jeudi 22 octobre 2009
Aujourd'hui, je sors
Aujourd'hui est une journée bien spéciale, car je sors dîner à l'extérieur avec deux amies de Montréal, Claudette et Jessica, qui feront l'aller retour pour venir me voir en cette journée grise de la fin d'octobre.
Je viens d'allumer sur un point : elles m'ont dit qu'elles viendraient dans l'auto deux places de Jessica... Oups ! Et moi, je vais m'asseoir où ? Lorsque je les ai téléphonées ce matin juste avant leur départ pour signaler le problème que j'y voyais, elles m'ont ramenée à ma place : "Cesse de gérer, Germaine. On va t'organiser ça ! " C'est assez clair, ça !
À moi, par contre, de trouver un bon resto dans les environs pour les accueillir convenablement tout en respectant mon régime stricte de post-subocclusion. Avec l'aide des infirmières, j'ai déjà pu faire une courte liste de restos dans les environs où il fera bon s'y retrouver pour déguster des plats extraordinaires (pas difficile, comparés aux menus de l'hôpital) et rire en bonne compagnie. Je vous tiendrai au courant.
Bon, je dois vite me préparer avant leur arrivée : douche, habillement, etc.
Sur ce, je vous envoie tout plein de soleil et de magie pour une journée des plus magnifiques. Et je suis de tout coeur avec vous.
Bonne journée !
P.S. : Comme vous pouvez le constater, je vais beaucoup mieux et mon état s'améliore de jour en jour. Je suis convaincue que toutes vos prières et vos bonnes pensées y font pour beaucoup. Mille mercis de votre soutien si précieux.
mercredi 2 septembre 2009
Le pouvoir qui nous habite
dimanche 21 juin 2009
Biodanza sur la Côte d'Azur...
Ce projet a fait l'objet de plusieurs chroniques depuis l'automne. Pour tout savoir, je vous invite à les relire : Cultivez la joie, 30 octobre 2008; Les porteuses de joie, 2 décembre 2008; L'espoir a des Elles, 3 février 2009; Solidarité !, 21 avril 2009.
Mes copines de voyage prennent l'avion aujourd'hui même et moi j'irai les rejoindre demain. Je suis dans les derniers préparatifs et l'excitation monte d'un cran d'heure en heure. Vous mourez d'envie de voir ce qui nous attend ? Allez donc faire un tour sur le site du Symposium; plusieurs belles photos y sont affichées. http://www.biodanza-med.com/symposium/FR/localisation.php Ça promet !
Je vous laisse sur cette dernière chronique avant le départ. Je serai de retour le 3 juillet. Si j'en ai l'occasion, je tenterai de vous glisser un mot sur mon expérience sur la Côte d'Azur avec la gang de biodanseurs que je vais rencontrer là-bas. Je prendrai beaucoup de photos, c'est sûr, car j'ai le sentiment que cette aventure en sera une d'une grande richesse humaine. J'en ressens déjà les hautes vibrations et les immenses bienfaits.
J'aimerais profiter de cette page pour remercier à nouveau toutes les personnes qui ont généreusement contribué à notre programme de financement. Il est évident que sans leur soutien précieux, ce voyage n'aurait pu être possible. Alors, merci à vous : Lise, Claudette, Danielle, Michel, Zohra, Liliane, Renée, Pierre, Marie-Claire, Claude, Carole, Lucille, Anne Geneviève et tous les autres qui ont participé à nos activités de biodanse et qui se sont impliquées d'une façon ou d'une autre pour nous donner les "ailes de l'espoir"...
Je vous offre mes pensées lumineuses d'amour, de paix et de joie.
Au plaisir de vous retrouver au retour.
Et bonne St-Jean !
mardi 19 mai 2009
Mon chemin de guérison : la FOI (2)
Pourquoi la FOI ?
En effet, j'aurais pu commencer à vous décrire mon chemin de guérison en dressant la liste de toutes les avenues empruntées depuis le début de ce périple, mais j'ai eu peur de me perdre en chemin ! C'est que par dessus tout, c'est la FOI qui me guide et m'éclaire. De plus, c'est à partir d'une entente conclue avec mon Créateur sur mon lit d'hôpital alors que je venais d'être avisée de me préparer à mourir (il y a déjà plus de trois ans et demi) que j'ai entrepris courageusement ma route. (Lire Matin de confidences parue le 12 avril 2008 pour plus de détails sur cet épisode.)
Début d'une grande aventure
Dès que j'ai été saisie de la présence d'une masse de nature inconnue et particulièrement imposante dans mon abdomen en août 2005, j'avais le sentiment que la cause appartenait à un univers qui m'était encore étranger, à savoir, la dimension subtile de l'être, et associée à certaines blessures et souffrances enfouies dans mes entrailles. Je devais absolument trouver quelqu'un pour m'aider à explorer ce monde mystérieux.
C'est là que j'ai rencontré "par hasard" Marie, ma première thérapeute. C'était un hasard dans la mesure où j'avais pris son nom sur le babillard de mon bureau; elle donnait des cours de yoga et je m'étais inscrite à la session qui devait débuter prochainement. En l'informant de mon impossibilité à démarrer la session en raison de mon problème de santé, elle m'a invitée à aller la rencontrer puisqu'elle était en mesure de m'aider à régler des choses dans la dimension énergétique de mon être. Et nous avons commencé à travailler le monde des émotions et à toucher à l'univers spirituel.
C'était le début d'une grande aventure au coeur de moi-même ! Et mon travail devait prendre diverses orientations, puisque j'apprenais que mon grand corps était composé de plusieurs corps : le corps physique qui en est le noyau, le corps mental, le corps émotionnel et le corps spirituel.
Plusieurs pistes d'action
Si vous avez déjà cherché à en savoir plus sur la santé, vous avez sans doute pu constater que la vitalité se nourrit de plusieurs sources. Dans Anticancer (David Servan-Schreiber, éd. Robert Laffont), l'auteur nous invite à développer de nouveaux réflexes pour une meilleure santé : saine alimentation, bien sûr, activité physique (bouger et s'oxygéner), méditation (se recentrer et se calmer), gérer ses émotions (les accepter et les exprimer), s'accepter avec ses valeurs et son histoire, etc. Je vous invite à consulter son site pour faire le tour de la question : http://www.guerir.fr/
Pour sa part, Nicole Gratton, dans son livre intitulé Les Secrets de la vitalité (éd. Flammarion), nous dresse une liste des différents aspects à considérer pour faire le plein d'énergie et vivre une vie heureuse. Outre l'alimentation, l'oxygénation et le sommeil, elle aborde les aspects du stress, la détresse émotionnelle, les plaisirs quotidiens, la mission stimulante et la méditation inspirante. (Voir http://www.nicole-gratton.com/fr/ecole/liv_vitalite.html)
Mes trois soleils de vie
Quant à moi, c'est à partir des informations que j'ai recueillies et des expériences que j'ai vécues, que j'ai pu me préparer un tableau de gestion de ma santé sur trois axes : le corps (associé à la nature), le coeur (lié à l'amour) et l'âme (guidée par l'Esprit). Cette grille (disponible sur demande à josee.martin@videotron.ca) me permettait d'indiquer dans les cases correspondantes les actions que je posais au quotidien au bénéfice de ma santé.
Ainsi, sous chaque thème étaient regroupés les diverses actions possibles :
- Le corps/nature : alimentation et suppléments, soins corporels (bain, massage, réflexologie), repos (sommeil, sieste, détente), oxygénation (marche en plein air, baîllements et sons guérisseurs - tirés du Qi Gong), activité physique (étirement, musculation, cardio).
- Le coeur/amour : amour, partage, entraide, compassion, bonheur, plaisir, rire, rencontres passionnantes, musique, aromathérapie, zoothérapie, sorties, etc.
- L'âme/Esprit : connexion divine (prière, méditation, visualisation, contemplation, lecture, écriture, mandalas, silence, intuition, messe, nature, jardin), travail sur ma mission de vie, mon rêve, créativité (couture, horticulture, scrapbooking), thérapie (consultation), programmation mentale (pensées positives, affirmations, etc.), Yoga, Qi Gong, etc.
Je m'arrête ici pour aujourd'hui, car je sens mon énergie à la baisse. Je vous reviendrai avec la suite très bientôt.
Bonne journée !
mercredi 15 avril 2009
La vie selon Laura
Je ne sais pas si vous vous arrêtez à l'occasion pour lire la rubrique de nécrologie de votre quotidien, mais moi j'aime bien balayer rapidement les noms et les visages qui y figurent. (Mon ex me trouvait un peu morbide de le faire. Pas du tout ! C'est une rubrique d'information comme une autre.) Qu'est-ce que j'y puise ? Sans doute que faire le tour de la page des décès me permet d'apprivoiser (inconsciemment) le passage dans l'au-delà. (Ne vous inquiétez pas, s'il vous plaît. Je ne suis pas encore prête à ça...) Mais c'est souvent des leçons de vie que j'y trouve, car quand on souligne le courage de jeunes enfants qui ont mené une bataille de titans contre une leucémie, ou encore d'un jeune dans la vingtaine qui a vécu à fond jusqu'à laisser sa vie dans l'adrénaline de son sport extrême préféré, ça me touche profondément.
Aujourd'hui, j'ai retenu les mots qu'on a écrits à la mémoire de la petite Laura Pelletier-Campbell pour souligner le premier anniversaire de son décès. Vous verrez que cette petite savait vivre et propager la vie autour d'elle.
"Il y a un an déjà que tu nous as quittés soudainement. Bien que nous cherchions tous les jours en vain un sens à ton départ précipité, que nous regrettions de ne pas avoir l'occasion de te voir grandir auprès de nous, nous pouvons parfois esquisser un sourire en pensant à tout ce que tu nous as appris du haut de tes 3 ans.
Entre autres, tu nous a appris qu'un salon n'est pas juste fait pour se reposer mais aussi pour danser, chanter, se chatouiller; qu'un sofa peut être un étang à poissons; qu'il peut y avoir des crocodiles dans la cuisine et des ours là où tu voulais qu'ils soient. Tu appréciais la beauté des détails dans les menus objets, détails que nous ne remarquions pas nous-mêmes à premier vue. Souvent, tu nous as fait remarquer la lune dans le ciel d'après-midi dans des moments où nous marchions la tête basse.
À présent, nous pensons toujours à toi quand nous observons la lune dans le ciel. Nous essayons de nous rappeler de lever la tête, d'observer et d'apprécier les beautés que nous offre la nature, comme tu aimais si bien le faire.
Ballerine, princesse, peintre ou petit clown, merci de nous avoir entraînés dans ton tourbillon joyeux, de nous avoir fait tant rire, d'avoir illuminé nos vies. Merci pour tout l'amour que tu nous as donné sous forme de câlins, sourires et petits gestes tendres. Merci d'avoir été une si bonne et belle grande soeur pour Rosalie. "Forever in our lives, a sparkle that burns bright." Tu seras toujours notre belle Laura d'amour !
Papa Paul, maman Marie-Noëlle, Rosalie et tous ceux et celles que tu as touchés au cours de ta courte vie." (Extrait de La Presse, Montréal, le 15 avril 2009)
Et moi, Laura, je te dis merci de me permettre de propager ton puissant message de vie à tous mes fidèles lecteurs et lectrices.
La vie selon Mademoiselle X
Comme il n'y a pas de hasard, je viens tout juste de recevoir un courriel dans lequel on m'invite à aller visionner une vidéo qui présente une petite de trois ans racontant une histoire très originale à sa maman avec toute la spontanéité de l'enfance. Son étonnante imagination et la richesse de son vocabulaire nous font oublier qu'elle n'a que 3 ans. C'est tellement mignon que je ne peux m'empêcher de vous la partager. Allez donc voir : http://www.dailymotion.com/video/k3K0p1d5WpVn1LVZAI
Quelle est la couleur de votre monde ?
"Nous deviendrons ce que nous choisissons d'écouter. Et nous habiterons un monde à l'image de ce que nous deviendrons. Nous pouvons vivre dans la peur ou nous pouvons vivre dans l'amour. Nous décidons à chaque instant. Le plus grand pouvoir que Dieu nous a donné pour changer le monde, c'est celui de changer nos pensées à propos du monde. À mesure que nous y arrivons, il se transforme." (Extrait de Marianne Williamson, Le changement -- un cadeau inestimable, Éditions du Roseau, 2006, p. 118)
La vie dans toute sa splendeur.
lundi 6 avril 2009
INVITATION : L'espoir a des elles
Vous êtes donc invités à participer à une
Journée de sensibilisation
Biodanza et Cancer
le dimanche 19 avril prochain
2 séances
de 10h30 à 12h ou de 13h30 à 15h
au Studio Rialto
5711, avenue du Parc, 1er étage, Montréal
Coût : 20$/personne Inscription requise (places limitées)
* Pour tout savoir sur ce projet, relire la chronique intitulée "L'espoir a des Elles" parue sur ce blogue le 3 février dernier.
Si vous avez des questions sur l'activité, contactez notre facilitatrice, Isabella Lawira, à biodanzajeudi@gmail.com
Au plaisir de vous y rencontrer !
jeudi 2 avril 2009
Alimentation et vitalité
De retour du "tiers-monde"
La semaine de vacances que je viens de vivre dans la chaleur des Caraïbes m'a permis de prendre une pause face à l'épreuve et, en ce sens, un repos au niveau psychologique et émotionnel, mais quel défi sur le plan physique! En effet, les exigences requises pour le bien-être de mon corps qui lutte toujours n'ont pas été rencontrées, particulièrement côté nourriture. Le manque d'aliments frais, sains et nutritifs à Cuba rend difficile la période des repas, car conscients de la pauvreté nutritive de ce qui est offert, nous devons nous résigner à manger pour calmer la faim.
Bien que j'avais accepté de mettre de côté mon régime santé (lire Pour gagner des luttes, paru le 3 septembre dernier pour plus d'information à ce sujet), pour une "petite" semaine, je n'aurais jamais pu imaginer l'impact que ces quelques jours de déraillement alimentaire pouvaient créer sur ma vitalité et mon bien-être physique. Il est clair maintenant que j'ai dû puiser dans mes réserves et que cet épisode a contribué à annuler certains efforts investis au cours des derniers mois pour mon mieux-être. (Rappelons que ces vacances se sont inscrites entre deux séances de chimiothérapie à un moment où l'énergie et le moral étaient affectés passablement.)
La surabondance à Montréal
Bien avant mon retour au pays, mon corps a commencé à m'envoyer des signes de détresse : fatigue, douleurs, inconfort... J'avais hâte de reprendre mon régime santé et mon rythme de vie normal. Hier a donc été consacré au réapprovisionnement alimentaire. Je me suis précipitée chez Mme Thuy, ma naturopathe qui tient boutique sur la rue Bernard à Outremont, pour faire le plein de fruits et légumes frais, mûrs et biologiques. J'avais l'air d'une affamée devant son comptoir de produits fraîchement arrivés et je réalisais vraiment le rôle que l'alimentation joue dans une démarche de guérison, comme dans la santé en général. Parfois avant cette expérience à l'étranger, j'avais tendance à banaliser les bienfaits d'une alimentation riche en vitamines et minéraux de toutes sortes. J'étais tout simplement tentée par la surabondance de produits savoureux qui excitent toutes nos papilles et, disons-le, paresseuse (mon ostéopathe dit "fainéante"... ouach !). La discipline manquait.
Le corps ne ment pas
Ce matin, je devais reprendre mes traitements après un délai de trois semaines; malheureusement, le taux de globules blancs était trop bas... J'ai reçu ce résultat comme un autre message du corps qui lutte à chaque instant sans prendre de vacances : "Les vacances, c'est bien beau, mais il ne faut laisser aucune chance à l'ennemi."
En écrivant cette première chronique d'avril, je constate que même ma vivacité intellectuelle n'y est pas. J'ai envie d'écrire, mais mon corps me réclame de l'attention pour retrouver sa forme. Mon corps, ce véhicule si précieux pour tout faire, même communiquer.
Je vais donc retourner dans mon fauteuil bleu pour le soigner avec amour et bienveillance. Demain, je vous reviendrai avec une nouvelle chronique écrite sur la plage de Cayo Santa Maria. Une belle histoire vécue au buffet de l'hôtel. Je vous présenterai Ernesto.
Soyez au rendez-vous !
samedi 21 mars 2009
Kiwi part en voyage !
dimanche 8 mars 2009
Le grand saut... pour la vie !
Et pour ce faire, je fais appel à vous qui pourriez peut-être m'aider à trouver ce que je cherche. Alors voici mes critères :
- beaucoup d'espace pour respirer et admirer les beautés de la nature
- un bout de terrain pour jardiner et fleurter avec les oiseaux et petites bêtes
- une maison chaleureuse avec de belles pièces bien éclairées et bien aménagées
- des gens agréables avec qui partager et échanger.
Ce dernier point vous intrigue ? En effet, je ne cherche pas nécessairement à vivre seule. Si je ne trouvais pas la maison qui me convient, je pourrais louer un logement dans une maison de campagne (et non dans un édifice à logements multiples) chez des gens qui pourraient apprécier avoir de l'assistance pour leur faciliter la vie. Des personnes autonomes et chaleureuses, ouvertes aux belles choses de la vie. Je me vois sur une petite fermette haute perchée dans les montagnes pour y faire de la culture biologique et prendre soin de poules et de lapins...
Si jamais vous avez un flash sur une possibilité, faites-moi signe. Je suis ouverte à évaluer toute proposition. Parlez-en autour de vous, faites suivre mon courriel à ceux que vous croyez concernés par cette recherche un peu spéciale. L'UNIVERS répondra ! "
L'Univers a répondu !
Le message ci-dessus a été envoyé en début de semaine dernière à un certain nombre de mes contacts. Déjà quelques opportunités se sont présentées à moi et, hier, j'ai fait une visite d'exploration dans les environs de Dunham, près de Cowansville. Je crois que cette première visite est pleine de promesses, mais rien n'est encore conclu. Il faut laisser reposer et voir, sentir si c'est vraiment ce qui est le mieux pour tous.
"Tout ce qui se produit dans l'univers arrive parfaitement. Dieu ne s'est pas trompé depuis un bon bout de temps..." (Extrait de Neale Donald Walsh, Conversations avec Dieu, tome 2, p. 42)
"Everything occurring in the universe is occurring perfectly. God hasn't made a mistake in a very long time."
En attendant, je continue à regarder autour tranquillement pour dénicher d'autres opportunités qui pourraient s'avérer intéressantes. J'ai confiance ; l'Univers est bon et Il sait ce qu'Il fait. Faut juste suivre le courant en écoutant les signes et sa petite voix intérieure.
Ainsi, si jamais vous voyez quelque chose qui ressemble à ce que j'ai décrit plus haut, faites-moi signe. Vous trouverez plus de détails sur mon rêve dans ma chronique du 20 janvier intitulée "Un grand rêve à naître".
Merci de tout coeur et au plaisir d'avoir de vos nouvelles.
«La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit.» – Oscar Wilde
«Il est bien difficile de définir ce qui est impossible, car le rêve d'hier devient l'espoir d'aujourd'hui et la réalité de demain.»– Robert Goddard
mardi 3 février 2009
"L'espoir a des Elles"
C'est dans le cadre d'un Symposium organisé par l'École de Biodanza Méditerranée (voir www.biodanza-med.com/symposium pour plus de détails), un événement qui rassemble des personnes qui pratiquent et enseignent la Biodanza à travers le monde, que notre petit groupe s'est impliqué avec coeur pour réaliser une courte vidéo qui sera présentée aux participants de cet événement important tenu à Nice, France, en juin prochain (on en parle sur le site : http://www.biodanza-med.com/symposium/FR/intervenant.php?IDF=30). Ce documentaire se veut un outil dont le témoignage sensibilisera d'autres organismes oeuvrant dans la sphère du cancer pour mieux soutenir les personnes touchées par ce terrible fléau.
L'objectif du projet
L'objectif premier du projet "L'espoir a des Elles" est de témoigner d'une expérience de vie riche et pleine de sens afin que d'autres puissent s'en inspirer pour multiplier les effets bénéfiques dans leur milieu avec des groupes confrontés à des problématiques de santé similaires.
Le deuxième objectif est de partager personnellement, de coeur à coeur, avec les participants à ce Symposium afin qu'ils puissent non seulement voir mais également SENTIR la vie et la joie qui nous habitent. Nous projetons de nous rendre à Nice pour participer à l'événement. Pour ce faire, du financement est requis pour défrayer les coûts de voyage des membres de notre groupe (avion, hébergement, repas et autres dépenses de voyage). La direction du Symposium nous reçoit gracieusement (une économie de 200 Euros par participante).
L'organisation d'une levée de fonds
Compte tenu du montant requis pour réaliser le projet, nous avons démarré (hier soir, officiellement) une levée de fonds qui comportent plusieurs pistes d'action.
D'abord, un plan de commandite a été élaboré afin d'intéresser des entreprises touchées de près ou de loin par la cause à nous soutenir financièrement en échange de divers plans de visibilité dans le cadre de l'événement.
Certaines gens d'affaires qui ont à voyager beaucoup dans le cadre de leur travail se retrouvent avec un surplus de miles Airmiles ou Aéroplan. Ceux-ci peuvent également servir à notre cause pour l'achat de billets d'avion ou pour défrayer d'autres frais de voyage. Si c'est votre cas et que vous souhaitez en offrir une partie, nous serons plus qu'heureuses de les accepter.
Pour d'autres, il sera plus facile de faire un don en argent en échange d'un reçu pour fins d'impôts.
Et pour lancer le tout, notre amie Claudine et sa fille ont travaillé fort à confectionner des rubans roses en chocolat (il y en a aussi des blancs et des bruns) qui seront vendus au coût de 3$ chacun, ou 2 pour 5$. Les 600 rubans roses ont été distribués à chacune hier soir pour vendre dans leur milieu respectif. Pour ma part, j'en ai pris 50 et j'espère bien tous les vendre d'ici à notre prochaine rencontre, dans deux semaines.
Enfin, des activités de visibilité ont été pensées, telles qu'une journée bénéfice de biodanza, une marche ou un pique-nique familial, afin de faire connaître notre projet dans la communauté. Nous souhaitons ardemment obtenir le soutien d'une marraine ou d'un parrain d'honneur qui se fera porte-parole pour la cause auprès des médias. Si un nom vous vient en tête, laissez-le moi savoir.
Comment aider ?
Vous avez déjà une bonne idée des différentes options qui s'offrent à vous pour vous associer d'une façon ou d'une autre au projet. Manifestez-vous rapidement si vous souhaitez faire votre part, car il nous faut confirmer les arrangements de voyage au cours des prochaines semaines.
Voici d'autres idées : organisez une activité bénéfice dans votre milieu de travail (on peut aller vous faire un petit numéro...), vendez des rubans roses autour de vous (ça nous tente pas d'aller en vendre dans le métro !), présentez ce projet à un grand voyageur de votre boîte entre deux avions (ce message s'adresse particulièrement aux adjointes de ma trempe); faites un don tout simplement.
Les porteuses de joie
Dans ma chronique du 2 décembre dernier, intitulée Les porteuses de joie, je reprends le témoignage de la directrice des écoles de Montréal et de Nice qui était venue nous visiter et faire l'expérience d'une soirée de danse passée avec des personnes qui font face au défi de leur vie. Son témoignage traduit très bien l'ampleur des bienfaits de la Biodanza sur la santé des personnes. La joie qui les habite après une séance vaut mille traitements de chimio. Et l'effet bénéfique est multiplié par leur rayonnement auprès des gens qu'elles côtoient à la maison, au travail, dans la rue...
Merci de votre précieux soutien à cette cause.
jeudi 4 septembre 2008
S'accrocher au souffle de vie
"Helen s'accrocha à la seule chose qui avait toujours été là, comme un chien fidèle et affectueux - la sensation de son souffle dans la poitrine. La signature même de la vie qui perdurait, malgré les doutes, les peurs, la nausée, malgré la douleur aussi." (Tiré de Anticancer - Prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles, éd. Robert Laffont, Paris, 2007, p. 236)
Dans cet extrait, l'auteur David Servan-Schreiber parle d'une femme dont la vie ne tenait plus qu'à un fil et pour qui les espoirs étaient réduits presque à néant. Il poursuit :
"Accrochée à sa respiration, un souffle après l'autre, elle se connectait au fond d'elle-même à cette envie de vivre qui venait de chaque cellule et qui la reliait à tout ce qui était vivant autour d'elle : l'arbre et ses feuilles qu'elle pouvait voir par la fenêtre, le rire et les pleurs des enfants qui passaient dans le couloir, les étoiles parfois à la nuit tombée. Elle en retirait un sentiment étrange de paix."
L'auteur précise ensuite que douze ans plus tard, cette femme a repris son travail et vit normalement. C'est dire toute la puissance contenue dans le seul souffle de vie, cet élan vital qui nous unit tous.
Le souffle : don sacré
Pour sa part, Jean-Paul Simard, dans son livre Pèlerinage aux sources de la vie (éd. Anne Sigier, 2006, p. 168) rapporte ceci :
La Bible nous dit que Dieu créa toute chose par sa parole, mais que c'est par son souffle qu'il créa l'homme. C'est du souffle de sa bouche que la vie lui fut donnée. Ce souffle initial de Dieu constitue le principe premier de notre existence."Puis, il ajoute :
"La Genèse nous dit qu'avec ce souffle de Dieu, nul ne saurait périr, car Dieu s'est engagé à le soutenir. Voilà pourquoi le souffle de Dieu est en perpétuel mouvement dans l'univers. Si ce souffle manquait, ce serait la fin du monde."
Respirer consciemment
Dans les disciplines orientales telles que le taï chi, le chi kung et le yoga, la respiration est un aspect essentiel de ces pratiques (tout comme dans la pratique méditative). Elle se fait en harmonie avec les mouvements et les postures. C'est, en fait, la connexion à la source d'énergie de l'univers, quelle soit divine ou cosmique. On parle alors de Chi qui désigne cette essence primordiale et unificatrice, le principe actif universel qui influence et est la source de tout. De plus, Le Chi de l'être humain (Zen Chi) est l'essence vitale qui circule à l'intérieur du corps, le produit harmonieux des énergies du Ciel et de la Terre. Si le Ciel engendre et la Terre nourrit, l'Être humain, quant à lui, accomplit. (Visiter http://www.shaolinwingchun.com pour plus de détails à ce sujet.)
Ainsi quand on arrive à pratiquer une respiration consciente bien profonde et harmonieuse, on sent la puissance du courant d'énergie qui circule en nous et qui vient alimenter toutes nos cellules. On se sent également relié au grand Tout, au cosmos, à l'univers, au même titre que la goutte d'eau dont la nature même lui permet d'être partie prenante de l'immensité de l'océan. On croit d'ailleurs, tant dans la culture scientifique moderne que dans la pensée orientale, que le corps humain et ses fonctions constituent un microcosme à l'intérieur du macrocosme (l'univers) et qu'il doit être régi par les mêmes lois qui gouvernent ce dernier.
Le prana : vitalité et force de vie
Dans un article intitulé L'art de respirer le prana (tiré de la revue Essentiel de juin-juillet 2008, p. 38), on dit : "L'homme est relié en permanence à l'univers grâce au prana, l'énergie vitale de l'univers. Cette énergie est à la base de tout ce qui existe. Le prana pénètre chaque chose, de l'atome jusqu'aux galaxies."
On dit aussi que le souffle de Dieu est la respiration de l'homme, car dès que ce dernier cesse de respirer, il meurt. Et pour nous humains, la respiration nous entraîne au sein de la pulsation cosmique. Ainsi, savoir bien respirer est primordial, car cette fonction est à la base de l'équilibre physique et psychologique qui nous assure une bonne santé : "Le prana nous transmet ainsi la force de vie. Il est à l'origine du mouvement qui actionne nos poumons, fait battre notre coeur, stimule notre circulation sanguine."
Enfin, "Lorsque notre respiration devient harmonieuse, le fonctionnement de notre système nerveux redevient optimal, serein, réceptif, intuitif... Concrètement, cela se traduit par de la sérénité, de l'optimisme, de la joie." Trois éléments essentiels à la guérison.
Exercice : Respirez par le nez !
Fermez les yeux quelques instants, prenez une position confortable et entrez à l'intérieur de vous-même avec la conscience de vous brancher à la source énergétique de la vie. Maintenant, commencez à respirer profondément en voyant entrer l'air dans votre gorge, descendre dans l'oesophage, emplir votre ventre, ouvrir le diaphragme et gonfler vos poumons. Voyez cet air lumineux, d'un blanc immaculé aux reflets dorés. Ressentez un vent de gratitude souffler sur votre coeur puis expirez lentement. Recommencez une dizaine de fois et imaginez que chacune de ces respirations conscientes est comme une vague de l'océan et vous pourrez sentir que votre souffle est le battement même de la vie.
Cet exercice de respiration consciente peut facilement se transformer en séance de méditation si elle est prolongée pendant quelques minutes (10 à 20) et mieux encore si elle est pratiquée en pleine nature. Dans ce contexte, on pourrait garder les yeux ouverts pour prendre conscience de toute la vie qui anime et qui vibre dans toute cette nature et pour ainsi s'unir à ce mouvement vital universel. Les bienfaits qu'on en tire sont sans prix.
vendredi 29 août 2008
Les centenaires d'Okinawa
Dans l'article de Nadine Descheneaux intitulé Okinawa - un programme global pour mieux vivre (tiré du magazine Mieux-Être de septembre 2008, pp. 68-72), on présente l'endroit comme un petit paradis où les paysages exotiques se marient à merveille avec des lagons éblouissants et des fonds marins captivants peuplés de quantité de poissons tropicaux. Petits paradis aussi en raison de sa qualité de vie : les gens y vivent vieux et heureux grâce à une attitude privilégiant une vie simple et gaie.
"Leur philosophie repose sur le bon sens, tout simplement. Leur "mieux vivre", empreint de vitalité, de douceur et de plaisir, accroît leur énergie, stimule leurs défenses anti-infectieuses, améliore leur mémoire, leur humeur et leur vie sexuelle."
L'équilibre et le plaisir
Pour ce peuple japonais, l'équilibre d'un ensemble de facteurs de mieux-être constitue la clé du succès. Ainsi, bien que l'alimentation soit au coeur de leur programme, leur rapport aux aliments et au corps, leurs activités physiques, leur vision de la vie, leur créativité, leur art de vivre, leur façon de gérer les coups durs, leur humour, leur caractère, de même que leurs liens sociaux et leur solide réseau de soutien constituent des ingrédients essentiels à leur vitalité et à leur bonheur.
À noter que certaines conditions favorisent l'efficacité du programme : reconnaître que le seul responsable de son mieux-être global est soi-même et mettre le plaisir, immédiat et futur, au centre de la démarche.
L'alimentation et les repas, c'est sacré
Dans cet article fort intéressant qui a tiré ses sources dans plusieurs ouvrages dont vous trouverez les références ci-dessous, on aborde les grandes lignes d'une saine alimentation (eau, café, produits laitiers, poissons et fruits de mer, etc.), mais ce qui retient davantage mon attention, c'est le côté sacré de la prise de repas pour ces gens. Tandis que nous, Nord-Américains, sommes les champions de manger sur le pouce (sur le coin du bureau, dans sa voiture, debout à un comptoir), eux considèrent ce moment comme capital, puisque aborder les repas de façon positive est un principe constamment recherché.
"Voici quelques clés importantes permettant un meilleur rapport à votre alimentation :
- Le repas est un moment pour soi que l'on s'offre. Pas question d'y être tendu ou stressé. On peut aussi le rendre agréable visuellement en dressant la table de belle façon.
- Prenez le temps de goûter véritablement les aliments en prenant de petites bouchées, lentement.
- Écoutez les signes de satiété afin de sortir de table non pas écrasé et "trop plein", mais léger et encore plein de vitalité.
- Multipliez les prises alimentaires : pourquoi pas cinq petits repas ?
- Soyez votre motivateur ! Apprenez à vous encourager plutôt que de constamment faire des efforts. Combinez des plaisirs pour créer de nouvelles bonnes habitudes."
Les habitants d'Okinawa reconnus pour leur propension naturelle à une constante recherche de plaisir et de bonheur, ont quelques trucs à nous enseigner. Ils ont développé des outils pour évacuer leur stress et leurs tensions pour ainsi sourire plus et être ouvert à la vie ! Entre autres :
- Diverses formes de méditation, d'auto-hypnose et de visualisation.
- Des respirations profondes et complètes
- L'autotraitement des tensions, grâce au stretching ou à l'autoshiatsu.
- Le contact avec l'eau pour les activités sportives, mais aussi pour des bienfaits thérapeutiques (jets massants, thalassothérapie, etc.)
- La pratique de sports et l'exploration de leur créativité par diverses activités ludiques ou artisanales.
En terminant, j'ajouterais quelques mots sur les principaux axes du programme Okinawa. Outre l'alimentation qui se veut légère, peu calorique, principalement d'origine végétale, incluant une grande quantité de soja et de ses dérivés de même que de riz et autres céréales sans gluten auxquels on ajoute un peu de poisson ou de viande blanche et des apports riches en nutriments efficaces pour lutter contre le vieillissement, l'inflammation et la majorité des maladies, on note quelques habitudes de vie essentielles.
- L'habitude de faire beaucoup et régulièrement des activités physiques variées.
- Le développement de plusieurs outils, puissants et très efficaces, de gestion du stress.
- Une perception et une appréciation très positive du monde et de toutes les richesses de la vie, en donnant une place importante aux ancêtres et à la nature. Une grande spiritualité et le sentiment de faire partie d'un grand Tout.
- Être coriace et cool à la fois. C'est-à-dire être solide mais flexible, à l'écoute de ses besoins, mais généreux aussi, dominant, voire même autoritaire et capable de reconnaître ses erreurs, non-conformiste et respectueux des ancêtres, actif et calme, patient et créatif, rieur et se sentant investi d'une "mission", etc.
- La place importante des anciens dans leur vie, qu'ils soient vivants ou décédés. Ils restent dans leur mémoire et dans leurs attentions à tous et sont même célébrés comme un porte-bonheur. À Okinawa, la mort n'est pas redoutée, car elle ne signifie pas la disparition. Leur profonde conviction d'avoir bien vécu, de faire partie d'un tout et d'avoir fait quelque chose d'utile de leur vie leur permet d'entrevoir positivement ce phénomène de la vie.
Bonne route au paradis !
Sources
- Dr Jean-Paul Curtay, Okinawa, Éditions Le Livre de poche, 2008
- Anne Dufour, 100 réflexes Okinawa : antiâge et antikilos, Leduc.s Édition, 2006
- Cléa, Cuisiner les ingrédients japonais : les ingrédients du régime Okinawa, Éditions La Plage, 2008
- Patrick Denaud, Le programme Okinawa, First Éditions, 2006
lundi 25 août 2008
Pour déborder de vie
Un secret bien gardé : l'acidité et ses dangers
Dès le début de ma lutte pour retrouver la santé, j'ai été conscientisée par ma nutritionniste aux dangers associés à un taux trop élevé d'acidité dans l'organisme, particulièrement dans mon cas. Nous nous sommes donc attaquées au problème en priorité.
Dans un article fort intéressant paru dans Vitalité Québec (sept. 2008 # 117, p. 48) intitulé "Pour un corps en bonne santé, plus énergique, alcalinisez votre alimentation", on explique clairement que le pH du corps doit être alcalin plutôt qu'acide. Malheureusement, ce n'est pas le cas chez la plupart des gens en raison d'un mauvais régime alimentaire.
Pourquoi chercher à réduire son taux d'acidité ? Il est maintenant bien connu qu'un taux d'acidité trop élevé dans le sang est à l'origine d'un nombre incalculable de malaises et maladies, notamment : reflux gastriques, brûlements d'estomac, douleurs articulaires, etc. Mais soulignons qu'un corps acide constitue un environnement favorable au développement de cellules cancéreuses.
Manger vert
L'une des meilleures sources d'éléments alcalinisants se trouve dans les légumes verts (on exclut ceux dont seule la peau est verte comme le concombre ou le zucchini). Et certains sont à prioriser, dont ceux appartenant à la famille des choux (brocoli, chou vert - de Savoie ou frisé, choix de Bruxelles), le kale, la bette à carde, le brocoli chinois, le bok choy, le chou chinois, les épinards, le persil, les asperges, etc.
Manger vivant
Les fruits aussi sont une bonne source alcalinisante, mais attention, pas tous. Vous savez, comme moi, que les agrumes notamment sont des fruits très acides; il vaut mieux les éviter ou les consommer modérément. D'autres fruits présentent un certain degré d'acidité : ananas, fraise, raisins, tomate... (oh que c'est triste pour les passionnés de pastas !)
Parlons plutôt des fruits qui sont classés dans la catégorie des fruits doux : banane, cerise douce, datte, figue, melon et pastèque, pèche, poire, avocat, raisin rouge, bleuet, canneberge, pomme gala et jaunes délicieuses.
Voilà un bon point de départ, car si vous avez fait comme moi, vous avez déjà pu identifier les changements à apporter à votre régime alimentaire pour rééquilibrer votre pH sanguin.
Faut-il manger bio ?
Bien entendu, la logique veut que plus l'aliment est près de la nature, de sa source, plus il est vivant et donc bénéfique pour le corps. Ainsi, dans la mesure du possible, on choisira des aliments biologiques (libres de tout produit chimique), de provenance locale (cueillis à maturité) et de fabrication artisanale (dans le cas de produits transformés, comme le pain, par exemple). Parfois, les fruits et légumes surgelés constituent un meilleur choix que des produits qui ont voyagé sur une longue distance ayant dû être cueillis trop tôt pour arriver à destination encore beaux. C'est une question de jugement.
Par ailleurs, à ce sujet, David Servan-Schreiber dans son dernier livre Anticancer (paru aux éditions Robert Laffont, Paris, 2007), note que des études ont démontré clairement que la nourriture "bio" faisait bel et bien une différence de taille quant au niveau d'intoxication de l'organisme. C'est grâce à des mesures prises de la quantité de résidus de pesticides dans l'urine des enfants ayant consommé des aliments dits conventionnels et d'autres ayant consommé des aliments bios qu'il a été possible d'établir ce lien important. Ce sont des données non négligeables.
Quelques fauteurs de troubles
Maintenant que vous savez quoi ajouter à votre alimentation et quoi consommer avec modération, le pas suivant est d'éliminer les fauteurs de troubles, soit les "aliments" qui sont très acidifiants. Tenez-vous bien, c'est là que ça fait mal ! On nomme le café, le thé noir, l'alcool (ceci inclut le vin ! surtout le blanc et le rosé), le sucre (ce qui englobe toute sucrerie, que ce soit au déjeuner, en collation ou au dessert), le chocolat (aoutch !!!).
On dit aussi que les sources acides (dans une moindre mesure) sont contenues dans les protéines (poisson, viande, oeufs, graines et légumineuses et la plupart des noix). Vous aurez compris qu'il n'est pas question d'éliminer ces aliments de notre assiette, car notre organisme en a besoin pour produire son énergie. D'en être conscient, c'est déjà comprendre qu'il est préférable d'en consommer raisonnablement (pour les gros mangeurs de viande, par exemple) et d'équilibrer son assiette avec une bonne quantité de légumes verts. Notre assiette devrait ressembler à ceci : 1/4 de légumes verts, 1/4 de salade (pas de la Iceberg !), 1/4 de protéines, 1/4 de céréales entières (riz brun ou sauvage, quinoa, millet, etc.).
Autre grand danger : le stress
Saviez-vous que le stress est un très grand producteur d'acidité ? Eh oui ! Alors, si vous ressentez des maux associés au stress (l'estomac noué, des signes d'indigestion, des raideurs dans la nuque, etc.), considérez sérieusement un ou plusieurs moyens de retrouver votre équilibre : relaxation, respiration profonde, méditation, exercice physique, repas équilibrés pris lentement et en paix avec soi-même. Et domptez aussi votre mental, car c'est lui le grand chef d'orchestre des pensées à la source de l'inquiétude, de l'angoisse... et du stress !
Un grand remède : le sourire
L'un des exercices de Qi Gong qu'on m'a enseigné et qui paraît un peu "gna-gna" mais qui fonctionne à tout coup, c'est le sourire. Pas besoin d'exposer toute sa série de dents Colgate. Non, non. D'afficher simplement ce qu'on appelle un demi-sourire sur son visage a un effet extraordinaire sur son attitude face à la vie en général et plus particulièrement sur son état émotionnel et mental. Le demi-sourire installe instantanément un sentiment de paix et d'harmonie, me semble-t-il, car c'est une excellente façon d'accueillir la vie avec ouverture et confiance. De plus, le sourire envoie et attire de bonnes vibrations, ce qui facilite grandement nos relations avec autrui, qu'il s'agisse de nos collègues de travail, nos amis et nos proches ou encore de purs étrangers croisés dans la rue. Par le fait même, cette attitude d'ouverture contribue grandement à réduire notre niveau de stress... et donc notre taux d'acidité.
Un cadeau bien emballé
Nos efforts pour réduire notre taux d'acidité nous vaudront un grand cadeau de vie : une plus grande et une meilleure énergie, une plus grande lucidité, une digestion améliorée, une perte de poids facilitée et un risque réduit de maladie grave. Et n'oubliez pas de boire beaucoup d'eau à la température ambiante* (au moins six verres de 8 oz ou 1,5 litre par jour) ; cette eau aura un effet des plus bénéfiques dans votre quête de bien-être. (* J'ai appris que boire de l'eau froide provoque une réaction chimique à l'entrée puisqu'elle force l'organisme à ajuster la température trop basse du liquide, et crée, du même coup, de l'acidité.)
Petite sagesse
"Dieu fit germer du sol toutes sortes d'arbres à l'aspect agréable et aux fruits comestibles avec, au milieu du jardin, l'arbre de la vie et l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Un fleuve sortait d'Eden pour arroser le jardin..." (Génèse 2, 9-10)
Bonne journée !
vendredi 11 avril 2008
Sacré bonheur, où te caches-tu ?
vendredi 21 mars 2008
La vie dans les végétaux
Dans la poursuite de ma lecture de l'ouvrage de Jean-Paul Simard, Pèlerinage aux sources de la vie (ed. Anne Sigier, 2006), j'apprends de nombreux secrets de santé et de vitalité liés à ces aliments miracles. Et j'ai à coeur de vous les partager. D'abord, quelques rappels importants faits par l'auteur :
- Le régime méditerranéen composé en grande partie de fruits et de légumes semble être particulièrement efficace dans la prévention du cancer (et autres maladies), et ce, principalement en raison des antioxydants contenus dans ces aliments naturels.
- Les végétaux ont des propriétés de guérison, ainsi ils contribuent à la réparation des dommages causés aux cellules, à renforcer le système immunitaire et à lutter contre les infections.
- Les grands responsables du vieillissement prématuré du corps et, par le fait même, de l'apparition de maladies telles que maladies cardiaques, ostéoporose, sélénité, baisse de la vision, etc., sont les radicaux libres et les gras "trans" que l'on retrouve en grande quantité dans notre régime occidental typique, composé en général de beaucoup de sucres, d'hydrates de carbone raffinés et de graisses industrielles.
Avant de parler des fruits et légumes, l'auteur aborde l'aspect lié au pouvoir regénérateur des végétaux. Voici quelques grandes lignes :
Manger cru ou cuit ?
- Bien que l'idéal est de manger cru, parce que la cuisson endommage ou détruit certaines substances phytochimiques importantes, il y a certains avantages à la cuisson des légumes, soit de rendre certains antioxydants plus accessibles. Un bon compromis serait la cuisson vapeur puisque cela permet de garder certaines vitamines qui se perdraient dans l'eau de cuisson.
- Par ailleurs, certains légumes demandent une cuisson pour libérer leurs puissantes substances antioxydantes (lire anticancéreuses). On pense au brocoli, aux carottes, aux tomates, au chou, chou-fleur et chou de Bruxelles.
- Une cuisson al dente permet de conserver aux légumes plus de saveur et de valeur nutritive.
Selon l'auteur, "les jus de légumes et de fruits sont une véritable fontaine de jouvence. Ils renforcent les fonctions du corps et aident à prévenir la dégénérescence prématurée de la peau, de la chair, des glandes et des organes." Les légumes verts crucifères et à feuilles vertes (tels que brocoli, chou, chou-fleur, laitue, épinard) procurent un dynamisme mental instantané (mémoire, attention et habileté verbale). Aussi, les jus frais sont un merveilleux remontant en cas de surmenage et de fatigue.
Les avantages des jus de fruits et légumes :
- Ils représentent la meilleure et la plus accessible source de vitamines, de minéraux et d'enzymes. Quant aux fibres qui leur manquent, on peut les retrouver facilement en mangeant un ou deux fruits ou légumes frais par jour.
- Ils sont faciles à digérer : ils passent rapidement dans le sang (moins d'un quart d'heure après leur consommation lorsque pris à jeun).
- Ils sont dotés d'un grand pouvoir de guérison puisqu'ils utilisent les liquides vitaux des plantes à l'état pur (lorsqu'ils sont consommés immédiatement après leur extraction, ce qui est fortement recommandé).
Les papilles gustatives reçoivent un cocktail tellement frais et pur qu'elles se mettent à danser de plaisir. En effet, par l'absence de sucre ajouté et d'agents de conservation, on retrouve le goût simple et naturel des fruits et légumes. Par ailleurs, j'avais un problème d'éthique au sujet de la pulpe. "Quel gaspillage !", me disais-je. Eh bien, j'ai facilement réglé cette question en récupérant la pulpe des fruits dans mon yogourt nature du matin. (Ajoutez-y du sirop d'érable ou des dattes fraîches et vous en ferez un régal aussi nutritif que vitalisant.) Quant aux fibres restantes des légumes, on peut les congeler dans des contenants de plastique pour les intégrer à nos soupes de légumes maison. Voilà !
En terminant, j'aimerais ajouter quelques précisions faites par l'auteur sur la consommation de jus de fruits :
- Les jus de fruits achetés à l'épicerie, bien qu'ils puissent être excellents, contiennent souvent fructose et glucose. Cela signifie qu'en consommant de ces jus de fruits, on ajoute un nombre considérable de calories à notre alimentation quotidienne.
- Les jus achetés contiennent également des agents de conservation, parfois des produits chimiques (qui s'ajoutent au sucre mentionné précédemment). Et souvent, ils dorment sur les tablettes pendant des mois.
- De plus, bien qu'ils puissent être définis comme bios, le processus de pasteurisation qu'ils subissent pour en prolonger la conservation détruit certains des éléments nutritifs les plus utiles.
Dans ma prochaine chronique sur le sujet, j'aborderai l'angle des légumes en présentant leurs propriétés plus spécifiques.
Bonne Vitalité !
mercredi 5 mars 2008
"Merveille que je suis !" (suite)
"Eh bien, notre corps constitue la mécanique la plus complexe de l'univers, et l'activité qui se passe dans le corps humain dépasserait l'activité du cosmos tout entier." (Extrait de Pèlerinage aux sources de la vie -- spiritualité, santé, guérison, par Jean-Paul Simard, éd. Anne Sigier, 2006)
Des données impressionnantes, pour ne pas dire astronomiques, l'auteur continue d'en faire la liste. Ce que ça m'inspire est d'abord combien nous sommes inconscients de la merveille que nous tenons entre nos mains. Puis, je réalise mieux l'impact de nos choix en termes de mode de vie : alimentation, sommeil, stress, etc.
L'auteur dit, un peu plus tôt dans cet ouvrage, que l'être humain a reçu, à la naissance, un capital d'énergie vitale lui permettant de vivre jusqu'à 120-130 ans en santé. On est pas mal loin du but avec notre espérance de vie fixée à plus ou moins 80 ans chez nous (ailleurs, c'est pire) !
En fait, on dit 80 ans, mais est-ce que la majorité qui a eu la chance de se rendre à cet âge vénérable a maintenu une assez bonne santé pour pouvoir jouir d'une belle qualité de vie ? La réponse est non. L'auteur précise d'ailleurs que l'humain est la seule espèce qui ne se rend pas au bout de sa route.
Ceci dit, me revient à l'esprit l'histoire d'un Américain âgé de 60 ans, il y a quelques années de ça, qui avait pour objectif de vivre en santé jusqu'à 120 ans. Il s'entraînait donc quotidiennement et faisait du jogging pour stimuler sa force de vie. À cette époque, je le considérais quasiment comme un illuminé. Aujourd'hui, je pourrais devenir une de ses supporteurs. Faut bien rêver dans la vie, si on veut atteindre les étoiles !
Au cours des 30 derniers mois, j'ai été plongée dans l'étude intensive de cette précieuse énergie vitale à savoir : comment faire pour la réactiver (après l'opération, et face à la menace du cancer qui sommeillait toujours, il me fallait remettre mon processus d'auto-guérison en marche), comment l'alimenter, la stimuler, la partager pour en créer davantage ? Finalement, comment l'utiliser à mon plus grand bénéfice pour éradiquer l'ennemi ? (À noter que j'ai tout de même dû avoir recours à la médecine traditionnelle pour intensifier ma lutte, mais je demeurais profondément convaincue, tout au long de mon cheminement, que le pouvoir de guérison était entre mes mains.)
Comment j'ai travaillé avec mon énergie vitale ? De multiples façons et sur au moins quatre dimensions :
- physique : alimentation, eau, sommeil, oxygénation, exercice, etc.
- émotionnelle : guérison de vieilles souffrances et création d'émotions bienfaisantes, telles que la joie, l'amour, la confiance, etc.
- mentale : en adoptant un mode de pensée positif, car il est dit que "la pensée crée"
- spirituelle : retour à soi par le recueillement, la prière, la méditation, l'ouverture du coeur, de même que par l'expression créative.
Voilà tout un programme ! Et, je n'ai pas chômé. Je peux aujourd'hui témoigner de cette expérience en invitant chacun de vous à vous arrêter pour prendre conscience du régime (bon ou mauvais) imposé à votre précieux allié (votre corps) et à ses divers impacts afin que vous puissiez apporter les ajustements qui vous paraîtront bénéfiques.
Pour ma part, basée sur ma lecture de ce merveilleux livre de Jean-Paul Simard, je vous partagerai mes découvertes pour un mieux-être renouvelé et une longue vie en santé et en beauté.
J'en profite pour vous remercier de me lire si fidèlement. Bien que les commentaires sur ce blogue soient plutôt rares, je sais que plusieurs me lisent régulièrement. Merci !
dimanche 2 mars 2008
"Merveille que je suis !"
Pourtant, il continue d'avancer, non sans manifester de temps à autres des signes d'impatience (petits bobos de tous genres). Et quand il tombe carrément en panne, on se demande : "Mais qu'est-ce que j'ai fait au Bon Dieu pour mériter ça ?" Eh bien sachez que, dans ces circonstances, le Bon Dieu, c'est vous.
Les quelques extraits suivants (tirés de Pèlerinage aux sources de la vie - spiritualité, santé, guérison, de Jean-Paul Simard, éd. Anne Sigier, 2006, pp. 61-64) vous étonneront sûrement, comme moi, de la merveille qu'est le corps. Et vous serez sans doute mieux en mesure de comprendre son immense pouvoir d'auto-guérison lorsqu'on lui procure ce dont il a besoin pour bien fonctionner.
Grâce à la biologie, nous savons que "le corps se présente comme une formidable usine d'énergie vitale. Son carburant est composé de trois éléments : nourriture, air, eau."
Par exemple, l'eau : saviez-vous qu'en buvant six verres d'eau tempérée par jour (1,5 litres), vous avez le pouvoir de régler nombre de petits bobos : douleurs dans les articulations, constipation, maux de tête, déshydratation générale du corps et de la peau. L'eau nettoie, hydrate et purifie.
"Le corps est composé de 100 milliards de cellules et chacune d'elles se présente comme une puissante machine moléculaire riche de milliers de pièces magnifiquement conçues..."
Imaginez le cosmos avec ses milliards d'étoiles. On pourrait comparer l'univers moléculaire du corps à un miroir du cosmos dans l'infiniment petit. Tout est parfaitement orchestré au départ.
"Quant au cerveau humain, il s'agit de la plus grande merveille de la création. À lui seul, il contient un réseau de connexions comptant 10 milliards de neurones et 160 000 km de fibres nerveuses. Chaque cellule nerveuse possède entre 10 000 et 100 000 fibres de liaison par lesquelles elle est reliée aux autres cellules du cerveau. Au total, ce serait près d'un million de milliards de connexions. Et tout ça baigne dans une soupe dont la recette est un savant dosage de produits chimiques appelés "neurotransmetteurs" qui jouent un rôle déterminant dans l'équilibre humain."
L'équilibre, c'est le secret dans tout. Imaginez maintenant l'effet d'une bouffée de cigarette, d'un verre d'alcool ou encore d'une "petite pilule". Ces substances, en apparence banales, sont suffisantes pour rompre l'équilibre et ainsi altérer l'humeur, brouiller la conscience et éteindre le dynamisme momentanément (sous leur effet). De plus, lorsque consommés en quantité significative, elles peuvent causer des effets dommageables à plus ou moins long terme.
"Et que dire de l'ADN ?" Il est le constituant essentiel des chromosomes du noyau cellulaire. Nous pourrions comparer l'ADN à un long collier de 6 milliards de perles : 3 milliards par exemplaire maternel et paternel, soit 6 milliards en tout par cellule." Cet ADN, dont nous ne sommes qu'au début de l'exploration, cache des trésors qui, lorsque décodés, "ouvriront des horizons aussi vastes, sinon plus grands encore, que l'exploration du cosmos tout entier."
"Notre système sanguin, quant à lui, véhicule les éléments nutritifs ainsi que l'oxygène dont nous avons besoin pour vivre. Il nous protège des infections. Une seule goutte de sang contient plus de 250 millions de cellules sanguines. Le corps en contient environ 25 000 milliards. Toutes ces cellules sont remplacées par de nouvelles cellules au rythme de 3 millions chaque seconde."
Imaginez un peu... fermez les yeux et regardez se jouer le théâtre de cet univers merveilleux et toujours aussi mystérieux. Prenez la forme (en pensée, bien entendu) d'une goutte de sang qui voyage dans cet univers. Tentez de ressentir le traumatisme que cette goutte peut subir lorsqu'elle doit baigner dans une soupe trop acide... ou trop alcoolisée... ou trop grasse... Imaginez et ressentez. C'est, selon moi, le premier pas vers une meilleure santé. Faire UN avec son corps.
Il y a encore tant à dire; je poursuivrai donc dans ma prochaine chronique. D'ici là, bon voyage intracorporel !
lundi 11 février 2008
"O" Happiness
En introduction (aujourd'hui), je vous entretiendrai des études réalisées avec beaucoup de sérieux par le Dr. Richard J. Davidson, PhD, neuroscientifique, professeur de psychologie et de psychiatrie à l'Université du Wisconsin-Madison. Il dirige le Laboratory for Affective Neuroscience.
Ce chercheur a consacré ses études à la structure du cerveau derrière les phénomènes comme l'anxiété, la dépression et la compulsion, de même que des notions plus positives de bonheur, résilience et, plus récemment, de compassion. À l'aide d'un appareil hautement sophistiqué de résonance magnétique, il a été en mesure d'observer l'activité cérébrale dans certaines régions du cerveau associées à différentes émotions.
Il a réalisé ses recherches sur différents groupes de personnes et, plus particulièrement, sur un groupe de moines tibétains ayant une bonne longueur d'avance sur la majorité d'entre nous au chapitre de la pratique de la méditation. Par ailleurs, l'une de ses études, la plus connue, est celle réalisée auprès d'un groupe de travailleurs d'une entreprise de biotechnologie qui se sont engagés à faire trois heures de méditation par semaine pendant quatre mois. Les résultats de cette pratique sont étonnants : on a constaté, chez ces personnes, un "boost" de leur humeur et une diminution de leur anxiété alors que leur système immunitaire s'est avéré plus fort selon les données recueillies. Grâce à cette étude, le Dr. Davidson est en mesure de démontrer que la pratique de la méditation produit une augmentation significative de l'activité cérébrale dans les parties du cerveau associées aux émotions positives et aux traits tels que l'optimisme et la résilience.
Qu'en est-il des moines tibétains ? Eh bien, on a découvert que, chez ces sujets, cette partie du cerveau dont nous venons de parler était "allumée comme les lumières de Times Square", un phénomène que ni le chercheur ni ses collègues n'ont vu auparavant. Quelque chose qui ressemble à un circuit neurologique qui explique leur sérénité ensoleillée.
Ainsi, le Dr. Davidson conclut que le bonheur est une science qui s'apprend, comme les maths. Il est convaincu que même une personne prédisposée à l'anxiété ou à la mélancolie peut, avec un peu de pratique, modifier la base émotionnelle de son cerveau pour atteindre une humeur générale plus joyeuse. C'est une découverte très importante qui représente un "changement de paradigme d'une importance séismique", selon ce qu'on en dit.
Nous verrons, dans ma prochaine chronique, comment le Dr. Davidson considère la contemplation, la compassion et la spiritualité comme éléments essentiels dans l'atteinte du bonheur et de la vitalité.
