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lundi 4 mai 2009

En Dieu, la grâce !

Je suis assise là devant Dieu... ou plutôt je suis assise là EN Dieu afin qu'Il me montre le chemin vers son immortalité, son éternité, son infinité. Je ne veux pas comprendre avec ma tête, mais vivre dans mon coeur, mon esprit et mon âme la manifestation de sa grâce de santé, d'harmonie, de complétude et d'abondance sans limites. (Inspiré de Joël S. Goldsmith, L'Art de la guérison spirituelle, éd. Astra, 1997, p. 34)

Je sais que si je veux connaître l'essence de Dieu et vivre ses grâces, je dois m'élever à sa hauteur car tout a déjà été créé de tous les temps et pour l'éternité. "L'oeuvre de Dieu a été accomplie au commencement, et Il l'a trouvée bonne. (...) Celui qui veut connaître la grâce de Dieu doit se mettre au diapason de Dieu et recevoir Sa grâce immuable, telle qu'elle s'exprime de tout temps -- hier, aujourd'hui ou demain. Pour cela, une chose est nécessaire : connaître Dieu tel qu'Il est." (idem, p. 28)

Trouver une terre solide

Suite aux événements de la semaine dernière (référer aux deux dernières chroniques) où la maladie vient me défier davantage, où la mort vient me saluer au passage et où la peur refoulée et inavouée vient créer un blocage sévère de tout le système digestif*, j'ai repris plus assidûment ma pratique spirituelle. C'est en elle que je trouve paix et sérénité; c'est en elle que je trouve la force et la foi nécessaires à mon combat. Pour m'accompagner, j'ai repris ma lecture sur l'art de la guérison spirituelle. Quel réconfort ! Cette lecture m'aide à mieux connaître Dieu et m'incite à m'en approcher davantage. Pour ce faire, je dois créer encore plus d'espace de silence et d'immobilité, car c'est là qu'est Dieu.

Je ferme les yeux tentant de contacter le vide ; c'est difficile. Les idées circulent dans ma tête comme sur une autoroute. Je dois les laisser aller... À force de pratique, une ouverture de plus en plus grande se fera et le voile qui me sépare de la dimension divine s'amincira. (L'auteur a écrit deux autres ouvrages qui m'aideront sans doute : L'art de la méditation et Le don de l'amour, aux Éditions Astra.)

Méditation sur le cosmos (Extrait de Christopher Titmuss, Guide pratique de la méditation pour le corps et l'esprit, Éd. Hurtubise HMH, 2002, p. 79)
  1. Par une nuit douce et agréable, recherchez un endroit calme et sec à l'extérieur où vous pourrez vous allonger (éventuellement sur une natte).
  2. Joignez vos pieds et posez vos bras le long de votre corps, paumes vers le haut.
  3. Restez quelques minutes à contempler le ciel. Prenez conscience de la profondeur et de l'immensité de l'univers.
  4. Prenez conscience de la relation entre l'endroit où vous vous situez et les autres points de l'univers.
  5. Comprenez de quelle manière les choses, voisines et lointaines, sont en corrélation.
  6. Ressentez le caractère très extraordinaire de tout cela.
  7. Laissez-vous envahir par la gratitude devant ce mystère.
  8. Si vous êtes effrayé (cela arrive parfois face aux sentiments de vulnérabilité ou d'insignifiance qui vous étreint), pensez au nombre d'autres êtres humains qui connaissent la même expérience... Cette peur n'est qu'une confirmation de votre symbiose avec toute chose et tout être.
Prière de contact
"Le Père connaît mes besoins, et je me tiens en ce lieu en position de témoin, non pas en priant pour des occasions bonnes de se révéler demain, mais en étant assis tranquillement dans cette atmosphère de l 'Âme, et en regardant les occasions bonnes venir à moi. De même que les rivières coulent vers la mer, obéissant en cela à quelque loi de Dieu, normale, naturelle pour elles, qui est de se mélanger à la mer et de nourrir ses vastes étendues, ainsi il est normal, naturel, que la grâce de Dieu vienne en moi pour me nourrir. Cette grâce était jusqu'ici retenue par mes désirs, mes peurs, mes doutes et ma croyance en un Dieu séparé et distinct de mon être, qui ainsi ne connaissait pas mes besoins. Maintenant, je suis libéré de toute inquiétude, de toute
préoccupation, et je suis témoin de la bonté infinie de Dieu." (Goldsmith, p. 260)



*L'onde de choc

Dans la nuit de mardi à mercredi dernier, moins de 48 heures après avoir reçu une terrible nouvelle de la bouche de mon oncologue, le corps a réagi violemment. Une heure du matin, je me réveille avec un abominable mal de ventre ; on dirait que tout l'intestin est bloqué solide : du ciment. La douleur est difficile à supporter. Elle me tient éveillée toute la nuit. Au petit matin, la douleur est si intense que la nausée me prend... Je me retrouve assise sur le plancher de la salle de bain à vomir mon souper de la veille.

Je ne comprends vraiment pas ce qui peut s'être passé pour qu'apparaisse cette indigestion subite; je n'ai rien mangé de différent ou de suspect, je n'ai pas connu d'épisode de constipation sévère qui pourrait, à la limite, expliquer un tel résultat.

Ce malaise inexpliqué me garde au jeûne et au repos pendant trois jours et la douleur persiste dans tout l'abdomen quelques jours de plus. Avec le recul, j'arrive à identifier la seule cause possible de ce malaise : l'onde de choc qui a suivi la nouvelle. En effet, ne voulant pas être ébranlée par le caractère pessimiste et même défaitiste des résultats de mon dernier examen et surtout par le triste pronostic de l'oncologue, j'ai pratiqué la maîtrise de mes émotions. J'ai, en quelque sorte, fermé la porte à toute émotion qualifiée négative (peur, colère, tristesse) pour éviter de m'effondrer et surtout pour m'assurer que mon réseau de soutien ne s'effondre pas autour de moi. C'était crucial, car c'est en grande partie grâce à ce réseau que je suis capable de continuer.

Refusant ainsi au corps d'exprimer toutes les vibrations internes causées par la nouvelle, il a réagi autrement. Il voulait me dire : "Je n'ai pas digéré la nouvelle et je ne veux pas la garder en dedans." C'est un grand service qu'il m'a rendu, car cette indigestion s'apparente beaucoup à un cycle de nettoyage à spinnnnn... Aujourd'hui, je vais beaucoup mieux.

jeudi 16 octobre 2008

L'air qui entre et qui sort

En ce lendemain de traitement, je me permets de m'appuyer sur des écrits inspirants pour vous livrer ma chronique du jour. En fait, je vous ai promis, dans mon dernier texte, un exercice de respiration consciente.

C'est dans le dernier ouvrage de Guy Corneau, Le meilleur de soi (éd. de l'Homme, 2007, 321 p.), que j'ai tiré l'exercice proposé. L'auteur le met en contexte comme suit : Un jour, il a rencontré un homme qui avait fréquenté les séminaires de Coeur.com (voir http://www.productionscoeur.com/) pendant quelques années. Le dernier atelier auquel il avait participé s'intitulait L'intimité avec soi-même au cours duquel l'auteur parlait d'amour de soi. Pour cet homme, ceci ne voulait absolument rien dire jusqu'au jour où, de façon tout à fait spontanée et inattendue, il a ressenti le sens de cette intimité dans le cadre d'une séance de respiration consciente. Voici comment il relate son expérience pendant une nuit d'insomnie :
"Au lieu de pester en me retournant sans cesse dans mon lit, je me suis vidé la tête, je me suis détendu et je me suis mis à respirer en profondeur, juste pour sentir l'air qui entre et l'air qui sort. C'est là que ça s'est passé. En une fraction de seconde, je me suis mis à ressentir tout mon être. Je me suis mis à être bien. Je suis devenu le témoin de ma propre respiration. D'un seul coup, j'ai compris le sens de l'intimité avec soi-même et je me suis mis à m'aimer et à aimer la vie." (p. 214)


Exercice de respiration consciente

Voici donc l'exercice proposé par l'auteur :
"Dans une position confortable de préférence - assis, couché sur le dos ou sur le côté, prenez contact avec votre respiration. N'essayez pas de respirer grandement ou petitement, ne cherchez pas la meilleure façon de souffler. L'important est plutôt d'aller à votre rythme. Sentez l'air qui entre et qui sort tout doucement. Prenez conscience que c'est la vie qui est là, votre vie.

Jouissez de cette intimité toute personnelle. Accordez-vous ce moment de confort, sans vous laisser solliciter par l'extérieur. Si des émotions surviennent, accueillez-les sans juger et sans tenter de comprendre. Laissez-les passer comme elles sont venues. Restez aussi longtemps que vous le désirez dans ce moment de détente sensorielle, tout en suivant l'inspiration et l'expiration. Votre seul but est de rétablir la connexion avec vous-même. À l'inspiration, imaginez que vous voguez librement dans l'univers qui s'imprime en vous. À l'expiration, vous vous détendez et vous mélangez votre essence à cet univers infini. Vous ne faites qu'un avec lui.

Une fois le courant bien établi, prenez le temps de reprendre le fil de votre journée, sans perdre le contact avec votre respiration, qui se trouve être votre lien avec votre corps, avec votre essence créatrice et avec la vie en vous. Si vous perdez ce contact, vous pouvez y revenir plusieurs fois par heure, ou même par minute, en prenant à nouveau conscience de votre souffle." (p. 215)

L'auteur ajoute, pour insister sur l'importante de la respiration consciente : "Lorsqu'on respire consciemment, on a l'impression de communier avec la vie et de s'unir à son immensité. C'est comme si l'univers était en soi et qu'on y participait très intimement."

Je reviendrai sans doute sur le sujet, car il y a tant à dire. Mais pour l'instant, je vais vous laisser respirer doucement...

Bonne journée !

vendredi 15 août 2008

L'Amour est Tout

Cette semaine, je vous ai livré beaucoup de contenu qui mérite qu'on s'y attarde pour bien en saisir l'essence. Par ailleurs, si l'information ne sert qu'à enrichir le mental, eh bien, la cible aura été ratée complètement. Le but, bien sûr, est de l'intégrer dans son coeur ou, si vous préférez, le faire pénétrer dans la dimension qui nous permet de grandir en s'ouvrant à notre beauté intérieure.

Ce matin, j'ai choisi de me concentrer sur l'Amour qui est l'essence de la vie, comme le dit le Dr. Daniel Dufour en conclusion de son ouvrage Les tremblements intérieurs (éd. de l'Homme, 2003) : "Sans amour, rien n'existe, car il est tout et est le Tout ! Sans lui, la perte d'identité, la maladie, la jalousie, l'envie, la destruction et la guerre existent." (p.115)

Et comme il le dit, le secret de la santé et du bonheur est de "réapprendre que nous existons, que nous sommes ! Redécouvrir qu'à l'intérieur de nous-même se trouve un être extraordinaire, tout puissant, capable des plus belles réalisations et capable d'aimer véritablement." (p. 123) Enfin, il ajoute : "Plus l'amour de soi, le respect de soi grandira, plus l'amour des autres, du monde environnant croîtra." (p. 130)

Exercice de méditation

Pour faire grandir l'amour et la bonté en soi, je vous propose un exercice pratique de méditation (tiré de Titmuss, Christopher, Guide pratique de la méditation pour le corps et l'esprit, éd. Hurtubise HMH, 2001, pp. 94-95). On peut y lire en introduction que : "Ce que vous éprouvez dans votre coeur trouve son chemin dans le monde extérieur. Répandez amour et bonté sur vos amis, sur des étrangers et même sur certains de vos ennemis."

1. Installez-vous confortablement et détendez-vous. Fermez les yeux et laissez-vous envahir par un sentiment d'amour envers l'existence. Vous atteindrez ainsi un agréable état de relaxation. Si vous le souhaitez, portez votre attention sur une personne ou sur une chose que vous aimez et appréciez. Laissez ensuite ce souvenir ou cette image disparaître de votre conscience pour ne plus garder qu'une sensation de chaleur, d'amour et de bonté dans votre coeur. Ce sentiment deviendra de plus en plus profond à mesure que vous progresserez dans votre pratique.

2. Laissez cette sensation d'amour se répandre en vous. Sentez la chaleur, le bien-être et l'amour gagner peu à peu toutes vos cellules.

3. Dirigez alors cet amour sur ceux que vous aimez. Il peut s'agir d'amis ou de membres de votre famille, mais aussi de personnes que vous ne connaissez pas mais pour lesquelles vous ressentez un immense respect, de la gratitude et que vous appréciez.

4. Visualisez des étrangers - des personnes que vous connaissez à peine et avec lesquelles vous n'avez que peu de contacts. Il peut s'agir de foules ou d'individus. Laissez la chaleur de votre amour se répandre sur ces images mentales d'étrangers avec lesquels vous n'avez sans doute aucune chance de nouer des liens personnels plus étroits.

5. Terminez en laissant votre amour et votre bonté se répandre sur des personnes que vous aimez moins. Parmi elles se trouvent peut-être des gens qui ne vous apprécient pas non plus. Puis dirigez votre amour vers ceux que vous ne comprenez vraiment pas. Ce mode de méditation vous aide à surmonter la colère, les pensées négatives, la haine et le désir de revanche. Elle vous apprend à garder un esprit souple et clair face aux difficultés et aux situations délicates. Le fait de pratiquer régulièrement cet exercice enrichira également votre vie intérieure.

Remarque : Vous souffrez lorsque vous êtes blessé ou en colère. Vous permettez alors aux autres d'avoir une influence sur votre vie intérieure. Le fait d'exprimer votre amour face aux circonstances difficiles vous permet de surmonter celles-ci et de vous élever au-dessus des limites que cherchent à vous imposer les autres et que vous vous imposez à vous-même.

Sur ce, bon weekend dans l'Amour !

mercredi 14 mai 2008

Méditation sur le pardon

Cette méditation vous permettra de pratiquer le pardon pour retrouver une liberté émotionnelle et spirituelle bienfaisante. (Tirée de Oriah Mountain Dreamer, L'invitation, Éd. Logiques, 2000, pp. 114-115)

"Assoyez-vous ou étendez-vous confortablement et concentrez votre attention sur votre respiration. Prenez conscience du mouvement de votre poitrine qui s'élève et s'abaisse suivant vos inspirations et vos expirations. Si des pensées vous viennent à l'esprit, laissez-les s'éloigner doucement en expirant et reportez votre attention sur votre respiration. Laissez la fatigue quitter votre corps avec l'expiration. Dirigez votre souffle vers les points de tension dans votre corps et sentez la dureté céder devant la douceur de votre souffle, comme un rocher qui cède face au vent et à l'eau.

Maintenant, pensez à une erreur que vous avez commise; commencez par une petite erreur, une erreur de jugement ou une mauvaise décision qui n'a pas eu de conséquences sérieuses. Rappelez-vous les circonstances et les sentiments que vous avez éprouvés à l'occasion de l'incident. Imaginez-vous tel que vous étiez et projetez cette image de vous-même au centre de votre poitrine en plaçant le moi qui a commis l'erreur, qui a connu l'échec, dans votre coeur. Si vous le souhaitez, concentrez-vous sur trois ou quatre fois où vous avez commis des erreurs qui ont eu des conséquences plus sérieuses pour vous-même ou les autres, évoquant les images par ordre de gravité croissante. Chaque fois, emplissez votre poitrine de votre souffle et sentez votre coeur se gonfler de façon à faire suffisamment de place pour contenir chaque échec, chaque partie de vous-même qui a commis une erreur.

Pensez à d'autres personnes qui vous ont fait défaut d'une façon ou d'une autre, qui ont commis des erreurs ayant eu des conséquences négatives dans votre vie. Commencez par une personne que vous aimez et qui a involontairement par ses actions entraîné une conséquence relativement mineure. Imaginez-la en train de commettre l'erreur. Sentez la douleur et la colère qui vous ont poussé à vouloir la chasser de votre coeur ou à essayer de le faire. Respirez profondément et sentez votre coeur se gonfler. Sentez l'espace infini qu'il y a dans votre coeur pour contenir tous les aspects de vous-même et du monde, et ramenez dans votre coeur la personne qui vous a fait du mal. Vous pouvez choisir de le faire avec les personnes dont les actions ont eu les plus graves conséquences dans votre vie, ou avec des étrangers qui vous ont offensé de quelque façon.

Dans cette méditation, ne soyez pas trop exigeant. Ne chassez pas de votre coeur une partie de vous-même pour y faire entrer une personne ou une autre partie de vous-même qui vous a fait du mal. Si vous éprouvez de la difficulté, contentez-vous de ressentir l'émotion sans porter de jugement, de sentir la tension que présente le fait de vouloir chasser de votre coeur une partie de vous-même ou une autres personne en voulant simultanément vous y ramener ou y ramener l'autre. Vous n'êtes pas obligé de pardonner les erreurs commises, il vous suffit d'être disposé à accepter de vivre avec ce qui est et de ne pas rejeter de votre coeur un aspect de vous-même ou l'autre personne."

Note : Cette méditation peut être découpée en petites tranches, c'est-à-dire que vous pourriez trouver l'exercice, tel que présenté, difficile à faire en une fois. Il vous appartient alors de vous concentrer sur la partie qui vous concerne davantage pour en tirer le meilleur au moment où vous choisissez de le faire.

Et que la paix soit avec vous !

jeudi 28 février 2008

À quelques pas du coeur

"Souvent, dans la vie, l'essentiel n'est pas de comprendre, mais d'avancer. Cela signifie qu'il faut parfois avancer sans tout savoir."

J'ai tiré cette dernière phrase de ma nouvelle bible intitulée : Pèlerinage aux sources de la vie -- spiritualité, santé, guérison de Jean-Paul Simard (éd. Anne Sigier, 2006). Ç'a sonné des cloches. En effet, en septembre 2005, lorsque je me trouvais au tout début de ma route sur la voie de la guérison, j'ai pris l'engagement de faire la route pour comprendre, mais Dieu sait comme je n'avais aucune espèce d'idée de ce que le chemin me réservait comme surprises... Si j'avais su, peut-être que j'aurais fait des choix différents. Aujourd'hui, lorsque je regarde en arrière, je suis extrêmement fière de mes réalisations, tout en étant tout à fait consciente de tous les efforts que ce voyage m'a demandés.

Les lois de la marche

UN : "Aussi, faut-il marcher même si le sens de la marche nous échappe. Telle est la première loi de la marche." L'auteur explique : "C'est souvent dans la foi pure que la route se construit. La foi se vit dans ces moments où l'on a tout juste le courage de se tenir en équilibre sur le fil de la vie. (...) Dans ces moments, marcher, avancer, faire des pas, mettre un pied devant l'autre, persévérer dans l'être, envers et contre tout, c'est devenir, c'est évoluer, c'est vivre, c'est exister, c'est faire confiance à la vie. Et alors, quand nous croyons en la vie, la vie croit en nous. La vie ne trompe et ne déçoit que ceux et celles qui n'ont pas foi en elle.

DEUX : "Ainsi, la marche exige foi et abandon. C'est la deuxième loi de la marche. (...) Beaucoup veulent tout comprendre de la vie, sans quoi ils refusent de bouger. (...) Le chemin s'éclaire à mesure qu'il est parcouru. À partir du moment où quelqu'un choisit de marcher, tous les pas ont un sens. (...) Et lorsque le chemin semble long, interminable, c'est que parfois il touche les étoiles. Il faut alors se réjouir de sa marche en avant et continuer. Heureux alors ceux qui ont reçu le don de la route, car ce don s'accompagne du sens de l'infini. Vue de cette façon, la marche ne peut se définir qu'en haut et en avant."

TROIS : "Ainsi, on marche avec son coeur. C'est la troisième loi de la marche. Le coeur, plus que l'intelligence, possède des ressources insoupçonnées. C'est là que se trouve le potentiel d'énergie profonde, le second souffle que connaissent bien les sportifs. (...) Comme le conseille le Sage : "Plus que toute chose, veille sur ton coeur, c'est de lui que jaillissent les Sources de la vie" (Proverbes 4,23). Le coeur recèle des forces que l'esprit ne connaît pas."

Je vous laisse méditer là-dessus.

Bonne route !

jeudi 14 février 2008

Compassion 101

(Suite de la chronique du 11 février intitulée "O" Happiness)

Dans l'article dont il a été question dans ma chronique précédente, il est mentionné que ce qui a changé le parcours de la carrière du Dr. Davidson est une rencontre qu'il a eue avec le 14e Dalaï Lama en 1992 qui l'a fortement incité à mettre la compassion au centre de ses recherches. Il souligne le fait que la mission primordiale du Dalaï Lama est d'influencer le changement dans le monde par le pouvoir de la compassion.

Ainsi, ses nouvelles études sur les moines "athlètes olympiques de la méditation", comme il aime les appeler, visent à mesurer ce qui se produit quand ces derniers s'engagent spécifiquement dans des avenues de compassion. Jusqu'à maintenant, ce que ses études ont démontré c'est une activité cérébrale plus intense dans deux zones du cerveau : la première associée au bien-être général, et l'autre impliquant l'altruisme, comme si le cerveau leur commandait de trouver une façon de soulager la souffrance dont ils sont témoins.

Enfin, une nouvelle étude est en cours pour mesurer l'impact d'une attitude compatissante auprès d'individus ordinaires. En attendant d'avoir les résultats de ces recherches, pourquoi ne pas tenter l'expérience nous-mêmes ? L'article intitulé "Compassion 101" nous propose un exercice intéressant.

D'abord, soulignons que la méditation de compassion consiste à répéter en silence certaines phrases qui expriment une intention de remplacer le jugement par l'empathie, l'isolement par la connexion et l'indifférence par la compréhension. On dit qu'il n'est pas nécessaire de forcer un sentiment en particulier, puisque le pouvoir de cette pratique est dans l'intensité de l'attention et de l'énergie réunies au niveau du coeur. On peut commencer avec une séance de 20 minutes pour augmenter à 30 minutes par la suite. On ne doit pas s'en faire avec les pensées qui voyagent au travers de nos phrases, c'est normal. Il s'agit simplement de les laisser passer et de revenir à nos phrases de compassion.

Voici donc l'exercice proposé : Une fois installé dans une position confortable (assise ou couchée), relaxez en prenant quelques respirations douces et profondes. Puis, fermez les yeux et pensez à quelqu'un que vous aimez. Visualisez cette personne, ressentez sa présence et, en silence, formulez des intentions bienveillantes à son égard, par exemple :

"Que tu sois libre de souffrance physique ou émotionnelle."
"Que tu sois bien et heureuse."

Vous pouvez utiliser des phrases qui vous sont personnelles ou qui sont plus appropriées à vos intentions pour cette personne.

Après quelques minutes, portez votre attention vers votre univers intérieur et formulez les mêmes phrases de compassion à votre égard.

"Que je sois libre de souffrance physique ou émotionnelle."
"Que je sois bien et heureuse."

Ensuite, portez votre attention sur une personne que vous trouvez difficile. Ressentez la présence de cette personne et formulez des intentions de compassion envers elle.

Puis, tournez votre attention vers une personne que vous avez à peine rencontrée (la caissière de la pharmacie, par exemple). Même sans la connaître, vous pouvez sentir la personne, ou encore vous en faire une image, et offrir des phrases de compassion à son égard.

Et on termine en offrant de la compassion aux gens partout et à toute forme de vie, sans limite, sans exception :

"Que tout être soit libre de souffrance..."
"Que tout être soit bien et heureux."

Voilà ! Je parie que vous ne vous en sentirez que mieux.

Bonne pratique !

(À venir : 5 choses que les gens heureux font)

lundi 11 février 2008

"O" Happiness

Oprah Winfrey, vous connaissez ? J'en ai fait ma nouvelle gourou tant elle est inspirante à tous points de vue. Ainsi, ce mois-ci, j'ai acheté sa revue "O". Il y a tout un dossier sur le bonheur, mais cette notion qui revient quand même souvent dans les publications est traitée d'une toute nouvelle façon. C'est pourquoi j'ai choisi de m'y attarder un peu plus en vous préparant une série de chroniques à paraître au cours des prochains jours.

En introduction (aujourd'hui), je vous entretiendrai des études réalisées avec beaucoup de sérieux par le Dr. Richard J. Davidson, PhD, neuroscientifique, professeur de psychologie et de psychiatrie à l'Université du Wisconsin-Madison. Il dirige le Laboratory for Affective Neuroscience.

Ce chercheur a consacré ses études à la structure du cerveau derrière les phénomènes comme l'anxiété, la dépression et la compulsion, de même que des notions plus positives de bonheur, résilience et, plus récemment, de compassion. À l'aide d'un appareil hautement sophistiqué de résonance magnétique, il a été en mesure d'observer l'activité cérébrale dans certaines régions du cerveau associées à différentes émotions.

Il a réalisé ses recherches sur différents groupes de personnes et, plus particulièrement, sur un groupe de moines tibétains ayant une bonne longueur d'avance sur la majorité d'entre nous au chapitre de la pratique de la méditation. Par ailleurs, l'une de ses études, la plus connue, est celle réalisée auprès d'un groupe de travailleurs d'une entreprise de biotechnologie qui se sont engagés à faire trois heures de méditation par semaine pendant quatre mois. Les résultats de cette pratique sont étonnants : on a constaté, chez ces personnes, un "boost" de leur humeur et une diminution de leur anxiété alors que leur système immunitaire s'est avéré plus fort selon les données recueillies. Grâce à cette étude, le Dr. Davidson est en mesure de démontrer que la pratique de la méditation produit une augmentation significative de l'activité cérébrale dans les parties du cerveau associées aux émotions positives et aux traits tels que l'optimisme et la résilience.

Qu'en est-il des moines tibétains ? Eh bien, on a découvert que, chez ces sujets, cette partie du cerveau dont nous venons de parler était "allumée comme les lumières de Times Square", un phénomène que ni le chercheur ni ses collègues n'ont vu auparavant. Quelque chose qui ressemble à un circuit neurologique qui explique leur sérénité ensoleillée.

Ainsi, le Dr. Davidson conclut que le bonheur est une science qui s'apprend, comme les maths. Il est convaincu que même une personne prédisposée à l'anxiété ou à la mélancolie peut, avec un peu de pratique, modifier la base émotionnelle de son cerveau pour atteindre une humeur générale plus joyeuse. C'est une découverte très importante qui représente un "changement de paradigme d'une importance séismique", selon ce qu'on en dit.

Nous verrons, dans ma prochaine chronique, comment le Dr. Davidson considère la contemplation, la compassion et la spiritualité comme éléments essentiels dans l'atteinte du bonheur et de la vitalité.