lundi 19 octobre 2009
Une demande bien spéciale
J'ai peur de perdre cette lutte, car les dernières semaines, comme vous savez, n'ont rien démontré de très encourageant côté santé. Nous travaillons fort à réduire la douleur, mais pour le reste, il semble que la maladie continue de gagner du terrain et ne crée davantage de problèmes, surtout au niveau digestif.
Alors, j'étais assise dans mon fauteuil à m'ennuyer en regardant le débat des candidats à la mairie de Montréal parler tous en même temps et, comme venant du plus profond d'un gouffre, un cri du coeur a émergé vers vous : S.V.P. priez !
Cette demande bien spéciale m'a rappelé une histoire lue dans un livre jamais cité sur ce blogue intitulé Le livre du bonheur dont l'auteure est Marcelle Auclair. C'est un livre qui date de 50 ans au moins (on me dit que la nouvelle édition est magnifique) et qui relate de courtes histoires de vie pour nous amener vers une vie plus pleine d'espoir et de richesses du coeur. Une de ces histoires concernait un jeune couple dont la femme était tombée gravement malade et dont la vie était menacée. C'était dans le temps de la guerre, je crois. L'homme qui avait très, très peur de perdre sa douce épouse a utilisé les moyens de communication de l'époque pour amener le plus de gens possible à prier pour la guérison de sa femme, et ce, même s'il leur ferveur était faible ou inexistante. "S.V. P. priez ! même si vous n'y croyez pas " était sa demande précise. Son voeux avait été exaucé et sa femme a survécu.
Et moi, ce soir, je vous demande la même chose : "S.V.P. priez ! même si vous n'y croyez pas."
Quelques mots sur la prière
Avant de vous adresser cette demande, j'ai pensé vous offrir quelques points d'appui sur la prière, car je comprends que pour une personne qui ne la pratique jamais, ça peut être utile. J'ai simplement cliqué sur le thème "prière" tout au bas de cette page pour retracer quelques-unes des chroniques qui en parlent. Deux de ces chroniques ont retenu mon attention : la première parue le 4 mai 2009, intitulée En Dieu, la grâce ! nous invite à nous élever au plan de Dieu. C'est-à-dire que tout existe déjà et est parfait : santé, harmonie, abondance. Il n'en tient qu'à nous de nous élever spirituellement à cette dimension, comme s'il nous suffisait de traverser un mince voile pour connaître et vivre l'immensité et la miséricorde de Dieu. La prière nous permet de faire ça.
Je me voyais trop faible pour m'élever toute seule à ce plan divin et je me disais qu'avec beaucoup de prières, vous pourriez contribuer à cette miraculeuse élévation, et ce, même si vous n'y croyez pas. Vous n'avez pas à réciter de prière spécifique. Tout ce qu'il vous faut, c'est d'adresser une demande spontanée qui vient du coeur, dans vos mots avec vos intentions et tout l'amour dont vous êtes capables. Je sais que déjà beaucoup de gens prient pour moi et je vous en suis infiniment reconnaissante.
Dans le deuxième texte, paru le 16 juin 2008 et intitulé La force de la prière, je vous adressais également une demande spéciale de prière et quelques lecteurs en avaient ajoutées à la section commentaires. Je vous rappelle que durant ce mois de juin 2008, nous vivions un grand drame familial puisque ma nièce de 20 ans avait eu un accident de skateboard et avait été blessée très gravement à la tête. C'est miraculeusement qu'elle s'en est sortie, car tous les médecins ne croyaient pas pouvoir la sauver. Et aujourd'hui, elle est en mesure de mener une vie assez normale, bien qu'elle souffre de séquelles plutôt mineures si on considère la gravité de son état alors. Je crois que la prière de tous y a fait pour beaucoup dans cette guérison spectaculaire.
En me couchant ce soir, je penserai à vous et je me dirai que je ne suis pas seule dans mon épreuve. Je me laisserai porter par vos prières et je saurai que j'ai de bonnes chances de m'en sortir.
Merci mille fois de votre soutien inconditionnel. Que Dieu vous bénisse et vous soutienne en tout.
mercredi 20 mai 2009
Le vrai chemin de guérison
Lorsque j'ai laissé mes écrits hier, je sentais qu'il était temps, car je me voyais glisser loin du véritable message que l'épreuve apporte. Et j'ai pris une pause. Heureusement, car entre temps, j'ai été inspirée par des messages qui ont surgi de toutes parts pour me ramener sur la route de la Vérité. En voici quelques-uns :
Guérir n'est pas un combat
"Guérir n'est pas une bataille contre la maladie. Cela consiste à accompagner les transformations du corps à la recherche d'un autre équilibre, à créer les conditions d'une autre existence, à inventer une autre manière d'être au monde et aux autres." (Citation reçue d'une amie et tirée de la présentation d'un livre qui s'intitule Pourquoi tombons-nous malade ? par le Dr Jean-Pierre Muyard, éd. Fayard, 2009)
"C'est cela l'essentiel de la guérison spirituelle. Que vous combattiez quelque péché, de faux appétits, une maladie, la pauvreté, le chômage, le malheur, cessez de le faire et réveillez-vous. Réveillez-vous à votre véritable identité. (...) Vous êtes la conscience de Christ, un enfant de Dieu. Quant à l'erreur que vous combattez, elle se perpétue en vertu même de votre combat." (Tiré de Joël S. Goldsmith, L'Art de la guérison spirituelle, éd. Astra, 1997, p. 81)
Ces deux citations nous appellent donc à VIVRE... vivre pleinement l'immensité et la beauté de notre être profond dans une conscience élevée. Et c'est ce que j'ai trouvé dans la chronique matinale de Marie-Pier Charron publiée hier (Matin Magique : voir http://www.matinmagique.com/ pour en savoir plus sur ces capsules si inspirantes).
Guérir, c'est vivre profondément
Ses propos sont tellement justes ; ils résument l'essentiel de mon message. Et elle poursuit dans sa chronique d'aujourd'hui en nous invitant à faire une liste de chose à être plutôt que de choses à faire."La vie est tellement plus merveilleuse et magique qu’une série de choses à accomplir… Le X (qu'elle inscrivait à côté de ses tâches accomplies) ne tient pas compte de la joie que j’ai tirée de la tâche en question ou de ce que j’en ai appris. Mais surtout, je sais au fin fond de mes tripes que je ne crée pas ma vie par ma liste de choses à faire – par la force de mes «muscles» –, mais par la force de ma pensée. Par la force de l’amour que j’ai pour ce que je fais et pour ce que je suis; par la foi que j’ai en ce que je planifie de vivre et de créer; par la certitude que j’ai de la mériter. Bref, ce que je fais ou ne fais pas est tellement moins important que ce que je décide de croire et de penser." (Lire toute la chronique en cliquant sur ce lien http://www.implosions.net/fr/templatemm93.html)
"Identifiez pourquoi vous voulez ce que vous voulez; prenez conscience de ce que vous désirez profondément vivre et ressentir par la concrétisation de vos projets. Un sentiment de prospérité, peut-être? Une délicieuse liberté? De l’amour? Une joie profonde? Un sentiment de sécurité? Ensuite, transposez votre avenir dans le présent et créez un «vacuum créatif» puissant en cultivant ces états maintenant. Allez droit au but! Sentez-vous libre, sentez-vous prospère, sentez-vous aimé, sentez-vous en sécurité, sentez-vous grand… Aujourd’hui, pas demain ou dans un an." (Marie-Pier Charron, Matin magique, chronique du 20 mai 2009)
Retrouver l'harmonie
Ces merveilleuses citations nous ramènent à une grande vérité : guérir, c'est d'abord et avant tout retrouver l'harmonie. Goldsmith nous dit : "L'harmonie divine est votre destinée. Elle est la destinée de tout être humain, qu'il soit en bonne ou en mauvaise santé." (idem, p. 82)
Et ce matin, en tentant de revenir à l'essentiel de mon chemin de guérison, je me disais : "C'est vrai qu'il y a plusieurs avenues et qu'elles sont toutes valables si, et seulement si on les emprunte dans un état de grâce." Ça veut dire quoi, au juste ? Eh bien, voici quelques exemples de l'attitude à adopter :
- apprivoiser et vivre pleinement le moment présent
- rechercher sans cesse l'harmonie
- apprendre à pardonner
- baigner dans le positif
- rechercher la joie profonde
- obtenir le soutien des proches
- trouver une façon de s'unir au reste du monde pour sentir sa pleine valeur humaine malgré l'invalidité
- croire, croire, croire en sa réussite
- faire des projets d'avenir et y travailler concrètement
- s'ouvrir à l'abondance de Dieu avec humilité et gratitude
- s'abandonner à la grâce divine (lâcher prise)
- s'unir à la beauté de la nature et s'entourer de beauté lumineuse
- créer un monde de bonté autour de soi
- se brancher à la source de la Création chaque jour pour y puiser toute sa puissance bienfaisante
- sourire à la vie et remercier pour chaque instant nouveau qui nous est offert
- accepter le changement qui nous est proposé et le transformer en opportunité de croissance et d'épanouissement (pensons au papillon)
- vivre pleinement chaque moment, qu'il soit heureux ou éprouvant
- continuer à faire ce que l'on a à faire (sans pour autant faire fi du défi qui est nôtre)
- ressentir l'amour sans conditions dans son coeur et le faire circuler tout autour
- transformer l'épreuve en histoire d'âme... (j'y reviendrai).
Voilà ! Je crois que j'ai fait le tour du sujet. Mais j'ai encore beaucoup de beaux messages à partager. Alors, revenir me voir !!!
Bonne journée !
lundi 4 mai 2009
En Dieu, la grâce !
Je sais que si je veux connaître l'essence de Dieu et vivre ses grâces, je dois m'élever à sa hauteur car tout a déjà été créé de tous les temps et pour l'éternité. "L'oeuvre de Dieu a été accomplie au commencement, et Il l'a trouvée bonne. (...) Celui qui veut connaître la grâce de Dieu doit se mettre au diapason de Dieu et recevoir Sa grâce immuable, telle qu'elle s'exprime de tout temps -- hier, aujourd'hui ou demain. Pour cela, une chose est nécessaire : connaître Dieu tel qu'Il est." (idem, p. 28)
Trouver une terre solide
Suite aux événements de la semaine dernière (référer aux deux dernières chroniques) où la maladie vient me défier davantage, où la mort vient me saluer au passage et où la peur refoulée et inavouée vient créer un blocage sévère de tout le système digestif*, j'ai repris plus assidûment ma pratique spirituelle. C'est en elle que je trouve paix et sérénité; c'est en elle que je trouve la force et la foi nécessaires à mon combat. Pour m'accompagner, j'ai repris ma lecture sur l'art de la guérison spirituelle. Quel réconfort ! Cette lecture m'aide à mieux connaître Dieu et m'incite à m'en approcher davantage. Pour ce faire, je dois créer encore plus d'espace de silence et d'immobilité, car c'est là qu'est Dieu.
Je ferme les yeux tentant de contacter le vide ; c'est difficile. Les idées circulent dans ma tête comme sur une autoroute. Je dois les laisser aller... À force de pratique, une ouverture de plus en plus grande se fera et le voile qui me sépare de la dimension divine s'amincira. (L'auteur a écrit deux autres ouvrages qui m'aideront sans doute : L'art de la méditation et Le don de l'amour, aux Éditions Astra.)
Méditation sur le cosmos (Extrait de Christopher Titmuss, Guide pratique de la méditation pour le corps et l'esprit, Éd. Hurtubise HMH, 2002, p. 79)
- Par une nuit douce et agréable, recherchez un endroit calme et sec à l'extérieur où vous pourrez vous allonger (éventuellement sur une natte).
- Joignez vos pieds et posez vos bras le long de votre corps, paumes vers le haut.
- Restez quelques minutes à contempler le ciel. Prenez conscience de la profondeur et de l'immensité de l'univers.
- Prenez conscience de la relation entre l'endroit où vous vous situez et les autres points de l'univers.
- Comprenez de quelle manière les choses, voisines et lointaines, sont en corrélation.
- Ressentez le caractère très extraordinaire de tout cela.
- Laissez-vous envahir par la gratitude devant ce mystère.
- Si vous êtes effrayé (cela arrive parfois face aux sentiments de vulnérabilité ou d'insignifiance qui vous étreint), pensez au nombre d'autres êtres humains qui connaissent la même expérience... Cette peur n'est qu'une confirmation de votre symbiose avec toute chose et tout être.
"Le Père connaît mes besoins, et je me tiens en ce lieu en position de témoin, non pas en priant pour des occasions bonnes de se révéler demain, mais en étant assis tranquillement dans cette atmosphère de l 'Âme, et en regardant les occasions bonnes venir à moi. De même que les rivières coulent vers la mer, obéissant en cela à quelque loi de Dieu, normale, naturelle pour elles, qui est de se mélanger à la mer et de nourrir ses vastes étendues, ainsi il est normal, naturel, que la grâce de Dieu vienne en moi pour me nourrir. Cette grâce était jusqu'ici retenue par mes désirs, mes peurs, mes doutes et ma croyance en un Dieu séparé et distinct de mon être, qui ainsi ne connaissait pas mes besoins. Maintenant, je suis libéré de toute inquiétude, de toute
préoccupation, et je suis témoin de la bonté infinie de Dieu." (Goldsmith, p. 260)
*L'onde de choc
Dans la nuit de mardi à mercredi dernier, moins de 48 heures après avoir reçu une terrible nouvelle de la bouche de mon oncologue, le corps a réagi violemment. Une heure du matin, je me réveille avec un abominable mal de ventre ; on dirait que tout l'intestin est bloqué solide : du ciment. La douleur est difficile à supporter. Elle me tient éveillée toute la nuit. Au petit matin, la douleur est si intense que la nausée me prend... Je me retrouve assise sur le plancher de la salle de bain à vomir mon souper de la veille.
Je ne comprends vraiment pas ce qui peut s'être passé pour qu'apparaisse cette indigestion subite; je n'ai rien mangé de différent ou de suspect, je n'ai pas connu d'épisode de constipation sévère qui pourrait, à la limite, expliquer un tel résultat.
Ce malaise inexpliqué me garde au jeûne et au repos pendant trois jours et la douleur persiste dans tout l'abdomen quelques jours de plus. Avec le recul, j'arrive à identifier la seule cause possible de ce malaise : l'onde de choc qui a suivi la nouvelle. En effet, ne voulant pas être ébranlée par le caractère pessimiste et même défaitiste des résultats de mon dernier examen et surtout par le triste pronostic de l'oncologue, j'ai pratiqué la maîtrise de mes émotions. J'ai, en quelque sorte, fermé la porte à toute émotion qualifiée négative (peur, colère, tristesse) pour éviter de m'effondrer et surtout pour m'assurer que mon réseau de soutien ne s'effondre pas autour de moi. C'était crucial, car c'est en grande partie grâce à ce réseau que je suis capable de continuer.
Refusant ainsi au corps d'exprimer toutes les vibrations internes causées par la nouvelle, il a réagi autrement. Il voulait me dire : "Je n'ai pas digéré la nouvelle et je ne veux pas la garder en dedans." C'est un grand service qu'il m'a rendu, car cette indigestion s'apparente beaucoup à un cycle de nettoyage à spinnnnn... Aujourd'hui, je vais beaucoup mieux.
lundi 13 octobre 2008
Merci la Vie !
mardi 26 août 2008
La foi, ce mystérieux cadeau
Eh bien, bonne nouvelle ! Il y a une présence divine en soi. (Lire Une présence divine en soi paru le 18 juin dernier) Ainsi, la foi nous ouvre la porte de la dimension spirituelle, là où l'énergie divine et l'amour purs se fusionnent pour transformer nos petites et grandes misères en occasions d'éveil. C'est pourquoi j'ai choisi de parler de foi.
Une rencontre avec Dieu
Laissez-moi d'abord vous raconter une petite histoire. C'est l'histoire de Nathalie Beaudet, une docteure en médecine spécialisée en neuroanatomie (une scientifique) qui a connu la grâce de "rencontrer Dieu". C'est ainsi qu'elle s'exprime dans le témoignage de foi qu'elle livre dans Témoins au coeur du monde (paru aux éditions Novalis, sous la direction de Luc Phaneuf, Montréal, 2003). Elle qui était une athée convaincue, sûre d'elle et un brin arrogante, selon la description qu'elle fait d'elle-même, précise : "Je voilais à peine le mépris que je ressentais pour ceux et celles qui croyaient en un dieu et en une vie après la mort." (p. 45)
Puis un après-midi de 1989, assise dans son jardin à lire tranquillement, elle a été frappée par l'éclair de la foi. En un instant, sa réalité a basculé. "Mon esprit a été saisi de deux certitudes : Dieu existe et son essence est amour". (p. 47) Elle insiste sur le mot "certitude" et décrit son expérience en la comparant à ce qui se produit lorsqu'on entre à tâtons dans une pièce obscure. "Tout à coup, en une fraction de seconde, elle s'illumine. Ce qu'on a vu devient alors une certitude et remplace l'image qu'on s'était faite de la pièce par le toucher." (p. 47)
Comme un coup de foudre
Et qu'a-t-elle ressenti de si profond en cet instant divin ? Elle relate ceci :
"Dieu existe et son essence est amour. Un amour tellement absolu, intense, envahissant, que si l'expérience avait duré plus de quelques secondes, j'aurais probablement disjoncté. La capacité physique de mon corps et la structure de mon esprit n'auraient pu soutenir ce contact au-delà d'un instant." (p. 47)
Puis, une émotion de bonheur l'a envahie si intensément, "telle une décharge au plexus solaire au seuil du tolérable", dit-elle, qu'elle a été saisie de sanglots spasmodiques incontrôlables. Il lui a fallu quelques jours pour se remettre de cette expérience divine et au cours des années qui ont suivi, elle a tenté, par elle-même, de revivre cette communion avec Dieu sans jamais atteindre l'intensité de cet après-midi-là au jardin. Ceci ne l'a pas empêchée, par ailleurs, de faire des découvertes personnelles que je trouve touchantes à lire dans cette quête de Dieu. Voici un court extrait :
"J'ai découvert que je pouvais me réchauffer aux rayons de son amour presque à volonté. Je dis presque, car il y a une condition que je suis la seule à pouvoir contrôler : le contenu de mes pensées. Quand elles sont positives, je ressens facilement cette présente..." (p. 48)
Bref, vint un temps où elle a senti le besoin de comprendre son expérience et elle s'est mise à chercher des réponses. Elle s'est appliquée à explorer les secrets contenus dans les différentes doctrines religieuses (bouddhisme, hindouisme, islam, etc.) et s'est même vue faire un tour du côté de l'ésotérisme. C'est plutôt dans les évangiles de Jean qu'elle a reconnu le Dieu qui lui avait donné la joie et la vie éternelle quelques années plus tôt dans son jardin.
L'ordinateur et la fourmi
Mme Beaudet précise qu'à trop vouloir l'expliquer, elle s'est souvent piégée. Voici ce qu'elle dit :
"Souvent, il m'a rappelé cette analogie : il y a plus de distance, sur le plan intellectuel, entre Dieu et l'être humain qu'entre l'être humain et la fourmi. Essayez donc d'expliquer à une fourmi ce qu'est un ordinateur ! Impossible. Il en est de même pour l'être humain qui essaierait de placer un Dieu infini dans un système de pensée qui ne permet pas de saisir les concepts d'infini ou d'éternel. J'ai donc appris à accepter mes limites intellectuelles et à recourir aux seuls modes de communication possible avec lui : l'amour et la foi." (p. 50)
Cette analogie me rassure. En effet, il est impossible de "comprendre" la foi; c'est une grâce qui se vit dans le coeur par la voie des émotions et des sentiments de bonté et de gratitude. Il y a tant à dire sur le sujet que je consacrerai ma prochaine chronique à apporter d'autres éléments inspirants pour alimenter votre cheminement vers Dieu.
Que votre journée soit des plus ensoleillées !
lundi 16 juin 2008
La force de la prière
Beaucoup de prières ont été formulées la semaine dernière à l'intention de notre douce rose, et les résultats ne se sont pas fait attendre. J'y crois beaucoup, moi, à la prière, car elle représente une intention d'amour pur destinée à une personne... et ce n'est pas tout : "La prière calme les troubles de l'âme, apaise la colère, chasse la jalousie, éteint la cupidité, diminue et dessèche l'attachement aux biens de cette terre, met l'esprit dans une paix profonde." (Jean Chrysostome)
Au cours des derniers jours, je me suis arrêtée sur cette notion qui est aujourd'hui tellement mal comprise, véhiculée et pratiquée. À cet effet, j'entendais récemment un comédien de chez nous parlant du livre d'Elizabeth Gilbert, Eat, Pray, Love (Mange, Prie, Aime) dont je vous ai déjà parlé dans des chroniques précédentes, dire : "Ne vous laissez pas arrêter par le mot "prie", remplacez le par "médite"... c'est ça qu'elle fait dans le fond."
Je me suis demandé : "Ben voyons, où est la problème ?" Bien sûr, vous allez peut-être faire référence à notre passé trouble en matière de religion. "So what!" Allons-nous nous empêcher de prier pour ça ? Revenons-en ! Est-ce qu'on peut laisser aller maintenant les vieilles affaires du passé et reprendre chacun notre chemin sur la voie du coeur ? À ce que je sache, la prière est un des moyens par excellence pour retrouver la paix, la joie et l'harmonie. La méditation aussi, mais je me concentrerai sur la notion de prière dans cette page pour vous le démontrer.
Un retour à la Source
Les quelques recherches que j'ai faites sur le sujet m'ont permis de voir la prière différemment : "La prière au sens vrai est achevée (...) C'est comme si nous étions au matin de Noël devant l'arbre et que tous les cadeaux que nous avons souhaités se trouvaient étalés devant nos yeux - tous nos souhaits ont été exaucés et il ne demeure plus qu'un vaste sentiment de gratitude. Lorsque notre conscience éprouve ce sentiment de gratitude, gratitude pour Dieu et pour tous, il y a communion pleine et entière avec Dieu, celle qui donne à l'âme le repos. Tout comme un enfant repose dans les bras de sa mère, ainsi l'âme se repose en Dieu en l'Esprit." (Tiré de Goldsmith, Joël S., L'Art de la guérison spirituelle, Ed. Astra, 1997, pp.258-259)
J'aime beaucoup cette image de l'enfant blotti au sein de sa mère. Elle traduit toute la tendresse et l'intimité qui unissent ces deux êtres au niveau du coeur. La prière vue sous cet angle n'est-elle pas invitante, surtout lorsqu'on cherche à se soustraire au chaos de nos vies bousculées et parfois tourmentées ? Jean-Paul Simard, dans son livre "Pèlerinage aux sources de la vie" (éd. Anne Sigier, 2006) a consacré un chapitre entier à la prière, ce qui me permet de vous en parler. (Il a également consacré un chapitre à la méditation; j'y reviendrai dans une prochaine chronique.)
Prier, c'est...
- Prier, ce n'est pas d'abord demander des faveurs à Dieu, mais être avec lui, puis en lui. Tel est l'acte essentiel de la prière.
- Le but de la prière est d'établir le contact avec Dieu. Pour établir ce contact, il faut d'abord commencer par sortir de la passivité pour entrer en conversation avec lui.
- Un élan du coeur vers Dieu : la prière se fait toujours sous le signe de l'amour.
S.V.P. priez !
Longtemps, longtemps, j'ai cru que j'y arriverais par moi-même étant convaincue que j'avais une grande part de responsabilité dans ma chute (la maladie). Plus j'avance sur la voie du coeur et de l'autoguérison, plus je réalise que le défi est grand... Je comprends aujourd'hui que les facteurs sont multiples et que de trouver une explication n'est pas chose simple. Moins simple que ça encore : trouver la clé pour la porte de sortie.
Aujourd'hui, toujours aux prises avec ce défi que j'appelle mon Everest, dont le sommet n'est toujours pas à portée de vue, je suis en proie à la lassitude et à l'exaspération. Je VEUX guérir, je VEUX vivre et réaliser mes rêves et il me tarde de reprendre, pleine d'énergie et de vitalité, une vie dite normale avec des activités normales. J'ose donc, pour une rare fois, demander votre soutien dans la prière. Que vous y croyiez ou non, s.v.p. priez pour ma guérison... une guérison imminente, complète et définitive. Ainsi, je pourrai à nouveau réintégrer le cirque de la vie et y apporter le meilleur de moi-même pour le mieux-être de tous.
"Demandez et vous recevrez"
L'auteur dit : "qu'il y a souvent beaucoup d'orgueil à ne pas vouloir demander quelque chose à Dieu. Cela peut signifier qu'on se suffit à soi-même, ou qu'on imagine Dieu trop distant pour intervenir dans notre vie. Demander, c'est reconnaître le rôle de la Providence, de la prévenance de Dieu. Quand on lui demande quelque chose, on s'approche de lui, on le reconnaît comme Père qui pourvoie pour ses enfants. C'est la raison pour laquelle de véritables miracles sont accordés à la prière de demande."
"Tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l'avez reçu et cela vous sera accordé." (Marc 11,24)
Prière au Dieu de l'impossible
lundi 5 novembre 2007
Le pouvoir de la gratitude
À ce sujet, j'ai mis la main sur un texte fort intéressant ; voici le passage qui explique le processus de grâce. On suggère, lorsqu'on désire obtenir quelque chose, "plutôt que de rester dans une position de demande (comme dans une prière), de se placer dans un état de gratitude."
"La différence est énorme, parce que ces deux processus ont, en fait, des sens opposés : Lorsque vous demandez, vous pouvez sentir (si vous êtes attentifs) un vide qui se forme au niveau de votre cœur et qui attend d’être comblé. Lorsque vous remerciez, le mouvement est exactement inversé. Vous sentez cette gratitude sortir de votre cœur et rayonner vers toutes les dimensions et tous les univers. Et cette source-là est intarissable. Ainsi, vous pouvez comprendre pourquoi vous avez déjà obtenu lorsque vous remerciez : c’est en réalité l’état que vous parvenez à atteindre qui vous apporte ce dont vous avez besoin."
Et j'ajouterais que dans le moment présent, l'état de gratitude est souvent plus facile à atteindre. C'est-à-dire, remercier pour ce qui est déjà là, pour ce qui nous comble déjà (personne, situation, choses, etc.) apporte une certaine paix, car on est davantage en mesure de réaliser consciemment que c'est suffisant pour assouvir notre quête de bonheur.