si elle retrouvait des amis de longue date. J'ai été très touchée par sa façon d'être et je me suis mise à espérer que chacun d'entre nous ait le désir de faire toujours de son mieux. C'est sans doute ce qu'on pourrait appeler le paradis.

lundi 12 novembre 2007

Pour un monde meilleur

À la suite du Sommet du millénaire contre la pauvreté dans le monde tenu la semaine dernière à Montréal en présence de grands personnages de notre époque, venus témoigner de leur engagement à l'égard des objectifs de développement du millénaire (voir ci-dessous), j'entendais les gens affirmer qu'ils se sentaient impuissants face à l'ampleur du problème. Les journalistes se demandaient qu'est-ce que ça donnait de tenir un événement du genre. Comment un rassemblement de personnes engagées et intéressées à l'être change quoique ce soit à la situation dans le monde ?

D'abord par la sensibilisation. Lorsqu'on prend conscience d'un phénomène, il est déjà plus facile d'agir. Et hier soir, à l'émission Tout le monde en parle, Patrick Huard, l'un des porte-paroles de l'événement, disait : "Ce qui se passe ailleurs, se passe ici, et ce qui se passe ici a des répercussions ailleurs."

À cet effet, j'aimerais citer Marianne Williamson (Le changement, Éd. du Roseau, p. 66):
"Comme nos esprits sont un, tout conflit entre nous contribue à la guerre et toute réconciliation nous rapproche de la paix planétaire. Le moindre de nos jugements nourrit la guerre, comme le moindre de nos pardons enrichit la paix. Les miracles influent sur des situations dont nous ne serons même jamais conscients. Le battement des ailes du papillon en Amérique du Sud influence les vents qui soufflent sur le pôle Nord, et les pensées de paix en Idaho influent sur les plans pour la paix en Palestine. Quelle occasion et quelle responsabilité remarquables nous avons, de pouvoir essayer de faire les choses comme il faut !"

Nous ne pouvons tout simplement plus rester indifférents au sort de nos frères humains de la planète. Quoi faire alors ? Contribuer financièrement aux causes des grands organismes humanitaires qui ont pour mission de soulager ces populations affectées ici et là serait déjà une bonne façon de faire sa part. Certains auront envie de s'engager plus directement en joignant les rangs de l'un de ces organismes. Parfait. Mais pour les autres qui se sentent plus limités dans leurs moyens, voici ma proposition dans les lignes de ce poème de Connie Anzalone (traduction libre) :

Soyez un ami; l'amitié sincère est un cadeau précieux.

Écoutez toujours avec votre coeur; vous devez écouter une personne avant de pouvoir lui apporter l'aide dont elle a besoin, alors écoutez toujours avec tout votre coeur.

Offrez votre aide à ceux qui en ont besoin, même si vous n'êtes pas certain de savoir si vous pouvez les aider ou comment.

Prenez conscience qu'un miracle n'est pas une chose mystérieuse impossible à réaliser. Un miracle est tout simplement un petit geste posé qui fait toute la différence dans la vie d'une autre personne.

Rappelez à l'autre que la vie est précieuse et qu'elle vaut la peine d'être vécue, même si son monde semble sombre et sans espoir.

Sachez que les sentiments sont la clé de la compréhension. Vous devez avoir une idée de comment l'autre personne se sent avant de pouvoir commencer à la comprendre.

Conservez l'esprit de Noël tout au long de l'année. Ne le rangez pas dans vos boîtes avec tous vos ornements après les fêtes.

Soyez honnête dans l'amour et la tendresse que vous procurez à une personne; de la compassion sincère est la meilleure à offrir, et l'honnêteté est angélique.

Ne vous attendez pas à vous voir poussez des ailes; soyez plutôt satisfait des chaudes palpitations de l'accomplissement.

Écoutez votre intuition; elle ne vous trompera pas dans le doute.

Par dessus tout, encouragez d'autres personnes à adopter les mêmes attitudes à travers votre propre exemple rayonnant.


Les 8 objectifs* de développement du millénaire sont les suivants :
  • Réduire l’extrême pauvreté et la faim
  • Assurer l’éducation primaire pour tous
  • Promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes
  • Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d’autres maladies
  • Améliorer la santé maternelle
  • Réduire la mortalité infantile
  • Assurer un environnement durable
  • Mettre en place un partenariat mondial pour le développement

* Tel qu'élaborés en 2000, dans la Déclaration du Millénaire de l’ONU adoptée à l’occasion du plus vaste rassemblement mondial de dirigeants de l’histoire.