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vendredi 23 octobre 2009

Belles "Madames" bénies

Vous vouliez des nouvelles de ma sortie au resto avec mes amies ? Voici un beau récit d'une authenticité des plus touchantes.

(Écrit le 22 octobre à 21h30, juste avant d'aller au lit)

J'ai reçu un cadeau extraordinaire aujourd'hui de deux belles madames qui voulaient me faire plaisir. Ce sont deux grandes amies venues de Montréal pour me sortir de mon univers triste et changer d'air l'histoire de quelques heures. Nous sommes allées luncher ensemble dans un bon restaurant de Sherbrooke, comme il nous arrivait de le faire alors que mes activités étaient encore concentrées à Montréal.

Nous avons pris un excellent repas accompagné d'un bon vin et le ton était parfait : une réunion de trois coeurs ouverts à l'amitié sincère et à l'émotion profonde. Bien sûr, nous avons discuté du défi énorme que je traverse présentement, sans oublier la longue lutte que j'ai livrée jusqu'à ce jour pour rester en vie. Puis, inévitablement, les yeux se sont mouillés dans un débordement soudain d'émotion lorsque j'ai répété avec force et conviction : " JE VEUX VIVRE !"

Je n'ai pas peur de la mort, car je sais que la vie se poursuit après, mais je préférerais VIVRE pour pouvoir réaliser tous les projets qui attendent toujours sur ma table de travail.

À voir les yeux humides devant moi, je savais que le contact d'âme à âme était fait. Nous sommes des soeurs d'âme depuis au moins 15 ans déjà et ça fait tellement de bien de se savoir entourée et soutenue par de telles amitiés. Jamais je ne trouverai les mots pour rendre grâce à Dieu de m'offrir de si beaux cadeaux de vie.

Mille fois merci !

Avant de fermer les yeux pour la nuit sur ces souvenirs impérissables, je vous redis, chères Claudette et Jessica, mille fois merci pour cette journée de plein soleil. Je vous aime profondément. Que Dieu vous bénisse ainsi que votre famille.

Mot de sagesse

Sur le mandala affiché sur mon tableau au pied de mon lit et que nous avons regardé ensemble, on peut lire :

La joie, un antidote

La joie produit des petites bulles qui transportent des messages de régénérescence aux cellules. Chaque fois que nous émettons des pensées joyeuses, que nous faisons des gestes harmonieux, nous contribuons à améliorer notre santé, car la joie renforce le système immunitaire.

Je cultive ma joie lorsque je prends soin de mes petits bobos de coeur et de corps et quand j'assume les différents aspects de ma vie. Lorsque je fais rire mon coeur, je guéris mon corps.

mardi 8 septembre 2009

Créez de l'extraordinaire joie

Le titre de cette chronique vous plaît ? Si je l'avais simplement intitulée "Créez de la joie", déjà, ç'aurait été attirant. Mais "Créez de l'extraordinaire joie", c'est encore plus stimulant, excitant même. Enfin, c'est l'effet que ce titre a eu sur moi lorsque je l'ai lu sur un livre qui m'a été donné par une amie récemment. Il était dans une pleine boîte de livres dont elle voulait se défaire, et je me demande encore pourquoi, car ce sont tous des livres des plus inspirants.

Une invitation à la joie profonde

Bref, depuis que ce livre est entré dans ma vie, il m'habite spécialement. Je le sens vibrer dans mes mains, et ce, avant même que je n'aie eu la chance d'attaquer le premier chapitre. J'en suis toujours aux pages d'introduction. Creating Extraordinary Joy -- A Guide to Authenticity, Connection and Self-Transformation, de Chris Alexander (éd. Hunter House Publishers, 2001, 257 pages) nous invite à littéralement transformer notre vie (le sous-titre le dit bien) grâce à la joie que nous créons autour de nous.

Occasions manquées

À la lumière de cette découverte, je réalise qu'au cours des derniers jours, j'ai raté au moins deux belles occasions de créer de la joie autour de moi et, bien sûr, en moi.

Il y a d'abord le matin où les propriétaires de l'édifice où j'habite maintenant sont venus travailler sur la remise qui est située tout près de mon entrée. Dès que j'ai aperçu les proprios, je suis sortie pour déplacer mon auto plus loin pour éviter les accidents possibles. Par le fait même, ce geste leur facilitait la vie en leur donnant plus de place pour travailler. Lorsque l'un d'eux s'est aperçu de mon geste, il m'a aussitôt remerciée avec un grand sourire sincère. C'est là que j'ai failli -- plutôt que de tout simplement répondre : "Ce n'est rien." ou "Ça m'a fait plaisir.", les mots qui sont spontanément sortis de ma bouche sont : "C'est surtout pour moi que je l'ai fait."

Le sourire du gars s'est effacé instantanément. Pas étonnant. Je venais de lui dire que c'était un geste égoïste plutôt qu'altruiste. Quelle bêtise de ma part ! Pourtant, j'avais tout à gagner à lui laisser l'impression que c'était pour eux. De toute façon, ce n'était pas totalement faux.

La deuxième chance que j'ai eu de créer de la joie autour de moi s'est produite sur le mont Orford, où je suis allée dimanche dernier avec ma mère. Nous étions là, sur le belvédère, à contempler le paysage majestueux qui s'étalait devant nous quand un groupe de jeunes hommes est venu s'installer juste à côté de nous. L'un d'eux dit aux autres : "Nous sommes vraiment idiots de ne pas avoir pensé à apporter de quoi manger." L'autre répondit : "Eh bien, nous venions juste de déjeuner." Et l'autre précise qu'un fruit aurait été suffisant.

À ce moment, j'étais en train de croquer à belles dents dans une pêche bien mûre et juteuse. J'ai pensé que je pourrais lui offrir la pomme qui me restait, car j'avais suffisamment de quoi manger pour pouvoir m'en passer. Mais je me suis sentie gênée. J'ai bêtement pensé : "Qu'est-ce qu'il va penser ?" C'est tu imbécile, non ? Quand j'y repense, je n'en reviens pas. Enfin, ma réflexion me fait réaliser que je n'ai fait de mal à personne, car lui, le gars, il ne le savait pas que j'avais une pomme de trop. Mais moi, je le sais. Et moi, je réalise que j'aurais pu très facilement semer de la joie autour de moi et en moi et que je ne l'ai pas fait.

Une fête bien spéciale

Ce matin, j'ai reçu une invitation très très spéciale. C'est Marie-Pier Charron, auteure de Matin magique (si vous ne connaissez pas déjà, allez faire un tour sur http://www.matinmagique.com/), qui a décidé d'organiser une fête pour souligner ses trente ans. Elle invite ses nombreux lecteurs à se joindre à elle pour célébrer. Et, par la même occasion, elle en profite pour créer une activité de financement au profit de l'organisme international Fais un voeu (Make a wish), qui a pour mission d’exaucer les vœux d'enfants dont la vie est menacée par une maladie.

Elle n'a pas encore imaginé toute la logistique et les détails de l'événement, mais elle dit vibrer déjà très fort à l'idée de créer quelque chose d'extraordinaire pour semer de la joie partout autour et en elle. (Si vous êtes intéressés à en savoir plus long sur cette fête, allez voir le lien suivant : http://implosions.net/fr/news/inv_fete.html)

Sortir de son chemin

Avant même d'avoir commencé ma lecture de Creating Extraordinary Joy, je constate que pour créer de la joie, il faut d'abord accepter de sortir de son chemin. Sortir de ses pantoufles, de son confort, de ses vieilles habitudes... Regarder autour de soi, écouter, devenir plus sensible à ce qui se passe dans notre environnement et VOULOIR y changer quelque chose, que ce soit par un petit ou un grand geste. L'important, c'est de faire un pas en avant vers l'autre. Car, ne l'oublions pas, Nous sommes UN, c'est-à-dire que ce que je fais à l'autre, je me le fais à moi-même. (Nous avons souvent tort de penser que nous ne nous mêlerons pas de nos affaires en allant vers l'autre.)

Une expérience fascinante

Dans son livre, l'auteur, Chris Alexander, nous propose un processus en sept étapes que voici :

1. Comprendre la synergie
2. Voir tous les choix qui s'offrent à nous
3. Nettoyer notre écologie interne
4. Faire des choix authentiques
5. Exprimer notre vrai Soi et notre mission "élevée" ou divine (higher purpose)
6. Atteindre la joie extraordinaire en atteignant nos objectifs
7. Rester connecté à la JOIE

Avant même d'avoir entamé le premier chapitre, je suis déjà excitée à l'idée d'entreprendre ce processus qui saura assurément m'ouvrir davantage à la joie profonde de l'être lumineux qui m'habite.

Pensée à méditer

Dans son message du jour, Marie-Pier Charron nous propose cette pensée qui rejoint tellement bien mon propos :

«Quel est le plus beau cadeau que vous ayez jamais reçu? Ou mieux, quel est le plus beau cadeau que vous ayez jamais donné? Vous découvrirez peut-être que dans chaque cas, le plus beau cadeau fut celui qui fit vibrer le cœur du donneur parce qu’il avait donné une partie de lui-même.» – Wanda Fulton

N'est-ce pas inspirant ?

Sur ce, je vous souhaite une autre magnifique journée sous le soleil de ce généreux mois de septembre.

lundi 6 avril 2009

INVITATION : L'espoir a des elles

Au delà des événements actuels de crise et de désespoir dont nous sommes témoins ces derniers temps, la vie est toujours belle et bien présente. Elle se retrouve surtout dans la joie... la joie de vivre et de partager. Remplies d'espérance et d'énergie bienfaisante, les femmes de notre groupe désirent contribuer à raviver cette joie de vivre dans leur entourage et toute la communauté.
Voici une occasion unique d'expérimenter un système de revitalisation exceptionnel par une séance de Biodanza. Par la même occasion, vous contribuerez au projet L'espoir a des elles qui mènera un groupe de femmes touchées par le cancer à Nice en juin prochain pour y répandre l'espoir dans le cadre du Symposium international de Biodanza.*

Vous êtes donc invités à participer à une

Journée de sensibilisation
Biodanza et Cancer

le dimanche 19 avril prochain
2 séances
de 10h30 à 12h ou de 13h30 à 15h

au Studio Rialto
5711, avenue du Parc, 1er étage, Montréal

Coût : 20$/personne Inscription requise (places limitées)
(La totalité des recettes de cette activité sera investie dans le projet.)
Inscrivez-vous en envoyant vos nom, numéro de téléphone et adresse courriel à josee.martin@videotron.ca en spécifiant le nombre de personnes et surtout l'heure à laquelle vous souhaitez participer.

* Pour tout savoir sur ce projet, relire la chronique intitulée "L'espoir a des Elles" parue sur ce blogue le 3 février dernier.


Si vous avez des questions sur l'activité, contactez notre facilitatrice, Isabella Lawira, à biodanzajeudi@gmail.com

Au plaisir de vous y rencontrer !

dimanche 15 février 2009

Prends soin de toi

Combien de fois entendons-nous cette phrase : "Prends soin de toi..." On la reçoit souvent sans trop s'y arrêter et on la lance à notre tour sans vraiment saisir toute la richesse qui s'y cache. Eh bien, ce matin, dans ma lecture inspirante du jour, j'ai rencontré un passage qui en dit long et j'ai eu envie de vous le partager. Alors, voici :
"Définis ta vie pour qu'elle te serve, pour qu'elle te permette des espaces pour des activités que tu aimes faire et des relations qui t'honorent et respectent tes limites. Trouve une façon de prendre soin de ton corps et d'exprimer ta créativité. Vis dans un lieu inspirant. Trouve du temps calme pour te centrer. Marche dans les bois ou sur des rivages de l'océan. Travaille à quelque chose que tu aimes. Sois joyeux. Mange bien. Raffine la qualité de ta vie. Prends soin de toi. Prendre soin de toi est une vocation à temps plein." (Extrait de Paul Ferrini, Le silence du coeur, Réflexions de l'Esprit christique tome 2, éd. Le Dauphin Blanc, 2008, p. 190)

Trouve ta joie

Pour aller un peu plus loin dans notre quête de bonheur, j'ajoute cet extrait qui nous enseigne les chemins de la joie. Sachons d'abord que la joie se trouve dans l'engagement envers le soi... envers soi-même. Voici donc ce qu'il nous faut savoir pour l'atteindre :
"Mets les idées et les opinions des autres de côté et demeure dans ta propre intégrité. Sois entièrement avec tes pensées et tes sentiments. Habite ta vie. Connecte-toi à ta joie. Trouve la source de l'énergie et de la sagesse en toi, et vis ta vie à partir de ce centre.

"Si tu as peur de prendre le temps de le faire, tu ne te connecteras pas à l'énergie de ton propre désir. Tu ne peux t'élancer et prendre ta vie en main si tu passes ton temps à t'excuser ou si tu cherches à obtenir l'approbation des autres.

"Prends le temps de respirer et de te connecter. Prends le temps d'être, trouve ta joie et engage-toi envers elle. Cesse de regarder à l'extérieur..." (idem, pp. 196-197)

La clé : le coeur. Tout ça doit se passer en lien étroit avec le coeur.

Bon dimanche !

mardi 3 février 2009

"L'espoir a des Elles"

"L'espoir a des Elles", c'est le nom du projet qui regroupe une dizaine de femmes touchées par le cancer qui souhaitent aller à Nice pour partager leur secret de joie de vivre et de vitalité... secret qu'elles ont trouvé dans la Biodanza. (Pour plus de détails, lire ma chronique du 30 octobre intitulée Cultivez la joie.)

C'est dans le cadre d'un Symposium organisé par l'École de Biodanza Méditerranée (voir www.biodanza-med.com/symposium pour plus de détails), un événement qui rassemble des personnes qui pratiquent et enseignent la Biodanza à travers le monde, que notre petit groupe s'est impliqué avec coeur pour réaliser une courte vidéo qui sera présentée aux participants de cet événement important tenu à Nice, France, en juin prochain (on en parle sur le site : http://www.biodanza-med.com/symposium/FR/intervenant.php?IDF=30). Ce documentaire se veut un outil dont le témoignage sensibilisera d'autres organismes oeuvrant dans la sphère du cancer pour mieux soutenir les personnes touchées par ce terrible fléau.

L'objectif du projet

L'objectif premier du projet "L'espoir a des Elles" est de témoigner d'une expérience de vie riche et pleine de sens afin que d'autres puissent s'en inspirer pour multiplier les effets bénéfiques dans leur milieu avec des groupes confrontés à des problématiques de santé similaires.

Le deuxième objectif est de partager personnellement, de coeur à coeur, avec les participants à ce Symposium afin qu'ils puissent non seulement voir mais également SENTIR la vie et la joie qui nous habitent. Nous projetons de nous rendre à Nice pour participer à l'événement. Pour ce faire, du financement est requis pour défrayer les coûts de voyage des membres de notre groupe (avion, hébergement, repas et autres dépenses de voyage). La direction du Symposium nous reçoit gracieusement (une économie de 200 Euros par participante).

L'organisation d'une levée de fonds

Compte tenu du montant requis pour réaliser le projet, nous avons démarré (hier soir, officiellement) une levée de fonds qui comportent plusieurs pistes d'action.

D'abord, un plan de commandite a été élaboré afin d'intéresser des entreprises touchées de près ou de loin par la cause à nous soutenir financièrement en échange de divers plans de visibilité dans le cadre de l'événement.

Certaines gens d'affaires qui ont à voyager beaucoup dans le cadre de leur travail se retrouvent avec un surplus de miles Airmiles ou Aéroplan. Ceux-ci peuvent également servir à notre cause pour l'achat de billets d'avion ou pour défrayer d'autres frais de voyage. Si c'est votre cas et que vous souhaitez en offrir une partie, nous serons plus qu'heureuses de les accepter.

Pour d'autres, il sera plus facile de faire un don en argent en échange d'un reçu pour fins d'impôts.

Et pour lancer le tout, notre amie Claudine et sa fille ont travaillé fort à confectionner des rubans roses en chocolat (il y en a aussi des blancs et des bruns) qui seront vendus au coût de 3$ chacun, ou 2 pour 5$. Les 600 rubans roses ont été distribués à chacune hier soir pour vendre dans leur milieu respectif. Pour ma part, j'en ai pris 50 et j'espère bien tous les vendre d'ici à notre prochaine rencontre, dans deux semaines.

Enfin, des activités de visibilité ont été pensées, telles qu'une journée bénéfice de biodanza, une marche ou un pique-nique familial, afin de faire connaître notre projet dans la communauté. Nous souhaitons ardemment obtenir le soutien d'une marraine ou d'un parrain d'honneur qui se fera porte-parole pour la cause auprès des médias. Si un nom vous vient en tête, laissez-le moi savoir.

Comment aider ?

Vous avez déjà une bonne idée des différentes options qui s'offrent à vous pour vous associer d'une façon ou d'une autre au projet. Manifestez-vous rapidement si vous souhaitez faire votre part, car il nous faut confirmer les arrangements de voyage au cours des prochaines semaines.

Voici d'autres idées : organisez une activité bénéfice dans votre milieu de travail (on peut aller vous faire un petit numéro...), vendez des rubans roses autour de vous (ça nous tente pas d'aller en vendre dans le métro !), présentez ce projet à un grand voyageur de votre boîte entre deux avions (ce message s'adresse particulièrement aux adjointes de ma trempe); faites un don tout simplement.

Les porteuses de joie

Dans ma chronique du 2 décembre dernier, intitulée Les porteuses de joie, je reprends le témoignage de la directrice des écoles de Montréal et de Nice qui était venue nous visiter et faire l'expérience d'une soirée de danse passée avec des personnes qui font face au défi de leur vie. Son témoignage traduit très bien l'ampleur des bienfaits de la Biodanza sur la santé des personnes. La joie qui les habite après une séance vaut mille traitements de chimio. Et l'effet bénéfique est multiplié par leur rayonnement auprès des gens qu'elles côtoient à la maison, au travail, dans la rue...

Merci de votre précieux soutien à cette cause.

mercredi 14 janvier 2009

Les amies d'Annie

Hier, c'était soirée de retrouvailles autour d'Annie qui avait réuni l'ensemble de ses collaboratrices des 15 dernières années.

Annie, c'est une femme d'affaires qui a le sens de la business assez développé et qui sait bien s'entourer pour faire bouger les affaires. Elle a été ma cliente puis ma patronne dans les années 1993 à 1997 alors que j'oeuvrais à titre d'adjointe administrative. Elle est devenue mon amie et une grande soeur même tant elle a été là pour moi tout au long des années qui se sont écoulées depuis notre première rencontre.

Dans l'énergie qui circulait autour de la table du resto chic du Vieux-Montréal où elle nous avait donné rendez-vous, il était facile de voir toute l'appréciation et la considération qui lui sont vouées par chacune des personnes présentes à ce souper de célébration. Ce n'était pas sa fête à elle, mais plutôt le départ à la retraite de sa plus fidèle collaboratrice qui était souligné. Notre amie Monique était la raison pour laquelle nous nous étions déplacées en cette soirée frisquette de janvier. Mais le plaisir d'être toutes rassemblées pour une rare fois a enveloppé le petit groupe d'une brume de joyeuse complicité.

Chacune à notre tour nous racontions quelques anecdotes croustillantes sur notre participation au succès d'affaires d'Annie en révélant au passage quelques secrets bien gardés. La fête de Monique est devenue le bien-cuit d'Annie ainsi que l'initiation de Karine, sa nouvelle collaboratrice qui est toujours en apprentissage. Comme nous avons ri en nous régalant du festin qui nous était offert par ce coeur généreux qu'est notre amie Annie !

Ma chère Annie, mille mercis pour cette occasion extraordinaire que tu as créée : le plaisir de goûter pleinement à la vie dans toute sa simplicité et sa spontanéité. Le bien-être que j'en ai retiré vaut tous les traitements du monde... Je t'aime profondément et je te porte affectueusement dans mon coeur, comme une soeur d'âme.

vendredi 19 décembre 2008

Un conte de Noël en cadeau

Chaque année, à l'approche de Noël, me monte l'inspiration pour écrire un poème de Noël en guise de carte de voeux, et cela, depuis une dizaine d'années. C'est donc devenu une tradition qui est attendue par mes proches qui sont toujours curieux de connaître le sujet de l'histoire qui aura pris naissance dans mon coeur pour toucher le leur.

Cette année, c'est sous forme de conte que l'inspiration s'est manifestée. Le message en est tellement précieux que j'ai décidé de vous l'offrir en cadeau en le publiant sur ce blogue afin que vous puissiez l'apprécier et le partager avec votre entourage. Le voici :

Le porteur de lumière
Par Josée Martin
Décembre 2008


Déjà début décembre, Noël approchait à grands pas. Les jours de plus en plus courts et le temps de plus en plus froid laissaient place à une noirceur grandissante, tant au dedans qu’au dehors. La déprime rôdait aux alentours, car l’économie se montrait dure partout sur la planète plongeant le monde dans une profonde récession. Les fêtes allaient être maigres cette année.

La récente élection d’un nouveau chef du monde apportait beaucoup d’espoir aux populations de tous les pays. Les temps allaient être durs, mais « Ensemble, nous y arriverons. » clamait-il haut et fort.

Pendant ce temps, sur le coin d’une rue d’une ville triste et froide, un homme et son fils vendaient des sapins de Noël. Les affaires étaient bonnes malgré la morosité du climat économique. Ils avaient leur petit secret : chaque client recevait une boule de Noël lumineuse à l’achat d’un sapin. C’est ainsi que le père et son fils apportaient un peu de joie aux gens du quartier.

Chaque soir après souper, le petit Jacob et son père s’installaient près du feu dans une douce atmosphère de sérénité et de paix pour remplir les boules de Noël de lumière bienveillante. Les yeux mi-clos, le cœur grand ouvert, ils s’unissaient à l’Esprit d’amour pour déverser dans chaque boule une pluie d’étoiles filantes à l’intention de la personne qui la recevrait.

Puis, portant délicatement la boule sur leur cœur, chacun la bénissait en y ajoutant, dans un geste sacré, un cadeau précieux puisé au creux de leur âme aimante et généreuse. Tantôt paix, tantôt joie, amour, courage ou foi, les cadeaux de l’Esprit étaient sans prix. Pour finir, la maman de Jacob emballait joliment chaque boule d’un papier de soie rouge et d’un ruban doré, tout en prenant le soin d’ajouter une étiquette sur laquelle on pouvait lire :


Boule de lumière sacrée

Déballez soigneusement la boule.
Enveloppez-la de vos deux mains.
Portez-la sur votre cœur et fermez les yeux.
Dans une ambiance calme et joyeuse, l’esprit ouvert et serein,
unissez-vous, dans un élan de gratitude,
au cœur généreux qui vous l’a offerte.
Vous revivrez le plus beau de vos Noëls passés.
Et toute la joie et l’amour qui y étaient partagés
vous empliront à nouveau le cœur
et illumineront tout votre être.
C’est votre lumière divine.
C’est la lumière de Noël à partager.

Joyeux Noël !


La richesse du conte

Afin de concrétiser l'idée du cadeau contenu dans ce conte, j'ai préparé des boules de lumière sacrée pour ma famille et mes amis. J'en ai même fait un petit rituel de partage dans le cadre du dernier party de Noël d'OMPAC, et ce, avec la complicité de mes amies de l'atelier de Biodanza (dont je vous ai déjà parlées dans une chronique précédente, voir Les porteuses de joie parue le 2 décembre dernier). C'était touchant de voir tous les invités unis en ronde d'amitié portant la boule sur leur coeur pour recevoir le cadeau qu'elle renfermait pour eux.

La multiplication de ses effets bénéfiques

Afin de semer à tous vents la richesse de ce conte, j'ai permis à mes amies de Biodanza de le reproduire afin qu'elles puissent le partager avec leurs proches à condition qu'elles respectent les droits d'auteur. L'une d'elles l'a joint à son message de bons voeux avec une boule de lumière sacrée. Voici ce qu'elle m'a écrit suite à sa distribution :

"J'ai commencé ma distribution de boules et je voulais que tu saches que tout le monde me dit que c'est le plus beau cadeau qu'ils ont reçu. Certains ressentent vraiment une énergie spéciale en la prenant dans leurs mains." Francine

Elle m'a également partagé la réaction de sa soeur lorsqu'elle a reçu ce cadeau du coeur :

"Je crois que je viens de recevoir le plus beau cadeau de Noël !
MERCI, MERCI, MERCI ET MERCI ENCORE!!!
C'est très beau et très apprécié... et je suis entourée de Lumière." Louise


Partagez la lumière de Noël

Aujourd'hui, je souhaite vous offrir la même possibilité. Voici comment je procède : j'imprime le texte sur un papier à lettre de Noël que l'on trouve dans toute bonne papeterie. À l'endos, j'ajoute le texte "Comment être lumière" qu'on retrouve dans ma chronique du 7 octobre dernier intitulé "Be a light" -- Sois lumière.

Pour la boule, j'enveloppe une boule de Noël dans un papier de soie rouge, comme la maman de Jacob, retenue avec un ruban doré. Je prends le soin d'attacher l'étiquette à la boule afin qu'une fois déballée, les directives demeurent attachées à la boule. Ainsi, elle pourra servir à partager la lumière de Noël avec d'autres personnes qui la trouveront dans notre sapin décoré.

Voilà ! Amusez-vous bien... et passez de très joyeuses fêtes parmi les êtres qui vous sont chers. (Je vous reviendrai d'ici là avec d'autres chroniques.)

Note : Deux de mes poèmes ont déjà été publiés sur ce blogue. Pour les lire, voir Un cadeau : L'étoile des Sages, paru le 13 décembre 2007 ainsi que La puissance d'un rêve, paru le 29 mai 2008.


mardi 9 décembre 2008

Précision importante

En relisant ma dernière chronique sur la fête du Lac Brompton, je réalise qu'une de mes affirmations pourrait être mal interprétée. Il m'importe donc d'apporter une précision importante.

"Le cancer, ce n'est pas la fin du monde." Il pourrait sembler prétentieux de ma part de lancer une telle affirmation, car le cancer ce n'est pas rien et tous ceux qui ont à y faire face doivent déployer une quantité impressionnante de courage et de foi pour passer au travers. Le cancer demeure une lutte pour la vie et ne l'oublions surtout pas.

Le sens de mon affirmation était plutôt orientée sur une avenue de guérison, à savoir que pour réactiver la force de vie qui nous habite tous, il ne faut surtout pas se laisser arrêter par la maladie. Car cette dernière est un message qui nous appelle à changer notre vie vers une plus grande harmonie intérieure et surtout à vivre pleinement chaque moment, à goûter à la vie.

Ainsi, mon message se voulait davantage une invitation à une plus grande conscience sur sa vie et sur la façon dont on la mène. Savons-nous toujours reconnaître les "moments de grâce" et saisir les occasions de bonheur qui se présentent à chaque instant ? Ils se dissimulent souvent dans un contact chaleureux avec l'autre, dans une simple fête de famille ou une sortie dans la nature. Ne cherchons pas plus loin. La vie déborde de petites joies quotidiennes ; sachons les reconnaître et s'en emplir le coeur.

Le secret : la gratitude

Voici quelques pistes de réflexion pour amener plus de joie dans notre vie :
"Tant que vous remerciez l'Univers pour l'abondance dont vous jouissez, celui-ci vous en offre davantage. Dès que vous exprimez votre gratitude, vous augmentez la lumière de votre aura. C'est par votre coeur que ce changement intervient, parce que le coeur est la source d'où naît la gratitude. En rendant grâce, vous ouvrez votre coeur. Votre coeur est la porte de votre âme; c'est un pont entre le monde de la forme et le monde de l'essence. La gratitude et le remerciement sont les voies directes du coeur, de votre essence et de votre âme." (Tiré de Sanaya Roman, Choisir la joie, éd. Ronan Denniel, 1994, p. 100)

Et l'auteure nous propose un exercice (id., p. 107) tout simple pour activer les lois de l'abondance par la gratitude. Voici :

  1. 1. Quelles sont les choses que vous aimeriez posséder dès maintenant ?
  2. 2. Quelles sont les personnes envers lesquelles vous éprouvez de l'estime ?
  3. 3. Qu'appréciez-vous en vous-même, dans votre corps, dans votre esprit, etc. ?
  4. Suggestion : Téléphonez à quelqu'un ou écrivez-lui afin de lui exprimer l'estime que vous avez pour lui.

Choisir la joie, c'est tout simple...

dimanche 7 décembre 2008

Soirée festive au Lac Brompton

Une invitation à un souper de Noël d'une gang d'ouvriers de la maintenance de la Domtar de Windsor accompagnés de leur compagne et le ton est donné.

Seulement une trentaine de personnes, mais l'esprit festif est au rendez-vous autour d'un bon repas et de quelques verres de vin (trop pour certains). La camaraderie est palpable dans les échanges d'histoires de shop (inside stories) et dans les rires de bon coeur qui fusent de toute part.

Je suis là au milieu d'un groupe d'inconnus accompagnant mon amoureux qui fait partie d'eux. Il est heureux que j'aie pu me libérer pour l'occasion. J'adore les fêtes et j'en ai eu trop peu ces dernières années. J'en profite pour m'imprégner de la vie qui circule entre les personnes présentes pour réactiver la vitalité qui coule dans mes veines.

Explosion sur la piste de danse

Et quand l'heure de la danse arrive, mon énergie explose au milieu des danseurs qui s'entassent sur la piste de danse. La musique ne correspond pas tout à fait à mes goûts musicaux, mais je trouve le moyen de témoigner de toute la vitalité qui m'habite et de mon amour de la vie. Puis, une pensée effleure mon esprit rapidement : "Si les gens savaient..." Et une poussée d'adrénaline me stimule davantage. J'ai envie de leur dire : "Le cancer, ce n'est pas la fin du monde.* Voyez comme la VIE est plus grande que tout. C'est grâce à cette vie, à ma volonté de vivre que je puis rayonner et vous inspirer. Allez, sautez dans la danse."

Soudain, un contact privilégié se crée instantanément : une des femmes présentes se fait complice dans cet esprit festif qui nous unit tous sur la piste de danse; elle me regarde avec un air amusé. Son bras dans mon dos m'invite à lui manifester mon enthousiasme et je l'enlace spontanément de mes deux bras. Je venais de me faire une amie de coeur.

Jean a compris la valeur inestimable de la joie de vivre... Il sort son appareil photo et capte des clichés de chaque couple présent. Les sourires illuminent les photos; le plaisir et la joie de vivre sont bel et bien présents. Ces clichés serviront à créer une mosaïque sur un mur du département. Tant mieux... il faut que la joie de vivre s'affiche au grand jour. Au "yabe" l'économie !!! (Traduction : Au diable l'économie...)

Mot de gratitude

En terminant, je tiens à remercier toutes ces personnes qui, par leur simple présence à la fête du Lac Brompton, ont su insuffler une grande bouffée d'air frais dans ma lutte pour la vie. Merci à Jocelyn et Lyne, Serge et Nicole, Jean et Diane, Charles et Armande, Alain et Gaétane, Jocelyn et Christiane, Bertrand et Manon, ainsi que Daniel, Pierre, Jean-Nil, Marcial, Daniel et leur compagne. Je vous aime !

Vive la vie, vive l'amour, vive la compagnie !!! Et joyeuses fêtes !

* Lire la précision importante sur cette affirmation dans ma prochaine chronique.

mardi 2 décembre 2008

Les porteuses de joie

Ce matin, je suis quasi euphorique à l'idée de vous partager un fort beau message reçu de mes amies de la Biodanza. (Je vous ai parlé de Biodanza dans ma chronique du 30 octobre dernier intitulée Cultivez la joie.) C'est qu'au début de novembre, nous avons eu la visite d'Hélène, la directrice de l'école de Biodanza de Montréal et de Nice en France. Elle était curieuse de nous rencontrer puisque nous sommes à travailler sur un projet bien spécial de vidéo qui nous permettra de présenter un aspect de la Biodanza dans le cadre d'un important symposium qui se tiendra à Nice en juin prochain. Elle était curieuse de voir comment des personnes atteintes ou ayant été touchées d'une façon ou d'une autre par le cancer pouvait s'épanouir dans un univers de Biodanza.

Le message qu'elle a publié dans le bulletin d'information de son école traduit bien la surprise qu'elle a eue... Le voici :

Message d'Hélène

"Aux prises avec des engagements, aux prises avec le plein d'un quotidien qui n'a rien de routinier, je me surprends parfois à retrouver quelque chose qui ressemble à de l'habitude dans ma manière de commencer ma journée, de me penser et de penser le monde. Vous savez, cet automatisme qui nous fait tout placer dans des cases bien délimitées, dans des catégories bien distinctes...et nous enferme dans une perception superficielle de nous-mêmes et du monde. Et c'est souvent dans cette inconscience de l'instant présent, que je me fais littéralement happée, cueillir et projetée dans un vortex qui ne me laisse aucun choix, autre que celui de m'abandonner.

Ce vortex, je l'ai rencontré (ou plutôt il m'a saisie) lors de mon dernier voyage à Montréal. J'y étais - entre autres activités - invitée à participer à une vivencia de Biodanza dans le cadre d'une action menée auprès d'un organisme qui propose de l'accompagnement par des activités diverses, à des personnes atteintes de cancer ou l'ayant été. Ou des personnes touchées par ses vagues. Comme peuvent l'être des proches. Une de ces activités est la Biodanza, proposée par une facilitatrice en devenir, elle-même directement concernée par ce qu'elles ne nomment pas «maladie», mais «épreuve», «expérience», «réalité», voire même «initiation».

Je m'apprêtais à entrer dans l'univers sombre et pesant de la souffrance, des blessures et de la mort proche ou prochaine, de la peur de la rencontrer. Je m'armais de mon optimisme, je me faisais toutes sortes de représentations sur ce que j'allais pouvoir offrir. J'étais à l'extérieur. Elles ont commencé alors à arriver une à une. L'arrivée de chacune est saluée comme un rayon de soleil, comme un cristal de lumière, comme une chaude caresse sur le coeur. Les voix sont enjouées, profondes, les rires légers, les étreintes dansantes, l'enthousiasme entier ! Rient-elles autant pour fuir ce que moi-même je ne connais pas ? Éprouvent-elles l'euphorie de l'urgence ? Puis-je rire moi aussi ?

Peu à peu, de cette effervescence désordonnée et quasi dionysiaque, naît le moment des partages et je suis saisie par la densité des mots. Mêmes les plus légers sont habités d'une présence profonde. Le lieu d'où ils fusent ou jaillissent, glissent ou murmurent, sont des lieux habités. Les lieux de l'âme. Ils ont la précision et la concision de la lucidité. Ils ont la puissance du présent. Les « aménagements » sont discrets...quasi imperceptibles. Un fauteuil, un peu d'eau...beaucoup de tendresse. Lorsque le langage des corps remplace la danse des mots, chaque regard, chaque geste, chaque envolée de ces chairs pourtant tant et tant mutilées, chaque étreinte, chaque abandon, chaque soupir, chaque clignement pudique de paupières sur l'univers intime, se lance dans l'univers de ma propre réalité comme un hymne à la vie. Dans une danse à deux, sous le regard de l'une d'entre elles, la gratitude m'a déployée dans une transe dont chaque frémissement agite encore la surface bouleversée de ma vie. Et l'une d'entre elles, m'a offert en partage, une invitation que je fais à mon tour, d'aller visiter un espace surprenant et généreux. Il s'agit des «Soldates de la Paix». Je vous laisse le découvrir. www.lessoldatesdelapaix.ca"

Rayons de lumière sacrée

Nul besoin d'ajouter mon grain de sel, l'expérience d'Hélène parle d'elle-même. Les "porteuses de joie" se préparent à livrer des rayons de lumière sacrée dans le coeur de leurs invités... En effet, le party de Noël d'OMPAC*, le 10 décembre prochain, sera l'occasion choisie pour le faire. Je vous en donnerai des nouvelles.

D'ici là, n'oubliez surtout pas de danser avec la vie... elle est si généreuse et bonne. Suffit de suivre ses pas avec confiance.

Je vous envoie une pluie d'étoiles filantes pour illuminer vos journées.

*OMPAC : Organisation multiressources pour personnes atteintes de cancer. Voir www.ompac.org

lundi 17 novembre 2008

La danse, c'est la vie !

Depuis le début de la lutte qui est mienne pour la vie, je ne cesse de croire au pouvoir illimité de la vie elle-même lorsqu'on lui laisse une chance de se déployer et de nous guider sur le chemin de la guérison. Je répète inlassablement que le meilleur remède contre la maladie et la mort, c'est la vie ! Une évidence, me direz-vous ? Pas pour tout le monde. Pour bon nombre qui croient aux pronostics des spécialistes, c'est plutôt le côté sombre de l'expérience qui les emportera... (Lire Petits et grands miracles, paru le 10 juillet dernier, pour lire mon cri du coeur aux spécialistes afin qu'ils ouvrent la porte à l'espoir.)

À cet effet, j'ai lu récemment dans Anticancer, écrit par le Dr. David Servan-Schreiber (éd. Robert Laffond, 2007) que nos cellules et notre système immunitaire adoptent la même attitude que nous, c'est-à-dire que si nous baissons les bras devant l'ampleur du défi qui nous attend, elles le feront aussi. Par contre, si nous optons pour la lutte, elles se mobiliseront avec autant de détermination que nous pour gagner. Cette vérité est la conclusion tirée d'une expérience effectuée en laboratoire sur des groupes de souris soumises à des chocs électriques répétés. Celles qui avaient la possibilité de s'en protéger grâce à une petite pédale interrompant le processus ont démontré une résistance plus grande à la maladie que les autres qui subissaient l'assaut sans pouvoir rien faire. Ainsi, lorsqu'on a le sentiment de pouvoir faire quelque chose pour améliorer notre sort, notre système se fait notre allié dans la bataille.

On sort en grande

Faire place à la vie, c'est sauter sur les occasions qui passent de s'amuser, rire et entrer dans la danse.

Ce weekend, j'ai eu la chance d'assister à un Gala reconnaissance pour lequel l'entreprise de mes amis s'était qualifiée comme finaliste dans deux catégories. J'étais toute excitée, car les occasions sont plutôt rares pour moi d'aller veiller dans des soirées de la sorte. J'ai pris le soin de choisir une toilette de circonstance, de passer chez l'esthéticienne qui m'a prodigué un soin du visage (gracieusement offert) et des pieds, de visiter ma coiffeuse et, finalement, de me faire maquiller par une cosméticienne de chez Pharmaprix (le maquillage est offert gratuitement à condition d'acheter deux produits... une bagatelle).

Mon nouveau look me donnait une joie contagieuse. Alors, au bras de mon amoureux, je rejoins nos amis à l'hôtel Delta, où se tenait l'événement. La joie est palpable; les invités tout endimanchés sont heureux de se retrouver pour s'amuser et rigoler. Après un cocktail, nous passons à table pour déguster un repas exquis. Tout est bien orchestré pour mousser le plaisir de tous. Tout au long du repas, les lauréats sont dévoilés et l'ambiance s'anime grâce à l'enthousiasme des gagnants et de leurs supporteurs. Nos amis ont eu la joie d'être reconnus dans l'une des deux catégories et de s'avancer à l'avant pour recevoir leur prix. Le bonheur est à son comble. Félicitations !

"La danse, c'est la vie !"

Cette expression vous dit quelque chose ? C'est ce que nous répète Normand Brathwait à chaque semaine à la fin de son émission sur la danse "Le Match des étoiles".

Dès que le repas prend fin, l'orchestre et ses chanteuses installent une ambiance de fête avec des tounes des plus emballantes. La première qui remplit le plancher de danse, c'est : "I will survive", une de mes chansons préférées des années 80. Bizarrement, je prends conscience des paroles comme jamais auparavant. Je les sentais profondément dans mon coeur. En effet, je survivrai... grâce à la danse; la danse dans laquelle j'accepte d'entrer avec la vie.

Mots de sagesse

(Tirés de Paul Ferrini, Le Silence du coeur - Réflexions de l'Esprit christique tome 2, éd. Le Dauphin Blanc, 2008)


"Donne une chance à la vie. Savoure la vie sans les limitations que tu lui imposes habituellement. Lorsque tu fais cela, tu obtiens d'incroyables résultats. Le parcours s'adoucit, les problèmes se résolvent, les relations vont de l'avant. Ta vie se met à bien aller. Tout cela parce que tu as abandonné l'idée que tu "sais" le sens de ta vie." (p. 160)

"Abandonner ton programme revient à dire que tu t'ouvres à celui de Dieu. Et quel est le programme de Dieu ? C'est la guérison, la réconciliation, une joyeuse expression de soi et une intime communion. Le programme de Dieu est de faire des miracles partout." (p. 161)

"Puisque le vrai miracle est notre union à Dieu par la compréhension de sa volonté pour nous, la guérison extérieure n'est pas requise. Elle peut survenir, et peut-être pas. Nous pouvons être guéris ou non de notre maladie. Le vrai miracle est dans notre abandon à la vie telle qu'elle est. Lorsque nous sommes en paix et dans l'acceptation de notre vie, le miracle de l'amour de Dieu se répand dans notre coeur." (p. 165)

Joyeuse danse...


vendredi 14 novembre 2008

Le plus précieux des cadeaux

La période des fêtes nous ramène immanquablement à courir tous les magasins pour trouver l'objet parfait qui saura faire plaisir à ceux qu'on aime. C'est souvent un casse-tête et il arrive qu'on se trompe. Résultat : perte de temps, gaspillage d'argent et déception.

Dans ma chronique d'hier, j'ai abordé la question des cadeaux du coeur. C'est, en effet, une bonne solution, mais ça ne règle pas tout.

Noël sur une île déserte

Voici un petit exercice amusant : Imaginez-vous en compagnie de votre famille et de vos amis sur une île déserte à l'approche de Noël. Que feriez-vous ?
  1. Vous laisseriez passer la fête comme si de rien n'était ?
  2. Vous trouveriez un moyen de célébrer avec les ressources disponibles ?
Si vous optez pour la fête, imaginez le scénario que vous pourriez envisager pour :
  • le repas
  • la célébration (ambiance, rituels, jeux, activités, etc.)
  • les cadeaux (P.S. : Oubliez Wall-Mart; Purolator ne se rend pas sur cette île !)
Comment pourriez-vous témoigner le mieux votre affection à vos proches ?

Un retour vers l'essence du Soi

Les circonstances de cette mise en scène vous forceraient sans doute à faire appel à vos ressources personnelles pour offrir le plus beau cadeau qui soit : VOUS... votre présence, votre amour, votre joie de vivre, etc. Peut-être n'êtes vous pas en mesure, en ce moment, de reconnaître ces trésors qui vous habitent. Fort possible, car la vie qu'on mène, c'est-à-dire la vie qui nous mène de nos jours nous projette trop souvent à l'extérieur de notre essence propre dans un cirque de devoirs et d'obligations, de faux plaisirs et de relations superficielles, de divertissements et de fuites inoffensives, croit-on. Et ce, sans même qu'on en ait vraiment conscience.

Comment ramener plus de conscience dans sa vie ? RESPIRER, tout simplement. Respirer profondément nous force à ralentir le tempo et automatiquement à prendre conscience de notre moment présent. C'est un pas de géant vers une vie plus riche qui correspond davantage à nos désirs profonds.

Reconquérir l'amour de soi

Comment offrir le meilleur de soi-même si on n'a pas d'abord retrouvé l'amour véritable de soi ? Impossible. Voici ce qu'en dit l'auteur Sanaya Roman dans Choisir la joie (éd. Ronan Denniel, 1994, pp. 45-55) :
  • "Cultiver l'amour de soi signifie s'accepter tel que l'on est ici et maintenant."
  • "Une des façons de vous aimer davantage consiste à ne plus vous comparer aux autres."
  • "Cultiver l'amour de soi, c'est se libérer de la culpabilité."
  • "Un des plus grands cadeaux que vous puissiez faire aux autres consiste à vous ouvrir à leur amour."
  • "Les personnes qui s'aiment vraiment sont remplies d'amour, généreuses et attentionnées; elles expriment la confiance qu'elles ont en elles-mêmes par l'humilité, le pardon et leur vision holistique."
  • "S'aimer soi-même implique la foi, la confiance et la croyance en ce que l'on est et dans le désir d'agir."
  • "L'amour de soi vient du coeur; il requiert gentillesse et amour inconditionnel."
  • "L'amour de soi implique le respect du soi ainsi qu'une vie orientée vers le but ultime."
  • "Pour vivre un plus grand amour, soyez prêt à recevoir les cadeaux des autres, qu'il s'agisse d'amour, d'amitié, de soutien."
  • "Uni à ce que vous aimez faire, il n'y a plus de limite à vos possibilités et à ce que vous pouvez transcender."

L'art de cultiver l'amour de soi

Les avenues pour cultiver l'amour de soi sont nombreuses. Aujourd'hui, je vous propose un exercice de cheminement sur l'amour de soi (extrait du même ouvrage, p. 55) :
  1. 1. Comment pouvez-vous savoir si vous pensez ou agissez avec amour à votre égard ?
  2. 2. Comment serait demain, si vous agissiez toujours au travers d'actes d'amour envers vous-même ?
  3. 3. À quoi ressembleraient vos actions si vous vous aimiez vraiment au niveau de votre corps physique, de votre relation d'amour avec votre partenaire, de votre travail et votre carrière ?
  4. 4. Que feriez-vous demain, si vous vous aimiez vraiment, dans votre relation d'amour, dans votre travail, avec votre corps physique ? Énumérez trois actions particulières que vous accompliriez dans chacun de ces trois domaines ?
À partir des réponses obtenues, il ne vous reste qu'à passer à l'action pour activer tout le pouvoir de l'amour qui circule dans vos veines et dans toutes vos cellules. L'amour guérit tout et nous rend lumineux.

Que le lumière divine vous guide !

jeudi 13 novembre 2008

Avancez vers la lumière

Dans ma dernière chronique, je vous ai promis d'aborder le thème de Noël afin de lui redonner son vrai sens et ainsi vivre cette belle fête avec la joie au coeur.

Je lisais justement un article dans Châtelaine ce matin (Noël, ça ne veut plus rien dire, par Elias Levy, déc. 2008, p. 107) dans lequel le sociologue Jean-Philippe Warren expose son point de vue sur le caractère commercial qu'a pris cette fête religieuse au fil des années. Selon lui, Noël est devenue synonyme de stress, fatigue, surconsommation et endettement.

Je dois admettre que je suis plutôt d'accord avec lui, même si j'ai toujours refusé d'embarquer dans ce scénario. Je n'ai jamais considéré nécessaire de dépenser de l'argent que je n'avais pas pour faire des cadeaux à mes proches. Si je tiens absolument à leur témoigner mon affection, je prends des avenues "affectives" ! Une belle carte avec des mots d'appréciation bien sentis, un objet fabriqué de mes mains (Omer DeSerres a plein d'idées à cet effet), quelques biscuits maison joliment emballés, etc. Ça ne prend pas plus que ça pour faire plaisir.

Noël dans mon coeur

Au-delà du volet cadeaux qui est inévitable jusqu'à un certain point, mon Noël à moi, c'est surtout la joie que j'installe dans mon coeur pendant toute la période de l'Avent. Qu'est-ce que l'Avent ? C'est une période de quatre semaines avant Noël qui nous permet de nous préparer spirituellement à accueillir la Lumière du Christ. Je vous invite à relire ma chronique du 16 décembre 2007 intitulée "Couler comme rivière d'Amour..." dans laquelle j'aborde le sujet.

Vivre l'Avent

Il y a plusieurs façons de se préparer à l'arrivée de Noël. Oubliez les magasins et les réceptions; ça se passe ailleurs. Voici quelques idées :

  • Implication communautaire : Que vous choisissiez de passer la Guignolée dans votre quartier, de faire un peu de bénévolat auprès des personnes seules ou des banques alimentaires, le fait de prendre part à la vie de quartier nous remet en contact avec le sens du partage et la compassion.

  • Ambiance de fête : On peut s'imprégner de l'ambiance des fêtes en assistant à un concert de Noël, en écoutant des beaux airs de Noël tout en préparant des biscuits qu'on offrira en cadeau ou en allant se promener dans les rues pour admirer les maisons et les vitrines joliment décorées.

  • Activités ressourçantes : Dans les semaines précédant Noël, une foule d'activités nous sont proposées : expositions de crèches et de sapins de Noël, ventes d'artisanat local et sorties en plein air avec la famille. Il suffit de fouiller les journaux et magazines pour trouver de belles idées. L'important est de se faire plaisir et surtout de partager de bons moments avec ceux que l'on aime.

  • Cadeaux du coeur : Enfin, il y a le don de soi... Le plus beau cadeau qu'on puisse offrir est celui qui vient du coeur. Plusieurs ne se donnent plus la peine d'envoyer des cartes de Noël ou le font par le biais de l'internet. Je considère que la meilleure façon d'offrir ses bons voeux est en écrivant un mot personnel dans une carte traditionnelle envoyée par la poste (même si ça entraîne des coûts). C'est le moment par excellence pour dire merci et souhaiter le meilleur de ce que la vie a à offrir. Un autre cadeau du coeur : un jouet offert à un enfant démuni... incognito.
Ouvrir son coeur

Noël, c'est avant tout une belle occasion d'ouvrir son coeur... à soi d'abord, puis aux autres. Ouvrir son coeur signifie savoir accueillir sans juger, offrir de la compassion à l'autre, pardonner à soi et à l'autre, honorer l'autre en lui offrant une présence sincère, c'est aussi le reconnaître et lui redonner sa dignité, etc.

Nous avons parfois, même souvent besoin d'aide pour arriver à ouvrir son coeur, car les blessures du passé ont fort probablement érigé des murs de protection autour du coeur. Et le travail d'ouverture s'en trouve plus difficile.

Permettez-moi de vous suggérer de profiter des quatre dimanches de l'Avent (débutant le 30 novembre) pour créer des rencontres avec vous-même; votre âme n'attend que votre invitation. Que vous choisissiez d'assister à la messe du dimanche ou de vous recueillir dans l'intimité de votre foyer, prenez le temps de méditer sur le vrai sens de Noël pour vous, avec un petit rituel favorisant l'intériorisation et le contact avec votre dimension divine (ambiance calme et sereine, chandelles, etc.) et un texte inspirant si nécessaire. Allez vous "asseoir dans votre coeur"* pour écouter le silence vous parler. Placez-vous en position de gratitude pour accueillir avec reconnaissance tout ce que la vie a de bon à vous offrir. Remerciez.

Plan d'action

Fouillez les journaux locaux et les magazines pour trouver des occasions de vivre Noël en participant et en vous impliquant dans la communauté. Ce que vous en tirerez vous fera avancer doucement vers la lumière de Noël.

Bonne route !

* L'expression "s'asseoir dans son coeur" est une image que j'utilise régulièrement car elle illustre tellement bien la rencontre avec soi et sa dimension divine. Pour en faire l'expérience, fermez les yeux et imaginez que vous êtes assis dans une petite grotte, votre coeur. Il ne fait ni chaud, ni froid, ni trop sombre ni trop clair. Vous êtes juste bien. Vous êtes assis là tranquillement en sachant que quelqu'un viendra à votre rencontre. C'est le sage qui habite en vous. Il a un message à vous livrer. Ne forcez rien avec votre tête, à savoir : "Voyons, c'est ben long... quand est-ce qu'il va arriver le sage ?" Car plus vous forcez, plus vous le repoussez. Soyez juste là à attendre patiemment qu'il se manifeste. Lorsqu'il sera prêt, vous vous sentirez touché par un mot (soufflé dans une brise légère), une émotion, une image, une idée... Soyez attentif et ouvert, car le message est souvent subtil.

jeudi 30 octobre 2008

Cultivez la joie

Le sujet de la joie a déjà été abordé quelques fois dans mes pages précédentes, et pourtant j'y reviens. C'est qu'il s'agit d'une voie d'accès cruciale au bonheur et à la guérison.

C'est ce que mon guide spirituel et thérapeute ne cesse de me répéter : "Pratiquez la joie, laissez entrer la joie, ouvrez votre coeur, etc." Bien que je comprenne le sens de sa recommandation, je sens comme un blocage mental et émotionnel. C'est sans doute en raison du pouvoir insoupçonné du mental (et de nos bibittes) sur nos états d'âme.

Où chercher ?

En ce qui me concerne, au niveau mental, j'essaie de définir plus clairement le type de joie qu'il me faut rechercher pour mieux orienter mes actions. Et j'ai une bonne idée : c'est la joie d'une rencontre véritable avec l'autre dans le plus grand respect et l'accueil inconditionnel de l'être divin qui nous habite tous. C'est le genre d'émotion qui surgit lorsqu'on donne le meilleur de soi-même à une personne qui en a besoin (ex : une visite à une personne âgée, délaissée ou malade), ou encore l'implication qu'on fournit dans l'organisation d'un événement bénéfice pour une bonne cause, et même le bonheur qu'on connaît lorsque notre processus créateur est à l'oeuvre car il s'agit de l'expression de notre beauté intérieure, etc.

Sur le plan émotionnel, ma retenue s'explique parfois par la crainte d'échouer ou de me sentir trop prise ou envahie par mon implication auprès d'une personne ou d'une cause, ou encore lorsqu'il s'agit d'ouvrir mon coeur à une personne me demandant de laisser tomber mes barrières pour me montrer telle que je suis.

La danse de la joie

Comme l'indique le titre de cette chronique, la joie est un choix. Et comme elle m'était spécialement prescrite, j'ai cherché à lui faire une place dans ma vie.

Récemment, j'ai débuté des ateliers de biodanza* dans le but de donner une voie d'expression à mon corps émotionnel et physique. Par une danse spontanée guidée par le coeur, il devient possible d'entrer en contact avec son être profond et lui ouvrir la voie de l'expression. L'animatrice nous invite aussi à nous unir aux autres participants pour apprendre à nous ouvrir, à accueillir et à nous harmoniser, et ce, dans le plus grand respect.

La joie de Noël

Bien sûr, il est un peu tôt pour parler de Noël, c'est dire mon attachement à cette fête merveilleuse que j'honore avec tout le sacré qu'elle m'inspire. Pourquoi ? Vous avez maintenant compris que ma foi en Dieu est grande; c'est dans cette foi que Noël prend tout son sens, c'est la fête de la Lumière divine, de l'Amour et de la Paix. Comment ne pas y puiser de la joie ?

Ainsi, dès que l'automne commence à annoncer l'hiver, avec ses journées froides et grises, je ressors mon dossier Noël pour illuminer mon coeur. Je commence à penser à mon traditionnel poème de Noël (qui sert de carte de bons voeux), je mets ma musique de Noël préférée pour égayer l'atmosphère (mon chat ne s'en plaint pas...) et c'est parti, la joie refleurit doucement dans mon coeur.

Le jardin de la joie

La joie se cultive comme un jardin, jour après jour, de minute en minute. On doit lui faire une place au beau milieu de ses préoccupations quotidiennes en se concentrant sur le moment présent et ce qu'il a de beau à offrir, et installer un épouvantail pour chasser les idées noires. Ma mère a une belle image pour ne pas se laisser emporter par le négatif : chaque fois qu'une pensée sombre ou troublante arrive, elle active les essuie-glace de son esprit ! J'essaie de faire de même.

Inviter la joie

Dans son merveilleux ouvrage sur le sujet, l'auteure Sanaya Roman (Choisir la joie, éd. Ronan Denniel, 1994) jette une belle lumière sur cette voie de bonheur profond et nous invite à prendre conscience du pouvoir que nous avons sur nos états d'âme lorsqu'on en devient conscient et à nous investir avec coeur afin d'y faire fleurir un jardin bienfaisant. Voici un exercice simple (p. 32) qui nous est proposé pour débuter :
  1. 1. Faites une liste de sept choses que vous aimez faire, qui vous remplissent de joie, mais que vous n'avez pas faites au cours de ces derniers mois. Cela peut être tout ce que vous voulez : prendre un bain de soleil, partir en voyage, recevoir un massage, accomplir un certain but, faire de l'exercice, lire un livre...
  2. 2. À côté de chacune de ces sept choses, écrivez ce qui vous empêche de les réaliser. Est-ce quelque chose qui vient de l'intérieur (tels que vos sentiments) ou de l'extérieur (quelqu'un ou quelque chose, tel que le manque d'argent) ?
  3. 3. Parmi elles, choisissez deux ou trois possibilités qui vous apporteraient les plus grandes joies. Ensuite, pensez à une étape ou une décision que vous pouvez prendre pour que ces voeux se réalisent.
  4. 4. Notez sur votre calendrier la date ou la période à laquelle vous introduirez chacune de ces joyeuses activités dans votre vie.
Mot de sagesse
"Quand nous sommes en contact avec la vie, nous en retirons inévitablement des dividendes. Quand nous favorisons la vie en nous, en lui donnant les conditions favorables à son maintien et à sa croissance, nous en retirons une énergie nouvelle. la vie ne se laisse jamais vaincre en générosité. Et comme la vie est contagieuse, l'être spirituel, dans la mesure où il la possède, ne craint pas de laisser échapper généreusement sur sa route quelques-uns de ces meilleurs instants de vie comme des semences pouvant revitaliser tout son entourage." (Extrait de Simard, Jean-Paul, Pèlerinage aux sources de la vie - spiritualité, santé, guérison, éd. Anne Sigier, 2006, p. 210)

Allez au jardin et amusez-vous joyeusement !


* La Biodanza, "Danse de la vie" est une proposition d'expression et de développement des potentialités humaines qui utilise un ensemble d'exercices/danses et de musiques, le tout spécialement étudié pour réhabiliter l'élan vital et la joie de vivre. Il s'agit d'une démarche d'épanouissement global de l'humain, répondant aux demandes de l'être "moderne et civilisé" qui, plongé dans le tourbillon de technologie et du progrès, se trouve la plupart du temps coupé des mouvements primordiaux de la vie, tels les émotions, les instincts et l'affectivité. De la relation quotidienne rationnelle avec la vie, nous passons à une dimension où la parole cède la place à un autre langage. L'espace s'ouvre au silence, à l'émotion, à la musique, au mouvement et au contact : des voies vraiment à même d'éveiller tout notre être, toutes nos potentialités non exprimées. (tel que décrit dans un dépliant de l'Association Biodanza Canada (voir www.biodanza.ca)

jeudi 23 octobre 2008

Pour une vie plus riche

Il suffit souvent de petites actions pour obtenir de grands résultats. L'équipe d'Oprah, dans le dernier numéro du Magazine "O" (novembre 2008, pp 163-166), nous propose 15 petits changements à apporter dans notre vie pour la rendre meilleure et plus riche. En voici quelques-uns :

1. Mangez une pomme avant le lunch : De nouvelles études de l'Université de Pennsylvanie ont révélé que les personnes qui le faisaient consommaient presque 190 calories de moins au repas. On précise que l'effet n'est pas le même si on remplace la pomme entière par un jus ou une compote, car la quantité de fibres contenues dans la pomme entière nous donne une sensation de satiété plus longtemps. De plus, ne dit-on pas qu'une pomme par jour garde le médecin hors de vue. (An apple a day keeps the doctor away.)

2. Mangez une poignée de noix de grenoble chaque jour : Si vous vous sentez las et en manque d'énergie, il y a une possibilité que votre foie ait besoin d'un coup de pouce de votre part. En effet, le régime nord-américain riche en gras et en hydrates de carbone donne du fil à retordre au foie qui doit travailler beaucoup plus fort pour éliminer ces déchets toxiques de notre organisme, ce qui peut créer de l'inflammation menant possiblement à une cirrhose. On dit que la fatigue et divers malaises sont des symptômes liés à un problème au niveau du foie. Les noix de grenoble constituent une bonne source d'Oméga 3 bénéfiques pour son bon fonctionnement. Et de façon générale, faites l'effort de remplacer les cochonneries par des fruits, des légumes, du poisson et des grains entiers.

3. Choisissez le bon moment pour prendre une décision importante : (celle-ci s'adresse aux femmes non ménopausées) La semaine précédant l'ovulation, le taux d'estrogène et de testostérone augmente pour aider la préparation de l'ovule. L'estrogène vous rendra plus créative et émotive, tandis que la testostérone favorisera votre degré d'affirmation et de confiance en soi. Ainsi, une semaine et demie après vos menstruations est la période idéale pour travailler sur des projets qui requièrent une pensée perspicace et originale, ou encore pour traiter une affaire délicate qui demande du courage, telle que rencontrer son patron au sujet d'une promotion. Par ailleurs, on nous met en garde contre l'envie de régler des différends relationnels pendant cette période, puisque ces mêmes hormones pourraient nous rendre maladroites et téméraires. Il vaut alors mieux attendre quelques jours afin de retrouver un juste équilibre hormonal. Bonne chance !

4. Répétez souvent la phrase "Je te pardonne." : C'est plus facile à dire qu'à faire, mais après une dispute ou un échange houleux, pensez à pardonner. On dit que choisir de pardonner nous aide à voir une situation avec les yeux de la compréhension et la compassion. En optant de transformer un problème en occasion de pardon, peu importe le comportement de l'autre personne, vous vous donnez un profond degré de contrôle.

5. Faites le grand ménage de vos méninges : Souffrir à cause de regrets ou de souvenirs négatifs alimente la dépression, c'est pourquoi un bon ménage de nos pensées ainsi que des objets qui ravivent de douloureux moments peut nous remonter considérablement le moral. Par exemple, si une certain robe a joué un rôle critique dans une relation passée, débarrassez-vous en, même si elle est vraiment belle, parce qu'à chaque fois que vous la regardez, elle vous ramène émotivement à ces moments difficiles. Quant à vos vieux magazines ou journaux non lus depuis quelque temps, oubliez ça, vous ne prendrez jamais le temps d'y revenir. Jetez donc ! (Ouais, j'ai du ménage à faire !!!)

6. Prenez 10 minutes pour rêvasser : La science est maintenant d'accord avec plusieurs grands génies : quand vous êtes sans solution devant un problème, la meilleure façon d'en trouver une, c'est de laisser votre esprit vagabonder. On dit que l'hémisphère droit du cerveau, la partie des sensations qui s'active lorsqu'on rêvasse, contient un plus grand nombre de connexions à plus large portée, ce qui lui permet de faire des associations moins évidentes aux premiers abords. Une bonne façon de rêvasser est d'aller dans un endroit plutôt calme (où l'on sera le moins sollicité possible) et se laisser emporter par des pensées agréables. Même si vous ne trouvez pas de solution à votre problème, vous serez certainement plus calme et libre d'esprit.

Ces petits trucs sont simples et ne coûtent rien. Faites-en l'expérience le plus souvent possible et vous verrez bien ce que ça change dans votre vie.

Amusez-vous bien !



mercredi 22 octobre 2008

De quoi êtes-vous sûr ?

C'est la question qui est posée à 22 personnalités dans le dernier numéro du Magazine O (Oprah) présentement en kiosque (novembre 2008, pp. 222 à 233). Plutôt inspirant comme thème ! Vous y êtes-vous déjà arrêté ? Pour ma part, je puis dire que je suis sûre de bien peu de choses et c'est peut-être mieux comme ça. Car les grandes vérités de certains sont souvent à la source de jugements rapides (et faux), de malentendus, de mépris aussi parfois. Quant aux certitudes de certains autres (comme les médecins spécialistes en matière de pronostic, dont j'ai parlé dans ma chronique du 10 juillet dernier intitulé Petits et grands miracles), elles ont le pouvoir de soustraire tout espoir de guérison à leurs patients, leur sciant ainsi les bras face à la lutte qu'ils ont à livrer pour manifester leur goût de vivre et toute la force que la vie contient quand on y croit et qu'on lui donne une chance. (Lire Le miracle du désir paru le 11 juillet)

Non, plus j'y pense et plus je crois qu'il est préférable de garder un doute sur la vie... elle peut si bien nous surprendre si on lui cède une toute petite place dans son coeur en ouvrant la porte de la foi.

Voyons maintenant ce que les personnalités choisies par l'équipe d'Oprah avaient à dire :

1. Sur les rêves : "Nous passons le plus clair de notre vie à réduire l'ampleur de nos ambitions parce que le monde nous a dit de penser petit. Les rêves expriment ce que l'âme a à nous dire, aussi fou que ce rêve puisse vous sembler. Je m'en fous, vous devez le laisser sortir." par Eleni Gabre-Madhin, éthiopienne et ex-économiste à la Banque mondiale ayant mis sur pied une organisation humanitaire dans le but d'aider son pays d'origine à devenir autonome sur le plan alimentaire.

2. Sur les attentes : "Les attentes sont d'une certaine manière dangereuses. Vous ne pouvez tout contrôler. Parfois, vous devez lâcher prise et suivre le courant." par Simon Baker, acteur

3. Sur la différence : "Les choses qui me rendent différent révèlent ma beauté."

4. Sur les femmes : "Les femmes ont un type de courage bien spécifique qui leur permet de se lancer dans la mer -- qu'il s'agisse d'une nouvelle vie pour elles-mêmes, ou la vie d'une autre personne, ou même ce qui peut sembler une sorte de rage." "Et voici une dernière chose que je sais -- et je le sais avec une certitude qui excède tout ce que j'ai dit sur les femmes : les dernières pensées des hommes tout au long de leur vie sont au sujet des femmes... des pensées passionnées ou mélancoliques sur leurs épouses, amantes, filles et mères." par Mark Leyner, écrivain

5. Sur les idées : "Vous ne savez jamais quand ce que vous dites ou faites fera une différence et pourquoi un personnage en position de grand pouvoir déciderait de le considérer." par Kerry Kennedy qui a rencontré le pape Benoit XVI et a osé lui adresser une suggestion d'ajustement au sujet de la position de l'Église sur la contraception, particulièrement en matière de prévention du SIDA. Quelques mois plus tard, il a annoncé la formation d'un comité pour étudier la question de l'usage des condoms.

6. Sur la compassion : "Alors, il a envoyé une chorale pour moi. Pendant des années, ce geste de bonté de la part de Duke a illuminé l'ensemble de ma vie. Cela m'a montré que peu importe la gravité de la situation (telle qu'elle nous semble), il y a toujours des personnes dans ce monde qui se soucient des autres. Cette révélation a changé ma vie." par Tony Bennett, chanteur vedette qui parle de son ami Duke Ellington. Le chanteur traversait une période très difficile de sa vie (divorce, etc.) et se trouvait loin de sa famille pour la première fois à Noël, seul dans une chambre d'hôtel.

7. Sur les certitudes : "Peut-être que c'est pour cette raison que nous nous tournons instinctivement, en période de turbulence, vers les personnes qui, selon nous, en sont arrivées à faire une place au doute et au mystère au sein de leurs convictions. La compassion grandit mieux, semble-t-il, dans la tendreté qui se cache sous un lâcher-prise serein. Ainsi, j'essaie fort d'y aller molo sur des conclusions fermes. Ces temps-ci, je me contente d'un sentiment de certitude à 85% seulement pour la plupart des choses, la plupart du temps. Je crois que ceci me garde saine, et je crois aussi que cela me garde humaine. En fait, j'en suis certaine à 85%." par Elizabeth Gilbert, auteure de Eat, Pray, Love* (éd. Penguin Books, 2007)

Aucune garantie

Comme la vie change à chaque instant et que chaque être est unique, chaque destinée est unique, de quoi peut-on être vraiment sûr ? J'ai passé une grande partie de ma vie à jouer safe avec la conviction (fausse, bien sûr) que je pouvais contrôler les éléments composant ma vie. Avant de passer à l'action, je "m'assurais" que tout était conforme et sûr. Sinon, je maintenais ma position connue (comme on s'accroche à une bouée de sauvetage au milieu de l'océan) qui me donnait un faux sentiment de sécurité. J'avais tort... je nageais à contre-courant, car on ne peut pas empêcher le processus de la vie de s'épanouir, puisque la vie est en constante mouvance de par nature. Pensez simplement à une mare d'eau stagnante et comparez-la à un ruisseau d'eau vive. Lequel vous semble porter la vie ? C'est évident, non ? (Lire La leçon de l'eau, parue le 27 février dernier, de même que Dieu comme partenaire, parue le 23 avril)

Aussi, ces trois dernières années, j'ai lutté avec ardeur et détermination pour venir à bout de l'ennemi qui m'habite. J'ai concentré toutes mes énergies et mes ressources à cette lutte, car ce que je souhaitais le plus, c'était de vite passer à autre chose. Je croyais qu'il me fallait gagner cette lutte avant d'entreprendre de nouveaux projets de vie... J'avais tort encore une fois. Lutter, oui, mais continuer aussi en même temps. Car qui sait combien de temps elle durera cette lutte ? En tout cas, pas moi, même si c'est moi qui semble être aux commandes. Mais dans ce domaine, les certitudes n'existent pas. Seule la foi a le pouvoir de nous transporter ailleurs. Alors, pourquoi attendre ? Mes rêves bouillonnent d'envie de se réaliser depuis déjà un bon moment et j'ai décidé de les laisser s'exprimer à travers mes actions futures. Je vous en reparlerai.

Mot de sagesse
"La sécurité ne vient qu'en prenant des risques, en vous ouvrant et en découvrant toujours plus ce que vous êtes." (Tiré de Roman, Sanaya, Choisir la joie, éd. Ronan Denniel, 1994, p. 123)

Bonne journée !


* Dans plusieurs de mes chroniques, j'ai fait référence à cet ouvrage très populaire par les temps qui courent (traduit en français sous le titre Mange, Prie, Aime). Lire les textes suivants pour avoir un aperçu des grandes sagesses qui s'y cachent : le 15 janvier, Au bout de l'arc-en-ciel; le 24 janvier, À quel âge vous sentez-vous aujourd'hui ?; le 4 février, Où est la grille ?)

mardi 21 octobre 2008

Choisir la joie en moment de grisaille

Ce mardi matin révèle la grisaille de l'automne qui annonce l'hiver. Eh oui, on a parlé de neige !... Fondante à Montréal et dans la vallée du Saint-Laurent, accumulations plus au nord et en terrain montagneux. Triste journée. Qu'a-t-elle à nous dire ?

L'automne, c'est la saison du repos de la nature qui a oeuvré avec une joyeuse ardeur tout le printemps et l'été pour livrer ses trésors et se parer de tant de beauté. Est maintenant venu le temps de la régénération, de la période de dormance qui commande un mouvement de repli (c'est ainsi que la sève retourne à la terre). En harmonie avec ce mouvement, nous sommes invités à faire de même, malgré toute l'activité qui se passe à l'extérieur. Les courtes journées d'ensoleillement ne nous incitent-elles pas à rentrer à la maison dès la besogne achevée et à se mitonner dans un vêtement de polar tout chaud.

Mitonner... quel beau mot ! Je ne le connaissais pas vraiment pour ne l'avoir jamais utilisé, mais il m'est venu spontanément à l'esprit, comme si j'avais l'intuition qu'il signifiait si bien l'idée que j'avais à transmettre. Je l'ai donc écrit, puis je suis allée consulter le dictionnaire pour m'assurer de sa signification. Voici ce qu'on y lit, au sens figuré, bien entendu :

" Préparer tout doucement (une chose, une personne) pour un résultat. Mitonner une affaire. Se mitonner un avenir confortable. Mitonner quelqu'un : être aux petits soins pour lui, cajoler, dorloter."

C'est exactement le programme de ma journée, car ces derniers jours, j'ai été passablement active, bien que j'étais à me rétablir d'un traitement reçu mercredi dernier. Puis, dimanche, j'ai senti un picotement affreux au fond de la gorge accompagné de quelques éternuements... Oh, oh... est-ce le rhume qui me guette ? Ça ne serait pas surprenant, car mon taux de globules blancs est assez bas ces jours-ci et avec tout ce qui court. Enfin, hier j'ai décidé de tout mettre en stand-by. Après tout, le monde n'arrêtera pas de tourner si je bats en retraite pour quelques jours, le temps de refaire mes forces. Je n'ai pas envie de me ramasser à l'urgence. Aussi bien rester tranquillement à la maison avec gros chat et adopter son rythme de vie.

Ainsi, à cette heure tardive de la matinée (déjà 10h), je suis toujours en pyjama avec pour seul programme de suivre le rythme de mes envies. Si c'est du repos, ce sera ça. Envie d'un peu de ménage ? Alors, allons-y pour le ménage. Peut-être que je me lancerai dans une activité créative, comme de la couture ou du dessin. Seul mon coeur décidera de mon programme du jour.

Ce matin, je n'étais pas inspirée du tout pour écrire. J'ai pourtant nombre de beaux sujets à traiter puisque je poursuis toujours mes lectures inspirantes. Mais on dirait que ça ne voulait pas... Et par souci de donner signe de vie, je tenais à écrire un mot. Je me suis donc assise à l'ordinateur et j'ai attendu que l'étincelle s'allume. C'est le titre qui détermine la suite. Et c'est souvent en me concentrant sur mon moment présent, sur ce qui se passe pour moi sur le moment que je trouve le filon.

Honnêtement, le thème que j'avais en tête pour ma prochaine chronique était : Choisir la joie ! C'est grâce à ma dernière lecture inspirante. J'y reviendrai assurément, mais aujourd'hui, je ne sentais pas que le sujet était mûr. Néanmoins, j'aimerais vous laisser avec un court texte qui me servira sans doute d'introduction pour la chronique qui y sera consacrée prochainement :

Libérez la joie dans le coeur d'un autre
"Cela peut se faire grâce à un moyen bien simple : un sourire. Ou un compliment. Ou un regard amoureux. Et cela peut se faire aussi avec un acte aussi élégant que faire l'amour. C'est ainsi que vous pouvez libérer la joie dans le coeur de ceux qui vous entourent, sans compter tous les autres moyens disponibles. Avec une chanson, ou une danse, ou le trait d'un pinceau, ou le modelage de l'argile, ou la rime des mots. Avec la tenue des mains, ou la rencontre des esprits, ou la complicité des âmes. Avec la création mutuelle de tout ce qui est bon, beau et utile. Grâce à tous ces moyens, vous pouvez libérer la joie d'un autre et de beaucoup d'autres encore."
(Traduction libre, tiré de Friendship With God, Neale Donald Walsch, Pages 266-267)

Extrait original :
"It can be done with something as simple as a smile. Or a compliment. Or a loving glance. And it can be accomplished with something as elegant as making love. With these devices can you release joy in another, and with many more. With a song, or a dance, or a stroke of a brush, or the molding of clay, or the rhyming of words. With the holding of hands, or the meeting of minds, or the partnering of souls. With the mutual creation of anything good and lovely and useful. With all these devices can you release another's joy, and with many more."

Sur ce, bonne journée mitonnée !