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jeudi 19 février 2009

Vous êtes la lumière du monde

En ce lendemain de traitement, mon énergie est affectée par la fièvre qui a tendance à monter en raison d'un médicament en infusion lente pendant 48 heures après le traitement de l'hôpital. Lors de ma dernière séance de traitement, j'ai été confinée au lit à grelotter toute la journée, sans avoir eu la force de prendre une douche ou de manger un repas décent. Juste aller aux toilettes s'avérait un exploit.

Pour contrer ces effets désagréables, j'ai prévu le coup : j'ai tout fait ce que j'avais à faire avant ma visite à l'hôpital, j'ai préparé des repas à l'avance et j'ai demandé à ma nièce et à une amie de venir me visiter à l'heure des repas. Je n'ai donc rien à m'inquiéter pour aujourd'hui.

Quant à cette chronique, je me dépêche à l'écrire pendant que j'ai assez d'énergie pour le faire et je me permets d'emprunter les mots d'un auteur inspirant pour mettre un peu de lumière dans votre journée. Il s'agit de Paul Ferrini, selon ma traduction libre. Alors, voici :

Vous êtes la lumière du monde

"Vous êtes la lumière du monde, mais vous ne le savez pas parce que vous n'avez pas encore regardé assez profondément dans votre coeur. Prenez un moment pour regarder. Prenez un moment pour trouver la lumière qui danse dans la nuit noire à l'intérieur. Voyez ces couleurs éclatantes qui pénètrent les nuages noirs, la main de lumière qui rejoint l'horizon. Avant que vous n'ayez vu la lumière en vous, il vous est impossible de l'apporter au monde."

You Are the Light of the World

You are the light of the world, but you do not know it because you have not looked deeply enough into your own heart. Take a moment to look. Take a moment to find the light that dances in the dark night within. See those deep colors penetrating the black clouds, the hands of light reaching to the horizon. Until you see the light in yourself you cannot bring it to the world.

Briller comme le font les enfants

Marianne Williamson, auteure de nombreux ouvrages inspirants, a écrit ceci dans Un retour à l'amour :
«Notre plus grande peur n’est pas que nous soyons inadéquats. Notre peur la plus profonde est que nous soyons puissants au-delà de ce qui est mesurable. C’est notre lumière, pas notre obscurité, qui nous effraye le plus. Nous nous demandons: "Qui suis-je pour être brillant, merveilleux, talentueux, fabuleux?" En fait, qui êtes-vous pour ne pas l’être? [...] Jouer petit ne sert pas le monde. Se rétrécir devant les autres pour qu’ils ne se sentent pas en insécurité ne fait pas preuve d’une attitude éclairée. Nous sommes tous voués à briller, comme le font les enfants…»


Sur ce, bonne journée !



dimanche 15 février 2009

Prends soin de toi

Combien de fois entendons-nous cette phrase : "Prends soin de toi..." On la reçoit souvent sans trop s'y arrêter et on la lance à notre tour sans vraiment saisir toute la richesse qui s'y cache. Eh bien, ce matin, dans ma lecture inspirante du jour, j'ai rencontré un passage qui en dit long et j'ai eu envie de vous le partager. Alors, voici :
"Définis ta vie pour qu'elle te serve, pour qu'elle te permette des espaces pour des activités que tu aimes faire et des relations qui t'honorent et respectent tes limites. Trouve une façon de prendre soin de ton corps et d'exprimer ta créativité. Vis dans un lieu inspirant. Trouve du temps calme pour te centrer. Marche dans les bois ou sur des rivages de l'océan. Travaille à quelque chose que tu aimes. Sois joyeux. Mange bien. Raffine la qualité de ta vie. Prends soin de toi. Prendre soin de toi est une vocation à temps plein." (Extrait de Paul Ferrini, Le silence du coeur, Réflexions de l'Esprit christique tome 2, éd. Le Dauphin Blanc, 2008, p. 190)

Trouve ta joie

Pour aller un peu plus loin dans notre quête de bonheur, j'ajoute cet extrait qui nous enseigne les chemins de la joie. Sachons d'abord que la joie se trouve dans l'engagement envers le soi... envers soi-même. Voici donc ce qu'il nous faut savoir pour l'atteindre :
"Mets les idées et les opinions des autres de côté et demeure dans ta propre intégrité. Sois entièrement avec tes pensées et tes sentiments. Habite ta vie. Connecte-toi à ta joie. Trouve la source de l'énergie et de la sagesse en toi, et vis ta vie à partir de ce centre.

"Si tu as peur de prendre le temps de le faire, tu ne te connecteras pas à l'énergie de ton propre désir. Tu ne peux t'élancer et prendre ta vie en main si tu passes ton temps à t'excuser ou si tu cherches à obtenir l'approbation des autres.

"Prends le temps de respirer et de te connecter. Prends le temps d'être, trouve ta joie et engage-toi envers elle. Cesse de regarder à l'extérieur..." (idem, pp. 196-197)

La clé : le coeur. Tout ça doit se passer en lien étroit avec le coeur.

Bon dimanche !

mardi 23 décembre 2008

Jour de fièvre et de froid

Au lendemain de ma 10e séance de traitement, la fièvre a repris du service, un peu comme pour les trois dernières fois. Le corps lutte... Je regarde mon thermomètre buccal sans noter de hausse marquée. Pourtant, je suis congelée... Est-ce mon appartement qui est trop mal chauffé en ce jour de grand froid ? Chose certaine, je ne me sens pas trop énergique et je ne pense qu'à aller rejoindre mon gros chat sur le sofa, bien blottie sous une couverture.

La dernière fois que j'ai fait ça, j'ai contribué à faire monter la fièvre jusqu'à un niveau critique et, bien sûr, j'étais toujours frissonnante. Un niveau critique, ça veut dire qu'on doit penser à se rendre à l'urgence de l'hôpital. Je n'en avais vraiment pas envie, alors j'ai pris des moyens pour la faire descendre, malgré la mise en garde des médecins. J'ai pris une chance et ç'a fonctionné. Heureusement ! J'en ai parlé à mon médecin la semaine dernière et il m'a rassurée sur l'opération. Maintenant, je comprends mieux quand je m'expose à un réel danger et quand je peux agir par moi-même. C'est important d'avoir toute l'information.

Hier, 22 décembre, c'était tranquille dans l'aile H au service d'hémato-oncologie. Il faut dire que bien peu de gens souhaitent recevoir un traitement de chimio à quelques jours de Noël. Moi, ça m'arrangeait car mes partys sont surtout la semaine prochaine. J'aurai le temps de me remettre d'ici là si je suis bien sage. Passer Noël tranquille, ce n'est pas la fin du monde pour moi, car dans mon désir d'accueillir les événements avec sérénité, j'essaie de trouver le bon côté des choses. Ainsi, j'en profiterai pour me recueillir dans un univers de paix et d'harmonie intérieure. J'irai m'asseoir dans mon coeur pour accueillir le Seigneur, rencontrer mon essence divine et méditer tranquillement.

J'ai beaucoup de beaux sujets sur ma table de travail pour mes prochaines chroniques. Aujourd'hui, je prends congé (le thermomètre indique maintenant 37,8 degrés Celsius). Demain, je vous raconterai des histoires de 24 décembre. Soyez au rendez-vous.

Bonne journée !

vendredi 14 novembre 2008

Le plus précieux des cadeaux

La période des fêtes nous ramène immanquablement à courir tous les magasins pour trouver l'objet parfait qui saura faire plaisir à ceux qu'on aime. C'est souvent un casse-tête et il arrive qu'on se trompe. Résultat : perte de temps, gaspillage d'argent et déception.

Dans ma chronique d'hier, j'ai abordé la question des cadeaux du coeur. C'est, en effet, une bonne solution, mais ça ne règle pas tout.

Noël sur une île déserte

Voici un petit exercice amusant : Imaginez-vous en compagnie de votre famille et de vos amis sur une île déserte à l'approche de Noël. Que feriez-vous ?
  1. Vous laisseriez passer la fête comme si de rien n'était ?
  2. Vous trouveriez un moyen de célébrer avec les ressources disponibles ?
Si vous optez pour la fête, imaginez le scénario que vous pourriez envisager pour :
  • le repas
  • la célébration (ambiance, rituels, jeux, activités, etc.)
  • les cadeaux (P.S. : Oubliez Wall-Mart; Purolator ne se rend pas sur cette île !)
Comment pourriez-vous témoigner le mieux votre affection à vos proches ?

Un retour vers l'essence du Soi

Les circonstances de cette mise en scène vous forceraient sans doute à faire appel à vos ressources personnelles pour offrir le plus beau cadeau qui soit : VOUS... votre présence, votre amour, votre joie de vivre, etc. Peut-être n'êtes vous pas en mesure, en ce moment, de reconnaître ces trésors qui vous habitent. Fort possible, car la vie qu'on mène, c'est-à-dire la vie qui nous mène de nos jours nous projette trop souvent à l'extérieur de notre essence propre dans un cirque de devoirs et d'obligations, de faux plaisirs et de relations superficielles, de divertissements et de fuites inoffensives, croit-on. Et ce, sans même qu'on en ait vraiment conscience.

Comment ramener plus de conscience dans sa vie ? RESPIRER, tout simplement. Respirer profondément nous force à ralentir le tempo et automatiquement à prendre conscience de notre moment présent. C'est un pas de géant vers une vie plus riche qui correspond davantage à nos désirs profonds.

Reconquérir l'amour de soi

Comment offrir le meilleur de soi-même si on n'a pas d'abord retrouvé l'amour véritable de soi ? Impossible. Voici ce qu'en dit l'auteur Sanaya Roman dans Choisir la joie (éd. Ronan Denniel, 1994, pp. 45-55) :
  • "Cultiver l'amour de soi signifie s'accepter tel que l'on est ici et maintenant."
  • "Une des façons de vous aimer davantage consiste à ne plus vous comparer aux autres."
  • "Cultiver l'amour de soi, c'est se libérer de la culpabilité."
  • "Un des plus grands cadeaux que vous puissiez faire aux autres consiste à vous ouvrir à leur amour."
  • "Les personnes qui s'aiment vraiment sont remplies d'amour, généreuses et attentionnées; elles expriment la confiance qu'elles ont en elles-mêmes par l'humilité, le pardon et leur vision holistique."
  • "S'aimer soi-même implique la foi, la confiance et la croyance en ce que l'on est et dans le désir d'agir."
  • "L'amour de soi vient du coeur; il requiert gentillesse et amour inconditionnel."
  • "L'amour de soi implique le respect du soi ainsi qu'une vie orientée vers le but ultime."
  • "Pour vivre un plus grand amour, soyez prêt à recevoir les cadeaux des autres, qu'il s'agisse d'amour, d'amitié, de soutien."
  • "Uni à ce que vous aimez faire, il n'y a plus de limite à vos possibilités et à ce que vous pouvez transcender."

L'art de cultiver l'amour de soi

Les avenues pour cultiver l'amour de soi sont nombreuses. Aujourd'hui, je vous propose un exercice de cheminement sur l'amour de soi (extrait du même ouvrage, p. 55) :
  1. 1. Comment pouvez-vous savoir si vous pensez ou agissez avec amour à votre égard ?
  2. 2. Comment serait demain, si vous agissiez toujours au travers d'actes d'amour envers vous-même ?
  3. 3. À quoi ressembleraient vos actions si vous vous aimiez vraiment au niveau de votre corps physique, de votre relation d'amour avec votre partenaire, de votre travail et votre carrière ?
  4. 4. Que feriez-vous demain, si vous vous aimiez vraiment, dans votre relation d'amour, dans votre travail, avec votre corps physique ? Énumérez trois actions particulières que vous accompliriez dans chacun de ces trois domaines ?
À partir des réponses obtenues, il ne vous reste qu'à passer à l'action pour activer tout le pouvoir de l'amour qui circule dans vos veines et dans toutes vos cellules. L'amour guérit tout et nous rend lumineux.

Que le lumière divine vous guide !

jeudi 16 octobre 2008

L'air qui entre et qui sort

En ce lendemain de traitement, je me permets de m'appuyer sur des écrits inspirants pour vous livrer ma chronique du jour. En fait, je vous ai promis, dans mon dernier texte, un exercice de respiration consciente.

C'est dans le dernier ouvrage de Guy Corneau, Le meilleur de soi (éd. de l'Homme, 2007, 321 p.), que j'ai tiré l'exercice proposé. L'auteur le met en contexte comme suit : Un jour, il a rencontré un homme qui avait fréquenté les séminaires de Coeur.com (voir http://www.productionscoeur.com/) pendant quelques années. Le dernier atelier auquel il avait participé s'intitulait L'intimité avec soi-même au cours duquel l'auteur parlait d'amour de soi. Pour cet homme, ceci ne voulait absolument rien dire jusqu'au jour où, de façon tout à fait spontanée et inattendue, il a ressenti le sens de cette intimité dans le cadre d'une séance de respiration consciente. Voici comment il relate son expérience pendant une nuit d'insomnie :
"Au lieu de pester en me retournant sans cesse dans mon lit, je me suis vidé la tête, je me suis détendu et je me suis mis à respirer en profondeur, juste pour sentir l'air qui entre et l'air qui sort. C'est là que ça s'est passé. En une fraction de seconde, je me suis mis à ressentir tout mon être. Je me suis mis à être bien. Je suis devenu le témoin de ma propre respiration. D'un seul coup, j'ai compris le sens de l'intimité avec soi-même et je me suis mis à m'aimer et à aimer la vie." (p. 214)


Exercice de respiration consciente

Voici donc l'exercice proposé par l'auteur :
"Dans une position confortable de préférence - assis, couché sur le dos ou sur le côté, prenez contact avec votre respiration. N'essayez pas de respirer grandement ou petitement, ne cherchez pas la meilleure façon de souffler. L'important est plutôt d'aller à votre rythme. Sentez l'air qui entre et qui sort tout doucement. Prenez conscience que c'est la vie qui est là, votre vie.

Jouissez de cette intimité toute personnelle. Accordez-vous ce moment de confort, sans vous laisser solliciter par l'extérieur. Si des émotions surviennent, accueillez-les sans juger et sans tenter de comprendre. Laissez-les passer comme elles sont venues. Restez aussi longtemps que vous le désirez dans ce moment de détente sensorielle, tout en suivant l'inspiration et l'expiration. Votre seul but est de rétablir la connexion avec vous-même. À l'inspiration, imaginez que vous voguez librement dans l'univers qui s'imprime en vous. À l'expiration, vous vous détendez et vous mélangez votre essence à cet univers infini. Vous ne faites qu'un avec lui.

Une fois le courant bien établi, prenez le temps de reprendre le fil de votre journée, sans perdre le contact avec votre respiration, qui se trouve être votre lien avec votre corps, avec votre essence créatrice et avec la vie en vous. Si vous perdez ce contact, vous pouvez y revenir plusieurs fois par heure, ou même par minute, en prenant à nouveau conscience de votre souffle." (p. 215)

L'auteur ajoute, pour insister sur l'importante de la respiration consciente : "Lorsqu'on respire consciemment, on a l'impression de communier avec la vie et de s'unir à son immensité. C'est comme si l'univers était en soi et qu'on y participait très intimement."

Je reviendrai sans doute sur le sujet, car il y a tant à dire. Mais pour l'instant, je vais vous laisser respirer doucement...

Bonne journée !

vendredi 19 septembre 2008

Histoires d'un petit vendredi

Ce matin, j'ai envie de vous offrir quelques petites histoires légères pour bien terminer la semaine.

S.O.S. Mouffette

Très tôt hier matin, j'avais rendez-vous avec mon ostéopathe. Faisant mon entrée dans le stationnement encore vide de la Maison de l'ostéopathie située à Outremont, j'aperçois, gisant inerte au beau milieu de l'entrée, un bébé mouffette. Curieusement, l'odeur n'était pas trop forte; disons que l'air était respirable malgré le récent décès de la bête. Faut dire qu'elle n'avait pas été écrabouillée, comme on les voit en bordure des autoroutes. Non, elle semblait en fait dormir paisiblement couchée sur le côté.

En observant les passants examiner l'animal, et même certains faire un détour pour l'éviter, on pouvait croire qu'un doute persistait quant à son état de vitalité. Mais les mouffettes ne voyagent pas le jour. Elles restent cachées jusqu'au soir venu. Alors, que lui était-il arrivé, à cette pauvre petite ? Avait-elle été soudainement frappée d'une crise cardiaque en traversant l'entrée du stationnement ? Sa mère l'avait-elle abandonnée et condamnée à mourir de faim ? Nul ne le saura jamais. Une bien triste histoire.

L'autre volet de cette histoire, c'est qu'il fallait la bouger de là avant que quelqu'un, un chauffeur borgne ou mal enligné, ne lui passe sur le corps, parce que là, ça allait puer vrai ! En entrant dans la maison, je m'adresse à l'une des professionnelles qui se trouve à la réception pour l'informer de ce que je savais. Évidemment, pas question qu'elle s'en mêle. Elle monte donc voir son collègue, mon thérapeute, pour chercher de l'aide. Lui non plus ne veut pas manipuler la bête, ça pourrait ruiner sa journée si, par maladresse, il la brassait un peu trop... La puanteur le suivrait partout et longtemps !

Finalement, ne trouvant pas de moyens simples de régler le problème dans l'immédiat, on décida de contacter la ville afin que les cols bleus se chargent de venir récupérer le corps. À ma sortie, une heure plus tard, elle était déjà disparue.

Repose en paix, petite mouffette !!!

Un nid douillet au sommet

Hier après-midi, profitant d'une météo irréprochable bien qu'un peu fraîche, je pars faire une balade à pied dans mon parc préféré au bord de la rivière. À mon arrivée, je m'installe sur une grosse roche pour me faire chauffer un peu par un soleil déjà bas en cette fin d'après-midi automnale. Je sens la chaleur pénétrer mon corps et stimuler la vie qui circule dans toutes mes cellules et je remercie la Vie de toutes ses bontés.

Puis, marchant tranquillement autour du parc, j'entends un bruissement de feuilles haut dans un arbre. Je m'arrête pour tenter de découvrir qui se cache là... un écureuil qui travaille consciencieusement à l'aménagement d'un beau gros nid douillet. Il sait, lui, que la fraîcheur de l'automne annonce l'arrivée prochaine de l'hiver. Il aura donc besoin de se protéger des grands froids et sa prévoyance me ramène à nous, humains... Sommes-nous toujours prêts à faire face aux grands froids, quels qu'ils soient, qui balayent occasionnellement nos vies et qui nous ramènent souvent à l'essentiel ?

Je lisais justement ce matin, une phrase toute simple qui disait que c'est souvent lorsqu'on en a assez de la solitude (se sentant séparé du Grand Tout) et de la douleur (victime des caprices de l'ego) qu'on cherche à rentrer à la maison (se rebrancher à la Source spirituelle de notre être). Comme c'est vrai ! Eh bien, il est dit dans cette petite phrase que Dieu est toujours à la maison, comme nos mères lorsqu'on revenait de l'école étant jeune. Il est TOUJOURS là... et il nous attend. Une simple pensée empreinte de foi nous y ramène.

Rentrer à la maison

Le Dr Wayne W. Dyer, auteur du Pouvoir de l'intention (éd. J'ai Lu, 2004) dont je vous ai parlé dans mes récentes chroniques traitant de cet ouvrage (les 11 et 12 septembre derniers), nous fait part d'une observation qu'il a affichée dans la chambre de ses enfants sur la présence de Dieu dans nos vies. La voici (p. 125) :

Bonjour,
Ici Dieu.
Je m'occuperai de tous vos problèmes aujourd'hui.
Je n'ai pas besoin de votre aide,
Alors passez une miraculeuse journée.

Rentrer à la maison, c'est un peu ça : croire avec humilité et foi que mon lien divin avec le Créateur de toute chose me procure protection et abondance. Que Dieu sait ce dont j'ai besoin et qu'il s'en charge. Je n'ai qu'à m'abandonner à son intention. Vous avouerez que c'est souvent là que ça bloque... s'abandonner. "Ben voyons, qu'est-ce qui va m'arriver ? Des fois que sa volonté ne correspondait pas à la mienne ?" Toutes des questions qui ont alimenté ma longue résistance à la vie et qui ont nourri mes peurs et mes angoisses. J'avais vraiment besoin de développer ma confiance en moi et en la vie.

Dans un autre livre (Joël S. Goldsmith, L'Art de la guérison spirituelle, éd. Astra, 1997), j'ai souvent relu un passage qui nous rappelle que Dieu est toujours là pour nous (je me demandais si je vous l'avais déjà servi, mais je ne crois pas). Le voici :

"Le Père connaît mes besoins, et je me tiens en ce lieu en position de témoin, non pas en priant pour des occasions bonnes de se révéler demain, mais en étant assis tranquillement dans cette atmosphère de l'Âme, et en regardant les occasions bonnes venir à moi. De même que les rivières coulent vers la mer, obéissant en cela à quelque loi de Dieu, normale, naturelle pour elles, qui est de se mélanger à la mer et de nourrir ses vastes étendues, ainsi il est normal, naturel, que la grâce de Dieu vienne en moi pour me nourrir. Cette grâce était jusqu'ici retenue par mes désirs, mes peurs, mes doutes et ma croyance en un Dieu séparé et distinct de mon être, qui ainsi ne connaissait pas mes besoins. Maintenant, je suis libéré de toute inquiétude, de toute préoccupation, et je suis témoin de la bonté infinie de Dieu." (p. 260)

Une merveilleuse méditation à faire chaque fois qu'on a envie de rentrer à la maison pour trouver la chaleur réconfortante des bras de notre maman...

Bon weekend !



La rivière St-François, Ascot Corner en Estrie

vendredi 5 septembre 2008

Une belle rencontre avec soi et les autres

Ce matin, je prends congé... C'est vendredi et il semble que mon inspiration ait déjà pris la clé des champs. Mais je ne voulais pas vous laisser sans rien, au cas où vous auriez envie de prendre un temps pour vous rencontrer durant le weekend qui vient. J'ai mis la main sur un petit guide d'intériorité signé Jean Desclos.


Repères pour le Q.I. (Quotient d'intériorité...)


  1. Prendre le temps, en être maître. Mettre du Temps dans son temps. Il y a un temps pour semer, un temps pour récolter, et le temps du jardinier qui sait patienter.

  2. Se brancher sur les valeurs fondamentales de sa vie, sur les attitudes et comportements qui apparaissent porteurs d'enthousiasme, emballants, mobilisants.

  3. Trouver sens et plaisir à travailler. Non pas seulement faire ce qu'on aime, mais aimer ce que l'on fait.

  4. Ne pas se contenter de travailler parce qu'il le faut bien, comme un robot efficace, en perdant contact avec son projet de vie.

  5. Améliorer son environnement et son rapport à l'environnement, son milieu. S'y glisser en comprenant la différence entre le nécessaire et le libre, les conditionnements sur lesquels on n'a aucun pouvoir et les réalités qu'on peut changer. Comprendre les influences qui s'exercent dans un groupe de travail, les dynamiques et les interactions dans une équipe.

  6. Raffiner sa vision des choses, des personnes, du monde. Lire par en dedans, avec un regard sur son intérieur et sur l'intérieur des autres. Insight. Se préoccuper de sa santé spirituelle. Se discipliner à une certaine intériorité, à être bien en soi et avec soi, en s'acceptant avec ses propres limites. Goûter le bonheur d'être, simplement.

  7. Discipliner le silence, même au coeur du bruit...

  8. Cultiver des relations en réciprocité d'enrichissement spirituel. L'autre est une chance. Ne pas craindre d'être vrai dans ses émotions, ouvert, solidaire.

  9. Vivre au ralenti, intensément, en accordant toute la place à l'inutile essentiel.

  10. Vivre détaché et confiant. À chaque problème, il y a une solution.

  11. S'ouvrir à un Absolu, à la Transcendance, celle qui est en soi. Notre dignité nous déborde, nous dépasse. Faire contact avec son Dieu. Se laisser aimer, se laisser envelopper par la Bonté. Goûter le bonheur d'être bon, tout simplement.

  12. Accueillir la souffrance comme une occasion de croissance et d'ouverture du coeur.
Sur ce, bon weekend ! Et passez du bon temps avec ceux que vous aimez. Célébrez la vie !

jeudi 7 août 2008

La découverte de l'espace intérieur

(Cette chronique fait suite à celle d'hier, Le cosmos intérieur !)

On définit l'espace intérieur comme étant l'Être sans forme qui constitue l'essence même de qui nous sommes. L'auteur Eckhart Tolle, lui, dit : "En fait, l'espace vide est la vie dans sa plénitude, la Source non manifeste à partir de laquelle toute manifestation émerge. Le terme que l'on emploie traditionnellement pour décrire cette source, c'est Dieu." (Nouvelle Terre, l'avènement de la conscience humaine, éd. Ariane, 2005, p. 212)

Pourquoi chercher à le découvrir ? Tout simplement parce que "c'est à partir de l'espace intérieur, de la conscience non conditionnée elle-même, qu'émane le véritable bonheur, la joie de l'Être." (idem, p. 200) Ça semble simple, finalement !... C'est simple, en effet, lorsqu'on a réussi à prendre conscience et à s'affranchir le moindrement de l'ego (et du corps de souffrance qui s'y rattache), cette partie de nous qui prend souvent beaucoup trop de place. Un peu de "débroussaillage" est donc nécessaire avant d'accéder à l'espace intérieur.

Ainsi, dans son dernier ouvrage d'éveil spirituel (Nouvelle Terre), l'auteur présente d'abord les notions liées à l'ego avant de pouvoir entrer au coeur du sujet de l'espace intérieur. C'est que l'ego et le corps de souffrance sont si présents dans nos vies mouvementées qu'on en arrive à se définir à partir de ce qu'ils présentent. De plus, ils laissent très peu de place à la dimension spirituelle qui, elle, se manifeste dans le silence, la quiétude et dans l'immobilité.

L'ego et le corps de souffrance

Brièvement, je présenterais l'ego comme un côté de nous existant surtout à travers le mental et qui se nourrit des perceptions que nous entretenons sur les différents aspects de la vie, soit ce qu'on en pense (et non ce qui est). L'ego se manifeste principalement dans le monde physique et matériel : le paraître, ce que je possède, là où j'habite, le poste que j'occupe, qui je connais, etc. À cet effet, l'auteur tient à préciser qu'il n'y a pas de problème à posséder des choses ou à prendre soin de son apparence. Le problème réside surtout dans le fait de s'identifier personnellement à ces aspects extérieurs à notre Être véritable. Car lorsqu'on attribue sa valeur personnelle à ces dimensions extérieures, c'est toujours à recommencer, car toutes ces choses sont éphémères. L'ego doit donc travailler constamment à sa survie en prenant le contrôle de nos pensées, de nos actions, de notre vie.
"Quand vous vivez par le truchement du moi créé par le mental fait de pensées et d'émotions qu'est l'ego, le fondement de votre identité est précaire parce que de par leur nature, les pensées et les émotions sont éphémères. C'est ce qui fait que chaque ego se bat continuellement pour survivre et qu'il essaie de se protéger et de se renforcer." (idem, p. 50)


Quant au corps de souffrance, nous en avons tous un à divers degré; il s'est formé au fil des années à partir de notre vécu, de nos blessures de toutes sortes, etc. Il est représenté par une entité séparée de soi qui nous habite et qui, lorsqu'il est activé, peut nous faire perdre le contact conscient avec la réalité. Le corps de souffrance est alimenté par les mêmes pensées que nous rebrassons constamment au sujet d'événements douloureux survenus dans le passé, ou encore par la perception négative que nous nous faisons d'une personne ou d'un détail qu'on peut facilement transformer en montagne. L'auteur décrit bien le phénomène :
"La voix dans la tête raconte une histoire à laquelle le corps croit et réagit. Ces réactions sont les émotions. À leur tour, les émotions alimentent en énergie les pensées qui ont en premier lieu engendré l'émotion. Tel est le cercle vicieux des pensées et des émotions non conscientisées, cercle vicieux qui génère la pensée émotionnelle et les mélodrames émotionnels." (idem, p. 112)


Vers la liberté

Comment échapper à ces deux grugeurs d'énergie et de joie ? Plusieurs moyens nous sont proposés, mais une seule avenue mène à la liberté : LA CONSCIENCE. À cela s'ajoute LE MOMENT PRÉSENT, car l'ego se dissout devant la conscience et il ne peut vivre dans le moment présent, car il a besoin du passé et du futur pour se nourrir d'histoires d'horreur. Et le moment présent, c'est la vie elle-même.
"La cause première du malheur n'est jamais la situation, mais toujours les pensées qui concernent celle-ci. Soyez donc conscient des pensées qui vous viennent et dissociez-les de la situation qui est toujours neutre, qui est toujours telle qu'elle est." (idem, p. 80)

Comment devenir plus conscient ? Il est, pour la plupart d'entre nous, très difficile d'arrêter le flot de pensées qui inondent constamment notre esprit. On dit que les pensées voyagent dans notre cerveau au rythme de 60 000 par jour. Ouf ! Méchant contrat d'essayer de les arrêter! Plutôt que de tenter l'impossible, vaut mieux les laisser couler comme l'eau d'une rivière sans s'y attarder. Et comment y arriver ? Un bon moyen est de se concentrer sur sa respiration qui se produit sans notre intervention volontaire, ce qui nous permet de nous libérer du mental le temps qu'il faut pour retrouver la présence.

"Une fois que vous avez atteint un certain niveau de conscience, c'est-à-dire un certain niveau de Présence à ce qui est, vous avez la capacité de décider quel genre de relation vous voulez entretenir avec le moment présent. (...) La décision de faire du moment présent un ami signe la fin de l'ego." (idem, pp. 170-171)

Une autre façon de se libérer des griffes de l'ego, c'est le lâcher prise, c'est-à-dire cesser de résister aux événements qui se produisent dans notre vie et faire un avec eux. Ceci est possible par le biais du non-jugement et du non-attachement. Ces derniers, associés à la non-résistance, constituent les trois aspects fondamentaux de la liberté véritable et de l'illumination authentique, selon l'auteur. (p. 190) Il ajoute : "Une fois que vous constatez et acceptez la nature transitoire de toutes les choses, ainsi que l'inévitable changement, vous pouvez apprécier les plaisirs de la vie pendant qu'ils durent, sans peur ni anxiété." (p. 191)

Bonjour la paix !

Plus j'avance dans le sujet, plus je découvre des choses importantes à dire... et plus je me dis que si ce cheminement vous interpelle vraiment, vous voudrez recevoir tout l'enseignement directement de l'auteur et non que des bribes par un intermédiaire. Je choisis donc de m'interrompre ici pour conclure avec la notion de paix, car le but de tout ça est de retrouver la paix profonde. Je laisse, à nouveau, la parole à M. Tolle :

"Quand vous n'êtes plus totalement identifié aux formes, la conscience (qui vous êtes) se trouve libérée de son emprisonnement par la forme. Et cette libération se traduit par l'ouverture à l'espace intérieur, qui se caractérise par une quiétude, une paix subtile et profonde, même quand vous êtes confronté à des situations apparemment difficiles. (...) Et de cet espace émane une paix qui n'est pas de ce monde, puisque ce monde est celui de la forme et que la paix est espace. Cette paix est la paix de Dieu." (idem, p. 191)

Allez en paix !

P.S. : Si vous désirez entendre Eckhart Tolle sur le sujet, je vous invite à visiter le site internet d'Oprah à l'adresse suivante : http://www.oprah.com/ . Vous suivrez les indications pour "A New Earth" dans la section "Oprah's Book Club" et vous serez en mesure de visionner et de télécharger les 10 leçons du webinar qui a eu lieu ce printemps et dont je vous ai parlé dans ma chronique du 19 mars : "Ça va mal dans le monde". De plus, des outils de travail nous sont offerts, dont plusieurs méditations à pratiquer. (C'est en anglais.)

mercredi 6 août 2008

Le cosmos intérieur !

Le cosmos, quel grand mystère ! Si vaste, infini pour ainsi dire, comment se sentir uni et partie prenante de cette dimension si peu connue de l'univers ? (Relire La grandeur de la vie, paru le 16 mai dernier, où j'aborde le sujet en présentant des données concrètes et des pistes de réflexion.)

Trop grand pour moi

Pendant très longtemps, je ne m'y attardais pas et ce n'était pas par manque d'intérêt. Je ne voyais pas ce que ça pouvait changer dans ma vie. Je préférais laisser ça aux scientifiques et aux maniaques d'astronomie. Bien sûr, le ciel me fascinait avec les spectacles qu'il pouvait offrir, de jour comme de nuit, avec ses éclipses, ses étoiles filantes, ses trop rares aurores boréales, sans oublier ses levers et ses couchers de soleil, ses pleines lunes et ses gros nuages de ouate. J'ai souvent marché le nez en l'air pour en admirer toutes les beautés. Mais au-delà de ce que je pouvais voir avec mes yeux, tout m'échappait. C'était au temps où je cherchais à avoir du pouvoir sur tous les aspects de ma vie, par insécurité, sans doute. Alors, lorsque j 'arrivais dans un domaine qui ne pouvait tomber dans mes sphères de contrôle, je le niais tout simplement. Ça n'existait pas. Point.

Néanmoins, l'espace me fascinait et m'effrayait en même temps. Quels secrets cachait-il ? Comment "expliquer" l'infinité de son étendue ? Pourquoi cherchait-on à savoir s'il y avait de la vie sous d'autres formes ailleurs ? Et nous dans tout ça ? Quelle place y occupe-t-on ? Tant de questions demeurées sans réponses. "Tant qu'à ne pas avoir de réponses, me disais-je, vaut mieux ne pas chercher..." Défaitiste au possible comme philosophie, ne trouvez-vous pas ? En effet. Aujourd'hui, je comprends mieux d'où vient cette approche... du côté de soi dirigé par le mental (l'ego) qui a besoin de tout contrôler pour survivre. Mais j'y reviendrai.

Le cosmos comme un miroir

Un jour, j'ai fait la connaissance d'un passionné d'astronomie (Lire La puissance d'un rêve, publié le 19 mai sur ce blogue) qui m'a initiée à cette dimension impénétrable aux effluves de sacré. Pour lui qui se disait peu croyant (en matière religieuse), le cosmos savait nourrir une bonne part de spiritualité en lui. Ensemble, nous échangions sur nos croyances respectives, moi, en termes spirituels, et lui, en langage cosmique, et étrangement, nos idées se rejoignaient dans leur essence.

Puis, quand il m'a fait, à l'aide d'une grande affiche illustrée, une petite démonstration de l'espace connu par la science à ce jour, il s'est produit un grand déclic dans mon esprit. En prenant conscience de la vastitude de l'univers, je "comprenais" deux grands mystères à la base de la croyance chrétienne : l'infinité et l'éternité. C'est là que j'ai commencé à faire des liens avec mon cheminement spirituel. L'espace dans son immensité me reliait directement à mon cosmos intérieur et me reflétait l'immensité de mon Être dans sa dimension spirituelle.

La conscience : une porte ouverte

Au cours des dernières semaines et mois, mes lectures m'ont permis de plonger dans cet univers intérieur aussi complexe que merveilleux. En fait, je comprends qu'il est complexe parce qu'on essaie sans cesse de se l'expliquer mentalement... ce qui est impossible. Par ailleurs, lorsqu'on se laisse aller à l'exploration avec comme guide l'âme et le coeur, c'est tout simple. (Plus facile à dire qu'à faire, croyez-moi ! C'est une pratique que j'ai à faire et j'ai souvent du mal à lâcher prise... à laisser faire le coeur qui sait.) Enfin.

Dans son plus récent ouvrage (Nouvelle Terre, l'avènement de la conscience humaine, éd. Ariane, 2005), Eckhart Tolle nous ouvre toute grande la porte de notre monde intérieur grâce à ses enseignements plein de sagesse. La clé du trésor : la conscience.
Dans ma prochaine chronique, j'aborderai les notions présentées dans ce livre captivant. En attendant, je vous laisse avec ces quelques pistes de réflexion :

"La conscience humaine collective et la vie sur notre planète sont intrinsèquement liées. Le nouveau paradis, c'est l'avènement d'un état de conscience humaine transformée, la nouvelle Terre en étant le reflet dans le monde physique." (Eckhart Tolle, Nouvelle Terre, p. v)

"La Terre est plus belle que le paradis."
Khaled al-Berry

"La nature, c'est la partie visible du jardin de Dieu."
Gandhi

"On croit que l’homme est libre… On ne voit pas la corde qui le rattache au puits, qui le rattache, comme un cordon ombilical, au ventre de la Terre."
Antoine de Saint-Exupéry
Extrait de Terre des hommes