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mercredi 20 mai 2009

Le vrai chemin de guérison

(Cette chronique s'inscrit à la suite des deux précédentes.)

Lorsque j'ai laissé mes écrits hier, je sentais qu'il était temps, car je me voyais glisser loin du véritable message que l'épreuve apporte. Et j'ai pris une pause. Heureusement, car entre temps, j'ai été inspirée par des messages qui ont surgi de toutes parts pour me ramener sur la route de la Vérité. En voici quelques-uns :

Guérir n'est pas un combat
"Guérir n'est pas une bataille contre la maladie. Cela consiste à accompagner les transformations du corps à la recherche d'un autre équilibre, à créer les conditions d'une autre existence, à inventer une autre manière d'être au monde et aux autres." (Citation reçue d'une amie et tirée de la présentation d'un livre qui s'intitule Pourquoi tombons-nous malade ? par le Dr Jean-Pierre Muyard, éd. Fayard, 2009)
"C'est cela l'essentiel de la guérison spirituelle. Que vous combattiez quelque péché, de faux appétits, une maladie, la pauvreté, le chômage, le malheur, cessez de le faire et réveillez-vous. Réveillez-vous à votre véritable identité. (...) Vous êtes la conscience de Christ, un enfant de Dieu. Quant à l'erreur que vous combattez, elle se perpétue en vertu même de votre combat." (Tiré de Joël S. Goldsmith, L'Art de la guérison spirituelle, éd. Astra, 1997, p. 81)

Ces deux citations nous appellent donc à VIVRE... vivre pleinement l'immensité et la beauté de notre être profond dans une conscience élevée. Et c'est ce que j'ai trouvé dans la chronique matinale de Marie-Pier Charron publiée hier (Matin Magique : voir http://www.matinmagique.com/ pour en savoir plus sur ces capsules si inspirantes).

Guérir, c'est vivre profondément

"La vie est tellement plus merveilleuse et magique qu’une série de choses à accomplir… Le X (qu'elle inscrivait à côté de ses tâches accomplies) ne tient pas compte de la joie que j’ai tirée de la tâche en question ou de ce que j’en ai appris. Mais surtout, je sais au fin fond de mes tripes que je ne crée pas ma vie par ma liste de choses à faire – par la force de mes «muscles» –, mais par la force de ma pensée. Par la force de l’amour que j’ai pour ce que je fais et pour ce que je suis; par la foi que j’ai en ce que je planifie de vivre et de créer; par la certitude que j’ai de la mériter. Bref, ce que je fais ou ne fais pas est tellement moins important que ce que je décide de croire et de penser." (Lire toute la chronique en cliquant sur ce lien http://www.implosions.net/fr/templatemm93.html)

Ses propos sont tellement justes ; ils résument l'essentiel de mon message. Et elle poursuit dans sa chronique d'aujourd'hui en nous invitant à faire une liste de chose à être plutôt que de choses à faire.

"Identifiez pourquoi vous voulez ce que vous voulez; prenez conscience de ce que vous désirez profondément vivre et ressentir par la concrétisation de vos projets. Un sentiment de prospérité, peut-être? Une délicieuse liberté? De l’amour? Une joie profonde? Un sentiment de sécurité? Ensuite, transposez votre avenir dans le présent et créez un «vacuum créatif» puissant en cultivant ces états maintenant. Allez droit au but! Sentez-vous libre, sentez-vous prospère, sentez-vous aimé, sentez-vous en sécurité, sentez-vous grand… Aujourd’hui, pas demain ou dans un an." (Marie-Pier Charron, Matin magique, chronique du 20 mai 2009)

Retrouver l'harmonie

Ces merveilleuses citations nous ramènent à une grande vérité : guérir, c'est d'abord et avant tout retrouver l'harmonie. Goldsmith nous dit : "L'harmonie divine est votre destinée. Elle est la destinée de tout être humain, qu'il soit en bonne ou en mauvaise santé." (idem, p. 82)

Et ce matin, en tentant de revenir à l'essentiel de mon chemin de guérison, je me disais : "C'est vrai qu'il y a plusieurs avenues et qu'elles sont toutes valables si, et seulement si on les emprunte dans un état de grâce." Ça veut dire quoi, au juste ? Eh bien, voici quelques exemples de l'attitude à adopter :

  • apprivoiser et vivre pleinement le moment présent
  • rechercher sans cesse l'harmonie
  • apprendre à pardonner
  • baigner dans le positif
  • rechercher la joie profonde
  • obtenir le soutien des proches
  • trouver une façon de s'unir au reste du monde pour sentir sa pleine valeur humaine malgré l'invalidité
  • croire, croire, croire en sa réussite
  • faire des projets d'avenir et y travailler concrètement
  • s'ouvrir à l'abondance de Dieu avec humilité et gratitude
  • s'abandonner à la grâce divine (lâcher prise)
  • s'unir à la beauté de la nature et s'entourer de beauté lumineuse
  • créer un monde de bonté autour de soi
  • se brancher à la source de la Création chaque jour pour y puiser toute sa puissance bienfaisante
  • sourire à la vie et remercier pour chaque instant nouveau qui nous est offert
  • accepter le changement qui nous est proposé et le transformer en opportunité de croissance et d'épanouissement (pensons au papillon)
  • vivre pleinement chaque moment, qu'il soit heureux ou éprouvant
  • continuer à faire ce que l'on a à faire (sans pour autant faire fi du défi qui est nôtre)
  • ressentir l'amour sans conditions dans son coeur et le faire circuler tout autour
  • transformer l'épreuve en histoire d'âme... (j'y reviendrai).

Voilà ! Je crois que j'ai fait le tour du sujet. Mais j'ai encore beaucoup de beaux messages à partager. Alors, revenir me voir !!!

Bonne journée !

mardi 28 octobre 2008

Loup-garou à la sortie du désert

Cette histoire m'a été inspirée d'une aventure vécue. Je crois qu'elle peut tous nous toucher et nous apprendre à faire confiance à la vie et aux avenues du coeur. Bonne lecture !

Un jour, un homme rencontra, de façon tout à fait inattendue, le Seigneur. Celui-ci s’adressa à l’homme en ces mots :
« Mon fils, voudrais-tu prendre soin de cette brebis affaiblie pour faire la traversée du désert ? Si Je la laisse partir seule, de graves dangers la guettent et Je crains qu’elle ne puisse atteindre sa destination saine et sauve. Ta seule présence saura la soutenir suffisamment pour qu’elle puisse à nouveau brouter l’herbe fraîche de sa prairie verdoyante et ainsi reprendre vie.

« Si tu acceptes cette importante mission, je te récompenserai à chaque instant par ma bienveillante présence et je t’enrichirai d’une pluie de minutes étoilées que tu pourras conserver à jamais, tel un trésor précieux, au fond de ton cœur. Et lorsque des jours plus sombres viendront, tu pourras les contacter pour retrouver ta gaieté et la paix de l’âme.

« Si tu dis oui, tu pourras inscrire sur le tableau de tes réalisations personnelles, l’accomplissement d’une mission grandiose, car tu auras accepté de marcher dans mes pas pour sauver une de mes brebis préférées. »

L’homme, d’abord effrayé par une aussi importante mission, et un peu confus quant au rôle qu’on lui demandait de jouer, a finalement accepté de prendre un risque important par son engagement personnel, car il savait que son action serait salutaire.

Avec une dévotion sans bornes, il s’est mis en marche aux côtés de la brebis fragile en prenant soin de bien lire les panneaux de mise en garde qu’il rencontrait en chemin. Des dangers les guettaient assurément, mais il se disait fort et prudent. Puis, un jour, le Seigneur lui a servi, dans deux songes des plus limpides, un avertissement sérieux : les dangers d’un amour naissant étaient plus que jamais présents. Pourtant, l’homme ne l’a pas écouté; il se disait fort et prudent. Il n’allait certainement pas tomber dans le piège.

Lorsque le bout du désert s’annonça, à quelques kilomètres devant, l’homme a soudain eu peur : voyant que la brebis que le Seigneur lui avait confiée allait de mieux en mieux, il eut peur de la perdre. Il aurait tant souhaité que le désert ne finisse jamais, mais la prairie qui se profilait à l’horizon marquait la fin de leur voyage. La brebis, dès qu’elle pu humer le parfum délicieux de l’herbe fraîche, se mit à courir dans tous les sens pour sentir qu’elle avait échappé au danger et qu’elle était bien vivante. Elle était aussi fort heureuse de redire bonjour à ses nombreux amis longtemps perdus de vue. La brebis était au comble du bonheur, et l’homme, lui, était un peu triste bien qu’il savait qu’il avait bien rempli sa mission.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Non loin de là se cachait un loup-garou qui menaçait davantage l’homme que sa protégée, car il ne s’en méfiait aucunement. Ce fauteur de troubles nocturne allait bientôt n’en faire qu’une bouchée et lui arracher d’un coup de crocs tous les trésors accumulés en chemin. Non seulement l’homme risquait-il de perdre sa brebis, mais également de dilapider en un instant les doux souvenirs partagés pendant cette aventure divine.

Le loup-garou bien déguisé s’approcha sournoisement de l’homme et, lorsqu’il fut à distance de voix, lui suggéra cette idée malicieuse : « Hey, mon ami, ne te laisse pas faire comme ça… Ne trouves-tu pas que tu as été piégé dans toute cette histoire ? Regarde : Après avoir donné le meilleur de toi-même à la belle brebis, maintenant qu’elle a retrouvé sa prairie, elle t’abandonne. »

Le loup-garou avait le tour d’infliger les plus cruelles blessures à sa proie en empruntant les mots les plus destructeurs, bien que ceux-ci puissent être totalement étrangers à la réalité. La bête avait, en effet, le pouvoir de brouiller les plus beaux horizons pour atteindre son but : anéantir l’œuvre du Seigneur et s’emparer des trésors de ses sujets. Et elle avait plus d’un tour dans son sac; toutes les avenues étaient bonnes pour atteindre sa cible.

Plus tard, quand la brebis vit s’approcher l’homme défiguré par l’œuvre du loup-garou, elle comprit, le cœur serré, que le danger était bien réel. Bien qu’elle en ait été très consciente, elle ne pouvait que s’en désoler, car elle savait qu’elle ne pouvait rien pour sauver l’homme à présent. Tous les efforts qu’elle avait judicieusement investis pour lui éviter des blessures au cœur dans la fin de ce périple étaient vains maintenant, car l’homme était tombé entre les griffes de l’animal maléfique. Lui seul avait le pouvoir, s’il le désirait, de s’en retirer.

C’est à partir de ce moment que la brebis comprit qu’elle avait perdu son pari et son ami. Elle devait à présent regarder devant pour réaliser sa propre mission. Elle confia donc son protecteur aux bonnes grâces du Seigneur afin que celui-ci le guide hors de sa zone de danger et qu’il retrouve un jour son propre bonheur et son harmonie intérieure.

Amen !

vendredi 12 septembre 2008

Les 7 visages de l'intention

Tel que promis dans ma chronique d'hier, je vous présente aujourd'hui les sept visages de l'intention tels qu'élaborés par le Dr. Wayne W. Dyer dans son ouvrage intitulé Le pouvoir de l'intention (éd. J'ai Lu, 2004). Je vous recommande donc de lire cette dernière chronique pour mieux vous situer dans le sujet de ce jour.

Dans le deuxième chapitre de son livre, l'auteur veut nous faire passer de la conscience de l'intention à la connaissance de l'intention. Il y consacre une vingtaine de pages que je me contenterai de résumer en reprenant les extraits les plus significatifs pour traduire fidèlement son idée. Vous aurez sans doute l'impression d'assister à un cours théorique sur la question, mais je crois qu'il est nécessaire de faire la lumière sur les principes de base avant de pouvoir les mettre en pratique dans sa vie. Et pour mieux les comprendre, il est essentiel de s'ouvrir à une dimension qui appartient plus au domaine de l'intuition et de la spiritualité.

Voici donc la définition des sept visages de l'intention, selon l'auteur (pp. 41 à 52) :

1. Le visage de la créativité : Le pouvoir de l'intention doit être créateur sinon rien n'existerait. Le visage de la créativité a prévu pour vous que vous continuiez à créer et à co-créer tout ce vers quoi vous dirigez le pouvoir de l'intention. L'énergie créatrice fait partie de vous ; elle tire elle aussi son origine de l'Esprit qui insuffle la vie qui vous a projeté.

2. Le visage de la bonté : L'intention est une énergie bienveillante qui a l'intention que ses créations prospèrent et s'épanouissent dans la joie et le bonheur. Notre propre existence est pour moi la preuve de la bonté de l'intention. Choisir d'être bon, c'est choisir d'accorder un rôle actif au pouvoir de l'intention dans votre vie.

Plusieurs études ont prouvé que la bonté avait des effets positifs sur le système immunitaire et augmentait la production de sérotonine dans le cerveau. Cette substance, produite par l'organisme de manière naturelle, nous procure un sentiment de bien-être, de paix et même de joie. La bonté, que nous en soyons l'auteur, le bénéficiaire ou l'observateur, a des impacts positifs sur la santé et le psychisme de tous ceux qu'elle touche !

3. Le visage de l'amour : Comme le disait Ralph Waldo Emerson : "Il n'y a pas de plus grand mot qu'amour, ce synonyme de Dieu." Ce visage de l'intention, qui est une pure expression d'amour, ne souhaite que notre prospérité, notre épanouissement et le développement de notre plein potentiel.

Par exemple, si vous n'aimez pas ce que vous faites et ne faites pas ce que vous aimez, vous affaiblissez en vous le pouvoir de l'intention. Vous attirez dans votre vie de nouvelles sources de mécontentement qui sont à l'opposé du visage de l'amour. Et par conséquent, les choses que vous n'aimez pas se manifestent de plus en plus souvent dans votre vie.

Pierre Teilhard de Chardin écrivait : "Nous arrivons toujours à la même conclusion : l'amour est l'énergie la plus puissante de l'univers et pourtant la plus méconnue."

4. Le visage de la beauté : Nous pouvons donc en conclure que la nature de l'intention consiste en une interaction éternelle entre l'amour et la beauté, et que l'expression de la beauté s'ajoute au pouvoir créateur, bienveillant et aimant de l'intention. En choisissant de voir le beau côté des choses, même une personne née dans la pauvreté et l'ignorance pourra faire l'expérience du pouvoir de l'intention.

5. Le visage de l'expansion : La nature élémentaire de la vie est d'accroître son pouvoir d'expression et de chercher sans cesse à l'améliorer. Le pouvoir de l'intention se manifeste en tant qu'expression de l'expansion de la créativité, de la bonté, de l'amour et de la beauté. En établissant votre rapport personnel avec ce visage de l'intention, votre vie prend de l'expansion par le biais du pouvoir de l'intention, qui était, qui est et qui sera toujours, un élément de cette intention originelle.

6. Le visage de l'abondance illimitée : Ce merveilleux don de l'abondance est ce par quoi vous avez été créé. Il est donc naturel que vous partagiez ce don dans l'expression de votre vie, même si en fait vous ne faites que suivre la règle de l'abondance.

Le visage de l'abondance ne connaît aucune limite. Imaginez l'étendue des ressources à partir desquelles toutes choses ont été créées. Puis pensez à une ressource qui surpasserait toutes les autres. Cette ressource, c'est votre esprit et l'esprit collectif de l'humanité. Ouvrez-vous à l'expression du visage de l'abondance illimitée, et vous pourrez enfin co-créer votre vie comme vous l'entendez.

7. Le visage de la réceptivité : Il accueille tout le monde et tous les êtres vivants, sans porter de jugement, sans jamais accorder le pouvoir de l'intention à certains pour en priver certains autres. Le visage de la réceptivité signifie pour moi que toute la nature attend d'être appelée pour entrer en action. De notre côté, nous n'avons qu'à reconnaître et à recevoir.

Pour utiliser la réceptivité inclusive de l'intention, vous devez générer en vous une intelligence égale en affinités avec celle de l'esprit universel. Vous devez non seulement être ouvert au fait de recevoir une direction pour manifester vos intentions humaines, mais vous devez également être disposé à retourner cette énergie dans le monde.

En étant réceptif, je suis en harmonie avec le pouvoir de l'intention de la force créatrice universelle. Cela fonctionne sur plusieurs plans. Vous voyez les bonnes personnes apparaître comme par magie dans votre vie, votre corps se rétablit, et si tel est votre désir, vous découvrez que vous devenez un meilleur danseur, joueur de cartes ou athlète ! Le champ de l'intention permet à toute chose de prendre forme, et ce pouvoir illimité est intrinsèque à toute ce qui s'est manifesté dans le monde, et ce avant même sa conception.

Pour aller plus loin

Bien sûr, ceci n'est que le début... Le plus important est de pouvoir appliquer ses merveilleux principes à sa vie de tous les jours pour voir sa qualité de vie s'améliorer grandement (en santé, en relations interpersonnelles, en abondance, etc.). Pour aller plus loin, je vous invite à lire cet ouvrage d'une valeur inestimable. Pour ma part, je poursuis ma lecture avec grand intérêt, ce qui m'amènera sans doute à vous en reparler.

Sur ce, bon weekend et attention à Ike !

lundi 11 août 2008

Pour une nouvelle Terre... en nous

Je viens de terminer la lecture du livre d'Eckhart Tolle (Nouvelle Terre - l'avènement de la conscience humaine, éd. Ariane, 2005) dont j'ai parlé dans ma chronique du 7 août dernier, La découverte de l'espace intérieur, et les deux derniers chapitres ont vraiment eu pour moi l'effet d'ouvrir les portes d'un jardin où règnent la paix, la joie et l'harmonie. Je tenterai, dans cette présente chronique, de vous livrer l'essentiel, en vous invitant, toutefois, à vous plonger dans la lecture de cet ouvrage d'éveil spirituel très important pour le mieux-être de l'humanité.

Notre raison d'être profonde

D'entrée de jeu, on apprend que notre vrai raison d'être ne concerne pas ce que nous faisons, mais ce que nous sommes, notre état de conscience. (p. 219) "Votre raison d'être profonde, c'est de vous éveiller. Aussi simple que ça ! C'est la raison d'être que tous les humains de cette planète ont en commun puisque c'est la raison d'être de l'humanité." (p. 220)

Au sujet de l'éveil, on dit qu'il s'agit d'un basculement de la conscience au cours duquel la pensée (le mental) et la conscience (le coeur et l'âme) se dissocient. Ceci ouvre la porte à la présence qui prend alors possession de la pensée.

Pour expérimenter la présence, faisons un petit exercice de respiration : fermez les yeux, inspirez profondément, voyez l'air emplir vos poumons, ouvrir votre diaphragme et gonfler votre ventre, puis expirez lentement en sentant l'énergie circuler dans tout votre corps. Reprenez une dizaine de fois en demeurant concentré sur l'oxygène et l'énergie qui circulent en vous. Vous venez de vivre un moment de présence à vous-même. Par ailleurs, si vous vous trouvez en compagnie d'une personne éprouvée qui a besoin de réconfort, vous ferez l'effort de cesser de penser, et de vous taire pour porter toute votre attention à cette personne. C'est ainsi que vous lui offrirez une présence authentique. La présence véritable a un côté sacré, à mon point de vue. C'est comme si on se branchait à la Source pour laisser se manifester la présence de Dieu (la Vie elle-même) à travers nous. Et dans ces moments de présence, l'instrument que nous devenons n'a qu'à se laisser guider par la voix du coeur en restant attentif aux signes.

Présence égale moment présent, car comment être présent à ce qui se passe maintenant si on vit dans le passé et le futur. Avec la grâce de l'éveil vient la prise de responsabilité, dit l'auteur. "Accueillir cette conscience émergente et la faire briller en ce monde devient la raison d'être principale de votre vie." (p. 222)

Jusqu'ici, nous avons parlé de la raison d'être intérieure (l'Être) qui est celle de s'éveiller. Mais celle-ci se manifeste dans une raison d'être extérieure (le faire). Ici, comme le dit l'auteur, plusieurs se demanderont quelle avenue emprunter concrètement pour la réaliser. En fait, le faire comme tel prendra son vrai sens uniquement s'il est aligné sur la raison d'être intérieure.
"Autrement dit, ce ne sont ni vos activités ni vos objectifs qui sont primordiaux. C'est l'état de conscience dont ils émanent qui l'est. L'accomplissement de votre raison d'être première jette les bases d'une nouvelle réalité, d'une nouvelle Terre. Une fois que les bases sont là, votre raison d'être extérieure prend une forte coloration spirituelle étant donné que vos objectifs et intentions ne font qu'un avec la pulsion évolutive de l'univers." (p. 225)

De plus,
"Lorsque vous considérez ce que vous faites ou ce que vous êtes comme la principale raison d'être de votre vie, vous éliminez le temps. Ceci vous donne un pouvoir incroyable. L'élimination du temps dans ce que vous faites crée un lien entre vos raisons d'être intérieure et extérieure, entre l'être et le faire. Lorsque vous éliminez le temps, vous éliminez l'ego." (p. 226)


Une nouvelle Terre

Dans le dernier chapitre, l'auteur revient sur les notions de conscience, de présence et de moment présent pour nous diriger vers la transformation "qui, dit-il, est la tâche qui nous est assignée en ce moment sur cette planète. C'est la réconciliation des raisons d'être extérieure et intérieure, la réconciliation du monde et de Dieu." (p. 238) Il ajoute : "Et plus vous êtes ignorant spirituellement parlant, plus vous souffrez." (p. 241)

Puis, il nous enseigne comment s'aligner davantage sur le Grand Tout et sur sa raison d'être, car "rien n'arrive qui n'en fasse pas partie." (p. 243) C'est donc par l'action éveillée qu'on y arrive car par elle, on ne fait plus qu'un avec la raison d'être de l'univers sur le plan de l'expansion. Ainsi, par "action éveillée", on entend que ce n'est pas ce que l'on fait qui amène notre destinée à s'accomplir, mais comment on le fait. Et ce comment est déterminé par notre état de conscience. (p. 249) Par le fait même, le succès "futur" est indissociable de la conscience dont émane l'action. (p. 250)

S'harmoniser avec l'Univers

L'auteur nous dit qu'il y a trois avenues que la conscience peut emprunter pour passer dans l'action, trois modalités par lesquelles nous pouvons harmoniser notre vie avec le pouvoir créatif de l'Univers : l'acceptation, le plaisir et l'enthousiasme.

L'acceptation : "Quand vous ne pouvez pas prendre plaisir à ce que vous faites, vous pouvez au moins accepter que c'est ce que vous avez à faire. Accepter veut dire que, pour l'instant, c'est ce que cette situation et ce moment exigent que je fasse. Alors, je le fais volontiers. Quand vous posez un geste dans une attitude d'acceptation, cela signifie que vous êtes en paix pendant que vous le faites." (p. 251)

Permettez-moi d'ajouter une précision à ceci : Accepter ne veut pas dire baisser les bras devant l'épreuve ou jouer les victimes. Non. Car n'oublions pas qu'avec la conscience vient la responsabilité. Accepter veut dire que, dans le moment présent, si je ne peux faire autrement, aussi bien le faire avec une attitude positive. Par exemple : si vous traversez une épreuve (qu'il s'agisse d'une maladie, d'un deuil ou d'une perte quelconque), résister à ce qu'elle apporte n'aidera en rien votre situation. Dans ce cas, accepter c'est se soumettre aux exigences de cette traversée tout en poursuivant notre cheminement personnel pour en sortir. Accepter, c'est envisager le chemin avec ouverture; c'est ainsi qu'il est possible de rester en paix.

Le plaisir : "La paix qui émane de l'action empreinte de lâcher-prise devient quelque chose de vivant quand vous prenez vraiment plaisir à ce que vous faites." (p. 251) "Quand le pouvoir créatif de l'univers devient conscient de lui-même, il se manifeste sous la forme de la joie." "La joie ne vient pas de ce que vous faites, elle passe dans ce que vous faites et, par conséquent, rayonne dans le monde du plus profond de vous." (p. 252) "Pour être plus précis, ce à quoi vous prenez plaisir n'est pas vraiment l'action comme telle, mais la dimension intérieure de conscience qui passe dans l'action. Voilà ce qu'est trouver la joie de l'Être dans ce que vous faites." (p. 254)

L'enthousiasme : "L'enthousiasme est là quand vous prenez un profond plaisir à faire ce que vous faites et que vous avez aussi un objectif ou une vision. Quand la vision vient se rajouter au plaisir de ce que vous faites, la fréquence de votre champ énergétique change." (p. 255) "C'est lorsque vous cherchez plus à atteindre votre but que de faire ce que vous êtes en train de faire que le stress s'empare de vous. La présence du stress signale habituellement que l'ego est revenu et que vous vous coupez du pouvoir créatif de l'univers." (p. 256)

"L'enthousiasme confère une énorme puissance à ce que vous faites." (p. 256) "L'enthousiasme sait où il va, mais en même temps, il ne fait qu'un avec le moment présent, la source de sa vitalité intérieure, de sa joie et de sa force." (p. 257) "Assurez-vous donc que vos objectifs sont dynamiques, c'est-à-dire qu'ils sont dirigés vers une activité dans laquelle vous êtes engagé et par laquelle vous êtes en rapport avec d'autres êtres humains et le Grand Tout. (p. 258)

Conclusion : Une utopie ?

"Cette notion de nouvelle Terre n'est-elle pas juste une autre vision utopique ?" questionne l'auteur. La réponse se trouve dans le moment présent, selon lui. Il explique que "toutes les visions utopiques ont en commun la projection mentale dans un avenir où tout sera bien, où nous serons sauvés, où il y aura la paix et l'harmonie, et où tous nos problèmes auront disparu." (p. 260) C'est dans le moment présent que ce nouveau ciel et cette nouvelle terre naissent en nous, dit-il. Et si ce n'est pas ce qui se produit, alors ces notions ne sont rien de plus qu'une pensée. (p. 261)

En terminant, il nous laisse sur cette parole : "Une nouvelle espèce est sur le point de voir le jour sur cette planète. Elle est sur le point de voir le jour maintenant. Cette nouvelle espèce, c'est vous !" (p. 261)

Que la JOIE inonde chacune de vos cellules...

vendredi 8 août 2008

Quand le pilier de l'ego cède...

Moi, je suis une femme forte. Toute ma vie, j'ai été formée à l'école des "superwomen". On est capables toutes seules... Ainsi, face aux difficultés du quotidien, aux défis imposés (parler en public, par exemple), aux souffrances nécessaires (comme aller chez le dentiste), tout comme face aux épreuves de toutes sortes, le pilier se tient debout, toujours bien en contrôle de la situation, sans se demander pourquoi. Il le faut, point.

Frappée par un tsunami

Bien que la terre ait passablement tremblé sous mes pieds dans les 18 mois précédants, le tsunami s'est présenté pour moi comme une surprise. D'abord, il y a eu la fin de ma relation de couple de 12 ans avec une rupture douloureuse en janvier 2005, suivie, évidemment, par un déménagement précipité durant les gros froids de l'hiver. Ce changement radical de ma situation allait avoir un impact important sur mon budget et, par le fait même, sur mon rythme de vie.

Neuf mois plus tard, en septembre, je me retrouve à l'hôpital pour une intervention chirurgicale importante relative à la présence d'une masse grosse comme un gros pamplemousse située devant l'utérus. Au sortir de l'opération, on prend le soin de me recommander de me préparer à mourir. "OK, ma vie est en danger, mais je ne laisserai pas les choses aller de cette façon, voyons donc !"

Au lendemain de mon retour à la maison, je reçois un appel de mon patron, un gestionnaire de haut niveau dans une très grande entreprise, qui m'annonce qu'il vient de perdre son poste suite à une restructuration... Et moi, dans tout ça ? Bien entendu, en tant qu'adjointe administrative de ce gestionnaire, je devais m'attendre à voir bouger les choses de mon côté également. Cependant, pendant ma convalescence, il ne pouvait rien m'arriver de fâcheux. Ce n'était qu'au retour que les risques que je perde également mon poste pourraient se concrétiser.

Ainsi donc, six mois plus tard, au printemps de 2006, on ne trouve pas à me relocaliser dans l'entreprise et on me laisse aller moyennant une compensation. Forcée de me remettre à la quête d'un emploi, je réactive mon dossier dans les agences de placement qui me connaissent déjà. La vie est bonne pour moi, car je trouve à me replacer rapidement.

Au cours des mois suivants, des résultats d'examen amènent une autre couleur à mon expérience : une nouvelle masse est apparue dans l'abdomen... on devra procéder à une biopsie qui confirmera la nécessité d'entreprendre une série de traitements de chimiothérapie.

CRASH ! C'est là que la vague est arrivée !

Le pilier s'écroule comme un château de cartes

Devant cette perspective inquiétante, je me sentais totalement anéantie, et ce, pour la première fois dans ma vie. Pourtant, l'année précédente, je dirais même les années précédentes avaient eu de quoi m'ébranler passablement. Pourquoi là, à ce moment-là ? La peur m'est arrivée en plein visage comme un vent de tempête tropicale s'emparant de tout mon corps, s'infiltrant dans chacune de mes cellules, avalant la moindre parcelle d'énergie qui me restait pour lutter. Je ne me sentais plus que comme une grosse boule de gélatine amollie, écrasée par terre, vaincue.

Secouée par de gros sanglots, je sentais mon corps trembler de partout. Qu'allait-il m'arriver ? La chimio allait-elle me réduire à un état quasi végétatif pour les prochains six mois ? Est-ce que j'allais souffrir au point de vouloir mourir ? La maladie allait-elle finir par me bouffer tout rond ? Et mes revenus ? Serais-je forcée de me tourner vers l'assistance sociale, soit la dernière chose que je souhaiterais dans ma vie ? Tant de questions motivées par la peur et l'angoisse, des questions somme toute inutiles, car personne n'aurait pu y répondre... sauf MOI ! Mon moi intérieur... selon ce que je choisissais de faire de cette nouvelle épreuve.

Le moment présent vient à la rescousse

Mon désarroi était si grand qu'il m'a fallu appeler à l'aide : j'ai pris rendez-vous avec ma thérapeute afin qu'elle puisse m'aider à reprendre mes sens, c'est-à-dire à retrouver mon équilibre émotionnel. Après notre séance de travail, elle m'a proposé la lecture d'un guide d'éveil spirituel intitulé : Le pouvoir du moment présent (Eckhart Tolle, éd. Ariane, 2000). Aussitôt plongée dans les premières pages de cet ouvrage, j'ai vite compris le travail que j'avais à faire : me concentrer sur le moment présent. En effet, les inquiétudes appartiennent à un futur qui ne s'est pas encore produit, ce qui fait qu'elles ont de grandes chances de ne jamais prendre forme. Tandis que les regrets et les "j'aurais donc dû" appartiennent au passé, ce sur quoi nous n'avons plus aucun pouvoir puisque c'est du passé.

Dans mes efforts pour rester centrée sur l'essentiel, je faisais régulièrement l'inventaire des bonnes choses qui composaient mon univers présent : "J'ai un bel appartement qui m'apporte beaucoup de bien-être, mon frigo est plein, j'ai une voiture en bon état qui m'assure une certaine liberté, je n'ai pas de dettes et encore un bon coussin à la banque, je suis entourée d'un large réseau d'amis et de connaissances de grande valeur, ma famille est près de moi et disposée à m'offrir tout le soutien dont j'ai besoin, etc."

Avec ces pensées en tête, je pouvais mieux respirer et faire confiance à la vie. Ma foi me portait également, de sorte que je sentais que l'Univers tout entier me soutenait et me guidait à travers mon périple éprouvant. Ce moment présent m'a sauvé la vie !

En conclusion

Voici un passage qui en dit long sur ce cheminement d'éveil face à l'épreuve, quelle qu'elle soit :

« Le problème, ce n’est pas la maladie, c’est vous, aussi longtemps que le mental contrôle les choses. Lorsque vous êtes malade ou invalide, n’ayez pas le sentiment d’avoir échoué d’une manière ou d’une autre, ne vous sentez pas coupable. Ne reprochez pas à la vie de vous avoir traité injustement et ne vous faites pas non plus de réprimandes. Tout cela, c’est de la résistance. Si vous avez une maladie grave, servez-vous-en pour atteindre l’illumination. Tout ce qui peut arriver de « mal » dans votre vie doit vous amener vers cet état. Dissociez le temps de la maladie. Ne conférez ni passé ni futur à la maladie. Laissez-la vous ramener de force dans l’intense conscience du moment présent et observez ce qui se passe. Devenez un alchimiste. Transformez le vulgaire métal en or, la souffrance en conscience, le malheur en une occasion d’éveil. » (Tiré de TOLLE, Eckhart, Le pouvoir du moment présent; Guide d’éveil spirituel, Ariane Éditions inc., 2000, p. 207)