mardi 23 décembre 2008
Jour de fièvre et de froid
La dernière fois que j'ai fait ça, j'ai contribué à faire monter la fièvre jusqu'à un niveau critique et, bien sûr, j'étais toujours frissonnante. Un niveau critique, ça veut dire qu'on doit penser à se rendre à l'urgence de l'hôpital. Je n'en avais vraiment pas envie, alors j'ai pris des moyens pour la faire descendre, malgré la mise en garde des médecins. J'ai pris une chance et ç'a fonctionné. Heureusement ! J'en ai parlé à mon médecin la semaine dernière et il m'a rassurée sur l'opération. Maintenant, je comprends mieux quand je m'expose à un réel danger et quand je peux agir par moi-même. C'est important d'avoir toute l'information.
Hier, 22 décembre, c'était tranquille dans l'aile H au service d'hémato-oncologie. Il faut dire que bien peu de gens souhaitent recevoir un traitement de chimio à quelques jours de Noël. Moi, ça m'arrangeait car mes partys sont surtout la semaine prochaine. J'aurai le temps de me remettre d'ici là si je suis bien sage. Passer Noël tranquille, ce n'est pas la fin du monde pour moi, car dans mon désir d'accueillir les événements avec sérénité, j'essaie de trouver le bon côté des choses. Ainsi, j'en profiterai pour me recueillir dans un univers de paix et d'harmonie intérieure. J'irai m'asseoir dans mon coeur pour accueillir le Seigneur, rencontrer mon essence divine et méditer tranquillement.
J'ai beaucoup de beaux sujets sur ma table de travail pour mes prochaines chroniques. Aujourd'hui, je prends congé (le thermomètre indique maintenant 37,8 degrés Celsius). Demain, je vous raconterai des histoires de 24 décembre. Soyez au rendez-vous.
Bonne journée !
vendredi 28 novembre 2008
Soyons généreux, soyons humains !
À l'approche du temps des fêtes où on pense tous à trouver le bon cadeau pour les gens qu'on aime, voici une belle suggestion d'échange de cadeaux... du coeur.
Histoire de coeur
Histoire d'une jolie expérience qui tient chaud aux coeurs et aux âmes. Histoire d'inventer, de partager, voire de perpétuer les bonnes idées.
Un jour, une prof américaine demande à ses élèves de noter le nom de tous les élèves de la classe sur une feuille et de laisser un peu de place à côté de chaque nom. Puis, elle leur dit de penser à ce qu'ils pouvaient dire de plus gentil au sujet de chaque camarade et de le noter à côté du nom. Cela pris toute une heure jusqu'à ce que tous aient fini et, avant de quitter la salle de classe, les élèves remirent leur copie à la prof.
Durant le week-end, la prof écrivit le nom de chaque élève sur une feuille et, à côté, toutes les remarques gentilles que les autres avaient écrites à son sujet. Le lundi, elle donna à chaque élève sa liste. Déjà peu de temps après, tous souriaient. «Vraiment ?» entendait-on chuchoter... «Je ne savais pas que j'avais de l'importance pour quelqu'un ! » et «Je ne savais pas que les autres m'aimaient tant. » étaient les commentaires que l'on entendait dans la salle de classe... Personne ne parla plus jamais des listes. La prof ne savait pas si les élèves en avaient parlé entre eux ou avec leurs parents, mais cela n'avait pas d'importance. L'exercice avait rempli sa fonction. Les élèves étaient satisfaits d'eux-mêmes et des autres.
Quelques années plus tard, un élève était mort au Vietnam et la prof alla à l'enterrement de cet élève. L'église était comble. Beaucoup d'amis étaient là. L'un après l'autre s'approcha du cercueil pour lui adresser un dernier adieu. La prof y alla en dernier et elle trembla devant le cercueil. Un des soldats présents lui demanda : «Est-ce que vous étiez la prof de maths de Mark?» Elle hocha la tête : «Oui.». Alors il lui dit : «Mark a souvent parlé de vous.» Après l'enterrement, la plupart des amis de Mark s'étaient réunis. Les parents de Mark étaient aussi là et ils attendaient impatiemment de pouvoir parler à la prof. « Nous voulions vous montrer quelque chose.» dit le père de Mark, et il sortit son portefeuille de sa poche. «On a trouvé cela quand Mark est tombé. Nous pensions que vous le reconnaîtriez.» Il sortit du portefeuille un papier très usé qui avait dû être recollé, déplié et replié très souvent. Sans le regarder, la prof savait que c'était l'une des feuilles contenant beaucoup de gentilles remarques écrites à l'époque par les camarades de classe au sujet de Mark. «Nous aimerions vous remercier pour ce que vous avez fait.» dit la mère de Mark. «Comme vous pouvez le constater, Mark a beaucoup apprécié ce geste.»
Tous les anciens élèves se réunirent autour de la prof. Charlie sourit et dit : «J'ai encore ma liste. Elle se trouve dans le premier tiroir de mon bureau.» La femme de Chuck dit : «Chuck m'a prié de la coller dans notre album de mariage.» «Moi aussi, j'ai encore la mienne, dit Marilyn, elle est dans mon journal intime.» Puis, Vicky, une autre élève, prit son agenda et montra sa liste toute usée aux autres personnes présentes. «Je l'ai toujours avec moi, dit Vicky et elle ajouta : Nous l'avons tous gardée.»
La prof était si émue qu'elle du s'asseoir et elle pleura. Elle pleurait pour Mark et pour tous ses amis et sa famille. Ils ne le reverraient plus jamais, mais ils s'aimaient, s'appréciaient et se respectaient. Elle pleurait parce que c'était beau ce qui les reliait tous. Elle pleurait sa propre humanité sans doute.Tous, nous sommes magnifiques. L'aventure humaine suppose un grand courage.
Aux êtres extraordinaires que nous sommes
La personne qui a acheminé ce message à sa liste de correspondants courriel a ajouté ceci : «Je dédie cette belle histoire simple à tous les êtres extraordinaires que nous sommes. Je remercie pour cette extraordinaire histoire qui me rappelle oh combien je ne suis rien. Enfin, je veux partager cette émotion maintenant, cet élan d'amour envers toi qui lis mes mots en cet instant même. Nous sommes un seul et même Être, bien que différents les uns des autres. Dieu que c'est bon de se prendre dans les bras ! De partager de l'amour, de l'amitié. De se dire les choses. D'être vrai, simple et sincère avec soi-même.»
Un Noël bien spécial
Et moi, je vous dis ceci : Si vous ne savez quoi offrir à vos proches pour Noël, commencez par leur offrir un mot gentil bien senti. Et si vous faites un échange de cadeaux dans votre famille, votre cercle d'amis ou parmi vos collègues, pourquoi ne pas ajouter un mot gentil sur la carte de souhait ? Un simple «Merci pour ta gentillesse, ton sourire, ton soutien, ton engagement, etc.» C'est le plus cadeau qui soit, car il vient du coeur.
vendredi 14 novembre 2008
Le plus précieux des cadeaux
Dans ma chronique d'hier, j'ai abordé la question des cadeaux du coeur. C'est, en effet, une bonne solution, mais ça ne règle pas tout.
Noël sur une île déserte
Voici un petit exercice amusant : Imaginez-vous en compagnie de votre famille et de vos amis sur une île déserte à l'approche de Noël. Que feriez-vous ?
- Vous laisseriez passer la fête comme si de rien n'était ?
- Vous trouveriez un moyen de célébrer avec les ressources disponibles ?
- le repas
- la célébration (ambiance, rituels, jeux, activités, etc.)
- les cadeaux (P.S. : Oubliez Wall-Mart; Purolator ne se rend pas sur cette île !)
Un retour vers l'essence du Soi
Les circonstances de cette mise en scène vous forceraient sans doute à faire appel à vos ressources personnelles pour offrir le plus beau cadeau qui soit : VOUS... votre présence, votre amour, votre joie de vivre, etc. Peut-être n'êtes vous pas en mesure, en ce moment, de reconnaître ces trésors qui vous habitent. Fort possible, car la vie qu'on mène, c'est-à-dire la vie qui nous mène de nos jours nous projette trop souvent à l'extérieur de notre essence propre dans un cirque de devoirs et d'obligations, de faux plaisirs et de relations superficielles, de divertissements et de fuites inoffensives, croit-on. Et ce, sans même qu'on en ait vraiment conscience.
Comment ramener plus de conscience dans sa vie ? RESPIRER, tout simplement. Respirer profondément nous force à ralentir le tempo et automatiquement à prendre conscience de notre moment présent. C'est un pas de géant vers une vie plus riche qui correspond davantage à nos désirs profonds.
Reconquérir l'amour de soi
Comment offrir le meilleur de soi-même si on n'a pas d'abord retrouvé l'amour véritable de soi ? Impossible. Voici ce qu'en dit l'auteur Sanaya Roman dans Choisir la joie (éd. Ronan Denniel, 1994, pp. 45-55) :
- "Cultiver l'amour de soi signifie s'accepter tel que l'on est ici et maintenant."
- "Une des façons de vous aimer davantage consiste à ne plus vous comparer aux autres."
- "Cultiver l'amour de soi, c'est se libérer de la culpabilité."
- "Un des plus grands cadeaux que vous puissiez faire aux autres consiste à vous ouvrir à leur amour."
- "Les personnes qui s'aiment vraiment sont remplies d'amour, généreuses et attentionnées; elles expriment la confiance qu'elles ont en elles-mêmes par l'humilité, le pardon et leur vision holistique."
- "S'aimer soi-même implique la foi, la confiance et la croyance en ce que l'on est et dans le désir d'agir."
- "L'amour de soi vient du coeur; il requiert gentillesse et amour inconditionnel."
- "L'amour de soi implique le respect du soi ainsi qu'une vie orientée vers le but ultime."
- "Pour vivre un plus grand amour, soyez prêt à recevoir les cadeaux des autres, qu'il s'agisse d'amour, d'amitié, de soutien."
- "Uni à ce que vous aimez faire, il n'y a plus de limite à vos possibilités et à ce que vous pouvez transcender."
L'art de cultiver l'amour de soi
Les avenues pour cultiver l'amour de soi sont nombreuses. Aujourd'hui, je vous propose un exercice de cheminement sur l'amour de soi (extrait du même ouvrage, p. 55) :
- 1. Comment pouvez-vous savoir si vous pensez ou agissez avec amour à votre égard ?
- 2. Comment serait demain, si vous agissiez toujours au travers d'actes d'amour envers vous-même ?
- 3. À quoi ressembleraient vos actions si vous vous aimiez vraiment au niveau de votre corps physique, de votre relation d'amour avec votre partenaire, de votre travail et votre carrière ?
- 4. Que feriez-vous demain, si vous vous aimiez vraiment, dans votre relation d'amour, dans votre travail, avec votre corps physique ? Énumérez trois actions particulières que vous accompliriez dans chacun de ces trois domaines ?
Que le lumière divine vous guide !
jeudi 13 novembre 2008
Avancez vers la lumière
- Implication communautaire : Que vous choisissiez de passer la Guignolée dans votre quartier, de faire un peu de bénévolat auprès des personnes seules ou des banques alimentaires, le fait de prendre part à la vie de quartier nous remet en contact avec le sens du partage et la compassion.
- Ambiance de fête : On peut s'imprégner de l'ambiance des fêtes en assistant à un concert de Noël, en écoutant des beaux airs de Noël tout en préparant des biscuits qu'on offrira en cadeau ou en allant se promener dans les rues pour admirer les maisons et les vitrines joliment décorées.
- Activités ressourçantes : Dans les semaines précédant Noël, une foule d'activités nous sont proposées : expositions de crèches et de sapins de Noël, ventes d'artisanat local et sorties en plein air avec la famille. Il suffit de fouiller les journaux et magazines pour trouver de belles idées. L'important est de se faire plaisir et surtout de partager de bons moments avec ceux que l'on aime.
- Cadeaux du coeur : Enfin, il y a le don de soi... Le plus beau cadeau qu'on puisse offrir est celui qui vient du coeur. Plusieurs ne se donnent plus la peine d'envoyer des cartes de Noël ou le font par le biais de l'internet. Je considère que la meilleure façon d'offrir ses bons voeux est en écrivant un mot personnel dans une carte traditionnelle envoyée par la poste (même si ça entraîne des coûts). C'est le moment par excellence pour dire merci et souhaiter le meilleur de ce que la vie a à offrir. Un autre cadeau du coeur : un jouet offert à un enfant démuni... incognito.
* L'expression "s'asseoir dans son coeur" est une image que j'utilise régulièrement car elle illustre tellement bien la rencontre avec soi et sa dimension divine. Pour en faire l'expérience, fermez les yeux et imaginez que vous êtes assis dans une petite grotte, votre coeur. Il ne fait ni chaud, ni froid, ni trop sombre ni trop clair. Vous êtes juste bien. Vous êtes assis là tranquillement en sachant que quelqu'un viendra à votre rencontre. C'est le sage qui habite en vous. Il a un message à vous livrer. Ne forcez rien avec votre tête, à savoir : "Voyons, c'est ben long... quand est-ce qu'il va arriver le sage ?" Car plus vous forcez, plus vous le repoussez. Soyez juste là à attendre patiemment qu'il se manifeste. Lorsqu'il sera prêt, vous vous sentirez touché par un mot (soufflé dans une brise légère), une émotion, une image, une idée... Soyez attentif et ouvert, car le message est souvent subtil.
lundi 24 décembre 2007
Le 24 décembre...
Pour moi, cette année, cette journée prend une tournure différente. Elle s'annonce comme une journée pareille à toutes les autres. Je n'ai rien de spécial prévu au programme. Bien sûr, j'aurais pu prendre la route pour aller retrouver mes parents qui habitent à la campagne, et qui sont seuls aussi en ce Noël bien particulier. J'aurais pu aussi m'organiser une activité de bénévolat, de visite de personnes seules, de sortie festive ou encore m'inviter chez l'une de mes amies. Ce n'est pas les idées qui manquaient. Non, c'était plutôt l'énergie.
En effet, depuis quelques jours, je suis plutôt fatiguée suite à mon dernier traitement. Si fatiguée que j'ai dû mettre de côté l'idée de vivre un Noël comme je les aime. Et pour préserver mes états d'âme dans le positif, j'ai dû commencer à m'y préparer, et ce, en acceptant d'abord de donner à mon corps ce qu'il réclame : le repos, car c'est ce qui prime aujourd'hui par dessus tout.
Et comme si la Vie m'envoyait une confirmation de ce choix, je tombais "par hasard" sur un passage inspirant (tiré de Eckhart Tolle, Le pouvoir du moment présent) qui dit ceci : Lâcher prise est tout à fait compatible avec prendre action, initier un changement et atteindre ses buts. Mais dans cet état de lâcher prise, une toute autre énergie, de différente qualité, coule dans l'action. Lâcher prise nous reconnecte avec la source-énergie de l'Être, et si le Faire est infusé par l'Être, cela devient une joyeuse célébration de l'énergie de vie qui nous plonge encore plus profondément dans le Moment Présent. (traduction libre de la version anglaise)
C'est ainsi que j'ai choisi de m'accorder un moment de bonheur tout spécial en choisissant une activité que j'aime, en recherchant l'ambiance de Noël qui comblera mon coeur, que ce soit dans un café, à travers une vitrine joliment décorée ou dans une salle de spectacle. Je me ferai le plus beau cadeau qui soit : la JOIE du moment présent.
Sur ce, je vous souhaite un très joyeux Noël, tel que vous le souhaitez, et de l'Amour à profusion.
dimanche 16 décembre 2007
Couler comme rivière d'Amour...
Cette année, le thème de l'Avent, c'est : "Quand la vie se donne... l'espérance veille." En effet, "l'engagement des uns envers les autres, les gestes de tendresse, de générosité et d'entraide génèrent la confiance et traduisent la présence d'une lumière. L'Avent nous place sous le signe de la lumière." (extrait de Prions en l'Église du 2 déc. 2007)
Et comme par hasard, ce matin, je lisais un texte qui nous définissait, nous humains sur le plan spirituel, comme des rivières qui coulent vers les autres et qui s'abreuvent de ce que ruisseaux et rivières de tous horizons nous apportent. Voici un court extrait de la réponse offerte à une petite fille de sept ans qui demande : "Pourquoi aime-t-on ?"
"C'est un mouvement naturel vers ce qui t'entoure et te touche, qui t'apporte une émotion, et tu la sens dans ton corps. Nous avons besoin de couler comme une rivière et de sentir que d'autres rivières coulent en nous. Une rivière qui coulerait toute seule sans jamais en rencontrer une autre disparaîtrait dans la terre; son lit s'assécherait."
Et à la question : "C'est quoi l'amour ?", l'auteur répond :
"C'est la rivière qui coule en toi et qui coule vers les autres. Mais n'imagine jamais que tu n'es pas une rivière et que seuls les autres peuvent couler vers toi et t'apporter de la joie, du plaisir, de la tendresse, de la douceur ; car, si tu penses que cela vient des autres, tu seras triste chaque fois que les rivières cesseront de couler vers toi." (extraits de ODIER, Daniel, Le grand sommeil des éveillés, ed. du Relié, 2000, p. 95-96)
Comme je trouve ça rassurant de savoir que tout ce que j'ai besoin de faire pour être abreuvée, c'est de couler vers les autres du même Amour que je cherche à obtenir ! Et la magie s'opère à tout coup.
Heureux temps de l'Avent !
mercredi 5 décembre 2007
Noël tout seul...
Ooooouuuhhh !!! Vous êtes surpris de me lire avec des propos aussi noirs ?!? Eh bien, sachez que malgré tout ce que je peux inspirer de force, de courage et de sagesse, eh bien, je suis encore humaine... Et quand mon humanité m'envahit, j'ai beaucoup de mal à surmonter les ténèbres.
Aujourd'hui, c'est le genre de journée où l'on voit le temps des fêtes arriver et qu'on a un peu peur de se retrouver tout seul à Noël. Et pourtant, j'aime beaucoup la période des fêtes, car pour moi, Noël, c'est la plus belle fête de l'année... en autant qu'on ne la vive pas tout seul. Non ? Car c'est une fête d'Amour et de Partage. Tout seul à Noël ? Y'a rien de plus triste, selon moi.
Et là, je pense à tous ces gens qui seront tout seuls à Noël : nos aînés "parqués" dans les foyers, nos enfants ou nos parents pris dans les méandres des familles décomposées, nos immigrants pas encore intégrés qui ont dû laisser leur famille derrière pour vivre dans un monde meilleur (et lâchez-moi les accommodements raisonnables, s.v.p.!... S'il y a un temps où on devrait être accommodant, c'est bien à Noël.).
Justement, récemment, je me disais que si je devais être seule à Noël, eh bien, j'irais passer cette soirée et les quelques soirées précédentes dans un foyer pour personnes âgées, pour leur lire quelques poèmes de mon cru. Agrémentés de petite musique et de rires joyeux. Je suis certaine que j'en ressortirais pleine de Joie. Certaine. Et tant qu'à faire, pourquoi ne pas inviter toutes les personnes seules à Noël, comme les immigrants, par exemple. Quel beau mix ça pourrait faire !
J'ai aussi pensé à aller visiter des malades qui sont hospitalisés pendant la période des fêtes, juste pour leur dire qu'ils sont importants et que ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas de visite qu'ils sont oubliés. J'ai toujours en tête ces 13 journées où j'étais pratiquement clouée à mon lit d'hôpital et où j'attendais avec grande impatience un visiteur pour m'aider à me peigner ou à me brosser les dents. Banal, mais combien revivifiant quand c'est à peu près tout ce qu'on a pour se sentir belle et en vie.
Comme vous pouvez le constater, je pense beaucoup. J'ai beaucoup d'idées et pas toujours les moyens pour les concrétiser. Ça me fait penser à une des oeuvres que j'ai réalisées dernièrement dans mon atelier d'art-thérapie. C'était un ange vêtue d'une robe bleue clair, avec un grand coeur au milieu de la poitrine, une grosse tête (disproportionnée par rapport au corps), qui n'avait pas de mains, ni de pieds. Ce dessin peint à la gouache m'a beaucoup parlé : un grand coeur et un grosse tête, mais sans mains ni pieds. J'en ai compris que ça ne donne pas grand chose de penser et de vouloir... il faut ALLER et AGIR.
Joyeux Noël !
dimanche 2 décembre 2007
La guignolée ou les magasins... ou les deux ?
D'abord, la guignolée; c'est devenu une tradition maintenant pour moi, depuis que j'ai joint l'équipe de bénévoles de La Plaine il y a déjà plus de 7 ans. Dans cette petite municipalité où j'ai habité pendant 12 ans, la guignolée, c'est une grande fête où l'enthousiasme et l'effort des plus engagés sont réunis pour obtenir tout le succès possible.
En effet, l'opération de collecte de denrées et de dons est orchestrée par les Chevaliers de Colomb de l'endroit. Au rassemblement matinal, on est accueilli avec beignes et café par les membres de l'âge d'or qui sont tout sourire. De même, au retour, après avoir marché d'une et deux heures en sonnant à chaque porte, les bénévoles sont à nouveau reçus en grande avec soupe chaude, petites sandwiches pas de croutes, café, gâteries et même un petit verre de vin. Pour réaliser ce goûter réconfortant, l'organisation a reçu l'appui d'un des épiciers de l'endroit qui a commandité la nourriture. Ce sont les madames de l'âge d'or qui ont cuisiné le tout.
Quant à l'opération de collecte comme telle, tout est très bien organisée; que ce soit les différentes routes à faire ou le matériel disponible (poches résistantes pour accepter les boîtes de conserve, caisses de lait pour classer les denrées, cannes pour les dons en argent, écussons d'identification à la cause, etc.). Et quand la route est complétée, on se rend aux locaux de la banque alimentaire locale où, encore une fois, une armée de bras d'hommes et de femmes dévoués nous reçoivent pour nous aider à décharger notre précieuse livraison.
Cette année, avec grande peine, j'ai choisi de sauter mon tour, car il est préférable aujourd'hui pour moi de me reposer. J'en profiterai donc pour faire quelques courses. Mais ceci ne m'empêche pas de contribuer autrement à cette belle activité de charité... j'ai préparé mon sac de denrées à offrir à ceux qui viendront sonner à ma porte et j'ai pris le soin d'y inclure un ou deux cadeaux qui seront sûrement appréciés par ceux qui les trouveront dans leur panier de Noël.
Dans ma prochaine chronique, je vous parlerai d'une autre belle tradition que j'inclus dans mes préparatifs de Noël.
samedi 1 décembre 2007
Petit clin d'oeil...à l'ère des communications
Comme j'ai reçu un appel d'un fidèle lecteur jeudi matin pour vérifier si j'allais bien, car il s'inquiétait de ne pas lire de nouvelles chroniques sur cette page, je me suis dit qu'il était temps que je donne signe de vie. J'étais, en même temps, très contente de constater que certaines personnes viennent faire leur tour de temps en temps.
Ce matin, donc, je prends une minute pour vous saluer. Demain, je vous reviendrai avec une chronique inspirée sur la belle fête de Noël. C'est pour moi la plus belle fête où toutes les occasions sont là pour visiter son coeur et l'offrir aux autres. Je vous parlerai de comment je la prépare et comment surtout je la vis. Enfin, je vais vous offrir un petit cadeau inspirant.
