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dimanche 29 novembre 2009

Chemin de croix

Deux trois mots ce matin pour vous donner signe de vie. Les derniers jours ont été difficiles. Le chemin vers la sortie se rétrécit de plus en plus et cela comporte bien des surprises, des mystères et des angoisses inattendues. (Lire mon commentaire ajouté ce matin sur ma chronique du 20 novembre à ce sujet.)

Je souhaitais compléter ma chronique du 17 novembre dans ces quelques lignes que je vais écrire. L'heure est au repos et surtout à me brancher très intimement à la Paix du Christ, car c'est là que se trouve le courage nécessaire pour franchir le dernier bout. J'ai remarqué, en effet, que la Paix, elle va et elle vient. Parfois, on sent qu'on y est enfin, puis les pensées viennent la troubler. Par exemple, lorsque tôt le matin au lit, on se met à faire un retour rapide sur sa vie et que les deuils surviennent.

Mes grands deuils

Ma rivière : après avoir finalement fait le grand saut de la ville vers la campagne, j'arrive à m'installer au bord de la rivière qui m'a vue grandir, mais je n'aurai pas le temps d'en profiter. Et le fameux grand jardin qui faisait l'objet de toutes mes fantaisies que je ne pourrai jamais réaliser.

Je n'oublierai certainement pas mon fidèle compagnon Kiwi qui devra apprendre à vivre dans un nouvel environnement avec une nouvelle maîtresse et même une petite amie plus jeune et plus enjouée. Peut-être que ça fera du bien à son bedon un peu trop volumineux. !

Et il y a l'appartement que j'ai tout aménagé à mon goût; l'appartement juste de la bonne taille pour pouvoir y travailler et m'amuser à tous mes projets de création qui, bien sûr, resteront en plan. Et ma voiture. (Lire ma chronique du 22 mai dernier à ce sujet.) Ça, ça me fait de la peine, car pour une fois que j'avais la voiture de mes rêves avec juste assez de luxe pour me sentir vibrer dans la dimension de l'abondance et profiter pleinement de la vie.

Et le plus importante, ce sont toutes les personnes aimées que je laisse derrière. Je planifiais une grande fête pour pouvoir tous les revoirs et les embrasser une dernière fois. Mais ça ne sera pas possible.

Prochaines chroniques

Je ne sais pas si je serai en mesure d'en publier de nouvelles, mais sachez que je pense à vous beaucoup et je sais que vous êtes avec moi dans cette dernière tranche de vie.

Que Dieu vous accompagne et qu'Il me garde pleine de foi et de paix.

mardi 27 octobre 2009

Laisse Dieu décider (suite)

Enfin, voilà la suite de l'histoire débutée le 17 octobre dernier sur ces pages.

Je disais, en terminant mon message précédent, que je m'apprêtais à faire le voyage au Pérou les yeux fermés serrés sur les risques que je courais à m'envoler dans les conditions qui prévalaient alors et que, dans mes premiers jours d'hospitalisation, j'avais toujours en tête de me faire débloquer au plus vite pour aller rejoindre le maître soignant au Pérou.

J'ai discuté de ce mon projet avec un médecin qui se montrait très ouverte à l'idée qu'un patient puisse tenter divers moyens pour sauver sa vie, donc elle n'avait rien contre les médecines alternatives. Cependant, elle qui se trouve avoir beaucoup voyagé dans sa vie (un hasard que je sois tombée sur elle !!!), elle me dit qu'elle ne voulait pas me décourager d'aller à Arequipa, ville magnifique où elle a déjà séjourné, mais qu'il fallait tout de même que je sois consciente dans quel bateau je m'embarquais, car le voyage est très long. De plus, si jamais je devais partir sans assurance, elle se dirait très, très inquiète. À cet effet, elle m'a fourni les coordonnées d'un courtier d'assurance voyage de la région qui offre une large gamme d'assurance voyage, même pour des passagers à risque. Elle me dit : "Si tu n'en as pas avec eux, tu n'en auras pas ailleurs."

Elle a poussé ses recherches un peu plus loin pour moi : elle est allée consulter le site internet de British Airways dans la page "restrictions particulières pour passagers" et elle a trouvé une restriction concernant la subocclusion intestinale. Pourquoi ? Eh bien, me dit-elle, parce qu'en altitude, les gaz prennent de l'expansion. Ainsi, comme nous avons tous des gaz dans l'intestin, et moi j'en ai plus et ils sont coincés par la maladie, elle prévoyait qu'une fois rendue en haut, à 33 000 pieds, je pourrais avoir de très gros maux de ventre et des nausées sévères. De plus, l'altitude pouvait causer la rupture de l'intestin.

Imaginez la suite ! Pas d'assurance... je risque de décéder en plein vol : dans ce cas, c'est ma famille qui est prise avec les arrangements pour rapatrier le corps, opération qui peut être plus ou moins compliquée selon le pays survolé à ce moment-là.

Autre conséquence possible : le pilote doit faire un atterrissage d'urgence pour aller chercher les premiers secours. Cette manoeuvre entraîne des frais faramineux pour une famille non-assurée...

Pour le reste, je n'ose même pas imaginer.

Si j'avais suivi mon plan, j'aurais fort pu causer des problèmes très importants à ma famille et il y a de bonnes chances que je ne me sois pas rendue là-bas.

Rester attentif aux signes

Suivre le plan de Dieu, c'est rester ouvert aux signes : 1. je ne trouve personne pour m'accompagner, 2. il n'y a plus de place sur le vol de mon thérapeute, 3. je rentre d'urgence à l'hôpital, etc. Ça peut être une question de vie ou de mort !

Méditation

Je vous invite à regarder une situation qui vous concerne, que ce soit dans le présent ou le passé, et de tenter d'identifier les signes qui peuvent vous guider vers la plan de Dieu. Vous serez sans doute surpris de voir combien de fois Dieu se manifeste dans notre vie et que nous ne l'écoutons pas.

Bonne journée !

jeudi 5 février 2009

Qu'est-ce que ton coeur te dit ?

Nous nous retrouvons parfois face à des situations qui posent dilemme ou qui nous laissent perplexe, démuni même face à la direction à suivre. Comme on voudrait avoir une boule de cristal pour y lire notre avenir ! Qui répondrait aux questions qui, quoi, quand, comment et surtout pourquoi.

Certains se tourneront vers des clairvoyants -- ça m'est arrivé d'aller les consulter sans toujours trouver satisfaction. C'est que les vrais réponses se trouvent au fond de notre coeur. Le problème, c'est qu'on a perdu le chemin pour s'y rendre ou qu'on n'a pas appris à l'écouter. Disons que ces messages sont souvent très subtils et qu'il est nécessaire de faire silence et d'abandonner nos propres réponses, celles qu'on souhaiterait trouver, pour les entendre.

Voici quelques-unes des expériences que j'ai vécues dans la quête de ma vérité intérieure :

"Ce n'est pas lui."

Dans ma jeune vingtaine, je fréquentais un garçon depuis quelques mois quand le doute s'est installé dans mon coeur : Est-ce le bon ? J'étais soucieuse de trouver une réponse rapidement, car je ne voulais pas lui causer trop de peine en laissant traîner les choses. Un soir en me couchant, j'ai demandé d'être éclairée sur le sujet. À mon lever, j'ai pris la peine de m'asseoir quelques minutes au bord de mon lit pour attendre la réponse. Comme elle ne venait pas, j'ai commencé à me préparer pour aller travailler, un peu déçue, disons-le.

En route vers le travail, je roulais seule en voiture lorsque, en empruntant la sortie de l'autoroute menant à mon bureau, j'ai entendu une voix très claire, comme si quelqu'un était assis à mes côtés : "Josée, tu sais que tu ne l'aimes pas vraiment dans ton coeur. Tu serais mieux de le laisser pour lui éviter des blessures plus grandes plus tard." C'était tellement clair comme indication que je me suis retournée pour regarder qui était à mes côtés. Personne.

Par manque de courage, je n'ai pas suivi les directives reçues. Pas tout de suite, en tout cas. Quelque temps plus tard, j'ai voulu obtenir une confirmation. J'ai donc posé ma question à nouveau, mais aucune réponse n'est venue... J'avais compris que tout avait été dit et qu'il n'en tenait qu'à moi de prendre les actions nécessaires pour mettre fin à cette relation sans issue.

"Ça va aller."

L'été dernier, je me trouvais dans le pitt de sable derrière chez mes parents pour me recueillir. C'est un endroit merveilleux pour reprendre contact avec la grandeur de la vie, car on s'y trouve au milieu d'une grande étendue de nature qui reprend vie (le pitt est fermé depuis 20 ans et la végétation y reprend sa place tranquillement) et la vue au loin est magnifique avec le mont Orford en arrière plan. De temps en temps, on y rencontre des chevreuils qui broutent tranquillement.

Je venais d'apprendre une troisième récidive de la maladie que je combats avec tant d'efforts depuis septembre 2005. J'étais un peu découragée, il faut bien le dire. Puis, en regardant au loin, j'ai prié Dieu de me dire ce qui allait advenir de moi... Dans mon esprit, une brise aussi légère que soudaine a soufflé trois mots : "Ça va aller." Ce message très bref était des plus réconfortants pour moi. J'en comprenais que je ne devais pas m'en faire et continuer à lutter de tout mon coeur. J'avais la bénédiction de Dieu dans la traversée de ce désert. Ça voulait aussi dire : "Ne t'inquiète pas. Prends les choses un jour à la fois et je t'enverrai la force nécessaire pour te rendre jusqu'au bout. Fais-moi confiance." Trois petits mots qui en disaient long. J'ai aussitôt retrouvé la paix.

"Fais comme si."

Cette fois-ci, j'étais à la chapelle de l'hôpital après avoir rencontré mon oncologue. Si je me souviens bien, je venais de recevoir des nouvelles peu encourageantes. C'était au printemps 2007. J'avais senti le besoin d'aller prier pour demander soutien dans l'épreuve et courage. "Permettez-moi de retrouver la santé, Seigneur..." Alors agenouillée devant la face du Christ, un message aussi bref que le précédent a surgi dans mon esprit : "Fais comme si."

Qu'est-ce que je devais comprendre de ces trois mots ? "Fais comme si." ne voulait pas nécessairement dire "Abandonne tous tes efforts, tu es guérie." Certainement pas. Ça voulait plutôt dire : "Cesse de t'en faire. Continue ta lutte au jour le jour en mettant toutes les chances de ton côté, mais fais-le sans te soucier du résultat. Il se manifestera en temps et lieu. Remplis ta vie de joie et de légèreté et chasse les soucis et les tracas de ton esprit. Tu verras, tout va bien aller." Encore une fois, trois petits mots qui en disaient long et qui m'ont permis de retrouver la paix.

"Qu'est-ce que tu veux"

Dans un contexte tout autre, plus récemment, j'étais en compagnie de mon amoureux à sillonner les routes de l'Estrie en quête d'une maison qui me conviendrait pour réaliser mon rêve (lire Un grand rêve à naître paru le 20 janvier dernier).

En raison de mon budget limité, les options qu'on avait étaient plutôt déprimantes. Sur le chemin du retour de cette escapade, je tentais d'analyser tout ça pour y voir plus clair et trouver une option qui répondrait à mes besoins. Puis mon amoureux m'a lancé tout bonnement : "Pourquoi tu ne viendrais pas habiter avec moi ?" Sur le coup, je n'ai pas dit non, même si je sentais au fond de mon coeur que ce n'était pas la chose à faire. Pas pour le moment, en tout cas.

Je lui ai donc répondu que je ne savais pas trop où tout ça me mènerait, mais que j'allais laisser les événements me guider dans ma quête d'un chez-moi. Il n'en fallu pas plus pour que la réponse se manifeste très clairement : "Qu'est-ce que tu veux ?" Qu'est-ce que je veux ? Je veux une maison, une petite fermette avec des petits animaux et de la terre pour me mettre les mains dedans. Et ce n'était pas ce que mon copain avait à m'offrir. C'était réglé. Je n'avais pas pour autant trouvé l'endroit recherché, mais je savais au moins ce que je voulais.

Je pourrais continuer encore, car plusieurs autres anecdotes se sont produites dans ma vie pour me faire sentir la présence de Dieu. J'y reviendrai peut-être un jour. En attendant, ce que j'ai compris, c'est que :

  • La subtilité des manifestations nécessite une attention particulière et un lâcher-prise certain.

  • Les réponses sont souvent très brèves. Il faut s'y attarder un peu pour en comprendre tout le sens.

  • Les réponses ne tracent pas une longue route devant soi. Elles ne donnent qu'un pas à la fois. C'est donc dire qu'il est important de se brancher le plus souvent possible à son coeur pour connaître les étapes suivantes.
L'obéissance

Voici une dernière anecdote : Un jour, je me trouvais dans un magasin d'aliments naturels au Marché Jean-Talon, un de mes endroits préférés à Montréal, en compagnie d'un ami. Ça n'allait pas très bien, car j'étais soumise à des doses quotidiennes de Neupogen, un médicament très puissant qui stimule la moelle épinière pour produire des globules blancs. C'était en novembre 2006 dans le cadre de la première série de traitements de chimio que je poursuivais depuis quelques mois déjà.

Ce médicament cause des douleurs aux os et a de quoi nous rendre marabout. Heureusement, je n'ai pas fait plus que quatre jours avec ce traitement spécial. Ce jour-là, je venais juste de recevoir mon injection au CLSC et quand j'ai retrouvé mon ami, je me sentais courbaturée de partout et j'avais le moral à plat.

Rendue à la caisse du magasin en question, la dame me propose de piger une carte dans un petit panier de paille : "Vous allez piger votre plus grande qualité." Ah oui ? Ah bon ! Je pige "L'obéissance" et cela me laisse perplexe : "Je ne suis pas certaine qu'il s'agisse là d'une qualité souhaitable..." La femme me précise : "C'est une grande qualité du coeur. Lisez, vous allez voir."

Voici ce que cette carte disait :


"L'obéissance est une compréhension juste des lois spirituelles et de celles de la nature. L'obéissance au principe de l'amour pur donne toujours une bonne direction à la vie. L'amour pur est altruiste et inconditionnel et prend sa source dans la conscience de l'être véritable. En obéissant à cette vérité intérieure, notre vie devient une célébration."

Quelle belle conclusion à ce message du jour ! N'est-ce pas ?

mardi 21 octobre 2008

Choisir la joie en moment de grisaille

Ce mardi matin révèle la grisaille de l'automne qui annonce l'hiver. Eh oui, on a parlé de neige !... Fondante à Montréal et dans la vallée du Saint-Laurent, accumulations plus au nord et en terrain montagneux. Triste journée. Qu'a-t-elle à nous dire ?

L'automne, c'est la saison du repos de la nature qui a oeuvré avec une joyeuse ardeur tout le printemps et l'été pour livrer ses trésors et se parer de tant de beauté. Est maintenant venu le temps de la régénération, de la période de dormance qui commande un mouvement de repli (c'est ainsi que la sève retourne à la terre). En harmonie avec ce mouvement, nous sommes invités à faire de même, malgré toute l'activité qui se passe à l'extérieur. Les courtes journées d'ensoleillement ne nous incitent-elles pas à rentrer à la maison dès la besogne achevée et à se mitonner dans un vêtement de polar tout chaud.

Mitonner... quel beau mot ! Je ne le connaissais pas vraiment pour ne l'avoir jamais utilisé, mais il m'est venu spontanément à l'esprit, comme si j'avais l'intuition qu'il signifiait si bien l'idée que j'avais à transmettre. Je l'ai donc écrit, puis je suis allée consulter le dictionnaire pour m'assurer de sa signification. Voici ce qu'on y lit, au sens figuré, bien entendu :

" Préparer tout doucement (une chose, une personne) pour un résultat. Mitonner une affaire. Se mitonner un avenir confortable. Mitonner quelqu'un : être aux petits soins pour lui, cajoler, dorloter."

C'est exactement le programme de ma journée, car ces derniers jours, j'ai été passablement active, bien que j'étais à me rétablir d'un traitement reçu mercredi dernier. Puis, dimanche, j'ai senti un picotement affreux au fond de la gorge accompagné de quelques éternuements... Oh, oh... est-ce le rhume qui me guette ? Ça ne serait pas surprenant, car mon taux de globules blancs est assez bas ces jours-ci et avec tout ce qui court. Enfin, hier j'ai décidé de tout mettre en stand-by. Après tout, le monde n'arrêtera pas de tourner si je bats en retraite pour quelques jours, le temps de refaire mes forces. Je n'ai pas envie de me ramasser à l'urgence. Aussi bien rester tranquillement à la maison avec gros chat et adopter son rythme de vie.

Ainsi, à cette heure tardive de la matinée (déjà 10h), je suis toujours en pyjama avec pour seul programme de suivre le rythme de mes envies. Si c'est du repos, ce sera ça. Envie d'un peu de ménage ? Alors, allons-y pour le ménage. Peut-être que je me lancerai dans une activité créative, comme de la couture ou du dessin. Seul mon coeur décidera de mon programme du jour.

Ce matin, je n'étais pas inspirée du tout pour écrire. J'ai pourtant nombre de beaux sujets à traiter puisque je poursuis toujours mes lectures inspirantes. Mais on dirait que ça ne voulait pas... Et par souci de donner signe de vie, je tenais à écrire un mot. Je me suis donc assise à l'ordinateur et j'ai attendu que l'étincelle s'allume. C'est le titre qui détermine la suite. Et c'est souvent en me concentrant sur mon moment présent, sur ce qui se passe pour moi sur le moment que je trouve le filon.

Honnêtement, le thème que j'avais en tête pour ma prochaine chronique était : Choisir la joie ! C'est grâce à ma dernière lecture inspirante. J'y reviendrai assurément, mais aujourd'hui, je ne sentais pas que le sujet était mûr. Néanmoins, j'aimerais vous laisser avec un court texte qui me servira sans doute d'introduction pour la chronique qui y sera consacrée prochainement :

Libérez la joie dans le coeur d'un autre
"Cela peut se faire grâce à un moyen bien simple : un sourire. Ou un compliment. Ou un regard amoureux. Et cela peut se faire aussi avec un acte aussi élégant que faire l'amour. C'est ainsi que vous pouvez libérer la joie dans le coeur de ceux qui vous entourent, sans compter tous les autres moyens disponibles. Avec une chanson, ou une danse, ou le trait d'un pinceau, ou le modelage de l'argile, ou la rime des mots. Avec la tenue des mains, ou la rencontre des esprits, ou la complicité des âmes. Avec la création mutuelle de tout ce qui est bon, beau et utile. Grâce à tous ces moyens, vous pouvez libérer la joie d'un autre et de beaucoup d'autres encore."
(Traduction libre, tiré de Friendship With God, Neale Donald Walsch, Pages 266-267)

Extrait original :
"It can be done with something as simple as a smile. Or a compliment. Or a loving glance. And it can be accomplished with something as elegant as making love. With these devices can you release joy in another, and with many more. With a song, or a dance, or a stroke of a brush, or the molding of clay, or the rhyming of words. With the holding of hands, or the meeting of minds, or the partnering of souls. With the mutual creation of anything good and lovely and useful. With all these devices can you release another's joy, and with many more."

Sur ce, bonne journée mitonnée !

mardi 17 juin 2008

La richesse de la prière

(Suite de la chronique précédente.)

Toujours dans le but de démystifier la prière et de la différencier de la méditation, je poursuis mon propos en me référant à Jean-Paul Simard (Pèlerinage aux sources de la vie, éd. Anne Sigier, 2006).

La prière du coeur

Dans mes échanges avec les gens que je rencontre, il m'arrive de plus en plus souvent de suggérer à ceux qui vivent de l'anxiété ou qui souffrent d'une quelconque façon, "d'aller s'asseoir dans son coeur". La première fois que j'ai entendu ce conseil, je l'ai tout de suite adopté. J'aime beaucoup cette image qui évoque le calme, la quiétude et l'unité avec le Soi infini. Je me vois assise dans une petite grotte baignée par un puits de lumière divine à observer les sentiments qui circulent dans cet espace intérieur et à écouter le silence bienfaisant me murmurer les secrets de mon âme. Alors complètement coupée de l'extérieur, j'ai accès à un trésor de richesses infinies, et ce, en tout temps.

L'auteur parle de cet espace ainsi : "Nous pourrions considérer le coeur comme un oratoire dans lequel nous pouvons nous retirer à volonté. Dans l'intime de chaque être humain, il y a un centre où Dieu se révèle et par lequel il agit. C'est dans ce centre que Dieu parle et à travers lequel il se manifeste. À partir de ce "foyer intérieur", stable et solide, nous pouvons rencontrer Dieu à volonté." (p. 282)

Puis, il poursuit : "À mesure que l'homme plonge dans sa profondeur, son coeur s'éveille à la Présence qui l'habite. Cela signifie que la force et l'efficacité de la prière dépendent du degré de notre conscience de Dieu."

La prière-mantra

Ce genre de prière implique la répétition d'une courte phrase. On dit, à cet effet, que "la répétition vise essentiellement à se tenir en présence de Dieu dans son coeur. Elle crée un état d'âme tel qu'il arrive un moment où la prière irrigue toute l'existence : elle nourrit quand on a faim, abreuve quand on a soif, repose dans la fatigue et protège des dangers de la vie." (p. 281)

On dit aussi que le rôle de la répétition est de discipliner le mental afin d'atteindre, dans la prière, la pureté d'intention. "D'où l'importance de la détente dans la répétition. Celle-ci doit se faire sans effort, d'une façon lente et calme. Ceux qui l'expérimentent avouent qu'il se produit un apaisement, un calme, une quiétude réelle." (p. 286)

Quelques prières-mantra

La prière de Jésus : On peut axer la prière sur le seul nom de Jésus. "Ce nom est d'une telle richesse qu'il peut constituer à lui seul une prière complète." (p. 291) "La prière du nom de Jésus amène à la spontanéité spirituelle : elle est un "cri du coeur" que fait jaillir, comme une source d'eau vive, la présence guérisseuse du Seigneur." (p. 292)

La prière à l'Esprit Saint : Cette prière est considérée par l'auteur comme miraculeuse, car l'Esprit Saint représente la force même de Dieu en action. En voici deux versions (p. 293 et 296):

"Viens, Esprit de LUMIÈRE, de FORCE et de PAIX."

"ESPRIT SAINT, descends sur chacun de nous avec tes sept dons. Donne-nous lumière, force, courage, sérénité, paix, quiétude, amour, sagesse, intelligence, piété et amour de Dieu."

La prière au Dieu de l'impossible : L'auteur raconte que cette prière lui a été inspirée dans un moment particulièrement dramatique de sa vie. Un moment où seul le Dieu de l'impossible pouvait vraiment faire quelque chose pour lui. Et il témoigne que le miracle a bel et bien eu lieu. (p. 297)

"Seigneur, je crois que tu es plus fort que mon épreuve, parce que tu as vaincu la mort par ta résurrection, que tu es le Dieu de l'impossible, que j'ai du prix à tes yeux et que tu m'aimes."

La prière de guérison : "Quel est le rapport entre la guérison et la prière ?" interroge l'auteur. La FOI. "Le miracle ne peut avoir lieu que dans la foi absolue. Et la foi est intimement liée à la confiance, laquelle est inséparable de l'abandon, et à l'absence de soucis." En voici une tirée de la Bible :

"Seigneur, dis seulement une parole et je serai guéri."

Dieu répond-il ?

À ce sujet, l'auteur nous rappelle la promesse de Jésus qui est formelle : "Tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l'avez reçu et cela vous sera accordé." (Marc 11,24). Il ajoute cependant que : "Dieu ne fonctionne pas comme un dépanneur. Son action comporte toujours une part de mystère." (p. 301) On dit que la prière est semence et que la récolte appartient à Dieu. Et c'est Lui qui reste maître du délai et du mode. Si la prière n'est pas exaucée, ou bien les temps ne sont pas venus, ou bien il agira d'une autre manière. L'attitude à adopter est la suivante : "Il faut lutter comme si tout dépendait de nous, et se mettre à genoux comme si tout dépendait de Dieu."

Par ailleurs, si la réponse se fait attendre, "il est fort possible que se cache en filigrane le désir de Dieu de nous voir réaliser un travail intérieur préalable. (...) Qu'il nous laisse dans la maladie pour nous faire apprécier la bénédiction que représente la santé. Si Dieu nous accordait tout de suite ce que nous demandons, il nous priverait parfois d'un apprentissage nécessaire à la vie." (pp. 314-315) (À cet effet, je vous renvoie à La leçon du papillon, parue sur ce blogue le 10 mai dernier.)

En terminant

Dans ces deux chroniques sur la prière, le sujet n'a été qu'effleuré. Dans un prochain texte sur la foi, j'y reviendrai, car la notion de foi est cruciale dans la prière, sinon celle-ci n'aurait aucun sens. Rappelons simplement que la prière est le mode de communication par excellence pour entrer en contact avec Dieu. Elle requiert patience, persévérance et foi. Je vous invite à l'expérimenter à votre façon pour redécouvrir cette pratique bienfaisante.

Voici un beau témoignage de Gandhi (p. 300) :


Je ne suis pas un homme de lettres ou de sciences.
J'essaie simplement d'être un homme de prière.
C'est la prière qui a sauvé ma vie.
Sans la prière, j'aurais perdu la raison.
Si je n'ai pas perdu la paix de l'âme malgré toutes les épreuves,
c'est que cette paix vient de la prière.
On peut vivre quelques jours sans manger, mais non sans prier.
La prière est la clé du matin et le verrou du soir.
La prière, c'est une alliance sacrée entre Dieu et les hommes...

lundi 11 février 2008

"O" Happiness

Oprah Winfrey, vous connaissez ? J'en ai fait ma nouvelle gourou tant elle est inspirante à tous points de vue. Ainsi, ce mois-ci, j'ai acheté sa revue "O". Il y a tout un dossier sur le bonheur, mais cette notion qui revient quand même souvent dans les publications est traitée d'une toute nouvelle façon. C'est pourquoi j'ai choisi de m'y attarder un peu plus en vous préparant une série de chroniques à paraître au cours des prochains jours.

En introduction (aujourd'hui), je vous entretiendrai des études réalisées avec beaucoup de sérieux par le Dr. Richard J. Davidson, PhD, neuroscientifique, professeur de psychologie et de psychiatrie à l'Université du Wisconsin-Madison. Il dirige le Laboratory for Affective Neuroscience.

Ce chercheur a consacré ses études à la structure du cerveau derrière les phénomènes comme l'anxiété, la dépression et la compulsion, de même que des notions plus positives de bonheur, résilience et, plus récemment, de compassion. À l'aide d'un appareil hautement sophistiqué de résonance magnétique, il a été en mesure d'observer l'activité cérébrale dans certaines régions du cerveau associées à différentes émotions.

Il a réalisé ses recherches sur différents groupes de personnes et, plus particulièrement, sur un groupe de moines tibétains ayant une bonne longueur d'avance sur la majorité d'entre nous au chapitre de la pratique de la méditation. Par ailleurs, l'une de ses études, la plus connue, est celle réalisée auprès d'un groupe de travailleurs d'une entreprise de biotechnologie qui se sont engagés à faire trois heures de méditation par semaine pendant quatre mois. Les résultats de cette pratique sont étonnants : on a constaté, chez ces personnes, un "boost" de leur humeur et une diminution de leur anxiété alors que leur système immunitaire s'est avéré plus fort selon les données recueillies. Grâce à cette étude, le Dr. Davidson est en mesure de démontrer que la pratique de la méditation produit une augmentation significative de l'activité cérébrale dans les parties du cerveau associées aux émotions positives et aux traits tels que l'optimisme et la résilience.

Qu'en est-il des moines tibétains ? Eh bien, on a découvert que, chez ces sujets, cette partie du cerveau dont nous venons de parler était "allumée comme les lumières de Times Square", un phénomène que ni le chercheur ni ses collègues n'ont vu auparavant. Quelque chose qui ressemble à un circuit neurologique qui explique leur sérénité ensoleillée.

Ainsi, le Dr. Davidson conclut que le bonheur est une science qui s'apprend, comme les maths. Il est convaincu que même une personne prédisposée à l'anxiété ou à la mélancolie peut, avec un peu de pratique, modifier la base émotionnelle de son cerveau pour atteindre une humeur générale plus joyeuse. C'est une découverte très importante qui représente un "changement de paradigme d'une importance séismique", selon ce qu'on en dit.

Nous verrons, dans ma prochaine chronique, comment le Dr. Davidson considère la contemplation, la compassion et la spiritualité comme éléments essentiels dans l'atteinte du bonheur et de la vitalité.

mardi 15 janvier 2008

Au bout de l'arc-en-ciel

Avez-vous déjà rêvé, encore enfant, que vous vous retrouviez au bout de l'arc-en-ciel ? Vous savez, là où il y a la marmite remplie d'or ? Eh bien, aujourd'hui, j'ai un secret bien gardé pour vous... une voie pour y accéder enfin !

Je suis plongée dans la lecture du plus récent livre de Elizabeth Gilbert intitulé Eat, Pray, Love (Penguin Books, 2007). Un bijou de récit qui raconte la quête de l'auteur pour le plaisir, en Italie, la sérénité, en Inde, et l'équilibre, en Indonésie. Pendant un an, elle vit intensément en suivant la route de son coeur, et ce qu'elle raconte est riche de sens profond et plein d'humour délicieux.

Au moment où elle séjourne dans un Ashram (lieu de culte bouddhiste) en Inde, où la méditation et le recueillement sont à l'ordre du jour chaque jour, elle nous raconte qu'elle a passé sa vie à courir après le contentement par sa réalisation personnelle dans un mariage raté, une carrière glamour qui l'a fait voyager partout et nombre de possessions dispendieuses (appartement à New York, cottage en banlieue, voitures chères, etc.), et ce, sans vraiment le trouver. Elle écrit : "La vie, si on la pourchasse sans arrêt, elle nous mènera à la mort. Le temps, lui, se conduira comme un bandit lorsqu'on essaiera de l'attraper; ayant toujours quitté la pièce juste avant notre arrivée... À un certain moment, on doit s'arrêter, car, lui, il ne s'arrêtera pas. C'est là qu'on doit laisser aller et s'immobiliser pour permettre au contentement de nous rejoindre là où l'on se trouve." (traduction libre)

Bien sûr, laisser aller n'est pas chose facile. Comme aime l'imaginer l'auteur, laisser aller, c'est comme permettre à la Terre de tourner par elle-même, sans notre aide !!! C'est clair que l'univers ne s'arrêtera pas si nous on le fait...

Alors, quel est le secret ? L'auteur nous en livre une partie : "Votre trésor, votre perfection, est déjà présente en vous. Pour le réclamer, vous devez quitter le brouhaha de votre esprit agité et abandonner les désirs de votre ego pour entrer dans le silence du coeur. L'énergie suprême du divin vous y conduira." (traduction libre)

Le silence, ce grand allié mal connu. Comme il est doux de s'y retrouver ! Souvent, lorsque je sens la morosité ou le découragement me gagner, j'éteins tout. Blackout ! Et je me laisse porter dans ce divin silence intérieur. Et l'arc-en-ciel apparaît tranquillement...