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vendredi 23 octobre 2009

C'est l'heure des bonnes nouvelles !!!

Une fenêtre s'ouvre enfin sur ma chambre d'hôpital. Au retour de ma sortie d'hier avec mes amies, j'ai vu le médecin. Il semble que nous soyons sur le bon chemin pour un retour à la maison imminent : j'ai recommencé à manger presque normalement, avec des restrictions normales et, MIRACLE, l'intestin fonctionne ! Il a lâché sa paresse et s'est mis à éliminer régulièrement les aliments ingérés.

Je suis convaincue que les prières de toutes la communauté de prières que j'ai créée par mon cri du coeur du début de la semaine a porté fruit. Beaucoup de gens m'ont, en effet, confirmé avoir prié pour moi, à leur façon. Ma sonde urinaire a été retirée ce matin pour voir si la vessie a repris sa fonction. Nous ferons une tentative aujourd'hui jusqu'à demain matin, avant que je sois libérée pour un nouveau congé temporaire ce week-end. (C'est mon gros chat qui va être content !)

Puis, en début de semaine prochaine, on devrait parler d'un congé définitif avec assistance d'une infirmière à la maison et d'un médecin de famille du CLSC. Je serai bien entourée avec toujours ma mère à proximité et mes amies prêtes à bondir à ma rescousse au premier appel de détresse.

Une fois revenue dans mes affaires et ma routine, il sera important, même primordial que je retrouve mon régime santé et mes suppléments alimentaires avec ma naturopathe chinoise afin d'éviter à tout prix de me retrouver à nouveau dans une situation aussi précaire et inquiétante. Bien entendu, une période d'arrimage sera nécessaire entre les deux types de médecines pour éviter les interactions négatives.

La grande fête

Dès que j'aurai retrouvé la forme et que mes pneus d'hiver auront été achetés et installés (car l'hiver est déjà à nos portes avec la neige qui nous est tombée dessus hier), je vais lancer la grande fête que je promets depuis quelques semaines pour rassembler tous ceux qui auront envie de célébrer la grandeur de la vie avec moi.

Ce sera une soirée toute simple empreinte d'authenticité, de joie de vivre et d'amour sincère. Nous mangerons des mets succulents et boirons dans une ambiance chaleureuse et vraie. J'ai très hâte ! Je vous en reparlerai très bientôt.

D'ici là, restez au poste pour d'autres belles nouvelles miraculeuses.

Mot de sagesse / Méditation

(Extrait de Joël S. Goldsmith, L'Art de la guérison spirituelle, éd. Astra, 1997, pp. 103-104)
Dieu est vie éternelle.
Dieu est loi.
Dieu est amour.

Si Dieu, l'Amour divin, prend soin de lui-même, n'est-il pas clair que la loi et l'amour de Dieu suffisent à maintenir Sa création dans l'harmonie, la joie et la perfection ?


Bonne journée !

Belles "Madames" bénies

Vous vouliez des nouvelles de ma sortie au resto avec mes amies ? Voici un beau récit d'une authenticité des plus touchantes.

(Écrit le 22 octobre à 21h30, juste avant d'aller au lit)

J'ai reçu un cadeau extraordinaire aujourd'hui de deux belles madames qui voulaient me faire plaisir. Ce sont deux grandes amies venues de Montréal pour me sortir de mon univers triste et changer d'air l'histoire de quelques heures. Nous sommes allées luncher ensemble dans un bon restaurant de Sherbrooke, comme il nous arrivait de le faire alors que mes activités étaient encore concentrées à Montréal.

Nous avons pris un excellent repas accompagné d'un bon vin et le ton était parfait : une réunion de trois coeurs ouverts à l'amitié sincère et à l'émotion profonde. Bien sûr, nous avons discuté du défi énorme que je traverse présentement, sans oublier la longue lutte que j'ai livrée jusqu'à ce jour pour rester en vie. Puis, inévitablement, les yeux se sont mouillés dans un débordement soudain d'émotion lorsque j'ai répété avec force et conviction : " JE VEUX VIVRE !"

Je n'ai pas peur de la mort, car je sais que la vie se poursuit après, mais je préférerais VIVRE pour pouvoir réaliser tous les projets qui attendent toujours sur ma table de travail.

À voir les yeux humides devant moi, je savais que le contact d'âme à âme était fait. Nous sommes des soeurs d'âme depuis au moins 15 ans déjà et ça fait tellement de bien de se savoir entourée et soutenue par de telles amitiés. Jamais je ne trouverai les mots pour rendre grâce à Dieu de m'offrir de si beaux cadeaux de vie.

Mille fois merci !

Avant de fermer les yeux pour la nuit sur ces souvenirs impérissables, je vous redis, chères Claudette et Jessica, mille fois merci pour cette journée de plein soleil. Je vous aime profondément. Que Dieu vous bénisse ainsi que votre famille.

Mot de sagesse

Sur le mandala affiché sur mon tableau au pied de mon lit et que nous avons regardé ensemble, on peut lire :

La joie, un antidote

La joie produit des petites bulles qui transportent des messages de régénérescence aux cellules. Chaque fois que nous émettons des pensées joyeuses, que nous faisons des gestes harmonieux, nous contribuons à améliorer notre santé, car la joie renforce le système immunitaire.

Je cultive ma joie lorsque je prends soin de mes petits bobos de coeur et de corps et quand j'assume les différents aspects de ma vie. Lorsque je fais rire mon coeur, je guéris mon corps.

lundi 12 octobre 2009

Avis important aux sceptiques

Douloureuse prise de conscience

Hier soir, j'ai fait un mégaflash. J'étais couchée dans mon lit, toujours aux soins palliatifs de l'Hôtel-Dieu de Sherbrooke, et je venais de recevoir la panoplie de médicaments et de calmants nécessaires à mon soulagement présentement : injections sous-cutanées pour la douleur et la nausée (j'ai quatre cathéters plantés dans les cuisses pour ça, une autre injection intraveineuse pour le Gravol contre les nausées et autres médecines administrées par les veines, une patche sur l'épaule pour la douleur, un suppositoire pour je ne sais plus quoi, des comprimés variés pris par la bouche encore pour la douleur et la stabilisation de l'estomac et du système digestif en général, etc.). J'ai l'air d'un arbre de Noël. Et pour couronner le tout, hier, on a dû me poser un soluté qui doit me suivre partout accroché sur un poteau qui date de 1930* et qui pèse trois tonnes -- ils veulent être bien certains que je ne me sauve pas -- et auquel je dois aussi penser à accrocher mon sac d'urine, car j'ai aussi une sonde pour aider ma vessie à se vider -- elle est devenue paresseuse, on en ignore toujours la cause.

Dans la prise de conscience qui m'a frappée hier au coucher, je me disais que ça n'avait pas d'allure d'être obligée de me soumettre à tout ça et je me demandais comment je ferais pour m'en débarrasser une fois rendue à la maison. Puis, j'ai revu en images tous les produits qui composaient mon programme de médecine naturelle (nutrition et suppléments alimentaires), élaboré spécifiquement pour mon cas par une naturopathe chinoise qui a une longue expérience, et j'en faisais l'inventaire thérapeutique : tel comprimé pour réduire l'acidité, tel autre pour maintenir la régularité intestinale, etc. J'en avais une vingtaine à prendre trois fois par jour, plus le matin, moins le soir. À cela venait s'adjoindre un plan de nutrition personnalisé composé d'aliments sains, biologiques et nutritifs adaptés aux particularités et aux contraintes de mon système digestif malade.

Et là, j'ai clairement reconnu l'efficacité de ce programme que j'ai suivi rigoureusement d'août 2008 à janvier 2009. À partir ce de moment-là, j'ai commencé à avoir un relâchement côté rigueur. Je commençais à être lasse de manger souvent la même chose, je reportais constamment la prise de comprimés -- ça devenait une tâche de tous les avaler à chaque repas -- et cela, je crois, s'expliquait par le fait que j'étais épuisée de la chimio qui se poursuivait sans arrêt depuis le mois de juillet précédent. En ce sens, mon niveau d'anémie s'aggravait et le taux de globules blancs chutait aussi. Nous étions en plein milieu de notre hiver québécois et je sentais que je manquais de support de mon entourage pour maintenir la rigueur nécessaire à la poursuite de mon plan de traitement alternatif (les gens préfèrent souvent nous voir manger ce que l'on aime plutôt que de suivre un régime sévère qui peut leur sembler ardu et restrictif).

Période éprouvante et découragement

J'étais un peu découragée. Et c'est dans cette période de fin d'hiver, entre janvier et avril, que la maladie a commencé à donner des signes de vigueur... en avril, les résultats du scan étaient décevants. Tandis que mon oncologue attribuait ces résultats à l'inefficacité de la chimio (à un certain moment, le corps s'y adapte, ce qui ouvre une porte à la progression de la maladie), moi je pouvais facilement pointer les lacunes de mon programme dans sa globalité (négligence au niveau nutritionnel et des suppléments, déprime hivernale, épuisement général du système immunitaire détecté dans les résultats d'analyses sanguines, vécu émotionnel plus difficile, etc.). Mon médecin en doutait, mais, moi, je savais. Le pire, c'est que je n'ai pas réagi avec toute la vigueur requise par le revirement subi que la situation nécessitait (j'étais sans doute encore un peu sceptique). J'ai plutôt choisi de m'appuyer sur un nouveau protocole de traitement de chimio en comprimés qui, j'en avais été avisée par l'oncologue, présentait peu d'espoir de guérison. On en attendait, à tout le mois, un ralentissement de la progression des masses.

Avancer quand même

Et puis, j'avais d'autres projets : celui de déménager en Estrie avec mon copain d'alors. Je me souviens très bien, en mai, j'étais encore très affaiblie par la série de 15 traitements de chimio reçus pendant plus de la moitié de l'année, je n'arrivais pas à faire mes boîtes. J'avais des projets, mais ma condition ne me permettait pas de les réaliser. Bref, je me suis fiée à une chimio douteuse plutôt que de reprendre du service dans mon programme de soins alternatifs qui avait déjà largement démontré son efficacité au cours des trois années et demi précédentes. (En mai dernier, j'ai abordé cette question dans quelques-unes des chroniques publiées alors. Je vous invite à les relire pour en savoir plus sur ce programme de guérison peu ordinaire.) Par ailleurs, je continuais de visiter mon ostéopathe chaque deux semaines. Ces visites aussi servaient à calmer ma conscience. (Je continuais à fermer les yeux sur ma négligence.)

Grand bouleversement

Début juin, c'est le grand déménagement. Comment j'ai fait, je ne le sais pas ? Tout ce que je sais, c'est que cette opération m'a propulsée dans un épisode de trois mois de "travaux forcés" qui ont aggravé ma négligence côté santé. Bien que je prenais fidèlement mes comprimés de chimio (cela apaisait ma conscience, encore une fois), je mangeais ce que je pouvais ayant beaucoup moins de temps pour la préparation des repas, je ne prenais plus mes suppléments alimentaires (notons que ces derniers pouvaient entrer en interactions négatives avec la chimio), je travaillais fort et dormais peu en raison des douleurs au dos qui s'accentuaient au fil des jours et des semaines (la maladie s'installait dans le dos). De plus, j'étais complètement déstabilisée par les nombreux mouvements de ma vie (lire Sérénité entre deux vies paru en juillet dernier pour plus de détails) et je vivais un stress émotionnel énorme lié aux conflits qui marquaient la fin de ma relation amoureuse.

Je me suis mise la tête dans le sable, car je n'avais ni le temps ni les conditions nécessaires pour respecter les très nombreuses exigences de mon plan de guérison. Et, dans cet état de survie que j'avais moi-même provoqué, je me disais : "advienne que pourra", justement parce que j'étais en survie et que je ne voyais vraiment pas comment je pouvais m'en sortir autrement qu'en mettant les bouchées doubles pour retrouver rapidement une stabilité de vie essentielle au retour de l'harmonie dans ma vie.

Quand, enfin, j'ai eu complété (à 80%) mon installation dans mon nouveau chez-moi au bord de la rivière, j'ai reçu le triste verdict de l'oncologue : "Il n'y a plus rien à faire. Nous en sommes rendus aux soins palliatifs." Il a prononcé ces mots non sans un certain trémolo dans la voix.

Beau jeu pour la maladie

"Merde, je me suis faite avoir ! La maudite, elle m'a eue !" fut ma réaction profonde et intime. Et la prise de conscience a débuté. Mais il me restait encore une carte dans mon jeu : un voyage au Pérou (dont je vous ai déjà glissé un mot dans une chronique précédente) sur invitation spéciale de mon thérapeute pour recevoir des soins d'une médecine ancestrale composée de traitements d'ostéopathie, de concoctions de plantes et autres méthodes que j'ignore. J'étrais prête à partir lorsque la sub-occlusion intestinale m'a forcée à plutôt me rendre à l'urgence en ambulance. "Merde, elle m'a encore prise de court, la maladie !"

Puis, une fois rendue ici, j'ai réalisé que j'avais été avalée par un système de médecine traditionnelle qui soigne à sa façon à l'aide de produits chimiques de toutes natures et qu'une fois rendue dans ce système-là, j'aurais beaucoup de mal à retourner à mes méthodes alternatives. Les médecins me suivront de près et s'assureront que je prenne mes médicaments et que je leur fasse rapport régulièrement.

Hier soir, j'ai tout vu ça et j'ai enfin pu reconnaître que tous les produits naturels que j'ingurgitais chaque jour jouaient effectivement un rôle crucial dans le maintien de ma condition et surtout dans mes espoirs de retour à la santé. Pourquoi avoir douté ? Parce que, je crois, les produits naturels n'agissent pas aussi rapidement que les médicaments chimiques. Il nous est donc moins facile de faire des liens entre le fait de les prendre et le soulagement de nos divers maux. Ceci s'ajoute, bien sûr, à tous les mythes et fausses idées qu'on entretient à l'égard des médecines alternatives et produits naturels.

La preuve est faite

Ma pénible expérience démontre clairement que tous les efforts que j'ai déployés au fil des quatre dernières années dans mon programme de santé, dans ma recette à moi, ont donné des résultats. Pourquoi ai-je dû me rendre jusqu'ici pour en être certaine? On parle parfois d'autosabotage. C'est possible que dans l'épuisement général, on se laisse aller aux forces négatives qui nous habitent et qu'on laisse les "mauvaises langues" influencer nos choix. Car, admettons-le, lorsqu'on s'engage sur une voie nouvelle, à contre-courant des façons de faire habituelles, on a besoin d'énormément de courage et de force de caractère pour atteindre notre objectif.

Un jour à la fois

Pour répondre à la question que je me pose, à savoir comment je ferai pour retourner à mes propres avenues de guérison, je dois prendre les choses un jour à la fois. D'abord reprendre la forme (d'ici un jour ou deux) pour me débarrasser de mon poteau en me remettant à manger normalement, puis sortir d'ici pour retrouver mon environnement bienfaisant au bord de la rivière (et réentendre le ronronnement de mon fidèle compagnon qui m'attend avec impatience). Ensuite, je verrai quels sont les médicaments qui me seront prescrits pour la suite et je discuterai ouvertement avec mes médecins afin d'arriver à faire une transition qui ne nuira pas à ma condition.

Sur le chemin de la guérison

C'est certain que les remords et les regrets veulent pointer et venir me tourmenter. Je devrai donc lutter fortement pour les chasser, puisque si je crois vraiment à la vie, j'ai beaucoup à faire. En effet, dans ce "mouroir" où je me trouve (ne nous le cachons pas), la vie est très fragile et l'espoir se mesure au compte-gouttes. Je m'efforcerai de maintenir un environnement joyeux (grâce notamment aux fleurs qui embellissent ma chambre), à me recueillir dans mon coeur où Dieu m'attend pour m'accompagner sur le chemin de la guérison.

Cette chronique est longue, mais très importante. Merci d'avoir pris le temps de la lire.

Bonne journée ! Profitez bien du soleil qui est revenu ce matin.


*Je viens d'apprendre que le fameux poteau qui me transporte mon soluté est neuf !!! Il est en fonte pour plus de poids au sol, car les autres plus modernes tombaient. Eh bien !

dimanche 21 juin 2009

Biodanza sur la Côte d'Azur...

Ça y est ! Nous sommes maintenant à la veille de partir pour Nice pour le 2e Symposium international de Biodanza avec la présence exceptionnelle du fondateur de cet art thérapeutique, M. Rolando Toro Araneda. Notre grand projet "L'espoir a des Elles" connaîtra enfin son aboutissement avec cette participation tant espérée et la présentation de notre vidéo documentaire maison sur les bienfaits que peut procurer la biodanse auprès des personnes touchées par le cancer.

Ce projet a fait l'objet de plusieurs chroniques depuis l'automne. Pour tout savoir, je vous invite à les relire : Cultivez la joie, 30 octobre 2008; Les porteuses de joie, 2 décembre 2008; L'espoir a des Elles, 3 février 2009; Solidarité !, 21 avril 2009.

Mes copines de voyage prennent l'avion aujourd'hui même et moi j'irai les rejoindre demain. Je suis dans les derniers préparatifs et l'excitation monte d'un cran d'heure en heure. Vous mourez d'envie de voir ce qui nous attend ? Allez donc faire un tour sur le site du Symposium; plusieurs belles photos y sont affichées. http://www.biodanza-med.com/symposium/FR/localisation.php Ça promet !

Je vous laisse sur cette dernière chronique avant le départ. Je serai de retour le 3 juillet. Si j'en ai l'occasion, je tenterai de vous glisser un mot sur mon expérience sur la Côte d'Azur avec la gang de biodanseurs que je vais rencontrer là-bas. Je prendrai beaucoup de photos, c'est sûr, car j'ai le sentiment que cette aventure en sera une d'une grande richesse humaine. J'en ressens déjà les hautes vibrations et les immenses bienfaits.

J'aimerais profiter de cette page pour remercier à nouveau toutes les personnes qui ont généreusement contribué à notre programme de financement. Il est évident que sans leur soutien précieux, ce voyage n'aurait pu être possible. Alors, merci à vous : Lise, Claudette, Danielle, Michel, Zohra, Liliane, Renée, Pierre, Marie-Claire, Claude, Carole, Lucille, Anne Geneviève et tous les autres qui ont participé à nos activités de biodanse et qui se sont impliquées d'une façon ou d'une autre pour nous donner les "ailes de l'espoir"...

Je vous offre mes pensées lumineuses d'amour, de paix et de joie.
Au plaisir de vous retrouver au retour.

Et bonne St-Jean !
Sur cette photo, je viens juste d'arriver à Nice après 18 heures de voyagement. Il fait beau et chaud et ça fait vraiment du bien de se retrouver au bord de la Méditerranée.

mardi 2 juin 2009

Les sceptiques seront confondus...

Ça me fait toujours drôle de recevoir un message courriel qui est en lien avec le sujet que j'ai en tête pour ma prochaine chronique. C'est le cas d'une entrevue que Marcel Béliveau a accordée en mars dernier à Sophie Bérubé (sa dernière, semble-t-il). Je vous suggère de prendre le temps de l'écouter (une trentaine de minutes), car elle est inspirante à souhait. Voici le lien : http://www.voxtv.info/sans_filtre/#entrevues_7

La vie selon Marcel Béliveau

Marcel Béliveau qui nous a quittés la semaine dernière, en a confondu plus d'un par sa longévité. En effet, son éternel optimisme et sa joie de vivre lui ont permis de survivre plus 17 ans à un premier cancer (et nombre d'autres problèmes de santé) pour lequel, pourtant, il avait obtenu un pronostic de survie d'un mois et demi... C'est que "Monsieur Surprise sur prise" n'y a jamais cru et il a mené sa vie sans trop s'en soucier.

Ce qu'il dit dans l'entrevue, c'est que combattre un cancer, c'est lui donner de la force. Nous devons plutôt apprendre à vivre avec, c'est-à-dire continuer de faire ce qu'on a à faire sans se laisser arrêter par les limitations qu'il peut poser à l'occasion. (Ceci rejoint les propos traités dans mon texte du 20 mai dernier intitulé Le véritable chemin de guérison.) Pour ma part, j'ajouterais qu'il est dans notre devoir de prendre tous les moyens à notre disposition pour soutenir notre système immunitaire dans sa lutte interne pour stopper la progression des cellules cancéreuses et ultimement les éliminer. Du même coup, nous contribuons à améliorer notre qualité de vie pendant cet épisode éprouvant.

À la manière du Capitaine Bonhomme


C'est, en fait, le titre que j'avais en tête pour ma présente chronique, car j'ai une histoire amusante à partager. Vous vous souvenez du Capitaine Bonhomme ? Il avait toujours des histoires abracadabrantes à nous raconter et, bien que son exagération était évidente, nous prenions plaisir, enfants, à les croire, car elles nous transportaient dans un monde fantastique. (C'était dans les années 70 et le personnage était incarné par feu Michel Noël.)

Le Capitaine Bonhomme répétait sans cesse cette courte phrase : Les sceptiques seront confondus... en mettant l'accent sur le mot "CON-FON-DUS-DUS-DUS". Et tous les enfants embarquaient pour insister sur le DUS-DUS-DUS. Si vous avez eu la chance de lire mes dernières chroniques dans lesquelles je vous parlais de mes récentes rencontres avec mon oncologue qui envisageait mon avenir avec pessimisme (car les résultats médicaux semblaient indiquer une progression des masses, et ce, malgré l'administration des traitements de chimio), vous aurez compris que j'ai adopté depuis les tout débuts de cette aventure cette même attitude.

Hier, j'ai eu l'occasion de m'amuser de l'incompréhension avouée de mon oncologue : "Je ne comprends rien." m'a-t-il dit. C'est que selon les résultats sanguins, j'aurais dû me traîner dans son bureau, puisque mon taux d'hémoglobine était à 79, ce qui indique une anémie très sérieuse. Le taux d'une femme en santé est à 125. En période de traitement, il est normal de voir chuter le taux de globules rouges, celles qui transportent l'oxygène dans le sang, sous la barre des 100. Et en bas de 90, on pense sérieusement à donner une transfusion pour aider le système à se refaire. Ma première transfusion, je l'ai reçue le 9 avril dernier. (lire Ma première transfusion, parue le 10 avril sur cette page.) Le compte était alors à 84 et mon énergie était à plat. Aujourd'hui, à 79, je fonctionne presque normalement. Et je suis en plein déménagement dans les boîtes, et tout et tout. C'est à n'y rien comprendre.

La portée de l'espoir et de la volonté de vivre

Depuis le début de cette aventure, je répète à mon oncologue qu'il ne faut pas perdre espoir, car moi je crois aux miracles. Il m'écoute toujours respectueusement, mais je sens qu'il doute fort que mon optimisme soit plus puissant que sa chimio. Hier, lorsqu'il m'a vue en assez bonne forme malgré un taux assez faible d'hémoglobine, j'en ai profité pour lui rappeler que les miracles se peuvent. Puis, je lui ai donné un exemple très concret dont je vous parlerai dans une prochaine chronique qui vient illustrer que Dieu nous soutient dans toute sa Bonté et son Amour. Il n'en croyait pas ses oreilles.

Je vous invite à relire "En Dieu, la grâce !" parue le 4 mai dernier, dans lequel vous trouverez une prière de contact qui commence ainsi : "Le Père connaît mes besoins..." Toutes vos inquiétudes s'évanouiront dans la confiance que vous accorderez à ce lien qui vous unit au Tout Puissant.

Bonne journée !

mercredi 20 mai 2009

Le vrai chemin de guérison

(Cette chronique s'inscrit à la suite des deux précédentes.)

Lorsque j'ai laissé mes écrits hier, je sentais qu'il était temps, car je me voyais glisser loin du véritable message que l'épreuve apporte. Et j'ai pris une pause. Heureusement, car entre temps, j'ai été inspirée par des messages qui ont surgi de toutes parts pour me ramener sur la route de la Vérité. En voici quelques-uns :

Guérir n'est pas un combat
"Guérir n'est pas une bataille contre la maladie. Cela consiste à accompagner les transformations du corps à la recherche d'un autre équilibre, à créer les conditions d'une autre existence, à inventer une autre manière d'être au monde et aux autres." (Citation reçue d'une amie et tirée de la présentation d'un livre qui s'intitule Pourquoi tombons-nous malade ? par le Dr Jean-Pierre Muyard, éd. Fayard, 2009)
"C'est cela l'essentiel de la guérison spirituelle. Que vous combattiez quelque péché, de faux appétits, une maladie, la pauvreté, le chômage, le malheur, cessez de le faire et réveillez-vous. Réveillez-vous à votre véritable identité. (...) Vous êtes la conscience de Christ, un enfant de Dieu. Quant à l'erreur que vous combattez, elle se perpétue en vertu même de votre combat." (Tiré de Joël S. Goldsmith, L'Art de la guérison spirituelle, éd. Astra, 1997, p. 81)

Ces deux citations nous appellent donc à VIVRE... vivre pleinement l'immensité et la beauté de notre être profond dans une conscience élevée. Et c'est ce que j'ai trouvé dans la chronique matinale de Marie-Pier Charron publiée hier (Matin Magique : voir http://www.matinmagique.com/ pour en savoir plus sur ces capsules si inspirantes).

Guérir, c'est vivre profondément

"La vie est tellement plus merveilleuse et magique qu’une série de choses à accomplir… Le X (qu'elle inscrivait à côté de ses tâches accomplies) ne tient pas compte de la joie que j’ai tirée de la tâche en question ou de ce que j’en ai appris. Mais surtout, je sais au fin fond de mes tripes que je ne crée pas ma vie par ma liste de choses à faire – par la force de mes «muscles» –, mais par la force de ma pensée. Par la force de l’amour que j’ai pour ce que je fais et pour ce que je suis; par la foi que j’ai en ce que je planifie de vivre et de créer; par la certitude que j’ai de la mériter. Bref, ce que je fais ou ne fais pas est tellement moins important que ce que je décide de croire et de penser." (Lire toute la chronique en cliquant sur ce lien http://www.implosions.net/fr/templatemm93.html)

Ses propos sont tellement justes ; ils résument l'essentiel de mon message. Et elle poursuit dans sa chronique d'aujourd'hui en nous invitant à faire une liste de chose à être plutôt que de choses à faire.

"Identifiez pourquoi vous voulez ce que vous voulez; prenez conscience de ce que vous désirez profondément vivre et ressentir par la concrétisation de vos projets. Un sentiment de prospérité, peut-être? Une délicieuse liberté? De l’amour? Une joie profonde? Un sentiment de sécurité? Ensuite, transposez votre avenir dans le présent et créez un «vacuum créatif» puissant en cultivant ces états maintenant. Allez droit au but! Sentez-vous libre, sentez-vous prospère, sentez-vous aimé, sentez-vous en sécurité, sentez-vous grand… Aujourd’hui, pas demain ou dans un an." (Marie-Pier Charron, Matin magique, chronique du 20 mai 2009)

Retrouver l'harmonie

Ces merveilleuses citations nous ramènent à une grande vérité : guérir, c'est d'abord et avant tout retrouver l'harmonie. Goldsmith nous dit : "L'harmonie divine est votre destinée. Elle est la destinée de tout être humain, qu'il soit en bonne ou en mauvaise santé." (idem, p. 82)

Et ce matin, en tentant de revenir à l'essentiel de mon chemin de guérison, je me disais : "C'est vrai qu'il y a plusieurs avenues et qu'elles sont toutes valables si, et seulement si on les emprunte dans un état de grâce." Ça veut dire quoi, au juste ? Eh bien, voici quelques exemples de l'attitude à adopter :

  • apprivoiser et vivre pleinement le moment présent
  • rechercher sans cesse l'harmonie
  • apprendre à pardonner
  • baigner dans le positif
  • rechercher la joie profonde
  • obtenir le soutien des proches
  • trouver une façon de s'unir au reste du monde pour sentir sa pleine valeur humaine malgré l'invalidité
  • croire, croire, croire en sa réussite
  • faire des projets d'avenir et y travailler concrètement
  • s'ouvrir à l'abondance de Dieu avec humilité et gratitude
  • s'abandonner à la grâce divine (lâcher prise)
  • s'unir à la beauté de la nature et s'entourer de beauté lumineuse
  • créer un monde de bonté autour de soi
  • se brancher à la source de la Création chaque jour pour y puiser toute sa puissance bienfaisante
  • sourire à la vie et remercier pour chaque instant nouveau qui nous est offert
  • accepter le changement qui nous est proposé et le transformer en opportunité de croissance et d'épanouissement (pensons au papillon)
  • vivre pleinement chaque moment, qu'il soit heureux ou éprouvant
  • continuer à faire ce que l'on a à faire (sans pour autant faire fi du défi qui est nôtre)
  • ressentir l'amour sans conditions dans son coeur et le faire circuler tout autour
  • transformer l'épreuve en histoire d'âme... (j'y reviendrai).

Voilà ! Je crois que j'ai fait le tour du sujet. Mais j'ai encore beaucoup de beaux messages à partager. Alors, revenir me voir !!!

Bonne journée !

mardi 19 mai 2009

Mon chemin de guérison : la FOI (2)

Je reprends sans tarder ma chronique d'hier.

Pourquoi la FOI ?

En effet, j'aurais pu commencer à vous décrire mon chemin de guérison en dressant la liste de toutes les avenues empruntées depuis le début de ce périple, mais j'ai eu peur de me perdre en chemin ! C'est que par dessus tout, c'est la FOI qui me guide et m'éclaire. De plus, c'est à partir d'une entente conclue avec mon Créateur sur mon lit d'hôpital alors que je venais d'être avisée de me préparer à mourir (il y a déjà plus de trois ans et demi) que j'ai entrepris courageusement ma route. (Lire Matin de confidences parue le 12 avril 2008 pour plus de détails sur cet épisode.)

Début d'une grande aventure

Dès que j'ai été saisie de la présence d'une masse de nature inconnue et particulièrement imposante dans mon abdomen en août 2005, j'avais le sentiment que la cause appartenait à un univers qui m'était encore étranger, à savoir, la dimension subtile de l'être, et associée à certaines blessures et souffrances enfouies dans mes entrailles. Je devais absolument trouver quelqu'un pour m'aider à explorer ce monde mystérieux.

C'est là que j'ai rencontré "par hasard" Marie, ma première thérapeute. C'était un hasard dans la mesure où j'avais pris son nom sur le babillard de mon bureau; elle donnait des cours de yoga et je m'étais inscrite à la session qui devait débuter prochainement. En l'informant de mon impossibilité à démarrer la session en raison de mon problème de santé, elle m'a invitée à aller la rencontrer puisqu'elle était en mesure de m'aider à régler des choses dans la dimension énergétique de mon être. Et nous avons commencé à travailler le monde des émotions et à toucher à l'univers spirituel.

C'était le début d'une grande aventure au coeur de moi-même ! Et mon travail devait prendre diverses orientations, puisque j'apprenais que mon grand corps était composé de plusieurs corps : le corps physique qui en est le noyau, le corps mental, le corps émotionnel et le corps spirituel.

Plusieurs pistes d'action

Si vous avez déjà cherché à en savoir plus sur la santé, vous avez sans doute pu constater que la vitalité se nourrit de plusieurs sources. Dans Anticancer (David Servan-Schreiber, éd. Robert Laffont), l'auteur nous invite à développer de nouveaux réflexes pour une meilleure santé : saine alimentation, bien sûr, activité physique (bouger et s'oxygéner), méditation (se recentrer et se calmer), gérer ses émotions (les accepter et les exprimer), s'accepter avec ses valeurs et son histoire, etc. Je vous invite à consulter son site pour faire le tour de la question : http://www.guerir.fr/

Pour sa part, Nicole Gratton, dans son livre intitulé Les Secrets de la vitalité (éd. Flammarion), nous dresse une liste des différents aspects à considérer pour faire le plein d'énergie et vivre une vie heureuse. Outre l'alimentation, l'oxygénation et le sommeil, elle aborde les aspects du stress, la détresse émotionnelle, les plaisirs quotidiens, la mission stimulante et la méditation inspirante. (Voir http://www.nicole-gratton.com/fr/ecole/liv_vitalite.html)

Mes trois soleils de vie

Quant à moi, c'est à partir des informations que j'ai recueillies et des expériences que j'ai vécues, que j'ai pu me préparer un tableau de gestion de ma santé sur trois axes : le corps (associé à la nature), le coeur (lié à l'amour) et l'âme (guidée par l'Esprit). Cette grille (disponible sur demande à josee.martin@videotron.ca) me permettait d'indiquer dans les cases correspondantes les actions que je posais au quotidien au bénéfice de ma santé.

Ainsi, sous chaque thème étaient regroupés les diverses actions possibles :
  • Le corps/nature : alimentation et suppléments, soins corporels (bain, massage, réflexologie), repos (sommeil, sieste, détente), oxygénation (marche en plein air, baîllements et sons guérisseurs - tirés du Qi Gong), activité physique (étirement, musculation, cardio).
  • Le coeur/amour : amour, partage, entraide, compassion, bonheur, plaisir, rire, rencontres passionnantes, musique, aromathérapie, zoothérapie, sorties, etc.
  • L'âme/Esprit : connexion divine (prière, méditation, visualisation, contemplation, lecture, écriture, mandalas, silence, intuition, messe, nature, jardin), travail sur ma mission de vie, mon rêve, créativité (couture, horticulture, scrapbooking), thérapie (consultation), programmation mentale (pensées positives, affirmations, etc.), Yoga, Qi Gong, etc.
Comme vous pouvez le constater, guérir est un travail à temps plein et les combinaisons d'ingrédients sont multiples. Chacun sa recette ! Mais ça ne doit pas être considéré comme un combat, dit-on.

Je m'arrête ici pour aujourd'hui, car je sens mon énergie à la baisse. Je vous reviendrai avec la suite très bientôt.

Bonne journée !

lundi 18 mai 2009

Mon chemin de guérison : la FOI

Bon, enfin ! Ça fait au moins deux semaines que je vous promets de vous parler de mes avenues de guérison, mais ma condition physique m'a donné du fil à retordre. Et rappelez-vous que je suis en plein processus de déménagement... J'entreprends donc une chronique sur le sujet en ce beau lundi férié : la fête des jardiniers !!!

(Je vote pour cette appellation, puisqu'on n'arrive pas à s'entendre sur le vrai sens de ce congé : fête de la Reine, pour les anglos; fête de Dollard, pour les francos mais on sait plus c'est qui Dollard ; fête des Patriotes, qui me fait penser au cinéaste Pierre Falardeau avec ses revendications interminables pour la survie de notre peuple... pas que je sois contre, mais je trouve que, par moment, ça devient lourd. Il me semble que nous avons déjà la St-Jean-Baptiste pour souligner notre appartenance au Québec. Le printemps, n'est-ce pas la fête de la nature ?)

Mot d'inspiration

Avant de débuter, j'aimerais vous partager un passage qui m'a inspirée particulièrement sur le sujet de la guérison :
"Notre monde a sa source dans notre conscience : il est le reflet de notre état de conscience ; c'est la conscience qui régit le monde de quelqu'un. C'est la conscience de la vérité qui est la loi du monde, comme l'est aussi l'ignorance de la vérité. Pour celui, par exemple, qui sait chasser les ténèbres avec la lumière, il n'y a pas de loi des ténèbres. Les ténèbres n'ont du pouvoir sur quelqu'un qu'en l'absence de la lumière. De même, en l'absence de la vérité dans cette conscience, ce sont l'ignorance, le mensonge, l'apparence, la discorde et l'inharmonie qui se font entendre. Par conséquent, quand il n'y a pas action de la vérité dans notre conscience, notre monde reflète la chance, le hasard, les croyances humaines, médicales ou astrologiques. Et quand la vérité opère en et par notre conscience, elle se fait loi d'harmonie en notre monde, de sorte que toutes choses en notre être et notre vie reflètent l'harmonie qui est en notre conscience."
(Tiré de Joël S. Goldsmith, L'Art de la guérison spirituelle, éd. Astra, 1997, pp. 173-174)

Quand j'ai lu ce passage, j'ai revu mon oncologue qui ne croit qu'au pouvoir de sa médecine... (lire les quelques chroniques précédentes pour plus de détails) Ainsi, lorsqu'il a péniblement constaté les résultats du dernier examen, il avait perdu tout espoir.

Mon chemin à moi

Bien que je me sois fait reprocher d'écrire parfois "à l'américaine" par ma belle-soeur préférée (Salut, Linda ! Embrasse frérôt pour moi ), c'est-à-dire que je ne finis pas toujours mes histoires sans donner un nouveau rendez-vous pour la suite, je m'arrête ici pour le moment... C'est maintenant l'heure du souper et mon dos commence à me faire sentir qu'il en a assez de cette chaise. Je reprendrai donc mon récit demain matin.

Soyez au rendez-vous !

jeudi 7 mai 2009

Vous dites quoi, Docteur ?

Alors, tel que promis, voici la grande nouvelle...

J'ai revu mon oncologue hier et je lui ai parlé de mon problème digestif de la semaine dernière. Je voulais lui démontrer que ce problème était survenu spécifiquement suite à l'annonce de la nouvelle décevante (même déprimante) sur la suite des choses en regard des résultats du dernier scan. Ceci m'a amenée à lui rappeler que mon processus de guérison était basé sur plusieurs ingrédients dont la chimio faisait partie. Ainsi, à mon avis, les résultats de l'examen pouvaient aussi bien parler de la performance des traitements médicaux que de celle des méthodes alternatives (comme la nutrition, les suppléments alimentaires, l'oxygénation, l'exercice physique, l'état d'esprit, etc.). Sur ce, il a émis un doute sérieux.

"OK, Docteur, je sais que vous êtes un scientifique et que vous vous prononcez seulement sur des méthodes qui ont été mesurées scientifiquement, mais sachez que moi j'y crois. Alors, si je ne réagis pas avec autant de détresse à l'annonce de ce genre de nouvelles, c'est que j'interprète les choses autrement. À l'avenir, je vous demanderais de me dire que la chimio a atteint ses limites et non qu'il n'y a plus rien à faire, car il y a un monde de différence entre les deux. Et l'espoir est le PREMIER ingrédient de la recette."

En acquiesçant à ma demande, il ajoute : "De toute façon, Madame, vous savez que vous avez déjà dépassé largement toutes nos espérances ?" Mon Dieu que cette petite phrase m'a fait plaisir. "Ah oui, Docteur, expliquez-moi." À force de questionner, j'ai fini par lui tirer un aveu : selon lui, lorsqu'il m'a rencontrée pour la première fois en octobre 2005, mon espérance de survie se situait à un an tout au plus. Yessssss !!!

"Là, vous me faites plaisir, Docteur. Vous êtes en train de me confirmer que mes efforts n'ont pas été vains." Il a approuvé, même s'il gardait ses réserves : "On ne sait jamais d'une personne à l'autre, quelle sorte de résultats on aura." me dit-il. "En effet, lui ai-je répondu, car on n'analyse jamais les actions qui sont entreprises par les différents patients en dehors de la chimio." Ce sur quoi il a dû se montrer d'accord.

Une nouvelle vie

Ça faisait longtemps que je me promettais de lui poser la question sur son pronostic initial, mais je n'osais pas. Aujourd'hui, je suis très heureuse de savoir que j'ai battu les statistiques, pas pour remporter une médaille... Non. C'est surtout parce que maintenant mes croyances ont des fondements. Ce ne sont plus du charabia flyé !

Depuis hier, je flotte. Maintenant, tous les espoirs sont permis. Peut-être que la médecine a atteint un cul-de-sac dans mon dossier, mais, moi, je continue de croire qu'en mettant toutes les chances de mon côté, je survivrai très longtemps à cette erreur de parcours.

Un peu de repos

Voilà pour ce soir. Je ne vous ai pas oubliés au sujet de mes différentes avenues de guérison. J'y reviendrai dès que possible.

Bonne soirée !

vendredi 1 mai 2009

Bilan global d'une année d'efforts

Ça fait au moins deux jours que j'aurais déjà dû vous dévoiler mes secrets de guérison, selon ma chronique du 28 avril. Pardonnez-moi, mais j'ai connu quelques petits problèmes digestifs qui m'ont rendue incapable de presque tout. Alors, me voici avec la suite...

Retour sur la dernière année

Pendant que j'avais les deux mains dans la terre l'autre matin, je tentais de comprendre ce qui avait bien pu se passer pour que mon progrès dérape... Si la chimio n'est qu'un des ingrédients de ma recette de santé, alors pourquoi s'alarmer devant les tristes pronostics du médecin ? Possiblement que les images apparues sur le scan du 15 avril, où l'on peut voir que les masses ont grossi malgré les traitements réguliers, démontrent simplement que ce sont les autres facteurs qui ont été déficients, soit : alimentation, exercices physiques, état d'esprit, émotions vécues, etc.

C'est avec ces questions en tête que je me suis mise à faire le tour de ma dernière année de lutte pour mieux comprendre et pouvoir aligner mes flûtes pour la suite.
  • juillet 2008 : Nouvelle récidive et reprise des traitements de chimiothérapie
  • août : Démarrage d'un nouveau programme de nutrition basé sur la médecine chinoise
  • septembre : Début d'activités bienfaisantes avec des femmes d'OMPAC (voir http://www.ompac.org/) -- soirée de biodanza et chant-chorale
  • octobre : Courtes vacances sur la Côte-Nord avec les baleines
  • d'août à octobre : visites régulières chez mon ostéopathe qui m'encourage à garder la foi et à entretenir un univers intérieur harmonieux et bienfaisant.
Ce qui est important à retenir relativement à cette période de fin d'été, c'était mon état d'esprit : j'étais déterminée à vaincre et j'avais encore assez d'énergie pour m'investir à fond dans ma démarche de guérison. Aussi, je vivais beaucoup de belles choses dans mes activités à OMPAC et dans ma relation amoureuse. Je m'emplissais de beauté et de joie de vivre.

Résultat : le scan d'octobre démontre une bonne amélioration de la situation. Nous sommes sur la bonne voie.

À l'automne, après cette reprise en lion, les choses se calment légèrement. Les effets cumulatifs de la chimio se font davantage sentir, l'approche de l'hiver sème un peu de morosité dans l'atmosphère, je vis des tiraillements dans ma relation amoureuse et dans mes relations familiales, l'isolement me gagne. Ainsi, bien que mes efforts se poursuivent (alimentation, traitement, thérapie, etc.), le coeur s'est alourdi.

Résultat : le scan de janvier 2009 démontre qu'il y a encore eu amélioration, mais de moins grande importance. Nous poursuivons...

Durant l'hiver, c'est là que mes jours se font plus difficiles : sentiments d'isolement et d'inutilité, besoin de bouger, d'agir, d'être entourée, mais ma condition ne le permet pas (la chute constante des globules rouges crée de l'anémie de plus en plus sévère et affecte aussi mon moral), tiraillements plus prononcés dans mes amours, aucune activité au programme (les ateliers de biodanza et de chant-chorale n'ont pas repris en janvier), le froid me garde à l'intérieur, je deviens négligente côté alimentation (je suis tannée du manque de variété et je me permets trop souvent des tricheries), etc. Et pendant cette période, je me suis éloignée de ma pratique spirituelle, ce qui a ouvert la porte à des sentiments plus négatifs (colère, ressentiment, etc.).

Résultat : le scan d'avril présente des résultats décevants, et même déprimants aux yeux du docteur. Les masses ont grossi et sur le plan médical, aucune autre alternative de traitement n'est envisagée. Le médecin en conclut que la chimio ne fait plus son travail et craint le pire. Moi, je comprends que les derniers mois de ma vie ont joué négativement sur ce bilan. Deux perspectives bien différentes !


Mes avenues d'espoir

Avec le début d'avril arrive les jours plus ensoleillés et surtout l'éveil de la nature... les fleurs, ma passion, me crient de me joindre à elles pour nous amuser et ressentir la joie de vivre dans son essence véritable. Mais encore plus important, je prends de grandes décisions qui auront un impact certain sur mon mieux-être au cours des prochains mois et années : je quitte mon appartement à Montréal pour aller vivre en Estrie (mon rêve) avec mon chum. (Vous aurez compris que la crise que nous avons traversée cet hiver a eu du bon.) Je ne me sentirai plus aussi seule, car chaque jour, je m'endormirai auprès de celui que j'aime... Ses enfants mettront aussi de la vie dans mes journées parfois trop longues. Et la proximité du lac Memphrémagog et du mont Orford nous offrira de belles occasions, à mon amoureux et moi, de nous emplir de cette nature grandiose et d'en respirer l'air bienfaisant. Ce grand pas marque le début d'un projet de vie à la campagne qui devrait se réaliser au cours des prochaines années.

Et grâce à ce réaménagement de ma vie, je suis maintenant en mesure de renouveler ma voiture. Ça fait deux ans que j'y pense. Cette semaine, je suis allée m'amuser chez le concessionnaire... Ooouuu ! Quelle joie de se gâter enfin !

Comme vous voyez, tous les espoirs sont permis... À moi maintenant de reprendre mon travail sur la route de la guérison. C'est ce dont je vous entretiendrai la prochaine fois.

Merci d'être au rendez-vous. Et pour ceux qui me suivent et qui se font du souci, je vous prie de rester confiants avec moi. C'est ce dont j'ai le plus grand besoin. Envoyez-moi des bonnes pensées, des ondes de lumière divine et des prières. Ensemble, nous vaincrons !!!

Douce conclusion

Avant de vous quitter, j'aimerais vous partager un message que je viens de recevoir de Marie-Pier, la fille de mon chum :

P.S. Papa m'a parlé de ta rencontre avec le médecin en début de semaine. Je voulais te dire de ne pas lâcher et que tu vas réussir à guérir! Je pense souvent à toi et t'envoie plein d'ondes positives.

Merci, ma belle. T'es super !

mardi 28 avril 2009

Et le lendemain, quoi ?

Selon le titre de ma chronique du jour, vous vous doutez bien qu'hier, il s'est passé quelque chose d'important dans ma vie. En effet, j'ai rencontré mon médecin pour recevoir le rapport du scan du 15 avril dernier sur lequel je fondais beaucoup d'espoir.

Les limites du progrès

Eh bien, l'oncologue n'avait pas de bien bonnes nouvelles à m'apprendre. Les résultats n'allaient pas dans la direction souhaitée suite aux traitements de chimiothérapie qui se poursuivent sans arrêt depuis juillet 2008. Les masses ont légèrement grossi. Pire, le doc n'avait pas d'autres avenues de solution à me proposer pour plus d'efficacité dans notre lutte. Inutile de vous dire qu'il avait la mine bien basse en m'annonçant ces constats déprimants. C'est compréhensible, car c'est comme d'admettre un échec en même temps que son impuissance. Et puis, il m'aime bien et voit combien je veux vivre avec tous les efforts que j'investis pour vaincre.

Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

Après avoir écouté sereinement les grandes lignes du rapport, je suis vite passée au plan d'action. J'étais, bien sûr, déçue mais je ne me suis pas effondrée en larmes, à son grand étonnement d'ailleurs. En me revoyant assise devant lui avec tout ce sang-froid, j'en suis moi-même étonnée. Comment se fait-il que je sois capable d'entendre d'aussi terribles nouvelles sans tomber dans le drame ni être balayée par la bourrasque d'émotions qui l'accompagnent habituellement ?

Je ne suis pas seule

Alors, d'où me vient cette sérénité ? D'abord, à la pensée que je ne suis pas seule, car Dieu m'accompagne à chaque instant à travers l'épreuve et qu'Il est plus fort que tout. (Et si l'envie vous prend de vous emporter en criant : "S'Il est plus fort que tout, alors pourquoi permet-Il à cette maudite maladie de persister ?" Premièrement, je crois qu'Il a son plan divin dont plusieurs aspects nous échappent. Et j'accepte volontiers de servir sa cause sans la connaître encore. Deuxièmement, c'est en partie moi qui permet à cette maladie de m'habiter encore, ce qui m'amène à mon point suivant : ma responsabilité dans tout ça.)

Et moi, alors ?

Je demeure sereine devant la tête déconfite du doc parce que je suis convaincue que j'ai un grand rôle à jouer dans le processus de ma guérison (la raison d'être du présent blogue est d'en faire état pour que ma démarche puisse être utile à d'autres qui livrent un combat similaire) et la chimio n'est qu'un ingrédient dans mon cocktail de "remèdes miracles". Le docteur, lui, ne croit qu'à son traitement, ce qui explique son air solennel et son immense compassion. Il me voit déjà dériver, impuissant, vers le haut des chutes du Niagara craignant le pire. Ce qu'il n'est pas en mesure de voir, ce sont toutes les paires de rames dont je dispose pour regagner la rive. Il ne voit pas non plus les nombreuses paires de bras qui sont là pour ramer avec moi, car ce sont mes ressources et mon réseau.

"Ne perds pas le Nord"

Avant de clore notre entretien, il me promet qu'il fouillera à nouveau dans la documentation pour voir s'il n'y aurait pas une autre alternative de traitement pour mon cas. Et, dans mon esprit, je me promets de faire le point avec moi-même sur les dimensions qui sont sous ma gouverne qui pourraient expliquer ce recul. (J'y reviendrai dans la suite de ma chronique demain.)

Avant de sortir du bureau, je lui lance : "Ne soyez pas trop déprimé pour moi, je continue à croire aux miracles." Il a tout simplement répondu : "C'est ça." (En ajoutant sans doute dans sa tête : "Bonne chance !") Il a bien dû se demander d'où je sors pour réagir de cette façon.

Et ce matin, alors que je reprenais contact avec la nature, les deux mains dans la terre de mes futurs bacs à fleurs, j'observais les volées d'outardes qui traversaient le ciel dans leur formation de grand "V" pour regagner leur destination nordique pour l'été et je les entendais me répéter : "Ne perds pas le Nord. Ne perds pas le Nord. Ne perds pas le Nord. Ne perds pas le Nord.........."
(À suivre demain.)

Voyez la lumière qui est toujours présente même quand on a le sentiment d'être perdu en forêt ! Et plus loin, il y a un banc à la droite du chemin pour s'asseoir et prendre une pause lorsque la route se fait ardue...

Gardons courage !


dimanche 8 mars 2009

Le grand saut... pour la vie !

"Avec l'arrivée de mars arrivent aussi les grands projets printaniers. Voici le mien : m'établir à la campagne dans un beau coin de l'Estrie. J'en rêve depuis toujours et maintenant est venu le temps de passer à l'action pour concrétiser mon rêve.

Et pour ce faire, je fais appel à vous qui pourriez peut-être m'aider à trouver ce que je cherche. Alors voici mes critères :


  • beaucoup d'espace pour respirer et admirer les beautés de la nature
  • un bout de terrain pour jardiner et fleurter avec les oiseaux et petites bêtes
  • une maison chaleureuse avec de belles pièces bien éclairées et bien aménagées
  • des gens agréables avec qui partager et échanger.

Ce dernier point vous intrigue ? En effet, je ne cherche pas nécessairement à vivre seule. Si je ne trouvais pas la maison qui me convient, je pourrais louer un logement dans une maison de campagne (et non dans un édifice à logements multiples) chez des gens qui pourraient apprécier avoir de l'assistance pour leur faciliter la vie. Des personnes autonomes et chaleureuses, ouvertes aux belles choses de la vie. Je me vois sur une petite fermette haute perchée dans les montagnes pour y faire de la culture biologique et prendre soin de poules et de lapins...

Si jamais vous avez un flash sur une possibilité, faites-moi signe. Je suis ouverte à évaluer toute proposition. Parlez-en autour de vous, faites suivre mon courriel à ceux que vous croyez concernés par cette recherche un peu spéciale. L'UNIVERS répondra ! "

L'Univers a répondu !

Le message ci-dessus a été envoyé en début de semaine dernière à un certain nombre de mes contacts. Déjà quelques opportunités se sont présentées à moi et, hier, j'ai fait une visite d'exploration dans les environs de Dunham, près de Cowansville. Je crois que cette première visite est pleine de promesses, mais rien n'est encore conclu. Il faut laisser reposer et voir, sentir si c'est vraiment ce qui est le mieux pour tous.

"Tout ce qui se produit dans l'univers arrive parfaitement. Dieu ne s'est pas trompé depuis un bon bout de temps..." (Extrait de Neale Donald Walsh, Conversations avec Dieu, tome 2, p. 42)

"Everything occurring in the universe is occurring perfectly. God hasn't made a mistake in a very long time."

En attendant, je continue à regarder autour tranquillement pour dénicher d'autres opportunités qui pourraient s'avérer intéressantes. J'ai confiance ; l'Univers est bon et Il sait ce qu'Il fait. Faut juste suivre le courant en écoutant les signes et sa petite voix intérieure.

Ainsi, si jamais vous voyez quelque chose qui ressemble à ce que j'ai décrit plus haut, faites-moi signe. Vous trouverez plus de détails sur mon rêve dans ma chronique du 20 janvier intitulée "Un grand rêve à naître".

Merci de tout coeur et au plaisir d'avoir de vos nouvelles.

«La sagesse, c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit.» – Oscar Wilde

«Il est bien difficile de définir ce qui est impossible, car le rêve d'hier devient l'espoir d'aujourd'hui et la réalité de demain.»– Robert Goddard

mercredi 4 mars 2009

Il est temps de reconstruire

"Reconstruire", c'est la réponse que j'ai reçue récemment à ma prière pour trouver le bonheur et la paix.

Un passé réactivé

Ça faisait déjà trois jours que je baignais dans l'amertume et les regrets du passé. J'y avais été replongée par une rencontre "obligée" avec mon ex. (J'ai toujours haï ce mot-là, "ex"... sans doute pour ce qu'il évoque : la fin d'un chapitre.) Cette rencontre a eu lieu au salon funéraire à l'occasion des obsèques de mon amie Diane (voir Douce pensée pour Diane, paru le 2 février dernier). Diane et Yvon étaient un couple d'amis à Michel et moi. En fait, Michel était ami avec Yvon bien avant que je connaisse Diane, et ces deux-là travaillent toujours ensemble. Il était donc normal que je rencontre Michel au salon ce seul soir de réunion. Je ne me sentais pas tout à fait à l'aise étant la seule de ma gang; les seuls gens que je connaissais étaient Yvon, Michel et quelques-uns de leurs collègues de travail. Il y avait aussi quelques amies à Diane que j'avais rencontrées à de rares occasions et dont j'avais entendu beaucoup parler.

À mon arrivée, je me suis mise à chercher Yvon pour lui offrir mes condoléances. Il s'était absenté quelques minutes. J'ai fait le tour et j'ai rencontré Peter et sa femme. Nous avons discuté un peu. Puis j'ai aperçu Michel accompagné de sa nouvelle conjointe et entouré de sa gang de "chums" du travail. Même si je sentais que je devais faire un pas vers lui pour concrétiser, en quelque sorte, ma démarche de pardon, ce n'était pas le moment. Je préférais restée concentrée sur le départ de Diane. La cérémonie religieuse se préparait dans la salle adjacente. Dès que les chaises ont été en place, je suis allée m'asseoir car je voulais être certaine de ne pas rester debout. Je n'en avais pas la force.

Un geste de paix

Après la cérémonie, les gens étaient invités à partager un goûter, comme c'est l'habitude. Je suis descendue comme les autres, mais seulement pour aller saluer Yvon avant de partir. À l'entrée de la salle, j'ai cherché Yvon des yeux. Il n'était pas encore descendu. Mais Michel était là avec sa conjointe. À ce moment précis, j'ai senti qu'une force me poussait à aller lui serrer la main en guise de geste de paix. Un profond sentiment me disait : "Si tu ne t'avances pas ce soir, tu vas passer à côté d'une occasion unique de clore un chapitre important de ta vie." Je ne pouvais pas laisser passer cette occasion.

Je me suis donc avancée très confiante, bien qu'un peu nerveuse, pour aller le saluer. D'abord surpris, il a volontiers accueilli mon geste et m'a présenté sa "future épouse". Nous avons échangé quelques minutes sur les grands volets de nos vies : santé, famille, projets, etc. Il y a eu une tentative de sa part de revenir en arrière sur un épisode sombre et merdique de nos dernières années de vie commune, mais je ne suis heureusement pas tombée dans ce piège. J'aurais très bien pu me vider le coeur... Mais le but de ma démarche était surtout orienté vers la paix. J'ai donc résisté à la tentation de régler des vieux comptes "en souffrance".

Retour vers le futur

Les trois jours qui ont suivi ce retour dans le passé ont été difficiles à vivre. Je revoyais sans cesse ce que j'avais perdu dans cette rupture douloureuse, les blessures subies, les injustices et les trahisons. De la merde ! Je priais fort pour en sortir, car dans cette souffrance réactivée, j'avais perdu ma sérénité. J'avais travaillé tellement fort pour l'acquérir, il ma fallait la retrouver au plus vite. Alors, j'ai demandé à Dieu : "Comment faire pour sortir de ce trou noir ?" Sur l'instant, l'inspiration m'a soufflé un mot : RECONSTRUIRE. Un mot qui dit tout.

J'ai commencé à poser les premières pierres de ce futur qui n'attend que moi. Je vous en reparlerai bientôt.

Mots de sagesse

"Nous ne devrions pas nous sentir mal à l'aise face à nos difficultés, seulement face à nos échecs à en tirer quelque chose de beau." —Alain de Botton
We should not feel embarrassed by our difficulties, only by our failure to grow anything beautiful from them. —Alain de Botton
"Alors, cesse de chercher. Cesse de résister. Embarque dans ta vie et vis-la aussi complètement et magnifiquement que tu le peux. Alors, je te le dis, je serai ton plus grand admirateur." (Extrait de Paul Ferrini, Le silence du coeur, éd. Le Dauphin Blanc, 2008, p. 217)

"Tes parents divins ont la réponse à ton dilemme. Tu n'as besoin que de t'ouvrir à eux et la solution émergera dans ton coeur. Et tu sauras que c'est la solution parce qu'elle respectera tout le monde, parce qu'elle résoudra ton conflit intérieur. Tu sauras que c'est la réponse parce que ton coeur en sera élevé. L'énergie et l'optimisme seront de retour dans ta vie." (idem, pp. 225-226)

"Dans l'histoire d'une réussite conventionnelle, on voit le protagoniste obtenir de plus en plus d'argent, de considération et de biens matériels. J'aime présenter l'histoire d'une réussite tout à fait différente, une histoire dans laquelle le protagoniste se rapproche toujours un peu plus de l'endroit où son coeur cesse de le tirer en arrière, où son talent explose, où son caractère s'épanouit et où se dévoile le don qu'il veut offrir au monde." (Po Bronson, Que faire de ma vie ?, éd. AdA, 2004, p. 359)

samedi 24 janvier 2009

"Je rentre chez moi"

Cette semaine, j'ai écrit une série de textes qui sont tous reliés d'une façon ou d'une autre. À ma grande surprise, en faisant ma lecture matinale ce matin, j'ai lu des passages de La Danse (Oriah Mountain Dreamer, éd. Logiques, 2004) qui résument bien l'essentiel de leur message : suivre le mouvement de la vie pour revenir à soi (en dedans) et retrouver son chez-soi, et ce, pour favoriser sa guérison. Voici les extraits en question :
"Je ne sais pas pourquoi, mais je crois qu'il existe pour chacun de nous un endroit sur la Terre qui guérit et régénère nos corps et nos coeurs. Nous devons trouver ces lieux et nous y rendre si nous voulons apprendre à danser." (p. 175)

"Pour vivre plus intensément, nous devons nous rendre dans des endroits qui nous aident à trouver un rythme plus lent. Il ne suffit toutefois pas d'y aller. Il faut laisser ces lieux nous toucher, nous changer, nous parler." (p. 178)

"Notre chez-nous, c'est non seulement le lieu dont nous nous souvenons, mais le lieu qui se souvient de nous, même si nous n'y sommes jamais allés, le lieu qui détient une part essentielle de nous en fiducie, qui attend notre retour tandis que nous voyageons dans d'autres endroits du monde, comme nous devons le faire." (p. 183)


Méditation pour les lieux qui se souviennent de nous

Je vous invite à le trouver cet endroit grâce à une petite méditation proposée par l'auteur (p. 184-186) :

"La présente méditation vous invite à écrire. Vous pouvez la faire sans écrire, mais, en ce qui me concerne, j'ai plus de facilité à trouver et à saisir les détails lorsque j'écris.

Assoyez-vous confortablement, un stylo et du papier à portée de la main et fermez les yeux. Respirez profondément trois fois par le nez et expirez par la bouche. Relâchez vos épaules à l'expiration et laissez tomber votre poids vers vos hanches et vos jambes. Prenez conscience de la surface sur laquelle vous êtes assis, du sol sous cette surface et de la Terre au-delà du sol qui vous porte. Concentrez votre attention sur votre respiration; suivez le mouvement de vos inspirations et de vos expirations pendant quelques instants. Si des pensées vous viennent, reconnaissez-les et laissez-les simplement s'en aller à l'expiration, puis ramenez votre attention sur votre respiration.

Maintenant, laissez venir à votre esprit les mots "Je rentre chez moi" et imaginez que vous parcourez, en voiture, à pied ou en avion, le trajet vers un environnement naturel quelque part sur la Terre. Il peut s'agir d'un endroit que vous connaissez bien ou d'un endroit où vous n'êtes jamais allé. Évitez de penser aux détails pratiques que pourrait comporter le voyage. Si aucun endroit ne vous vient à l'esprit rapidement, laissez vagabonder votre imagination et répétez la phrase : "Je rentre chez moi."

Acceptez les sentiments qui vous viennent, mais résistez à l'envie de choisir consciemment un endroit pour soulager la tension que vous ressentez peut-être à l'idée que vous ne savez pas où se trouve votre chez-vous. Prenez tout le temps nécessaire.

Si un endroit vous vient à l'esprit, imaginez que vous y êtes. Si aucun lieu identique à celui que vous cherchez ne se présente à votre imagination, même si vous y avez réfléchi pendant un bon moment, choisissez-en un autre que vous savez agréable dans l'intention d'évaluer les qualités qui pourraient faire de ce lieu votre chez-vous.

Prenez le temps d'imaginer l'endroit dans tous ses détails. Quel est le moment du jour ? La saison ? Prenez note de la température, des couleurs qui vous entourent, de l'odeur dans l'air. Lorsque vous serez prêt, prenez votre stylo et le papier, et commencez à décrire l'endroit. Soyez le plus précis possible : quel type de végétation y a-t-il ? Quels sons entendez-vous ? Êtes-vous seul ou y a-t-il d'autres êtres humains présents ? Y a-t-il des animaux ou des oiseaux ? Laissez votre main glisser sur le papier sans vous censurer ou porter de jugement. Intégrez à votre description physique de l'endroit les sentiments qu'il vous inspire. Pourquoi vous y sentez-vous chez vous ? Qu'est-ce qui vous inspire un sentiment d'appartenance ? Comment vous sentez-vous dans votre corps, votre coeur et votre esprit ?

Quand la description vous semble complète, relisez-la. Fermez de nouveau les yeux et imaginez-vous à l'endroit décrit. Prenez conscience des pensées ou des sentiments qui se présentent. Éloignez les pensées et laissez-vous imprégner par les sentiments."

Où est votre chez-vous ?

Je vous ai parlé de mon chez-moi dans "Un grand rêve à naître" paru le 20 janvier dernier. J'aimerais bien connaître votre chez-vous. Quel est lieu auquel vous appartenez dans votre coeur et votre être profond ? Je vous invite à utiliser la page commentaire pour le partager avec la communauté de lecteurs qui visitent ce site pour s'inspirer et cheminer. Libre à vous de vous identifier ou non, mais ne manquez pas l'occasion d'en inspirer d'autres avec vos belles histoires.

En vous remerciant de tout coeur de votre précieuse participation. Que Dieu vous bénisse !

P.S. à Paspierre : Salut à toi. Merci d'être fidèle au rendez-vous. Ça me touche beaucoup. À bientôt, j'espère.

vendredi 16 janvier 2009

Le Grand Mystère de la danse

Ce matin, je lisais quelques pages de mon nouveau livre, le deuxième d'une trilogie de l'auteur Oriah Mountain Dreamer intitulé La Danse (Les Éditions Logiques, 2004). Cette lecture à caractère spirituel est une invitation à vivre au rythme de notre vraie nature. J'avais beaucoup aimé son premier intitulé L'invitation (publié aux mêmes éditions en 2000) qui se veut un appel à la vie, à la passion et à la réalité.

Danser sa vie

Qu'est-ce que ça vous dit, "Danser sa vie" ? Ça fait déjà un bon moment que je reçois ce message de plusieurs sources en guise d'invitation à cheminer. Danser, c'est suivre le mouvement en n'offrant aucune résistance, un peu comme l'eau de la rivière qui coule allègrement dans son lit, contournant les obstacles sur son parcours et polissant les surfaces, à force de patience et de persévérance... Elle ne semble jamais se plaindre de son sort et elle finit toujours par atteindre l'océan. Voilà l'image que prend la danse de ma vie.

Dans son chapitre intitulé "Mais savez-vous danser ?", l'auteure nous ouvre les yeux sur une grande vérité qui lui a été inspirée en songe. Elle se demandait ceci : "Je veux savoir pourquoi je suis si rarement la personne que je souhaite être." (p. 28) Et la réponse qu'elle a reçue est la suivante : "La question n'est pas de savoir pourquoi tu es si rarement la personne que tu veux vraiment être, mais plutôt pourquoi veux-tu si rarement être la personne que tu es vraiment ?" (p. 29)

Et comment faire pour vouloir être celui ou celle que l'on est vraiment, dans notre être le plus profond, si on ne sait pas à qui on a affaire ? C'est seulement en allant à la rencontre de soi souvent par le recueillement, l'exploration et la découverte, l'accueil et l'appréciation, qu'il est possible de faire les premiers pas de la danse avec l'être merveilleux que nous sommes.

Le grand secret

Plus loin, elle nous confie son grand secret : "J'ai toujours senti la présence de ce qui est plus grand que moi-même." Puis elle nous raconte comment ç'a commencé. Elle était une toute petite fille lorsque, blottie dans son lit effrayée par les disputes de ses parents qu'elle entendait très bien, elle s'est sentie portée et réchauffée par la main de Dieu. C'était ainsi que le "Grand Mystère" avait répondu à ses prières répétées. Puis elle dit avoir senti la présence bienveillante de plusieurs êtres de lumière dans son coeur ; ils la rassuraient en lui disant : "Nous sommes toujours avec toi. Nous serons toujours avec toi."

Dans sa naïveté enfantine, elle croyait que tout le monde pouvait sentir une telle présence. Elle a été étonnée d'apprendre qu'il n'en était rien. En fait, le contact doit d'abord être établi par notre volonté de se tourner vers la lumière divine avec foi, amour et gratitude. Cette rencontre est souvent provoquée par des événements éprouvants qui nous ramènent à l'essentiel.

Danser avec le Grand Mystère

L'annonce de la maladie a été pour moi une invitation à la danse de ma vie que j'ai acceptée dès le départ. Je sentais au fond de moi que toute la résistance que j'avais opposée aux différents appels de changement reçus dans les épisodes difficiles de mon parcours y était pour quelque chose.

Ainsi, au lendemain de l'annonce du diagnostic épouvantable, je suis entrée en conversation avec Dieu. Seule dans ma chambre d'hôpital, j'ai amorcé mon discours ainsi : "Mon Dieu, je sais que cette épreuve a quelque chose à m'apprendre sur moi, sur la vie et sur mon rôle dans cette vie. J'accepte le défi proposé, mais j'aurai très certainement besoin de Toi pour traverser les moments les plus difficiles. Je te confie mon corps puisque Tu en es le Créateur, pendant que je plonge dans le grand voyage intérieur à la découverte de mon être lumineux." Je venais de m'ouvrir à un univers spirituel nouveau qui m'invitait à cheminer doucement dans l'amour, l'accueil et la foi. Je n'avais plus rien à craindre.

La valse divine

Lorsqu'on accepte d'entrer dans la danse, les partenaires qu'il nous faut se présentent au moment venu. Ainsi, dès ma sortie de l'hôpital, j'entreprenais un processus de guérison émotionnelle avec une thérapeute qui avait tout ce qu'il me fallait : amour, accueil et douceur. Elle connaissait les avenues à emprunter pour retrouver le chemin vers la maison (le Soi). Voici un extrait du récit que j'en ai fait dans mon journal peu de temps après :
"Quand je me suis présentée chez elle au lendemain de ma première visite chez l’oncologue, elle m’a trouvée en très bonne forme, malgré le peu de temps qui nous séparait de l’opération (deux semaines et demie seulement). Avant d’entreprendre le traitement, elle prend le temps nécessaire pour m’écouter relater les événements entourant mon séjour à l’hôpital, le compte-rendu du docteur qui a pratiqué ma chirurgie au lendemain de l’intervention et surtout ma rencontre de la veille avec l’oncologue. Je lui exprime clairement mon besoin d’être rebranchée à la Puissance Divine, car j’ai perdu ma solidité en raison de la peur qui m’a envahie. Elle me trouve bien sereine malgré tout.

Étendue sur la table, je me laisse guider par les paroles de ma thérapeute qui me demande de respirer profondément pour mieux me détendre. Puis elle m’invite à entrer à l’intérieur de moi pour reprendre contact avec la force de vie qui m'habite de même qu'avec mon univers spirituel. Je sais que des ressources inouïes s’y trouvent; il ne me suffit que d’avoir foi en ce potentiel divin pour y avoir accès. À cette pensée, me vient sitôt en tête une magnifique image : je vois Marie, ma thérapeute, me tenant dans ses bras, telle une brebis blessée, pour me ramener auprès du Créateur pour recevoir la guérison. Tout ça se déroule dans une bulle de lumière blanche d’une pureté infinie. Dès les premiers instants du traitement, je me sens aussitôt rebranchée et je pleure à chaudes larmes. Je remercie le Ciel de m’accueillir de nouveau pour me sauver.

Puis, à un certain moment, Marie prononce ces paroles qu’elle m’invite à répéter : « Avec la puissance de Dieu en moi, je peux tout. » Comme c’est rassurant ! Je ne suis plus seule."

Vous vouliez connaître mon secret pour tant de sérénité et de confiance dans cette aventure éprouvante ? Le voici : je ne danse jamais seule.

Que Dieu vous accompagne à chaque instant et qu'Il vous bénisse.

vendredi 2 janvier 2009

Voeux du Nouvel An

En ce 2 janvier, il est de mise d'offrir ses voeux du Nouvel An. Nous avons l'habitude de souhaiter la paix, l'amour, la joie, "du succès dans tes études... et le paradis à la fin de tes jours".

Moi, je vous souhaite le paradis ici et maintenant. Comment ça ? Eh bien, le paradis, ce n'est pas un endroit à atteindre une fois mort. Ça c'est des croyances de vieux. Le paradis, c'est plutôt un état d'être qui se vit dans le coeur et dans l'âme et qui se manifeste partout autour de soi par son rayonnement. Et il nous appartient de le créer et de le recréer à chaque instant par nos choix : pensées, gestes, croyances, attitudes, intentions, perceptions, etc.

Porter des lunettes roses

Le regard qu'on porte sur la vie influence grandement notre perception des choses et ensuite nos réactions selon le point de vue qu'on a adopté. Porter des lunettes roses, c'est souvent revenir dans la naïveté de l'enfant qui découvre le monde et qui se manifeste dans une croyance de départ à l'effet que tout le monde a de bonnes intentions. C'est-à-dire que lorsqu'on se sent blessé par les gestes ou paroles de quelqu'un, c'est souvent en raison d'une maladresse de sa part et non par méchanceté.

Poser un regard naïf sur ce genre de situation, c'est accorder le bénéfice du doute à l'autre. Cela permet de pardonner plus facilement (car tout le monde fait des erreurs et on peut tous avoir une mauvaise journée) et s'éviter bien des tortures inutiles. La naïveté me procure une certaine paix par rapport aux situations ambiguës : je suppose que c'est moi qui ai mal compris ou interprété les intentions de l'autre. Et c'est bien souvent le cas.

Apprendre à se connaître... et à vivre

La présente chronique m'a été inspirée en grande partie d'une lettre écrite par Jacques Salomé, auteur bien connu, pour témoigner de sa reconnaissance envers la vie. Cette lettre a été publiée dans La Presse du 21 décembre dernier. Voici quelques extraits de Ce que la vie m'a appris :

"J'ai appris tardivement à remercier, chaque matin, la Vie d'être présente en moi et autour de moi, à l'honorer chaque fois que cela m'est possible, à la respecter en toute occasion, à la dynamiser avec mes ressources et mes limites.

J'ai appris difficilement à m'aimer, non d'un amour narcissique ou égocentrique (même si la tentation était grande) mais d'un amour de bienveillance, de respect et de tolérance.

J'ai appris avec beaucoup de tâtonnements à me respecter en osant dire non quand je suis confronté à des demandes qui ne correspondent pas à mes possibles ou à ma sensibilité.

J'ai appris avec enthousiasme que la beauté est partout, dans le vol d'un oiseau, comme dans le geste d'un enfant pour tenter de capter le vol d'un papillon ou encore dans le sourire d'un vieillard qui croise mon chemin.

J'ai appris patiemment que nul ne sait à l'avance la durée de vie d'un amour et que toute relation amoureuse est une relation à risques. Des risques que j'ai pris.

J'ai appris malgré moi que je savais beaucoup de choses avec ma tête et peu de choses avec mon coeur.

J'ai appris, sans même le vouloir, que j'avais des besoins et qu'il ne fallait pas les confondre avec des désirs.

J'ai appris doucement à recevoir le silence et à méditer quelques minutes chaque jour pour laisser aux vibrations de l'univers la possibilité de me rejoindre et de m'apprivoiser encore un peu.

Oui, j'ai appris beaucoup dans ma vie et pourtant je cherche encore l'essentiel."


Merci, Monsieur Salomé, d'avoir partagé si généreusement vos réflexions sur la Vie. Elles me touchent et m'inspirent beaucoup.

Mes souhaits pour 2009

La paix dans le monde... et dans le coeur de chacun de nous.
L'amour sans conditions... le coeur et les bras ouverts pour accueillir l'autre sans jugement.
La joie de l'enfant qui a retrouvé son chemin vers sa maison... vers son être profond et pur.
L'harmonie intérieure et partout autour de vous.
Et enfin, l'expression de sa lumière sacrée dans toute son authenticité.

Bonne année !