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mercredi 15 avril 2009

La vie selon Laura

Cette chronique se veut un hymne à la vie à travers les yeux d'une petite fille de trois ans et 4 mois, Laura.

Je ne sais pas si vous vous arrêtez à l'occasion pour lire la rubrique de nécrologie de votre quotidien, mais moi j'aime bien balayer rapidement les noms et les visages qui y figurent. (Mon ex me trouvait un peu morbide de le faire. Pas du tout ! C'est une rubrique d'information comme une autre.) Qu'est-ce que j'y puise ? Sans doute que faire le tour de la page des décès me permet d'apprivoiser (inconsciemment) le passage dans l'au-delà. (Ne vous inquiétez pas, s'il vous plaît. Je ne suis pas encore prête à ça...) Mais c'est souvent des leçons de vie que j'y trouve, car quand on souligne le courage de jeunes enfants qui ont mené une bataille de titans contre une leucémie, ou encore d'un jeune dans la vingtaine qui a vécu à fond jusqu'à laisser sa vie dans l'adrénaline de son sport extrême préféré, ça me touche profondément.

Aujourd'hui, j'ai retenu les mots qu'on a écrits à la mémoire de la petite Laura Pelletier-Campbell pour souligner le premier anniversaire de son décès. Vous verrez que cette petite savait vivre et propager la vie autour d'elle.

"Il y a un an déjà que tu nous as quittés soudainement. Bien que nous cherchions tous les jours en vain un sens à ton départ précipité, que nous regrettions de ne pas avoir l'occasion de te voir grandir auprès de nous, nous pouvons parfois esquisser un sourire en pensant à tout ce que tu nous as appris du haut de tes 3 ans.

Entre autres, tu nous a appris qu'un salon n'est pas juste fait pour se reposer mais aussi pour danser, chanter, se chatouiller; qu'un sofa peut être un étang à poissons; qu'il peut y avoir des crocodiles dans la cuisine et des ours là où tu voulais qu'ils soient. Tu appréciais la beauté des détails dans les menus objets, détails que nous ne remarquions pas nous-mêmes à premier vue. Souvent, tu nous as fait remarquer la lune dans le ciel d'après-midi dans des moments où nous marchions la tête basse.

À présent, nous pensons toujours à toi quand nous observons la lune dans le ciel. Nous essayons de nous rappeler de lever la tête, d'observer et d'apprécier les beautés que nous offre la nature, comme tu aimais si bien le faire.

Ballerine, princesse, peintre ou petit clown, merci de nous avoir entraînés dans ton tourbillon joyeux, de nous avoir fait tant rire, d'avoir illuminé nos vies. Merci pour tout l'amour que tu nous as donné sous forme de câlins, sourires et petits gestes tendres. Merci d'avoir été une si bonne et belle grande soeur pour Rosalie. "Forever in our lives, a sparkle that burns bright." Tu seras toujours notre belle Laura d'amour !

Papa Paul, maman Marie-Noëlle, Rosalie et tous ceux et celles que tu as touchés au cours de ta courte vie." (Extrait de La Presse, Montréal, le 15 avril 2009)

Et moi, Laura, je te dis merci de me permettre de propager ton puissant message de vie à tous mes fidèles lecteurs et lectrices.

La vie selon Mademoiselle X

Comme il n'y a pas de hasard, je viens tout juste de recevoir un courriel dans lequel on m'invite à aller visionner une vidéo qui présente une petite de trois ans racontant une histoire très originale à sa maman avec toute la spontanéité de l'enfance. Son étonnante imagination et la richesse de son vocabulaire nous font oublier qu'elle n'a que 3 ans. C'est tellement mignon que je ne peux m'empêcher de vous la partager. Allez donc voir : http://www.dailymotion.com/video/k3K0p1d5WpVn1LVZAI

Quelle est la couleur de votre monde ?
"Nous deviendrons ce que nous choisissons d'écouter. Et nous habiterons un monde à l'image de ce que nous deviendrons. Nous pouvons vivre dans la peur ou nous pouvons vivre dans l'amour. Nous décidons à chaque instant. Le plus grand pouvoir que Dieu nous a donné pour changer le monde, c'est celui de changer nos pensées à propos du monde. À mesure que nous y arrivons, il se transforme." (Extrait de Marianne Williamson, Le changement -- un cadeau inestimable, Éditions du Roseau, 2006, p. 118)



La vie dans toute sa splendeur.

vendredi 3 avril 2009

Donner au suivant avec le coeur

Cayo Santa Maria, Cuba, le 25 mars 2009

J'ai rencontré Ernesto au restaurant buffet du complexe hôtelier où nous séjournons maman et moi. C'est un jeune Cubain dans la vingtaine qui y travaille comme cuisinier. Il sourit et se montre aimable envers tous les clients qui se présentent à son poste; il est chargé de préparer des plats de riz selon les goûts des clients.

La première fois qu'il s'est adressé à moi, c'était pour me complimenter sur le collier que je portais. Ce qui a davantage attiré son attention, c'est la breloque en or que j'y avais accrochée : une représentation de la face de Jésus. Cette breloque m'avait été offerte comme un cadeau du coeur de ma thérapeute lors d'une séance de travail spirituel deux ans auparavant. Je ne portais pratiquement plus ce collier, comme si je n'avais plus besoin d'afficher ma foi aussi clairement, mais j'avais décidé de le porter durant ce voyage à Cuba, sans doute pour en tirer une certaine protection divine.

Le jeune cuisinier aimait beaucoup ce bijou et il me semblait même qu'il aurait souhaité l'acheter. Je sentais que le collier avait un sens profond pour lui, car il avait la foi et en témoignait ouvertement.

De retour à notre table avec un bol de soupe chaude comme entrée, j'ai commencé à jongler avec l'idée d'offrir à Ernesto le collier en cadeau; je sentais aussi que le moment était venu pour moi de laisser aller, de donner au suivant. J'ai donc retiré le collier de mon cou pour le déposer sur la table et j'ai pris un moment pour me recueillir au sujet du geste que je m'apprêtais à poser.

Un cadeau du coeur de Jésus

Pendant que mon coeur s'ouvrait à ce frère étranger, je revoyais dans mon esprit, un peu comme dans un film, toutes les maisons piteuses rencontrées sur notre chemin qui cachent une misère plus qu'évidente. Plus j'y pensais, plus il devenait clair que Jésus appartenait maintenant à Ernesto, le cuisinier. Il n'y avait plus de doute maintenant. Ainsi, avant de quitter la salle à manger, je me suis dirigée vers la cuisine et me suis postée dans la filée de gens qui attendaient pour le riz. Quant Ernesto m'a aperçue, il m'a demandé si je voulais encore du riz. C'est là que je lui ai d'abord demandé son nom. Il m'a retourné la politesse en me demandant mon nom. Puis, je lui ai tendu le collier en lui disant : "Es une regalo para ti." (C'est un cadeau pour toi.)

Je crois qu'il a failli perdre connaissance... il ne le croyait pas au début et quand j'ai insisté en ajoutant : "de mi corazon." (de mon coeur), il a été très ému et est demeuré sans mots pour me remercier. Je suis partie sans tarder, car des clients attendaient en ligne. Il a mis sa main sur son coeur puis m'a soufflé un bisou d'un geste de la main.

En fait, c'était un cadeau du Ciel qui lui était destiné, comme tous les cadeaux que j'ai reçus au cours de la dernière année, dont ce voyage de ressourcement qui m'a été généreusement offert par une grande amie qui voyait que j'en avais bien besoin. Son cadeau m'avait gênée, tout comme Ernesto, mais elle m'avait dit : "Ne sois pas gênée de le recevoir, tu le mérites... et c'est de l'énergie qui circule. Moi, je suis gâtée par la vie : j'ai une belle carrière qui me procure de bons revenus, deux beaux enfants, la santé." Son coeur est branché à l'abondance de l'Univers et elle redonne pour remercier. Merci Annie !


P.S. : J'aurais aimé pouvoir vous présenter Ernesto, mais j'ai eu des problèmes avec ma caméra, ce qui m'a empêchée de prendre toutes les photos que je souhaitais.

mercredi 4 mars 2009

Il est temps de reconstruire

"Reconstruire", c'est la réponse que j'ai reçue récemment à ma prière pour trouver le bonheur et la paix.

Un passé réactivé

Ça faisait déjà trois jours que je baignais dans l'amertume et les regrets du passé. J'y avais été replongée par une rencontre "obligée" avec mon ex. (J'ai toujours haï ce mot-là, "ex"... sans doute pour ce qu'il évoque : la fin d'un chapitre.) Cette rencontre a eu lieu au salon funéraire à l'occasion des obsèques de mon amie Diane (voir Douce pensée pour Diane, paru le 2 février dernier). Diane et Yvon étaient un couple d'amis à Michel et moi. En fait, Michel était ami avec Yvon bien avant que je connaisse Diane, et ces deux-là travaillent toujours ensemble. Il était donc normal que je rencontre Michel au salon ce seul soir de réunion. Je ne me sentais pas tout à fait à l'aise étant la seule de ma gang; les seuls gens que je connaissais étaient Yvon, Michel et quelques-uns de leurs collègues de travail. Il y avait aussi quelques amies à Diane que j'avais rencontrées à de rares occasions et dont j'avais entendu beaucoup parler.

À mon arrivée, je me suis mise à chercher Yvon pour lui offrir mes condoléances. Il s'était absenté quelques minutes. J'ai fait le tour et j'ai rencontré Peter et sa femme. Nous avons discuté un peu. Puis j'ai aperçu Michel accompagné de sa nouvelle conjointe et entouré de sa gang de "chums" du travail. Même si je sentais que je devais faire un pas vers lui pour concrétiser, en quelque sorte, ma démarche de pardon, ce n'était pas le moment. Je préférais restée concentrée sur le départ de Diane. La cérémonie religieuse se préparait dans la salle adjacente. Dès que les chaises ont été en place, je suis allée m'asseoir car je voulais être certaine de ne pas rester debout. Je n'en avais pas la force.

Un geste de paix

Après la cérémonie, les gens étaient invités à partager un goûter, comme c'est l'habitude. Je suis descendue comme les autres, mais seulement pour aller saluer Yvon avant de partir. À l'entrée de la salle, j'ai cherché Yvon des yeux. Il n'était pas encore descendu. Mais Michel était là avec sa conjointe. À ce moment précis, j'ai senti qu'une force me poussait à aller lui serrer la main en guise de geste de paix. Un profond sentiment me disait : "Si tu ne t'avances pas ce soir, tu vas passer à côté d'une occasion unique de clore un chapitre important de ta vie." Je ne pouvais pas laisser passer cette occasion.

Je me suis donc avancée très confiante, bien qu'un peu nerveuse, pour aller le saluer. D'abord surpris, il a volontiers accueilli mon geste et m'a présenté sa "future épouse". Nous avons échangé quelques minutes sur les grands volets de nos vies : santé, famille, projets, etc. Il y a eu une tentative de sa part de revenir en arrière sur un épisode sombre et merdique de nos dernières années de vie commune, mais je ne suis heureusement pas tombée dans ce piège. J'aurais très bien pu me vider le coeur... Mais le but de ma démarche était surtout orienté vers la paix. J'ai donc résisté à la tentation de régler des vieux comptes "en souffrance".

Retour vers le futur

Les trois jours qui ont suivi ce retour dans le passé ont été difficiles à vivre. Je revoyais sans cesse ce que j'avais perdu dans cette rupture douloureuse, les blessures subies, les injustices et les trahisons. De la merde ! Je priais fort pour en sortir, car dans cette souffrance réactivée, j'avais perdu ma sérénité. J'avais travaillé tellement fort pour l'acquérir, il ma fallait la retrouver au plus vite. Alors, j'ai demandé à Dieu : "Comment faire pour sortir de ce trou noir ?" Sur l'instant, l'inspiration m'a soufflé un mot : RECONSTRUIRE. Un mot qui dit tout.

J'ai commencé à poser les premières pierres de ce futur qui n'attend que moi. Je vous en reparlerai bientôt.

Mots de sagesse

"Nous ne devrions pas nous sentir mal à l'aise face à nos difficultés, seulement face à nos échecs à en tirer quelque chose de beau." —Alain de Botton
We should not feel embarrassed by our difficulties, only by our failure to grow anything beautiful from them. —Alain de Botton
"Alors, cesse de chercher. Cesse de résister. Embarque dans ta vie et vis-la aussi complètement et magnifiquement que tu le peux. Alors, je te le dis, je serai ton plus grand admirateur." (Extrait de Paul Ferrini, Le silence du coeur, éd. Le Dauphin Blanc, 2008, p. 217)

"Tes parents divins ont la réponse à ton dilemme. Tu n'as besoin que de t'ouvrir à eux et la solution émergera dans ton coeur. Et tu sauras que c'est la solution parce qu'elle respectera tout le monde, parce qu'elle résoudra ton conflit intérieur. Tu sauras que c'est la réponse parce que ton coeur en sera élevé. L'énergie et l'optimisme seront de retour dans ta vie." (idem, pp. 225-226)

"Dans l'histoire d'une réussite conventionnelle, on voit le protagoniste obtenir de plus en plus d'argent, de considération et de biens matériels. J'aime présenter l'histoire d'une réussite tout à fait différente, une histoire dans laquelle le protagoniste se rapproche toujours un peu plus de l'endroit où son coeur cesse de le tirer en arrière, où son talent explose, où son caractère s'épanouit et où se dévoile le don qu'il veut offrir au monde." (Po Bronson, Que faire de ma vie ?, éd. AdA, 2004, p. 359)

dimanche 15 février 2009

Prends soin de toi

Combien de fois entendons-nous cette phrase : "Prends soin de toi..." On la reçoit souvent sans trop s'y arrêter et on la lance à notre tour sans vraiment saisir toute la richesse qui s'y cache. Eh bien, ce matin, dans ma lecture inspirante du jour, j'ai rencontré un passage qui en dit long et j'ai eu envie de vous le partager. Alors, voici :
"Définis ta vie pour qu'elle te serve, pour qu'elle te permette des espaces pour des activités que tu aimes faire et des relations qui t'honorent et respectent tes limites. Trouve une façon de prendre soin de ton corps et d'exprimer ta créativité. Vis dans un lieu inspirant. Trouve du temps calme pour te centrer. Marche dans les bois ou sur des rivages de l'océan. Travaille à quelque chose que tu aimes. Sois joyeux. Mange bien. Raffine la qualité de ta vie. Prends soin de toi. Prendre soin de toi est une vocation à temps plein." (Extrait de Paul Ferrini, Le silence du coeur, Réflexions de l'Esprit christique tome 2, éd. Le Dauphin Blanc, 2008, p. 190)

Trouve ta joie

Pour aller un peu plus loin dans notre quête de bonheur, j'ajoute cet extrait qui nous enseigne les chemins de la joie. Sachons d'abord que la joie se trouve dans l'engagement envers le soi... envers soi-même. Voici donc ce qu'il nous faut savoir pour l'atteindre :
"Mets les idées et les opinions des autres de côté et demeure dans ta propre intégrité. Sois entièrement avec tes pensées et tes sentiments. Habite ta vie. Connecte-toi à ta joie. Trouve la source de l'énergie et de la sagesse en toi, et vis ta vie à partir de ce centre.

"Si tu as peur de prendre le temps de le faire, tu ne te connecteras pas à l'énergie de ton propre désir. Tu ne peux t'élancer et prendre ta vie en main si tu passes ton temps à t'excuser ou si tu cherches à obtenir l'approbation des autres.

"Prends le temps de respirer et de te connecter. Prends le temps d'être, trouve ta joie et engage-toi envers elle. Cesse de regarder à l'extérieur..." (idem, pp. 196-197)

La clé : le coeur. Tout ça doit se passer en lien étroit avec le coeur.

Bon dimanche !

mardi 10 février 2009

Petit baluchon et coeur léger

Vous aimez l'image ? Moi, j'y vois un enfant qui décide tout bonnement de se mettre en route à la poursuite de ses rêves et de ses ambitions. En parallèle, je nous vois, nous adultes bien installés dans nos habitudes, portant de lourds fardeaux sur nos épaules fatiguées. Des fardeaux qu'on ne soupçonne pas souvent, car ils sont devenus partie intégrante de nos vies; on oublie qu'ils existent.

Je reprenais récemment une lecture en retard du Magazine "O" de janvier, car je suis passée à côté de bon nombre de sujets intéressants. Je me suis arrêtée sur la chronique de Dr. Phil (Philip McGraw), célèbre collaborateur de Mme Oprah en matière de psychologie sociale. Il nous invite, en ce début d'année, à faire le tour de nos vies pour les remettre sur la bonne voie... sur la voie du bonheur.

Voici 10 questions à se poser :

1. Vos choix de vie fonctionnent-ils pour vous ?

Si vos fins de mois arrivent toujours trop vite, il y a des chances que vous deviez revoir vos choix en matière de consommation. Ou si vous êtes dans une relation amoureuse qui vous gruge constamment de l'énergie, il est clair que ça ne fonctionne pas pour vous. Faites l'examen de chacun de vos secteurs de vie (personnel, professionnel, financier, familial, social, etc.) et lorsqu'il y en a un qui accuse des ratés, dites-vous que le temps est venu de changer une vieille habitude.

2. Vos récompenses sont-elles saines ?

Les gens reproduisent sans cesse des comportements parce qu'ils sont "payants" d'une certaine manière. Si on prend l'exemple d'un fumeur; dès qu'il tire les premières bouffées d'une cigarette, la satisfaction est immédiate, mais cette récompense ne comporte-t-elle pas bien des risques à plus ou moins long terme ? Il peut s'agir également d'une relation qu'on étire malgré la tourmente qui y règne parce qu'elle nous offre un certain degré de sécurité (financière ou émotive). Dr. Phil nous dit que vivre constamment dans le compromis ou accepter moins que ce que l'on mérite parce qu'on n'a pas le courage de changer les choses n'est pas son idée de récompenses saines.

3. Posez-vous vous-même les embûches à vos succès ?

Demandez-vous si vos décisions vous rapprochent de vos objectifs. Si vous vivez avec une peur quelconque (passer sur un pont, par exemple) qui vous oblige à faire de grands détours pour vous rendre à destination, vous vous créez des embûches inutiles. Ou encore si une consommation excessive d'alcool nuit à vos relations ou devient menaçante pour votre carrière, il est grand temps d'amorcer un changement important.

4. Vous souciez-vous plus du bonheur des autres que de votre propre bonheur ?

Disons que vous n'avez aucune envie de travailler dans l'entreprise familiale, mais que vous vous y sentez obligé. Ou encore, vous souhaitez ardemment entreprendre une carrière qui comporte des risques pour votre vie, mais vous craignez de créer de l'inquiétude chez vos parents. Il est plus difficile de dire non aux autres qu'à soi-même, mais négliger ses aspirations pour plaire aux autres est loin de nous mener sur la voie du bonheur. Pour amorcer un changement bénéfique, il nous faut regarder pourquoi nous avons du mal à nous affirmer et ce que nous voulons vraiment. Ensuite, il est important de poser des actions cohérentes avec nos buts.

5. Vos choix vous coûtent-ils trop cher ?

Si pour maintenir l'harmonie dans votre couple, vous devez emprunter un rôle différent de qui vous êtes vraiment ou ne pas exprimer votre honnête avis, cela vous coûte trop cher. Ou encore, si la seule façon d'avoir la paix au travail est d'accepter de répondre aux exigences démesurées du patron, cela vous coûte trop cher. Peu importe les circonstances, vous devez évaluer le prix à payer et décider si ça en vaut le coût.

6. Traînez-vous de vieilles rancoeurs ?

Vivre sa vie empli de colère et de ressentiment mène nulle part. Si vous passez vos journées à maudire un passé douloureux et les acteurs qui y ont contribué (dont vous-même) ou encore si vous laissez passer des opportunités intéressantes parce que vous craignez d'être blessé à nouveau, vous passez à côté de votre vie. Il est temps pour vous de vous débarrasser de votre bagage de négatif et d'adopter une attitude qui vous guidera dans une direction plus positive. La vie est belle et grande et elle vaut la peine d'être vécue pleinement et joyeusement.

7. Depuis quand n'avez-vous pas relaxé ?

Les gens qui ne sont pas heureux dans leur vie prennent rarement le temps de respirer profondément. Ils ne dorment pas bien, mangent mal et se créent des tensions dans tout le corps tout le temps. Si vous vous sentez mal dans votre peau, votre corps vous lance un message. Écoutez-le et prenez les mesures nécessaires pour retrouver une hygiène de vie saine et garante d'une joie de vivre renouvelée.

8. Trop confortable ?

Quand on parle de "zone de confort", c'est souvent de façon inadéquate. On devrait plutôt parler de "zone de stagnation" : nous demeurons coincés parce que nous avons peur de prendre des risques. Et souvent le risque que les gens ont le plus peur de prendre, c'est celui de reconnaître qu'ils ne sont pas là où ils souhaitent être. Car cela les obligerait à admettre qu'il est temps pour eux de créer un changement. Dr. Phil nous dit : "Cessez de prétendre que ce que vous avez est OK si ça ne l'est pas. Vous avez la capacité de créer la vie que vous voulez."

9. Et spirituellement parlant ?

Une vie riche et saine passe nécessairement par la présence à soi, à l'entièreté de son être. Cherchez-vous à vous nourrir de paix, d'amour et d'harmonie dans votre quotidien ? Si votre vie semble manquer de sens ou si vous sentez un vide intérieur, il est temps d'opérer un changement de l'intérieur pour mieux rayonner vers l'extérieur. N'ayez pas peur d'aller à la rencontre de votre essence divine, de votre lumière sacrée. C'est une expédition fascinante qui transforme toute notre vie. (Ce paragraphe est mon propre grain de sel.)

10. Quelle priorité vous accordez-vous ?

Nous avons tendance à vivre réactivement plutôt que de façon proactive. C'est-à-dire que nous répondons à ce qui est lancé dans notre direction dès notre lever du lit. Les femmes surtout se placent souvent à la fin de leur liste de priorités, après avoir comblé les besoins des autres. La quête du bonheur doit inclure le bien qu'on se fait à soi, ce qui aura un effet certain sur les gens qui nous entourent. Si votre vie est devenue si programmée, réglementée et engagée que vous n'avez plus de temps pour prendre soin de vous, alors il est temps de changer les choses.

Me créer la vie que je veux

Pour ma part, c'est le message que je retiens de cette leçon de Dr. Phil. En cette période plus difficile au coeur de l'hiver, je me laisse souvent emportée par la morosité et je m'égare... Je trouve toutes sortes de raisons pour ne pas passer à l'action pour me créer la vie que je veux. Les journées passent, puis les semaines, et rien n'avance. Ah, j'ai occupé mes journées, mais je suis tout de même passée à côté de mes objectifs.

Il est donc grand temps pour moi de revenir sur la voie du bonheur avant que le printemps ne se pointe. C'est maintenant qu'il faut agir. Allez, hop !

Bonne journée !

samedi 7 février 2009

Parlant de bonheur

Un peu avant les fêtes, j'ai reçu un message d'une amie qui est fort intéressant sur le bonheur. Il s'intitule : Comme le bâillement ou la grippe, le bonheur est contagieux. Il met en lumière une étude scientifique qui a pu mesurer le degré de contagion du bonheur entre les personnes d'un même entourage. Ne savions-nous pas déjà que le bonheur s'attrape ? Il faut vraiment vouloir rester dans sa détresse pour ne pas être touché et emporté par la joie qui règne au sein d'un groupe, par exemple. Et que dire de l'effet bienveillant d'un simple sourire ?

Maintenant qu'on sait ça...

Il n'en tient qu'à nous de le semer à tous vents. J'aimerais vous partager quelques témoignages de consoeurs de Biodanza qui démontrent bien à quel point le bonheur peut être dynamisant. Ces messages ont été partagés suite à une activité spéciale que nous avions préparée à l'occasion de Noël, où chaque participant recevait un cadeau du coeur (voir Les porteuses de joie, 2 décembre, et Un conte de Noël en cadeau, 19 décembre) après avoir participé à une danse de joie.
"Merci pour ces mots précieux qui me touchent ! Pour cet élan que tu as eu et qui nous a permis d'entrer dans la magie de Noël avec toutes les personnes présentes au party. Merci à vous toutes qui êtes si merveilleuses, remplies de vie, d'amour et de joie de vivre ! Vous avez enflammé la salle de cette belle énergie ! Le souvenir de cette soirée est comme une douceur qui me porte pendant cette période des fêtes dans un élan d'amour et de tendresse pour chacune de vous !"

"J'aimerais vous remercier, à mon tour, pour votre participation euphorisante d'hier soir. J'avais vraiment le sentiment de vivre intensément un conte de Noël sorti d'un livre magique. Merci d'avoir su transmettre, avec toute votre beauté, cette joie de vivre que vous avez en chacune de vous. J'ai senti les gens profondément touchés par vos paroles et vos gestes. Et même, pour certaines, elles ont vu en vous que L'ESPOIR A DES ELLES!!!"

"Merci à vous toutes pour cette belle soirée! Je garde au coeur la beauté de cette grande ronde où, main dans la main avec cette belle famille OMPAC, nous fredonnions ensemble l'espoir et la joie de s'unir et vivre pleinement la vie!"

Le bonheur est un état d'esprit

Pensez à une personne qui croit seulement que si elle pouvait avoir un peu plus de temps, d'argent ou d'amour, elle serait vraiment heureuse. Cette personne n'est pas en contact avec ce qui constitue vraiment son bonheur. Elle attribue plutôt son malheur à ce qu'elle n'a pas. Elle ne peut donc pas agir concrètement pour créer son propre bonheur.

Par ailleurs, une personne qui se dit heureuse semble avoir suffisamment de temps pour faire tout ce qui est vraiment important, les ressources nécessaires et assez d'amour pour lui durer tout une vie. Elle considère qu'elle a tout ce qu'il faut pour être heureuse simplement en ÉTANT heureuse.
Point. Ainsi, décider à l'avance ce qu'on deviendra consiste à le créer. "Être ou ne pas être, voilà la question." Le bonheur est un état d'esprit et comme tout état d'esprit, il se reproduit dans la matière.
(Extrait tiré et traduit de Conversations With God, Book 3, Neale Donald Walsch, Page 14-15, adapté selon ma compréhension.)

Petit grain de sel supplémentaire

Voici quelques petites phrases qui en disent long sur le bonheur :

"Trouvez ce que vous aimez faire. Trouvez votre passion. Sachez ce qui vous motive à vous lever le matin, c'est tout ce dont vous avez besoin." — Condoleeza Rice

Find what you love to do. Find your passion. Know what makes you want to get up in the morning, that's all you need. — Condoleeza Rice

"Le secret pour faire arriver les choses dans votre vie est, premièrement, le désir profond que ça fonctionne ; puis la confiance et la croyance que ça peut marcher; puis d'en garder à l'esprit une vision claire et de visualiser sa réalisation étape par étape, sans aucun doute ni incrédulité." —Eileen Caddy

The secret of making something work in your lives is, first of all, the deep desire to make it work; then the faith and belief that it can work; then to hold that clear definite vision in your consciousness and see it working out step by step, without one doubt or disbelief. —Eileen Caddy

Sur ce, bon weekend !


Je vous offre une fleur pour le coeur.


samedi 24 janvier 2009

"Je rentre chez moi"

Cette semaine, j'ai écrit une série de textes qui sont tous reliés d'une façon ou d'une autre. À ma grande surprise, en faisant ma lecture matinale ce matin, j'ai lu des passages de La Danse (Oriah Mountain Dreamer, éd. Logiques, 2004) qui résument bien l'essentiel de leur message : suivre le mouvement de la vie pour revenir à soi (en dedans) et retrouver son chez-soi, et ce, pour favoriser sa guérison. Voici les extraits en question :
"Je ne sais pas pourquoi, mais je crois qu'il existe pour chacun de nous un endroit sur la Terre qui guérit et régénère nos corps et nos coeurs. Nous devons trouver ces lieux et nous y rendre si nous voulons apprendre à danser." (p. 175)

"Pour vivre plus intensément, nous devons nous rendre dans des endroits qui nous aident à trouver un rythme plus lent. Il ne suffit toutefois pas d'y aller. Il faut laisser ces lieux nous toucher, nous changer, nous parler." (p. 178)

"Notre chez-nous, c'est non seulement le lieu dont nous nous souvenons, mais le lieu qui se souvient de nous, même si nous n'y sommes jamais allés, le lieu qui détient une part essentielle de nous en fiducie, qui attend notre retour tandis que nous voyageons dans d'autres endroits du monde, comme nous devons le faire." (p. 183)


Méditation pour les lieux qui se souviennent de nous

Je vous invite à le trouver cet endroit grâce à une petite méditation proposée par l'auteur (p. 184-186) :

"La présente méditation vous invite à écrire. Vous pouvez la faire sans écrire, mais, en ce qui me concerne, j'ai plus de facilité à trouver et à saisir les détails lorsque j'écris.

Assoyez-vous confortablement, un stylo et du papier à portée de la main et fermez les yeux. Respirez profondément trois fois par le nez et expirez par la bouche. Relâchez vos épaules à l'expiration et laissez tomber votre poids vers vos hanches et vos jambes. Prenez conscience de la surface sur laquelle vous êtes assis, du sol sous cette surface et de la Terre au-delà du sol qui vous porte. Concentrez votre attention sur votre respiration; suivez le mouvement de vos inspirations et de vos expirations pendant quelques instants. Si des pensées vous viennent, reconnaissez-les et laissez-les simplement s'en aller à l'expiration, puis ramenez votre attention sur votre respiration.

Maintenant, laissez venir à votre esprit les mots "Je rentre chez moi" et imaginez que vous parcourez, en voiture, à pied ou en avion, le trajet vers un environnement naturel quelque part sur la Terre. Il peut s'agir d'un endroit que vous connaissez bien ou d'un endroit où vous n'êtes jamais allé. Évitez de penser aux détails pratiques que pourrait comporter le voyage. Si aucun endroit ne vous vient à l'esprit rapidement, laissez vagabonder votre imagination et répétez la phrase : "Je rentre chez moi."

Acceptez les sentiments qui vous viennent, mais résistez à l'envie de choisir consciemment un endroit pour soulager la tension que vous ressentez peut-être à l'idée que vous ne savez pas où se trouve votre chez-vous. Prenez tout le temps nécessaire.

Si un endroit vous vient à l'esprit, imaginez que vous y êtes. Si aucun lieu identique à celui que vous cherchez ne se présente à votre imagination, même si vous y avez réfléchi pendant un bon moment, choisissez-en un autre que vous savez agréable dans l'intention d'évaluer les qualités qui pourraient faire de ce lieu votre chez-vous.

Prenez le temps d'imaginer l'endroit dans tous ses détails. Quel est le moment du jour ? La saison ? Prenez note de la température, des couleurs qui vous entourent, de l'odeur dans l'air. Lorsque vous serez prêt, prenez votre stylo et le papier, et commencez à décrire l'endroit. Soyez le plus précis possible : quel type de végétation y a-t-il ? Quels sons entendez-vous ? Êtes-vous seul ou y a-t-il d'autres êtres humains présents ? Y a-t-il des animaux ou des oiseaux ? Laissez votre main glisser sur le papier sans vous censurer ou porter de jugement. Intégrez à votre description physique de l'endroit les sentiments qu'il vous inspire. Pourquoi vous y sentez-vous chez vous ? Qu'est-ce qui vous inspire un sentiment d'appartenance ? Comment vous sentez-vous dans votre corps, votre coeur et votre esprit ?

Quand la description vous semble complète, relisez-la. Fermez de nouveau les yeux et imaginez-vous à l'endroit décrit. Prenez conscience des pensées ou des sentiments qui se présentent. Éloignez les pensées et laissez-vous imprégner par les sentiments."

Où est votre chez-vous ?

Je vous ai parlé de mon chez-moi dans "Un grand rêve à naître" paru le 20 janvier dernier. J'aimerais bien connaître votre chez-vous. Quel est lieu auquel vous appartenez dans votre coeur et votre être profond ? Je vous invite à utiliser la page commentaire pour le partager avec la communauté de lecteurs qui visitent ce site pour s'inspirer et cheminer. Libre à vous de vous identifier ou non, mais ne manquez pas l'occasion d'en inspirer d'autres avec vos belles histoires.

En vous remerciant de tout coeur de votre précieuse participation. Que Dieu vous bénisse !

P.S. à Paspierre : Salut à toi. Merci d'être fidèle au rendez-vous. Ça me touche beaucoup. À bientôt, j'espère.

mercredi 14 janvier 2009

Les amies d'Annie

Hier, c'était soirée de retrouvailles autour d'Annie qui avait réuni l'ensemble de ses collaboratrices des 15 dernières années.

Annie, c'est une femme d'affaires qui a le sens de la business assez développé et qui sait bien s'entourer pour faire bouger les affaires. Elle a été ma cliente puis ma patronne dans les années 1993 à 1997 alors que j'oeuvrais à titre d'adjointe administrative. Elle est devenue mon amie et une grande soeur même tant elle a été là pour moi tout au long des années qui se sont écoulées depuis notre première rencontre.

Dans l'énergie qui circulait autour de la table du resto chic du Vieux-Montréal où elle nous avait donné rendez-vous, il était facile de voir toute l'appréciation et la considération qui lui sont vouées par chacune des personnes présentes à ce souper de célébration. Ce n'était pas sa fête à elle, mais plutôt le départ à la retraite de sa plus fidèle collaboratrice qui était souligné. Notre amie Monique était la raison pour laquelle nous nous étions déplacées en cette soirée frisquette de janvier. Mais le plaisir d'être toutes rassemblées pour une rare fois a enveloppé le petit groupe d'une brume de joyeuse complicité.

Chacune à notre tour nous racontions quelques anecdotes croustillantes sur notre participation au succès d'affaires d'Annie en révélant au passage quelques secrets bien gardés. La fête de Monique est devenue le bien-cuit d'Annie ainsi que l'initiation de Karine, sa nouvelle collaboratrice qui est toujours en apprentissage. Comme nous avons ri en nous régalant du festin qui nous était offert par ce coeur généreux qu'est notre amie Annie !

Ma chère Annie, mille mercis pour cette occasion extraordinaire que tu as créée : le plaisir de goûter pleinement à la vie dans toute sa simplicité et sa spontanéité. Le bien-être que j'en ai retiré vaut tous les traitements du monde... Je t'aime profondément et je te porte affectueusement dans mon coeur, comme une soeur d'âme.

jeudi 8 janvier 2009

Le taxi d'Alexis

Je m'apprêtais à écrire un texte sur la bonté suite à un article paru dans La Presse du 21 décembre dernier quand on m'a raconté une récente anecdote illustrant, en partie, mon propos.

Ça se passait dans la nuit du 2 janvier après le réveillon du Nouvel an qu'Alexis avait passé chez un copain. Ce jeune homme de 15 ans, lorsqu'il fut prêt à rentrer chez lui un peu passé minuit, se trouva démuni côté transport, car il n'avait pas pris les arrangements nécessaires avec l'un de ses parents. Il tenta de communiquer avec eux sans succès.

Il décida donc de rester chez son ami pour continuer à s'amuser. Les heures passaient et peu à peu les invités prenaient le chemin du retour. Plusieurs se dirigeaient vers l'autoroute, environ à mi-chemin d'où habitait Alexis, mais personne ne semblait disposé à faire un petit détour de quelques kilomètres pour aller le reconduire à la maison à cette heure tardive de la nuit. Égoïsme, inconscience ou malentendu ? Difficile à dire.

Finalement, un peu avant 4h du matin, Alexis décida d'appeler un taxi pour faire le trajet de quelques kilomètres. En montant dans la voiture, il avise le chauffeur qu'il n'a que 8$ dans ses poches et lui donne sa destination. Le chauffeur, lorsque le compteur indiqua 8$, s'immobilisa pour laisser descendre Alexis. Il se trouvait alors à environ 1,5 km de chez lui sur une route de campagne par un froid glacial de moins 20 degrés Celsius. Et en plus, mal habillé pour se protéger contre le froid, comme le sont habituellement les jeunes.

Le reste du chemin, il a dû se résigner à le faire à pied. Pourtant le taxi duquel il venait de descendre a poursuivi sa route dans la même direction que lui. Qu'est-ce que ç'aurait été pour le chauffeur de faire un petit extra pour permettre à Alexis de rentrer en sécurité sans se geler les extrémités ? Difficile de ne pas juger un tel comportement.

Peut-être que si Alexis avait su demander la sollicitude du chauffeur, il aurait obtenu une faveur. C'est sans doute l'orgueil qui l'en a empêché car normalement, ces ados ne se privent pas de quémander des faveurs de toutes sortes à leurs parents.

Cet épisode m'a beau choquée car il démontre le visage de l'ingratitude, de l'esprit business et de l'égocentrisme de notre société nombriliste qui a peu d'égard pour les autres. Les temps durs qu'on annonce sans cesse aux bulletins de nouvelles changeront possiblement les réactions des gens pour plus de bonté et de générosité. Je l'espère, car c'est la seule façon de se doter d'un monde meilleur... ne pas attendre que ça vienne des autres.

La gentillesse : semence de bonheur

L'article cité plus haut résulte d'une entrevue menée auprès d'un auteur à succès, le médecin suédois Stefan Einhorn, qui a écrit L'art d'être bon, traduit en 15 langues. Voici quelques extraits de cette entrevue :

"Il existe un moyen de réduire le stress, toucher au bonheur et accéder à la réussite. Une méthode qui, de surcroît, ne coûte rien. Quel est ce remède qui nous échappe ? La gentillesse."

"Être gentil, c'est bon pour le moral. Tenir une porte, saluer quelqu'un et vraiment l'écouter, aider quelqu'un à porter des paquets, toutes ces bonnes actions agissent comme une drogue, sans les effets secondaires."

"Au fil de ses recherches et en jetant un oeil à des études sur l'altruisme, il a constaté qu'un simple petit geste entraînait une suite de bonnes actions pouvant avoir des conséquences beaucoup plus grandes."

La bonté : véritable vitamine

Pour sa part, l'auteur de Cessez d'être gentil, soyez vrai !, le psychanalyste belge Thomas D'Ansembourg affirme : "La gentillesse, c'est de la vitamine ! C'est la vitamine des relations humaines ! (...) Le premier bénéfice que l'on retire de ces petits gestes, c'est un profond sentiment de bien-être, explique-t-il. On se sent moins tendu, moins crispé. Puis, les gens nous remarquent et ils font davantage attention à nous à leur tour. On profite de la gentillesse sur le coup et aussi à long terme."

Il ajoute enfin : "Tous les petits mots du genre merci ou bravo pour votre travail me font un grand plaisir. Quand ça m'arrive, c'est toujours comme une belle surprise. Ceux qui le font ne savent pas le bien qu'ils font."

Simple, mais pas sans effort

L'auteur et médecin Stefan Einhorn admet cependant que le concept de la gentillesse est plutôt simple, mais dans la vie courante, son application l'est moins. Surtout quand on a appris que pour faire sa place, il faut jouer du coude. Il précise qu'être bon impliquerait un bonne dose de courage, particulièrement s'il s'agit de rendre service à quelqu'un en lui disant qu'il a un grain de persil entre les dents ou, pire encore, qu'il a mauvaise haleine...

Il conclut que sans tomber dans la flatterie ou, au contraire, dans la bonasserie, on peut très bien être bon pour éprouver soi-même de bons sentiments. C'est l'acte qui compte.

Le bénévolat : bon pour la santé

Selon un rapport de la Gerontological Society of America cité par l'Agence de santé publique du Canada, le bénévolat serait non seulement bon pour le moral des aînés, mais aussi, pour la majorité des cas, excellent pour leur santé. Une étude menée en 2005 par l'organisme américain précise que ces bienfaits pourraient comprendre une diminution de l'incidence des maladies du coeur, du diabète et des maladies cardiovasculaires, de même que l'amélioration de la santé mentale.

Conclusion

Bref, si un abonnement chez Énergie Cardio vous rebute comme moyen d'améliorer votre état de santé, vous pouvez toujours essayer d'être bon... ça ne coûte rien et c'est accessible partout et en tout temps. Mais ça ne remplace pas l'activité physique. Alors, une marche de santé en plein air, sur une base régulière, saurait combler une autre part de notre entraînement.

vendredi 2 janvier 2009

Voeux du Nouvel An

En ce 2 janvier, il est de mise d'offrir ses voeux du Nouvel An. Nous avons l'habitude de souhaiter la paix, l'amour, la joie, "du succès dans tes études... et le paradis à la fin de tes jours".

Moi, je vous souhaite le paradis ici et maintenant. Comment ça ? Eh bien, le paradis, ce n'est pas un endroit à atteindre une fois mort. Ça c'est des croyances de vieux. Le paradis, c'est plutôt un état d'être qui se vit dans le coeur et dans l'âme et qui se manifeste partout autour de soi par son rayonnement. Et il nous appartient de le créer et de le recréer à chaque instant par nos choix : pensées, gestes, croyances, attitudes, intentions, perceptions, etc.

Porter des lunettes roses

Le regard qu'on porte sur la vie influence grandement notre perception des choses et ensuite nos réactions selon le point de vue qu'on a adopté. Porter des lunettes roses, c'est souvent revenir dans la naïveté de l'enfant qui découvre le monde et qui se manifeste dans une croyance de départ à l'effet que tout le monde a de bonnes intentions. C'est-à-dire que lorsqu'on se sent blessé par les gestes ou paroles de quelqu'un, c'est souvent en raison d'une maladresse de sa part et non par méchanceté.

Poser un regard naïf sur ce genre de situation, c'est accorder le bénéfice du doute à l'autre. Cela permet de pardonner plus facilement (car tout le monde fait des erreurs et on peut tous avoir une mauvaise journée) et s'éviter bien des tortures inutiles. La naïveté me procure une certaine paix par rapport aux situations ambiguës : je suppose que c'est moi qui ai mal compris ou interprété les intentions de l'autre. Et c'est bien souvent le cas.

Apprendre à se connaître... et à vivre

La présente chronique m'a été inspirée en grande partie d'une lettre écrite par Jacques Salomé, auteur bien connu, pour témoigner de sa reconnaissance envers la vie. Cette lettre a été publiée dans La Presse du 21 décembre dernier. Voici quelques extraits de Ce que la vie m'a appris :

"J'ai appris tardivement à remercier, chaque matin, la Vie d'être présente en moi et autour de moi, à l'honorer chaque fois que cela m'est possible, à la respecter en toute occasion, à la dynamiser avec mes ressources et mes limites.

J'ai appris difficilement à m'aimer, non d'un amour narcissique ou égocentrique (même si la tentation était grande) mais d'un amour de bienveillance, de respect et de tolérance.

J'ai appris avec beaucoup de tâtonnements à me respecter en osant dire non quand je suis confronté à des demandes qui ne correspondent pas à mes possibles ou à ma sensibilité.

J'ai appris avec enthousiasme que la beauté est partout, dans le vol d'un oiseau, comme dans le geste d'un enfant pour tenter de capter le vol d'un papillon ou encore dans le sourire d'un vieillard qui croise mon chemin.

J'ai appris patiemment que nul ne sait à l'avance la durée de vie d'un amour et que toute relation amoureuse est une relation à risques. Des risques que j'ai pris.

J'ai appris malgré moi que je savais beaucoup de choses avec ma tête et peu de choses avec mon coeur.

J'ai appris, sans même le vouloir, que j'avais des besoins et qu'il ne fallait pas les confondre avec des désirs.

J'ai appris doucement à recevoir le silence et à méditer quelques minutes chaque jour pour laisser aux vibrations de l'univers la possibilité de me rejoindre et de m'apprivoiser encore un peu.

Oui, j'ai appris beaucoup dans ma vie et pourtant je cherche encore l'essentiel."


Merci, Monsieur Salomé, d'avoir partagé si généreusement vos réflexions sur la Vie. Elles me touchent et m'inspirent beaucoup.

Mes souhaits pour 2009

La paix dans le monde... et dans le coeur de chacun de nous.
L'amour sans conditions... le coeur et les bras ouverts pour accueillir l'autre sans jugement.
La joie de l'enfant qui a retrouvé son chemin vers sa maison... vers son être profond et pur.
L'harmonie intérieure et partout autour de vous.
Et enfin, l'expression de sa lumière sacrée dans toute son authenticité.

Bonne année !

mardi 9 décembre 2008

Précision importante

En relisant ma dernière chronique sur la fête du Lac Brompton, je réalise qu'une de mes affirmations pourrait être mal interprétée. Il m'importe donc d'apporter une précision importante.

"Le cancer, ce n'est pas la fin du monde." Il pourrait sembler prétentieux de ma part de lancer une telle affirmation, car le cancer ce n'est pas rien et tous ceux qui ont à y faire face doivent déployer une quantité impressionnante de courage et de foi pour passer au travers. Le cancer demeure une lutte pour la vie et ne l'oublions surtout pas.

Le sens de mon affirmation était plutôt orientée sur une avenue de guérison, à savoir que pour réactiver la force de vie qui nous habite tous, il ne faut surtout pas se laisser arrêter par la maladie. Car cette dernière est un message qui nous appelle à changer notre vie vers une plus grande harmonie intérieure et surtout à vivre pleinement chaque moment, à goûter à la vie.

Ainsi, mon message se voulait davantage une invitation à une plus grande conscience sur sa vie et sur la façon dont on la mène. Savons-nous toujours reconnaître les "moments de grâce" et saisir les occasions de bonheur qui se présentent à chaque instant ? Ils se dissimulent souvent dans un contact chaleureux avec l'autre, dans une simple fête de famille ou une sortie dans la nature. Ne cherchons pas plus loin. La vie déborde de petites joies quotidiennes ; sachons les reconnaître et s'en emplir le coeur.

Le secret : la gratitude

Voici quelques pistes de réflexion pour amener plus de joie dans notre vie :
"Tant que vous remerciez l'Univers pour l'abondance dont vous jouissez, celui-ci vous en offre davantage. Dès que vous exprimez votre gratitude, vous augmentez la lumière de votre aura. C'est par votre coeur que ce changement intervient, parce que le coeur est la source d'où naît la gratitude. En rendant grâce, vous ouvrez votre coeur. Votre coeur est la porte de votre âme; c'est un pont entre le monde de la forme et le monde de l'essence. La gratitude et le remerciement sont les voies directes du coeur, de votre essence et de votre âme." (Tiré de Sanaya Roman, Choisir la joie, éd. Ronan Denniel, 1994, p. 100)

Et l'auteure nous propose un exercice (id., p. 107) tout simple pour activer les lois de l'abondance par la gratitude. Voici :

  1. 1. Quelles sont les choses que vous aimeriez posséder dès maintenant ?
  2. 2. Quelles sont les personnes envers lesquelles vous éprouvez de l'estime ?
  3. 3. Qu'appréciez-vous en vous-même, dans votre corps, dans votre esprit, etc. ?
  4. Suggestion : Téléphonez à quelqu'un ou écrivez-lui afin de lui exprimer l'estime que vous avez pour lui.

Choisir la joie, c'est tout simple...

dimanche 7 décembre 2008

Soirée festive au Lac Brompton

Une invitation à un souper de Noël d'une gang d'ouvriers de la maintenance de la Domtar de Windsor accompagnés de leur compagne et le ton est donné.

Seulement une trentaine de personnes, mais l'esprit festif est au rendez-vous autour d'un bon repas et de quelques verres de vin (trop pour certains). La camaraderie est palpable dans les échanges d'histoires de shop (inside stories) et dans les rires de bon coeur qui fusent de toute part.

Je suis là au milieu d'un groupe d'inconnus accompagnant mon amoureux qui fait partie d'eux. Il est heureux que j'aie pu me libérer pour l'occasion. J'adore les fêtes et j'en ai eu trop peu ces dernières années. J'en profite pour m'imprégner de la vie qui circule entre les personnes présentes pour réactiver la vitalité qui coule dans mes veines.

Explosion sur la piste de danse

Et quand l'heure de la danse arrive, mon énergie explose au milieu des danseurs qui s'entassent sur la piste de danse. La musique ne correspond pas tout à fait à mes goûts musicaux, mais je trouve le moyen de témoigner de toute la vitalité qui m'habite et de mon amour de la vie. Puis, une pensée effleure mon esprit rapidement : "Si les gens savaient..." Et une poussée d'adrénaline me stimule davantage. J'ai envie de leur dire : "Le cancer, ce n'est pas la fin du monde.* Voyez comme la VIE est plus grande que tout. C'est grâce à cette vie, à ma volonté de vivre que je puis rayonner et vous inspirer. Allez, sautez dans la danse."

Soudain, un contact privilégié se crée instantanément : une des femmes présentes se fait complice dans cet esprit festif qui nous unit tous sur la piste de danse; elle me regarde avec un air amusé. Son bras dans mon dos m'invite à lui manifester mon enthousiasme et je l'enlace spontanément de mes deux bras. Je venais de me faire une amie de coeur.

Jean a compris la valeur inestimable de la joie de vivre... Il sort son appareil photo et capte des clichés de chaque couple présent. Les sourires illuminent les photos; le plaisir et la joie de vivre sont bel et bien présents. Ces clichés serviront à créer une mosaïque sur un mur du département. Tant mieux... il faut que la joie de vivre s'affiche au grand jour. Au "yabe" l'économie !!! (Traduction : Au diable l'économie...)

Mot de gratitude

En terminant, je tiens à remercier toutes ces personnes qui, par leur simple présence à la fête du Lac Brompton, ont su insuffler une grande bouffée d'air frais dans ma lutte pour la vie. Merci à Jocelyn et Lyne, Serge et Nicole, Jean et Diane, Charles et Armande, Alain et Gaétane, Jocelyn et Christiane, Bertrand et Manon, ainsi que Daniel, Pierre, Jean-Nil, Marcial, Daniel et leur compagne. Je vous aime !

Vive la vie, vive l'amour, vive la compagnie !!! Et joyeuses fêtes !

* Lire la précision importante sur cette affirmation dans ma prochaine chronique.

jeudi 30 octobre 2008

Cultivez la joie

Le sujet de la joie a déjà été abordé quelques fois dans mes pages précédentes, et pourtant j'y reviens. C'est qu'il s'agit d'une voie d'accès cruciale au bonheur et à la guérison.

C'est ce que mon guide spirituel et thérapeute ne cesse de me répéter : "Pratiquez la joie, laissez entrer la joie, ouvrez votre coeur, etc." Bien que je comprenne le sens de sa recommandation, je sens comme un blocage mental et émotionnel. C'est sans doute en raison du pouvoir insoupçonné du mental (et de nos bibittes) sur nos états d'âme.

Où chercher ?

En ce qui me concerne, au niveau mental, j'essaie de définir plus clairement le type de joie qu'il me faut rechercher pour mieux orienter mes actions. Et j'ai une bonne idée : c'est la joie d'une rencontre véritable avec l'autre dans le plus grand respect et l'accueil inconditionnel de l'être divin qui nous habite tous. C'est le genre d'émotion qui surgit lorsqu'on donne le meilleur de soi-même à une personne qui en a besoin (ex : une visite à une personne âgée, délaissée ou malade), ou encore l'implication qu'on fournit dans l'organisation d'un événement bénéfice pour une bonne cause, et même le bonheur qu'on connaît lorsque notre processus créateur est à l'oeuvre car il s'agit de l'expression de notre beauté intérieure, etc.

Sur le plan émotionnel, ma retenue s'explique parfois par la crainte d'échouer ou de me sentir trop prise ou envahie par mon implication auprès d'une personne ou d'une cause, ou encore lorsqu'il s'agit d'ouvrir mon coeur à une personne me demandant de laisser tomber mes barrières pour me montrer telle que je suis.

La danse de la joie

Comme l'indique le titre de cette chronique, la joie est un choix. Et comme elle m'était spécialement prescrite, j'ai cherché à lui faire une place dans ma vie.

Récemment, j'ai débuté des ateliers de biodanza* dans le but de donner une voie d'expression à mon corps émotionnel et physique. Par une danse spontanée guidée par le coeur, il devient possible d'entrer en contact avec son être profond et lui ouvrir la voie de l'expression. L'animatrice nous invite aussi à nous unir aux autres participants pour apprendre à nous ouvrir, à accueillir et à nous harmoniser, et ce, dans le plus grand respect.

La joie de Noël

Bien sûr, il est un peu tôt pour parler de Noël, c'est dire mon attachement à cette fête merveilleuse que j'honore avec tout le sacré qu'elle m'inspire. Pourquoi ? Vous avez maintenant compris que ma foi en Dieu est grande; c'est dans cette foi que Noël prend tout son sens, c'est la fête de la Lumière divine, de l'Amour et de la Paix. Comment ne pas y puiser de la joie ?

Ainsi, dès que l'automne commence à annoncer l'hiver, avec ses journées froides et grises, je ressors mon dossier Noël pour illuminer mon coeur. Je commence à penser à mon traditionnel poème de Noël (qui sert de carte de bons voeux), je mets ma musique de Noël préférée pour égayer l'atmosphère (mon chat ne s'en plaint pas...) et c'est parti, la joie refleurit doucement dans mon coeur.

Le jardin de la joie

La joie se cultive comme un jardin, jour après jour, de minute en minute. On doit lui faire une place au beau milieu de ses préoccupations quotidiennes en se concentrant sur le moment présent et ce qu'il a de beau à offrir, et installer un épouvantail pour chasser les idées noires. Ma mère a une belle image pour ne pas se laisser emporter par le négatif : chaque fois qu'une pensée sombre ou troublante arrive, elle active les essuie-glace de son esprit ! J'essaie de faire de même.

Inviter la joie

Dans son merveilleux ouvrage sur le sujet, l'auteure Sanaya Roman (Choisir la joie, éd. Ronan Denniel, 1994) jette une belle lumière sur cette voie de bonheur profond et nous invite à prendre conscience du pouvoir que nous avons sur nos états d'âme lorsqu'on en devient conscient et à nous investir avec coeur afin d'y faire fleurir un jardin bienfaisant. Voici un exercice simple (p. 32) qui nous est proposé pour débuter :
  1. 1. Faites une liste de sept choses que vous aimez faire, qui vous remplissent de joie, mais que vous n'avez pas faites au cours de ces derniers mois. Cela peut être tout ce que vous voulez : prendre un bain de soleil, partir en voyage, recevoir un massage, accomplir un certain but, faire de l'exercice, lire un livre...
  2. 2. À côté de chacune de ces sept choses, écrivez ce qui vous empêche de les réaliser. Est-ce quelque chose qui vient de l'intérieur (tels que vos sentiments) ou de l'extérieur (quelqu'un ou quelque chose, tel que le manque d'argent) ?
  3. 3. Parmi elles, choisissez deux ou trois possibilités qui vous apporteraient les plus grandes joies. Ensuite, pensez à une étape ou une décision que vous pouvez prendre pour que ces voeux se réalisent.
  4. 4. Notez sur votre calendrier la date ou la période à laquelle vous introduirez chacune de ces joyeuses activités dans votre vie.
Mot de sagesse
"Quand nous sommes en contact avec la vie, nous en retirons inévitablement des dividendes. Quand nous favorisons la vie en nous, en lui donnant les conditions favorables à son maintien et à sa croissance, nous en retirons une énergie nouvelle. la vie ne se laisse jamais vaincre en générosité. Et comme la vie est contagieuse, l'être spirituel, dans la mesure où il la possède, ne craint pas de laisser échapper généreusement sur sa route quelques-uns de ces meilleurs instants de vie comme des semences pouvant revitaliser tout son entourage." (Extrait de Simard, Jean-Paul, Pèlerinage aux sources de la vie - spiritualité, santé, guérison, éd. Anne Sigier, 2006, p. 210)

Allez au jardin et amusez-vous joyeusement !


* La Biodanza, "Danse de la vie" est une proposition d'expression et de développement des potentialités humaines qui utilise un ensemble d'exercices/danses et de musiques, le tout spécialement étudié pour réhabiliter l'élan vital et la joie de vivre. Il s'agit d'une démarche d'épanouissement global de l'humain, répondant aux demandes de l'être "moderne et civilisé" qui, plongé dans le tourbillon de technologie et du progrès, se trouve la plupart du temps coupé des mouvements primordiaux de la vie, tels les émotions, les instincts et l'affectivité. De la relation quotidienne rationnelle avec la vie, nous passons à une dimension où la parole cède la place à un autre langage. L'espace s'ouvre au silence, à l'émotion, à la musique, au mouvement et au contact : des voies vraiment à même d'éveiller tout notre être, toutes nos potentialités non exprimées. (tel que décrit dans un dépliant de l'Association Biodanza Canada (voir www.biodanza.ca)

lundi 27 octobre 2008

Brille, brille, petite tortue

Brille brille petite tortue
Tout autour de la terre
Continue ton chemin...


Brille brille petite tortue
Tout autour de la terre
C'est tout c'qu'il y a à faire
Lorsque tu te demandes...

(Extrait de l'album Les matins habitables de Marie-Jo Thério, 2005 - voir http://www.gsimusique.com/mailing/mjt/mjt.html . Malheureusement, l'extrait audio ne semble pas disponible.)

Cette introduction illustre bien mon propos du jour : la beauté. Quelle est votre idée de la beauté ? Vous conviendrez qu'elle peut se définir de bien des façons selon le point de vue où l'on se place. C'est souvent bien personnel et en accord avec notre expérience de vie, nos goûts, nos préférences, et aussi selon ce qui nous touche en dedans. La beauté, c'est aussi comment on se sent dans son coeur.

Dans notre quête de bonheur et de mieux-être, la beauté joue un rôle essentiel, mais pas pour les mêmes raisons que les publicistes qui s'efforcent de nous vendre de la beauté artificielle le croient.

La beauté : chemin d'évolution

Eckhart Tolle, fameux auteur de deux ouvrages majeurs pour l'éveil de la conscience, dont Le Pouvoir du moment présent paru en 2000 et Nouvelle Terre, paru en 2005 aux éditions Ariane avance ceci :


"La première fois que la beauté fut reconnue constitua un des événements les plus significatifs dans l'évolution de la conscience humaine étant donné que les sentiments de joie et d'amour lui sont intrinsèquement liés." (Nouvelle Terre, p. 2)


Ne dit-on pas que la joie et l'amour sont de puissantes avenues de guérison ? En effet.

Pour sa part, Brandon Bays, dans son livre Le voyage de guérison (éd. Guy Trédaniel, Paris, 2007) dont j'ai parlé dans ma chronique du 24 juillet intitulée Indiana Jones et le précieux diamant, nous invite à entreprendre le grand ménage intérieur pour retrouver notre beauté véritable, ce qu'elle appelle le voyage de "retour à la maison". Je vous invite à relire le passage du précieux diamant, notamment, pour comprendre qu'au creux de notre être, notre vraie nature se présente sous la forme d'un diamant lumineux, et c'est ça qu'on doit exploiter et présenter au monde.

S'envelopper de beauté pour mieux guérir

Je prends soin de mon apparence depuis toujours. Pas exagérément, mais suffisamment pour me sentir belle et bien dans ma peau. Et j'ai compris, dès le début de mon aventure en pays inhospitalier qu'il me faudrait accorder encore plus d'importance à l'image que je projette. Non pas pour jouer la comédie, mais pour rayonner des ondes positives de santé... (Lire Énergie : Quelle fréquence syntonisez-vous ? parue le 25 avril dernier pour prendre conscience de l'importance de se brancher sur les bonnes fréquences pour pouvoir capter des ondes de santé et de bonheur.) Ainsi à chacune de mes visites à l'hôpital, je prends un soin particulier à ma tenue vestimentaire, mon maquillage, ma coiffure, ce qui me donne de la hauteur, il me semble, et me protège des énergies négatives.

Quelle est votre beauté authentique ?

Dans le Magazine "O" de novembre (Oprah, pp.. 177-182), un de ses fidèles collaborateurs, le Dr. Mehmet Oz, chirurgien cardiothoracique, s'est penché sur la question dans son plus récent livre intitulé You : Being Beautiful (écrit en collaboration avec Michael Roizen). Il a même développé un test qu'il a nommé "You-Q" pour nous inviter à nous regarder de plus près. (voir http://www.oprah.com/article/omagazine/200811_omag_oz_beauty) J'ai fait le test et c'est très intéressant, car il aborde quatre aspects de la beauté :

1. La beauté extérieure (son apparence)
2. La beauté qu'on dégage (dans son énergie)
3. La beauté intérieure (dans son coeur)
4. La connaissance qu'on a de soi

Le but est, bien sûr, de prendre conscience de l'appréciation que l'on a de soi-même pour prendre ensuite les mesures nécessaires pour améliorer son estime personnelle et, par le fait même, son rayonnement par sa beauté authentique.

Six outils essentiels

1. Utilisez de bonnes crèmes : Parmi les centaines d'ingrédients qu'on retrouve dans la composition des crèmes de beauté, seulement trois font une réelle différence : la vitamine A qui augmente les propriétés d'hydratation naturelle de la peau et contribue à réparer les dommages causés par le soleil, la vitamine C qui stimule la production de collagène et d'élastine et qui aide à se débarrasser des radicaux libres, et la vitamine E, un antioxydant qui agit pour ralentir l'apparition de rides. Selon certaines études, la vitamine E pourrait également protéger contre le cancer de la peau.

2. Dormez suffisamment : On dit que se donner huit heures de sommeil de qualité est sans doute ce qui compte le plus pour se sentir revitalisé. En effet, des études démontrent qu'en plus de restaurer notre niveau d'énergie, le sommeil réduit la douleur et aide à perdre du poids.

3. Massez les endroits douloureux : Si vous avez un mal de tête ou ressentez des tensions à différents endroits, essayez le massage pour trouver un soulagement : les temples, derrière les oreilles, entre les yeux, sur les mains.

4. Gérez votre argent : Une grande partie de notre beauté authentique (se sentir bien et satisfait de sa vie) a un lien avec le stress qu'on subit ou qu'on s'impose avec les choix qu'on fait. Et l'une des plus grandes sources de stress concerne l'argent. Dr. Oz suggère donc de prendre l'habitude de déposer 10% de son salaire dans un compte d'urgence (pour palier aux imprévus), et un autre 10% dans un fonds de retraite. La tranquillité d'esprit que vous trouverez grâce à ces moyens n'a pas de prix.

5. Ajustez vos relations : L'auteur nous propose un exercice de complicité avec notre partenaire de vie -- pendant deux semaines, vous prenez toutes les décisions (repas, sorties, émissions de télé). Puis, pour les deux semaines qui suivent, c'est votre partenaire qui les prend. Se plier au jeu contribuerait à réaffirmer notre confiance mutuelle et à développer un sentiment de sécurité par le biais de la capacité à s'accommoder l'un l'autre. C'est à essayer !

6. Créez une chaîne de bonté : Peu de sentiments surpassent la satisfaction que l'on ressent lorsqu'on vient en aide à une personne, que ce soit en faisant un don ou en offrant son siège dans l'autobus. La générosité est aussi bonne pour la santé. L'idée ici, c'est d'aider une personne qui, à son tour, pourra en aider une autre (vous connaissez le principe popularisé au Québec par notre mère Térésa nationale, Chantal Lacroix). Ainsi, la personne qui reçoit obtient du même coup un cadeau de dignité qui se passera d'un à l'autre.

Comme le dit le Dr. Oz, peut-être trouvez-vous bizarre de retrouver l'achat de bonnes crèmes au même titre que la chaîne de bonté. Ce sont deux façons différentes mais combien importantes d'exprimer la beauté authentique qui se cache au fond de chaque être.

On a perdu contact avec le vrai sens de la beauté avec tous les artifices utilisés pour s'en créer une fausse qui ressemble aux modèles qu'on nous propose en masse. Revenons au fait que chaque être est unique et que c'est dans cette unicité qu'il nous est possible de rayonner.

"L'idéal qui a illuminé mon chemin depuis toujours et qui m'a redonné du courage pour faire face à la vie joyeusement sont l'amabilité, la beauté et la vérité. — Albert Einstein

"The ideals that have lighted my way time after time and have given me new courage to face life cheerfully, have been Kindness, Beauty, and Truth." — Albert Einstein

Quelle est ta vraie beauté ? C'est ça la question.

dimanche 12 octobre 2008

C'est la fête à Marie...

Aujourd'hui, c'est la fête à Marie. Une jolie jeune fille de 19 ans pleine d'entrain et de pétillant. Hier soir, nous avons célébré son anniversaire autour d'un bon repas en compagnie de personnes agréables, drôles et chaleureuses. Ce joyeux événement est une belle démonstration du bonheur contenu dans le moment présent, car quand on est heureux, le temps s'arrête.

La richesse du moment présent

Jean-Paul Simard, dans son livre Pèlerinage aux sources de la vie -- spiritualité, santé et guérison (éd. Anne Sigier, 2006) dit : "C'est dans le creuset de l'instant que s'élabore la vie. C'est aussi dans l'instant que se révèle et se manifeste Dieu." (p. 188) Puis :
"Quand nous comprenons la richesse du moment présent, nous nous y adonnons tout entiers. Nous apprenons à relativiser le temps et nous découvrons en lui une nouvelle source de force, d'équilibre, d'harmonie et de plénitude. Nous entrons alors dans le domaine de la sérénité." (p. 189)

Pour ma part, la conscience du moment présent a été une révélation salvatrice. C'était à l'été de 2006; je venais d'apprendre que je devais recevoir des traitements de chimiothérapie. Toute la force, le courage et la détermination que je me connais se sont volatilisés en un instant. J'avais l'impression physique de n'être qu'une grosse masse de gélatine sans colonne vertébrale. J'avais la sensation émotionnelle d'être perdue dans une jungle sans armes pour me défendre. En fait, je sentais les piliers de mon être s'effondrer et je me suis mise à pleurer sans pouvoir m'arrêter. J'ai donc couru à l'aide auprès de ma thérapeute qui m'a suggéré la lecture du Pouvoir du moment présent de Eckhart Tolle (éd. Ariane, 2000). Ça ma sauvé la vie. (Lire Quand le pilier de l'ego cède paru le 8 août dernier sur ce blogue)

Plénitude divine

Dans le livre de Jean-Paul Simard, on apprend qu'un grand maître spirituel, Jean-Pierre Caussade, parle du moment présent en termes de "plénitude divine". La conscience du moment présent favorise au plus haut point la profondeur, l'intériorité, l'épanouissement. Je vous propose cette petite prière pour retrouver le calme et la paix...

Seigneur, fais-moi ralentir

Fais-moi ralentir, Seigneur.
Apaise les battements de mon coeur en tranquillisant mon esprit.
Calme mon allure pressée avec une vision de la portée éternelle du temps.
Donne-moi, malgré la confusion de l'époque, le calme des collines immortelles.
Réduis la tension de mes nerfs et de mes muscles avec la musique apaisante
des rivières chantantes qui coulent dans ma mémoire.
Aide-moi à profiter pleinement du pouvoir reposant et fortifiant du sommeil.
Enseigne-moi l'art de prendre de petites vacances d'un instant
pour admirer une fleur, causer avec un ami, flatter un chien
ou lire quelques pages d'un bon livre.
Fais-moi ralentir, Seigneur, et aide-moi à faire pousser mes racines en profondeur
dans le sol des valeurs permanentes de la vie pour que je puisse un jour
atteindre les étoiles de ma destinée finale.
(Auteur anonyme)
(Jean-Paul Simard, p. 196)

Célébrer la vie

Je me souviens d'une phrase toute simple tirée de Jean Vanier dans son ouvrage Accueillir notre humanité qui dit : "Aimer une personne, c'est la célébrer." Avez-vous pensé à célébrer une personne qui pourrait refleurir le temps d'une petite fête ? Pas besoin d'une occasion spéciale ou d'une raison pour célébrer quelqu'un. Il est permis d'en inventer des prétextes pour signifier notre attachement à un proche ou, mieux, pour souligner sa beauté intérieure, car souvent elle l'a oublié. Pensons-y.

Vive la vie ! Vive l'amour ! Vive la compagnie !

Bonne célébration !





jeudi 25 septembre 2008

La joie : un chemin de guérison

En février dernier, dans le cadre de mon dossier sur le bonheur (5 secrets des gens heureux, paru les 18 et 20 février), je vous avais mis sur la piste de la joie, grâce à une courte vidéo de Yves Sévigny, auteur, conférencier et formateur en entreprise. (Le défi de la joie, 19 février). (Je viens d'apprendre que ce site sera accessible dans sa version actuelle seulement jusqu'au 30 septembre faute de fonds suffisants pour poursuivre. Je vous invite donc à y aller dès maintenant pour visionner la vidéo qui se trouve tout au bas de la page d'accueil à : http://www.videoconscience.ca)

Ce qui me ramène à ce dossier, c'est un article que j'ai croisé dans la revue Cheminement (disponible gratuitement dans les lieux de santé, tels que pharmacie, magasins d'aliments naturels, etc.). L'article intitulé Le défi de la joie, en pages 34-35 (également le titre du livre de l'auteur Yves Sévigny paru aux éditions Le Dauphin Blanc) s'intègre au thème général de ce numéro qui est la passion. Le lecteur est ainsi invité à mordre dans la vie, à prendre le risque de plonger dans ses rêves, à créer sa vie à l'image de ses goûts et de ses talents en retrouvant sa liberté, etc.

Qu'est-ce que la joie ?

Pourquoi en suis-je à poser la question ? C'est que pour moi, ce n'est pas toujours clair... Peut-être n'ai-je pas suffisamment expérimenté cette émotion dans ma vie pour pouvoir y référer facilement lorsqu'on me dit : "Vous avez besoin d'augmenter la joie dans votre vie pour activer votre pouvoir de guérison." En effet, la joie au sens où on l'entend dans cette chronique, est cette émotion profonde qui mène parfois aux larmes de bonheur dans les grands événements (mariage, naissance, retrouvailles, etc.). La joie peut aussi se manifester plus simplement dans le coeur à la vue d'un magnifique coucher de soleil ou dans une rencontre authentique et vraie avec une personne qui nous touche... ou encore tout bonnement enlacée dans les bras de son amoureux lorsqu'on se sent vibrer à l'unisson.

Sur le chemin de la joie

Dans l'article de Yves Sévigny, il est clair que la joie est une émotion qui se travaille et ça commence par une prise de conscience sur l'état de sa vie présente et de ses pensées. Puis, avec la volonté d'y accorder une place de choix dans son quotidien, il y aura des efforts à faire en changeant d'abord sa perception des choses pour voir rose plutôt que noir. C'est, à mon avis, le premier pas. Dans toute situation, il y a un côté positif; il s'agit d'orienter le faisceau lumineux de notre conscience sur ces éléments importants pour trouver une avenue de solution et faire un pas sur le chemin de la joie. L'auteur dit que "se prendre en main dans une attitude positive donne un élan de vie extraordinaire qui nous permet de retrouver le plaisir, la conscience de la vie et de la force qui nous habitent intérieurement."

La force de guérison en soi

Dans Le Pouvoir de l'intention (Dr. Wayne W. Dyer, éd. J'ai Lu, 2004) dont je vous ai parlé récemment (les 11 et 12 septembre derniers), au chapitre 13 intitulé "J'ai l'intention : d'optimiser ma capacité à guérir et à être guéri, l'auteur nous rappelle que la guérison est une affaire personnelle qui se passe entre soi, l'être divin que nous sommes et notre Source.
"Si l'esprit universel de l'intention sait précisément ce dont vous avez besoin pour optimiser votre santé, vous devez, de votre côté, surveiller les pensée et les actions qui pourraient opposer de la résistance et interférer avec le processus de guérison qui est en fait un courant d'énergie intentionnelle." (p. 290)

Il ajoute :
"Ne laissez rien interférer avec votre intention de guérir et d'être guéri. Écartez tous les éléments négatifs que vous rencontrez. Refusez l'entrée à toutes les énergies qui pourraient affaiblir votre corps et votre résolution." (p. 305)


Comment augmenter la joie dans sa vie ?

Yves Sévigny dit :
"Arrêtons de courir à gauche et à droite pour des plaisirs éphémères, mais cherchons plutôt des sphères qui nous stimulent et nous font résonner de tout notre être. Osez aller vers les autres. Osez les connaître, les rencontrer. Osez dialoguer au lieu de monologuer. Osez voir une clé de votre mission à travers toutes les personnes qui croisent votre chemin. Osez faire ce que personne n'a fait. Inventez, créez, risquez, il n'y a pas de danger. Le potentiel humain est illimité, il s'agit de sortir des sentiers battus. Tout est encore à imaginer, à concevoir, à inventer." (p. 35)


Réflexion personnelle

Si, dans le regard que je porte sur ma vie, je peine à trouver des moments de joie qui m'émeuvent, c'est que j'ai passé le plus clair de mon temps à faire selon ce qui était dicté par la société, par le monde matérialiste dans lequel on vit, par les idées et opinions des autres, etc.. En effet, je croyais que tout avait été inventé déjà et que les règles du jeu avaient été établies... Je ne croyais pas en mon propre pouvoir de création. Comme j'étais perdue ! J'ai eu besoin d'un gigantesque "wake-up call" (sous la forme de la maladie) pour revenir à mon être profond et à l'infinité de ses potentialités.

J'ai commencé à rassembler ces petits et grands moments de bonheur il y a trois ans, comme un trousseau qu'on accumule pour recréer sa vie, chaque fois que j'ai écouté mon coeur et que je suis sortie de mon chemin pour communiquer mon petit bonheur à une autre personne. Me promener sur la rue avec un petit sourire en regardant les gens dans les yeux, lancer une parole amicale à un passant, offrir son aide pour porter des paquets ou s'assurer de ne pas claquer la porte au visage de la personne qui nous suit à l'entrée d'un commerce; ce sont autant de petits gestes qui contribuent à mon bonheur et à ma joie profonde.

Allez, adoptez-en un aujourd'hui et vous verrez !