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vendredi 23 octobre 2009

Belles "Madames" bénies

Vous vouliez des nouvelles de ma sortie au resto avec mes amies ? Voici un beau récit d'une authenticité des plus touchantes.

(Écrit le 22 octobre à 21h30, juste avant d'aller au lit)

J'ai reçu un cadeau extraordinaire aujourd'hui de deux belles madames qui voulaient me faire plaisir. Ce sont deux grandes amies venues de Montréal pour me sortir de mon univers triste et changer d'air l'histoire de quelques heures. Nous sommes allées luncher ensemble dans un bon restaurant de Sherbrooke, comme il nous arrivait de le faire alors que mes activités étaient encore concentrées à Montréal.

Nous avons pris un excellent repas accompagné d'un bon vin et le ton était parfait : une réunion de trois coeurs ouverts à l'amitié sincère et à l'émotion profonde. Bien sûr, nous avons discuté du défi énorme que je traverse présentement, sans oublier la longue lutte que j'ai livrée jusqu'à ce jour pour rester en vie. Puis, inévitablement, les yeux se sont mouillés dans un débordement soudain d'émotion lorsque j'ai répété avec force et conviction : " JE VEUX VIVRE !"

Je n'ai pas peur de la mort, car je sais que la vie se poursuit après, mais je préférerais VIVRE pour pouvoir réaliser tous les projets qui attendent toujours sur ma table de travail.

À voir les yeux humides devant moi, je savais que le contact d'âme à âme était fait. Nous sommes des soeurs d'âme depuis au moins 15 ans déjà et ça fait tellement de bien de se savoir entourée et soutenue par de telles amitiés. Jamais je ne trouverai les mots pour rendre grâce à Dieu de m'offrir de si beaux cadeaux de vie.

Mille fois merci !

Avant de fermer les yeux pour la nuit sur ces souvenirs impérissables, je vous redis, chères Claudette et Jessica, mille fois merci pour cette journée de plein soleil. Je vous aime profondément. Que Dieu vous bénisse ainsi que votre famille.

Mot de sagesse

Sur le mandala affiché sur mon tableau au pied de mon lit et que nous avons regardé ensemble, on peut lire :

La joie, un antidote

La joie produit des petites bulles qui transportent des messages de régénérescence aux cellules. Chaque fois que nous émettons des pensées joyeuses, que nous faisons des gestes harmonieux, nous contribuons à améliorer notre santé, car la joie renforce le système immunitaire.

Je cultive ma joie lorsque je prends soin de mes petits bobos de coeur et de corps et quand j'assume les différents aspects de ma vie. Lorsque je fais rire mon coeur, je guéris mon corps.

jeudi 22 octobre 2009

Aujourd'hui, je sors

Juste un mot pour vous dire que je ne vous ai pas oubliés au sujet de mon message de samedi dernier laissé inachevé, intitulé Laisse Dieu décider. Je veux prendre le temps qu'il faut pour exprimer mes idées sans escamoter certains bouts.

Aujourd'hui est une journée bien spéciale, car je sors dîner à l'extérieur avec deux amies de Montréal, Claudette et Jessica, qui feront l'aller retour pour venir me voir en cette journée grise de la fin d'octobre.

Je viens d'allumer sur un point : elles m'ont dit qu'elles viendraient dans l'auto deux places de Jessica... Oups ! Et moi, je vais m'asseoir où ? Lorsque je les ai téléphonées ce matin juste avant leur départ pour signaler le problème que j'y voyais, elles m'ont ramenée à ma place : "Cesse de gérer, Germaine. On va t'organiser ça ! " C'est assez clair, ça !

À moi, par contre, de trouver un bon resto dans les environs pour les accueillir convenablement tout en respectant mon régime stricte de post-subocclusion. Avec l'aide des infirmières, j'ai déjà pu faire une courte liste de restos dans les environs où il fera bon s'y retrouver pour déguster des plats extraordinaires (pas difficile, comparés aux menus de l'hôpital) et rire en bonne compagnie. Je vous tiendrai au courant.

Bon, je dois vite me préparer avant leur arrivée : douche, habillement, etc.

Sur ce, je vous envoie tout plein de soleil et de magie pour une journée des plus magnifiques. Et je suis de tout coeur avec vous.

Bonne journée !

P.S. : Comme vous pouvez le constater, je vais beaucoup mieux et mon état s'améliore de jour en jour. Je suis convaincue que toutes vos prières et vos bonnes pensées y font pour beaucoup. Mille mercis de votre soutien si précieux.

mercredi 2 septembre 2009

Le pouvoir qui nous habite

Je vous ai promis une reprise d'écriture avec l'arrivée de septembre. Eh bien, je ne sais pas si je serai en mesure de livrer des chroniques aussi régulières que je le souhaiterais, car je n'ai pas encore terminé mon installation, mais j'ai envie de venir vous jaser plus souvent. Je vais donc y aller avec l'inspiration du moment.

Limites humaines

Récemment, je revenais d'un de mes nombreux voyages à Montréal, car j'ai encore beaucoup à faire dans la grande ville, et je réfléchissais aux événements des dernières semaines qui m'ont forcée à déployer une énergie insoupçonnée pour retrouver mon équilibre de vie et mon harmonie intérieure. Et je pensais à mon médecin qui, en avril dernier, était tout démoralisé en m'annonçant que nous avions atteint une phase de non-retour, en quelque sorte. Que tout ce qu'il avait à me proposer était un médicament alternatif qui ralentirait la progression de la maladie, mais qui ne me sauverait pas. (Donc, que nous entrions dans une étape palliative...)

Vous vous souvenez ? C'est moi qui a dû lui remonter le moral !!! (Lire Et le lendemain, quoi ? paru le 28 avril dernier) En fait, en juin, juste avant de partir pour la Côte d'Azur, je lui ai demandé une transfusion sanguine pour me permettre de reprendre des forces puisque j'étais en anémie sévère. Il a accédé à ma demande sans hésitation, car je comprenais qu'il désirait que je vive le plus de beaux moments possibles avant de quitter ce monde... Et quand je l'ai informé qu'en plus, j'étais en plein déménagement, il a sourcillé. Depuis, je ne l'ai pas encore revu en raison des vacances estivales, mais il ne se doute certainement pas que j'ai, en fait, dû déménager deux fois de plus au cours de l'été.
Alors, sur l'autoroute 10 entre Montréal et Sherbrooke, je me voyais dans tout ce branle-bas de combat et je me disais que tout ça était surréaliste. Le docteur s'est trompé, ça c'est plus que certain, car personne ne pourrait s'imaginer que "mes jours sont comptés" à me voir aller. Et je me félicite doublement de ne pas l'avoir écouté lorsqu'il me suggérait subtilement de me préparer à partir. Si je l'avais cru, qu'est-ce que j'aurais fait ?
Premièrement, je n'aurais certainement pas quitté mon logement à Montréal. Ou peut-être que j'aurais quitté mon logement, tout vendu et serais allée me réfugier chez mes parents en attendant le grand jour... Qui sait ?

L'incroyable force de la vie

Ces jours-ci, je suis complètement habitée par la pensée que la vie est plus forte que tout. Et, comme par hasard, aujourd'hui je reçois un message inspirant qui a pour thème : la force en dedans. C'est Marianne Williamson, auteure spirituelle bien connue, qui en parle en ces mots : "Vous avez deux choix : vous pouvez laisser le même pouvoir qui régit l'univers et ses planètes et ses étoiles, ce pouvoir qui transforme les embryons en bébés, guider votre vie, ou vous pouvez le faire vous-mêmes. C'est votre choix."

Elle se réfère à une citation de Ralph Waldo Emerson qui dit : "Ce qui compose notre passé et ce qui s'annonce pour notre futur sont des sujets bien insignifiants comparés à ce qui se trouve présentement en dedans de nous." (traduction libre de "What lies behind us and what lies before us are tiny matters compared to what lies within us.")

Pendant que l'on se préoccupe des événements du passé et que l'on s'inquiète de possibilités futures, il nous est impossible d'entrer en contact avec le véritable pouvoir qui nous habite, ce pouvoir qui garde les planètes en équilibre dans notre système solaire. Dans Un cours en miracles, souvent évoqué par Mme Williamson, on nous apprend à prendre conscience que le passé n'existe plus, il ne peut donc plus nous affecter et de placer le futur dans les mains de Dieu. Elle ajoute que peu importe ce qui s'est produit dans le passé, lorsqu'on est en mesure de reconnaître notre responsabilité et de faire amende honorable, d'apprendre de nos erreurs et de grandir à travers les épreuves, nous avons alors accès au pouvoir de nouveaux commencements dans le présent, grâce notamment au pouvoir de la compassion et du pardon. J'y crois profondément.

Bien vivante

En conclusion de cette chronique, je déclare que je suis bien vivante et plus près que jamais de la guérison, peu importe ce que le médecin en pense. Vous verrez...

Je vous invite à méditer sur ce pouvoir qui vous habite. Imaginez-vous tout un univers à l'intérieur, voyez l'immensité du cosmos qui suit la loi de la vie et qui se porte très bien. Vous serez très certainement rassurés sur le pouvoir infini de la Vie.


dimanche 15 février 2009

Prends soin de toi

Combien de fois entendons-nous cette phrase : "Prends soin de toi..." On la reçoit souvent sans trop s'y arrêter et on la lance à notre tour sans vraiment saisir toute la richesse qui s'y cache. Eh bien, ce matin, dans ma lecture inspirante du jour, j'ai rencontré un passage qui en dit long et j'ai eu envie de vous le partager. Alors, voici :
"Définis ta vie pour qu'elle te serve, pour qu'elle te permette des espaces pour des activités que tu aimes faire et des relations qui t'honorent et respectent tes limites. Trouve une façon de prendre soin de ton corps et d'exprimer ta créativité. Vis dans un lieu inspirant. Trouve du temps calme pour te centrer. Marche dans les bois ou sur des rivages de l'océan. Travaille à quelque chose que tu aimes. Sois joyeux. Mange bien. Raffine la qualité de ta vie. Prends soin de toi. Prendre soin de toi est une vocation à temps plein." (Extrait de Paul Ferrini, Le silence du coeur, Réflexions de l'Esprit christique tome 2, éd. Le Dauphin Blanc, 2008, p. 190)

Trouve ta joie

Pour aller un peu plus loin dans notre quête de bonheur, j'ajoute cet extrait qui nous enseigne les chemins de la joie. Sachons d'abord que la joie se trouve dans l'engagement envers le soi... envers soi-même. Voici donc ce qu'il nous faut savoir pour l'atteindre :
"Mets les idées et les opinions des autres de côté et demeure dans ta propre intégrité. Sois entièrement avec tes pensées et tes sentiments. Habite ta vie. Connecte-toi à ta joie. Trouve la source de l'énergie et de la sagesse en toi, et vis ta vie à partir de ce centre.

"Si tu as peur de prendre le temps de le faire, tu ne te connecteras pas à l'énergie de ton propre désir. Tu ne peux t'élancer et prendre ta vie en main si tu passes ton temps à t'excuser ou si tu cherches à obtenir l'approbation des autres.

"Prends le temps de respirer et de te connecter. Prends le temps d'être, trouve ta joie et engage-toi envers elle. Cesse de regarder à l'extérieur..." (idem, pp. 196-197)

La clé : le coeur. Tout ça doit se passer en lien étroit avec le coeur.

Bon dimanche !

jeudi 5 février 2009

Qu'est-ce que ton coeur te dit ?

Nous nous retrouvons parfois face à des situations qui posent dilemme ou qui nous laissent perplexe, démuni même face à la direction à suivre. Comme on voudrait avoir une boule de cristal pour y lire notre avenir ! Qui répondrait aux questions qui, quoi, quand, comment et surtout pourquoi.

Certains se tourneront vers des clairvoyants -- ça m'est arrivé d'aller les consulter sans toujours trouver satisfaction. C'est que les vrais réponses se trouvent au fond de notre coeur. Le problème, c'est qu'on a perdu le chemin pour s'y rendre ou qu'on n'a pas appris à l'écouter. Disons que ces messages sont souvent très subtils et qu'il est nécessaire de faire silence et d'abandonner nos propres réponses, celles qu'on souhaiterait trouver, pour les entendre.

Voici quelques-unes des expériences que j'ai vécues dans la quête de ma vérité intérieure :

"Ce n'est pas lui."

Dans ma jeune vingtaine, je fréquentais un garçon depuis quelques mois quand le doute s'est installé dans mon coeur : Est-ce le bon ? J'étais soucieuse de trouver une réponse rapidement, car je ne voulais pas lui causer trop de peine en laissant traîner les choses. Un soir en me couchant, j'ai demandé d'être éclairée sur le sujet. À mon lever, j'ai pris la peine de m'asseoir quelques minutes au bord de mon lit pour attendre la réponse. Comme elle ne venait pas, j'ai commencé à me préparer pour aller travailler, un peu déçue, disons-le.

En route vers le travail, je roulais seule en voiture lorsque, en empruntant la sortie de l'autoroute menant à mon bureau, j'ai entendu une voix très claire, comme si quelqu'un était assis à mes côtés : "Josée, tu sais que tu ne l'aimes pas vraiment dans ton coeur. Tu serais mieux de le laisser pour lui éviter des blessures plus grandes plus tard." C'était tellement clair comme indication que je me suis retournée pour regarder qui était à mes côtés. Personne.

Par manque de courage, je n'ai pas suivi les directives reçues. Pas tout de suite, en tout cas. Quelque temps plus tard, j'ai voulu obtenir une confirmation. J'ai donc posé ma question à nouveau, mais aucune réponse n'est venue... J'avais compris que tout avait été dit et qu'il n'en tenait qu'à moi de prendre les actions nécessaires pour mettre fin à cette relation sans issue.

"Ça va aller."

L'été dernier, je me trouvais dans le pitt de sable derrière chez mes parents pour me recueillir. C'est un endroit merveilleux pour reprendre contact avec la grandeur de la vie, car on s'y trouve au milieu d'une grande étendue de nature qui reprend vie (le pitt est fermé depuis 20 ans et la végétation y reprend sa place tranquillement) et la vue au loin est magnifique avec le mont Orford en arrière plan. De temps en temps, on y rencontre des chevreuils qui broutent tranquillement.

Je venais d'apprendre une troisième récidive de la maladie que je combats avec tant d'efforts depuis septembre 2005. J'étais un peu découragée, il faut bien le dire. Puis, en regardant au loin, j'ai prié Dieu de me dire ce qui allait advenir de moi... Dans mon esprit, une brise aussi légère que soudaine a soufflé trois mots : "Ça va aller." Ce message très bref était des plus réconfortants pour moi. J'en comprenais que je ne devais pas m'en faire et continuer à lutter de tout mon coeur. J'avais la bénédiction de Dieu dans la traversée de ce désert. Ça voulait aussi dire : "Ne t'inquiète pas. Prends les choses un jour à la fois et je t'enverrai la force nécessaire pour te rendre jusqu'au bout. Fais-moi confiance." Trois petits mots qui en disaient long. J'ai aussitôt retrouvé la paix.

"Fais comme si."

Cette fois-ci, j'étais à la chapelle de l'hôpital après avoir rencontré mon oncologue. Si je me souviens bien, je venais de recevoir des nouvelles peu encourageantes. C'était au printemps 2007. J'avais senti le besoin d'aller prier pour demander soutien dans l'épreuve et courage. "Permettez-moi de retrouver la santé, Seigneur..." Alors agenouillée devant la face du Christ, un message aussi bref que le précédent a surgi dans mon esprit : "Fais comme si."

Qu'est-ce que je devais comprendre de ces trois mots ? "Fais comme si." ne voulait pas nécessairement dire "Abandonne tous tes efforts, tu es guérie." Certainement pas. Ça voulait plutôt dire : "Cesse de t'en faire. Continue ta lutte au jour le jour en mettant toutes les chances de ton côté, mais fais-le sans te soucier du résultat. Il se manifestera en temps et lieu. Remplis ta vie de joie et de légèreté et chasse les soucis et les tracas de ton esprit. Tu verras, tout va bien aller." Encore une fois, trois petits mots qui en disaient long et qui m'ont permis de retrouver la paix.

"Qu'est-ce que tu veux"

Dans un contexte tout autre, plus récemment, j'étais en compagnie de mon amoureux à sillonner les routes de l'Estrie en quête d'une maison qui me conviendrait pour réaliser mon rêve (lire Un grand rêve à naître paru le 20 janvier dernier).

En raison de mon budget limité, les options qu'on avait étaient plutôt déprimantes. Sur le chemin du retour de cette escapade, je tentais d'analyser tout ça pour y voir plus clair et trouver une option qui répondrait à mes besoins. Puis mon amoureux m'a lancé tout bonnement : "Pourquoi tu ne viendrais pas habiter avec moi ?" Sur le coup, je n'ai pas dit non, même si je sentais au fond de mon coeur que ce n'était pas la chose à faire. Pas pour le moment, en tout cas.

Je lui ai donc répondu que je ne savais pas trop où tout ça me mènerait, mais que j'allais laisser les événements me guider dans ma quête d'un chez-moi. Il n'en fallu pas plus pour que la réponse se manifeste très clairement : "Qu'est-ce que tu veux ?" Qu'est-ce que je veux ? Je veux une maison, une petite fermette avec des petits animaux et de la terre pour me mettre les mains dedans. Et ce n'était pas ce que mon copain avait à m'offrir. C'était réglé. Je n'avais pas pour autant trouvé l'endroit recherché, mais je savais au moins ce que je voulais.

Je pourrais continuer encore, car plusieurs autres anecdotes se sont produites dans ma vie pour me faire sentir la présence de Dieu. J'y reviendrai peut-être un jour. En attendant, ce que j'ai compris, c'est que :

  • La subtilité des manifestations nécessite une attention particulière et un lâcher-prise certain.

  • Les réponses sont souvent très brèves. Il faut s'y attarder un peu pour en comprendre tout le sens.

  • Les réponses ne tracent pas une longue route devant soi. Elles ne donnent qu'un pas à la fois. C'est donc dire qu'il est important de se brancher le plus souvent possible à son coeur pour connaître les étapes suivantes.
L'obéissance

Voici une dernière anecdote : Un jour, je me trouvais dans un magasin d'aliments naturels au Marché Jean-Talon, un de mes endroits préférés à Montréal, en compagnie d'un ami. Ça n'allait pas très bien, car j'étais soumise à des doses quotidiennes de Neupogen, un médicament très puissant qui stimule la moelle épinière pour produire des globules blancs. C'était en novembre 2006 dans le cadre de la première série de traitements de chimio que je poursuivais depuis quelques mois déjà.

Ce médicament cause des douleurs aux os et a de quoi nous rendre marabout. Heureusement, je n'ai pas fait plus que quatre jours avec ce traitement spécial. Ce jour-là, je venais juste de recevoir mon injection au CLSC et quand j'ai retrouvé mon ami, je me sentais courbaturée de partout et j'avais le moral à plat.

Rendue à la caisse du magasin en question, la dame me propose de piger une carte dans un petit panier de paille : "Vous allez piger votre plus grande qualité." Ah oui ? Ah bon ! Je pige "L'obéissance" et cela me laisse perplexe : "Je ne suis pas certaine qu'il s'agisse là d'une qualité souhaitable..." La femme me précise : "C'est une grande qualité du coeur. Lisez, vous allez voir."

Voici ce que cette carte disait :


"L'obéissance est une compréhension juste des lois spirituelles et de celles de la nature. L'obéissance au principe de l'amour pur donne toujours une bonne direction à la vie. L'amour pur est altruiste et inconditionnel et prend sa source dans la conscience de l'être véritable. En obéissant à cette vérité intérieure, notre vie devient une célébration."

Quelle belle conclusion à ce message du jour ! N'est-ce pas ?

jeudi 30 octobre 2008

Cultivez la joie

Le sujet de la joie a déjà été abordé quelques fois dans mes pages précédentes, et pourtant j'y reviens. C'est qu'il s'agit d'une voie d'accès cruciale au bonheur et à la guérison.

C'est ce que mon guide spirituel et thérapeute ne cesse de me répéter : "Pratiquez la joie, laissez entrer la joie, ouvrez votre coeur, etc." Bien que je comprenne le sens de sa recommandation, je sens comme un blocage mental et émotionnel. C'est sans doute en raison du pouvoir insoupçonné du mental (et de nos bibittes) sur nos états d'âme.

Où chercher ?

En ce qui me concerne, au niveau mental, j'essaie de définir plus clairement le type de joie qu'il me faut rechercher pour mieux orienter mes actions. Et j'ai une bonne idée : c'est la joie d'une rencontre véritable avec l'autre dans le plus grand respect et l'accueil inconditionnel de l'être divin qui nous habite tous. C'est le genre d'émotion qui surgit lorsqu'on donne le meilleur de soi-même à une personne qui en a besoin (ex : une visite à une personne âgée, délaissée ou malade), ou encore l'implication qu'on fournit dans l'organisation d'un événement bénéfice pour une bonne cause, et même le bonheur qu'on connaît lorsque notre processus créateur est à l'oeuvre car il s'agit de l'expression de notre beauté intérieure, etc.

Sur le plan émotionnel, ma retenue s'explique parfois par la crainte d'échouer ou de me sentir trop prise ou envahie par mon implication auprès d'une personne ou d'une cause, ou encore lorsqu'il s'agit d'ouvrir mon coeur à une personne me demandant de laisser tomber mes barrières pour me montrer telle que je suis.

La danse de la joie

Comme l'indique le titre de cette chronique, la joie est un choix. Et comme elle m'était spécialement prescrite, j'ai cherché à lui faire une place dans ma vie.

Récemment, j'ai débuté des ateliers de biodanza* dans le but de donner une voie d'expression à mon corps émotionnel et physique. Par une danse spontanée guidée par le coeur, il devient possible d'entrer en contact avec son être profond et lui ouvrir la voie de l'expression. L'animatrice nous invite aussi à nous unir aux autres participants pour apprendre à nous ouvrir, à accueillir et à nous harmoniser, et ce, dans le plus grand respect.

La joie de Noël

Bien sûr, il est un peu tôt pour parler de Noël, c'est dire mon attachement à cette fête merveilleuse que j'honore avec tout le sacré qu'elle m'inspire. Pourquoi ? Vous avez maintenant compris que ma foi en Dieu est grande; c'est dans cette foi que Noël prend tout son sens, c'est la fête de la Lumière divine, de l'Amour et de la Paix. Comment ne pas y puiser de la joie ?

Ainsi, dès que l'automne commence à annoncer l'hiver, avec ses journées froides et grises, je ressors mon dossier Noël pour illuminer mon coeur. Je commence à penser à mon traditionnel poème de Noël (qui sert de carte de bons voeux), je mets ma musique de Noël préférée pour égayer l'atmosphère (mon chat ne s'en plaint pas...) et c'est parti, la joie refleurit doucement dans mon coeur.

Le jardin de la joie

La joie se cultive comme un jardin, jour après jour, de minute en minute. On doit lui faire une place au beau milieu de ses préoccupations quotidiennes en se concentrant sur le moment présent et ce qu'il a de beau à offrir, et installer un épouvantail pour chasser les idées noires. Ma mère a une belle image pour ne pas se laisser emporter par le négatif : chaque fois qu'une pensée sombre ou troublante arrive, elle active les essuie-glace de son esprit ! J'essaie de faire de même.

Inviter la joie

Dans son merveilleux ouvrage sur le sujet, l'auteure Sanaya Roman (Choisir la joie, éd. Ronan Denniel, 1994) jette une belle lumière sur cette voie de bonheur profond et nous invite à prendre conscience du pouvoir que nous avons sur nos états d'âme lorsqu'on en devient conscient et à nous investir avec coeur afin d'y faire fleurir un jardin bienfaisant. Voici un exercice simple (p. 32) qui nous est proposé pour débuter :
  1. 1. Faites une liste de sept choses que vous aimez faire, qui vous remplissent de joie, mais que vous n'avez pas faites au cours de ces derniers mois. Cela peut être tout ce que vous voulez : prendre un bain de soleil, partir en voyage, recevoir un massage, accomplir un certain but, faire de l'exercice, lire un livre...
  2. 2. À côté de chacune de ces sept choses, écrivez ce qui vous empêche de les réaliser. Est-ce quelque chose qui vient de l'intérieur (tels que vos sentiments) ou de l'extérieur (quelqu'un ou quelque chose, tel que le manque d'argent) ?
  3. 3. Parmi elles, choisissez deux ou trois possibilités qui vous apporteraient les plus grandes joies. Ensuite, pensez à une étape ou une décision que vous pouvez prendre pour que ces voeux se réalisent.
  4. 4. Notez sur votre calendrier la date ou la période à laquelle vous introduirez chacune de ces joyeuses activités dans votre vie.
Mot de sagesse
"Quand nous sommes en contact avec la vie, nous en retirons inévitablement des dividendes. Quand nous favorisons la vie en nous, en lui donnant les conditions favorables à son maintien et à sa croissance, nous en retirons une énergie nouvelle. la vie ne se laisse jamais vaincre en générosité. Et comme la vie est contagieuse, l'être spirituel, dans la mesure où il la possède, ne craint pas de laisser échapper généreusement sur sa route quelques-uns de ces meilleurs instants de vie comme des semences pouvant revitaliser tout son entourage." (Extrait de Simard, Jean-Paul, Pèlerinage aux sources de la vie - spiritualité, santé, guérison, éd. Anne Sigier, 2006, p. 210)

Allez au jardin et amusez-vous joyeusement !


* La Biodanza, "Danse de la vie" est une proposition d'expression et de développement des potentialités humaines qui utilise un ensemble d'exercices/danses et de musiques, le tout spécialement étudié pour réhabiliter l'élan vital et la joie de vivre. Il s'agit d'une démarche d'épanouissement global de l'humain, répondant aux demandes de l'être "moderne et civilisé" qui, plongé dans le tourbillon de technologie et du progrès, se trouve la plupart du temps coupé des mouvements primordiaux de la vie, tels les émotions, les instincts et l'affectivité. De la relation quotidienne rationnelle avec la vie, nous passons à une dimension où la parole cède la place à un autre langage. L'espace s'ouvre au silence, à l'émotion, à la musique, au mouvement et au contact : des voies vraiment à même d'éveiller tout notre être, toutes nos potentialités non exprimées. (tel que décrit dans un dépliant de l'Association Biodanza Canada (voir www.biodanza.ca)

mardi 21 octobre 2008

Choisir la joie en moment de grisaille

Ce mardi matin révèle la grisaille de l'automne qui annonce l'hiver. Eh oui, on a parlé de neige !... Fondante à Montréal et dans la vallée du Saint-Laurent, accumulations plus au nord et en terrain montagneux. Triste journée. Qu'a-t-elle à nous dire ?

L'automne, c'est la saison du repos de la nature qui a oeuvré avec une joyeuse ardeur tout le printemps et l'été pour livrer ses trésors et se parer de tant de beauté. Est maintenant venu le temps de la régénération, de la période de dormance qui commande un mouvement de repli (c'est ainsi que la sève retourne à la terre). En harmonie avec ce mouvement, nous sommes invités à faire de même, malgré toute l'activité qui se passe à l'extérieur. Les courtes journées d'ensoleillement ne nous incitent-elles pas à rentrer à la maison dès la besogne achevée et à se mitonner dans un vêtement de polar tout chaud.

Mitonner... quel beau mot ! Je ne le connaissais pas vraiment pour ne l'avoir jamais utilisé, mais il m'est venu spontanément à l'esprit, comme si j'avais l'intuition qu'il signifiait si bien l'idée que j'avais à transmettre. Je l'ai donc écrit, puis je suis allée consulter le dictionnaire pour m'assurer de sa signification. Voici ce qu'on y lit, au sens figuré, bien entendu :

" Préparer tout doucement (une chose, une personne) pour un résultat. Mitonner une affaire. Se mitonner un avenir confortable. Mitonner quelqu'un : être aux petits soins pour lui, cajoler, dorloter."

C'est exactement le programme de ma journée, car ces derniers jours, j'ai été passablement active, bien que j'étais à me rétablir d'un traitement reçu mercredi dernier. Puis, dimanche, j'ai senti un picotement affreux au fond de la gorge accompagné de quelques éternuements... Oh, oh... est-ce le rhume qui me guette ? Ça ne serait pas surprenant, car mon taux de globules blancs est assez bas ces jours-ci et avec tout ce qui court. Enfin, hier j'ai décidé de tout mettre en stand-by. Après tout, le monde n'arrêtera pas de tourner si je bats en retraite pour quelques jours, le temps de refaire mes forces. Je n'ai pas envie de me ramasser à l'urgence. Aussi bien rester tranquillement à la maison avec gros chat et adopter son rythme de vie.

Ainsi, à cette heure tardive de la matinée (déjà 10h), je suis toujours en pyjama avec pour seul programme de suivre le rythme de mes envies. Si c'est du repos, ce sera ça. Envie d'un peu de ménage ? Alors, allons-y pour le ménage. Peut-être que je me lancerai dans une activité créative, comme de la couture ou du dessin. Seul mon coeur décidera de mon programme du jour.

Ce matin, je n'étais pas inspirée du tout pour écrire. J'ai pourtant nombre de beaux sujets à traiter puisque je poursuis toujours mes lectures inspirantes. Mais on dirait que ça ne voulait pas... Et par souci de donner signe de vie, je tenais à écrire un mot. Je me suis donc assise à l'ordinateur et j'ai attendu que l'étincelle s'allume. C'est le titre qui détermine la suite. Et c'est souvent en me concentrant sur mon moment présent, sur ce qui se passe pour moi sur le moment que je trouve le filon.

Honnêtement, le thème que j'avais en tête pour ma prochaine chronique était : Choisir la joie ! C'est grâce à ma dernière lecture inspirante. J'y reviendrai assurément, mais aujourd'hui, je ne sentais pas que le sujet était mûr. Néanmoins, j'aimerais vous laisser avec un court texte qui me servira sans doute d'introduction pour la chronique qui y sera consacrée prochainement :

Libérez la joie dans le coeur d'un autre
"Cela peut se faire grâce à un moyen bien simple : un sourire. Ou un compliment. Ou un regard amoureux. Et cela peut se faire aussi avec un acte aussi élégant que faire l'amour. C'est ainsi que vous pouvez libérer la joie dans le coeur de ceux qui vous entourent, sans compter tous les autres moyens disponibles. Avec une chanson, ou une danse, ou le trait d'un pinceau, ou le modelage de l'argile, ou la rime des mots. Avec la tenue des mains, ou la rencontre des esprits, ou la complicité des âmes. Avec la création mutuelle de tout ce qui est bon, beau et utile. Grâce à tous ces moyens, vous pouvez libérer la joie d'un autre et de beaucoup d'autres encore."
(Traduction libre, tiré de Friendship With God, Neale Donald Walsch, Pages 266-267)

Extrait original :
"It can be done with something as simple as a smile. Or a compliment. Or a loving glance. And it can be accomplished with something as elegant as making love. With these devices can you release joy in another, and with many more. With a song, or a dance, or a stroke of a brush, or the molding of clay, or the rhyming of words. With the holding of hands, or the meeting of minds, or the partnering of souls. With the mutual creation of anything good and lovely and useful. With all these devices can you release another's joy, and with many more."

Sur ce, bonne journée mitonnée !

dimanche 12 octobre 2008

C'est la fête à Marie...

Aujourd'hui, c'est la fête à Marie. Une jolie jeune fille de 19 ans pleine d'entrain et de pétillant. Hier soir, nous avons célébré son anniversaire autour d'un bon repas en compagnie de personnes agréables, drôles et chaleureuses. Ce joyeux événement est une belle démonstration du bonheur contenu dans le moment présent, car quand on est heureux, le temps s'arrête.

La richesse du moment présent

Jean-Paul Simard, dans son livre Pèlerinage aux sources de la vie -- spiritualité, santé et guérison (éd. Anne Sigier, 2006) dit : "C'est dans le creuset de l'instant que s'élabore la vie. C'est aussi dans l'instant que se révèle et se manifeste Dieu." (p. 188) Puis :
"Quand nous comprenons la richesse du moment présent, nous nous y adonnons tout entiers. Nous apprenons à relativiser le temps et nous découvrons en lui une nouvelle source de force, d'équilibre, d'harmonie et de plénitude. Nous entrons alors dans le domaine de la sérénité." (p. 189)

Pour ma part, la conscience du moment présent a été une révélation salvatrice. C'était à l'été de 2006; je venais d'apprendre que je devais recevoir des traitements de chimiothérapie. Toute la force, le courage et la détermination que je me connais se sont volatilisés en un instant. J'avais l'impression physique de n'être qu'une grosse masse de gélatine sans colonne vertébrale. J'avais la sensation émotionnelle d'être perdue dans une jungle sans armes pour me défendre. En fait, je sentais les piliers de mon être s'effondrer et je me suis mise à pleurer sans pouvoir m'arrêter. J'ai donc couru à l'aide auprès de ma thérapeute qui m'a suggéré la lecture du Pouvoir du moment présent de Eckhart Tolle (éd. Ariane, 2000). Ça ma sauvé la vie. (Lire Quand le pilier de l'ego cède paru le 8 août dernier sur ce blogue)

Plénitude divine

Dans le livre de Jean-Paul Simard, on apprend qu'un grand maître spirituel, Jean-Pierre Caussade, parle du moment présent en termes de "plénitude divine". La conscience du moment présent favorise au plus haut point la profondeur, l'intériorité, l'épanouissement. Je vous propose cette petite prière pour retrouver le calme et la paix...

Seigneur, fais-moi ralentir

Fais-moi ralentir, Seigneur.
Apaise les battements de mon coeur en tranquillisant mon esprit.
Calme mon allure pressée avec une vision de la portée éternelle du temps.
Donne-moi, malgré la confusion de l'époque, le calme des collines immortelles.
Réduis la tension de mes nerfs et de mes muscles avec la musique apaisante
des rivières chantantes qui coulent dans ma mémoire.
Aide-moi à profiter pleinement du pouvoir reposant et fortifiant du sommeil.
Enseigne-moi l'art de prendre de petites vacances d'un instant
pour admirer une fleur, causer avec un ami, flatter un chien
ou lire quelques pages d'un bon livre.
Fais-moi ralentir, Seigneur, et aide-moi à faire pousser mes racines en profondeur
dans le sol des valeurs permanentes de la vie pour que je puisse un jour
atteindre les étoiles de ma destinée finale.
(Auteur anonyme)
(Jean-Paul Simard, p. 196)

Célébrer la vie

Je me souviens d'une phrase toute simple tirée de Jean Vanier dans son ouvrage Accueillir notre humanité qui dit : "Aimer une personne, c'est la célébrer." Avez-vous pensé à célébrer une personne qui pourrait refleurir le temps d'une petite fête ? Pas besoin d'une occasion spéciale ou d'une raison pour célébrer quelqu'un. Il est permis d'en inventer des prétextes pour signifier notre attachement à un proche ou, mieux, pour souligner sa beauté intérieure, car souvent elle l'a oublié. Pensons-y.

Vive la vie ! Vive l'amour ! Vive la compagnie !

Bonne célébration !





vendredi 5 septembre 2008

Une belle rencontre avec soi et les autres

Ce matin, je prends congé... C'est vendredi et il semble que mon inspiration ait déjà pris la clé des champs. Mais je ne voulais pas vous laisser sans rien, au cas où vous auriez envie de prendre un temps pour vous rencontrer durant le weekend qui vient. J'ai mis la main sur un petit guide d'intériorité signé Jean Desclos.


Repères pour le Q.I. (Quotient d'intériorité...)


  1. Prendre le temps, en être maître. Mettre du Temps dans son temps. Il y a un temps pour semer, un temps pour récolter, et le temps du jardinier qui sait patienter.

  2. Se brancher sur les valeurs fondamentales de sa vie, sur les attitudes et comportements qui apparaissent porteurs d'enthousiasme, emballants, mobilisants.

  3. Trouver sens et plaisir à travailler. Non pas seulement faire ce qu'on aime, mais aimer ce que l'on fait.

  4. Ne pas se contenter de travailler parce qu'il le faut bien, comme un robot efficace, en perdant contact avec son projet de vie.

  5. Améliorer son environnement et son rapport à l'environnement, son milieu. S'y glisser en comprenant la différence entre le nécessaire et le libre, les conditionnements sur lesquels on n'a aucun pouvoir et les réalités qu'on peut changer. Comprendre les influences qui s'exercent dans un groupe de travail, les dynamiques et les interactions dans une équipe.

  6. Raffiner sa vision des choses, des personnes, du monde. Lire par en dedans, avec un regard sur son intérieur et sur l'intérieur des autres. Insight. Se préoccuper de sa santé spirituelle. Se discipliner à une certaine intériorité, à être bien en soi et avec soi, en s'acceptant avec ses propres limites. Goûter le bonheur d'être, simplement.

  7. Discipliner le silence, même au coeur du bruit...

  8. Cultiver des relations en réciprocité d'enrichissement spirituel. L'autre est une chance. Ne pas craindre d'être vrai dans ses émotions, ouvert, solidaire.

  9. Vivre au ralenti, intensément, en accordant toute la place à l'inutile essentiel.

  10. Vivre détaché et confiant. À chaque problème, il y a une solution.

  11. S'ouvrir à un Absolu, à la Transcendance, celle qui est en soi. Notre dignité nous déborde, nous dépasse. Faire contact avec son Dieu. Se laisser aimer, se laisser envelopper par la Bonté. Goûter le bonheur d'être bon, tout simplement.

  12. Accueillir la souffrance comme une occasion de croissance et d'ouverture du coeur.
Sur ce, bon weekend ! Et passez du bon temps avec ceux que vous aimez. Célébrez la vie !

mercredi 20 août 2008

Taking Chances... au nom de la vie !

Dans la fièvre de Céline qui frappe le Québec ces jours-ci, on ne peut faire autrement qu'être emporté par l'émoi que suscite le passage à Montréal de notre diva nationale dans le cadre de sa tournée mondiale.

C'était à mon tour, hier, d'être frappée par une de ses chansons pourtant pas nouvelle. Je m'en allais à l'épicerie en écoutant Mégo, son chef d'orchestre raconter ses histoires à la radio, puis on nous fait tournée Taking Chances. Pour la première fois, je me suis arrêtée pour écouter les paroles de cette chanson, car il venait de se produire un flash dans mon esprit. Écoutez bien :

You don't know about my past and
I don't have the future figured out
And maybe this is going too fast
And maybe it's not meant to last,


But what do you say to taking chances
What do you say to jumping off the edge
Never knowing if there's solid ground below
Or a hand to hold
Or hell to pay


What do you say
?

Vous avez saisi ? Voici ce que dit cette chanson :

Tu ne connais pas mon passé et
Je n'ai rien de planifié pour le futur
Et peut-être que ça va trop vite
Et peut-être que ça ne durera pas,

Mais que dirais-tu de prendre une chance
Que dirais-tu de sauter dans le vide
Sans savoir s'il y a de la terre ferme en dessous
Ou une main à tenir
Ou l'enfer à payer

Qu'en dirais-tu ?

Ça vous parle ?

Le pouvoir de la foi

Moi, ce qui m'est venu en tête sur l'instant, c'était ma nouvelle relation amoureuse, et tout le courage et la foi dont fait preuve celui qui a choisi d'entrer dans mon univers intime et de cheminer avec moi dans la tempête qui secoue encore mon paysage. J'en suis profondément touchée, car c'est une façon de me dire : "Je crois en toi, je crois en la Vie, je crois en nous."

Cette foi qu'il ajoute à la mienne se multiplie en puissance et se partage. Ce courage dont il témoigne lui vaut, ou plutôt nous vaut la possibilité de vivre de beaux moments de bonheur à travers les activités qui composent nos journées passées ensemble, de même que des moments de tendresse et d'amour vrai dans l'intimité que nous développons petit à petit. Bien sûr, tout n'est pas toujours rose, car les creux de vague sont aussi présents (lire Un toast à la vie ! paru le 21 juillet). Mais tant qu'on met le cap sur la Vie et la Joie de vivre, on se garantit de l'abondance au coeur et de grandes bouffées de bonheur, pourvu qu'on demeure ancré dans le moment présent, sans se préoccuper ce que l'avenir nous réserve.

Se forger un petit bonheur

Plus tard dans la soirée, je recevais un appel d'une personne qui vit une transition importante. Dans la réorganisation de sa vie, maintenant qu'elle n'aura qu'elle à qui penser (les enfants sont grands et autonomes), elle se demande comment elle passera ses soirées alors qu'elle se sent "inutile" à présent. Et elle pense à occuper un deuxième emploi le soir (à 50 ans !). C'est là que je me suis emportée, bien que ça ne me regarde aucunement. "Et le plaisir, qu'est-ce que t'en fais ? Le travail, ce n'est pas tout."

Je sais très bien que c'est l'insécurité de sa nouvelle vie qui la fait pencher du côté d'une activité rémunérée. Le danger dans ce genre de choix, c'est d'y perdre sa santé. Je ne le sais que trop. C'est pourquoi je ne peux m'empêcher de réagir. Bref, après avoir plaidé ma cause avec vigueur et conviction, j'ai conclu en ces mots : "Ce dont tu as besoin, c'est d'avoir du fun et de te forger ton propre bonheur. Investis tes ressources disponibles ($, temps, énergie) pour enfin te réaliser et découvrir qui tu es vraiment. N'attends pas que ta vie en soit menacée avant de bouger, parce que tu verras qu'on pédale en bibitte rendu là."

Pendant ce temps en d'autres lieux

Des beaux projets de vie, il s'en forge ici et là. Je pense à mon amie Riche (c'est son surnom) et son mari qui sont unis depuis près de 25 ans dans leur seul et unique projet de vie : leur famille. Ils sont beaux à voir. Non, tout n'est pas parfait là non plus, car ils connaissent les mêmes difficultés que bien d'autres, mais ils croient tellement en leur bonheur qu'ils y mettent tout leur coeur et les ressources dont ils disposent. Et ensemble, ils y travaillent : chaque weekend, le marteau et la scie à la main, ils se construisent un petit paradis pour leurs demains au bord du lac.

Et moi, je crée des jardins. Je n'ai pas de terre à moi, mais j'ai trouvé le moyen de vivre ma passion au plus grand plaisir de mes parents, car ce sont eux qui en bénéficient tous les jours. Au début, maman résistait : "Josée, voyons, on ne sait pas combien de temps encore nous serons ici, ça n 'en vaut peut-être pas la peine." Ma réponse fut instantanée : "Maman, la vie, c'est maintenant. Crois-tu être ici au moins cet été pour les voir fleurir ?"

Bien entendu, le projet a débuté modestement en réaménageant certains coins avec des vivaces déjà disponibles, puis d'autres plate-bandes sont nées de zéro grâce à un peu d'investissement, mais rien pour provoquer une crise financière. Et devinez quoi ! C'est super beau et c'est plein de vie !

La vie, c'est maintenant

En hommage au courage et à la foi de mon cher Claude, je reprendrai, pour conclure, les paroles de Taking Chances :

I just wanna start again
There's nothing like love to pull you up
So talk to me, talk to me like lovers do
Yeah walk with me, walk with me like lovers do
Like lovers do


Je veux seulement recommencer à neuf
Il n'y a rien comme l'amour pour t'élever plus haut
Alors parle-moi, parle-moi comme les amants le font
Oui, marche avec moi, marche avec moi comme les amants le font
Comme les amants le font

En terminant, mon coeur s'unit au vôtre afin que vous trouviez le courage et la foi de prendre votre chance à la Vie !

Voici un chemin vers demain...

lundi 11 août 2008

Pour une nouvelle Terre... en nous

Je viens de terminer la lecture du livre d'Eckhart Tolle (Nouvelle Terre - l'avènement de la conscience humaine, éd. Ariane, 2005) dont j'ai parlé dans ma chronique du 7 août dernier, La découverte de l'espace intérieur, et les deux derniers chapitres ont vraiment eu pour moi l'effet d'ouvrir les portes d'un jardin où règnent la paix, la joie et l'harmonie. Je tenterai, dans cette présente chronique, de vous livrer l'essentiel, en vous invitant, toutefois, à vous plonger dans la lecture de cet ouvrage d'éveil spirituel très important pour le mieux-être de l'humanité.

Notre raison d'être profonde

D'entrée de jeu, on apprend que notre vrai raison d'être ne concerne pas ce que nous faisons, mais ce que nous sommes, notre état de conscience. (p. 219) "Votre raison d'être profonde, c'est de vous éveiller. Aussi simple que ça ! C'est la raison d'être que tous les humains de cette planète ont en commun puisque c'est la raison d'être de l'humanité." (p. 220)

Au sujet de l'éveil, on dit qu'il s'agit d'un basculement de la conscience au cours duquel la pensée (le mental) et la conscience (le coeur et l'âme) se dissocient. Ceci ouvre la porte à la présence qui prend alors possession de la pensée.

Pour expérimenter la présence, faisons un petit exercice de respiration : fermez les yeux, inspirez profondément, voyez l'air emplir vos poumons, ouvrir votre diaphragme et gonfler votre ventre, puis expirez lentement en sentant l'énergie circuler dans tout votre corps. Reprenez une dizaine de fois en demeurant concentré sur l'oxygène et l'énergie qui circulent en vous. Vous venez de vivre un moment de présence à vous-même. Par ailleurs, si vous vous trouvez en compagnie d'une personne éprouvée qui a besoin de réconfort, vous ferez l'effort de cesser de penser, et de vous taire pour porter toute votre attention à cette personne. C'est ainsi que vous lui offrirez une présence authentique. La présence véritable a un côté sacré, à mon point de vue. C'est comme si on se branchait à la Source pour laisser se manifester la présence de Dieu (la Vie elle-même) à travers nous. Et dans ces moments de présence, l'instrument que nous devenons n'a qu'à se laisser guider par la voix du coeur en restant attentif aux signes.

Présence égale moment présent, car comment être présent à ce qui se passe maintenant si on vit dans le passé et le futur. Avec la grâce de l'éveil vient la prise de responsabilité, dit l'auteur. "Accueillir cette conscience émergente et la faire briller en ce monde devient la raison d'être principale de votre vie." (p. 222)

Jusqu'ici, nous avons parlé de la raison d'être intérieure (l'Être) qui est celle de s'éveiller. Mais celle-ci se manifeste dans une raison d'être extérieure (le faire). Ici, comme le dit l'auteur, plusieurs se demanderont quelle avenue emprunter concrètement pour la réaliser. En fait, le faire comme tel prendra son vrai sens uniquement s'il est aligné sur la raison d'être intérieure.
"Autrement dit, ce ne sont ni vos activités ni vos objectifs qui sont primordiaux. C'est l'état de conscience dont ils émanent qui l'est. L'accomplissement de votre raison d'être première jette les bases d'une nouvelle réalité, d'une nouvelle Terre. Une fois que les bases sont là, votre raison d'être extérieure prend une forte coloration spirituelle étant donné que vos objectifs et intentions ne font qu'un avec la pulsion évolutive de l'univers." (p. 225)

De plus,
"Lorsque vous considérez ce que vous faites ou ce que vous êtes comme la principale raison d'être de votre vie, vous éliminez le temps. Ceci vous donne un pouvoir incroyable. L'élimination du temps dans ce que vous faites crée un lien entre vos raisons d'être intérieure et extérieure, entre l'être et le faire. Lorsque vous éliminez le temps, vous éliminez l'ego." (p. 226)


Une nouvelle Terre

Dans le dernier chapitre, l'auteur revient sur les notions de conscience, de présence et de moment présent pour nous diriger vers la transformation "qui, dit-il, est la tâche qui nous est assignée en ce moment sur cette planète. C'est la réconciliation des raisons d'être extérieure et intérieure, la réconciliation du monde et de Dieu." (p. 238) Il ajoute : "Et plus vous êtes ignorant spirituellement parlant, plus vous souffrez." (p. 241)

Puis, il nous enseigne comment s'aligner davantage sur le Grand Tout et sur sa raison d'être, car "rien n'arrive qui n'en fasse pas partie." (p. 243) C'est donc par l'action éveillée qu'on y arrive car par elle, on ne fait plus qu'un avec la raison d'être de l'univers sur le plan de l'expansion. Ainsi, par "action éveillée", on entend que ce n'est pas ce que l'on fait qui amène notre destinée à s'accomplir, mais comment on le fait. Et ce comment est déterminé par notre état de conscience. (p. 249) Par le fait même, le succès "futur" est indissociable de la conscience dont émane l'action. (p. 250)

S'harmoniser avec l'Univers

L'auteur nous dit qu'il y a trois avenues que la conscience peut emprunter pour passer dans l'action, trois modalités par lesquelles nous pouvons harmoniser notre vie avec le pouvoir créatif de l'Univers : l'acceptation, le plaisir et l'enthousiasme.

L'acceptation : "Quand vous ne pouvez pas prendre plaisir à ce que vous faites, vous pouvez au moins accepter que c'est ce que vous avez à faire. Accepter veut dire que, pour l'instant, c'est ce que cette situation et ce moment exigent que je fasse. Alors, je le fais volontiers. Quand vous posez un geste dans une attitude d'acceptation, cela signifie que vous êtes en paix pendant que vous le faites." (p. 251)

Permettez-moi d'ajouter une précision à ceci : Accepter ne veut pas dire baisser les bras devant l'épreuve ou jouer les victimes. Non. Car n'oublions pas qu'avec la conscience vient la responsabilité. Accepter veut dire que, dans le moment présent, si je ne peux faire autrement, aussi bien le faire avec une attitude positive. Par exemple : si vous traversez une épreuve (qu'il s'agisse d'une maladie, d'un deuil ou d'une perte quelconque), résister à ce qu'elle apporte n'aidera en rien votre situation. Dans ce cas, accepter c'est se soumettre aux exigences de cette traversée tout en poursuivant notre cheminement personnel pour en sortir. Accepter, c'est envisager le chemin avec ouverture; c'est ainsi qu'il est possible de rester en paix.

Le plaisir : "La paix qui émane de l'action empreinte de lâcher-prise devient quelque chose de vivant quand vous prenez vraiment plaisir à ce que vous faites." (p. 251) "Quand le pouvoir créatif de l'univers devient conscient de lui-même, il se manifeste sous la forme de la joie." "La joie ne vient pas de ce que vous faites, elle passe dans ce que vous faites et, par conséquent, rayonne dans le monde du plus profond de vous." (p. 252) "Pour être plus précis, ce à quoi vous prenez plaisir n'est pas vraiment l'action comme telle, mais la dimension intérieure de conscience qui passe dans l'action. Voilà ce qu'est trouver la joie de l'Être dans ce que vous faites." (p. 254)

L'enthousiasme : "L'enthousiasme est là quand vous prenez un profond plaisir à faire ce que vous faites et que vous avez aussi un objectif ou une vision. Quand la vision vient se rajouter au plaisir de ce que vous faites, la fréquence de votre champ énergétique change." (p. 255) "C'est lorsque vous cherchez plus à atteindre votre but que de faire ce que vous êtes en train de faire que le stress s'empare de vous. La présence du stress signale habituellement que l'ego est revenu et que vous vous coupez du pouvoir créatif de l'univers." (p. 256)

"L'enthousiasme confère une énorme puissance à ce que vous faites." (p. 256) "L'enthousiasme sait où il va, mais en même temps, il ne fait qu'un avec le moment présent, la source de sa vitalité intérieure, de sa joie et de sa force." (p. 257) "Assurez-vous donc que vos objectifs sont dynamiques, c'est-à-dire qu'ils sont dirigés vers une activité dans laquelle vous êtes engagé et par laquelle vous êtes en rapport avec d'autres êtres humains et le Grand Tout. (p. 258)

Conclusion : Une utopie ?

"Cette notion de nouvelle Terre n'est-elle pas juste une autre vision utopique ?" questionne l'auteur. La réponse se trouve dans le moment présent, selon lui. Il explique que "toutes les visions utopiques ont en commun la projection mentale dans un avenir où tout sera bien, où nous serons sauvés, où il y aura la paix et l'harmonie, et où tous nos problèmes auront disparu." (p. 260) C'est dans le moment présent que ce nouveau ciel et cette nouvelle terre naissent en nous, dit-il. Et si ce n'est pas ce qui se produit, alors ces notions ne sont rien de plus qu'une pensée. (p. 261)

En terminant, il nous laisse sur cette parole : "Une nouvelle espèce est sur le point de voir le jour sur cette planète. Elle est sur le point de voir le jour maintenant. Cette nouvelle espèce, c'est vous !" (p. 261)

Que la JOIE inonde chacune de vos cellules...

vendredi 8 août 2008

Quand le pilier de l'ego cède...

Moi, je suis une femme forte. Toute ma vie, j'ai été formée à l'école des "superwomen". On est capables toutes seules... Ainsi, face aux difficultés du quotidien, aux défis imposés (parler en public, par exemple), aux souffrances nécessaires (comme aller chez le dentiste), tout comme face aux épreuves de toutes sortes, le pilier se tient debout, toujours bien en contrôle de la situation, sans se demander pourquoi. Il le faut, point.

Frappée par un tsunami

Bien que la terre ait passablement tremblé sous mes pieds dans les 18 mois précédants, le tsunami s'est présenté pour moi comme une surprise. D'abord, il y a eu la fin de ma relation de couple de 12 ans avec une rupture douloureuse en janvier 2005, suivie, évidemment, par un déménagement précipité durant les gros froids de l'hiver. Ce changement radical de ma situation allait avoir un impact important sur mon budget et, par le fait même, sur mon rythme de vie.

Neuf mois plus tard, en septembre, je me retrouve à l'hôpital pour une intervention chirurgicale importante relative à la présence d'une masse grosse comme un gros pamplemousse située devant l'utérus. Au sortir de l'opération, on prend le soin de me recommander de me préparer à mourir. "OK, ma vie est en danger, mais je ne laisserai pas les choses aller de cette façon, voyons donc !"

Au lendemain de mon retour à la maison, je reçois un appel de mon patron, un gestionnaire de haut niveau dans une très grande entreprise, qui m'annonce qu'il vient de perdre son poste suite à une restructuration... Et moi, dans tout ça ? Bien entendu, en tant qu'adjointe administrative de ce gestionnaire, je devais m'attendre à voir bouger les choses de mon côté également. Cependant, pendant ma convalescence, il ne pouvait rien m'arriver de fâcheux. Ce n'était qu'au retour que les risques que je perde également mon poste pourraient se concrétiser.

Ainsi donc, six mois plus tard, au printemps de 2006, on ne trouve pas à me relocaliser dans l'entreprise et on me laisse aller moyennant une compensation. Forcée de me remettre à la quête d'un emploi, je réactive mon dossier dans les agences de placement qui me connaissent déjà. La vie est bonne pour moi, car je trouve à me replacer rapidement.

Au cours des mois suivants, des résultats d'examen amènent une autre couleur à mon expérience : une nouvelle masse est apparue dans l'abdomen... on devra procéder à une biopsie qui confirmera la nécessité d'entreprendre une série de traitements de chimiothérapie.

CRASH ! C'est là que la vague est arrivée !

Le pilier s'écroule comme un château de cartes

Devant cette perspective inquiétante, je me sentais totalement anéantie, et ce, pour la première fois dans ma vie. Pourtant, l'année précédente, je dirais même les années précédentes avaient eu de quoi m'ébranler passablement. Pourquoi là, à ce moment-là ? La peur m'est arrivée en plein visage comme un vent de tempête tropicale s'emparant de tout mon corps, s'infiltrant dans chacune de mes cellules, avalant la moindre parcelle d'énergie qui me restait pour lutter. Je ne me sentais plus que comme une grosse boule de gélatine amollie, écrasée par terre, vaincue.

Secouée par de gros sanglots, je sentais mon corps trembler de partout. Qu'allait-il m'arriver ? La chimio allait-elle me réduire à un état quasi végétatif pour les prochains six mois ? Est-ce que j'allais souffrir au point de vouloir mourir ? La maladie allait-elle finir par me bouffer tout rond ? Et mes revenus ? Serais-je forcée de me tourner vers l'assistance sociale, soit la dernière chose que je souhaiterais dans ma vie ? Tant de questions motivées par la peur et l'angoisse, des questions somme toute inutiles, car personne n'aurait pu y répondre... sauf MOI ! Mon moi intérieur... selon ce que je choisissais de faire de cette nouvelle épreuve.

Le moment présent vient à la rescousse

Mon désarroi était si grand qu'il m'a fallu appeler à l'aide : j'ai pris rendez-vous avec ma thérapeute afin qu'elle puisse m'aider à reprendre mes sens, c'est-à-dire à retrouver mon équilibre émotionnel. Après notre séance de travail, elle m'a proposé la lecture d'un guide d'éveil spirituel intitulé : Le pouvoir du moment présent (Eckhart Tolle, éd. Ariane, 2000). Aussitôt plongée dans les premières pages de cet ouvrage, j'ai vite compris le travail que j'avais à faire : me concentrer sur le moment présent. En effet, les inquiétudes appartiennent à un futur qui ne s'est pas encore produit, ce qui fait qu'elles ont de grandes chances de ne jamais prendre forme. Tandis que les regrets et les "j'aurais donc dû" appartiennent au passé, ce sur quoi nous n'avons plus aucun pouvoir puisque c'est du passé.

Dans mes efforts pour rester centrée sur l'essentiel, je faisais régulièrement l'inventaire des bonnes choses qui composaient mon univers présent : "J'ai un bel appartement qui m'apporte beaucoup de bien-être, mon frigo est plein, j'ai une voiture en bon état qui m'assure une certaine liberté, je n'ai pas de dettes et encore un bon coussin à la banque, je suis entourée d'un large réseau d'amis et de connaissances de grande valeur, ma famille est près de moi et disposée à m'offrir tout le soutien dont j'ai besoin, etc."

Avec ces pensées en tête, je pouvais mieux respirer et faire confiance à la vie. Ma foi me portait également, de sorte que je sentais que l'Univers tout entier me soutenait et me guidait à travers mon périple éprouvant. Ce moment présent m'a sauvé la vie !

En conclusion

Voici un passage qui en dit long sur ce cheminement d'éveil face à l'épreuve, quelle qu'elle soit :

« Le problème, ce n’est pas la maladie, c’est vous, aussi longtemps que le mental contrôle les choses. Lorsque vous êtes malade ou invalide, n’ayez pas le sentiment d’avoir échoué d’une manière ou d’une autre, ne vous sentez pas coupable. Ne reprochez pas à la vie de vous avoir traité injustement et ne vous faites pas non plus de réprimandes. Tout cela, c’est de la résistance. Si vous avez une maladie grave, servez-vous-en pour atteindre l’illumination. Tout ce qui peut arriver de « mal » dans votre vie doit vous amener vers cet état. Dissociez le temps de la maladie. Ne conférez ni passé ni futur à la maladie. Laissez-la vous ramener de force dans l’intense conscience du moment présent et observez ce qui se passe. Devenez un alchimiste. Transformez le vulgaire métal en or, la souffrance en conscience, le malheur en une occasion d’éveil. » (Tiré de TOLLE, Eckhart, Le pouvoir du moment présent; Guide d’éveil spirituel, Ariane Éditions inc., 2000, p. 207)

jeudi 7 août 2008

La découverte de l'espace intérieur

(Cette chronique fait suite à celle d'hier, Le cosmos intérieur !)

On définit l'espace intérieur comme étant l'Être sans forme qui constitue l'essence même de qui nous sommes. L'auteur Eckhart Tolle, lui, dit : "En fait, l'espace vide est la vie dans sa plénitude, la Source non manifeste à partir de laquelle toute manifestation émerge. Le terme que l'on emploie traditionnellement pour décrire cette source, c'est Dieu." (Nouvelle Terre, l'avènement de la conscience humaine, éd. Ariane, 2005, p. 212)

Pourquoi chercher à le découvrir ? Tout simplement parce que "c'est à partir de l'espace intérieur, de la conscience non conditionnée elle-même, qu'émane le véritable bonheur, la joie de l'Être." (idem, p. 200) Ça semble simple, finalement !... C'est simple, en effet, lorsqu'on a réussi à prendre conscience et à s'affranchir le moindrement de l'ego (et du corps de souffrance qui s'y rattache), cette partie de nous qui prend souvent beaucoup trop de place. Un peu de "débroussaillage" est donc nécessaire avant d'accéder à l'espace intérieur.

Ainsi, dans son dernier ouvrage d'éveil spirituel (Nouvelle Terre), l'auteur présente d'abord les notions liées à l'ego avant de pouvoir entrer au coeur du sujet de l'espace intérieur. C'est que l'ego et le corps de souffrance sont si présents dans nos vies mouvementées qu'on en arrive à se définir à partir de ce qu'ils présentent. De plus, ils laissent très peu de place à la dimension spirituelle qui, elle, se manifeste dans le silence, la quiétude et dans l'immobilité.

L'ego et le corps de souffrance

Brièvement, je présenterais l'ego comme un côté de nous existant surtout à travers le mental et qui se nourrit des perceptions que nous entretenons sur les différents aspects de la vie, soit ce qu'on en pense (et non ce qui est). L'ego se manifeste principalement dans le monde physique et matériel : le paraître, ce que je possède, là où j'habite, le poste que j'occupe, qui je connais, etc. À cet effet, l'auteur tient à préciser qu'il n'y a pas de problème à posséder des choses ou à prendre soin de son apparence. Le problème réside surtout dans le fait de s'identifier personnellement à ces aspects extérieurs à notre Être véritable. Car lorsqu'on attribue sa valeur personnelle à ces dimensions extérieures, c'est toujours à recommencer, car toutes ces choses sont éphémères. L'ego doit donc travailler constamment à sa survie en prenant le contrôle de nos pensées, de nos actions, de notre vie.
"Quand vous vivez par le truchement du moi créé par le mental fait de pensées et d'émotions qu'est l'ego, le fondement de votre identité est précaire parce que de par leur nature, les pensées et les émotions sont éphémères. C'est ce qui fait que chaque ego se bat continuellement pour survivre et qu'il essaie de se protéger et de se renforcer." (idem, p. 50)


Quant au corps de souffrance, nous en avons tous un à divers degré; il s'est formé au fil des années à partir de notre vécu, de nos blessures de toutes sortes, etc. Il est représenté par une entité séparée de soi qui nous habite et qui, lorsqu'il est activé, peut nous faire perdre le contact conscient avec la réalité. Le corps de souffrance est alimenté par les mêmes pensées que nous rebrassons constamment au sujet d'événements douloureux survenus dans le passé, ou encore par la perception négative que nous nous faisons d'une personne ou d'un détail qu'on peut facilement transformer en montagne. L'auteur décrit bien le phénomène :
"La voix dans la tête raconte une histoire à laquelle le corps croit et réagit. Ces réactions sont les émotions. À leur tour, les émotions alimentent en énergie les pensées qui ont en premier lieu engendré l'émotion. Tel est le cercle vicieux des pensées et des émotions non conscientisées, cercle vicieux qui génère la pensée émotionnelle et les mélodrames émotionnels." (idem, p. 112)


Vers la liberté

Comment échapper à ces deux grugeurs d'énergie et de joie ? Plusieurs moyens nous sont proposés, mais une seule avenue mène à la liberté : LA CONSCIENCE. À cela s'ajoute LE MOMENT PRÉSENT, car l'ego se dissout devant la conscience et il ne peut vivre dans le moment présent, car il a besoin du passé et du futur pour se nourrir d'histoires d'horreur. Et le moment présent, c'est la vie elle-même.
"La cause première du malheur n'est jamais la situation, mais toujours les pensées qui concernent celle-ci. Soyez donc conscient des pensées qui vous viennent et dissociez-les de la situation qui est toujours neutre, qui est toujours telle qu'elle est." (idem, p. 80)

Comment devenir plus conscient ? Il est, pour la plupart d'entre nous, très difficile d'arrêter le flot de pensées qui inondent constamment notre esprit. On dit que les pensées voyagent dans notre cerveau au rythme de 60 000 par jour. Ouf ! Méchant contrat d'essayer de les arrêter! Plutôt que de tenter l'impossible, vaut mieux les laisser couler comme l'eau d'une rivière sans s'y attarder. Et comment y arriver ? Un bon moyen est de se concentrer sur sa respiration qui se produit sans notre intervention volontaire, ce qui nous permet de nous libérer du mental le temps qu'il faut pour retrouver la présence.

"Une fois que vous avez atteint un certain niveau de conscience, c'est-à-dire un certain niveau de Présence à ce qui est, vous avez la capacité de décider quel genre de relation vous voulez entretenir avec le moment présent. (...) La décision de faire du moment présent un ami signe la fin de l'ego." (idem, pp. 170-171)

Une autre façon de se libérer des griffes de l'ego, c'est le lâcher prise, c'est-à-dire cesser de résister aux événements qui se produisent dans notre vie et faire un avec eux. Ceci est possible par le biais du non-jugement et du non-attachement. Ces derniers, associés à la non-résistance, constituent les trois aspects fondamentaux de la liberté véritable et de l'illumination authentique, selon l'auteur. (p. 190) Il ajoute : "Une fois que vous constatez et acceptez la nature transitoire de toutes les choses, ainsi que l'inévitable changement, vous pouvez apprécier les plaisirs de la vie pendant qu'ils durent, sans peur ni anxiété." (p. 191)

Bonjour la paix !

Plus j'avance dans le sujet, plus je découvre des choses importantes à dire... et plus je me dis que si ce cheminement vous interpelle vraiment, vous voudrez recevoir tout l'enseignement directement de l'auteur et non que des bribes par un intermédiaire. Je choisis donc de m'interrompre ici pour conclure avec la notion de paix, car le but de tout ça est de retrouver la paix profonde. Je laisse, à nouveau, la parole à M. Tolle :

"Quand vous n'êtes plus totalement identifié aux formes, la conscience (qui vous êtes) se trouve libérée de son emprisonnement par la forme. Et cette libération se traduit par l'ouverture à l'espace intérieur, qui se caractérise par une quiétude, une paix subtile et profonde, même quand vous êtes confronté à des situations apparemment difficiles. (...) Et de cet espace émane une paix qui n'est pas de ce monde, puisque ce monde est celui de la forme et que la paix est espace. Cette paix est la paix de Dieu." (idem, p. 191)

Allez en paix !

P.S. : Si vous désirez entendre Eckhart Tolle sur le sujet, je vous invite à visiter le site internet d'Oprah à l'adresse suivante : http://www.oprah.com/ . Vous suivrez les indications pour "A New Earth" dans la section "Oprah's Book Club" et vous serez en mesure de visionner et de télécharger les 10 leçons du webinar qui a eu lieu ce printemps et dont je vous ai parlé dans ma chronique du 19 mars : "Ça va mal dans le monde". De plus, des outils de travail nous sont offerts, dont plusieurs méditations à pratiquer. (C'est en anglais.)

lundi 21 juillet 2008

Un toast à la Vie !

J'arrive de mon weekend au lac avec les amis d'enfance (Lire L'été est arrivé ! paru le 5 juin dernier) et en m'en revenant sur l'autoroute 10, je me disais en pensant à cette chronique : "Qu'est-ce que je vais bien leur dire ?" C'est qu'en raison de l'importance que cet événement annuel revêt pour moi et les autres, il est impensable de revenir avec des regrets, de quelque nature que ce soit. Un peu comme le jour de ses noces, tout se doit d'être parfait. Mais ça n'a pas été le cas et je le regrette un peu.

Ciel nuageux au bord du lac
Outre la météo qui a raté son rendez-vous avec la fête, le ciel de ces retrouvailles a été assombri par ma condition physique. Toute la force de ma volonté n'a pas suffi à me donner l'énergie nécessaire pour célébrer pleinement la vie qui s'est installée, l'espace d'un weekend, dans ce petit paradis. C'est vrai que la semaine avait été passablement éprouvante avec un premier traitement de chimio reçu mercredi (lire Nouveau revers, nouveau défi paru le 7 juillet) en plus des difficultés liées à mon problème de constipation (lire Maudite marde ! paru le 16 juillet). Normalement, j'aurais dû passer le weekend à la maison à vivre au même rythme que mon gros chat. Mais quelle mariée raterait ses noces pour une vilaine grippe ? C'était tout simplement impossible; je tenais à y assister, et ce, avec toute mon authenticité malgré l'épreuve.

De belles éclaircies de bonheur
Que la température ou ma condition n'ait pas été parfaite, cela n'a pas empêché le bonheur d'être au rendez-vous. Ce bonheur avait un parfum d'amitié profonde et se manifestait dans la joie réelle qui animait chacun des membres du groupe de se trouver là. Il fallait voir notre ami comptable improviser ses imitations de personnages colorés pour éclater d'un rire sincère et bienfaisant. Que dire des enfants qui s'époumonaient à crier leur excitation à voyager à grande vitesse dans la tripe tirée par la puissante motomarine des proprios. Les "madames", elles, se complaisaient à se raconter leurs dernières aventures tout simplement, tandis que les "monsieurs" s'amusaient ferme rien qu'en reprenant, le temps de cette pause estivale, leur esprit d'adolescents. Quel beau moment de vie !
Un retour difficile
C'est seulement 24 heures finalement que nous avons passées tous ensemble, certains d'entre nous étant arrivés tard le samedi et devant quitter tôt le dimanche. Quant à moi, j'avais hâte de retrouver ma bulle, car j'admets que cette expérience qui, en temps normal, me comble de bonheur est venue jouer dans mes émotions. Me voyant là, parmi eux, souffrante m'attristait beaucoup et suscitait sans doute chez eux de l'inquiétude mêlée d'impuissance. Que pouvaient-ils faire autre que d'être attentifs à mes besoins et à ma douleur ? Bien peu de chose...
En milieu d'après-midi dimanche, sous un ciel menaçant d'averses, c'est le coeur lourd et la larme à l'oeil que mon amoureux et moi avons repris la route pour rentrer. La même route qui nous avait conduits à la maison deux semaines auparavant dans une toute autre atmosphère (lire Nouveau revers, nouveau défi paru le 7 juillet). Je pleurais la cruauté du sort... oui, cet épisode avait quelque chose de cruel et de "pourquoi moi ?"... Mon copain, lui, pleurait sa peine de me voir souffrir, je crois.

De retour dans mon sanctuaire
Il était urgent que je regagne la quiétude de mon sanctuaire et surtout, surtout la plénitude que je retrouve dans mes voyages intérieurs. Tandis qu'en présence de mes amis je ressentais plutôt le manque (car confrontée plus directement à mon incapacité du moment), je savais qu'une douce Présence à moi-même saurait remplir le vide.
Dès mon arrivée, après un bon repas réconfortant (l'appétit est enfin revenu), je me suis plongée dans mes avenues de guérison spirituelle (méditation, lecture, conscience, etc.). L'équilibre a rapidement repris sa place dans mon être ébranlé. Mon gros chat, tout heureux de sortir de son isolement de trois jours, a passé tout l'après-midi à ronronner près de moi.

La vie continue toujours

Mon amie, Lyne, pour souligner la richesse du moment partagé durant ce weekend, a proposé un toast à la vie au début de notre traditionnel souper communautaire du samedi soir. J'étais entièrement d'accord ; la vie au-delà de tout. Peu importe les circonstances de nos vies mouvementées, ébranlées, éprouvées, la vie continue toujours. Ne l'oublions pas, car la vie est plus forte et plus grande que tout. Célébrons-là et laissons-la faire son oeuvre et elle saura bien nous ramener à bon port le temps venu.
Méditation sur la vie
Dans une lecture très inspirante, je suis tombée, comme par hasard, sur ce passage plein d'espoir :
"Nous pourrions expliquer le désordre apparent de l'univers par l'exemple du grain de blé qui doit mourir pour produire. 'Si le grain de blé ne disparaît dans la terre, et ne semble y pourrir, il demeure stérile.' Mais auparavant, la terre, pour être ensemencée, doit avoir été labourée, violentée, brassée, comme le pain, lequel plus il est pétri, plus il est beau. Le mystère de ce petit grain de blé, enfoui au creux de la terre hivernale, plus fort que toutes les ténèbres et tous les frimas, mais sûr de sa victoire, est l'une des plus belles paraboles de la vie. Il est utile de se rappeler cette parabole dans les moments où notre être est mutilé par la vie, la souffrance, les événements malheureux." (Extrait de Simard, Jean-Paul, Pèlerinage aux sources de la vie, éd. Anne Sigier, 2006, p. 261-262)
Vive la vie qui va !