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vendredi 23 octobre 2009

C'est l'heure des bonnes nouvelles !!!

Une fenêtre s'ouvre enfin sur ma chambre d'hôpital. Au retour de ma sortie d'hier avec mes amies, j'ai vu le médecin. Il semble que nous soyons sur le bon chemin pour un retour à la maison imminent : j'ai recommencé à manger presque normalement, avec des restrictions normales et, MIRACLE, l'intestin fonctionne ! Il a lâché sa paresse et s'est mis à éliminer régulièrement les aliments ingérés.

Je suis convaincue que les prières de toutes la communauté de prières que j'ai créée par mon cri du coeur du début de la semaine a porté fruit. Beaucoup de gens m'ont, en effet, confirmé avoir prié pour moi, à leur façon. Ma sonde urinaire a été retirée ce matin pour voir si la vessie a repris sa fonction. Nous ferons une tentative aujourd'hui jusqu'à demain matin, avant que je sois libérée pour un nouveau congé temporaire ce week-end. (C'est mon gros chat qui va être content !)

Puis, en début de semaine prochaine, on devrait parler d'un congé définitif avec assistance d'une infirmière à la maison et d'un médecin de famille du CLSC. Je serai bien entourée avec toujours ma mère à proximité et mes amies prêtes à bondir à ma rescousse au premier appel de détresse.

Une fois revenue dans mes affaires et ma routine, il sera important, même primordial que je retrouve mon régime santé et mes suppléments alimentaires avec ma naturopathe chinoise afin d'éviter à tout prix de me retrouver à nouveau dans une situation aussi précaire et inquiétante. Bien entendu, une période d'arrimage sera nécessaire entre les deux types de médecines pour éviter les interactions négatives.

La grande fête

Dès que j'aurai retrouvé la forme et que mes pneus d'hiver auront été achetés et installés (car l'hiver est déjà à nos portes avec la neige qui nous est tombée dessus hier), je vais lancer la grande fête que je promets depuis quelques semaines pour rassembler tous ceux qui auront envie de célébrer la grandeur de la vie avec moi.

Ce sera une soirée toute simple empreinte d'authenticité, de joie de vivre et d'amour sincère. Nous mangerons des mets succulents et boirons dans une ambiance chaleureuse et vraie. J'ai très hâte ! Je vous en reparlerai très bientôt.

D'ici là, restez au poste pour d'autres belles nouvelles miraculeuses.

Mot de sagesse / Méditation

(Extrait de Joël S. Goldsmith, L'Art de la guérison spirituelle, éd. Astra, 1997, pp. 103-104)
Dieu est vie éternelle.
Dieu est loi.
Dieu est amour.

Si Dieu, l'Amour divin, prend soin de lui-même, n'est-il pas clair que la loi et l'amour de Dieu suffisent à maintenir Sa création dans l'harmonie, la joie et la perfection ?


Bonne journée !

vendredi 16 octobre 2009

L'arbre de l'espoir

Quelques nouvelles

L'espoir a dégringolé hier... Nous étions sur la bonne voie pour que je puisse tranquillement recommencer à manger des aliments solides, mais il y a eu une erreur à la cuisine. Les demandes de nourriture "molle tendre" ont mal été interprétées et je me suis retrouvée avec des repas beaucoup trop lourds pour mon estomac fragile réduit au régime liquide depuis plusieurs jours.

Je sentais bien qu'il y avait quelque chose de pas normal et je n'ai pas sonné l'alerte. J'avais faim, faut croire. Mais j'ai payé pour, car l'estomac a rejeté tout ce que j'avais avalé, tant au déjeuner qu'au dîner. Le docteur était découragée, surtout lorsqu'elle s'est aperçue de l'erreur.

Ceci m'a ramenée à la case départ, soit le droit de sucer des glaçons uniquement. Hier soir, j'en pleurais, car quand c'est comme ça, on n'est pas trop loin du tube dans le nez jusqu'à l'estomac, ce qui me forcerait à rester à l'hôpital encore quelques jours. Moi, je compte beaucoup sur le week-end pour sortir, car ça fait maintenant deux semaines que je n'ai pas eu l'occasion d'aller voir mon minou et dormir dans mon lit.

Il me reste aujourd'hui pour me reposer très bien et tenter de retrouver le moyen de m'alimenter au moins de liquide. Je prie le Ciel pour que ce miracle se produise.

Un cadeau extraordinaire d'espoir

Comme vous savez, ma mission est de répandre l'espoir à travers l'expérience difficile que je traverse. Et c'est le but premier de ce blogue. Cette semaine, j'ai reçu la visite de deux amies d'enfance qui ont su me réalimenter en espoir grâce à un cadeau magnifique. Je vous en parle :

C'est une magnifique boule de verre soufflé qui renferme un arbre. La boule elle-même est en verre clair, ce qui nous permet de voir l'arbre à l'intérieur, et elle a des touches de couleurs variés. Y est attachée une petite carte qui la présente. Voici ce qu'on peut y lire :



"L'arbre de l'enchantement - sentiments

Exprimez vos sentiments pour un être cher avec une collection de superbes ornements en verre. L'amour, l'espoir, la paix et la joie sont comme des arbres qui poussent naturellement, parfois avec un optimisme débridé. Partagez ces sentiment avec une personne qui vous est chère."

puis, sur l'autre volet de la carte :


" L'arbre de l'espoir

L'espoir est essentiel à la croissance et nous donne le courage d'aller de l'avant lorsque nous traversons l'adversité. Tout comme un arbre qui grandit malgré des conditions parfois difficiles, l'espoir nous élève au-dessus des obstacles de la vie. L'Arbre de l'espoir nous rappelle que rien n'est jamais vraiment perdu, aussi longtemps que nous gardons de l'espoir."


Cette boule est tellement magnifique que je l'ai prise en photo pour pouvoir vous la montrer, mais je dois aller chez moi pour pouvoir la mettre en ligne.

Le sens profond de ce cadeau

Mes amies ont compris le message que je m'efforce de véhiculer jour après jour par mon combat et mes écrits. Et elle ont surtout compris que celle qui sème à tout vent peut parfois manquer de graines et avoir, à son tour, besoin d'être nourrie d'un espoir renouvelé. C'était mon cas lorsque Liliane et Linda sont arrivées avec ce cadeau du coeur.

Liliane a tout de suite pensé aux boules de lumière sacrée que j'avais moi-même créées et distribuées à Noël passé avec mon conte de bons sentiments. (Lire Un conte de Noël en cadeau paru le 19 décembre 2008 pour en savoir plus.)

Gardons espoir ensemble et prions sans relâche. Dieu répondra.

Bonne journée !

vendredi 9 octobre 2009

La vie comme un tricot

Ici, aux soins palliatifs, on trouve beaucoup d'espoir affiché ici et là sur les tableaux fixés aux murs. J'ai mis la main sur un texte bien joli et très inspirant qui, je crois, peut nous permettre de faire la paix avec notre chemin de vie. Le voici :



La vie comme un tricot

La vie est comme un tricot.
Dieu nous donne la laine et les aiguilles.
Il nous dit : "Tricote de ton mieux une maille à la fois."
Une maille est une journée sur l'aiguille du temps.
Dans un mois : 30 ou 31 mailles ; dans dix ans : 3650 mailles.
Quelques-unes sont à l'endroit, d'autres sont à l'envers.
Il y a aussi des mailles échappées, mais on peut les reprendre.
Que de mailles manquées !
La laine que Dieu m'a donnée pour tricoter ma vie est de toutes les couleurs :
grise comme mes doutes,
verte comme mes espérances,
rouge comme mes affections,
bleue comme mes désirs,
blanche comme mon don total à celui que j'aime.

Seigneur, donne-moi le courage de terminer mon tricot,
Afin que tu le trouves digne de l'exposition éternelle des travaux des humains.



Créer des miracles


Comme vous savez, je suis dans un épisode de bilan et de réconciliation qui me permettra de retrouver la paix par rapport à ma vie (Lire Dans l'éternité, il n'est pas trop tard paru plus tôt cette semaine). Et dans ce processus qui tient lui-même du miracle, car il nous amène au-delà de nos limites souvent fixées par l'ego (le fauteur de troubles, comme j'ai tendance à le qualifier), j'ai fait un contact avec mon vieil amour pour tenter d'effacer de vieilles blessures et retrouver l'harmonie intérieure avant de partir. Eh bien, il semble qu'un miracle soit sur le point de se produire.

Je ne vous en dit pas plus pour le moment. (Je sais, Linda, chère belle-soeur, que tu ne seras pas heureuse de devoir attendre quelques jours pour en savoir plus... peut-être seras-tu tentée de me donner un coup de fil pour satisfaire ta curiosité !!!)

Je vous dis seulement de continuer à croire aux miracles tout en étant conscient qu'ils se produisent souvent à partir d'un mouvement initié par nous. C'est seulement quand on fait d'abord un pas en avant que Dieu peut faire les suivants, car c'est ainsi qu'Il comprend que nous sommes prêts à lui ouvrir la voie.

Merci d'être là avec moi pour vivre tous les bouts difficiles, mais aussi les moments divins. Préparez-vous; le poil vous dressera sûrement sur les bras.


mercredi 30 septembre 2009

Vent de fraîcheur au milieu de la tempête

De vous savoir là me fait le plus grand bien. J'ai reçu de très nombreux messages d'encouragement et d'amitié suite aux derniers événements survenus côté santé, et cela a eu l'effet d'un grand vent de fraîcheur sur le climat lourd qui règne dans les murs de l'hôpital où je suis retenue depuis bientôt deux semaines.

Virage inattendu

Je me préparais à me rendre au Pérou pour recevoir des soins spéciaux avec l'espoir d'améliorer ma condition physique, alors que je venais d'apprendre que la médecine traditionnelle ne pouvait plus rien pour moi.

Mais mon parcours a pris une tournure aussi brusque qu'inattendue ; un malaise aigu et des vomissements répétés m'ont conduite directement à l'hôpital le 18 septembre dernier. Alors que ce problème digestif se réglait grâce aux soins reçus dans l'unité de gastroentérologie de l'Hôtel-Dieu de Sherbrooke, j'attirais l'attention des médecins sur mes maux de dos de plus en plus présents afin qu'ils puissent m'offrir des avenues de soulagement.
On a donc commencé à étudier plus attentivement cet aspect de ma condition et commandé un scan plus poussé pour "inspecter" l'état des os. Et là, ç'a frappé fort. Des lésions osseuses ont été identifiées à plusieurs endroits, ce qui rend mon état de santé encore plus critique ne laissant que très peu d'espoir de rémission.

Le choc !

Moi qui scande depuis le début de mon odyssée, telle une militante pure et dure, l'espoir et la foi comme premiers ingrédients d'un éventuel retour à la santé, je tombais moi-même brusquement dans le désespoir. Et je pleurais avec ma mère, mes amies et devant les médecins qui avaient eu la très difficile tâche de m'annoncer les sombres résultats d'examen et leurs conséquences possibles.

Secours divin

J'ai eu besoin de réconfort et d'une solution divine pour arriver à me raccrocher à cet espoir qui m'a si bien servi au cours des quatre dernières années. (Je vous rappelle que le pronostic initial pour moi était seulement d'une année.)

J'ai donc repris ma lecture du Silence du coeur (Réflexions de l'Esprit Christique tome 2, Paul Ferrini, éd. Le Dauphin Blanc, 2008) pour la troisième fois. Ce livre me réconforte profondément car j'ai le sentiment que Jésus me parle comme un frère, dans un langage contemporain et adapté à nos situations de vie actuelles. Et voici ce qu'il me dit au sujet des miracles et ce que je dois en comprendre et en espérer :

Tu démontres ta conscience des miracles en t'abandonnant à ce que tu vis et en t'unissant à la volonté divine à chaque instant. Ton travail n'est pas d'essayer d'altérer la réalité physique, mais d'être pleinement présent à elle. Alors que tu t'évertues à le faire, tes peurs, tes dépendances, ton attachement au passé vont se dresser devant toi. Ton travail est de rencontrer ces peurs, ces dépendances et cet attachement avec amour et compassion. Ton travail est de créer un espace sécurisant pour ressentir tes sentiments, pour marcher à travers tes peurs et ta souffrance." (p. 167)

Lâcher prise

Depuis que j'ai accepté de me pencher sur la fin de ma vie pour mieux m'y préparer, je me sens beaucoup plus sereine. J'ai longtemps résisté dans mon combat pour la vie. j'ai aussi jonglé avec les notions de lâcher prise et d'abandon en me demandant si ce n'était pas ça baisser les bras, être lâche. Ces notions se confondent souvent dans notre esprit. Quand faut-il lâcher prise ?

Eh bien, semblerait que c'est à chaque instant. Ma mère m'a souvent répété : "Il faut tout faire comme si tout dépendait de nous et s'abandonner en même temps comme si tout dépend de Dieu." Autrement dit, nous avons une responsabilité face à notre vie. Dieu n'agit jamais seul, sans notre collaboration ni notre consentement. Mais une fois que nous avons fait tout ce qui est en notre pouvoir pour régler une situation, il nous faut lâcher prise avec confiance sur l'issue de cette situation, car les vues de Dieu sont imprévisibles, inattendues et impénétrables.

Comme vous voyez, ma pratique spirituelle m'est d'un grand secours dans cette aventure. Et j'aurais encore beaucoup à partager sur cet épisode des plus difficiles, mais toujours dans un esprit lumineux afin de toujours créer plus d'espoir et d'espérance.

Merci d'être toujours là à m'appuyer et m'envelopper de votre amitié. Ça me réconforte beaucoup.

À bientôt,

P.S. : Hier, j'ai été transférée à l'unité des soins palliatifs. Méchant choc ! Je vous en reparlerai.

lundi 29 juin 2009

Une expérience inoubliable en Biodanza


Au lendemain du Symposium de St-Raphaël, nous sommes de retour dans notre appartement prêté à Cannes et je fais le point sur cette aventure merveilleuse vécue au cours des quatre derniers jours. Nous étions, en compagnie de 350 autres participants, au pays de l’amour fraternel où régnait joie, plaisir, tendresse, musique et danse. Jamais de toute ma vie, je n’ai senti une ouverture aussi grande aux différences et un accueil aussi inconditionnel dans nos ressemblances fondamentales d’êtres humains.

Souvent, nous ne formions qu’une grande cellule dans notre désir d’unité avec toutes les autres cellules qu’étaient nos compagnons de danse. Et les différences et la discrimination n’existaient plus : jeunes, vieux, grands, petits, handicapés ou non, tous étaient égaux et solidaires.

Égaux et solidaires… est-ce possible de nos jours ? Moi, je dis oui à condition de choisir l’Amour, le grand, celui qui fait des miracles. C’est cet amour qu’on reconnaît en la présence de Dieu : « Aime ton prochain comme toi-même. » nous a dit le Seigneur. Eh bien, Il était parmi nous à St-Raphaël. Une question, ou plutôt un défi nous était posé par les facilitateurs (les animateurs de vivencias, comme on les appelle) à la fin de chaque activité : Comment ramener ça chez nous ? C’est-à-dire, comment faire fructifier la magie qui s’opérait entre nous dans notre désir sincère et profond de rencontrer l’autre dans son être véritable ? Car c’est possible de reproduire l’expérience à plus grande échelle quand on y a goûté, quand on sait.

Eh bien, l’être véritable se trouve dans le cœur et pour le rejoindre, il faut sortir de l’ego, cet aspect de soi qui sait si bien nous entraîner dans des chemins tordus, sombres et douloureux. Il faut chercher la lumière, l’étincelle divine qui se cache au fond de notre âme, cette partie de soi qui nous relie à Dieu. Il nous faut nous retirer souvent dans la chaleur de notre cœur, comme si on allait s’asseoir dans une petite grotte bien à soi pour y rencontrer notre Guide lumineux pour s’en abreuver, s’en nourrir et en revenir débordant de joie enfantine pour aller courir librement dans un champ de marguerites et y cueillir les petites fraises qu’on trouve à nos pieds.

C’est aussi simple que ça, le vrai bonheur.

L’espoir a des « elles »

C’est le samedi à 11 heures que nous étions invitées à présenter notre vidéo documentaire qui est au centre du projet que nous menons depuis l’automne dernier. À notre grande surprise, la petite salle était pleine; plus de 80 personnes s’y massaient et étaient attentifs au message que nous étions venues livrer dans le cadre de ce Symposium.

D’abord touchés par notre mot d’ouverture, les spectateurs ont su apprécier ce qu’ils ont vu et plusieurs ont même pleuré à chaudes larmes. À la fin, l’assemblée s’est levée spontanément pour applaudir chaudement le travail du groupe, mais surtout les femmes qui ont eu le courage de montrer leur vulnérabilité dans ce film et qui ont fait preuve de générosité en acceptant de partager leur expérience du cancer et de la Biodanza pour aller au secours d’autres personnes atteintes en répandant l’espoir, ingrédient fondamental dans la lutte pour la vie.

Plusieurs aussi sont venus nous rencontrer à la fin pour nous remercier, nous féliciter et nous serrer dans leurs bras. Le message a rencontré son objectif de toucher et d’ouvrir grande la porte de l’espoir.

Et puis, une personne se tenait là à attendre son tour pour me voir. Elle avait besoin de s’entretenir avec moi, car, me disait-elle, elle venait d’être touchée indirectement par le cancer diagnostiqué chez une personne très proche d’elle. Elle me demande : « Quelle erreur devrai-je éviter dans mon désir de l’aider et de l’accompagner ? »

J’ai tout de suite senti toute la responsabilité qui m’incombait dans la réponse à cette question. J’ai pris quelques secondes pour laisser le temps à mon Guide de m’inspirer les bons mots : « Ne vous oubliez pas là-dedans, car vous serez deux à traverser la même épreuve mais à des niveaux différents. Vous devez prendre du temps souvent pour vous ressourcer. N’oubliez pas non plus que l’autre sera limitée par moments dans ses capacités physiques à travers les traitements et en raison des symptômes de la maladie qui se manifesteront. Vous devez ajuster vos attentes et vos exigences envers elle, car sa lutte pour la vie est déjà très, très exigeante.

« N’oubliez pas, enfin, que l’épreuve peut vous entraîner tous les deux dans un gouffre de misère si vous n’êtes pas attentifs à ce qui se passe entre vous, et cela peut briser la relation. Vous devez donc vous recueillir souvent pour trouver l’action juste, le mot juste, la piste juste… Restez branché à votre Guide intérieur dans la lumière du cœur. »

Voilà ma réponse. Amen !

dimanche 21 juin 2009

Biodanza sur la Côte d'Azur...

Ça y est ! Nous sommes maintenant à la veille de partir pour Nice pour le 2e Symposium international de Biodanza avec la présence exceptionnelle du fondateur de cet art thérapeutique, M. Rolando Toro Araneda. Notre grand projet "L'espoir a des Elles" connaîtra enfin son aboutissement avec cette participation tant espérée et la présentation de notre vidéo documentaire maison sur les bienfaits que peut procurer la biodanse auprès des personnes touchées par le cancer.

Ce projet a fait l'objet de plusieurs chroniques depuis l'automne. Pour tout savoir, je vous invite à les relire : Cultivez la joie, 30 octobre 2008; Les porteuses de joie, 2 décembre 2008; L'espoir a des Elles, 3 février 2009; Solidarité !, 21 avril 2009.

Mes copines de voyage prennent l'avion aujourd'hui même et moi j'irai les rejoindre demain. Je suis dans les derniers préparatifs et l'excitation monte d'un cran d'heure en heure. Vous mourez d'envie de voir ce qui nous attend ? Allez donc faire un tour sur le site du Symposium; plusieurs belles photos y sont affichées. http://www.biodanza-med.com/symposium/FR/localisation.php Ça promet !

Je vous laisse sur cette dernière chronique avant le départ. Je serai de retour le 3 juillet. Si j'en ai l'occasion, je tenterai de vous glisser un mot sur mon expérience sur la Côte d'Azur avec la gang de biodanseurs que je vais rencontrer là-bas. Je prendrai beaucoup de photos, c'est sûr, car j'ai le sentiment que cette aventure en sera une d'une grande richesse humaine. J'en ressens déjà les hautes vibrations et les immenses bienfaits.

J'aimerais profiter de cette page pour remercier à nouveau toutes les personnes qui ont généreusement contribué à notre programme de financement. Il est évident que sans leur soutien précieux, ce voyage n'aurait pu être possible. Alors, merci à vous : Lise, Claudette, Danielle, Michel, Zohra, Liliane, Renée, Pierre, Marie-Claire, Claude, Carole, Lucille, Anne Geneviève et tous les autres qui ont participé à nos activités de biodanse et qui se sont impliquées d'une façon ou d'une autre pour nous donner les "ailes de l'espoir"...

Je vous offre mes pensées lumineuses d'amour, de paix et de joie.
Au plaisir de vous retrouver au retour.

Et bonne St-Jean !
Sur cette photo, je viens juste d'arriver à Nice après 18 heures de voyagement. Il fait beau et chaud et ça fait vraiment du bien de se retrouver au bord de la Méditerranée.

jeudi 7 mai 2009

Vous dites quoi, Docteur ?

Alors, tel que promis, voici la grande nouvelle...

J'ai revu mon oncologue hier et je lui ai parlé de mon problème digestif de la semaine dernière. Je voulais lui démontrer que ce problème était survenu spécifiquement suite à l'annonce de la nouvelle décevante (même déprimante) sur la suite des choses en regard des résultats du dernier scan. Ceci m'a amenée à lui rappeler que mon processus de guérison était basé sur plusieurs ingrédients dont la chimio faisait partie. Ainsi, à mon avis, les résultats de l'examen pouvaient aussi bien parler de la performance des traitements médicaux que de celle des méthodes alternatives (comme la nutrition, les suppléments alimentaires, l'oxygénation, l'exercice physique, l'état d'esprit, etc.). Sur ce, il a émis un doute sérieux.

"OK, Docteur, je sais que vous êtes un scientifique et que vous vous prononcez seulement sur des méthodes qui ont été mesurées scientifiquement, mais sachez que moi j'y crois. Alors, si je ne réagis pas avec autant de détresse à l'annonce de ce genre de nouvelles, c'est que j'interprète les choses autrement. À l'avenir, je vous demanderais de me dire que la chimio a atteint ses limites et non qu'il n'y a plus rien à faire, car il y a un monde de différence entre les deux. Et l'espoir est le PREMIER ingrédient de la recette."

En acquiesçant à ma demande, il ajoute : "De toute façon, Madame, vous savez que vous avez déjà dépassé largement toutes nos espérances ?" Mon Dieu que cette petite phrase m'a fait plaisir. "Ah oui, Docteur, expliquez-moi." À force de questionner, j'ai fini par lui tirer un aveu : selon lui, lorsqu'il m'a rencontrée pour la première fois en octobre 2005, mon espérance de survie se situait à un an tout au plus. Yessssss !!!

"Là, vous me faites plaisir, Docteur. Vous êtes en train de me confirmer que mes efforts n'ont pas été vains." Il a approuvé, même s'il gardait ses réserves : "On ne sait jamais d'une personne à l'autre, quelle sorte de résultats on aura." me dit-il. "En effet, lui ai-je répondu, car on n'analyse jamais les actions qui sont entreprises par les différents patients en dehors de la chimio." Ce sur quoi il a dû se montrer d'accord.

Une nouvelle vie

Ça faisait longtemps que je me promettais de lui poser la question sur son pronostic initial, mais je n'osais pas. Aujourd'hui, je suis très heureuse de savoir que j'ai battu les statistiques, pas pour remporter une médaille... Non. C'est surtout parce que maintenant mes croyances ont des fondements. Ce ne sont plus du charabia flyé !

Depuis hier, je flotte. Maintenant, tous les espoirs sont permis. Peut-être que la médecine a atteint un cul-de-sac dans mon dossier, mais, moi, je continue de croire qu'en mettant toutes les chances de mon côté, je survivrai très longtemps à cette erreur de parcours.

Un peu de repos

Voilà pour ce soir. Je ne vous ai pas oubliés au sujet de mes différentes avenues de guérison. J'y reviendrai dès que possible.

Bonne soirée !

vendredi 1 mai 2009

Bilan global d'une année d'efforts

Ça fait au moins deux jours que j'aurais déjà dû vous dévoiler mes secrets de guérison, selon ma chronique du 28 avril. Pardonnez-moi, mais j'ai connu quelques petits problèmes digestifs qui m'ont rendue incapable de presque tout. Alors, me voici avec la suite...

Retour sur la dernière année

Pendant que j'avais les deux mains dans la terre l'autre matin, je tentais de comprendre ce qui avait bien pu se passer pour que mon progrès dérape... Si la chimio n'est qu'un des ingrédients de ma recette de santé, alors pourquoi s'alarmer devant les tristes pronostics du médecin ? Possiblement que les images apparues sur le scan du 15 avril, où l'on peut voir que les masses ont grossi malgré les traitements réguliers, démontrent simplement que ce sont les autres facteurs qui ont été déficients, soit : alimentation, exercices physiques, état d'esprit, émotions vécues, etc.

C'est avec ces questions en tête que je me suis mise à faire le tour de ma dernière année de lutte pour mieux comprendre et pouvoir aligner mes flûtes pour la suite.
  • juillet 2008 : Nouvelle récidive et reprise des traitements de chimiothérapie
  • août : Démarrage d'un nouveau programme de nutrition basé sur la médecine chinoise
  • septembre : Début d'activités bienfaisantes avec des femmes d'OMPAC (voir http://www.ompac.org/) -- soirée de biodanza et chant-chorale
  • octobre : Courtes vacances sur la Côte-Nord avec les baleines
  • d'août à octobre : visites régulières chez mon ostéopathe qui m'encourage à garder la foi et à entretenir un univers intérieur harmonieux et bienfaisant.
Ce qui est important à retenir relativement à cette période de fin d'été, c'était mon état d'esprit : j'étais déterminée à vaincre et j'avais encore assez d'énergie pour m'investir à fond dans ma démarche de guérison. Aussi, je vivais beaucoup de belles choses dans mes activités à OMPAC et dans ma relation amoureuse. Je m'emplissais de beauté et de joie de vivre.

Résultat : le scan d'octobre démontre une bonne amélioration de la situation. Nous sommes sur la bonne voie.

À l'automne, après cette reprise en lion, les choses se calment légèrement. Les effets cumulatifs de la chimio se font davantage sentir, l'approche de l'hiver sème un peu de morosité dans l'atmosphère, je vis des tiraillements dans ma relation amoureuse et dans mes relations familiales, l'isolement me gagne. Ainsi, bien que mes efforts se poursuivent (alimentation, traitement, thérapie, etc.), le coeur s'est alourdi.

Résultat : le scan de janvier 2009 démontre qu'il y a encore eu amélioration, mais de moins grande importance. Nous poursuivons...

Durant l'hiver, c'est là que mes jours se font plus difficiles : sentiments d'isolement et d'inutilité, besoin de bouger, d'agir, d'être entourée, mais ma condition ne le permet pas (la chute constante des globules rouges crée de l'anémie de plus en plus sévère et affecte aussi mon moral), tiraillements plus prononcés dans mes amours, aucune activité au programme (les ateliers de biodanza et de chant-chorale n'ont pas repris en janvier), le froid me garde à l'intérieur, je deviens négligente côté alimentation (je suis tannée du manque de variété et je me permets trop souvent des tricheries), etc. Et pendant cette période, je me suis éloignée de ma pratique spirituelle, ce qui a ouvert la porte à des sentiments plus négatifs (colère, ressentiment, etc.).

Résultat : le scan d'avril présente des résultats décevants, et même déprimants aux yeux du docteur. Les masses ont grossi et sur le plan médical, aucune autre alternative de traitement n'est envisagée. Le médecin en conclut que la chimio ne fait plus son travail et craint le pire. Moi, je comprends que les derniers mois de ma vie ont joué négativement sur ce bilan. Deux perspectives bien différentes !


Mes avenues d'espoir

Avec le début d'avril arrive les jours plus ensoleillés et surtout l'éveil de la nature... les fleurs, ma passion, me crient de me joindre à elles pour nous amuser et ressentir la joie de vivre dans son essence véritable. Mais encore plus important, je prends de grandes décisions qui auront un impact certain sur mon mieux-être au cours des prochains mois et années : je quitte mon appartement à Montréal pour aller vivre en Estrie (mon rêve) avec mon chum. (Vous aurez compris que la crise que nous avons traversée cet hiver a eu du bon.) Je ne me sentirai plus aussi seule, car chaque jour, je m'endormirai auprès de celui que j'aime... Ses enfants mettront aussi de la vie dans mes journées parfois trop longues. Et la proximité du lac Memphrémagog et du mont Orford nous offrira de belles occasions, à mon amoureux et moi, de nous emplir de cette nature grandiose et d'en respirer l'air bienfaisant. Ce grand pas marque le début d'un projet de vie à la campagne qui devrait se réaliser au cours des prochaines années.

Et grâce à ce réaménagement de ma vie, je suis maintenant en mesure de renouveler ma voiture. Ça fait deux ans que j'y pense. Cette semaine, je suis allée m'amuser chez le concessionnaire... Ooouuu ! Quelle joie de se gâter enfin !

Comme vous voyez, tous les espoirs sont permis... À moi maintenant de reprendre mon travail sur la route de la guérison. C'est ce dont je vous entretiendrai la prochaine fois.

Merci d'être au rendez-vous. Et pour ceux qui me suivent et qui se font du souci, je vous prie de rester confiants avec moi. C'est ce dont j'ai le plus grand besoin. Envoyez-moi des bonnes pensées, des ondes de lumière divine et des prières. Ensemble, nous vaincrons !!!

Douce conclusion

Avant de vous quitter, j'aimerais vous partager un message que je viens de recevoir de Marie-Pier, la fille de mon chum :

P.S. Papa m'a parlé de ta rencontre avec le médecin en début de semaine. Je voulais te dire de ne pas lâcher et que tu vas réussir à guérir! Je pense souvent à toi et t'envoie plein d'ondes positives.

Merci, ma belle. T'es super !

mardi 28 avril 2009

Et le lendemain, quoi ?

Selon le titre de ma chronique du jour, vous vous doutez bien qu'hier, il s'est passé quelque chose d'important dans ma vie. En effet, j'ai rencontré mon médecin pour recevoir le rapport du scan du 15 avril dernier sur lequel je fondais beaucoup d'espoir.

Les limites du progrès

Eh bien, l'oncologue n'avait pas de bien bonnes nouvelles à m'apprendre. Les résultats n'allaient pas dans la direction souhaitée suite aux traitements de chimiothérapie qui se poursuivent sans arrêt depuis juillet 2008. Les masses ont légèrement grossi. Pire, le doc n'avait pas d'autres avenues de solution à me proposer pour plus d'efficacité dans notre lutte. Inutile de vous dire qu'il avait la mine bien basse en m'annonçant ces constats déprimants. C'est compréhensible, car c'est comme d'admettre un échec en même temps que son impuissance. Et puis, il m'aime bien et voit combien je veux vivre avec tous les efforts que j'investis pour vaincre.

Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

Après avoir écouté sereinement les grandes lignes du rapport, je suis vite passée au plan d'action. J'étais, bien sûr, déçue mais je ne me suis pas effondrée en larmes, à son grand étonnement d'ailleurs. En me revoyant assise devant lui avec tout ce sang-froid, j'en suis moi-même étonnée. Comment se fait-il que je sois capable d'entendre d'aussi terribles nouvelles sans tomber dans le drame ni être balayée par la bourrasque d'émotions qui l'accompagnent habituellement ?

Je ne suis pas seule

Alors, d'où me vient cette sérénité ? D'abord, à la pensée que je ne suis pas seule, car Dieu m'accompagne à chaque instant à travers l'épreuve et qu'Il est plus fort que tout. (Et si l'envie vous prend de vous emporter en criant : "S'Il est plus fort que tout, alors pourquoi permet-Il à cette maudite maladie de persister ?" Premièrement, je crois qu'Il a son plan divin dont plusieurs aspects nous échappent. Et j'accepte volontiers de servir sa cause sans la connaître encore. Deuxièmement, c'est en partie moi qui permet à cette maladie de m'habiter encore, ce qui m'amène à mon point suivant : ma responsabilité dans tout ça.)

Et moi, alors ?

Je demeure sereine devant la tête déconfite du doc parce que je suis convaincue que j'ai un grand rôle à jouer dans le processus de ma guérison (la raison d'être du présent blogue est d'en faire état pour que ma démarche puisse être utile à d'autres qui livrent un combat similaire) et la chimio n'est qu'un ingrédient dans mon cocktail de "remèdes miracles". Le docteur, lui, ne croit qu'à son traitement, ce qui explique son air solennel et son immense compassion. Il me voit déjà dériver, impuissant, vers le haut des chutes du Niagara craignant le pire. Ce qu'il n'est pas en mesure de voir, ce sont toutes les paires de rames dont je dispose pour regagner la rive. Il ne voit pas non plus les nombreuses paires de bras qui sont là pour ramer avec moi, car ce sont mes ressources et mon réseau.

"Ne perds pas le Nord"

Avant de clore notre entretien, il me promet qu'il fouillera à nouveau dans la documentation pour voir s'il n'y aurait pas une autre alternative de traitement pour mon cas. Et, dans mon esprit, je me promets de faire le point avec moi-même sur les dimensions qui sont sous ma gouverne qui pourraient expliquer ce recul. (J'y reviendrai dans la suite de ma chronique demain.)

Avant de sortir du bureau, je lui lance : "Ne soyez pas trop déprimé pour moi, je continue à croire aux miracles." Il a tout simplement répondu : "C'est ça." (En ajoutant sans doute dans sa tête : "Bonne chance !") Il a bien dû se demander d'où je sors pour réagir de cette façon.

Et ce matin, alors que je reprenais contact avec la nature, les deux mains dans la terre de mes futurs bacs à fleurs, j'observais les volées d'outardes qui traversaient le ciel dans leur formation de grand "V" pour regagner leur destination nordique pour l'été et je les entendais me répéter : "Ne perds pas le Nord. Ne perds pas le Nord. Ne perds pas le Nord. Ne perds pas le Nord.........."
(À suivre demain.)

Voyez la lumière qui est toujours présente même quand on a le sentiment d'être perdu en forêt ! Et plus loin, il y a un banc à la droite du chemin pour s'asseoir et prendre une pause lorsque la route se fait ardue...

Gardons courage !


dimanche 26 avril 2009

Les saisons de la vie

La semaine dernière, j'ai reçu un diaporama qui m'a touchée particulièrement et que j'aimerais vous partager en ce beau dimanche pluvieux de la fin d'avril. Beau dimanche pluvieux ? Oui, en effet, car je suis convaincue que la verdure en ressortira encore plus éclatante après cette pluie de nettoyage.

Voici donc une traduction libre de ce mot de sagesse.

La vie d'un poirier

Un homme avait quatre garçons. Il voulait que ses fils apprennent à ne pas juger les choses trop vite. Alors, il les a envoyés chacun dans une quête pour aller observer un poirier qui était à bonne distance de leur point de départ.

Le premier fils est allé en hiver; le second, au printemps; le troisième, en été et le plus jeune, à l'automne. Quand ils furent tous allés et en soient revenus, l'homme réunit ses fils afin qu'ils lui décrivent ce qu'ils ont vu.

Le premier garçon dit que l'arbre était laid, plié et tordu.

Le second fils dit que l'arbre était couvert de bourgeons vert tendre et plein de promesse.

Le troisième n'était pas d'accord ; il dit que le poirier était couvert de fleurs qui dégageaient un doux parfum. Il était si beau que c'était, selon lui, la chose la plus gracieuse qu'il n'ait jamais vue.

Enfin, le dernier garçon avait lui aussi une opinion bien différente : il dit que l'arbre ployait sous le poids des fruits mûrs; il était plein de vie et d'accomplissement.

L'homme a pu leur expliquer alors qu'ils avaient tous raison, car chacun n'avait vu qu'une seule saison de la vie de l'arbre. Il leur a dit qu'on ne pouvait pas juger un arbre ou une personne sur la base d'une seule saison. Que l'essence de ce qu'ils sont, et le plaisir, la joie et l'amour qui émanent de cette vie peuvent seulement être mesurés à la fin, lorsque les saisons sont toutes passées.

Message de sagesse

Si nous abandonnons lorsque c'est encore l'hiver, nous allons manquer la promesse de notre printemps, la beauté de notre été et l'accomplissement de notre automne. Ne laissons pas la douleur d'une saison détruire la joie contenue dans tout le reste. Ne jugeons pas la vie sur la base d'une seule saison difficile.

Persévérons à travers les épisodes difficiles et les jours meilleurs sont assurés d'arriver en temps et lieu.
Aspirons à inspirer... avant d'expirer.
Vivons simplement. Aimons généreusement. Soyons touchés profondément. Parlons gentiment. Et laissons le reste à Dieu.

Le bonheur nous garde tendre.

Les tentatives nous gardent fort.

Le chagrin nous garde humain.

Les échecs nous gardent humble.

Le succès nous pousse à grandir.

Mais seul Dieu nous garde en route.


Remerciements

Le diaporama se termine sur un mot de remerciements qui se lit comme suit :

Merci d'être une partie importante des saisons de ma vie !
Que Dieu vous bénisse et vous accompagne à travers les saisons de votre vie.

Ces remerciements s'adressent à tous ceux qui croient en ma guérison et qui me le signifient concrètement par des actes de foi très clairs :

  • La personne qui, guidée par le seul amour qu'elle éprouve, désire faire vie commune avec moi et développer des projets de vie à long terme.
  • Celui qui, voyant tout le potentiel que ma candidature représente pour son important projet d'entreprise en développement, est prêt à m'embaucher... dans un an, lorsque le temps sera venu et que ma santé sera retrouvée.
  • Ceux qui me supportent généreusement dans mes efforts pour retrouver la santé et réaliser mes projets...

Tous ces gens m'aident à garder espoir lorsqu'un vent froid hivernal souffle sur ma vie malgré la printemps qui règne à l'extérieur. Ces derniers temps ont été plutôt éprouvants et le découragement venait souvent frapper à ma porte. Mais en pensant à tous ceux qui sont derrière moi, je ne lui ouvrais pas...

À mes soeurs touchées

Je pense à toutes les personnes qui marchent à mes côtés sur la même avenue couverte de défis : celles qui sont atteintes comme ceux et celles qui les accompagnent. Gardons courage et foi, car l'espoir doit toujours régner.

Bon dimanche !

mardi 3 février 2009

"L'espoir a des Elles"

"L'espoir a des Elles", c'est le nom du projet qui regroupe une dizaine de femmes touchées par le cancer qui souhaitent aller à Nice pour partager leur secret de joie de vivre et de vitalité... secret qu'elles ont trouvé dans la Biodanza. (Pour plus de détails, lire ma chronique du 30 octobre intitulée Cultivez la joie.)

C'est dans le cadre d'un Symposium organisé par l'École de Biodanza Méditerranée (voir www.biodanza-med.com/symposium pour plus de détails), un événement qui rassemble des personnes qui pratiquent et enseignent la Biodanza à travers le monde, que notre petit groupe s'est impliqué avec coeur pour réaliser une courte vidéo qui sera présentée aux participants de cet événement important tenu à Nice, France, en juin prochain (on en parle sur le site : http://www.biodanza-med.com/symposium/FR/intervenant.php?IDF=30). Ce documentaire se veut un outil dont le témoignage sensibilisera d'autres organismes oeuvrant dans la sphère du cancer pour mieux soutenir les personnes touchées par ce terrible fléau.

L'objectif du projet

L'objectif premier du projet "L'espoir a des Elles" est de témoigner d'une expérience de vie riche et pleine de sens afin que d'autres puissent s'en inspirer pour multiplier les effets bénéfiques dans leur milieu avec des groupes confrontés à des problématiques de santé similaires.

Le deuxième objectif est de partager personnellement, de coeur à coeur, avec les participants à ce Symposium afin qu'ils puissent non seulement voir mais également SENTIR la vie et la joie qui nous habitent. Nous projetons de nous rendre à Nice pour participer à l'événement. Pour ce faire, du financement est requis pour défrayer les coûts de voyage des membres de notre groupe (avion, hébergement, repas et autres dépenses de voyage). La direction du Symposium nous reçoit gracieusement (une économie de 200 Euros par participante).

L'organisation d'une levée de fonds

Compte tenu du montant requis pour réaliser le projet, nous avons démarré (hier soir, officiellement) une levée de fonds qui comportent plusieurs pistes d'action.

D'abord, un plan de commandite a été élaboré afin d'intéresser des entreprises touchées de près ou de loin par la cause à nous soutenir financièrement en échange de divers plans de visibilité dans le cadre de l'événement.

Certaines gens d'affaires qui ont à voyager beaucoup dans le cadre de leur travail se retrouvent avec un surplus de miles Airmiles ou Aéroplan. Ceux-ci peuvent également servir à notre cause pour l'achat de billets d'avion ou pour défrayer d'autres frais de voyage. Si c'est votre cas et que vous souhaitez en offrir une partie, nous serons plus qu'heureuses de les accepter.

Pour d'autres, il sera plus facile de faire un don en argent en échange d'un reçu pour fins d'impôts.

Et pour lancer le tout, notre amie Claudine et sa fille ont travaillé fort à confectionner des rubans roses en chocolat (il y en a aussi des blancs et des bruns) qui seront vendus au coût de 3$ chacun, ou 2 pour 5$. Les 600 rubans roses ont été distribués à chacune hier soir pour vendre dans leur milieu respectif. Pour ma part, j'en ai pris 50 et j'espère bien tous les vendre d'ici à notre prochaine rencontre, dans deux semaines.

Enfin, des activités de visibilité ont été pensées, telles qu'une journée bénéfice de biodanza, une marche ou un pique-nique familial, afin de faire connaître notre projet dans la communauté. Nous souhaitons ardemment obtenir le soutien d'une marraine ou d'un parrain d'honneur qui se fera porte-parole pour la cause auprès des médias. Si un nom vous vient en tête, laissez-le moi savoir.

Comment aider ?

Vous avez déjà une bonne idée des différentes options qui s'offrent à vous pour vous associer d'une façon ou d'une autre au projet. Manifestez-vous rapidement si vous souhaitez faire votre part, car il nous faut confirmer les arrangements de voyage au cours des prochaines semaines.

Voici d'autres idées : organisez une activité bénéfice dans votre milieu de travail (on peut aller vous faire un petit numéro...), vendez des rubans roses autour de vous (ça nous tente pas d'aller en vendre dans le métro !), présentez ce projet à un grand voyageur de votre boîte entre deux avions (ce message s'adresse particulièrement aux adjointes de ma trempe); faites un don tout simplement.

Les porteuses de joie

Dans ma chronique du 2 décembre dernier, intitulée Les porteuses de joie, je reprends le témoignage de la directrice des écoles de Montréal et de Nice qui était venue nous visiter et faire l'expérience d'une soirée de danse passée avec des personnes qui font face au défi de leur vie. Son témoignage traduit très bien l'ampleur des bienfaits de la Biodanza sur la santé des personnes. La joie qui les habite après une séance vaut mille traitements de chimio. Et l'effet bénéfique est multiplié par leur rayonnement auprès des gens qu'elles côtoient à la maison, au travail, dans la rue...

Merci de votre précieux soutien à cette cause.

mercredi 21 janvier 2009

L'espoir a repris du service

Ouf !!! Je suis soulagée d'apprendre mes derniers résultats de scan passé le 12 janvier dernier. La maladie recule... Yesssssss !

La lutte n'est pas encore gagnée, mais les résultats sont encourageants, car depuis octobre dernier, la situation s'est beaucoup améliorée. J'avais certaines craintes, car depuis la fin novembre, avec la fatigue et la saison froide je suppose, des nouvelles douleurs étaient apparues dans l'abdomen. Rien de majeur, juste un peu achalant et surtout quelque peu inquiétant. Bien sûr, aussitôt qu'un nouveau mal se pointe, on pense tout de suite au pire. Mais j'ai appris depuis le temps à ne pas m'énerver trop vite. D'ailleurs, les données ont indiqué qu'il n'y a rien d'inquiétant à ce sujet.

Je me souviens, dans la première année de ma lutte, la bouton panique était régulièrement activé. Et alors, je perdais toute ma sérénité et, du même coup, ma confiance au processus de guérison. Je réalise aujourd'hui que tout le cheminement personnel et spirituel accompli jusqu'à maintenant porte fruit. Je suis maintenant capable de ne pas m'effondrer devant une simple inquiétude. Je la laisse plus facilement passer en me disant que ce n'est peut-être rien de grave et qu'il est préférable d'attendre d'avoir des données concrètes avant de m'en faire.

J'avoue, par contre, qu'au cours des dernières semaines, je me sentais moins solide au chapitre de l'espoir de voir la fin du tunnel arriver sous peu. J'évitais le sujet pour ne pas activer mes craintes et pour ne pas inquiéter inutilement mes proches. Mais comme me disait ma précieuse conseillère en nutrition santé : "Si tu mets toutes les chances de ton côté, qu'est-ce que tu as à t'inquiéter ?" Elle avait raison, mais disons que j'avais tout de même très hâte d'avoir une photo de mon moi intérieur. Maintenant que c'est fait, je respire beaucoup mieux et je trouve une nouvelle vague de courage pour poursuivre ce combat jusqu'au bout.

J'en profite pour vous demander de continuer de m'appuyer par vos prières et vos bonnes pensées, car c'est fondamental pour garder le moral et poursuivre cette lutte titanesque.

Ah oui... j'ai eu une belle récompense avec les bons résultats : congé de traitement pour encore deux semaines. Ça va me faire grand bien tout en donnant une chance à mon système de se refaire des forces.

Il me semble que le soleil et la plage me feraient du bien...

jeudi 6 novembre 2008

Le nouveau rêve américain

Je me demande si on peut réellement parler de "nouveau" rêve américain. Je crois qu'on peut dire tout simplement que le fameux rêve américain dont on parle depuis toujours est en voie de se réaliser concrètement dans sa forme authentique, car il a de bonnes chances d'inclure enfin la paix dans le monde.

Des échos d'Oprah

Je n'ai pas lu les quotidiens hier pour en savoir plus sur le déroulement des événements de la veille et lire les commentaires des analystes politiques. Je me suis contentée d'écouter l'émission spéciale post-élections orchestrée et animée par Oprah (une grande source d'inspiration pour moi, comme vous savez déjà). Elle avait rassemblé quelques personnes bien placées pour témoigner et commenter la page d'histoire qui venait de s'écrire avec l'élection du premier noir à la présidence des États-Unis. J'ai été touchée par leurs propos et je vous en rapporte quelques extraits ici. (Pour lire les propos des invités en anglais, visitez le site officiel d'Oprah à la page suivante : http://www.oprah.com/slideshow/oprahshow/20081105_tows_election/1)

"I Have a Dream."

Oprah s'est d'abord entretenue avec John Lewis, un héro américain qui a marché aux côtés du Dr. Martin Luther King jr, en 1963, dans le mouvement des droits civils des Noirs aux USA. Il lui fait part de l'enthousiasme qui l'a envahi lorsque le nouveau président a été déclaré : "Cela m'a rappelé toutes les batailles livrées, toute la douleur et les souffrances... (connues pour en arriver à ce jour historique) Et de voir ce jour arriver, j'étais submergé, c'était trop fort."

Le dernier discours prononcé par le Dr. Martin Luther King jr à Memphis, peu de temps avant son assassinat, parlait de la "terre promise" : "I Have a Dream."


"I have a dream that my four little children will one day live in a nation where they will not be judged by the color of their skin, but by the content of their character."

"J'ai un rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où il ne seront pas jugés par la couleur de leur peau, mais par la qualité de leur caractère."

Un discours historique qui trouve son aboutissement 45 ans plus tard, dans une ère d'ouverture. (Pour lire le discours intégral en anglais, visitez le lien suivant : http://www.quotedb.com/speeches/i-have-a-dream)

John Lewis ajoute qu'à titre de grand ami des Clinton, il a offert son appui à Hillary Clinton en début de course présidentielle. Cependant, la défaite de cette dernière l'a forcé à changer de camp, à contre-coeur. Il a longuement réfléchi avant d'accorder son appui à Barack Obama : "J'ai vu la campagne de Barack Obama comme un mouvement similaire au mouvement des droits civils et je me suis dit que je voulais être du bon côté de l'histoire."

Tous emportés par la vague

Le deuxième invité du panel formé par l'animatrice est David Gergen, analyste politique senior pour la chaîne CNN et professeur à l'université Harvard. Il a également été conseiller auprès de quatre présidents américains, dont les républicains Richard Nixon, Gerald Ford et Ronald Reagan, et le démocrate Bill Clinton. Voici ce qu'il avait à dire de ce moment marquant de l'histoire : "La victoire d'Obama est vraiment un pas en avant pour toute notre nation."

Ayant grandi en Caroline du Nord dans les années 60, David Gergen dit avoir été un témoin de premier plan des effets positifs de l'ère des droits civils sur la culture. "Ce que j'ai appris alors est quelque chose que Lincoln avait déclaré précédemment dans l'histoire. Que lorsqu'un groupe avance dans ce pays, nous avançons tous. a-t-il dit. Je ne peux pas vous dire l'ampleur de la dette que nous avons, nous dans le Sud, envers John Lewis et Martin Luther King et d'autres qui nous ont ouvert les yeux et ont vraiment élevé les Blancs autant que les Noirs..."

Prendre le virage de l'histoire

Pour sa part, Peggy Noonan, une républicaine de longue date ayant oeuvré au sein des administrations de Ronald Reagan et de George Bush père, est une columniste conservatrice pour le Wall Street Journal. Elle supportait la candidature de John McCain. Elle dit que bien que son parti est perdu la course, cette élection était un événement extraordinaire. Voyant les larges foules et les célébrations pleines de jeunes gens exubérants lui a rappelé une autre élection présidentielle. "J'ai pensé à comment c'était pour moi lorsque j'étais une petite fille en 1960 quand quelque chose de nouveau et d'étonnant est survenu : un catholique —un catholique irlandais — a été élu président. J'ai pensé à Kennedy et (...) à la percée que j'ai sentie alors, ce doit être la même percée que plusieurs ressentent maintenant. Et c'est beau de voir l'histoire se régénérer et aller de l'avant en créant une ouverture, nous surprenant et prendre son virage."

En terminant, elle ajoute que ce qui l'impressionne de Barack Obama, c'est sa grâce. Elle relate un fait concernant Sarah Palin et sa fille de 17 ans enceinte. Lorsque les journalistes sont allés recueillir ses commentaires à ce sujet, il a refusé de condamner et même de juger. Il a tout simplement répondu que sa propre mère avait 18 ans lorsqu'elle l'a eu, lui. Mme Noonan dit que ça c'est de la grâce authentique.

Moment magique pour les Afro-Américains

Tout au long de la campagne, Oprah a reçu des courriels suscitant sa réflexion de son ami, le Dr. Henry Louis Gates Jr., professeur renommé de l'université Harvard et historien. Il déclare que la victoire du président-élu Obama est la dernière d'une longue série de moments magiques qui ont transformé l'histoire des Afro-Americains.

Dans son essai "In Our Lifetime", le Dr. Gates affirme que le premier de ces moments était la Proclamation de l'émancipation, qui a été signée le Jour de l'an 1863 par Abraham Lincoln. Le suivant est survenu le 22 juin 1938 lorsque le boxeur afro-américain Joe Louis a défait l'Allemand Max Schmeling. Le troisième moment a été le 28 août 1963, quand Martin Luther King Jr. a livré son fameux discours "I Have a Dream" devant une immense foule au Lincoln Memorial à Washington, D.C.

"Mais nous n'avons jamais vu rien de tel dont on a été témoin hier soir, lorsque le sénateur Barack Obama a été déclaré président-élu." dit le Dr. Gates. "Chacun de nous nous souviendrons de ce moment." (On peut lire l'essai complet du Dr. Gates à http://www.theroot.com/) Il ajoute que cette élection traverse la barrière ultime entre les races. "C'est le point culminant d'un siècle et demi de campagne pour les droits et libertés de notre peuple et une campagne contre le racisme en Amérique." a-t-il déclaré.

Le futur se rattrape

Enfin, Gloria Steinem, une des Américaines les plus influentes à titre de leader féministe croit que cette élection est un heureux retour du futur : "Je sens que j'ai retrouvé mon futur d'une drôle de façon, parce que j'étais dans ma trentaine quand j'ai cru que mon pays faisait un grand pas en avant sur le chemin de la démocratie, puis deux Kennedy ont été tués, puis Malcolm X et Martin Luther King jr., et c'était comme si le futur s'éteignait. Maintenant, je sens que notre futur nous est revenu et c'est encore meilleur."

La part des femmes

David Gergen ajoute que même si une femme n'a pas été élue cette fois-ci, il est clair que cette éventualité se trame à l'horizon. "[Hillary Clinton] a fissuré le plafond de verre 18 millions de fois, comme elle dit, et les femmes n'ont pas encore traversé le seuil de la porte." dit-il. Mais ça arrive. Hillary Clinton a été un vrai soldat pour Barack Obama; elle a fait 70 différentes apparitions publiques pour lui. Elle mérite beaucoup de crédit pour ça. Et les femmes se sont ralliées à Obama. (...) Leur tour viendra aussi.

L'espoir a vaincu la peur

J'allais intituler cette chronique ainsi, mais le Dr. Gates m'a enlevé les mots de la bouche. Il dit qu'une des choses les plus marquantes au sujet de la campagne d'Obama est qu'il a retiré le focus de la peur. "C'était basé sur l'espoir, les aspirations et axé sur le meilleur." a-t-il dit. "C'est ça qui était différent à propos de cette campagne, et c'est ce qui est différent au sujet de cet homme. Il est vraiment inspirant."

Un homme édifiant et unifiant

Finalement, qu'en pense Oprah ? Voici ses commentaires : "Pendant son discours, le président-élu Obama a exhorté la nation à s'unir. "À ces Américains dont je dois encore gagner le support, je n'ai peut-être pas eu votre vote ce soir, mais j'entends vos voix. J'ai besoin de votre aide. Et je serai votre président aussi." a-t-il dit. (Pour revoir et lire le discours en anglais, visitez le site officiel d'Obama à la page suivante : http://my.barackobama.com/page/community/post/stateupdates/gGx3Kc)

Oprah dit que pour sa part, c'était le point culminant de la soirée. "C'était mon moment préféré parce qu'il est un rassembleur." dit-elle. "Il rassemblera et unifiera ce pays. J'ai hâte de voir toutes les possibilités..."

"Ensemble, nous y arriverons."

Pour ma part, je fonde beaucoup d'espoir pour la paix dans le monde. Comme le dit le nouveau président : "Le changement est arrivé en Amérique. La route sera longue et la remontée sera abrupte, mais ensemble, tous unis, nous y arriverons."

Alléluia !

mardi 9 septembre 2008

Se réconcilier avec la vie

Je sens que la fin du deuil approche à grands pas. Je me sens plus légère et plus en harmonie avec les forces de l'univers, et ce, malgré le fait que les séquelles de l'épreuve soient encore présentes. C'est que je suis aujourd'hui en mesure de toucher et d'embrasser l'horizon qui se dessine devant moi grâce à un projet de vie qui prend forme doucement. Avant aujourd'hui, cela demeurait toujours un rêve qui me semblait inaccessible.

Je suis en train de bâtir le pont dont j'ai besoin pour traverser le gouffre de l'épreuve. Flash : en écrivant ces lignes me vient à l'esprit un flash, une image très claire qui a émergé des profondeurs de mon être, il y a presque deux ans et demi de cela, dans le cadre d'une séance de travail avec ma thérapeute. Je vous raconte : c'était en février 2006, alors que je traversais un épisode plutôt difficile sentant tout le poids de l'isolement peser sur mon coeur. Bien que je comprenais la nécessité de cette période de vide, de silence et d'immobilité, l'ennui et la peur d'être oubliée m'assaillaient. Je sentais, par ailleurs, que c'était une période importante de transition dans ma vie qui me mènerait nécessairement ailleurs. Bref, Marie, ma thérapeute, me propose une séance de focusing ayant pour thème la période que je traverse et ce que j’ai à en retenir.

Ma foi me mène vers un ailleurs meilleur

La séance débute; dès que j'entre en résonance avec le sentiment qui m'habite apparaît une image bien claire : un tunnel noir où il n’y a qu’une faible lueur d’espoir au bout. Continuant à laisser monter les émotions et les images, le tunnel soudain prend une autre forme : celle d'un pont de cordages suspendu au-dessus d'un précipice très profond. La peur se présente au rendez-vous... en effet, je me sens suspendue dans le vide et je crains de tomber dans un gouffre menaçant. Curieusement, ce fameux vide "creux" se transforme en vide "plein" en prenant la forme d'une gigantesque bulle d'air solidement installée entre les deux falaises, comblant tout l'espace et permettant de traverser sans danger, simplement en marchant sur cette grosse balloune translucide sans avoir besoin de pont. Cette image joue un rôle clé dans cette visualisation; elle amène une nouvelle perspective qui m’inspire confiance.

Pour conclure l'exercice et en retenir l'essentiel, il est utile de le nommer. C'est le mot « Foi » qui s'est imposé spontanément. Il devenait alors évident pour moi que ma foi (représentée par la grosse bulle d'air) me menait vers un ailleurs meilleur. Voilà, je venais de désamorcer la crainte du vide en l’emplissant de confiance et d’espoir. Plus important encore, je venais de rencontrer Dieu dont la présence était constante, mais dans la dimension qui nous échappe la plupart du temps: dans la spiritualité et dans la foi.

Entrer dans le deuil

N'importe quel revers de la vie ébranle, déstabilise, brise aussi quelque chose à l'intérieur. Les conséquences sont telles que, dans bien des cas, ça change la vie à jamais. Pour ma part, ma séparation survenue en janvier 2005 a entraîné la perte de mon jardin, de mon semblant de "chez-moi" et de toutes mes illusions sur un avenir imaginé (et même rêvé) avec un conjoint aimant et supportant. Ceci m'a plongée dans un tumulte intérieur très difficile à surmonter. S'en est suivie la maladie (qui n'est sûrement pas étrangère à ce séisme émotionnel), la perte de mon emploi, etc. En une année, toute ma vie a basculé.

Le deuil qui se tramait allait être long et ardu, car il était multiple et les pertes étaient profondes. J'ai dû laisser aller beaucoup de choses qui me définissaient avant (statut d'emploi, sécurité financière, etc.) pour découvrir qui était la vraie Josée, celle qui devait naître pour se réaliser et s'épanouir pleinement.

Un projet pour revivre

C'est en juin 2005, quelques mois à peine après ma séparation douloureuse, que mon projet de vie a fait irruption dans ma tête : un grand jardin de guérison... un lieu d'une grande beauté, respirant l'harmonie et la sérénité, prêt à accueillir des personnes en quête de leur beauté intérieure. L'image me montre une belle maison de campagne, modeste et chaleureuse, sise sur une grande terre surélevée afin de voir loin devant, avec un poulailler, quelques lapins et un potager biologique. L'image n'est pas fixe, car comme dans un film, j'y vois apparaître des personnages qui viennent goûter à ce petit paradis en y ajoutant leur joie et leur désir de vivre pleinement heureux et en santé.

Sur le mur au pied de mon lit se trouve un cadre regroupant une série d'images illustrant ce beau projet. C'est ma commande à l'Univers.


Sur le chemin de la réconciliation

Avec un si beau projet en tête, il m'a souvent été difficile de demeurer dans le moment présent. J'avais tantôt hâte de passer à autre chose (que l'épisode d'invalidité prenne fin) afin de commencer à travailler à sa réalisation, et tantôt, je tombais dans les regrets du passé, la rancoeur et l'apitoiement. Malgré tout, je restais confiante qu'un jour, les astres s'aligneraient en ma faveur afin que l'épreuve ne demeure pas vaine. Un projet de cette nature est essentiel pour traverser l'épreuve et se réconcilier avec la vie, car il devient le but à atteindre au-delà de la guérison (du coeur et du corps) et la récompense d'avoir su garder espoir en la vie.

Eh bien, j'ai la joie de vous annoncer que ce projet s'approche de plus en plus de moi, et ce, grâce à la naissance d'un nouvel amour plein de promesses. Nous commençons dès maintenant à parcourir les routes de campagne et les petites annonces pour trouver l'endroit rêvé au coeur des Cantons-des-l'Est. Alors, si vous voyez quelque chose d'intéressant, faites-moi signe.

Mots de sagesse

«Lorsque vous accomplissez la tâche essentielle de votre existence, l’univers vous vient en aide, les portes s’ouvrent, les occasions favorables se présentent d’elles-mêmes. Vous allez nager avec le courant plutôt que de lutter contre lui.» (Tiré de ROMAN, Sonaya et Duane PACKER, Créer l’abondance – Manuel de prospérité, Éditions Soleil, 1990)

«Quand vous êtes sur le bon chemin, vous le sentez immédiatement : les portes s’ouvrent, les gens apparaissent, les coïncidences se multiplient. Lorsque vous ne vous trouvez pas sur la voie qui est la vôtre, où lorsque vous ne poursuivez pas votre but supérieur, vous avez parfois l’impression de ne pouvoir avancer qu’avec peine et que rien ne marche. Lorsque vous suivez votre voie et que votre énergie s’écoule librement, votre vie est généralement toute de succès et de facilité.» (Idem, p. 160)

«Nous ne sommes pas seuls dans le combat que nous menons pour nous ouvrir pleinement à la vie.» (Tiré de Mountain Dreamer, Oriah, L’Invitation, Les Éditions Logiques, 2000, p. 20)

Sur ce, bonne journée et n'oubliez pas de rêver !!!



jeudi 4 septembre 2008

S'accrocher au souffle de vie

Pour poursuivre sur le thème de l'espoir de vivre (lire les deux chroniques précédentes), je vous amène dans le mystère du souffle vital par le biais de ce premier extrait que je trouve absolument merveilleux et touchant :

"Helen s'accrocha à la seule chose qui avait toujours été là, comme un chien fidèle et affectueux - la sensation de son souffle dans la poitrine. La signature même de la vie qui perdurait, malgré les doutes, les peurs, la nausée, malgré la douleur aussi." (Tiré de Anticancer - Prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles, éd. Robert Laffont, Paris, 2007, p. 236)

Dans cet extrait, l'auteur David Servan-Schreiber parle d'une femme dont la vie ne tenait plus qu'à un fil et pour qui les espoirs étaient réduits presque à néant. Il poursuit :

"Accrochée à sa respiration, un souffle après l'autre, elle se connectait au fond d'elle-même à cette envie de vivre qui venait de chaque cellule et qui la reliait à tout ce qui était vivant autour d'elle : l'arbre et ses feuilles qu'elle pouvait voir par la fenêtre, le rire et les pleurs des enfants qui passaient dans le couloir, les étoiles parfois à la nuit tombée. Elle en retirait un sentiment étrange de paix."

L'auteur précise ensuite que douze ans plus tard, cette femme a repris son travail et vit normalement. C'est dire toute la puissance contenue dans le seul souffle de vie, cet élan vital qui nous unit tous.

Le souffle : don sacré

Pour sa part, Jean-Paul Simard, dans son livre Pèlerinage aux sources de la vie (éd. Anne Sigier, 2006, p. 168) rapporte ceci :

La Bible nous dit que Dieu créa toute chose par sa parole, mais que c'est par son souffle qu'il créa l'homme. C'est du souffle de sa bouche que la vie lui fut donnée. Ce souffle initial de Dieu constitue le principe premier de notre existence."
Puis, il ajoute :

"La Genèse nous dit qu'avec ce souffle de Dieu, nul ne saurait périr, car Dieu s'est engagé à le soutenir. Voilà pourquoi le souffle de Dieu est en perpétuel mouvement dans l'univers. Si ce souffle manquait, ce serait la fin du monde."

Respirer consciemment

Dans les disciplines orientales telles que le taï chi, le chi kung et le yoga, la respiration est un aspect essentiel de ces pratiques (tout comme dans la pratique méditative). Elle se fait en harmonie avec les mouvements et les postures. C'est, en fait, la connexion à la source d'énergie de l'univers, quelle soit divine ou cosmique. On parle alors de Chi qui désigne cette essence primordiale et unificatrice, le principe actif universel qui influence et est la source de tout. De plus, Le Chi de l'être humain (Zen Chi) est l'essence vitale qui circule à l'intérieur du corps, le produit harmonieux des énergies du Ciel et de la Terre. Si le Ciel engendre et la Terre nourrit, l'Être humain, quant à lui, accomplit. (Visiter http://www.shaolinwingchun.com pour plus de détails à ce sujet.)

Ainsi quand on arrive à pratiquer une respiration consciente bien profonde et harmonieuse, on sent la puissance du courant d'énergie qui circule en nous et qui vient alimenter toutes nos cellules. On se sent également relié au grand Tout, au cosmos, à l'univers, au même titre que la goutte d'eau dont la nature même lui permet d'être partie prenante de l'immensité de l'océan. On croit d'ailleurs, tant dans la culture scientifique moderne que dans la pensée orientale, que le corps humain et ses fonctions constituent un microcosme à l'intérieur du macrocosme (l'univers) et qu'il doit être régi par les mêmes lois qui gouvernent ce dernier.

Le prana : vitalité et force de vie

Dans un article intitulé L'art de respirer le prana (tiré de la revue Essentiel de juin-juillet 2008, p. 38), on dit : "L'homme est relié en permanence à l'univers grâce au prana, l'énergie vitale de l'univers. Cette énergie est à la base de tout ce qui existe. Le prana pénètre chaque chose, de l'atome jusqu'aux galaxies."

On dit aussi que le souffle de Dieu est la respiration de l'homme, car dès que ce dernier cesse de respirer, il meurt. Et pour nous humains, la respiration nous entraîne au sein de la pulsation cosmique. Ainsi, savoir bien respirer est primordial, car cette fonction est à la base de l'équilibre physique et psychologique qui nous assure une bonne santé : "Le prana nous transmet ainsi la force de vie. Il est à l'origine du mouvement qui actionne nos poumons, fait battre notre coeur, stimule notre circulation sanguine."

Enfin, "Lorsque notre respiration devient harmonieuse, le fonctionnement de notre système nerveux redevient optimal, serein, réceptif, intuitif... Concrètement, cela se traduit par de la sérénité, de l'optimisme, de la joie." Trois éléments essentiels à la guérison.

Exercice : Respirez par le nez !

Fermez les yeux quelques instants, prenez une position confortable et entrez à l'intérieur de vous-même avec la conscience de vous brancher à la source énergétique de la vie. Maintenant, commencez à respirer profondément en voyant entrer l'air dans votre gorge, descendre dans l'oesophage, emplir votre ventre, ouvrir le diaphragme et gonfler vos poumons. Voyez cet air lumineux, d'un blanc immaculé aux reflets dorés. Ressentez un vent de gratitude souffler sur votre coeur puis expirez lentement. Recommencez une dizaine de fois et imaginez que chacune de ces respirations conscientes est comme une vague de l'océan et vous pourrez sentir que votre souffle est le battement même de la vie.

Cet exercice de respiration consciente peut facilement se transformer en séance de méditation si elle est prolongée pendant quelques minutes (10 à 20) et mieux encore si elle est pratiquée en pleine nature. Dans ce contexte, on pourrait garder les yeux ouverts pour prendre conscience de toute la vie qui anime et qui vibre dans toute cette nature et pour ainsi s'unir à ce mouvement vital universel. Les bienfaits qu'on en tire sont sans prix.

mercredi 3 septembre 2008

Pour gagner des luttes

Je suis en train de lire avec grand intérêt le dernier livre de David Servan-Schreiber intitulé Anticancer - Prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles (éd. Robert Laffont, Paris, 2007) et je comprends davantage le rôle de l'alimentation, notamment, dans le processus de guérison. C'est énorme ! Mais nous n'en sommes pas conscients, préférant souvent fermer les yeux pour continuer à manger ce que nos papilles commandent. Ou encore on croit qu'on mange bien car on consomme quantité de fruits et de légumes et une portion de poisson une fois par semaine. C'est bien, mais si par inconscience on annule tous les bienfaits de ces repas santé en faisant des choix moins judicieux le reste du temps, on n'est pas plus avancé.

Quand on regarde la carte du monde des incidences de cancers (p. 192) et que nous saute aux yeux le rouge qui peinture les pays industrialisés (Amérique du Nord, Europe, Australie, etc.), ça fait peur. Il est clair que la menace de destruction vient de l'intérieur, de chacun de nous dans nos choix de vie.

Une longue lutte

Comme j'en faisais état dans ma chronique d'hier, je n'ai pas ménagé les efforts depuis trois ans pour retrouver la santé. Et aujourd'hui, j'entre dans une nouvelle étape en me tournant vers la médecine chinoise. Je viens, en effet, d'amorcer un nouveau programme santé avec Blanche Neige (lire Bonjour la sérénité ! paru le 19 août dernier). J'ai grande confiance en ses compétences de naturopathe et en ses connaissances médicinales millénaires. Je suis donc engagée avec détermination, comme une athlète olympique, à me donner la discipline requise par ce programme santé très exigeant. Et je ne vois pas comment je pourrais m'en passer.

Demandez et vous recevrez

Je ne vous cacherai pas que ce programme est aussi exigeant sur le plan budgétaire, requérant plusieurs centaines de dollars chaque mois (incluant suppléments vitaminiques, alimentation biologique et frais de consultation). Dans ma situation actuelle, mes revenus sont limités aux prestations d'invalidité, ce qui est déjà un beau cadeau de la vie, mais bien insuffisants pour me permettre de poursuivre mon projet.

Depuis le début de cette aventure, j'ai déjà investi plus de 15 000$ en pigeant dans mes économies personnelles (incluant mes REER), et je l'ai fait sans pincement au coeur, car ce projet de guérison est plus grand que tout pour moi, c'est MA VIE !
Aujourd'hui, cependant, j'ai besoin de soutien pour poursuivre, car mes ressources financières s'épuisent rapidement.

J'y ai pensé longtemps avant de me décider à formuler une demande à mon réseau de contacts et, sur cette page, au public en général. C'est que ça demande une bonne dose d'humilité. Mais je DOIS continuer pour plusieurs raisons :

  1. Je suis tellement confiante dans ma démarche qui se déroule assez bien que c'est comme une petite voix qui me répète sans cesse : "Le sommet n'est pas loin, juste au-dessus de la prochaine couche de nuages. Lâche pas, t'es capable."
  2. Ma lutte, mon cheminement plutôt, devient peu à peu un projet de société. Comment ? Par mon travail de défricheur, j'ouvre des pistes de découverte, des avenues d'espoir.
  3. Le cancer gagne toujours plus de terrain, tant et si bien, qu'on est à la veille de qualifier la situation comme épidémique et de déclarer des zones sinistrées...
  4. Mon travail est donc aussi orienté vers la sensibilisation, la conscientisation de l'effet hautement toxique de nos modes de vie et de notre alimentation.
  5. Il y a énormément de travail à faire du côté de l'espoir. Je pique régulièrement des colères quand je constate le pessimisme du monde médical face à cette maladie qui leur coupe les deux bras et leur scie les jambes. Et tout ce qu'ils trouvent à faire pour justifier leur impuissance, c'est de couper les sources d'espoir aux patients en les condamnant trop tôt. Ma croisade est donc axée sur l'ESPOIR, car c'est le premier ingrédient à intégrer dans son chemin de guérison.

Comme vous voyez, il y a beaucoup, beaucoup de travail à faire. C'est pourquoi je dois poursuivre sans relâche ma démarche.

Votre appui m'est essentiel

Comment pouvez-vous m'appuyer dans ma démarche ? Par des dons de diverses natures, et ceci essentiellement pour m'aider à financer mon programme santé.

Les façons de faire sont nombreuses : activités bénéfices en milieu de travail (telles que vente de biscuits maison, lave-auto, épluchette de blé d'inde ou autre type de pique-nique), collecte spéciale lors de votre prochain 5 à 7 d'affaires, commandite, etc. Et si vous avez une bonne idée à me soumettre, je serai enchantée de l'accueillir et de la partager avec d'autres. Écrivez-moi à josee.martin@videotron.ca

Réagir pour se sauver

Dans Anticancer, l'auteur rapport les résultats d'une étude faite sur des rats à qui on a injecté des cellules cancéreuses pour ensuite les soumettre à différents stimuli. Un groupe a été laissé à lui-même sans intervention. Les deux autres groupes recevaient des chocs électriques ; l'un d'eux pouvait réagir pour les faire cesser en appuyant sur une pédale, et l'autre subissait sans pouvoir rien faire.

L'étude a démontré que "chez les rats qui ne pouvaient rien faire, le sentiment d'impuissance avait accéléré la progression de la tumeur. La leçon de cette étude est cruciale. Ce n'est pas le stress en soi - les "chocs électriques" que nous prodigue la vie - qui favorise la progression du cancer. C'est notre façon d'y répondre, et notamment les sentiments d'abandon, d'impuissance, de déséquilibre intérieur qui nous envahissent face aux épreuves." (p. 224)

Voilà pourquoi il ne faut jamais baisser les bras et TOUJOURS garder espoir. C'est l'espoir qui nous sauve.

Je vous remercie d'avance pour votre soutien et votre amitié.