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dimanche 1 novembre 2009

Ouvre tes bras à la vie

Comme je n'ai pas eu la chance d'écrire beaucoup cette semaine, et ce n'était pas par manque de temps, mais plutôt en raison des difficultés rencontrées au fil des jours côté santé, j'ai décidé, aujourd'hui, de vous faire un cadeau que j'emprunte à Maya Angelou, une grande amie et collaboratrice d'Oprah Winfrey. Une femme d'une très grande sagesse.

Alors, voici une belle leçon d'optimisme à pratiquer. En avril dernier, Maya Angelou a été interviewée par Oprah à l'occasion de ses 70+. Oprah lui a demandé ce qu'elle pensait de vieillir. Et là, à la television, elle a dit excitée : "En ce qui a trait aux changements de mon corps, il y en a plusieurs qui se produisent chaque jour... en particulier mes seins. Ils semblent faire une course pour voir lequel se rendra le premier à ma taille." Le public a tellement ri qu'il en pleurait. C'est une femme tellement simple et honnête et qui fait preuve d'énormément de sagesse dans ses mots!

Maya Angelou a dit ceci: "J'ai appris une chose: c'est que peu importe ce qui arrive, ou à quel point aujourd'hui semble éprouvant, la vie continue quand même, et demain ira mieux.

J'ai aussi appris qu'on peut dire beaucoup sur une personne à sa façon de voir trois choses: une journée pluvieuse, beaucoup de baggage et des lumières de Noël entremêlées.

J'ai appris que peu importe quelle a été ta relation avec tes parents, ils vont te manquer lorsqu'ils ne seront plus dans ta vie.

J'ai appris que "gagner sa vie" est bien different de "faire sa vie."

J'ai appris que la vie nous donne parfois une deuxième chance.

J'ai appris qu'on ne devrait pas traverser la vie avec un gant de baseball dans chaque main, il faut parfois être capable de renvoyer quelque chose.

J'ai appris que chaque fois que je décide quelque chose avec un coeur ouvert, je prends généralement la bonne décision.

J'ai appris que même si j'ai des douleurs, je n'ai pas besoin d'en être une.

J'ai appris qu'à chaque jour, on devrait tendre la main à quelqu'un. Les gens aiment qu'on les serre dans nos bras ou qu'on leur donne une petite tape amicale.

J'ai appris qu'il me restait encore beaucoup à apprendre.

J'ai appris que les gens vont oublier ce que tu as dit, les gens vont oublier ce que tu as fait, mais les gens n'oublieront jamais comment ils se sont sentis avec toi."

C'était le message de Maya Angalou. Et moi. récemment, j'ai appris que l'étreinte que j'ai donnée généreusement et sincèrement à une amie d'enfance que je n'avais pas vue depuis fort longtemps a fait toute une différence dans sa vie, car elle a senti qu'elle avait encore une place dans mon coeur. Elle s'est sentie aimée profondément malgré la distance et l'absence. Et ça c'est l'amour divin !

Bon dimanche !

dimanche 5 juillet 2009

De grands pompiers pour un petit ange

Je viens tout juste de lire une histoire très touchante qui m'est parvenue par courriel et j'ai eu envie de vous la partager; une histoire qui nous réconcilie avec les êtres humains. La voici :

À l'Hôpital Le Gardeur de Lachenaie, Terrebonne, Catherine, une mère de 26 ans, regardait son fils de 6 ans qui se mourait de la leucémie. Bien que son cœur ait été rempli de tristesse, Catherine ressentait également un fort sentiment de détermination. Comme n'importe quel parent, elle aurait tant voulu que son fils puisse grandir et accomplir tous ses rêves. Mais elle savait que maintenant ce n'était plus possible. La leucémie l'emporterait très bientôt. Mais elle désirait tant que le rêve de son fils se réalise.

Catherine prit la main de son fils et tendrement lui demanda : « Billy, as-tu déjà pensé à ce que tu deviendrais une fois grand ? As-tu jamais rêvé et souhaité à ce que tu ferais dans la vie ? » « Maman, j'ai toujours voulu être un pompier lorsque je serai grand. » La maman lui rendit son sourire et lui dit : « Voyons maintenant si nous pouvons faire quelque chose pour que ton souhait se réalise. »

Plus tard ce même jour, elle se rendit au Service des incendies local à Terrebonne, mais à mi-chemin, elle rencontra Paul, un gars avec un cœur aussi grand que toute la ville de Terrebonne. Il connaît le chef de pompier, alors elle lui expliqua le souhait final de son fils et lui demanda s'il serait possible de faire faire à son fils de 6 ans un tour autour du pâté de maisons sur une pompe à incendie. Le chef pompier René, un gars sensible et intègre, était parfaitement d'accord et lui dit : « Regardez, nous pouvons faire mieux que cela. Si vous pourriez avoir votre fils prêt à sept heures mercredi matin, nous le nommerons pompier honorifique pour la journée entière. Il pourra descendre à la station, manger avec nous, sortir à tous les appels de feu et expérimenter tout ce que comporte notre journée ! De plus si vous nous donnez sa taille, nous obtiendrons un véritable uniforme de pompier pour lui, avec un vrai chapeau de pompier – pas un jouet – avec l'emblème du département de feu de Terrebonne, un imperméable jaune comme nous portons et les bottes en caoutchouc.»

Trois jours plus tard, Paul alla chercher Billy, le revêtit de son uniforme et le mena de son lit d'hôpital jusqu’au camion de pompier. Billy a pu s’asseoir à l’arrière du camion et pour se rendre à la station d’incendie. Il était au ciel. Il y eu 2 appels à Lachenaie ce jour-là et Billy est sorti à chacun de ces appels. Il est monté dans les différentes pompes à incendie, le fourgon des infirmiers, et même la voiture du chef. En voyant son rêve devenir vrai, avec tout l’amour et l’attention qui lui furent prodigués, et profondément touché, Billy survécu trois mois plus longtemps que tous les espoirs de ses médecins.

Une nuit, tous ses signes vitaux commencèrent à chuter et les infirmières, Sonia et Diane qui croyaient que personne ne devrait mourir seul, elle appela les membres de sa famille à l'hôpital. C’est alors qu’elle s'est rappelé le jour où Billy avait agi en tant que pompier. Elle appela le chef des incendies, M. René, et lui demanda s'il serait possible d'envoyer un pompier dans son uniforme à l'hôpital pour être avec Billy lors de sa transition. Le chef a répondu : « Nous pouvons faire mieux que cela. Nous serons là dans cinq minutes. S’il vous plaît, me feriez-vous une faveur ? Quand vous entendrez les sirènes et verrez les lumières clignoter, vous annoncerez à travers le système d'intercom de l’hôpital qu'il n'y a pas de feu et que c’est le département qui s’en vient voir une fois de plus un de ses meilleurs membres. Et ouvririez-vous la fenêtre de sa pièce ? »

Environ cinq minutes plus tard, un crochet et un camion à échelle arrivèrent à l'hôpital et prolongèrent l’échelle jusqu'à la fenêtre ouverte du troisième étage de Billy; 16 sapeurs-pompiers se sont élevés vers le haut de l'échelle dans la salle de Billy. Avec la permission de sa mère, ils l'ont étreint et, le serrant dans leurs bras, lui indiquèrent combien ils L'ONT AIMÉ. Avec un souffle de mourant, Billy a levé les yeux vers le chef et lui dit : «Chef, suis-je vraiment un pompier maintenant ? » Le chef René lui dit : « Billy, tu l’es, et le chef principal, Jésus, te tient par la main, ». Avec ces mots, Billy a souri et répondit : «Oui je sais, il a tenu ma main toute la journée». Et Billy ferma les yeux, une dernière fois.

Les histoires qui élèvent nos âmes sont l'un des meilleurs cadeaux que nous recevons. Wiliam(Billy) Sylvestre, 6 ans, est décédé de leucémie le week-end dernier, mais il a touché le cœur de centaines de personnes.

Dites à quelqu'un que vous l'aimez aujourd'hui...Et voilà c'est fait!

lundi 29 juin 2009

Une expérience inoubliable en Biodanza


Au lendemain du Symposium de St-Raphaël, nous sommes de retour dans notre appartement prêté à Cannes et je fais le point sur cette aventure merveilleuse vécue au cours des quatre derniers jours. Nous étions, en compagnie de 350 autres participants, au pays de l’amour fraternel où régnait joie, plaisir, tendresse, musique et danse. Jamais de toute ma vie, je n’ai senti une ouverture aussi grande aux différences et un accueil aussi inconditionnel dans nos ressemblances fondamentales d’êtres humains.

Souvent, nous ne formions qu’une grande cellule dans notre désir d’unité avec toutes les autres cellules qu’étaient nos compagnons de danse. Et les différences et la discrimination n’existaient plus : jeunes, vieux, grands, petits, handicapés ou non, tous étaient égaux et solidaires.

Égaux et solidaires… est-ce possible de nos jours ? Moi, je dis oui à condition de choisir l’Amour, le grand, celui qui fait des miracles. C’est cet amour qu’on reconnaît en la présence de Dieu : « Aime ton prochain comme toi-même. » nous a dit le Seigneur. Eh bien, Il était parmi nous à St-Raphaël. Une question, ou plutôt un défi nous était posé par les facilitateurs (les animateurs de vivencias, comme on les appelle) à la fin de chaque activité : Comment ramener ça chez nous ? C’est-à-dire, comment faire fructifier la magie qui s’opérait entre nous dans notre désir sincère et profond de rencontrer l’autre dans son être véritable ? Car c’est possible de reproduire l’expérience à plus grande échelle quand on y a goûté, quand on sait.

Eh bien, l’être véritable se trouve dans le cœur et pour le rejoindre, il faut sortir de l’ego, cet aspect de soi qui sait si bien nous entraîner dans des chemins tordus, sombres et douloureux. Il faut chercher la lumière, l’étincelle divine qui se cache au fond de notre âme, cette partie de soi qui nous relie à Dieu. Il nous faut nous retirer souvent dans la chaleur de notre cœur, comme si on allait s’asseoir dans une petite grotte bien à soi pour y rencontrer notre Guide lumineux pour s’en abreuver, s’en nourrir et en revenir débordant de joie enfantine pour aller courir librement dans un champ de marguerites et y cueillir les petites fraises qu’on trouve à nos pieds.

C’est aussi simple que ça, le vrai bonheur.

L’espoir a des « elles »

C’est le samedi à 11 heures que nous étions invitées à présenter notre vidéo documentaire qui est au centre du projet que nous menons depuis l’automne dernier. À notre grande surprise, la petite salle était pleine; plus de 80 personnes s’y massaient et étaient attentifs au message que nous étions venues livrer dans le cadre de ce Symposium.

D’abord touchés par notre mot d’ouverture, les spectateurs ont su apprécier ce qu’ils ont vu et plusieurs ont même pleuré à chaudes larmes. À la fin, l’assemblée s’est levée spontanément pour applaudir chaudement le travail du groupe, mais surtout les femmes qui ont eu le courage de montrer leur vulnérabilité dans ce film et qui ont fait preuve de générosité en acceptant de partager leur expérience du cancer et de la Biodanza pour aller au secours d’autres personnes atteintes en répandant l’espoir, ingrédient fondamental dans la lutte pour la vie.

Plusieurs aussi sont venus nous rencontrer à la fin pour nous remercier, nous féliciter et nous serrer dans leurs bras. Le message a rencontré son objectif de toucher et d’ouvrir grande la porte de l’espoir.

Et puis, une personne se tenait là à attendre son tour pour me voir. Elle avait besoin de s’entretenir avec moi, car, me disait-elle, elle venait d’être touchée indirectement par le cancer diagnostiqué chez une personne très proche d’elle. Elle me demande : « Quelle erreur devrai-je éviter dans mon désir de l’aider et de l’accompagner ? »

J’ai tout de suite senti toute la responsabilité qui m’incombait dans la réponse à cette question. J’ai pris quelques secondes pour laisser le temps à mon Guide de m’inspirer les bons mots : « Ne vous oubliez pas là-dedans, car vous serez deux à traverser la même épreuve mais à des niveaux différents. Vous devez prendre du temps souvent pour vous ressourcer. N’oubliez pas non plus que l’autre sera limitée par moments dans ses capacités physiques à travers les traitements et en raison des symptômes de la maladie qui se manifesteront. Vous devez ajuster vos attentes et vos exigences envers elle, car sa lutte pour la vie est déjà très, très exigeante.

« N’oubliez pas, enfin, que l’épreuve peut vous entraîner tous les deux dans un gouffre de misère si vous n’êtes pas attentifs à ce qui se passe entre vous, et cela peut briser la relation. Vous devez donc vous recueillir souvent pour trouver l’action juste, le mot juste, la piste juste… Restez branché à votre Guide intérieur dans la lumière du cœur. »

Voilà ma réponse. Amen !

vendredi 19 décembre 2008

Un conte de Noël en cadeau

Chaque année, à l'approche de Noël, me monte l'inspiration pour écrire un poème de Noël en guise de carte de voeux, et cela, depuis une dizaine d'années. C'est donc devenu une tradition qui est attendue par mes proches qui sont toujours curieux de connaître le sujet de l'histoire qui aura pris naissance dans mon coeur pour toucher le leur.

Cette année, c'est sous forme de conte que l'inspiration s'est manifestée. Le message en est tellement précieux que j'ai décidé de vous l'offrir en cadeau en le publiant sur ce blogue afin que vous puissiez l'apprécier et le partager avec votre entourage. Le voici :

Le porteur de lumière
Par Josée Martin
Décembre 2008


Déjà début décembre, Noël approchait à grands pas. Les jours de plus en plus courts et le temps de plus en plus froid laissaient place à une noirceur grandissante, tant au dedans qu’au dehors. La déprime rôdait aux alentours, car l’économie se montrait dure partout sur la planète plongeant le monde dans une profonde récession. Les fêtes allaient être maigres cette année.

La récente élection d’un nouveau chef du monde apportait beaucoup d’espoir aux populations de tous les pays. Les temps allaient être durs, mais « Ensemble, nous y arriverons. » clamait-il haut et fort.

Pendant ce temps, sur le coin d’une rue d’une ville triste et froide, un homme et son fils vendaient des sapins de Noël. Les affaires étaient bonnes malgré la morosité du climat économique. Ils avaient leur petit secret : chaque client recevait une boule de Noël lumineuse à l’achat d’un sapin. C’est ainsi que le père et son fils apportaient un peu de joie aux gens du quartier.

Chaque soir après souper, le petit Jacob et son père s’installaient près du feu dans une douce atmosphère de sérénité et de paix pour remplir les boules de Noël de lumière bienveillante. Les yeux mi-clos, le cœur grand ouvert, ils s’unissaient à l’Esprit d’amour pour déverser dans chaque boule une pluie d’étoiles filantes à l’intention de la personne qui la recevrait.

Puis, portant délicatement la boule sur leur cœur, chacun la bénissait en y ajoutant, dans un geste sacré, un cadeau précieux puisé au creux de leur âme aimante et généreuse. Tantôt paix, tantôt joie, amour, courage ou foi, les cadeaux de l’Esprit étaient sans prix. Pour finir, la maman de Jacob emballait joliment chaque boule d’un papier de soie rouge et d’un ruban doré, tout en prenant le soin d’ajouter une étiquette sur laquelle on pouvait lire :


Boule de lumière sacrée

Déballez soigneusement la boule.
Enveloppez-la de vos deux mains.
Portez-la sur votre cœur et fermez les yeux.
Dans une ambiance calme et joyeuse, l’esprit ouvert et serein,
unissez-vous, dans un élan de gratitude,
au cœur généreux qui vous l’a offerte.
Vous revivrez le plus beau de vos Noëls passés.
Et toute la joie et l’amour qui y étaient partagés
vous empliront à nouveau le cœur
et illumineront tout votre être.
C’est votre lumière divine.
C’est la lumière de Noël à partager.

Joyeux Noël !


La richesse du conte

Afin de concrétiser l'idée du cadeau contenu dans ce conte, j'ai préparé des boules de lumière sacrée pour ma famille et mes amis. J'en ai même fait un petit rituel de partage dans le cadre du dernier party de Noël d'OMPAC, et ce, avec la complicité de mes amies de l'atelier de Biodanza (dont je vous ai déjà parlées dans une chronique précédente, voir Les porteuses de joie parue le 2 décembre dernier). C'était touchant de voir tous les invités unis en ronde d'amitié portant la boule sur leur coeur pour recevoir le cadeau qu'elle renfermait pour eux.

La multiplication de ses effets bénéfiques

Afin de semer à tous vents la richesse de ce conte, j'ai permis à mes amies de Biodanza de le reproduire afin qu'elles puissent le partager avec leurs proches à condition qu'elles respectent les droits d'auteur. L'une d'elles l'a joint à son message de bons voeux avec une boule de lumière sacrée. Voici ce qu'elle m'a écrit suite à sa distribution :

"J'ai commencé ma distribution de boules et je voulais que tu saches que tout le monde me dit que c'est le plus beau cadeau qu'ils ont reçu. Certains ressentent vraiment une énergie spéciale en la prenant dans leurs mains." Francine

Elle m'a également partagé la réaction de sa soeur lorsqu'elle a reçu ce cadeau du coeur :

"Je crois que je viens de recevoir le plus beau cadeau de Noël !
MERCI, MERCI, MERCI ET MERCI ENCORE!!!
C'est très beau et très apprécié... et je suis entourée de Lumière." Louise


Partagez la lumière de Noël

Aujourd'hui, je souhaite vous offrir la même possibilité. Voici comment je procède : j'imprime le texte sur un papier à lettre de Noël que l'on trouve dans toute bonne papeterie. À l'endos, j'ajoute le texte "Comment être lumière" qu'on retrouve dans ma chronique du 7 octobre dernier intitulé "Be a light" -- Sois lumière.

Pour la boule, j'enveloppe une boule de Noël dans un papier de soie rouge, comme la maman de Jacob, retenue avec un ruban doré. Je prends le soin d'attacher l'étiquette à la boule afin qu'une fois déballée, les directives demeurent attachées à la boule. Ainsi, elle pourra servir à partager la lumière de Noël avec d'autres personnes qui la trouveront dans notre sapin décoré.

Voilà ! Amusez-vous bien... et passez de très joyeuses fêtes parmi les êtres qui vous sont chers. (Je vous reviendrai d'ici là avec d'autres chroniques.)

Note : Deux de mes poèmes ont déjà été publiés sur ce blogue. Pour les lire, voir Un cadeau : L'étoile des Sages, paru le 13 décembre 2007 ainsi que La puissance d'un rêve, paru le 29 mai 2008.


vendredi 14 novembre 2008

Le plus précieux des cadeaux

La période des fêtes nous ramène immanquablement à courir tous les magasins pour trouver l'objet parfait qui saura faire plaisir à ceux qu'on aime. C'est souvent un casse-tête et il arrive qu'on se trompe. Résultat : perte de temps, gaspillage d'argent et déception.

Dans ma chronique d'hier, j'ai abordé la question des cadeaux du coeur. C'est, en effet, une bonne solution, mais ça ne règle pas tout.

Noël sur une île déserte

Voici un petit exercice amusant : Imaginez-vous en compagnie de votre famille et de vos amis sur une île déserte à l'approche de Noël. Que feriez-vous ?
  1. Vous laisseriez passer la fête comme si de rien n'était ?
  2. Vous trouveriez un moyen de célébrer avec les ressources disponibles ?
Si vous optez pour la fête, imaginez le scénario que vous pourriez envisager pour :
  • le repas
  • la célébration (ambiance, rituels, jeux, activités, etc.)
  • les cadeaux (P.S. : Oubliez Wall-Mart; Purolator ne se rend pas sur cette île !)
Comment pourriez-vous témoigner le mieux votre affection à vos proches ?

Un retour vers l'essence du Soi

Les circonstances de cette mise en scène vous forceraient sans doute à faire appel à vos ressources personnelles pour offrir le plus beau cadeau qui soit : VOUS... votre présence, votre amour, votre joie de vivre, etc. Peut-être n'êtes vous pas en mesure, en ce moment, de reconnaître ces trésors qui vous habitent. Fort possible, car la vie qu'on mène, c'est-à-dire la vie qui nous mène de nos jours nous projette trop souvent à l'extérieur de notre essence propre dans un cirque de devoirs et d'obligations, de faux plaisirs et de relations superficielles, de divertissements et de fuites inoffensives, croit-on. Et ce, sans même qu'on en ait vraiment conscience.

Comment ramener plus de conscience dans sa vie ? RESPIRER, tout simplement. Respirer profondément nous force à ralentir le tempo et automatiquement à prendre conscience de notre moment présent. C'est un pas de géant vers une vie plus riche qui correspond davantage à nos désirs profonds.

Reconquérir l'amour de soi

Comment offrir le meilleur de soi-même si on n'a pas d'abord retrouvé l'amour véritable de soi ? Impossible. Voici ce qu'en dit l'auteur Sanaya Roman dans Choisir la joie (éd. Ronan Denniel, 1994, pp. 45-55) :
  • "Cultiver l'amour de soi signifie s'accepter tel que l'on est ici et maintenant."
  • "Une des façons de vous aimer davantage consiste à ne plus vous comparer aux autres."
  • "Cultiver l'amour de soi, c'est se libérer de la culpabilité."
  • "Un des plus grands cadeaux que vous puissiez faire aux autres consiste à vous ouvrir à leur amour."
  • "Les personnes qui s'aiment vraiment sont remplies d'amour, généreuses et attentionnées; elles expriment la confiance qu'elles ont en elles-mêmes par l'humilité, le pardon et leur vision holistique."
  • "S'aimer soi-même implique la foi, la confiance et la croyance en ce que l'on est et dans le désir d'agir."
  • "L'amour de soi vient du coeur; il requiert gentillesse et amour inconditionnel."
  • "L'amour de soi implique le respect du soi ainsi qu'une vie orientée vers le but ultime."
  • "Pour vivre un plus grand amour, soyez prêt à recevoir les cadeaux des autres, qu'il s'agisse d'amour, d'amitié, de soutien."
  • "Uni à ce que vous aimez faire, il n'y a plus de limite à vos possibilités et à ce que vous pouvez transcender."

L'art de cultiver l'amour de soi

Les avenues pour cultiver l'amour de soi sont nombreuses. Aujourd'hui, je vous propose un exercice de cheminement sur l'amour de soi (extrait du même ouvrage, p. 55) :
  1. 1. Comment pouvez-vous savoir si vous pensez ou agissez avec amour à votre égard ?
  2. 2. Comment serait demain, si vous agissiez toujours au travers d'actes d'amour envers vous-même ?
  3. 3. À quoi ressembleraient vos actions si vous vous aimiez vraiment au niveau de votre corps physique, de votre relation d'amour avec votre partenaire, de votre travail et votre carrière ?
  4. 4. Que feriez-vous demain, si vous vous aimiez vraiment, dans votre relation d'amour, dans votre travail, avec votre corps physique ? Énumérez trois actions particulières que vous accompliriez dans chacun de ces trois domaines ?
À partir des réponses obtenues, il ne vous reste qu'à passer à l'action pour activer tout le pouvoir de l'amour qui circule dans vos veines et dans toutes vos cellules. L'amour guérit tout et nous rend lumineux.

Que le lumière divine vous guide !

mardi 4 novembre 2008

Pensées d'amour pour la paix

Moment historique

Vous n'êtes pas sans savoir qu'aujourd'hui, 4 novembre, est un jour historique et des plus déterminants pour l'avènement de la paix dans le monde. En effet, combien de millions d'électeurs américains iront voter pour élire leur nouveau président ? Pourquoi cela devrait-il nous intéresser ? La réponse est assez évidente puisque le pays le plus puissant du monde a le pouvoir d'imposer sa loi partout où il passe sans respect pour les individus ni les cultures, et plus particulièrement dans les pays plus vulnérables. C'est le fruit de la "politique étrangère américaine".

Je n'entrerai pas dans les dédales du pouvoir et de la politique; cela n'est pas mon but. Je souhaite seulement vous inviter à générer des pensées d'amour pour la paix dans le monde. C'est, selon moi, ce que nous pouvons faire de mieux pour influencer le cours des choses. Plusieurs ne saisiront pas l'importance des pensées d'amour en ce moment crucial de l'histoire de l'humanité. N'essayez pas de comprendre. Faites-le tout simplement et déjà, dans votre coeur, l'atmosphère changera et aura un effet sur vos états d'âme, votre attitude et votre humeur. Puis cette nouvelle énergie de joie que vous aurez créée par de simples pensées aimantes rayonnera autour de vous et pourra envelopper les êtres qui vous entourent. Nourris de cette énergie bienfaisante, ils pourront à leur tour rayonner de leur lumière et influencer positivement la vie de leurs proches, et ainsi de suite...

Notre responsabilité à l'égard de la paix dans le monde commence par l'éveil de notre conscience propre sur l'impact que nous avons autour de nous. Cet impact trouve sa source dans l'univers intérieur que nous nous créons par nos pensées, nos intentions et les gestes que nous posons envers notre frère, notre soeur, notre ami et l'étranger. Et l'énergie qui s'en dégage voyage dans une dimension qui nous échappe et se manifeste ici et ailleurs, quelque part dans le monde où le besoin se fait sentir. En effet, nous faisons partie d'un Grand Tout dont les interactions sont parfois mystérieuses et inconnues, mais bien réelles. Ne dit-on pas que le battement d'ailes d'un papillon peut provoquer une tempête tropicale ailleurs sur la planète ?

Nous sommes responsables de l'énergie que nous dégageons et des graines que nous semons. Cessons de chercher le coupable hors de nous. Notre pouvoir est grand; reconnaissons-le et agissons maintenant avec amour pour voir naître des arcs-en-ciel partout autour.

Mots d'inspiration
(Tirés de Ferrini, Paul, Le silence du coeur - Réflexions de l'Esprit christique tome 2, éd. Le Dauphin Blanc, 2008.)
"Sous l'esprit pensant se trouve la conscience pure et sans jugement. À mesure que tu découvres la conscience, le coeur s'ouvre, et donner et recevoir se font sans effort. Observer le silence et respirer profondément et doucement sont les voies les plus faciles pour ouvrir le coeur." (p. 14)

"Ne peux-tu donc pas voir que la terre est simplement le reflet de la qualité de ta propre conscience ? Sa pollution n'est rien d'autre que la pollution de ton coeur et de ton esprit. Plus tu te détournes de toi-même, plus tu abuses de la terre et des autres. Plus tu oublies de respirer, plus l'air devient nocif et plus les conflits interpersonnels surviennent." (p. 15)


Que la paix soit avec vous !

P.S.: Ma bougie du jour a été consacrée à la paix.

mardi 7 octobre 2008

"Be a light" -- Sois lumière

Pour faire suite à ma chronique d'hier, j'ai choisi d'inclure aujourd'hui le texte qui m'a inspiré le passage "Be a light". Ainsi, vous aurez quelques pistes à emprunter pour être lumière.

Comment être lumière

À chaque instant, nourris des pensées élevées, prononce des paroles élevées, pose des gestes élevées (de haute conscience). Ainsi, tu glorifies ton être divin de même que ton Dieu. Contribue à la paix sur terre en apportant la paix à tous ceux que tu rencontres. Sois paix.


À chaque instant, ressens et exprime ta connexion divine avec le grand Tout, ainsi qu'avec chaque personne, lieu et chose.

Accueille chaque circonstance, accepte chaque faute, partage chaque joie, contemple chaque mystère, marche dans les souliers de chaque personne, pardonne chaque offense (incluant les tiennes), guéris chaque coeur, honore la vérité de chaque personne, adore le divin en chacun, protège les droits de chacun, préserve la dignité de chaque personne, reconnais les intérêts de chacun, comble les besoins de chaque être, aies foi en la divinité de chacun, ...

  • Sois un exemple vivant de la Vérité Suprême qui réside en toi.
  • Parle humblement de toi-même, pour éviter qu'on ne perçoive ta Vérité Suprême comme de la vantardise.
  • Parle doucement, pour éviter qu'on croie que tu cherches l'attention.
  • Parle gentiment, afin que tous voient l'Amour dans tes paroles.
  • Parle ouvertement, afin d'éviter qu'on suppose que tu as quelque chose à cacher.
  • Parle candidement, afin qu'on ne te prenne pas en erreur.
  • Parle souvent, afin que tes paroles fassent leur chemin.
  • Parle respectueusement, afin que personne ne soit déshonoré.
  • Parle amoureusement, afin que chaque syllabe puisse guérir.

Fais de ta vie un cadeau. Souviens-toi toujours, tu es le cadeau. Sois un cadeau pour chacun qui entre dans ta vie et pour tous ceux qui t'ont laissé entrer dans la leur. Fais attention de ne pas entrer dans la vie d'une autre personne si tu ne peux être un cadeau. (Tu peux toujours être un cadeau, parce que tu es toujours le cadeau -- mais parfois tu l'oublies.) Quand quelqu'un entre dans ta vie de façon inattendue, cherche le cadeau que cette personne est venue recevoir de toi (de ta personne).

(Traduction libre tirée de Conversations avec Dieu, volume 2, Neale Donald Walsch, pages 175-176)

Bonnes rencontres !


Coucher de soleil au pôle nord

mercredi 24 septembre 2008

Ode à l'amour inconditionnel d'un père

Aujourd'hui étant jour de traitement pour moi, je me permets de m'inspirer d'un message des plus édifiants que j'ai reçu ce matin pour nourrir votre soif de sagesse. Grâce à une courte video, on devient témoin de la puissance de l'amour et de la foi. Voici de quoi il s'agit :

Un héros pas ordinaire

Un fils demande à son père : « Papa, est-ce que tu participerais à un marathon avec moi ? » Et le père, malgré qu’il ait un problème cardiaque, répond « Oui ». Et ils ont complété un marathon ensemble… Père et fils ont participé à plusieurs autres marathons, le père acceptant toujours la demande de son fils de faire une autre course ensemble. Un jour, le fils dit à son père : « Papa, participons à un Ironman ensemble. » Et le père répond encore oui à son fils. Pour ceux qui ne le savent pas, un Ironman est l’épreuve de triathlon la plus difficile au monde. Cette course comprend trois épreuves d’endurance, soit une épreuve de natation en mer de 2,4 milles (3,86 kilomètres), suivie d’une course à bicyclette de 112 milles (180,2 kilomètres) et, finalement, une course à pied de 26,23 milles (42,195 kilomètres) le long de la côte de Big Island. Le père et le fils ont complété cette course ensemble.

Cliquez sur ce lien pour voir l'exploit de ces deux complices extraordinaires : http://www.godtube.com/view_video.php?viewkey=8cf08faca5dd9ea45513

Avez-vous un défi à relever ?

Moi, oui... Et je perds parfois courage devant les efforts que ça demande. Pourtant, quand je vois l'exploit de ce père, je me considère un peu douillette, car bien qu'une lutte pour sa vie requiert une détermination sans borne mêlée à une foi inébranlable, je suis bouche bée d'admiration pour cette homme.

Toujours plus haut, toujours plus loin...

vendredi 15 août 2008

L'Amour est Tout

Cette semaine, je vous ai livré beaucoup de contenu qui mérite qu'on s'y attarde pour bien en saisir l'essence. Par ailleurs, si l'information ne sert qu'à enrichir le mental, eh bien, la cible aura été ratée complètement. Le but, bien sûr, est de l'intégrer dans son coeur ou, si vous préférez, le faire pénétrer dans la dimension qui nous permet de grandir en s'ouvrant à notre beauté intérieure.

Ce matin, j'ai choisi de me concentrer sur l'Amour qui est l'essence de la vie, comme le dit le Dr. Daniel Dufour en conclusion de son ouvrage Les tremblements intérieurs (éd. de l'Homme, 2003) : "Sans amour, rien n'existe, car il est tout et est le Tout ! Sans lui, la perte d'identité, la maladie, la jalousie, l'envie, la destruction et la guerre existent." (p.115)

Et comme il le dit, le secret de la santé et du bonheur est de "réapprendre que nous existons, que nous sommes ! Redécouvrir qu'à l'intérieur de nous-même se trouve un être extraordinaire, tout puissant, capable des plus belles réalisations et capable d'aimer véritablement." (p. 123) Enfin, il ajoute : "Plus l'amour de soi, le respect de soi grandira, plus l'amour des autres, du monde environnant croîtra." (p. 130)

Exercice de méditation

Pour faire grandir l'amour et la bonté en soi, je vous propose un exercice pratique de méditation (tiré de Titmuss, Christopher, Guide pratique de la méditation pour le corps et l'esprit, éd. Hurtubise HMH, 2001, pp. 94-95). On peut y lire en introduction que : "Ce que vous éprouvez dans votre coeur trouve son chemin dans le monde extérieur. Répandez amour et bonté sur vos amis, sur des étrangers et même sur certains de vos ennemis."

1. Installez-vous confortablement et détendez-vous. Fermez les yeux et laissez-vous envahir par un sentiment d'amour envers l'existence. Vous atteindrez ainsi un agréable état de relaxation. Si vous le souhaitez, portez votre attention sur une personne ou sur une chose que vous aimez et appréciez. Laissez ensuite ce souvenir ou cette image disparaître de votre conscience pour ne plus garder qu'une sensation de chaleur, d'amour et de bonté dans votre coeur. Ce sentiment deviendra de plus en plus profond à mesure que vous progresserez dans votre pratique.

2. Laissez cette sensation d'amour se répandre en vous. Sentez la chaleur, le bien-être et l'amour gagner peu à peu toutes vos cellules.

3. Dirigez alors cet amour sur ceux que vous aimez. Il peut s'agir d'amis ou de membres de votre famille, mais aussi de personnes que vous ne connaissez pas mais pour lesquelles vous ressentez un immense respect, de la gratitude et que vous appréciez.

4. Visualisez des étrangers - des personnes que vous connaissez à peine et avec lesquelles vous n'avez que peu de contacts. Il peut s'agir de foules ou d'individus. Laissez la chaleur de votre amour se répandre sur ces images mentales d'étrangers avec lesquels vous n'avez sans doute aucune chance de nouer des liens personnels plus étroits.

5. Terminez en laissant votre amour et votre bonté se répandre sur des personnes que vous aimez moins. Parmi elles se trouvent peut-être des gens qui ne vous apprécient pas non plus. Puis dirigez votre amour vers ceux que vous ne comprenez vraiment pas. Ce mode de méditation vous aide à surmonter la colère, les pensées négatives, la haine et le désir de revanche. Elle vous apprend à garder un esprit souple et clair face aux difficultés et aux situations délicates. Le fait de pratiquer régulièrement cet exercice enrichira également votre vie intérieure.

Remarque : Vous souffrez lorsque vous êtes blessé ou en colère. Vous permettez alors aux autres d'avoir une influence sur votre vie intérieure. Le fait d'exprimer votre amour face aux circonstances difficiles vous permet de surmonter celles-ci et de vous élever au-dessus des limites que cherchent à vous imposer les autres et que vous vous imposez à vous-même.

Sur ce, bon weekend dans l'Amour !

jeudi 14 août 2008

La rivière des émotions

(D'abord lire Grugée par la colère paru le 12 août)

Après avoir écrit ma chronique sur la colère qui me gruge, j'ai commencé à lire Les tremblements intérieurs du Dr. Daniel Dufour (éd. de l'Homme, 2003) dans lequel il expose son point de vue sur l'importance de vivre ses émotions pour vivre heureux et en santé. Et il m'est apparu essentiel de revenir sur la question des émotions afin d'apporter quelques précisions. Voyons d'abord ce que le Dr. Dufour en pense.

Le corps est une rivière d'eau vive

C'est en ces mots qu'il introduit la notion du corps qui, en perpétuelle transformation, se fait le messager de notre vécu intérieur, car il en est la vitrine émotionnelle et mentale. Ainsi, la maladie est un message qu'on doit arriver à décoder pour pouvoir envisager une réelle guérison. L'auteur dit : "La maladie, c'est la Peur, la peur de vivre. Elle détruit la vie ou la perturbe. Elle ralentit l'existence ou la stoppe dans les cas extrêmes. La peur d'exister provient de ce que les gens ne croient pas assez en eux, ne s'aiment pas, ne désirent pas vivre dans la Joie et l'Amour." (p. 24)

J'ai été surprise et heureuse de constater que l'approche du Dr. Dufour était centrée sur la dimension spirituelle en ce sens qu'il aborde, au chapitre de la guérison, les notions d'Amour, de joie, de plénitude, de paix, d'harmonie et de connexion avec le Grand Tout (ou la Source). Il insiste sur l'importance de vivre en harmonie avec son Soi profond tout en reconnaissant toutes les richesses "divines" qu'il contient :

"L'homme est un être pétri de qualités, à l'unisson avec le cosmos et qui, par conséquent, possède en son noyau, en son coeur, à l'état plus ou moins embryonnaire ou développé, le savoir universel et, surtout, l'amour de lui-même et des autres. Ce noyau fondamental est inné et éternel, nourri par les profondeurs de l'être. Il est à la fois Savoir, Connaissance et Amour; il est en relation directe avec la Vie." (p. 29)

Ouvrir les vannes

Lorsqu'une rivière est sur le point de déborder, les autorités doivent ouvrir les vannes pour éviter des inondations dévastatrices. Ceci dit, le flot d'émotions qui nous habite doit pouvoir circuler et trouver une porte de sortie afin d'éviter les dégâts. L'auteur dit qu'exprimer sa colère, c'est vital ! "Se laisser aller à vivre ses émotions est la base d'une bonne santé et chacun peut le vérifier pour soi : si on se sent bien, l'énergie circule, 'tout baigne', la réussite et la joie sont alors au rendez-vous." (p. 33) Il ajoute :

"Une colère ressentie mais non vécue ne sera jamais oubliée par notre être profond, même si notre mental, lui semble l'avoir fait. Que devient cette colère une fois enterrée et enfouie au plus profond de notre être ? Elle cherche un endroit où se nicher et continuer son travail de sape. Cet endroit est le plus souvent le foie ou la vésicule biliaire, mais peut aussi être le pancréas, le gros intestin ou le dos (région lombaire et dorsale). (...) Le corps exprimera ces pathologies pour nous rappeler que nous avons posé des gestes faux et fait des choix qui vont à l'encontre de nous-même. (p. 41)"

Plonger dans l'émotion

Avant de pouvoir plonger dans l'émotion pour la vivre pleinement et lui laisser libre court, il est essentiel de la reconnaître d'abord, puis de se donner le droit de l'exprimer. L'auteur insiste sur le fait que la colère n'appartient qu'à celui ou à celle qui la ressent : elle ne doit être exprimée que seule, face à elle-même, pour elle-même ! Il est donc inutile de chercher à cracher le feu de notre volcan à la face d'une personne concernée par cette colère; cela tournerait sans aucun doute en confrontation, ce qui raviverait l'émotion. Le but premier de l'expression de la colère doit demeurer un soulagement.

Le Dr. Dufour précise qu'une émotion EST... elle n'a pas à être justifiée, logique ou rationnellement acceptable. "L'existence du fait d'être en colère est indiscutable: vous l'êtes, un point, c'est tout !" (p. 44)

Une fois que vous vous êtes accordé le droit d'être en colère, il suffit d'y plonger afin de la ressentir pleinement et dans toute sa violence ! "N'ayez pas peur de cette violence, ne la jugez pas, ne tentez pas de vous en justifier ou de l'expliquer, car cela signifierait que vous êtes sorti du ressenti pour remonter à votre mental." (p. 45)

Le bien-être s'installe

L'expression passe par le rejet de l'émotion hors de soi. Elle peut se faire de diverses façons, que ce soit par l'écriture, par un échange avec une personne capable d'écoute et d'accueil, seul dans la forêt ou dans sa douche, dans un gym à bûcher sur un ballon de boxe, etc. L'important, c'est de garder en tête la loi de l'intention : "l'unique but de l'expression de la colère est de se faire du bien à soi-même, et non de faire du mal à l'autre." (p. 44)


"L'émotion remontera du ventre avant d'être rejetée, puis un immense sentiment de soulagement et de paix envahira la personne qui se sera prêtée à l'exercice : une certaine fatigue suivra, qui s'estompera rapidement. Dès qu'elle est exprimée, un bien-être s'installe, car notre corps nous transmet immédiatement un message de félicitations, avec tout l'amour dont il sait faire preuve." (p. 46)

Petite précision au sujet du choix

Dans ma chronique du 12 août, je mentionnais que mon thérapeute m'avait présenté la colère comme étant un choix, ce qui lui donne un caractère rationnel, en quelque sorte. Ainsi, cette notion vient en contradiction avec l'exposé du Dr. Dufour avec laquelle on ne peut être en désaccord.

Perplexe, j'ai été forcée de m'arrêter sur la question afin de mettre de l'ordre dans tout ça, car j'avais la conviction que les deux avaient raison. Il fallait simplement replacer les deux versions dans leur contexte. Voici donc le fruit de ma réflexion :

La colère comme émotion : Comme nous l'avons vu, elle est le résultat d'une réaction involontaire et irrationnelle à un événement quelconque qui vient toucher une corde sensible de notre être (une valeur profonde, une vieille blessure, etc.). Elle s'installe sans invitation et attend que nous lui accordions notre attention pour être comprise, acceptée et vécue. Ce processus se situe, à mon point de vue, sur un plan humain car lié à notre dimension émotionnelle.

La colère comme choix : Choisir entre la colère et l'Amour, c'est ce dont il était question dans mon entretien avec mon guide spirituel... Il fallait donc que cette version du phénomène soit liée à la dimension spirituelle, sans pour autant nier l'émotion déjà présente qui doit trouver une avenue d'expression. M'est venu aussitôt en tête un exemple : le père Emmett Johns, vous connaissez ? On le surnomme Pops, "Le Bon Dieu dans la rue". Depuis 20 ans, Pops sillonne les rues de Montréal à la rencontre des jeunes sans-abri pour leur offrir chaleur, réconfort et nourriture. Il les accueille dans sa roulotte et passe un peu de temps à les écouter et à les servir avec un amour sans condition. (Pour en savoir plus, allez donc faire sa rencontre : http://www.danslarue.com/)

En pensant à Pops, je me disais que cet homme au grand coeur pouvait avoir des milliers de raisons de se mettre en colère face à la détresse des jeunes. Mais ça servirait à quoi ? Ainsi, il a choisi l'Amour, d'être amour et de rayonner de cet amour afin de servir véritablement sa mission auprès d'eux. Voilà en quoi la colère peut être une question de choix.

Plongeons dans l'Amour pour un monde meilleur !

mardi 12 août 2008

Grugée par la colère

Depuis le début de ma démarche de guérison, mes thérapeutes ne cessent de me répéter au sujet du mal qui me ronge : "C'est de la colère refoulée..." Je n'ai jamais rien compris à ça. Moi, de la colère ? Ben voyons ! Je suis une "petite fille sage" qui ne s'emporte pratiquement jamais...

Récemment, lorsque je suis allée voir une nouvelle ostéopathe pendant l'absence de mon thérapeute habituel, elle aussi m'a parlé de colère. J'ai donc décidé d'aller au devant de cette émotion ignorée et niée pour voir de quoi elle avait l'air et ce qu'elle avait à me dire. J'ai choisi de faire un travail d'art-thérapie avec l'aide d'un outil merveilleux dans lequel on trouve une foule d'exercices à faire sur différents thèmes : Le Journal créatif - à la rencontre de soi par l'art et l'écriture (Anne-Marie Jobin, éd. du Roseau, 2002).

En consultant le thème de la colère, j'ai trouvé un exercice fort intéressant : il s'agissait d'écrire 50 affirmations différentes commençant par "Je suis en colère quand..." Je ne me suis pas rendue à 50; j'étais trop en colère !!! ;o) Mais de me rendre à 25 a été suffisant pour me mettre en contact avec le volcan qui gronde à l'intérieur et pour sentir ses vibrations dans toutes mes cellules.

  1. Je suis en colère quand je suis témoin d'un manque de savoir-vivre et de l'arrogance.

  2. Je suis en colère d'être toujours dans cette lutte qui m'empêche de réaliser mes projets de vie.

  3. Je suis en colère quand je vois de l'injustice ou de la violence, surtout auprès des personnes vulnérables.

  4. Je suis en colère lorsque...

Beaucoup de colère au sujet de choses qui me touchent de près ou de loin et face auxquelles je me sens impuissante.

Démasquer la colère

Une fois le travail d'écriture terminé, nous sommes invités à représenter la colère dans notre corps en dessinant d'abord une silhouette. Dans mon illustration, le volcan est apparu en premier dans mon ventre. Il crachait fort du feu et de la lave qui ne trouvaient pas de porte de sortie, car l'expression était bloquée au niveau de la gorge. ("On ne peut pas exprimer de la colère; ce n'est pas beau..." a-t-on appris un jour.) Le feu retourne donc au centre du volcan pour l'alimenter de plus belle. Le coeur est coincé, la gorge est nouée, la pression est forte à l'intérieur et, malgré tout, j'affiche un air joyeux avec un léger sourire... (pour ne pas montrer la colère). Enfin, je prends le soin de me dessiner une paire de verres fumés, car pour limiter la pression, je dois fermer les yeux sur certains aspects de la vie.

Ouf ! pas joli. Qu'est-ce qu'on fait avec ça maintenant ? Pour terminer l'exercice d'art-thérapie, on nous recommande de se dessiner ensuite quelque chose d'apaisant. J'ai choisi un jardin. Mais tout n'est pas réglé pour autant, car la vie va continuer de me présenter des histoires d'horreur qui viendront me toucher et alimenter ma colère. C'est comme un cercle sans fin. Il doit bien y avoir une solution !

Le Dr. Daniel Dufour s'est penché sur cette question dans son livre intitulé : Les tremblements intérieurs (éd. de l'Homme, 2003). On peut lire à l'endos de l'ouvrage :

"Pour l'homme ou la femme qui souffre, la maladie est un message du corps. Si ce message est pris en compte, la guérison et le bien-être peuvent s'installer. Les causes profondes et réelles de la maladie sont des émotions non vécues qui s'apparentent aux tremblements d'un volcan sur le point d'entrer en éruption. Reconnaître ses émotions, les accepter et les vivre avant qu'elles ne nous submergent, c'est choisir de rester en bonne santé ou de guérir. Pour y parvenir, le Dr. Daniel Dufour nous entraîne sur le chemin du respect de soi et d'autrui, point de départ indispensable pour s'ouvrir aux autres et à la vie."


Maintenant que mon thérapeute est revenu de vacances, je me promets de lui parler de cette colère que j'ai finalement reconnue et admise. Il doit m'aider à l'exprimer et à mieux la gérer à l'avenir. Assise devant lui, je lui fais part de mon état émotionnel, ce qui déclenche une bonne crise de larmes. C'est sous cette forme que ma colère a choisi de se manifester. "La colère, c'est un choix." me dit-il. On peut se laisser affecter par les situations, ce qui est néfaste pour la santé, ou on peut en être témoin sans entrer dans le spectre de la colère. "Comment faire alors ? Comment faire pour ne pas être en colère devant des atrocités, des injustices, et autres horreurs de notre temps ?" le questionnai-je au travers des sanglots.

Choisir l'Amour

Il poursuit : "Quel est l'opposé de la colère ?" Je tentai une réponse : "La joie ?" "Non, la joie, c'est l'opposé de la tristesse. Fermez vos yeux, éteignez votre cerveau et attendez la réponse." Rien ne vient... J'haïs ça quand rien ne vient !

Finalement, une réponse s'impose : l'Amour. "Quoi, l'Amour ? Comment peut-on aimer quelque chose qui détruit ?" lui ai-je demandé. "Attention, il y a une différence entre "aimer" et "amour"... Aimer induit une direction vers une autre personne. Être amour, c'est plutôt se brancher sur la Source et devenir soi-même un réverbère grâce à l'amour qui nous habite. La solution est donc de ne pas se laisser entraîner dans le tourbillon de la colère et de la haine en choisissant de se brancher sur une fréquence beaucoup plus élevée, ce qui servira plus noblement la cause de l'humanité. Là, je comprends !

Cet exposé sur le choix qu'on a me ramène à un passage que j'ai lu récemment dans Nouvelle Terre - L'avènement de la conscience humaine (par Eckhart Tolle, éd. Ariane, 2005). L'auteur parle des gens qu'on qualifierait de contemplatifs (les religieux, les pieux, les spirituels) :

"... ils sembleraient ne pas avoir leur place dans notre civilisation contemporaine. Mais avec la venue de cette nouvelle Terre, le rôle qu'ils ont à jouer est aussi vital que celui joué par les personnes créatives, les personnes d'action et les personnes réformatrices. Leur fonction est d'ancrer la fréquence de la nouvelle conscience sur cette planète. Je qualifie ces personnes de porteuses de fréquence." (p. 260)


Un point de départ

Ainsi, en terminant notre entretien, mon thérapeute me recommande une méditation en trois phases à faire tous les soirs avant de s'endormir :
  1. Remercier pour tout le bon que l'on reçoit de la vie

  2. Demander pardon pour nos propres manquements au cours de la journée

  3. Pardonner aux personnes qui peuvent nous avoir affecté par leurs paroles ou leurs gestes, et ce, en reconnaissant que c'est par maladresse ou par inconscience qu'elles ont agi, et non de manière intentionnellement méchante. Leur pardonner, c'est arriver à les aimer dans leur être profond et c'est aussi retrouver la paix.
Allez, au boulot !

mardi 13 mai 2008

Le PARDON : ce grand guérisseur

Seul, le mot "pardon" crée une certaine résistance et parfois même un mouvement de recul. C'est qu'on en comprend rarement le vrai sens. Ainsi, pour plusieurs, pardonner ou, pire, demander pardon, ça peut vouloir dire se montrer faible et lâche. Ça, c'est si on joue la game de l'ego, car l'ego déteste avoir le sentiment de perdre.

Cependant, le pardon semble incontournable dans une démarche de guérison, que ce soit une guérison physique, émotionnelle, psychique ou spirituelle. En effet, dans bon nombre de mes lectures traitant de guérison, j'ai rencontré de longs extraits sur le pardon, le passage obligé vers le rétablissement harmonieux de l'être dans un univers intérieur de paix, d'amour et de joie profonde.

À mesure que j'avançais sur cette avenue, j'en arrivais à comprendre que le pardon, c'est d'abord et avant tout un témoignage d'amour de soi, car pardonner, c'est se libérer des blessures et des souffrances du passé en cessant de le rebrasser dans son esprit. À chaque fois qu'on repense à un événement douloureux du passé, on le recrée et on ravive la souffrance qui s'y rattache. Un peu comme si on arrachait sans cesse une gale sur un bobo en voie de cicatrisation. Plus on gratte, plus ça fait mal et moins ça guérit.

"Oui, mais...", me direz-vous ? "Oui, mais la souffrance est toujours là et je ne peux pas simplement l'ignorer." Vous avez raison, car faire fi d'une souffrance qui nous gruge lui donne juste plus de pouvoir de destruction... à plus long terme. C'est comme si on laissait traîner des bombes à retardement qui, un jour ou l'autre, peuvent nous sauter en pleine face et se manifester par l'apparition d'une maladie. (Rassurez-vous, je ne veux pas vous faire peur.)

C'est là que le témoignage d'amour arrive à la rescousse. (Tant qu'à retourner en arrière, aussi bien le faire d'une façon bienfaisante.) Ainsi, dès qu'on touche à une zone qui souffre, on en ressent toutes les émotions douloureuses. De les reconnaître, c'est déjà un premier pas, puis le soulagement viendra lorsqu'on sera en mesure de les accueillir avec compassion et amour pour soi. Imaginez-vous un petit enfant qui vient de se brûler sur un rond de le cuisinière. Il court aussitôt vers son parent pour trouver réconfort et soulagement. Eh bien, l'être qui souffre au fond de soi, c'est cet enfant. Et l'adulte que nous sommes devenu, c'est le parent bienveillant. Dès que nous accueillons cet enfant et ses souffrances, l'intensité de la douleur diminue de même que son pouvoir de destruction, car l'Amour guérit.

(Attention : accueillir l'enfant qui souffre ce n'est pas exercer de l'apitoiement pour attirer de la pitié. Il y a une grande différence entre les deux; le premier soulage, le second entretient la douleur.)

Revenons donc au pardon. Ainsi, après avoir accueilli sa douleur avec bienveillance, il devient possible de pardonner réellement, c'est-à-dire couper avec le passé et revenir dans le moment présent pour se donner la possibilité de reprendre vie et d'emprunter une voie plus heureuse pour l'avenir.

Afin d'illustrer avec plus de justesse et de clarté mon propos, j'ai fouillé plusieurs sources pour en extraire certains passages que voici :

"Le pardon est la voie parce qu'il fait fondre la prise du temps sur la blessure ! Lorsqu'il n'existe pas de temps, il n'existe pas de blessure." (Extrait de Ferrini, Paul, L'Amour sans conditions - Réflexions de l'Esprit Christique, éd. Le Dauphin Blanc, p. 136)

"Reconnaître la blessure est toujours le premier pas dans le processus de guérison. Si vous n'êtes pas prêts à affronter la peur qui est derrière la blessure, le processus de guérison ne peut commencer." (Idem, p. 111)

"Quoi que nous fassions pour changer notre vie et créer de nouvelles possibilités, franchir le pont vers une nouvelle vie est impossible à moins d'être prêts à pardonner. (...) Rien de tout cela n'est jamais facile. Jamais. Mais refuser de pardonner empoisonne l'âme." (Extrait de Williamson, Marianne, Le changement - un cadeau inestimable, éd. du Roseau, p. 144)

"Pardonner consiste tout simplement à ne se souvenir que des pensées d'amour que tu as adressées dans le passé et de celles qui te furent adressées. (...) La pratique du pardon est notre contribution la plus importante à la guérison du monde." (Extrait de Williamson, Marianne, Un retour à l'amour, éd. J'ai Lu, p. 64)

"Le pardon est la clé de la paix intérieure parce qu'il est un procédé mental qui transforme nos pensées de peur en pensées d'amour." (Idem, p. 81)

"En amenant le passé dans le présent, nous créons un futur juste comme le passé. En laissant aller le passé, nous faisons de la place pour les miracles. (Idem, p. 83)

"Le pardon est la seule voie pour sortir de l'enfer : en aimant, nous nous défaisons de la douleur, et en refusant d'aimer, nous restons dans la douleur. À tout moment, nous répandons l'amour ou projetons la peur, et chaque pensée nous rapproche soit du ciel, soit de l'enfer." (Idem, p. 148)

En conclusion

Au sujet de la lutte pour survivre :

"Juste au moment où nous sommes les plus vulnérables, quand nous sommes prêts à tout laisser tomber, à abandonner, à partir, nous nous retrouvons engagés dans la bataille de notre vie, à essayer de survivre, à essayer de continuer. Pourquoi ? Parce que vivre, c'est continuer. Parce qu'on n'a pas le choix. La seule question, c'est de savoir si nous allons continuer avec tout ce que nous sommes, ou si nous serons condamnés à survivre, blessés et amers. Une voie mène à la dépression; l'autre à une vie nouvelle. La première voie, c'est la défaite; l'autre, c'est l'espérance." (Extrait de
Chittister, Joan, De l'épreuve à l'espérance, Éd. Bellarmin, pp. 41-42)

"À chaque instant de son existence, ou bien on grandit, ou bien on régresse. Ou bien on vit un peu plus, ou bien on meurt un petit peu. La spiritualité de l'épreuve commence avec la décision de grandir ou de se replier, de vivre un peu plus ou de mourir un petit peu. C'est là une décision de la plus grande importance." (Idem, p. 46)

De quoi méditer un bon moment.

vendredi 25 avril 2008

ÉNERGIE : Quelle fréquence syntonisez-vous ?

Il y a quelques années, après une séparation chaotique et douloureuse, j'étais déterminée à trouver enfin le bonheur, l'abondance et l'harmonie. J'ai donc sorti mes antennes et ouvert mes yeux et mes oreilles pour trouver la recette secrète qui semblait toujours chercher à m'échapper.

Fait cocasse : j'étais allée consulter une voyante chaudement recommandée par des personnes très crédibles. Cette rencontre avait été fort intéressante dans l'ensemble, mais une chose me revient à l'esprit aujourd'hui en vous exposant mon propos, c'est qu'elle m'avait dit "voir", dans mon paysage, un conférencier qui aurait une grande influence sur mon parcours. Elle avait également précisé que c'était la première fois qu'elle voyait ce genre de chose.

De fait, quelques semaines plus tard, je tombe "par hasard" (n'oubliez pas, j'avais sorti mes antennes, j'étais donc disposée à recevoir) sur une publicité d'un conférencier qui cherchait à se faire connaître. Il offrait un séminaire de deux jours dans un lieu de villégiature magnifique dans la Mauricie, et ce, tenez-vous bien, "au prix de votre choix".

Quand on voit ce genre de pub normalement, on se méfie des attrape-nigauds. Moi, j'avais plutôt confiance, car il venait de publier un livre intitulé : Demandez et vous recevrez. (Morency, Pierre, Demandez et vous recevrez, éd. Transcontinental, 2002) Il était donc fort plausible qu'il puisse rendre accessibles ses séminaires pour illustrer sa philosophie. J'ai tout de même pris la peine de m'informer; c'était bien vrai. Seuls les frais d'hébergement nous incombaient.

Comme des ondes radio

Nous nous retrouvons donc, ma soeur et moi, à l'Auberge Sacacomi, début juin, pour entendre ce phénomène. Dans sa présentation d'ouverture, le vendredi soir, j'ai retenu une chose en particulier : "Toutes les réalités existent en même temps. C'est vous qui choisissez sur quelle réalité vous vous branchez." Puis il a donné l'exemple des ondes radio qui sont diffusées simultanément sur différentes fréquences. C'est nous qui choisissons, grâce à notre appareil-radio, laquelle nous voulons recevoir en sélectionnant la même fréquence. Ce fait n'empêchera pas les autres stations de continuer à diffuser, mais nous, nous ne les recevrons pas.

Cette image m'est toujours restée dans la tête par la suite. J'avais compris que j'avais une bonne part de responsabilité sur les événements et les personnes qui se présentent dans ma vie, et ce, selon l'atmosphère intérieure que je me crée. Ainsi :
  • Si je veux vivre harmonieusement, je dois d'abord créer l'HARMONIE dans ma vie (dans mon coeur comme dans ma maison et dans mes relations).
  • Si je veux rire, je dois installer de la JOIE dans mon coeur par des pensées agréables, des expériences enrichissantes, de la musique, de la danse... (voir "Je vous souhaite la JOIE" - 29 déc. 07 et "Le défi de la joie" - 18 fév. 08 sur ce blogue)
  • Si je veux recevoir de l'AMOUR sincère, je dois non seulement en donner, mais le dégager par chaque pore de ma peau et le manifester le plus souvent possible. (voir "Couler comme rivière d'amour" - 16 déc. 07)
  • Si je veux connaître l'ABONDANCE, je dois d'abord la manifester par ma générosité. Si je n'ai rien à donner (monétairement parlant), je peux offrir de l'aide, un sourire, un compliment sincère, une petite attention qui fera que l'autre se sentira important, au sens de digne. (voir "Je vous souhaite l'ABONDANCE" - 6 janv. 08)
  • Si je veux vivre une AMITIÉ profonde, je dois d'abord la créer dans mon âme... et l'ami qui répond à l'image que j'aurai créée se présentera comme par enchantement. (voir "Ode à l'amitié" - 5 avril 08)

C'est de cette façon que les expressions telles que : "On récolte ce que l'on sème" prennent tout leur sens. Ainsi, nous sommes tous une puissante antenne émettrice d'ondes qui sont créées par nos sentiments, nos pensées, nos croyances, nos peurs, etc. Ce qui nous habite émet des signaux correspondants (donc de la même nature) dans un immense champ magnétique qu'est l'Univers, et les ondes qui vibrent à la même fréquence se fusionnent dans cette énergie qui nous compose.

Par le fait même, nous sommes également un récepteur d'ondes qui sont émises par les autres. Vous arrive-t-il parfois de vous sentir perturbé après avoir passé une heure avec une personne qui n'a cessé de critiquer ou de se plaindre ? C'est que vous avez été contaminé, c'est-à-dire que vous avez inconsciemment absorbé les ondes négatives de cette personne qui est venue se nourrir de votre énergie. Vous devrez ensuite travailler à refaire votre énergie.

Dans cette optique, j'ai aussi compris que mon énergie est mon bien le plus précieux et que cette ressource est fragile et volatile. Je dois savoir la gérer pour en produire suffisamment et éviter de la perdre inutilement tout en la protégeant contre les "sangsues".

Gérer son compte de banque énergétique*

Peut-être avez-vous l'impression que mes propos sont contradictoires : d'un côté, il faut donner et d'un autre, il faut se protéger. En effet, nous vivons dans un monde de dualité et, dépendant sur quel terrain on se trouve, on doit adapter notre façon d'être. Par exemple, si on est entouré de personnes ouvertes et honnêtes, on se sent en confiance et il devient facile de donner sans craindre de se faire dérober notre énergie.

Par ailleurs, lorsqu'on se retrouve en terrain plus hostile ou en présence de personnes qui dégagent une énergie négative (par des propos sous formes de plaintes ou de critiques, ou par des comportements agressifs ou encore de manipulation), il devient nécessaire d'être prudent dans notre façon de nous positionner face à elles et de réagir pour ne pas tomber dans le piège qui nous est tendu.

Ainsi, il est clair que gérer son énergie est une notion qui mérite qu'on y accorde toute notre attention. D'abord en prendre conscience, puis étudier la question pour en démystifier les secrets. Ensuite, il est possible d'expérimenter différentes situations, à la lumière de ces nouvelles connaissances, pour voir comment on peut être affecté par les événements de la vie et les personnes qui entrent dans notre champ énergétique. Ce n'est qu'avec cette nouvelle CONSCIENCE qu'on pourra faire des choix plus sains qui contribueront véritablement à la santé de notre banque énergétique.

Bonne vitalité !

* L'auteure, Nicole Gratton, a consacré un ouvrage complet à la gestion de l'énergie qui est très bien fait. Je vous le recommande fortement si le sujet vous intéresse. Les secrets de la vitalité, Comment faire le plein d'énergie, Éditions J'ai Lu 2005 (Flammarion 2003). Voir http://www.nicole-gratton.com/fr/ecole/liv_vitalite.html pour plus de détails.

mercredi 16 avril 2008

L'île des sentiments

Ce matin, je vous partage un message que j'ai reçu dans mon courriel. C'est si beau, que j'ai eu envie d'enrichir ma page personnelle de ces lignes de sagesse...

Il était une fois une île sur laquelle vivaient tous les sentiments et toutes les valeurs humaines : la Bonne humeur, la Tristesse, la Sagesse... ainsi que tous les autres, y compris l’Amour.

Un jour, on annonça que l’île allait être submergée. Alors, tous préparèrent leur embarcation et s’enfuirent. Seul l’Amour resta, attendant jusqu’au dernier moment. Quand l’île fut sur le point de disparaître, l’Amour décida de demander de l’aide.

La Richesse passa près de l’Amour dans un bateau luxueux et l’Amour lui dit : "Richesse, peux-tu m’emmener ?" "Je ne le peux pas car j’ai beaucoup d’or et d’argent dans mon bateau et il n’y a pas de place pour toi."

Alors l’Amour décida de demander à l’Orgueil qui passait dans un magnifique bateau : "Orgueil, je t’en prie, emmène-moi." "Je ne peux pas t’emmener, Amour, tu pourrais détruire la perfection qui règne dans mon bateau."

Ensuite l’Amour demanda à la tristesse qui passait par là : "Tristesse, je t’en prie, emmène-moi." "Oh Amour" répondit la Tristesse "je suis si triste que j’ai besoin de rester seule."

Ensuite la Bonne humeur passa devant l’Amour, mais elle était si heureuse qu’elle n’entendit pas qu’on l’appelait.

Soudain une voix dit : "Viens, Amour, je t’emmène avec moi." C’était un vieillard qui l’avait appelé. L’Amour était si heureux et si rempli de joie, qu’il en oublia de lui demander son nom. Arrivés sur la terre ferme, le vieillard s’en alla.

L’Amour se rendit compte combien il lui était redevable et demanda au Savoir : "Savoir, peux tu me dire qui est celui qui m’a aidé ?" "C’est le Temps" répondit le Savoir. "Le Temps ?", demanda l’Amour, "Pourquoi le Temps m’aurait-il aidé ?" Le Savoir, plein de sagesse, répondit : "Parce que seul le Temps est capable de comprendre combien l’Amour est important dans la vie".

Je vous aime ! ;o)

samedi 12 avril 2008

Matin de confidences

En ce triste matin gris d'avril, où les dernières frasques de l'hiver s'accrochent au sud-ouest du Québec et viennent ainsi bousculer nos projets (je devais partir pour le weekend), il semble que les conditions soient réunies pour un petit partage tout en confidences.

Ces derniers jours, je jonglais beaucoup avec les thèmes à aborder dans mes prochaines chroniques sur ce blogue et je n'arrivais pas à me décider. Devais-je écrire sur les trésors de vitalité qu'on trouve dans différents légumes (pour faire suite à ma chronique du 21 mars intitulé "La vie dans les végétaux"), ou encore aborder un thème plus printanier comme le ménage à faire à l'intérieur de soi (mais j'ai déjà abordé le sujet le 10 février avec "Alléger sa vie"), et puis, il y avait le fameux "Qui suis-je ?" qui me travaillait l'esprit (inspiré d'un article paru dans le Châtelaine de mai). Bref, beaucoup de tergiversation dans mon désir d'alimenter cette page de contenus utiles et intéressants.

Assise à ma table de cuisine à méditer sur la question, l'inspiration m'est venue d'une simple phrase : "Si vous connaissiez votre vraie valeur, vous ne ressentiriez pas que quelque chose manque à votre vie. Vous vous sentiriez débordants de gratitude pour tout ce que vous avez." (Extrait de : Ferrini, Paul, L'amour sans conditions - réflexions de l'Esprit Christique, éd. Le Dauphin Blanc, 2006, p. 60)

Ouf ! Quelle grande vérité ! Cette parole m'a tout de suite orientée sur le thème de "Qui suis-je ?" (que je traiterai dans une prochaine chronique), puisque pour connaître sa vraie valeur, il faut absolument se connaître mieux, plus intimement, et apprendre à s'aimer sans conditions. Le chemin de la guérison de l'être dans sa globalité passe inévitablement par cet amour infini qui cherche à se manifester dans toute forme de vie et à tout instant. Mais il se bute sans cesse à des tempêtes d'obstacles créés par nos peurs.

Maintenant, les confidences

La peur, je la rencontre aussi à l'occasion, particulièrement lorsque j'ai à communiquer un message qui va à contre-courant de nos croyances habituelles. Parler de guérison sans aborder la dimension spirituelle, c'est possible car il y a tant à dire. Mais explorer les avenues de guérison de l'être sans parler de spiritualité, c'est se leurrer, puisque nous sommes d'abord des êtres spirituels vivant une expérience matérielle, et non le contraire.

Bref, j'ai développé une façon d'aborder le thème en tournant autour du pot, pour éviter les résistances et les confrontations. La peur de m'exprimer clairement sur mon vécu à travers l'épreuve et sur l'expérience spirituelle que j'en tire est associée à la possibilité d'être mal interprétée, jugée et même rejetée. La peur de voir mes amis prendre leur distance. La peur de me retrouver isolée... Voilà !

Et ce matin, lorsque j'ai lu la phrase ci-dessus, je me suis rappelée l'engagement solennel que j'avais pris dans mon lit d'hôpital au lendemain de mon opération. Je venais d'apprendre la gravité de la situation ; la docteure qui m'avait opérée venait de me faire le rapport de la chirurgie en prenant soin de me recommander de "préparer mes papiers" (vous savez, testament, etc. ?). C'est dire qu'elle ne donnait pas cher de ma peau. Ceci se passait en septembre 2005.

J'ai tout de suite rejeté cette option, puis je suis entrée en conversation avec Dieu : « Je sais que Tu es là avec moi, que Tu m’accompagnes dans l’épreuve pour m’aider, me supporter et me protéger et que Tu me mèneras vers la guérison complète. Je te fais confiance et je me laisse guider dans cette traversée. »

L'atmosphère qui régnait dans la chambre appartenait à une autre dimension. Je me sentais tout près du divin, branchée directement à la Source de l'amour infini. J'avais compris que j'avais un travail très important à faire pour atteindre mon objectif de guérison, c'est-à-dire entreprendre une démarche de retour vers mon être profond pour guérir les souffrances et les blessures qui s'étaient incrustées dans ma chair et qui constituaient des petites bombes à retardement (car j'ai compris que le cancer revient tant qu'on n'a pas dénoué ces impasses émotionnelles et fait la paix avec soi-même).

Mon engagement se traduisait ainsi : "Mon Dieu, je sais que j'ai beaucoup de travail à faire pour guérir et j'accepte de faire le chemin du mieux que je peux, sans tenter de m'esquiver pour éviter d'avoir mal à nouveau. Je vais me consacrer assidûment à ce périple au coeur de mon être et si mon cheminement peut ensuite servir à d'autres, eh bien, je m'engage à partager mes précieuses découvertes en toute transparence. Mais pour y arriver, j'ai besoin de toi. Alors, comme Tu es le Créateur de mes cellules, Tu sais très bien les réparer. Je te les confie; ce sera ta responsabilité." (Précisons qu'en confiant mes cellules au divin, c'était une façon de me prémunir contre la peur qui pouvait surgir à tout moment à l'idée qu'une dysfonction cellulaire pouvait me gruger de l'intérieur. Et cette stratégie a très bien fonctionné.)

Ce matin, donc, face à ma page blanche, j'ai senti qu'il était temps pour moi d'emprunter des avenues plus directes pour communiquer l'essentiel de mon message. Je vous convie donc à un univers de paix, d'amour et de joie.

Pistes de réflexion

Voici deux extraits tirés du même ouvrage qui vous permettront de débuter une réflexion sur ce chemin de guérison intérieure :

"Tu manifestes l'amour en te le donnant à toi-même, inconditionnellement. Et faisant cela, tu attires dans ta vie d'autres êtres capables d'aimer sans conditions." (p. 50)

"Celui qui aime sans conditions ne met aucune limite à sa liberté ni à celle d'un autre, quel qu'il soit. Il n'essaye pas de garder l'amour - car essayer de le garder, c'est le perdre." (p. 51)

mercredi 6 février 2008

Terminus 38-34

Cette chronique aurait pu s'intituler : "Quand la vie s'arrête trop vite".

J'ai été profondément touchée par l'histoire de mon ami venu de l'autre bout du monde il y a plus de six ans pour vivre avec celle qu'il aime : une Québécoise qu'il a connue alors qu'il était artisan et marchand de bijoux dans son Cachemire natal. Cet être très attachant qui aime la vie et qui s'investit énormément et avec coeur pour s'intégrer à notre belle société doit maintenant apprendre à vivre sans sa douce... elle est décédée subitement la semaine dernière. Elle avait 38 ans, et lui, 34.

Personne n'aurait pu soupçonner que cette jeune femme pleine d'énergie était menacée par un mal aussi mystérieux que sournois : une forte fièvre l'a conduite à l'hôpital et trois jours plus tard, elle rendait l'âme. J'ai peu de détails sur les circonstances médicales de ce décès, mais il est clair que le terminus est arrivé pour elle avant même qu'elle ne prenne son billet de train. La vie s'est arrêtée beaucoup trop tôt... pour les deux.

Bien sûr, mon ami est toujours de ce monde, mais sa vie s'est arrêtée en même temps que le coeur de sa douce épouse. Il s'en sortira sans aucun doute, avec le temps, mais cette histoire nous rappelle combien la vie est précieuse tant elle est fragile.

Et dans la même journée, je me rendais à l'hôpital pour une prise de sang en prévision de mon traitement d'aujourd'hui. À mon arrivée, j'ai rencontré un jeune couple qui sortait avec un petit bébé tout neuf et tout fragile. La vie continue... Pourtant, dans mon coeur, la tristesse régnait. Beaucoup de tristesse. Et ce n'est qu'en soirée, dans le cadre de mon cours de Qi Gong, alors que j'étais davantage à l'écoute de mon univers intérieur, que j'ai réalisé que cette histoire m'avait affectée plus profondément encore... Elle m'avait tout simplement jetée par terre. Moi qui lutte avec grande foi et avec tant d'ardeur pour rester accrochée à la paroi rocheuse sur laquelle je me balance, au-dessus du vide, depuis plus de deux ans et demi maintenant.

Mon imagerie mentale me ramenait une vision : une grande rafale de vent qui emporte une femme apparemment solidement ancrée au sol pour la projeter dans l'abîme. L'abîme ; c'est aussi le grand gouffre dans lequel mon ami est tombé lorsqu'il a vu sa douce partir ; il voulait tant la rattraper, la garder auprès de lui. Impuissant, il a pourtant dû se résigner à accepter la cruauté du sort. Heureusement, il a la foi. Sans doute que son deuil pourra être allégé et vécu plus sereinement à l'idée de pouvoir la retrouver un jour dans l'éternité de l'Amour. En attendant, il pourra toujours la rejoindre au creux de son coeur, une fois retranché dans sa paix intérieure à l'abri des regards et de ce monde qui bouge si vite.

J'avoue que ce soudain revers de la vie a amené un gros doute dans ma tête sur mon réel pouvoir de guérison et m'a très momentanément donné le goût d'abandonner, car la vie, semble-t-il, a toujours le dernier mot. Mais rassurez-vous, je ne lâcherai pas; je n'ai pas le droit. J'ai plutôt le devoir de guérir pour réaliser mes projets de vie et ainsi apporter ma contribution à mon époque.

Et ce nouvel épisode nous rappelle combien il est important de vivre chaque moment intensément dans son coeur, en remerciant la vie de tant de beauté et de générosité (qu'on voit trop peu, hélas!). Et que dire du lien qui nous unit à nos proches ? Exprimer souvent et sincèrement, dans des mots clairs et simples, notre appréciation aux personnes qui savent si bien, à leur façon, enrichir notre vie. Leur exprimer par des marques d'amour, d'amitié, des petits gestes de générosité, c'est ça vivre intensément.

Joyeuse VIE !

vendredi 28 décembre 2007

Je vous souhaite l'AMOUR

L'amour, c'est fait de mille choses
L'amour, c'est fait de mille riens
Mille paroles, mille gestes
L'amour, c'est fait de mille amours
C'est un sourire à un enfant
C'est un dix sous à un passant
C'est un "Merci" du fond du coeur
C'est un souhait porte-bonheur
C'est un salut du bout d'la main

"L'amour prend patience; l'amour rend service; l'amour ne jalouse pas; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d'orgueil; il ne fait rien de malhonnête; il ne cherche pas son intérêt; il ne s'emporte pas; il n'a pas de rancune; il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout."

"L'amour ne passera jamais."

jeudi 27 décembre 2007

Je vous souhaite la PAIX

Tout le monde souhaite ardemment voir le monde dans lequel on vit prendre le virage de la paix durable pour tous les peuples. Eh bien, vous ne serez sûrement pas étonnés si je vous dis que la paix tant recherchée commence à l'intérieur de chacun de nous.

Dans ma quête quotidienne d'harmonie, je profite des premiers moments de la journée pour m'inspirer de lectures empreintes de grande sagesse. Ce matin, je me suis plongée dans mes projets de développement pour la nouvelle année qui arrive à grands pas. Ainsi, je suis tombée sur quelques exercices pour nous aider à améliorer notre vie dans tous ses domaines et pour bien amorcer notre journée.

Voici les cinq dévotions quotidiennes (tirées de Sharma, Robin S., Découvrez votre destiné avec le moine qui vendit sa Ferrari : Les sept étapes de l 'éveil personnel, éd. Un monde différent, 2004) :
  1. Applique-toi à te lever à 5 heures tous les matins. Ce sont ceux qui se lèvent tôt qui tirent le meilleur parti de la vie.
  2. Réserve les premières 60 minutes de ta journée; tu appelleras ce moment ton "heure sainte". C'est le moment sacré pour accomplir le travail intérieur qui t'aidera à devenir la meilleure personne que tu puisses devenir. Prends ce temps pour faire des lectures inspirantes, méditer ou prier, réfléchir à l'état de ta vie et à l'avancement de tes rêves, rédiger ton journal; et aussi pour penser profondément à ce qui doit se produire au cours des prochaines heures de la journée pour que tu puisses dire qu'elle a été un succès. La pratique quotidienne de ce rituel t'aidera à briller de tous tes feux et à vivre à ton plus haut niveau.
  3. Applique-toi à toujours démontrer une qualité t'attention, de compassion et de caractère allant bien au-delà de ce que quiconque peut attendre de toi. De cette manière, tu contribueras à la construction d'un monde meilleur.
  4. Efforce-toi d'établir des normes d'excellence dans ton travail qui vont bien au-delà de ce que l'on exige de toi. L'abondance, le mieux-être et la réussite ne tarderont pas à suivre.
  5. Évertue-toi à être la personne la plus aimable et affectueuse que tu connaisses. Pense, ressens et agis comme si tu étais l'une des personnes les plus importantes de la planète (parce que c'est vrai). Ta vie ne sera plus jamais la même et tu sèmeras du bonheur dans bien des vies.
Sur ce, je vous souhaite une magnifique journée et une année inspirante pour vous transporter au-delà de vos rêves les plus chers.

dimanche 16 décembre 2007

Couler comme rivière d'Amour...

Aujourd'hui, c'est le 3e dimanche de L'Avent. Ça vous dit quelque chose ? Pour moi, l'Avent est une belle période d'espérance à l'arrivée de Noël. Pendant ces quelques semaines, tous mes sens sont en éveil ; les sens de mon âme, j'entends. Eh oui, je me prépare à m'ouvrir encore davantage à la lumière spirituelle qui est associée à cette belle fête d'Amour et de Partage !

Cette année, le thème de l'Avent, c'est : "Quand la vie se donne... l'espérance veille." En effet, "l'engagement des uns envers les autres, les gestes de tendresse, de générosité et d'entraide génèrent la confiance et traduisent la présence d'une lumière. L'Avent nous place sous le signe de la lumière." (extrait de Prions en l'Église du 2 déc. 2007)

Et comme par hasard, ce matin, je lisais un texte qui nous définissait, nous humains sur le plan spirituel, comme des rivières qui coulent vers les autres et qui s'abreuvent de ce que ruisseaux et rivières de tous horizons nous apportent. Voici un court extrait de la réponse offerte à une petite fille de sept ans qui demande : "Pourquoi aime-t-on ?"

"C'est un mouvement naturel vers ce qui t'entoure et te touche, qui t'apporte une émotion, et tu la sens dans ton corps. Nous avons besoin de couler comme une rivière et de sentir que d'autres rivières coulent en nous. Une rivière qui coulerait toute seule sans jamais en rencontrer une autre disparaîtrait dans la terre; son lit s'assécherait."

Et à la question : "C'est quoi l'amour ?", l'auteur répond :

"C'est la rivière qui coule en toi et qui coule vers les autres. Mais n'imagine jamais que tu n'es pas une rivière et que seuls les autres peuvent couler vers toi et t'apporter de la joie, du plaisir, de la tendresse, de la douceur ; car, si tu penses que cela vient des autres, tu seras triste chaque fois que les rivières cesseront de couler vers toi." (extraits de ODIER, Daniel, Le grand sommeil des éveillés, ed. du Relié, 2000, p. 95-96)

Comme je trouve ça rassurant de savoir que tout ce que j'ai besoin de faire pour être abreuvée, c'est de couler vers les autres du même Amour que je cherche à obtenir ! Et la magie s'opère à tout coup.

Heureux temps de l'Avent !