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mardi 8 septembre 2009

Créez de l'extraordinaire joie

Le titre de cette chronique vous plaît ? Si je l'avais simplement intitulée "Créez de la joie", déjà, ç'aurait été attirant. Mais "Créez de l'extraordinaire joie", c'est encore plus stimulant, excitant même. Enfin, c'est l'effet que ce titre a eu sur moi lorsque je l'ai lu sur un livre qui m'a été donné par une amie récemment. Il était dans une pleine boîte de livres dont elle voulait se défaire, et je me demande encore pourquoi, car ce sont tous des livres des plus inspirants.

Une invitation à la joie profonde

Bref, depuis que ce livre est entré dans ma vie, il m'habite spécialement. Je le sens vibrer dans mes mains, et ce, avant même que je n'aie eu la chance d'attaquer le premier chapitre. J'en suis toujours aux pages d'introduction. Creating Extraordinary Joy -- A Guide to Authenticity, Connection and Self-Transformation, de Chris Alexander (éd. Hunter House Publishers, 2001, 257 pages) nous invite à littéralement transformer notre vie (le sous-titre le dit bien) grâce à la joie que nous créons autour de nous.

Occasions manquées

À la lumière de cette découverte, je réalise qu'au cours des derniers jours, j'ai raté au moins deux belles occasions de créer de la joie autour de moi et, bien sûr, en moi.

Il y a d'abord le matin où les propriétaires de l'édifice où j'habite maintenant sont venus travailler sur la remise qui est située tout près de mon entrée. Dès que j'ai aperçu les proprios, je suis sortie pour déplacer mon auto plus loin pour éviter les accidents possibles. Par le fait même, ce geste leur facilitait la vie en leur donnant plus de place pour travailler. Lorsque l'un d'eux s'est aperçu de mon geste, il m'a aussitôt remerciée avec un grand sourire sincère. C'est là que j'ai failli -- plutôt que de tout simplement répondre : "Ce n'est rien." ou "Ça m'a fait plaisir.", les mots qui sont spontanément sortis de ma bouche sont : "C'est surtout pour moi que je l'ai fait."

Le sourire du gars s'est effacé instantanément. Pas étonnant. Je venais de lui dire que c'était un geste égoïste plutôt qu'altruiste. Quelle bêtise de ma part ! Pourtant, j'avais tout à gagner à lui laisser l'impression que c'était pour eux. De toute façon, ce n'était pas totalement faux.

La deuxième chance que j'ai eu de créer de la joie autour de moi s'est produite sur le mont Orford, où je suis allée dimanche dernier avec ma mère. Nous étions là, sur le belvédère, à contempler le paysage majestueux qui s'étalait devant nous quand un groupe de jeunes hommes est venu s'installer juste à côté de nous. L'un d'eux dit aux autres : "Nous sommes vraiment idiots de ne pas avoir pensé à apporter de quoi manger." L'autre répondit : "Eh bien, nous venions juste de déjeuner." Et l'autre précise qu'un fruit aurait été suffisant.

À ce moment, j'étais en train de croquer à belles dents dans une pêche bien mûre et juteuse. J'ai pensé que je pourrais lui offrir la pomme qui me restait, car j'avais suffisamment de quoi manger pour pouvoir m'en passer. Mais je me suis sentie gênée. J'ai bêtement pensé : "Qu'est-ce qu'il va penser ?" C'est tu imbécile, non ? Quand j'y repense, je n'en reviens pas. Enfin, ma réflexion me fait réaliser que je n'ai fait de mal à personne, car lui, le gars, il ne le savait pas que j'avais une pomme de trop. Mais moi, je le sais. Et moi, je réalise que j'aurais pu très facilement semer de la joie autour de moi et en moi et que je ne l'ai pas fait.

Une fête bien spéciale

Ce matin, j'ai reçu une invitation très très spéciale. C'est Marie-Pier Charron, auteure de Matin magique (si vous ne connaissez pas déjà, allez faire un tour sur http://www.matinmagique.com/), qui a décidé d'organiser une fête pour souligner ses trente ans. Elle invite ses nombreux lecteurs à se joindre à elle pour célébrer. Et, par la même occasion, elle en profite pour créer une activité de financement au profit de l'organisme international Fais un voeu (Make a wish), qui a pour mission d’exaucer les vœux d'enfants dont la vie est menacée par une maladie.

Elle n'a pas encore imaginé toute la logistique et les détails de l'événement, mais elle dit vibrer déjà très fort à l'idée de créer quelque chose d'extraordinaire pour semer de la joie partout autour et en elle. (Si vous êtes intéressés à en savoir plus long sur cette fête, allez voir le lien suivant : http://implosions.net/fr/news/inv_fete.html)

Sortir de son chemin

Avant même d'avoir commencé ma lecture de Creating Extraordinary Joy, je constate que pour créer de la joie, il faut d'abord accepter de sortir de son chemin. Sortir de ses pantoufles, de son confort, de ses vieilles habitudes... Regarder autour de soi, écouter, devenir plus sensible à ce qui se passe dans notre environnement et VOULOIR y changer quelque chose, que ce soit par un petit ou un grand geste. L'important, c'est de faire un pas en avant vers l'autre. Car, ne l'oublions pas, Nous sommes UN, c'est-à-dire que ce que je fais à l'autre, je me le fais à moi-même. (Nous avons souvent tort de penser que nous ne nous mêlerons pas de nos affaires en allant vers l'autre.)

Une expérience fascinante

Dans son livre, l'auteur, Chris Alexander, nous propose un processus en sept étapes que voici :

1. Comprendre la synergie
2. Voir tous les choix qui s'offrent à nous
3. Nettoyer notre écologie interne
4. Faire des choix authentiques
5. Exprimer notre vrai Soi et notre mission "élevée" ou divine (higher purpose)
6. Atteindre la joie extraordinaire en atteignant nos objectifs
7. Rester connecté à la JOIE

Avant même d'avoir entamé le premier chapitre, je suis déjà excitée à l'idée d'entreprendre ce processus qui saura assurément m'ouvrir davantage à la joie profonde de l'être lumineux qui m'habite.

Pensée à méditer

Dans son message du jour, Marie-Pier Charron nous propose cette pensée qui rejoint tellement bien mon propos :

«Quel est le plus beau cadeau que vous ayez jamais reçu? Ou mieux, quel est le plus beau cadeau que vous ayez jamais donné? Vous découvrirez peut-être que dans chaque cas, le plus beau cadeau fut celui qui fit vibrer le cœur du donneur parce qu’il avait donné une partie de lui-même.» – Wanda Fulton

N'est-ce pas inspirant ?

Sur ce, je vous souhaite une autre magnifique journée sous le soleil de ce généreux mois de septembre.

mercredi 12 août 2009

Précisions importantes

(Cette mise au point fait suite à un commentaire méprisant reçu récemment.)

Victime de voyeurisme

Quand j'ai accepté de me livrer sans trop de pudeur sur mon vécu personnel et parfois intime à travers la maladie, je prenais un risque énorme : celui d'être victime moi-même, ou de voir certains de mes proches victimes de voyeurisme qui pouvait mener aux railleries et jugements de gens qui n'ont pas compris le but visé par ce partage gratuit qui vient du coeur. Je profite donc de cette chronique pour faire une petite mise au point : le but est d'aider mon prochain, celui ou celle qui cherche à naviguer vers un mieux-être et un plus grand bonheur sur les flots de l'épreuve, quelle qu'elle soit, et ce, grâce aux valeurs du coeur et aux qualités de l'âme : l'amour, la compassion, l'entraide, l'accueil inconditionnel de l'autre, la joie, le partage...

Ceux et celles qui ne se retrouvent pas dans mes propos sont invités à visiter d'autres sites plus distrayants comme Facebook, par exemple, par respect pour l'auteure, ses proches ainsi que ses lecteurs. En effet, ceux et celles qui viennent lire mes écrits cherchent des pistes d'espoir pour trouver la lumière et ne sont nullement intéressés à connaître les détails croustillants de ma vie amoureuse. Ainsi, par respect pour ces gens en quête de mieux-être, je fais appel au bon sens de mes lecteurs dans leurs commentaires. Et lorsqu'il s'agit de commentaires personnels qui s'adressent directement à moi, j'apprécierais qu'on utilise mon adresse de courriel personnel : josee.martin@videotron.ca. Je pourrai répondre personnellement aux propos qui vous préoccupent.

Pas de place pour les jugements faciles

Autre précision importante : il n'y a aucune place pour les jugements faciles sur cette page. Ceux et celles qui se permettent de tels jugements n'ont certainement pas compris qu'entreprendre un projet de partage comme celui-ci demande beaucoup de courage et d'humilité. Ça représente un grand don de soi pour le mieux-être de la collectivité, ses frères et soeurs auxquels nous sommes tous reliés d'une façon ou d'une autre. Le moins qu'on puisse s'attendre de ceux qui regardent à distance sans se mouiller eux-mêmes et qui en bénéficient d'une façon quelconque, c'est du respect franc et sincère. Qu'ils soient au moins capables d'honorer ce cadeau qu'ils reçoivent avec respect tout simplement.

S'ils ne comprennent pas la leçon à tirer d'un vécu, qu'ils se contentent simplement d'admettre leur incompréhension sans juger, surtout lorsqu'on ne possède pas tous les éléments du tableau. Les réalités de chacun varient selon le point de vue où l'on se place. Il n'y a pas une seule grande vérité... Vous aurez donc compris que le jugement est exclus totalement du rapport que je cherche à établir avec mes lecteurs.

En terminant, j'aimerais m'excuser auprès des lecteurs fidèles qui viennent se ressourcer sur cette page pour les inconvénients que cet épisode de controverse pourrait engendrer pour vous. Les conflits ne sont certainement pas ce que vous cherchez et je le comprends parfaitement.

Merci de votre compréhension et de votre patience, car les chroniques des dernières semaines se sont espacées. Elles reprendront un rythme normal dès septembre.

jeudi 23 avril 2009

L'histoire inspirante de Susan Boyle

Dans ma dernière chronique, je vous invitais à aller visionner la vidéo qui présente le talent exceptionnel de Susan Boyle, une Écossaise de 47 ans sans emploi. (visionnez son talent sur YouTube cliquez ici) Ce matin, j'ai reçu, dans un courriel, un article écrit par un coach en Europe qui apporte une lumière différente sur cette histoire exceptionnelle. Voici donc ce que Michel Poulaert avait à dire à ce sujet.

"Le 11 avril 2009, Susan Boyle entrait sur la scène de l'émission « Britains got Talent », l'équivalent de notre « Incroyable Talent ». (...) En quelques jours, la vidéo de son audition a fait le tour du monde. Plus de 26 millions de spectateurs (40 millions à ce jour) l'ont visionnée sur YouTube ! Quel est ce phénomène et pourquoi a-t-il tant de succès ?

Susan Boyle était une chômeuse de 47 ans vivant seule avec son chat Peebles dans la petite ville de Blackburn (Écosse). Elle est aujourd'hui l'objet de toutes les sollicitations, invitée par Oprah Winfrey à la télévision américaine et réclamée par les rédactions du monde entier. Son entrée aussi fracassante qu'inattendue dans le monde du show-business n'aura duré que quelques minutes. Juste le temps qu'il lui a fallu pour interpréter « I Dreamed a Dream » - chanson tirée de la comédie musicale Les Misérables, interprétée par la vedette Elaine Page.

Avec assurance, cette « vieille fille » de 47 ans qui n'a jamais connu de succès tant amoureux qu'artistique, chante depuis l'âge de 12 ans. Le jury et le public voyant arriver cette dame « qui-ne-paye-pas-de-mine », ne peut que rire et rayer la candidate que personne ne prend au sérieux. Elle ne correspond à aucun code télévisuel : elle n'est pas télégénique, son accent écossais est très prononcé, sa démarche peu élégante, sa robe sort tout droit des campagnes les plus éloignées. Cependant, son rêve était de pouvoir chanter. En faire sa profession. La vie ne lui a pas donné jusque là de chance. Mais son rêve, ce rêve, elle ne l'a jamais lâché. Alors, avec courage, simplicité et sans aucune arrière pensée, la musique commence, elle ouvre la bouche et une voix angélique se fait entendre dans les hauts-parleurs et sur les ondes. La réaction stupéfiante ne se fait pas attendre : la foule se lève, le jury aussi. La surprise est la plus complète ! En un instant, elle a bouleversé toutes les notions de mesure de la beauté !

Voici une leçon extraordinaire, un réveil collectif qui nous pousse à une réflexion rare : comment jugeons-nous la capacité ou les compétences d'un individu ? À quel point n'avons-nous pas été habitués à ne regarder qu'une enveloppe extérieure sans donner sa chance à ceux qui tentent de réussir ? Combien de fois ne nous sommes pas rendus coupables de tels jugements ?

Pour ceux qui se reconnaissent en Susan Boyle : inspirez-vous de cet exemple fantastique ! Tentez votre chance et épatez ceux qui vous entourent ! Ne vous laissez pas abattre par votre entourage, vos détracteurs ou vos « amis ». Si vous savez être capable de quelque chose, lancez-vous ! Comme Susan, ne vous laissez pas diminuer par des rires ou des railleries. Oui, elles peuvent être douloureuses, mortelles, cinglantes, cyniques. Néanmoins, vous seuls savez ce que vous avez en vous. Prenez votre revanche à votre tour : vous le pouvez aussi !"

Et moi, je vous dirais : Brillez de vos talents, de vos élans créateurs, car c'est là votre lumière divine.
"À chaque instant, l'univers est prêt à nous donner une nouvelle vie, à recommencer, à créer de nouvelles opportunités, à guérir les situations par miracle, à changer les ténèbres en lumière et la peur en amour. La lumière de Dieu brille toujours clairement; elle n'est jamais ternie par nos illusions. Notre tâche consiste à prendre une grande inspiration, à ralentir, à laisser aller toute pensée passée ou future, et à permettre à l'instant saint d'illuminer notre conscience." (Tiré de Marianne Williamson, Le changement -- un cadeau inestimable, éd. du Roseau, 2006, p. 149)

Bonne journée !

mardi 21 avril 2009

Solidarité !

Solidarité, c'était le thème de notre activité de Biodanza de dimanche dernier dans le cadre de la journée de sensibilisation "Biodanza et Cancer" à laquelle vous avez été conviés dans ma page du 6 avril dernier. Tous en sont ressortis touchés et enchantés...

Solidarité égale...

Pour initier l'activité en ramenant tous les participants au thème choisi, Isabella, notre facilitatrice, a invité le groupe à partager son idée de la solidarité; ce que cela représente pour chacun. Confiance, présence, soutien, solidité ensemble, mains tendues, écoute sont quelques-unes des idées qui faisaient écho à la notion de solidarité. C'est donc à partir de ces ingrédients que nous avons débuté notre vivencia (séance de biodanza), le coeur grand ouvert et les mains tendues vers les autres.

Nous étions près de 25 personnes, et pour plusieurs, c'était la première fois. Et heureusement, nous avons pu compter plusieurs hommes au sein du groupe, ce qui a rendu l'exercice encore plus enrichissant. Bravo, Messieurs, d'avoir osé participer et y mettre le meilleur de vous-même.

Pendant plus d'une heure et demie, nous avons vécu l'unité, l'ouverture, la joie, le plaisir, la vie, l'émotion pure... et en conclusion, nous avons eu la chance de goûter la solidarité dans le cadre d'un exercice proposé par Isabella. Et plusieurs ont versé des larmes, émus qu'ils étaient de sentir qu'ils n'étaient pas seuls.

Et moi, je l'ai vécue aussi... regardant toutes les personnes unies, main dans la main, dans une ronde d'amitié, je revoyais tous les gestes qui ont été posés au cours de la dernière année, de même que les cadeaux de toutes sortes qui m'ont été offerts afin de me faciliter la vie et de m'aider à atteindre mon objectif de guérison. Je me sentais soutenue et encouragée à continuer et ça goûtait bon.

Une solidarité bien spéciale

Je souhaitais trouver un passage inspirant dans mes lectures pour enrichir ce bref compte-rendu et, "par hasard", je suis tombée sur un message encore plus fort grâce à une vidéo qui circule présentement sur internet. Il s'agit d'une participante de 47 ans, Susan Boyle, à l'émission télé "Britain's got talent". Cette Écossaise, qui ne se prend pas au sérieux, tente sa chance de devenir une chanteuse professionnelle, malgré son âge avancé et son physique peu flatteur. Personne n'y croit en raison du côté d'elle-même qu'elle présente, et ce, avant même qu'elle n'ait chanté une seule note. Les gens rigolent de l'entendre rêver de devenir une grande chanteuse.

Puis, le miracle se produit... Dès les premières mesures, elle conquit toute la salle de son talent. Je vous invite à aller visionner ce moment exceptionnel et vous laisser inspirer par l'émotion qui crève l'écran dans les visages de la foule et plus particulièrement des juges qui sont renversés.

http://www.youtube.com/watch?v=RxPZh4AnWyk

Ne voyez-vous pas comme moi la solidarité soudaine qui est dirigée vers cette Susan talentueuse qui vient de voir s'ouvrir toutes grandes les portes de son rêve ?

Offrons le meilleur de nous-mêmes, quel qu'il soit, et voyons ce qui nous revient instantanément, comme un boomerang. Rappelons-nous : nous sommes tous unis et ce que nous faisons aux autres nous le faisons à nous-mêmes.


mardi 7 avril 2009

Cuba : Le grand paradoxe

(Cette chronique conclut sur mon expérience de vacances à Cuba la semaine dernière. Lire les premières chroniques parues depuis le 2 avril.)

Cayo Santa Maria, Cuba
le 31 mars 2009 (Jour 7)

Ce matin, alors que nous en sommes à nos derniers instants à Cuba, je vois clairement la bulle dans laquelle nous venons de passer une courte semaine. Cette bulle, le resort au bord de la mer turquoise et tapissé de sable blanc, regorge d'abondance, tant au niveau de la nature avec ses magnifiques haies de bougainvilliers tout en fleurs et ses buissons d'hibiscus au milieu de majestueux palmiers, que de la générosité des Cubains mis à notre disposition pour rendre notre séjour agréable, et ce, sans compter les comptoirs de nourriture préparée (pas toujours de la meilleure qualité, toutefois) et de la bière et autres boissons alcoolisées qui coulent à flots.

Premier paradoxe

Cette bulle, ne l'oublions pas, se trouve dans l'un des pays les plus miséreux des Caraïbes en raison de son régime politique et du long conflit qui subsiste avec ses voisins les USA et qui l'isole de la richesse nord-américaine. Heureusement que les Canadiens sont là pour amener des fonds neufs dans leur système économique. Il est par ailleurs désolant de constater que ces dollars tant recherchés ne rejoignent pas les habitants de l'Ile, ou si peu. C'est pourquoi les pourboires sont si précieux, parce qu'ils restent aux employés.

Deuxième paradoxe

Sur la plage, là où les bien-nantis comme nous jouissons de toute cette abondance servie sur un plateau d'argent, on expérimente la pénurie de parasols qui non seulement garantissent un coin d'ombre tant convoité, mais déterminent aussi un territoire donné. C'est là que se jouent les petites gueguerres... l'animosité et la frustration caractérisent les débuts de journée et divisent les vacanciers pourtant là pour goûter pleinement aux cadeaux de la vie dans toute sa splendeur. Ces petites gueguerres se rejouent chaque matin qui annonce une belle journée chaude, mais ne mènent jamais vraiment à des incidents fâcheux, bien que les frictions soient susceptibles de survenir à tout moment.

De tout pour tous

Ces expériences matinales sur la plage nous font prendre conscience que la pénurie (ici, de parasols, et ailleurs dans le monde, de nourriture, de territoire, d'eau, etc.) est un ingrédient important des guerres qui éclatent aux quatre coins de la planète. Quand la misère côtoie l'abondance, quand certains ont la chance d'avoir le meilleur sans se soucier du bien-être de leur frère, la faim dicte les comportement guerriers.

Au nom de la paix dans le monde, partageons, s'il vous plaît !


"Le monde commence à deux pas de nous; une main tendue dans un geste venant du coeur sème des graines de paix dans notre jardin intérieur... et la floraison illumine et parfume tout l'entourage." -- Josée Martin

lundi 6 avril 2009

INVITATION : L'espoir a des elles

Au delà des événements actuels de crise et de désespoir dont nous sommes témoins ces derniers temps, la vie est toujours belle et bien présente. Elle se retrouve surtout dans la joie... la joie de vivre et de partager. Remplies d'espérance et d'énergie bienfaisante, les femmes de notre groupe désirent contribuer à raviver cette joie de vivre dans leur entourage et toute la communauté.
Voici une occasion unique d'expérimenter un système de revitalisation exceptionnel par une séance de Biodanza. Par la même occasion, vous contribuerez au projet L'espoir a des elles qui mènera un groupe de femmes touchées par le cancer à Nice en juin prochain pour y répandre l'espoir dans le cadre du Symposium international de Biodanza.*

Vous êtes donc invités à participer à une

Journée de sensibilisation
Biodanza et Cancer

le dimanche 19 avril prochain
2 séances
de 10h30 à 12h ou de 13h30 à 15h

au Studio Rialto
5711, avenue du Parc, 1er étage, Montréal

Coût : 20$/personne Inscription requise (places limitées)
(La totalité des recettes de cette activité sera investie dans le projet.)
Inscrivez-vous en envoyant vos nom, numéro de téléphone et adresse courriel à josee.martin@videotron.ca en spécifiant le nombre de personnes et surtout l'heure à laquelle vous souhaitez participer.

* Pour tout savoir sur ce projet, relire la chronique intitulée "L'espoir a des Elles" parue sur ce blogue le 3 février dernier.


Si vous avez des questions sur l'activité, contactez notre facilitatrice, Isabella Lawira, à biodanzajeudi@gmail.com

Au plaisir de vous y rencontrer !

dimanche 5 avril 2009

La chasse aux parasols

Correspondance matinale écrite à Cayo Santa Maria, Cuba

le 28 mars 2009 (jour 4)
Des vacanciers futés

Ce matin, nous sommes arrivées plus tôt que d'habitude sur la plage, très confiantes d'avoir une bonne place sous un parasol. Les autres matins, malgré une heure plus tardive, nous arrivions à nous dénicher une place bien pas trop loin des toilettes. Ce matin, j'ignore si c'est parce que c'est le weekend, à 8h30, toutes les chaises étaient déjà occupées par les effets personnels des vacanciers futés.

Nous avons tout de même réussi à trouver un parasol encore libre, mais c'était celui tout au bout de la plage loin du bar et des toilettes. C'est emmerdant de constater que les gens ne respectent pas les autres, mais je crois que demain, je ferai de même en me rendant très tôt pour réserver une bonne place, car je ne peux absolument pas être exposée aux rayons du soleil en raison de ma grande fragilité actuelle due aux traitements de chimio qui sont toujours en cours.


le 29 mars 2009 (jour 5)
Petit matin sur la playa

Avant même le lever du soleil, vers 7h, une meute de vacanciers rusés se sont déjà précipités pour réserver leur place sous un parasol. "Ce n'est pas juste !" s'écrient les autres oiseaux matinaux lorsqu'ils arrivent une heure plus tard à peine pour s'installer sur la plage. Et ils ont raison; c'est vraiment très frustrant quand on sait que certains, et même plusieurs, n'arriveront pas avant 9h ou 10h après être allés déjeuner tranquillement sans s'inquiéter le moins du monde. Nous soupçonnons même que certains font la grâce matinée jusqu'à 10h30 ou 11h en sachant que leurs amis se sont chargés des réservations "illégales" sur la plage.

Notre guide animateur nous le dit à notre arrivée qu'il ne faut pas faire ça, mais tout le monde le fait parce qu'il n'y a pas de conséquence. Si l'administration de l'hôtel voulait vraiment enrayer ce fléau, elle ferait un ménage sur la plage dès 8h. Ainsi, tous ceux qui sont venus déposer une serviette et une paire de gougounes à 50 cents pour éloigner les vautours se verraient délogés en leur absence pour faire place à ceux qui sont vraiment prêts à rester.

Quant à nous, ce matin, pour assurer nos arrières, nous avons joué le jeu, mais de façon honnête. C'est-à-dire que nous sommes venues dès 7h, comme les autres, nous nous sommes installées sous un parasol, puis moi, je suis allée déjeuner seule pendant que maman gardait le fort. À mon retour, c'est maman qui est allée déjeuner.

le 30 mars 2009 (jour 6)
Un petit coin d'ombre volé

Hier soir, je me suis rendue compte que j'ai passé la journée enragée en dedans, et ce, à cause de comment elle a commencé : la course aux chaises et aux parasols sur la plage. C'est du "chacun pour soi" qui m'indispose réellement. Alors, ce matin, je n'avais pas envie de jouer ce petit jeu et courir au petit matin pour réserver une place à l'ombre d'un parasol. Nous avons donc pris notre temps pour aller déjeuner et nous nous sommes ensuite dirigées vers la plage. Il était 8h15 lorsque nous sommes arrivées pour constater que toutes les places étaient prises. Pour ne pas tomber dans les sentiments négatifs, nous avions prévu un plan B : soit s'installer à la piscine, car il y a beaucoup moins d'achalandage au petit matin. Ce nouvel emplacement nous ferait vivre autre chose, sans nous empêcher de venir marcher sur la plage et prendre une petite saucette dans la mer.

Finalement, nous avons "volé" un petit coin d'ombre entre deux parasols déjà occupés par des absents en prévoyant de déplacer nos chaises au fur et à mesure que le soleil monterait dans le ciel, car la journée s'annonçait chaude. Cette tactique nous a permis de faire la connaissance de gens très gentils venus de la Gaspésie. Connaissant l'hospitalité légendaire des Gaspésiens, il n'est pas étonnant qu'ils aient accepté de partager leur ombre pour quelques heures avec deux femmes "désespérées"...

Salut, la Gaspésie !!!


vendredi 3 avril 2009

Donner au suivant avec le coeur

Cayo Santa Maria, Cuba, le 25 mars 2009

J'ai rencontré Ernesto au restaurant buffet du complexe hôtelier où nous séjournons maman et moi. C'est un jeune Cubain dans la vingtaine qui y travaille comme cuisinier. Il sourit et se montre aimable envers tous les clients qui se présentent à son poste; il est chargé de préparer des plats de riz selon les goûts des clients.

La première fois qu'il s'est adressé à moi, c'était pour me complimenter sur le collier que je portais. Ce qui a davantage attiré son attention, c'est la breloque en or que j'y avais accrochée : une représentation de la face de Jésus. Cette breloque m'avait été offerte comme un cadeau du coeur de ma thérapeute lors d'une séance de travail spirituel deux ans auparavant. Je ne portais pratiquement plus ce collier, comme si je n'avais plus besoin d'afficher ma foi aussi clairement, mais j'avais décidé de le porter durant ce voyage à Cuba, sans doute pour en tirer une certaine protection divine.

Le jeune cuisinier aimait beaucoup ce bijou et il me semblait même qu'il aurait souhaité l'acheter. Je sentais que le collier avait un sens profond pour lui, car il avait la foi et en témoignait ouvertement.

De retour à notre table avec un bol de soupe chaude comme entrée, j'ai commencé à jongler avec l'idée d'offrir à Ernesto le collier en cadeau; je sentais aussi que le moment était venu pour moi de laisser aller, de donner au suivant. J'ai donc retiré le collier de mon cou pour le déposer sur la table et j'ai pris un moment pour me recueillir au sujet du geste que je m'apprêtais à poser.

Un cadeau du coeur de Jésus

Pendant que mon coeur s'ouvrait à ce frère étranger, je revoyais dans mon esprit, un peu comme dans un film, toutes les maisons piteuses rencontrées sur notre chemin qui cachent une misère plus qu'évidente. Plus j'y pensais, plus il devenait clair que Jésus appartenait maintenant à Ernesto, le cuisinier. Il n'y avait plus de doute maintenant. Ainsi, avant de quitter la salle à manger, je me suis dirigée vers la cuisine et me suis postée dans la filée de gens qui attendaient pour le riz. Quant Ernesto m'a aperçue, il m'a demandé si je voulais encore du riz. C'est là que je lui ai d'abord demandé son nom. Il m'a retourné la politesse en me demandant mon nom. Puis, je lui ai tendu le collier en lui disant : "Es une regalo para ti." (C'est un cadeau pour toi.)

Je crois qu'il a failli perdre connaissance... il ne le croyait pas au début et quand j'ai insisté en ajoutant : "de mi corazon." (de mon coeur), il a été très ému et est demeuré sans mots pour me remercier. Je suis partie sans tarder, car des clients attendaient en ligne. Il a mis sa main sur son coeur puis m'a soufflé un bisou d'un geste de la main.

En fait, c'était un cadeau du Ciel qui lui était destiné, comme tous les cadeaux que j'ai reçus au cours de la dernière année, dont ce voyage de ressourcement qui m'a été généreusement offert par une grande amie qui voyait que j'en avais bien besoin. Son cadeau m'avait gênée, tout comme Ernesto, mais elle m'avait dit : "Ne sois pas gênée de le recevoir, tu le mérites... et c'est de l'énergie qui circule. Moi, je suis gâtée par la vie : j'ai une belle carrière qui me procure de bons revenus, deux beaux enfants, la santé." Son coeur est branché à l'abondance de l'Univers et elle redonne pour remercier. Merci Annie !


P.S. : J'aurais aimé pouvoir vous présenter Ernesto, mais j'ai eu des problèmes avec ma caméra, ce qui m'a empêchée de prendre toutes les photos que je souhaitais.

mardi 3 février 2009

"L'espoir a des Elles"

"L'espoir a des Elles", c'est le nom du projet qui regroupe une dizaine de femmes touchées par le cancer qui souhaitent aller à Nice pour partager leur secret de joie de vivre et de vitalité... secret qu'elles ont trouvé dans la Biodanza. (Pour plus de détails, lire ma chronique du 30 octobre intitulée Cultivez la joie.)

C'est dans le cadre d'un Symposium organisé par l'École de Biodanza Méditerranée (voir www.biodanza-med.com/symposium pour plus de détails), un événement qui rassemble des personnes qui pratiquent et enseignent la Biodanza à travers le monde, que notre petit groupe s'est impliqué avec coeur pour réaliser une courte vidéo qui sera présentée aux participants de cet événement important tenu à Nice, France, en juin prochain (on en parle sur le site : http://www.biodanza-med.com/symposium/FR/intervenant.php?IDF=30). Ce documentaire se veut un outil dont le témoignage sensibilisera d'autres organismes oeuvrant dans la sphère du cancer pour mieux soutenir les personnes touchées par ce terrible fléau.

L'objectif du projet

L'objectif premier du projet "L'espoir a des Elles" est de témoigner d'une expérience de vie riche et pleine de sens afin que d'autres puissent s'en inspirer pour multiplier les effets bénéfiques dans leur milieu avec des groupes confrontés à des problématiques de santé similaires.

Le deuxième objectif est de partager personnellement, de coeur à coeur, avec les participants à ce Symposium afin qu'ils puissent non seulement voir mais également SENTIR la vie et la joie qui nous habitent. Nous projetons de nous rendre à Nice pour participer à l'événement. Pour ce faire, du financement est requis pour défrayer les coûts de voyage des membres de notre groupe (avion, hébergement, repas et autres dépenses de voyage). La direction du Symposium nous reçoit gracieusement (une économie de 200 Euros par participante).

L'organisation d'une levée de fonds

Compte tenu du montant requis pour réaliser le projet, nous avons démarré (hier soir, officiellement) une levée de fonds qui comportent plusieurs pistes d'action.

D'abord, un plan de commandite a été élaboré afin d'intéresser des entreprises touchées de près ou de loin par la cause à nous soutenir financièrement en échange de divers plans de visibilité dans le cadre de l'événement.

Certaines gens d'affaires qui ont à voyager beaucoup dans le cadre de leur travail se retrouvent avec un surplus de miles Airmiles ou Aéroplan. Ceux-ci peuvent également servir à notre cause pour l'achat de billets d'avion ou pour défrayer d'autres frais de voyage. Si c'est votre cas et que vous souhaitez en offrir une partie, nous serons plus qu'heureuses de les accepter.

Pour d'autres, il sera plus facile de faire un don en argent en échange d'un reçu pour fins d'impôts.

Et pour lancer le tout, notre amie Claudine et sa fille ont travaillé fort à confectionner des rubans roses en chocolat (il y en a aussi des blancs et des bruns) qui seront vendus au coût de 3$ chacun, ou 2 pour 5$. Les 600 rubans roses ont été distribués à chacune hier soir pour vendre dans leur milieu respectif. Pour ma part, j'en ai pris 50 et j'espère bien tous les vendre d'ici à notre prochaine rencontre, dans deux semaines.

Enfin, des activités de visibilité ont été pensées, telles qu'une journée bénéfice de biodanza, une marche ou un pique-nique familial, afin de faire connaître notre projet dans la communauté. Nous souhaitons ardemment obtenir le soutien d'une marraine ou d'un parrain d'honneur qui se fera porte-parole pour la cause auprès des médias. Si un nom vous vient en tête, laissez-le moi savoir.

Comment aider ?

Vous avez déjà une bonne idée des différentes options qui s'offrent à vous pour vous associer d'une façon ou d'une autre au projet. Manifestez-vous rapidement si vous souhaitez faire votre part, car il nous faut confirmer les arrangements de voyage au cours des prochaines semaines.

Voici d'autres idées : organisez une activité bénéfice dans votre milieu de travail (on peut aller vous faire un petit numéro...), vendez des rubans roses autour de vous (ça nous tente pas d'aller en vendre dans le métro !), présentez ce projet à un grand voyageur de votre boîte entre deux avions (ce message s'adresse particulièrement aux adjointes de ma trempe); faites un don tout simplement.

Les porteuses de joie

Dans ma chronique du 2 décembre dernier, intitulée Les porteuses de joie, je reprends le témoignage de la directrice des écoles de Montréal et de Nice qui était venue nous visiter et faire l'expérience d'une soirée de danse passée avec des personnes qui font face au défi de leur vie. Son témoignage traduit très bien l'ampleur des bienfaits de la Biodanza sur la santé des personnes. La joie qui les habite après une séance vaut mille traitements de chimio. Et l'effet bénéfique est multiplié par leur rayonnement auprès des gens qu'elles côtoient à la maison, au travail, dans la rue...

Merci de votre précieux soutien à cette cause.

lundi 26 janvier 2009

Les histoires que racontent nos vies

"La joie de l'âme est dans l'épanouissement, dans la révélation de soi et dans la capacité de vivre de plus en plus profondément uni avec la personne que l'on est vraiment. Bien qu'il s'agisse d'un travail introspectif à faire soi-même, il est indubitable que le fait d'être vu, connu et aimé par une autre personne procure la chaude lumière de l'encouragement qui adoucit notre coeur envers nous-même, lorsque nos défauts humains nous découragent." (Tiré de Mountain Dreamer, Oriah, La Danse - Vivez au rythme de votre vraie nature, Éditions Logiques, 2004, p. 224)

J'ai été inspirée par cet extrait ce matin qui est suivi dans le livre d'une méditation (pp. 226-228) qui nous invite à porter un regard sur nos vies. En adoptant le même processus de méditation que décrit dans le texte précédent ("Je rentre chez moi"), voici les questions qu'on nous propose pour alimenter notre réflexion :

D'abord,

  • Comment agiriez-vous en découvrant que ce que vous faites n'est pas vraiment important ? Si c'était votre façon de faire les choses qui compte vraiment ? Comment les feriez-vous ?
Dans un deuxième temps,

  • Qu'est-ce que je ferais si ce n'était pas aussi risqué ? (Pensez à un projet qui vous habite depuis longtemps et que vous hésitez à mettre en oeuvre... On en a tous !)
Puis,

  • Comment faites-vous l'amour au monde ? (dans un sens très fraternel et non intime)
  • Si la façon dont vous agissez envers vous-même, envers ceux que vous aimez et que vous connaissez et envers les étrangers raconte une histoire, quelle sorte d'histoire votre vie raconte-t-elle au monde ?
Si vous tentez l'expérience de ce regard introspectif, assurez-vous de ne pas juger les réponses qui vous viennent et surtout de ne pas vous juger. Vous êtes un spectateur disposé à accueillir avec amour et compassion les images qui apparaîtront sur l'écran de votre esprit. Pour aller plus loin, vous pouvez choisir d'écrire les pensées, sentiments ou nouvelles questions que l'exercice a mis au jour.

La Française et l'itinérant

C'est le titre que j'avais envie de donner à la présente chronique, car ce sont de bien belles rencontres que j'ai faites ce weekend. Avec le froid qui balayait le Québec ces derniers jours, mon compagnon et moi avons tenté de nous organiser des sorties qui nous permettaient de prendre l'air sans trop subir les températures glaciales.

Samedi, nous avons voyagé en métro pour nous rendre dans le Vieux-Montréal pour aller voir le film IMAX présenté sur l'océan sauvage du sud de l'Afrique. Après avoir mangé une soupe chaude et un sandwich pour le lunch, nous avions une bonne heure devant nous pour flâner dans les boutiques.

"Le hasard n'existe pas"

Je propose donc à mon amoureux de faire quelques galeries d'art, car je me plais beaucoup à admirer les tableaux d'artistes. Dans le Vieux-Montréal, il y a une galerie qui m'attire tout particulièrement, car y sont exposés les oeuvres de Nicolin Gublin (voir http://www.nicolingublin.com/), des oeuvres très colorées remplies de vie qui ramènent à un côté enfantin de notre être. Nous avons bien besoin de lumière et de légèreté en ce samedi glacial.

Nous entrons dans cette galerie très joyeuse où nous sommes accueillis par une gentille Française ! Elle nous présente en gros ce qu'on y trouve, car il n'y a pas que des tableaux, et nous invite à faire le tour. Et tout bonnement, nous engageons la conversation parlant d'abord d'art et de créativité, le talent que ça demande, les bienfaits qu'ils procurent à ceux s'y laissent transporter, le contact que ça permet avec la profondeur de l'être, etc. Je m'avance un peu plus en partageant sur mon expérience de l'art-thérapie dans un processus de guérison, et patati et patata.

Bref, la conversation a pris un ton de confidence personnelle et nous nous sommes rejointes, la dame et moi, comme si nous ne formions qu'une, par un lien spécial du coeur. Ce bref instant d'échange nous a réchauffées en dedans. Avant de nous quitter, nous nous sommes embrassées par une sincère accolade en nous promettant de penser à l'une et l'autre dans nos prières du soir. Et avant de sortir, j'invite la dame à visiter mon blogue. De son côté, elle me recommande une lecture, selon elle, fort intéressante : "Le hasard n'existe pas" de K.O. Schmidt... J'ai bien hâte de le lire.

Émile le grand et le petit

Dimanche après-midi, nous nous habillons chaudement pour aller prendre une belle marche au parc-nature de l'Ile-de-la-Visitation au nord de Montréal (voir http://ville.montreal.qc.ca/portal/page?_pageid=174,4820950&_dad=portal&_schema=PORTAL&nomPage=bt_parc_10). Un beau grand parc qui nous remet en contact avec la nature. Puis, nous allons nous réchauffer au salon de thé de mon quartier où nous nous retrouvons régulièrement pour profiter du temps qui passe. Mais avant, j'ai une petite commission à faire à l'épicerie du coin.

À l'entrée, nous sommes salués par un itinérant qui a l'habitude de s'y trouver pour vendre son magazine L'Itinéraire, une publication montréalaise qui se veut une alternative à la mendicité et un outil de réinsertion sociale. (voir http://www.itineraire.ca/) À notre sortie, il nous offre, par contre, un document personnel plutôt que le magazine habituel, et ce, pour la même somme, soit 2$. Je m'arrête pour voir de quoi il s'agit et il m'explique qu'il ne distribue plus L'Itinéraire. Plutôt, il offre un recueil de textes qui aborde des thèmes de la vraie vie et qu'il a produit lui-même, parce que, comme il dit : "J'haïs ça quêter. J'aime mieux vendre quelque chose."

Je suis impressionnée par l'initiative de cet homme qui a l'allure d'un grand-père. Et je lui dis que moi aussi j'écris. "Ah oui ! Sur quoi ? Aimeriez-vous me soumettre des textes pour ma publication ?" J'ai trouvé ça bien charmant de sa part; bien sûr, il a besoin de s'inspirer, comme moi, de diverses sources. J'ai dit oui spontanément, puis il m'a invitée à le retrouver même heure, même poste au cours des prochains weekends. C'est son spot et c'est la façon de le rejoindre !

Enfin, une fois au café, ma curiosité m'incite à lire les quelques textes contenus dans le document de mon nouvel ami. C'est léger et amusant, rien qui ne vaille plus que 25 cents, mais c'est la cause qui importe, et surtout l'initiative de ce sans-abri qui doit être encouragée. (Et le courage que ça prend pour se poster pendant des heures à un endroit pour recueillir quelques dollars de passants trop souvent indifférents et parfois méprisants.) Je suis touchée par un texte écrit de sa main (d'un français sans fautes, je tiens à le préciser) qui s'intitule "Grand-papa pour la première fois". En voici un extrait :

"Voilà, je suis grand-père. Depuis un an déjà, ma fille Nancy a un petit garçon. Et devinez quoi, elle a décidé de l'appeler Émile ! J'en suis pas mal fier, comme vous pouvez l'imaginer, sans compter que j'aime beaucoup mon prénom. (...) En ce qui concerne ma fille, je suis heureux qu'elle ne soit pas tombée dans la drogue ni dans la rue, car sa maman avait des problèmes de consommation. Pour la petite histoire, ma fille Nancy a été conçue sur le Mont-Royal à l'occasion de la St-Jean-Baptiste. La mère de Nancy a également appris la naissance d'Émile, et je sais qu'elle a été très heureuse de la nouvelle. Malheureusement, je n'ai pu voir mon petit-fils qu'en photo, mais j'espère le rencontrer en personne prochainement.

Je crois que l'arrivée du petit Émile me fait grandir. Le fait de devenir grand-père m'a fait réaliser que ma famille continue de s'élargir et que je ne suis pas seul dans la vie. Je suis content qu'un autre Émile puisse me survivre lorsque je ne serai plus de ce monde."

*Les noms ont été changés et les lieux, légèrement modifiés, afin de protéger l'identité de l'auteur de ces lignes.


De bien belles histoires

Émile, le camelot grand-père, m'a dit qu'il souhaitait partager de bien belles histoires dans sa publication. Eh bien, moi aussi, et je crois que cette dernière en est une bien belle.

mercredi 14 janvier 2009

Les amies d'Annie

Hier, c'était soirée de retrouvailles autour d'Annie qui avait réuni l'ensemble de ses collaboratrices des 15 dernières années.

Annie, c'est une femme d'affaires qui a le sens de la business assez développé et qui sait bien s'entourer pour faire bouger les affaires. Elle a été ma cliente puis ma patronne dans les années 1993 à 1997 alors que j'oeuvrais à titre d'adjointe administrative. Elle est devenue mon amie et une grande soeur même tant elle a été là pour moi tout au long des années qui se sont écoulées depuis notre première rencontre.

Dans l'énergie qui circulait autour de la table du resto chic du Vieux-Montréal où elle nous avait donné rendez-vous, il était facile de voir toute l'appréciation et la considération qui lui sont vouées par chacune des personnes présentes à ce souper de célébration. Ce n'était pas sa fête à elle, mais plutôt le départ à la retraite de sa plus fidèle collaboratrice qui était souligné. Notre amie Monique était la raison pour laquelle nous nous étions déplacées en cette soirée frisquette de janvier. Mais le plaisir d'être toutes rassemblées pour une rare fois a enveloppé le petit groupe d'une brume de joyeuse complicité.

Chacune à notre tour nous racontions quelques anecdotes croustillantes sur notre participation au succès d'affaires d'Annie en révélant au passage quelques secrets bien gardés. La fête de Monique est devenue le bien-cuit d'Annie ainsi que l'initiation de Karine, sa nouvelle collaboratrice qui est toujours en apprentissage. Comme nous avons ri en nous régalant du festin qui nous était offert par ce coeur généreux qu'est notre amie Annie !

Ma chère Annie, mille mercis pour cette occasion extraordinaire que tu as créée : le plaisir de goûter pleinement à la vie dans toute sa simplicité et sa spontanéité. Le bien-être que j'en ai retiré vaut tous les traitements du monde... Je t'aime profondément et je te porte affectueusement dans mon coeur, comme une soeur d'âme.

vendredi 19 décembre 2008

Un conte de Noël en cadeau

Chaque année, à l'approche de Noël, me monte l'inspiration pour écrire un poème de Noël en guise de carte de voeux, et cela, depuis une dizaine d'années. C'est donc devenu une tradition qui est attendue par mes proches qui sont toujours curieux de connaître le sujet de l'histoire qui aura pris naissance dans mon coeur pour toucher le leur.

Cette année, c'est sous forme de conte que l'inspiration s'est manifestée. Le message en est tellement précieux que j'ai décidé de vous l'offrir en cadeau en le publiant sur ce blogue afin que vous puissiez l'apprécier et le partager avec votre entourage. Le voici :

Le porteur de lumière
Par Josée Martin
Décembre 2008


Déjà début décembre, Noël approchait à grands pas. Les jours de plus en plus courts et le temps de plus en plus froid laissaient place à une noirceur grandissante, tant au dedans qu’au dehors. La déprime rôdait aux alentours, car l’économie se montrait dure partout sur la planète plongeant le monde dans une profonde récession. Les fêtes allaient être maigres cette année.

La récente élection d’un nouveau chef du monde apportait beaucoup d’espoir aux populations de tous les pays. Les temps allaient être durs, mais « Ensemble, nous y arriverons. » clamait-il haut et fort.

Pendant ce temps, sur le coin d’une rue d’une ville triste et froide, un homme et son fils vendaient des sapins de Noël. Les affaires étaient bonnes malgré la morosité du climat économique. Ils avaient leur petit secret : chaque client recevait une boule de Noël lumineuse à l’achat d’un sapin. C’est ainsi que le père et son fils apportaient un peu de joie aux gens du quartier.

Chaque soir après souper, le petit Jacob et son père s’installaient près du feu dans une douce atmosphère de sérénité et de paix pour remplir les boules de Noël de lumière bienveillante. Les yeux mi-clos, le cœur grand ouvert, ils s’unissaient à l’Esprit d’amour pour déverser dans chaque boule une pluie d’étoiles filantes à l’intention de la personne qui la recevrait.

Puis, portant délicatement la boule sur leur cœur, chacun la bénissait en y ajoutant, dans un geste sacré, un cadeau précieux puisé au creux de leur âme aimante et généreuse. Tantôt paix, tantôt joie, amour, courage ou foi, les cadeaux de l’Esprit étaient sans prix. Pour finir, la maman de Jacob emballait joliment chaque boule d’un papier de soie rouge et d’un ruban doré, tout en prenant le soin d’ajouter une étiquette sur laquelle on pouvait lire :


Boule de lumière sacrée

Déballez soigneusement la boule.
Enveloppez-la de vos deux mains.
Portez-la sur votre cœur et fermez les yeux.
Dans une ambiance calme et joyeuse, l’esprit ouvert et serein,
unissez-vous, dans un élan de gratitude,
au cœur généreux qui vous l’a offerte.
Vous revivrez le plus beau de vos Noëls passés.
Et toute la joie et l’amour qui y étaient partagés
vous empliront à nouveau le cœur
et illumineront tout votre être.
C’est votre lumière divine.
C’est la lumière de Noël à partager.

Joyeux Noël !


La richesse du conte

Afin de concrétiser l'idée du cadeau contenu dans ce conte, j'ai préparé des boules de lumière sacrée pour ma famille et mes amis. J'en ai même fait un petit rituel de partage dans le cadre du dernier party de Noël d'OMPAC, et ce, avec la complicité de mes amies de l'atelier de Biodanza (dont je vous ai déjà parlées dans une chronique précédente, voir Les porteuses de joie parue le 2 décembre dernier). C'était touchant de voir tous les invités unis en ronde d'amitié portant la boule sur leur coeur pour recevoir le cadeau qu'elle renfermait pour eux.

La multiplication de ses effets bénéfiques

Afin de semer à tous vents la richesse de ce conte, j'ai permis à mes amies de Biodanza de le reproduire afin qu'elles puissent le partager avec leurs proches à condition qu'elles respectent les droits d'auteur. L'une d'elles l'a joint à son message de bons voeux avec une boule de lumière sacrée. Voici ce qu'elle m'a écrit suite à sa distribution :

"J'ai commencé ma distribution de boules et je voulais que tu saches que tout le monde me dit que c'est le plus beau cadeau qu'ils ont reçu. Certains ressentent vraiment une énergie spéciale en la prenant dans leurs mains." Francine

Elle m'a également partagé la réaction de sa soeur lorsqu'elle a reçu ce cadeau du coeur :

"Je crois que je viens de recevoir le plus beau cadeau de Noël !
MERCI, MERCI, MERCI ET MERCI ENCORE!!!
C'est très beau et très apprécié... et je suis entourée de Lumière." Louise


Partagez la lumière de Noël

Aujourd'hui, je souhaite vous offrir la même possibilité. Voici comment je procède : j'imprime le texte sur un papier à lettre de Noël que l'on trouve dans toute bonne papeterie. À l'endos, j'ajoute le texte "Comment être lumière" qu'on retrouve dans ma chronique du 7 octobre dernier intitulé "Be a light" -- Sois lumière.

Pour la boule, j'enveloppe une boule de Noël dans un papier de soie rouge, comme la maman de Jacob, retenue avec un ruban doré. Je prends le soin d'attacher l'étiquette à la boule afin qu'une fois déballée, les directives demeurent attachées à la boule. Ainsi, elle pourra servir à partager la lumière de Noël avec d'autres personnes qui la trouveront dans notre sapin décoré.

Voilà ! Amusez-vous bien... et passez de très joyeuses fêtes parmi les êtres qui vous sont chers. (Je vous reviendrai d'ici là avec d'autres chroniques.)

Note : Deux de mes poèmes ont déjà été publiés sur ce blogue. Pour les lire, voir Un cadeau : L'étoile des Sages, paru le 13 décembre 2007 ainsi que La puissance d'un rêve, paru le 29 mai 2008.


mardi 16 décembre 2008

Heureuses rencontres

Combien de fois croisons-nous des mendiants dans la rue ? Dans la grande ville où j'habite, ils se trouvent un peu partout sur notre route : à la porte du Jean Coutu à vendre des magazines L'Itinéraire, à la sortie des bouches de métro la main tendue, dans les corridors du même souterrain à jouer de la musique pour recueillir des dons, au coin des rues achalandées à solliciter des "clients" pour un lavage de pare-brise éclair, etc. Et ils prennent toutes sortes de formes : la plupart du temps, il s'agit d'hommes (jeunes ou plus âgés) itinérants vivant une détresse quelconque. Mais peu importe ce qui motive leur besoin de quémander, moi je considère qu'ils sont en difficulté et qu'ils méritent notre attention.

Un reflet de notre réalité

J'ai longtemps fait comme la plupart d'entre nous lorsque je les croisais, c'est-à-dire passer droit sans même lever les yeux vers eux. L'indifférence était une réponse claire à mon choix de ne pas les soutenir. Bien sûr, on ne peut donner à tous ceux qu'on rencontre sur notre chemin. Et en passant droit, je me répétais la même excuse : "Je donne déjà à des causes reconnues : Centraide, la Guignolée, la Croix-Rouge, etc." Ainsi, je prenais soin de mon sentiment de culpabilité en l'étouffant.

Puis, j'ai commencé à changer ma position vis-à-vis ces concitoyens dans le besoin, car ne nous leurrons pas, ils font bel et bien partie de notre société. Je me disais alors : "Je vis dans une grande ville qui offre tout plein d'avantages (divertissements multiples, attraits touristiques captivants, commodités à proximité, transport en commun efficace, etc.); je me dois d'intégrer également, et de faire ma part pour améliorer les aspects plus sombres de cette réalité urbaine. C'est ainsi que j'en suis arrivée à choisir de donner chaque fois que j'en avais l'occasion. Il n'est pas nécessaire de donner beaucoup pour soutenir une personne, car ce qu'elle recherche avant tout, c'est la reconnaissance.

Au début, c'était un petit sourire et un signe de la tête, parfois accompagnés d'une pièce de monnaie. À l'occasion, je m'arrêtais pour lui parler : "Qu'est-ce qui vous arrive ?" "Comment puis-je vous aider ?" Chaque fois que j'ai adressé la parole à une personne dans le besoin, j'ai fait une belle rencontre. Et il y a eu des rencontres plus marquantes que d'autres.

Au milieu de la foule aveugle

Je me souviens de cette jeune fille de 18-19 ans croisée à la station de métro Berri-UQAM, la plaque tournante de notre réseau de transport souterrain. Elle était au milieu de la foule de l'heure de pointe matinale à crier : "Y'a-tu quelqu'un qui veut m'aider ? J'ai besoin d'aide." Les gens passaient à côté d'elle sans la voir. Pourtant sa détresse était évidente.

Je me suis arrêtée pour lui demander : "Comment puis-je t'aider ?" Elle m'a expliqué qu'elle était coincée dans la ville pour la journée, car ses cours au cégep n'auraient pas lieu (ou quelque chose du genre) et qu'il lui faudrait attendre jusqu'au soir tard que quelqu'un vienne la chercher pour rentrer chez elle à Joliette. Elle souhaitait rentrer à la maison. J'ai été immédiatement touchée par son histoire (qu'elle ait été vraie ou non), car je me souvenais de ma propre détresse à l'âge de 9- 10 ans, lorsque ma soeur et moi sommes restées prisonnières d'une méga tempête de neige. Toutes les rues de la ville étaient impraticables; seuls les motoneiges pouvaient se frayer un chemin. C'était un samedi du début mars de 1971... vous vous rappelez ?

Enfin, ce souvenir douloureux m'a rappelé combien j'avais hâte de rentrer chez moi au chaud et en sécurité. C'est donc sans hésitation que je lui ai offert ce que je pouvais pour lui permettre de s'acheter un billet d'autobus. Elle était tellement excitée qu'elle en sautait de joie et cette jeune fille a même lancé, dans son excitation, un : "Je vais prier pour vous." Cette phrase m'a frappée venant d'une personne qui n'a pas été imprégnée d'une mentalité spirituelle comme nous. Je lui ai alors répondu : "Merci, j'en ai besoin." Puis elle est partie en courant.

Un dimanche matin pluvieux

Il y a aussi cet homme d'un certain âge qui m'a abordée en pleurant à la porte du marché Provigo de mon quartier. C'était un dimanche matin triste, vers 10h. Il pleuvait. Il s'est adressé à moi en ces mots : "Madame, auriez-vous 2,50$ pour me permettre de prendre l'autobus ? Je dois me rendre dans un centre de désintoxication et je n'ai plus d'argent." Son visage ruisselait de larmes chaudes et sincères. Cette détresse m'a touchée profondément; je ne pouvais refuser à cet homme la chance qu'il se donnait de reprendre sa vie en main.

Je fouillais dans mon porte-monnaie, chose que je ne fais jamais sur la rue (ou qu'exceptionnellement) ; j'avais l'intention de lui donner un peu plus pour qu'il puisse prendre un café pour se réchauffer. Voyant ce que je faisais, il me dit : "Juste 2,50$, Madame, pas plus." Je lui ai tout de même offert un peu plus. Il m'a remerciée simplement et s'est dirigé tranquillement vers l'arrêt d'autobus.

Un poète en fauteuil roulant

Samedi dernier, il faisait très froid (moins 15 degrés C en plus du vent qui empirait l'effet de froid ressenti). J'avais besoin de passer à la librairie pour acheter un cadeau de Noël. Là où je stationne la voiture, un jeune homme (début trentaine) en fauteuil roulant sollicite timidement la générosité des passants. Je prépare une pièce de monnaie pour lui donner. Il me remercie et me remet un poème écrit de sa main et il fait de même pour mon amoureux qui lui a également donné une pièce.

"Ah ! Vous écrivez ? Moi aussi." lui dis-je. Puis, en revenant de la libraire, je lui remets une carte sur laquelle se trouve l'adresse de ce blogue pour l'inviter à venir y faire un tour à ses heures. Il semblait très heureux de l'attention que nous lui avions accordée. J'aimerais vous partager les écrits de cette personne qui m'est un peu moins inconnue...

La beauté

En pensant à tous ces passants
Je m'interroge sur la beauté
Celle d'une femme
D'une larme qui fragilise
D'un sourire qui m'inspire
L'innocence
Perdue par inadvertance
Sur le trottoir
Assis sur mon fauteuil
Habituelle place de mes deuils
La beauté
d'un échec retourné
Par expérience
Jadis ignorance
Les passants élégants
Leurs richesses me caressent
Diamants habillés
Délinquance dépourvue d'arrogance

Michel Pepin

Mots de sagesse

Nous gagnons notre vie avec ce que nous recevons. Nous la forgeons avec ce que nous donnons. (traduction libre)
We make a living by what we get. We make a life by what we give.
—Winston Churchill

Tout ce qui a de la valeur dans la vie se multiplie seulement lorsqu'il est donné.
(traduction libre)
Anything that is of value in life only multiplies when it is given.
—Deepak Chopra

Si vous saviez ce que je sais au sujet du pouvoir de donner, vous ne laisseriez passer aucun repas sans le partager d'une quelconque façon.
(traduction libre)
If you knew what I know about the power of giving, you would not let a single meal pass without sharing it in some way.
—Buddha

Si vous avez beaucoup, partagez votre richesse. Si vous avez peu, donnez votre coeur.
(traduction libre)
If you have much, give of your wealth. If you have little, give of your heart.
—Arab proverb


En ce temps de partage et de réjouissances, je vous souhaite de faire d'heureuses rencontres !

mardi 2 décembre 2008

Les porteuses de joie

Ce matin, je suis quasi euphorique à l'idée de vous partager un fort beau message reçu de mes amies de la Biodanza. (Je vous ai parlé de Biodanza dans ma chronique du 30 octobre dernier intitulée Cultivez la joie.) C'est qu'au début de novembre, nous avons eu la visite d'Hélène, la directrice de l'école de Biodanza de Montréal et de Nice en France. Elle était curieuse de nous rencontrer puisque nous sommes à travailler sur un projet bien spécial de vidéo qui nous permettra de présenter un aspect de la Biodanza dans le cadre d'un important symposium qui se tiendra à Nice en juin prochain. Elle était curieuse de voir comment des personnes atteintes ou ayant été touchées d'une façon ou d'une autre par le cancer pouvait s'épanouir dans un univers de Biodanza.

Le message qu'elle a publié dans le bulletin d'information de son école traduit bien la surprise qu'elle a eue... Le voici :

Message d'Hélène

"Aux prises avec des engagements, aux prises avec le plein d'un quotidien qui n'a rien de routinier, je me surprends parfois à retrouver quelque chose qui ressemble à de l'habitude dans ma manière de commencer ma journée, de me penser et de penser le monde. Vous savez, cet automatisme qui nous fait tout placer dans des cases bien délimitées, dans des catégories bien distinctes...et nous enferme dans une perception superficielle de nous-mêmes et du monde. Et c'est souvent dans cette inconscience de l'instant présent, que je me fais littéralement happée, cueillir et projetée dans un vortex qui ne me laisse aucun choix, autre que celui de m'abandonner.

Ce vortex, je l'ai rencontré (ou plutôt il m'a saisie) lors de mon dernier voyage à Montréal. J'y étais - entre autres activités - invitée à participer à une vivencia de Biodanza dans le cadre d'une action menée auprès d'un organisme qui propose de l'accompagnement par des activités diverses, à des personnes atteintes de cancer ou l'ayant été. Ou des personnes touchées par ses vagues. Comme peuvent l'être des proches. Une de ces activités est la Biodanza, proposée par une facilitatrice en devenir, elle-même directement concernée par ce qu'elles ne nomment pas «maladie», mais «épreuve», «expérience», «réalité», voire même «initiation».

Je m'apprêtais à entrer dans l'univers sombre et pesant de la souffrance, des blessures et de la mort proche ou prochaine, de la peur de la rencontrer. Je m'armais de mon optimisme, je me faisais toutes sortes de représentations sur ce que j'allais pouvoir offrir. J'étais à l'extérieur. Elles ont commencé alors à arriver une à une. L'arrivée de chacune est saluée comme un rayon de soleil, comme un cristal de lumière, comme une chaude caresse sur le coeur. Les voix sont enjouées, profondes, les rires légers, les étreintes dansantes, l'enthousiasme entier ! Rient-elles autant pour fuir ce que moi-même je ne connais pas ? Éprouvent-elles l'euphorie de l'urgence ? Puis-je rire moi aussi ?

Peu à peu, de cette effervescence désordonnée et quasi dionysiaque, naît le moment des partages et je suis saisie par la densité des mots. Mêmes les plus légers sont habités d'une présence profonde. Le lieu d'où ils fusent ou jaillissent, glissent ou murmurent, sont des lieux habités. Les lieux de l'âme. Ils ont la précision et la concision de la lucidité. Ils ont la puissance du présent. Les « aménagements » sont discrets...quasi imperceptibles. Un fauteuil, un peu d'eau...beaucoup de tendresse. Lorsque le langage des corps remplace la danse des mots, chaque regard, chaque geste, chaque envolée de ces chairs pourtant tant et tant mutilées, chaque étreinte, chaque abandon, chaque soupir, chaque clignement pudique de paupières sur l'univers intime, se lance dans l'univers de ma propre réalité comme un hymne à la vie. Dans une danse à deux, sous le regard de l'une d'entre elles, la gratitude m'a déployée dans une transe dont chaque frémissement agite encore la surface bouleversée de ma vie. Et l'une d'entre elles, m'a offert en partage, une invitation que je fais à mon tour, d'aller visiter un espace surprenant et généreux. Il s'agit des «Soldates de la Paix». Je vous laisse le découvrir. www.lessoldatesdelapaix.ca"

Rayons de lumière sacrée

Nul besoin d'ajouter mon grain de sel, l'expérience d'Hélène parle d'elle-même. Les "porteuses de joie" se préparent à livrer des rayons de lumière sacrée dans le coeur de leurs invités... En effet, le party de Noël d'OMPAC*, le 10 décembre prochain, sera l'occasion choisie pour le faire. Je vous en donnerai des nouvelles.

D'ici là, n'oubliez surtout pas de danser avec la vie... elle est si généreuse et bonne. Suffit de suivre ses pas avec confiance.

Je vous envoie une pluie d'étoiles filantes pour illuminer vos journées.

*OMPAC : Organisation multiressources pour personnes atteintes de cancer. Voir www.ompac.org

vendredi 28 novembre 2008

Soyons généreux, soyons humains !

Je me permets, ce matin, de vous rapporter une histoire reçue dans mon courriel cette semaine étant donné que la forme n'y est pas.

À l'approche du temps des fêtes où on pense tous à trouver le bon cadeau pour les gens qu'on aime, voici une belle suggestion d'échange de cadeaux... du coeur.

Histoire de coeur

Histoire d'une jolie expérience qui tient chaud aux coeurs et aux âmes. Histoire d'inventer, de partager, voire de perpétuer les bonnes idées.

Un jour, une prof américaine demande à ses élèves de noter le nom de tous les élèves de la classe sur une feuille et de laisser un peu de place à côté de chaque nom. Puis, elle leur dit de penser à ce qu'ils pouvaient dire de plus gentil au sujet de chaque camarade et de le noter à côté du nom. Cela pris toute une heure jusqu'à ce que tous aient fini et, avant de quitter la salle de classe, les élèves remirent leur copie à la prof.

Durant le week-end, la prof écrivit le nom de chaque élève sur une feuille et, à côté, toutes les remarques gentilles que les autres avaient écrites à son sujet. Le lundi, elle donna à chaque élève sa liste. Déjà peu de temps après, tous souriaient. «Vraiment ?» entendait-on chuchoter... «Je ne savais pas que j'avais de l'importance pour quelqu'un ! » et «Je ne savais pas que les autres m'aimaient tant. » étaient les commentaires que l'on entendait dans la salle de classe... Personne ne parla plus jamais des listes. La prof ne savait pas si les élèves en avaient parlé entre eux ou avec leurs parents, mais cela n'avait pas d'importance. L'exercice avait rempli sa fonction. Les élèves étaient satisfaits d'eux-mêmes et des autres.

Quelques années plus tard, un élève était mort au Vietnam et la prof alla à l'enterrement de cet élève. L'église était comble. Beaucoup d'amis étaient là. L'un après l'autre s'approcha du cercueil pour lui adresser un dernier adieu. La prof y alla en dernier et elle trembla devant le cercueil. Un des soldats présents lui demanda : «Est-ce que vous étiez la prof de maths de Mark?» Elle hocha la tête : «Oui.». Alors il lui dit : «Mark a souvent parlé de vous.» Après l'enterrement, la plupart des amis de Mark s'étaient réunis. Les parents de Mark étaient aussi là et ils attendaient impatiemment de pouvoir parler à la prof. « Nous voulions vous montrer quelque chose.» dit le père de Mark, et il sortit son portefeuille de sa poche. «On a trouvé cela quand Mark est tombé. Nous pensions que vous le reconnaîtriez.» Il sortit du portefeuille un papier très usé qui avait dû être recollé, déplié et replié très souvent. Sans le regarder, la prof savait que c'était l'une des feuilles contenant beaucoup de gentilles remarques écrites à l'époque par les camarades de classe au sujet de Mark. «Nous aimerions vous remercier pour ce que vous avez fait.» dit la mère de Mark. «Comme vous pouvez le constater, Mark a beaucoup apprécié ce geste.»

Tous les anciens élèves se réunirent autour de la prof. Charlie sourit et dit : «J'ai encore ma liste. Elle se trouve dans le premier tiroir de mon bureau.» La femme de Chuck dit : «Chuck m'a prié de la coller dans notre album de mariage.» «Moi aussi, j'ai encore la mienne, dit Marilyn, elle est dans mon journal intime.» Puis, Vicky, une autre élève, prit son agenda et montra sa liste toute usée aux autres personnes présentes. «Je l'ai toujours avec moi, dit Vicky et elle ajouta : Nous l'avons tous gardée.»

La prof était si émue qu'elle du s'asseoir et elle pleura. Elle pleurait pour Mark et pour tous ses amis et sa famille. Ils ne le reverraient plus jamais, mais ils s'aimaient, s'appréciaient et se respectaient. Elle pleurait parce que c'était beau ce qui les reliait tous. Elle pleurait sa propre humanité sans doute.Tous, nous sommes magnifiques. L'aventure humaine suppose un grand courage.

Aux êtres extraordinaires que nous sommes

La personne qui a acheminé ce message à sa liste de correspondants courriel a ajouté ceci : «Je dédie cette belle histoire simple à tous les êtres extraordinaires que nous sommes. Je remercie pour cette extraordinaire histoire qui me rappelle oh combien je ne suis rien. Enfin, je veux partager cette émotion maintenant, cet élan d'amour envers toi qui lis mes mots en cet instant même. Nous sommes un seul et même Être, bien que différents les uns des autres. Dieu que c'est bon de se prendre dans les bras ! De partager de l'amour, de l'amitié. De se dire les choses. D'être vrai, simple et sincère avec soi-même.»

Un Noël bien spécial

Et moi, je vous dis ceci : Si vous ne savez quoi offrir à vos proches pour Noël, commencez par leur offrir un mot gentil bien senti. Et si vous faites un échange de cadeaux dans votre famille, votre cercle d'amis ou parmi vos collègues, pourquoi ne pas ajouter un mot gentil sur la carte de souhait ? Un simple «Merci pour ta gentillesse, ton sourire, ton soutien, ton engagement, etc.» C'est le plus cadeau qui soit, car il vient du coeur.


mardi 30 septembre 2008

Une flamme de profonde gratitude

Chaque matin, à mon lever, j'entre dans ma bulle en allumant ma chandelle sacrée. Dans l'atmosphère sereine du petit jour, elle me permet de reprendre contact avec l'esprit divin pour trouver l'inspiration du coeur. Ce matin, lorsque j'ai allumé ma chandelle, j'ai consciemment pris contact avec mes amis et mes proches qui ont généreusement répondu à mon appel à l'aide (lire Pour gagner des luttes paru le 3 septembre).

Leçon d'humilité

Demander requiert de l'humilité et recevoir en demande encore plus. On a très peu développé le sens de la réceptivité, par orgueil surtout. La preuve, c'est que la plupart d'entre nous préfèrent donner que recevoir. On n'a pas appris à accepter avec gratitude. Quant à moi, chaque fois que je reçois une offre de soutien, un petit malaise passe dans mon coeur en même temps qu'une grande joie. Je ne sais pas trop comment réagir... c'est bien moi qui ai initié ce mouvement de solidarité pourtant. Comme l'être est complexe parfois !

Embrasser avec gratitude

C'est par la gratitude qu'on traverse le petit malaise ressenti lorsqu'on reçoit. La gratitude du coeur nous fait faire un grand pas en avant et, comme me l'a déjà enseigné mon guide spirituel, elle doit se manifester par un élan du coeur qui enveloppe toute la personne d'une énergie d'amour divin. Quelle belle image !

Il y a bien des façons de dire merci. Ce matin, c'est en esprit et en prière que je rends grâce. En regardant la flamme qui luit devant moi, je me remémore les gestes de bonté et de générosité de chacune des personnes qui se sont avancés pour me tendre la main, chacun à leur façon et à la mesure de leurs moyens. Le geste est aussi valeureux au sens divin.

Je ferme les yeux et je formule une prière de gratitude que je leur adresse personnellement. Je demande qu'ils soient bénis de la grâce de Dieu afin que sur leur chemin, ils obtiennent réponse à leurs propres demandes en plus de la joie, la paix, l'harmonie et l'amour.

Une légèreté qui porte

Ce que ce soutien m'apporte, c'est une confiance en la vie et en l'abondance de l'univers, une légèreté qui me permet de poursuivre allègrement mon combat et surtout le sentiment d'être unie à l'immensité de l'univers par un contact spécial avec l'âme de ces frères et soeurs.

L'autre jour, j'étais à l'épicerie de Mme Thuy, et une fois arrivée à la caisse, j'ai fait le saut. Le total pour 3-4 bouteilles de suppléments vitaminiques et une petite épicerie bio s'élevait à 145$. Le coeur m'arrête toujours devant des montants aussi exorbitants. Mais grâce au soutien reçu, j'ai pu rapidement reprendre mon souffle normal et laisser aller le stress. C'est là que j'ai compris toute la valeur de ces coeurs généreux. Merci mille fois !

Tous unis à la même Source

La vie est une. Le monde est une seule demeure.
Nous sommes tous membres de la même famille.
La création est un tout organique.
Personne n'est indépendant de ce tout.
L'homme fait son propre malheur en se séparant des autres.
Cette séparation est la mort.
La vie éternelle réside dans l'unité.

(Extrait de Dyer, Wayne W., Le Pouvoir de l'intention, éd. J'ai Lu, 2004, p. 177)

Le plus beau cadeau

Que pouvez-vous donner si vous n'avez pas d'argent ?

La meilleure chose à donner
à votre ennemi : le pardon
à un opposant : la tolérance
à un ami : votre coeur
à un enfant : le bon exemple
à votre père : de la déférence
à votre mère : une conduite qui la rendra fière de vous
à vous-même : le respect
à l'humanité : la charité

(idem, p. 174)

Bonne journée !

La Terre est un grand jardin.