mardi 8 septembre 2009
Créez de l'extraordinaire joie
mercredi 12 août 2009
Précisions importantes
Victime de voyeurisme
Quand j'ai accepté de me livrer sans trop de pudeur sur mon vécu personnel et parfois intime à travers la maladie, je prenais un risque énorme : celui d'être victime moi-même, ou de voir certains de mes proches victimes de voyeurisme qui pouvait mener aux railleries et jugements de gens qui n'ont pas compris le but visé par ce partage gratuit qui vient du coeur. Je profite donc de cette chronique pour faire une petite mise au point : le but est d'aider mon prochain, celui ou celle qui cherche à naviguer vers un mieux-être et un plus grand bonheur sur les flots de l'épreuve, quelle qu'elle soit, et ce, grâce aux valeurs du coeur et aux qualités de l'âme : l'amour, la compassion, l'entraide, l'accueil inconditionnel de l'autre, la joie, le partage...
Ceux et celles qui ne se retrouvent pas dans mes propos sont invités à visiter d'autres sites plus distrayants comme Facebook, par exemple, par respect pour l'auteure, ses proches ainsi que ses lecteurs. En effet, ceux et celles qui viennent lire mes écrits cherchent des pistes d'espoir pour trouver la lumière et ne sont nullement intéressés à connaître les détails croustillants de ma vie amoureuse. Ainsi, par respect pour ces gens en quête de mieux-être, je fais appel au bon sens de mes lecteurs dans leurs commentaires. Et lorsqu'il s'agit de commentaires personnels qui s'adressent directement à moi, j'apprécierais qu'on utilise mon adresse de courriel personnel : josee.martin@videotron.ca. Je pourrai répondre personnellement aux propos qui vous préoccupent.
Pas de place pour les jugements faciles
Autre précision importante : il n'y a aucune place pour les jugements faciles sur cette page. Ceux et celles qui se permettent de tels jugements n'ont certainement pas compris qu'entreprendre un projet de partage comme celui-ci demande beaucoup de courage et d'humilité. Ça représente un grand don de soi pour le mieux-être de la collectivité, ses frères et soeurs auxquels nous sommes tous reliés d'une façon ou d'une autre. Le moins qu'on puisse s'attendre de ceux qui regardent à distance sans se mouiller eux-mêmes et qui en bénéficient d'une façon quelconque, c'est du respect franc et sincère. Qu'ils soient au moins capables d'honorer ce cadeau qu'ils reçoivent avec respect tout simplement.
S'ils ne comprennent pas la leçon à tirer d'un vécu, qu'ils se contentent simplement d'admettre leur incompréhension sans juger, surtout lorsqu'on ne possède pas tous les éléments du tableau. Les réalités de chacun varient selon le point de vue où l'on se place. Il n'y a pas une seule grande vérité... Vous aurez donc compris que le jugement est exclus totalement du rapport que je cherche à établir avec mes lecteurs.
En terminant, j'aimerais m'excuser auprès des lecteurs fidèles qui viennent se ressourcer sur cette page pour les inconvénients que cet épisode de controverse pourrait engendrer pour vous. Les conflits ne sont certainement pas ce que vous cherchez et je le comprends parfaitement.
Merci de votre compréhension et de votre patience, car les chroniques des dernières semaines se sont espacées. Elles reprendront un rythme normal dès septembre.
dimanche 5 juillet 2009
De grands pompiers pour un petit ange

jeudi 23 avril 2009
L'histoire inspirante de Susan Boyle
"Le 11 avril 2009, Susan Boyle entrait sur la scène de l'émission « Britains got Talent », l'équivalent de notre « Incroyable Talent ». (...) En quelques jours, la vidéo de son audition a fait le tour du monde. Plus de 26 millions de spectateurs (40 millions à ce jour) l'ont visionnée sur YouTube ! Quel est ce phénomène et pourquoi a-t-il tant de succès ?
Susan Boyle était une chômeuse de 47 ans vivant seule avec son chat Peebles dans la petite ville de Blackburn (Écosse). Elle est aujourd'hui l'objet de toutes les sollicitations, invitée par Oprah Winfrey à la télévision américaine et réclamée par les rédactions du monde entier. Son entrée aussi fracassante qu'inattendue dans le monde du show-business n'aura duré que quelques minutes. Juste le temps qu'il lui a fallu pour interpréter « I Dreamed a Dream » - chanson tirée de la comédie musicale Les Misérables, interprétée par la vedette Elaine Page.
Avec assurance, cette « vieille fille » de 47 ans qui n'a jamais connu de succès tant amoureux qu'artistique, chante depuis l'âge de 12 ans. Le jury et le public voyant arriver cette dame « qui-ne-paye-pas-de-mine », ne peut que rire et rayer la candidate que personne ne prend au sérieux. Elle ne correspond à aucun code télévisuel : elle n'est pas télégénique, son accent écossais est très prononcé, sa démarche peu élégante, sa robe sort tout droit des campagnes les plus éloignées. Cependant, son rêve était de pouvoir chanter. En faire sa profession. La vie ne lui a pas donné jusque là de chance. Mais son rêve, ce rêve, elle ne l'a jamais lâché. Alors, avec courage, simplicité et sans aucune arrière pensée, la musique commence, elle ouvre la bouche et une voix angélique se fait entendre dans les hauts-parleurs et sur les ondes. La réaction stupéfiante ne se fait pas attendre : la foule se lève, le jury aussi. La surprise est la plus complète ! En un instant, elle a bouleversé toutes les notions de mesure de la beauté !
Voici une leçon extraordinaire, un réveil collectif qui nous pousse à une réflexion rare : comment jugeons-nous la capacité ou les compétences d'un individu ? À quel point n'avons-nous pas été habitués à ne regarder qu'une enveloppe extérieure sans donner sa chance à ceux qui tentent de réussir ? Combien de fois ne nous sommes pas rendus coupables de tels jugements ?
Pour ceux qui se reconnaissent en Susan Boyle : inspirez-vous de cet exemple fantastique ! Tentez votre chance et épatez ceux qui vous entourent ! Ne vous laissez pas abattre par votre entourage, vos détracteurs ou vos « amis ». Si vous savez être capable de quelque chose, lancez-vous ! Comme Susan, ne vous laissez pas diminuer par des rires ou des railleries. Oui, elles peuvent être douloureuses, mortelles, cinglantes, cyniques. Néanmoins, vous seuls savez ce que vous avez en vous. Prenez votre revanche à votre tour : vous le pouvez aussi !"
Et moi, je vous dirais : Brillez de vos talents, de vos élans créateurs, car c'est là votre lumière divine.
"À chaque instant, l'univers est prêt à nous donner une nouvelle vie, à recommencer, à créer de nouvelles opportunités, à guérir les situations par miracle, à changer les ténèbres en lumière et la peur en amour. La lumière de Dieu brille toujours clairement; elle n'est jamais ternie par nos illusions. Notre tâche consiste à prendre une grande inspiration, à ralentir, à laisser aller toute pensée passée ou future, et à permettre à l'instant saint d'illuminer notre conscience." (Tiré de Marianne Williamson, Le changement -- un cadeau inestimable, éd. du Roseau, 2006, p. 149)
Bonne journée !
mardi 21 avril 2009
Solidarité !
Solidarité égale...
Pour initier l'activité en ramenant tous les participants au thème choisi, Isabella, notre facilitatrice, a invité le groupe à partager son idée de la solidarité; ce que cela représente pour chacun. Confiance, présence, soutien, solidité ensemble, mains tendues, écoute sont quelques-unes des idées qui faisaient écho à la notion de solidarité. C'est donc à partir de ces ingrédients que nous avons débuté notre vivencia (séance de biodanza), le coeur grand ouvert et les mains tendues vers les autres.
Nous étions près de 25 personnes, et pour plusieurs, c'était la première fois. Et heureusement, nous avons pu compter plusieurs hommes au sein du groupe, ce qui a rendu l'exercice encore plus enrichissant. Bravo, Messieurs, d'avoir osé participer et y mettre le meilleur de vous-même.
Pendant plus d'une heure et demie, nous avons vécu l'unité, l'ouverture, la joie, le plaisir, la vie, l'émotion pure... et en conclusion, nous avons eu la chance de goûter la solidarité dans le cadre d'un exercice proposé par Isabella. Et plusieurs ont versé des larmes, émus qu'ils étaient de sentir qu'ils n'étaient pas seuls.
Et moi, je l'ai vécue aussi... regardant toutes les personnes unies, main dans la main, dans une ronde d'amitié, je revoyais tous les gestes qui ont été posés au cours de la dernière année, de même que les cadeaux de toutes sortes qui m'ont été offerts afin de me faciliter la vie et de m'aider à atteindre mon objectif de guérison. Je me sentais soutenue et encouragée à continuer et ça goûtait bon.
Une solidarité bien spéciale
Je souhaitais trouver un passage inspirant dans mes lectures pour enrichir ce bref compte-rendu et, "par hasard", je suis tombée sur un message encore plus fort grâce à une vidéo qui circule présentement sur internet. Il s'agit d'une participante de 47 ans, Susan Boyle, à l'émission télé "Britain's got talent". Cette Écossaise, qui ne se prend pas au sérieux, tente sa chance de devenir une chanteuse professionnelle, malgré son âge avancé et son physique peu flatteur. Personne n'y croit en raison du côté d'elle-même qu'elle présente, et ce, avant même qu'elle n'ait chanté une seule note. Les gens rigolent de l'entendre rêver de devenir une grande chanteuse.
Puis, le miracle se produit... Dès les premières mesures, elle conquit toute la salle de son talent. Je vous invite à aller visionner ce moment exceptionnel et vous laisser inspirer par l'émotion qui crève l'écran dans les visages de la foule et plus particulièrement des juges qui sont renversés.
http://www.youtube.com/watch?v=RxPZh4AnWyk
Ne voyez-vous pas comme moi la solidarité soudaine qui est dirigée vers cette Susan talentueuse qui vient de voir s'ouvrir toutes grandes les portes de son rêve ?
Offrons le meilleur de nous-mêmes, quel qu'il soit, et voyons ce qui nous revient instantanément, comme un boomerang. Rappelons-nous : nous sommes tous unis et ce que nous faisons aux autres nous le faisons à nous-mêmes.
samedi 7 février 2009
Parlant de bonheur
Maintenant qu'on sait ça...
Il n'en tient qu'à nous de le semer à tous vents. J'aimerais vous partager quelques témoignages de consoeurs de Biodanza qui démontrent bien à quel point le bonheur peut être dynamisant. Ces messages ont été partagés suite à une activité spéciale que nous avions préparée à l'occasion de Noël, où chaque participant recevait un cadeau du coeur (voir Les porteuses de joie, 2 décembre, et Un conte de Noël en cadeau, 19 décembre) après avoir participé à une danse de joie.
"Merci pour ces mots précieux qui me touchent ! Pour cet élan que tu as eu et qui nous a permis d'entrer dans la magie de Noël avec toutes les personnes présentes au party. Merci à vous toutes qui êtes si merveilleuses, remplies de vie, d'amour et de joie de vivre ! Vous avez enflammé la salle de cette belle énergie ! Le souvenir de cette soirée est comme une douceur qui me porte pendant cette période des fêtes dans un élan d'amour et de tendresse pour chacune de vous !"
"J'aimerais vous remercier, à mon tour, pour votre participation euphorisante d'hier soir. J'avais vraiment le sentiment de vivre intensément un conte de Noël sorti d'un livre magique. Merci d'avoir su transmettre, avec toute votre beauté, cette joie de vivre que vous avez en chacune de vous. J'ai senti les gens profondément touchés par vos paroles et vos gestes. Et même, pour certaines, elles ont vu en vous que L'ESPOIR A DES ELLES!!!"
"Merci à vous toutes pour cette belle soirée! Je garde au coeur la beauté de cette grande ronde où, main dans la main avec cette belle famille OMPAC, nous fredonnions ensemble l'espoir et la joie de s'unir et vivre pleinement la vie!"
Le bonheur est un état d'esprit
Pensez à une personne qui croit seulement que si elle pouvait avoir un peu plus de temps, d'argent ou d'amour, elle serait vraiment heureuse. Cette personne n'est pas en contact avec ce qui constitue vraiment son bonheur. Elle attribue plutôt son malheur à ce qu'elle n'a pas. Elle ne peut donc pas agir concrètement pour créer son propre bonheur.
Par ailleurs, une personne qui se dit heureuse semble avoir suffisamment de temps pour faire tout ce qui est vraiment important, les ressources nécessaires et assez d'amour pour lui durer tout une vie. Elle considère qu'elle a tout ce qu'il faut pour être heureuse simplement en ÉTANT heureuse.
Point. Ainsi, décider à l'avance ce qu'on deviendra consiste à le créer. "Être ou ne pas être, voilà la question." Le bonheur est un état d'esprit et comme tout état d'esprit, il se reproduit dans la matière. (Extrait tiré et traduit de Conversations With God, Book 3, Neale Donald Walsch, Page 14-15, adapté selon ma compréhension.)
Petit grain de sel supplémentaire
Voici quelques petites phrases qui en disent long sur le bonheur :Sur ce, bon weekend !"Trouvez ce que vous aimez faire. Trouvez votre passion. Sachez ce qui vous motive à vous lever le matin, c'est tout ce dont vous avez besoin." — Condoleeza Rice
Find what you love to do. Find your passion. Know what makes you want to get up in the morning, that's all you need. — Condoleeza Rice
"Le secret pour faire arriver les choses dans votre vie est, premièrement, le désir profond que ça fonctionne ; puis la confiance et la croyance que ça peut marcher; puis d'en garder à l'esprit une vision claire et de visualiser sa réalisation étape par étape, sans aucun doute ni incrédulité." —Eileen Caddy
The secret of making something work in your lives is, first of all, the deep desire to make it work; then the faith and belief that it can work; then to hold that clear definite vision in your consciousness and see it working out step by step, without one doubt or disbelief. —Eileen Caddy
mardi 28 octobre 2008
Loup-garou à la sortie du désert
Un jour, un homme rencontra, de façon tout à fait inattendue, le Seigneur. Celui-ci s’adressa à l’homme en ces mots :
« Mon fils, voudrais-tu prendre soin de cette brebis affaiblie pour faire la traversée du désert ? Si Je la laisse partir seule, de graves dangers la guettent et Je crains qu’elle ne puisse atteindre sa destination saine et sauve. Ta seule présence saura la soutenir suffisamment pour qu’elle puisse à nouveau brouter l’herbe fraîche de sa prairie verdoyante et ainsi reprendre vie.
« Si tu acceptes cette importante mission, je te récompenserai à chaque instant par ma bienveillante présence et je t’enrichirai d’une pluie de minutes étoilées que tu pourras conserver à jamais, tel un trésor précieux, au fond de ton cœur. Et lorsque des jours plus sombres viendront, tu pourras les contacter pour retrouver ta gaieté et la paix de l’âme.
« Si tu dis oui, tu pourras inscrire sur le tableau de tes réalisations personnelles, l’accomplissement d’une mission grandiose, car tu auras accepté de marcher dans mes pas pour sauver une de mes brebis préférées. »
L’homme, d’abord effrayé par une aussi importante mission, et un peu confus quant au rôle qu’on lui demandait de jouer, a finalement accepté de prendre un risque important par son engagement personnel, car il savait que son action serait salutaire.
Avec une dévotion sans bornes, il s’est mis en marche aux côtés de la brebis fragile en prenant soin de bien lire les panneaux de mise en garde qu’il rencontrait en chemin. Des dangers les guettaient assurément, mais il se disait fort et prudent. Puis, un jour, le Seigneur lui a servi, dans deux songes des plus limpides, un avertissement sérieux : les dangers d’un amour naissant étaient plus que jamais présents. Pourtant, l’homme ne l’a pas écouté; il se disait fort et prudent. Il n’allait certainement pas tomber dans le piège.
Lorsque le bout du désert s’annonça, à quelques kilomètres devant, l’homme a soudain eu peur : voyant que la brebis que le Seigneur lui avait confiée allait de mieux en mieux, il eut peur de la perdre. Il aurait tant souhaité que le désert ne finisse jamais, mais la prairie qui se profilait à l’horizon marquait la fin de leur voyage. La brebis, dès qu’elle pu humer le parfum délicieux de l’herbe fraîche, se mit à courir dans tous les sens pour sentir qu’elle avait échappé au danger et qu’elle était bien vivante. Elle était aussi fort heureuse de redire bonjour à ses nombreux amis longtemps perdus de vue. La brebis était au comble du bonheur, et l’homme, lui, était un peu triste bien qu’il savait qu’il avait bien rempli sa mission.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Non loin de là se cachait un loup-garou qui menaçait davantage l’homme que sa protégée, car il ne s’en méfiait aucunement. Ce fauteur de troubles nocturne allait bientôt n’en faire qu’une bouchée et lui arracher d’un coup de crocs tous les trésors accumulés en chemin. Non seulement l’homme risquait-il de perdre sa brebis, mais également de dilapider en un instant les doux souvenirs partagés pendant cette aventure divine.
Le loup-garou bien déguisé s’approcha sournoisement de l’homme et, lorsqu’il fut à distance de voix, lui suggéra cette idée malicieuse : « Hey, mon ami, ne te laisse pas faire comme ça… Ne trouves-tu pas que tu as été piégé dans toute cette histoire ? Regarde : Après avoir donné le meilleur de toi-même à la belle brebis, maintenant qu’elle a retrouvé sa prairie, elle t’abandonne. »
Le loup-garou avait le tour d’infliger les plus cruelles blessures à sa proie en empruntant les mots les plus destructeurs, bien que ceux-ci puissent être totalement étrangers à la réalité. La bête avait, en effet, le pouvoir de brouiller les plus beaux horizons pour atteindre son but : anéantir l’œuvre du Seigneur et s’emparer des trésors de ses sujets. Et elle avait plus d’un tour dans son sac; toutes les avenues étaient bonnes pour atteindre sa cible.
Plus tard, quand la brebis vit s’approcher l’homme défiguré par l’œuvre du loup-garou, elle comprit, le cœur serré, que le danger était bien réel. Bien qu’elle en ait été très consciente, elle ne pouvait que s’en désoler, car elle savait qu’elle ne pouvait rien pour sauver l’homme à présent. Tous les efforts qu’elle avait judicieusement investis pour lui éviter des blessures au cœur dans la fin de ce périple étaient vains maintenant, car l’homme était tombé entre les griffes de l’animal maléfique. Lui seul avait le pouvoir, s’il le désirait, de s’en retirer.
C’est à partir de ce moment que la brebis comprit qu’elle avait perdu son pari et son ami. Elle devait à présent regarder devant pour réaliser sa propre mission. Elle confia donc son protecteur aux bonnes grâces du Seigneur afin que celui-ci le guide hors de sa zone de danger et qu’il retrouve un jour son propre bonheur et son harmonie intérieure.
Amen !
mardi 7 octobre 2008
"Be a light" -- Sois lumière
Pour faire suite à ma chronique d'hier, j'ai choisi d'inclure aujourd'hui le texte qui m'a inspiré le passage "Be a light". Ainsi, vous aurez quelques pistes à emprunter pour être lumière.
Comment être lumière
À chaque instant, nourris des pensées élevées, prononce des paroles élevées, pose des gestes élevées (de haute conscience). Ainsi, tu glorifies ton être divin de même que ton Dieu. Contribue à la paix sur terre en apportant la paix à tous ceux que tu rencontres. Sois paix.
À chaque instant, ressens et exprime ta connexion divine avec le grand Tout, ainsi qu'avec chaque personne, lieu et chose.
Accueille chaque circonstance, accepte chaque faute, partage chaque joie, contemple chaque mystère, marche dans les souliers de chaque personne, pardonne chaque offense (incluant les tiennes), guéris chaque coeur, honore la vérité de chaque personne, adore le divin en chacun, protège les droits de chacun, préserve la dignité de chaque personne, reconnais les intérêts de chacun, comble les besoins de chaque être, aies foi en la divinité de chacun, ...
- Sois un exemple vivant de la Vérité Suprême qui réside en toi.
- Parle humblement de toi-même, pour éviter qu'on ne perçoive ta Vérité Suprême comme de la vantardise.
- Parle doucement, pour éviter qu'on croie que tu cherches l'attention.
- Parle gentiment, afin que tous voient l'Amour dans tes paroles.
- Parle ouvertement, afin d'éviter qu'on suppose que tu as quelque chose à cacher.
- Parle candidement, afin qu'on ne te prenne pas en erreur.
- Parle souvent, afin que tes paroles fassent leur chemin.
- Parle respectueusement, afin que personne ne soit déshonoré.
- Parle amoureusement, afin que chaque syllabe puisse guérir.
Fais de ta vie un cadeau. Souviens-toi toujours, tu es le cadeau. Sois un cadeau pour chacun qui entre dans ta vie et pour tous ceux qui t'ont laissé entrer dans la leur. Fais attention de ne pas entrer dans la vie d'une autre personne si tu ne peux être un cadeau. (Tu peux toujours être un cadeau, parce que tu es toujours le cadeau -- mais parfois tu l'oublies.) Quand quelqu'un entre dans ta vie de façon inattendue, cherche le cadeau que cette personne est venue recevoir de toi (de ta personne).
(Traduction libre tirée de Conversations avec Dieu, volume 2, Neale Donald Walsch, pages 175-176)
Bonnes rencontres !
Coucher de soleil au pôle nordmercredi 24 septembre 2008
Ode à l'amour inconditionnel d'un père
Un héros pas ordinaire
Un fils demande à son père : « Papa, est-ce que tu participerais à un marathon avec moi ? » Et le père, malgré qu’il ait un problème cardiaque, répond « Oui ». Et ils ont complété un marathon ensemble… Père et fils ont participé à plusieurs autres marathons, le père acceptant toujours la demande de son fils de faire une autre course ensemble. Un jour, le fils dit à son père : « Papa, participons à un Ironman ensemble. » Et le père répond encore oui à son fils. Pour ceux qui ne le savent pas, un Ironman est l’épreuve de triathlon la plus difficile au monde. Cette course comprend trois épreuves d’endurance, soit une épreuve de natation en mer de 2,4 milles (3,86 kilomètres), suivie d’une course à bicyclette de 112 milles (180,2 kilomètres) et, finalement, une course à pied de 26,23 milles (42,195 kilomètres) le long de la côte de Big Island. Le père et le fils ont complété cette course ensemble.
Cliquez sur ce lien pour voir l'exploit de ces deux complices extraordinaires : http://www.godtube.com/view_video.php?viewkey=8cf08faca5dd9ea45513
Avez-vous un défi à relever ?
Moi, oui... Et je perds parfois courage devant les efforts que ça demande. Pourtant, quand je vois l'exploit de ce père, je me considère un peu douillette, car bien qu'une lutte pour sa vie requiert une détermination sans borne mêlée à une foi inébranlable, je suis bouche bée d'admiration pour cette homme.
Toujours plus haut, toujours plus loin...
vendredi 20 juin 2008
Rencontres de coeurs
Dans la spirale du blues
Je venais de passer quelques jours dans une zone franchement ténébreuse où j'avais le sentiment qu'il valait mieux que je reste seule. Je ne m'étais pas rendu compte que je glissais tranquillement dans l'antre de l'apitoiement et que les choses ne semblaient pas vouloir s'améliorer. Aux prises avec l'angoisse, je tournais en rond dans un cercle vicieux sans fin.
Puis, une petite voix m'a dit : "Appelle donc à l'hôpital pour te rassurer." Ce que j'ai fait. À défaut de pouvoir accélérer les processus d'examen pour moi, mon infirmière pivot a su me rassurer suffisamment pour que je retombe sur mes pattes. J'avais maintenant besoin de me tourner vers les autres. Hier, donc, j'avais rendez-vous avec mon ami en deuil de sa femme (réf. "Terminus 38-34" paru le 6 février dernier et "Sur un banc du parc Lafontaine" paru le 30 mai), car il avait besoin d'aide pour régler certains trucs. Ensuite, je me proposais d'aller voir ma nièce à l'hôpital (réf. "Une rose brisée" paru le 9 juin et "Ma rose championne" paru le 12 juin).
Quelques fleurs pour le coeur
Ainsi, chemin faisant, je m 'arrête au Loblaw's de mon voisinage pour acheter un bouquet de fleurs. En entrant, un gros étalage de melons d'eau me souhaite la bienvenue. J'adore le melon d'eau ! Ça me rappelle mon enfance. Il y avait un commis près de cet étalage à organiser tous ces ballons juteux. Je lui demande : "Combien les melons ?" Avec quelques blagues, il m'informe qu'ils viennent tout juste de descendre à 1,49$. Wow ! Quelle aubaine ! Puis, je le reconnais : il s'agit d'un homme que j'ai rencontré au début du printemps tout près de chez moi.
Sur la glace mince de la vie
C'était un 5 avril vers l'heure du souper. Le soleil se couchait tranquillement sur la rivière et cet homme marchait sur la glace amincie à bonne distance du bord. Il ne réalisait visiblement pas le danger qu'il courait alors. Je m'étais arrêtée pour le surveiller au cas où, et il m'avait vue le regarder. "Monsieur, ça va ? Vous savez que c'est dangereux ?" De loin, je sentais que cet homme n'allait pas bien, comme s'il cherchait à retrouver une forme de solitude ou à se rapprocher de Dieu. "Non, non, Madame, pas de danger, regardez." Puis il frappa la glace de son talon... (C'est un étranger qui vient d'Algérie ; il est donc peu familier avec le danger des glaces qui dérivent au printemps, j'imagine
"Vous cherchez la solitude ?..." lui ai-je demandé. Et là, il me répondit : "Vous savez, j'aurais bien besoin de parler à quelqu'un." Je me suis mise à l'écouter me parler de ce qu'il vivait de difficile : les amours, le travail, la vie en général dans son petit un et demi trop étroit pour respirer le bonheur. Ce soir-là, je lui ai accordé une bonne heure de mon temps et de mon écoute attentive et j'ai senti que ça l'avait aidé : "Vous savez, Madame, quand je vous ai vue vous soucier de ma sécurité sur la glace, j'ai été touché. On ne se connaît même pas !" m'a-t-il dit. En effet, on ne se connaissait pas, mais la vie d'un être humain ne doit pas attendre de grandes présentations pour être sauvée. N'est-ce pas ?
Autour d'un melon d'eau
Aussitôt que je lui ai rappelé l'incident, un large sourire s'est dessiné sur son visage. Nous avons échangé un peu, il m'a donné un truc pour bien choisir un melon, puis en le saluant, je lui tends une main amicale. Après m'avoir serré la main, il porte la sienne sur son coeur. C'était à mon tour d'être touchée. Une belle rencontre pleine de vie...
Un sanctuaire de bonté
J'arrive chez mon ami avec une bonne demi-heure de retard, mais ça, mes amis vous diront que ce n'est pas nouveau... (D'habitude, c'est plutôt 15 minutes, mais enfin !)
Il m'accueille heureux de me voir, mais une grande tristesse l'habite. Il s'est levé avec cette peine au coeur et semble ne pas pouvoir la surmonter. Le deuil pèse lourd en ce jour de congé. En me déversant son chagrin, il me montre les quatre lampions qu'il a allumés le matin : un pour la mémoire de sa douce épouse, un pour lui afin qu'il trouve consolation dans l'épreuve, un pour ma guérison et un autre pour un ami qui souffre. J'ai l'impression d'être dans un sanctuaire de bonté sans fin.
Je ferai de mon mieux pour l'assister dans ses affaires à régler tout en lui accordant une présence attentionnée. Puis, considérant sa fragilité émotionnelle du moment, je lui propose de m'accompagner à l'hôpital pour se changer les idées. Il accepte avec joie. Après avoir lunché ensemble dans un resto du Vieux-Longueuil, nous nous dirigeons au chevet de ma nièce.
Dans le coin des "vieux"
C'est ainsi que ma nièce m'avait informée qu'elle serait transférée, ce jour-là, au service de réadaptation de l'hôpital... "avec les vieux". Mais par un heureux hasard, il y avait un patient de son âge dans ce secteur. Ils ont donc été jumelés dans la même chambre. À notre arrivée, déjà deux amies étaient présentes auprès d'elle et avait apporté chacune un bouquet de fleurs. Avec le mien, ça en faisait trois. Quelle chance !
Quand je l'ai vue, la belle Rose, mon Dieu que j'étais soulagée ! "Enfin, je la reconnais !" me suis-je dit. La semaine dernière, lorsque je l'ai visitée, l'enflure du visage était toujours présente, comme si elle avait pris 15 kilos. Mais là, c'est bien notre belle Rose. Elle était toute excitée malgré un affreux mal de tête, de constater combien elle était appréciée et aimée de son entourage. Elle ne cessait de défiler la liste des personnes qui s'étaient manifestées, en personne ou autrement : "ma mère, mon père, ma grand-mère, mon oncle, ma tante, mes frères et soeur, mes amis, etc." Elle défilait ça comme si c'était quelque chose d'exceptionnel. "Même les ambulanciers qui m'ont transportée sont venus me voir..." s'est-elle étonnée.
Et je me disais : "Si toutes ces marques d'affection pouvaient être suffisantes pour te signifier combien tu as du prix à nos yeux... et te propulser dans la réalisation de tes rêves les plus chers !" Une belle fille ! En quittant, je me penche au-dessus de son lit pour l'embrasser et elle m'attrape par le cou pour me serrer sur son coeur : "Je t'aime, Matante." "Moi, je t'adore, ma toutoune."
Un vent de bonheur
De retour à la maison, mon atmosphère intérieure était complètement changée, comme si j'avais ouvert toutes grandes les fenêtres de ma maison pour évacuer le nuage de pollution qui planait dans toutes les pièces. Une vent de bonheur avait soufflé sur mon coeur, et j'ai compris que le meilleur remède contre les blues, c'est le rose... le rose du coeur !
vendredi 11 avril 2008
Sacré bonheur, où te caches-tu ?
mercredi 20 février 2008
5 secrets des gens heureux (suite)
Voici les trois autres secrets des gens heureux :
3. Éviter les "Si"
Si j'avais un chum,... Si j'avais un char,... Si j'avais un million de dollars,... etc., la vie serait parfaite !
C'est faux. Les gens heureux évitent de tomber dans ces suppositions faciles. À cet effet, les études démontrent qu'on est très mauvais à prédire ce qui nous rendra véritablement heureux. De plus, les gens évaluent mal leur contentement lorsqu'ils s'arrêtent sur un aspect de leur vie en particulier par rapport à leur satisfaction générale.
Par exemple, si vous vous arrêtez pour qualifier votre situation financière, il y a fort à parier que vous aurez envie de vous en plaindre (car on n'en a jamais assez par rapport à ce qu'on souhaiterait...). Par ailleurs, si vous regardez votre vie dans sa globalité, vous vous direz sans doute heureux, car le bonheur se compose de beaucoup de petites et de grandes choses.
De plus, on a constaté que la nouveauté engendre du plaisir. Vous venez d'avoir une nouvelle voiture ? Il est fort probable que cette idée vous excite pour quelques semaines ou mois. Puis la nouveauté s'estompe et vous avez retrouvé votre état normal de contentement. L'idée ici n'est pas nécessairement de changer de voiture à tous les trois-quatre mois. On ne parlerait plus de bonheur, mais plutôt de dépendance ou de compulsion.
En fait, ce qu'on nous propose, c'est de savoir créer de la nouveauté dans notre routine. Par exemple : changer les meubles de place dans notre chambre, emprunter un nouveau parcours lors de notre marche de santé, explorer un quartier de la ville qu'on ne connaît pas ou encore aller s'imprégner de l'atmosphère d'un petit village perdu par un bon dimanche après-midi. Juste pour le fun. Ce genre de nouveauté ne coûte rien et aura autant d'effet sur notre bonheur que de grands changements de vie.
4. Mettre ses meilleurs amis en priorité
Il n'est pas surprenant d'apprendre que l'engagement social est l'un des plus importants générateurs de bonheur. Ce qui est nouveau, c'est que la nature de la relation compte beaucoup. Selon Dr. Meliksah Demlir, PhD, assistant professeur de psychologie à la Northern Arizona University, il est clair qu'on se sent généralement plus heureux de passer une certaine période de temps avec une bonne amie (une journée à la campagne ou une soirée autour d'une bonne table) que d'aller se pavaner dans un 5 à 7 pour placoter anodinement avec quelques connaissances de la place.
Elle ajoute que le plaisir ne vient pas nécessairement de longues et profondes discussions. Le plaisir le plus essentiel de l'amitié sincère est simplement le compagnonage, c'est-à-dire d'être ensemble point, peu importe l'activité choisie. À la limite, on pourrait être ensemble en silence à jardiner ou à jouer à un jeu, ou encore à ne rien faire, et on y trouverait son contentement.
5. Se permettre d'être heureux
Bien que nous recherchions tous le bonheur, plusieurs croient dans leur for intérieur (sans doute inconsciemment) qu'ils n'ont pas le droit d'être heureux, ou trop heureux. Que cette croyance vienne de notre éducation religieuse, culturelle ou encore de la famille, elle a pour effet de laisser des traces de culpabilité à la vue du bonheur dans notre vie.
Howard Cutler, MD, co-auteur avec le Dalaï Lama de L'art du bonheur dans un monde troublé affirme que "certaines personnes diront même qu'on n'a pas le droit de rechercher son propre bonheur avoir d'avoir pris soin de tout le monde autour, et ce, sachant que tous ne mangent pas à leur faim, etc." (traduction libre) Eh bien, le Dalaï Lama croit qu'on devrait travailler les deux plans en même temps.
D'une part, il est clairement démontré dans certaines recherches que les gens heureux sont plus ouverts à aider leur prochain. Ils s'avèrent également être de meilleurs conjoints et conjointes et de meilleurs parents. De plus, une de ces études sur le bonheur, effectuée auprès de religieuses qui se distinguaient par leurs émotions positives de gratitude et d'optimisme, a mis en lumière une plus grande longévité de 7 à 10 ans chez ces sujets comparé à leurs consoeurs.
Ainsi, pour les éternels pessimistes qui ont encore besoin de persuasion quant à leur pouvoir sur leur bonheur, il vous suffit de penser à combien vous pouvez mieux servir la vie et le monde si vous laissiez entrer quelques parcelles de joie dans votre vie.
Tiré de l'article de Gabrielle Leblanc, auteure et neuroscientifique à Washington, D.C. intitulé 5 Things Happy People Do, dans O The Oprah Magazine, pages 233-235, mars 2008.
lundi 4 février 2008
Où est la grille ?
Au début, les gens se soucient beaucoup de notre état de santé, nous téléphonent régulièrement pour prendre des nouvelles, font un détour pour venir nous rendre visite, offrent leur soutien en cas de besoin. C'est normal. Mais après deux ou trois mois de la même chose, les contacts s'espacent dans le temps (et heureusement, car la guérison, c'est un défi qui demande beaucoup - temps, énergie, concentration, etc. - et qui exige intériorité et recueillement, donc solitude).
Ainsi, pendant de longs mois (surtout durant les mois d'hiver où on est davantage confiné à l'univers fermé du foyer), j'ai vécu parfois difficilement cet isolement, ce qui m'a amenée à réfléchir à notre grille sociale, soit aux liens qui tissent les citoyens de cette vie de nord-américain, et plus particulièrement ceux habitant dans et autour de cette grande métropole qu'est la ville de Montréal.
En parallèle, j'ai eu l'occasion d'en apprendre sur la vie en Indonésie (sur l'île de Bali, plus spécifiquement) grâce au séjour d'Elizabeth Gilbert (auteur de Eat, Pray, Love) pendant quelques mois en 2005. Elle raconte que là-bas, la grille (une espèce de toile d'araignée invisible) constitue non seulement la base fondamentale de l'équilibre qui règne dans leur vie, mais d'abord et avant tout ce qui leur assure sécurité et confort. On dit même que le pain quotidien de chaque individu dépend de son appartenance à cette toile tissée serrée dont le fondement est le clan familial.
Il n'y a pas que des avantages, me direz-vous, à ce principe de grille tel que connu dans ce pays. Par exemple, une femme qui demanderait le divorce (ce qui est extrêmement rare), si elle l'obtenait, perdrait la garde de ses enfants (car il s'agit d'une société patriarcale) et se retrouverait complètement isolée puisque, au moment du mariage, la femme quitte son clan familial pour intégrer celui de son mari.
Sans être parfait, ce tissu social a de quoi en inspirer plus d'un pour contrer nos énormes problèmes sociaux : personnes âgées qui meurent seules, épidémie de suicide chez les jeunes, comportements compulsifs de tous ordres, etc. Mon expérience me dit que la santé et la survie de notre société passe par la solidarité, la compassion et le don de soi, que ce soit auprès de nos proches ou de purs étrangers. L'humain ne peut tout simplement pas vivre sainement, heureux et de façon équilibrée s'il ne se sent pas connecté à son environnement social. À moins d'être un ermite anti-social ou un moine cloîtré.
Pensons-y, car nous sommes tous vulnérables, à divers degrés, lorsque touchés par les revers de la vie.
lundi 21 janvier 2008
"Out" la médiocrité !
Les temps ont bien changé, il me semble. Sans vouloir alimenter le débat actuel entre les générations, je constate que les jeunes n'ont pas la même notion de service à la clientèle. Je vois souvent la médiocrité réintégrer notre système de consommation, et pour une raison que j'ignore encore, nous, les clients, avons accepté cet état de fait comme une calamité sur laquelle nous n'avons aucun pouvoir. Voici un exemple éloquent de cette réalité :
Hier, avec ma courte liste d'épicerie, je fais un saut au Provigo tout près de chez moi, là où je vais au moins une fois par semaine pour faire mes courses. Pendant que le caissier passe mes articles au lecteur optique, il jase avec son collègue à la caisse voisine (qui se trouve à être l'assistant-gérant). Ils JASENT, c'est-à-dire que leurs propos ne sont aucunement d'ordre professionnel. Au moment de payer, je demande 60$ de plus (avec la carte de débit). Le caissier poinçonne le montant demandé et termine la transaction tout en poursuivant sa conversation avec son collègue. Il met ma facture dans le sac (normalement, on me la remet en mains propres) et me dit au revoir. Également distraite par cette conversation, je sors du magasin sans mon argent.
Arrivée à l'auto, je me rappelle que je n'ai pas reçu le montant que j'avais demandé. Je retourne aussitôt à l'intérieur. Le caissier qui m'avait servie ne se rappelait tout simplement pas de ma transaction. C'est juste s'il m'a reconnue. Je demande donc mon argent. Pour pouvoir corriger l'erreur du caissier, étant donné que sa mémoire lui faisait cruellement défaut, l'assistant-gérant a dû fermer la caisse (un dimanche soir où le nombre de caisses ouvertes est déjà très réduit) pour compter tout son contenu pendant que, moi, j'attends habillée comme un ours à suer. Finalement, il constate l'erreur et me remet l'argent en me disant : "Désolé" du bout des lèvres. Il me semble qu'il aurait pu et dû y avoir un peu plus de considération et de respect dans les excuses, mais d'abord et avant tout dans le service en général.
Et pendant ce temps...
Deux heures plus tard, j'écoutais la télé; on y présentait deux émissions spéciales sur notre Céline nationale. Quelle inspiration extraordinaire ! Elle, elle se donne à 100% (et même plus), tant dans l'exercice de son art que dans la profondeur de son coeur. On la voyait rencontrer certains de ses fans les plus irréductibles et elle les accueillait à bras ouverts avec la plus grande sincérité du monde. Comme si elle retrouvait des amis de longue date. J'ai été très touchée par sa façon d'être et je me suis mise à espérer que chacun d'entre nous ait le désir de faire toujours de son mieux. C'est sans doute ce qu'on pourrait appeler le paradis.
mercredi 5 décembre 2007
Noël tout seul...
Ooooouuuhhh !!! Vous êtes surpris de me lire avec des propos aussi noirs ?!? Eh bien, sachez que malgré tout ce que je peux inspirer de force, de courage et de sagesse, eh bien, je suis encore humaine... Et quand mon humanité m'envahit, j'ai beaucoup de mal à surmonter les ténèbres.
Aujourd'hui, c'est le genre de journée où l'on voit le temps des fêtes arriver et qu'on a un peu peur de se retrouver tout seul à Noël. Et pourtant, j'aime beaucoup la période des fêtes, car pour moi, Noël, c'est la plus belle fête de l'année... en autant qu'on ne la vive pas tout seul. Non ? Car c'est une fête d'Amour et de Partage. Tout seul à Noël ? Y'a rien de plus triste, selon moi.
Et là, je pense à tous ces gens qui seront tout seuls à Noël : nos aînés "parqués" dans les foyers, nos enfants ou nos parents pris dans les méandres des familles décomposées, nos immigrants pas encore intégrés qui ont dû laisser leur famille derrière pour vivre dans un monde meilleur (et lâchez-moi les accommodements raisonnables, s.v.p.!... S'il y a un temps où on devrait être accommodant, c'est bien à Noël.).
Justement, récemment, je me disais que si je devais être seule à Noël, eh bien, j'irais passer cette soirée et les quelques soirées précédentes dans un foyer pour personnes âgées, pour leur lire quelques poèmes de mon cru. Agrémentés de petite musique et de rires joyeux. Je suis certaine que j'en ressortirais pleine de Joie. Certaine. Et tant qu'à faire, pourquoi ne pas inviter toutes les personnes seules à Noël, comme les immigrants, par exemple. Quel beau mix ça pourrait faire !
J'ai aussi pensé à aller visiter des malades qui sont hospitalisés pendant la période des fêtes, juste pour leur dire qu'ils sont importants et que ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas de visite qu'ils sont oubliés. J'ai toujours en tête ces 13 journées où j'étais pratiquement clouée à mon lit d'hôpital et où j'attendais avec grande impatience un visiteur pour m'aider à me peigner ou à me brosser les dents. Banal, mais combien revivifiant quand c'est à peu près tout ce qu'on a pour se sentir belle et en vie.
Comme vous pouvez le constater, je pense beaucoup. J'ai beaucoup d'idées et pas toujours les moyens pour les concrétiser. Ça me fait penser à une des oeuvres que j'ai réalisées dernièrement dans mon atelier d'art-thérapie. C'était un ange vêtue d'une robe bleue clair, avec un grand coeur au milieu de la poitrine, une grosse tête (disproportionnée par rapport au corps), qui n'avait pas de mains, ni de pieds. Ce dessin peint à la gouache m'a beaucoup parlé : un grand coeur et un grosse tête, mais sans mains ni pieds. J'en ai compris que ça ne donne pas grand chose de penser et de vouloir... il faut ALLER et AGIR.
Joyeux Noël !
