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mardi 10 novembre 2009

Des jours très difficiles

Mon silence de la dernière semaine s'explique par des jours plutôt difficiles au niveau de ma condition de santé. Il m'a été impossible de sortir ce week-end pour retourner à la maison et prendre un peu d'air. J'en suis très peinée, surtout du fait que nous connaissons un superbe été des indiens (entre 9 et 12 degrés celsius) que je vis essentiellement de la fenêtre de ma chambre d'hôpital. Heureusement, j'ai une grande fenêtre qui s'ouvre suffisamment pour pouvoir bien aérer mon espace de vie et sentir l'air doux de l'extérieur.

Retour à la case départ

La semaine dernière, j'étais toujours en danger de subocclusion intestinale et la situation s'aggravait de jour en jour. Vendredi, mon docteur a dû m'annoncer des nouvelles très peu réjouissantes : pour éviter une péritonite (soit la rupture du petit intestin et les conséquences désastreuses d'une telle éventualité), nous devions absolument procéder à l'installation d'un "levine", soit l'installation d'un tube dans l'estomac en passant par le nez et la gorge. Inutile de vous dire combien cette intervention peut être pénible, particulièrement pour le fond de la gorge. Et, bien sûr, pas question de manger ou de boire quoique ce soit, car le tube empêche tout ingestion de nourriture. Seuls des cubes de glace sont autorisés pour pouvoir adoucir la douleur. Mais, il faut y aller molo avec la glace, car la quantité de liquide autorisée est, elle aussi, restreinte.

Après trois jours de ce calvaire, j'ai enfin pu être libérée de mon tube, bien que les résultats atteints après 72 heures étaient un peu moins concluants que ceux obtenus après les premières 48 heures. J'étais très, très heureuse de retrouver ma capacité de respirer librement et de parler sans en souffrir.

Une fois le levine retiré, nous reprenons à la case départ côté alimentation : régime liquide stricte, soit bouillon de poulet trop salé et sans nouilles, gelée à saveur de fruits (jell-o), thé vert. Rien pour ajouter un peu de graisse sur mon corps amaigri par ces nombreuses semaines passées à l'hôpital (j'en suis maintenant à ma septième). Mais, au moins, ça change des cubes de glace à faire fondre doucement.

Étapes 2 et suivantes

Dans le retour à une alimentation presque normale, il y a plusieurs étapes. L'étape 1 étant celle du régime liquide, la deuxième est celle de la nourriture molle : petit potage, pudding, thé. Ensuite, ce sera l'étape de la boule raide de pommes de terre avec la viande en purée (comme la purée pour les bébés). Bien que cette dernière puisse sembler un peu plus appétissante que les premières, il y a tout de même quelques problèmes de goût, car la viande en purée ressemble beaucoup à quelque chose de "sauceux", donc d'un peu soyeux et bon, mais c'est plutôt sec... mais c'est un certain progrès.

Un jour à la fois

Aujourd'hui, j'ai repris à l'étape 2, mais rien n'est gagné. Nous sommes très prudents dans l'évolution de mon régime, car déjà j'ai connu quelques inconvénients : reflux gastriques, douleurs épigastriques (au haut de l'estomac), etc. Enfin, l'objectif ultime est de faire en sorte que la fonction digestive et le transit intestinal reprennent leur activité normalement le plus rapidement possible, car c'est ce qui assurera le succès de tous nos efforts.

Des histoires croustillantes

Pour changer un peu des histoires sombres des derniers jours, j'ai quelques bonnes anecdotes à vous raconter. Dès que je le pourrai, je vous reviendrai pour vous faire rire un peu. Soyez au rendez-vous, car ce n'est pas tout triste à l'hôpital !

À bientôt !

mercredi 7 novembre 2007

Le meilleur de soi, selon Guy Corneau

Lundi dernier, j'ai eu le privilège d'assister à une conférence de notre grand psychanalyste et auteur, Guy Corneau. (Sa dernière publication : Le meilleur de soi aux Éditions de l'Homme, 2007)

La soirée était organisée par l'Organisation multi-ressources pour personnes atteintes de cancer (OMPAC) et le sujet de la conférence était "Le cancer et le meilleur de soi". C'était sa première sortie publique après avoir lui-même subi une série de traitements de chimiothérapie pendant sept mois. Surpris ? En effet, cette nouvelle sur sa maladie a pris tout le monde de court, surtout après qu'il ait passé tant d'années à démystifier la source de nos souffrances profondes et ses conséquences sur notre être (en dedans comme en dehors). Surprenant et questionnant, en effet.

C'est donc en toute humilité qu'il s'est présenté devant nous le crâne dégarni et l'allure amaigrie. Mais tout souriant. Il était visiblement ému et heureux d'être parmi nous pour nous entretenir de vitalité et de santé à la lumière de son dernier ouvrage, et surtout de sa propre expérience en terrain hostile. Et c'est avec plaisir que je vous partagerai, en quelques lignes, les grands secrets qu'il nous a livrés.

Le cancer, c'est maintenant démontré clairement, est une maladie de style de vie. (Voir la dernière publication de David Servan-Schreiber, l'auteur de Guérir, intitulée Anticancer) La maladie en général vient d'une trahison inconsciente de soi-même, de l'écart entre le soi (sa personnalité) et le soi-même (son être profond). Et lorsque cet écart est trop grand (lorsqu'on se laisse tomber pour se conformer à ce que les autres attendent de nous), il se passera quelque chose pour casser le système (maladie, faillite, divorce, etc.); c'est la Vie qui est ainsi, car chaque être humain est appelé à marcher dans ses propres pas, à revenir à lui-même pour se réaligner sur ses idéaux, sur ses valeurs profondes et surtout pour poser des gestes en lien avec ses idéaux.

À ce sujet, j'ai retenu un passage : "Rappelez-vous, la Vie obéit à trois principes fondamentaux : elle est fonctionnelle, capable de s'adapter et durable. Lorsqu'elle s'approche de la limite de la fonctionnalité, quand elle ne peut plus fonctionner encore très longtemps comme elle le faisait, elle s'adapte." (Extrait de Walsch, Neale Donald, Le Dieu de demain - Conversation avec Dieu, Éd. Ariane, 2004, p. 210)

La maladie est donc une opportunité de changement, de libération. Mais comment faire ? Comment se réaligner ? Car bien évidemment, lorsqu'on a compris le message que nous envoie notre corps, il faut apporter les changements nécessaires qui permettront au système de fonctionner harmonieusement. Et face aux choix qui s'imposent, il y aura un conflit (lié à l'insécurité que peut provoquer un changement de vie). Cependant, M. Corneau précise que ce conflit conscient avec soi-même est beaucoup préférable au conflit inconscient vécu lorsqu'on se met de côté par quête de sécurité, car c'est ce dernier qui fait des ravages.

Il ajoute : "Les contraintes de la vie, les obligations, les préoccupations n'ont pas à nous définir. Et malgré toutes les difficultés qui se présentent, ça vaut la peine de vivre, en ajoutant de l'amour, de la lumière pour réanimer la Vie en soi."

Le meilleur de soi dépend donc de comment on se connecte aux choses de la vie. Et quand je suis vibrant de vie, je sers la Vie, je sers le monde. Il nous invite donc à rêver un impossible rêve, car tout ce qui existe sur Terre a débuté par un rêve. Il s'est appuyé sur l'exemple du Cirque du Soleil pour illustrer son propos.

Il insiste également sur un fait : la lutte contre la maladie n'est pas un combat contre la mort, mais bien un combat POUR LA VIE; pour intensifier notre rapport avec la vie. Et sur le goût de vivre et la redéfinition de soi-même, une question à se poser : "Qu'est-ce que tu reconnais en toi-même, par toi-même, qui te donne le goût de vivre ?" Selon lui, le plaisir de faire quelque chose nous redonne vie, nous ramène à notre essence de vie et améliore notre rapport avec la vie.

Voilà ! Quel beau message livré en toute simplicité ! Beaucoup à méditer. Je vous invite à poursuivre dans le même sens par la lecture du message suivant intitulé : Servir la vie.

Et je vous laisse sur un nouvel extrait inspirant (tiré de Williamson, Marianne, Le changement - un cadeau inestimable, Ed. du Roseau, 2006, p. 47) :
"Aujourd'hui, vivre en actualisant notre grandeur a acquis une urgence qui va au-delà de la réalisation de nos rêves personnels. Laisser jaillir notre grandeur est devenu critique pour la survie de l'espèce; ce n'est que si vous en arrivez à exprimer votre potentiel et que j'en arrive à exprimer le mien que le monde sera en mesure de faire la démonstration du sien. (...) Devenir l'être que nous sommes capables de devenir - indépendamment de l'opinion d'autrui - fait partie autant de notre responsabilité envers nous-mêmes que de notre responsabilité envers Dieu (lire la VIE)."


jeudi 1 novembre 2007

"Wake-up call" pour le BONHEUR

(D'abord lire le message précédent intitulé "Croque la vie... jusqu'au coeur")

On plonge !

(Mais avant de vous laisser poursuivre votre lecture, je dois vous aviser que pour mieux introduire mon propos, il me faut faire une petite mise en contexte. Je vous ferai part de quelques données sur le plus grave fléau de notre temps pour ensuite vous partager mes réflexions. Ensuite, je vous le promets, je me concentrerai sur les aspects plus réjouissants entourant la VIE. Merci de votre compréhension)

Lorsque j'ai pris connaissance des plus récentes statistiques au sujet du cancer, j'ai eu un choc. Quelles sont ces nouvelles données ? En voici quelques-unes, les principales :

1. Aujourd'hui, le cancer est devenu la PREMIÈRE cause de mortalité au Québec, dépassant les maladies cardiaques.
2. À ce jour, on peut dire qu'UNE personne sur TROIS sera atteinte d'un cancer au cours de sa vie.
3. Avant longtemps, nous pourrons voir UNE personne sur DEUX qui sera atteinte d'une forme ou d'une autre de cette maladie.
(Source : Promotion des États généraux de la lutte contre le cancer au Québec, publiée dans La Presse du dimanche 23 septembre 2007)

Et pourtant, ça fait des années qu'on investit toujours plus d'argent et qu'on mobilise des ressources incroyables dans les traitements et la recherche. Où est donc le problème ? Perd-on notre temps et nos ressources à chercher les solutions au mauvais endroit ? C'est ce que je suis tentée de croire puisque la situation, loin de s'améliorer, fait toujours plus de victimes.

Face à l'urgence de trouver des avenues de solutions efficaces, la Coalition Priorité Cancer au Québec, formée de divers organismes concernés par la cause, a créé les premiers États généraux de la lutte contre le cancer. Le 29 septembre dernier, la population était donc invitée à venir débattre une cinquantaine de propositions pour mieux lutter contre ce fléau et partager ses bonnes idées.

Première constatation : Les propositions regroupées sous plusieurs thèmes : recherche, prévention, dépistage, soins et services, soutien à l'action communautaire, entre autres, sont toutes valables et portent leur lot d'espoir. Ce qui, à mon avis, manque cruellement au tableau, c'est deux choses : 1. l'implication directe du patient dans son processus de guérison (avant, pendant et après) et 2. le recours aux médecines alternatives.

1. L'implication directe du patient : car la maladie, sous ses différentes formes, n'est pas seulement le fruit du hasard. Il est d'ailleurs clairement démontré dans le livre des Dr Béliveau et Gingras (Les aliments contre le cancer, aux Éditions Trécarré), que ce fléau frappe d'abord les pays fortement industrialisés remettant en cause non seulement notre régime alimentaire, mais surtout notre mode de vie.

2. Le recours aux médecines alternatives : Bien que la Coalition mentionne dans son cahier promotionnel ceci : "Nous pensons que la lutte contre le cancer doit être renforcée et qu'elle nécessite des actions qui interpellent tous les niveaux de notre société..." , j'ai pu noter qu'aucun représentant des médecines alternatives n'était mentionné comme participant à cet événement d'envergure. Je ne m'explique pas encore pourquoi... guerre de clochers ? Si c'est la réponse à cette absence, alors, il y aurait lieu de réviser ses positions, car l'UNION FAIT LA FORCE. D'autant plus que la médecine traditionnelle n'a pas encore démontré qu'elle avait assez de contrôle sur la situation pour se priver d'autres expertises moins traditionnelles mais tout aussi valables.

Deuxième constatation: La majorité des ressources sont consacrées à l'aspect médical du problème, au corps physique une fois qu'il a été touché, à réparer ce qui a été brisé, en quelque sorte. Pourtant, il est bien connu que la maladie traduit souvent nos "mal-êtres" profonds en laissant des traces dans le corps physique. De là, le rôle crucial de la personne avant l'apparition des premiers symptômes : écouter son corps, mais d'abord et avant tout ÉCOUTER SON COEUR avant que le corps se manifeste.