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jeudi 19 novembre 2009

Une belle rencontre avec le Seigneur mon Dieu

Hier matin, j'écrivais dans mon petit cahier : "Aujourd'hui, le sacrement des malades". Et j'enchaînais avec le texte suivant :

J'essaie de m'y préparer et je sens de la résistance. J'ai du mal à laisser aller ma vie de vivante pour apprivoiser la mort, l'autre vie qui m'attend. J'ai beaucoup de travail spirituel à faire, moi qui en ai tant fait jusqu'ici.

Je m'acharne sur des choses matérielles qui me reste à régler ou que je veux bien régler pour les autres. Maman me ramène au spirituel ; elle a raison.

J'ai peur de ce que me réserve la maladie : la grande faiblesse, la maigreur, l'incapacité totale, le lit constant. Je n'y suis pas encore, mais je m'y dirige rapidement. Et puis, on parle de semaines de vie qu'il me reste. Je ne voudrais pas que ce soit trop de semaines et je voudrais bien partir avant Noël pour éviter de trop grandes tristesses à ma famille.

Je trouve surréaliste cette situation; c'est-à-dire que je parte la première, moi la plus jeune de la famille, et dans ces conditions particulières. Cela représente aussi la grande frustration de tous les autres membres de cette famille qui s'expliquent mal le dénouement du sort de la vie. Il n'y en a pas d'explication. C'est comme ça, c'est tout.

Je regarde par la fenêtre; il va faire une très belle journée. J'ouvrirai ma fenêtre et j'aurai un peu de cet air frais d'hiver. Ce matin, je vais aller au bain puisqu'hier je n'ai pas eu le temps (j'avais beaucoup à faire avec ma belle-soeur). Dans l'après-midi, j'étais très fatiguée; alors, j'ai dormi beaucoup. En soirée, j'ai écouté les nouvelles et je me suis couchée assez tôt.

Je disais donc que je vais aller au bain tôt, puis je me reposerai, car, en après-midi, maman viendra me rejoindre pour l'administration du sacrement des malades par le prêtre de l'hôpital. J'espère que cela va m'aider à trouver la Grande Paix et à m'orienter davantage sur ma préparation spirituelle, car pour le moment, je sens de la résistance.

Ce matin, 19 novembre, voici ma page d'écrit :

La peur m'a accompagnée une bonne partie de la journée hier, jusqu'à ce que le prêtre arrive et me prenne la main, comme un frère qui me connaît depuis toujours. Avec un grand sourire chaleureux et un air rassurant, il m'a tout de suite demandé si j'avais trouvé la paix. On dirait qu'il avait deviné mes états d'âme. Je lui ai donc parlé de ma peur, puis, grâce à Dieu, il a trouvé les bonnes paroles pour m'amener sur le terrain de la foi.

Nous avons eu un long échange plein d'amour et d'espérance, puis le rituel a démarré, tout ça, en présence de ma mère. Nous étions trois à partager ce moment divin et ce fut vraiment d'une grande sérénité spirituelle.

Après, je puis dire que la Paix a fait son chemin jusqu'à mon coeur et un regain d'énergie et de vitalité a envahi mes veines.

Je suis très heureuse d'avoir vécu ce beau rituel religieux rempli d'Amour divin.

mercredi 16 septembre 2009

Votre présence

En cette belle journée de la mi-septembre, je vous dis un petit bonjour en passant. Je tarde à écrire, car il y a beaucoup de mouvement présentement dans ma vie. Je ne suis pas en mesure d'écrire comme je le souhaiterais mais je pense à vous.

Alors, je vous offre aujourd'hui une petite pensée en hommage à votre présence silencieuse dans ma vie. La voici :
Votre présence

La présence des vagues est l'évidence même de l'existence de l'océan.
Votre présence est l'évidence même de l'existence de Dieu.
(Traduction libre tirée de Home With God, Neale Donald Walsch, Page 73)

The presence of the wave is evidence of the existence of the ocean.

Your presence is evidence of the existence of God.


Une bien belle journée à vous et que Dieu vous bénisse !

samedi 28 février 2009

Lettre à la fille que je n'ai pas eue

Ma belle enfant, je t'ai rencontrée un jour alors dans ma vingtaine avancée. Je marchais sur le boulevard de Maisonneuve à la sortie du métro Atwater en direction de mon bureau rue Greene à Westmount. Dans un flash, tu m'es apparue à l'âge approximatif de 16 ans. Nous partagions un beau moment de complicité et d'affection, moi, assise sur le sofa du salon, ta tête sur mes genoux, tu regardais vers le ciel. Nous parlions de tout et de rien, juste à être bien ensemble.

Ce flash m'est-il parvenu d'une vie antérieure où j'avais été ta mère ? Ou était-il un heureux présage d'une relation spéciale qui m'unirait plus tard à une belle jeune fille qui serait mienne ou non ?

Je t'ai longtemps cherchée dans les yeux et le coeur d'une ado affectionnée : nièce, belle-fille ou autre, et souvent, je me suis trompée sur l'issue de la relation, avec tristesse. Je me suis trompée tant et si bien que j'ai abandonné mes recherches. Inutile d'appeler l'équipe de Claire Lamarche, car ce dont je suis certaine, c'est que tu n'as jamais occupé mon bedon resté plat.

Je pense maintenant t'avoir trouvée dans la joyeuse folie, l'intelligence et l'ambition d'une jeune femme qui me rappelle celle que j'étais à cet âge. Il me manquait alors la foi en la bonté infinie de ce monde qui nous semble trop souvent austère et menaçant. J'ai appris depuis que l'image qu'on s'en fait prend naissance dans les lunettes qu'on choisit de porter. Les lunettes roses, bien qu'empreintes d'une certaine naïveté, nous feront voir les beaux côtés de la vie et les bonnes intentions de ceux qui composent notre monde. Et cette perspective saura nous emplir l'âme de chaleur divine et le coeur, de joie profonde. Les lunettes noires, qui se disent plus réalistes et au garde-à-vue constant, nous présentent un monde plutôt sombre dépourvu d'espoir et parfois menaçant. Cette façon de regarder le monde laissera un grand vide au creux de notre être grelottant, constamment balayé par un vent de froidure humaine.

Si j'avais un conseil à te donner, ma belle fille, je te dirais d'abord de porter des lunettes roses pour regarder la vie avec tout ce qu'elle a de merveilleux. Puise tous les jours à ce puits intarissable de ressources et sers-toi s'en pour rayonner et faire le bien autour de toi, car tout ce que nous faisons à l'autre, nous nous le faisons à nous-mêmes... On récolte ce que l'on sème, dit-on. Alors, sème la joie, l'amour, la paix, en pratiquant la bonté, la compassion et le respect afin que chacun retrouve sa dignité et sa lumière sacrée en ta présence.

Ne juge pas avec tes yeux d'humain, mais accueille plutôt avec ton coeur d'être de lumière que tu es. Ainsi seulement tu rencontreras Dieu et tu créeras ton propre paradis ici même et maintenant.

Et aux parents d'une telle enfant, rendez grâce pour le privilège que vous avez d'être chaque jour aspergés de la joie qui émane d'elle. Remerciez pour tant de bénédictions et soyez heureux à ses côtés.

Que Dieu te bénisse, ma belle fille. Et bon voyage !

vendredi 16 janvier 2009

Le Grand Mystère de la danse

Ce matin, je lisais quelques pages de mon nouveau livre, le deuxième d'une trilogie de l'auteur Oriah Mountain Dreamer intitulé La Danse (Les Éditions Logiques, 2004). Cette lecture à caractère spirituel est une invitation à vivre au rythme de notre vraie nature. J'avais beaucoup aimé son premier intitulé L'invitation (publié aux mêmes éditions en 2000) qui se veut un appel à la vie, à la passion et à la réalité.

Danser sa vie

Qu'est-ce que ça vous dit, "Danser sa vie" ? Ça fait déjà un bon moment que je reçois ce message de plusieurs sources en guise d'invitation à cheminer. Danser, c'est suivre le mouvement en n'offrant aucune résistance, un peu comme l'eau de la rivière qui coule allègrement dans son lit, contournant les obstacles sur son parcours et polissant les surfaces, à force de patience et de persévérance... Elle ne semble jamais se plaindre de son sort et elle finit toujours par atteindre l'océan. Voilà l'image que prend la danse de ma vie.

Dans son chapitre intitulé "Mais savez-vous danser ?", l'auteure nous ouvre les yeux sur une grande vérité qui lui a été inspirée en songe. Elle se demandait ceci : "Je veux savoir pourquoi je suis si rarement la personne que je souhaite être." (p. 28) Et la réponse qu'elle a reçue est la suivante : "La question n'est pas de savoir pourquoi tu es si rarement la personne que tu veux vraiment être, mais plutôt pourquoi veux-tu si rarement être la personne que tu es vraiment ?" (p. 29)

Et comment faire pour vouloir être celui ou celle que l'on est vraiment, dans notre être le plus profond, si on ne sait pas à qui on a affaire ? C'est seulement en allant à la rencontre de soi souvent par le recueillement, l'exploration et la découverte, l'accueil et l'appréciation, qu'il est possible de faire les premiers pas de la danse avec l'être merveilleux que nous sommes.

Le grand secret

Plus loin, elle nous confie son grand secret : "J'ai toujours senti la présence de ce qui est plus grand que moi-même." Puis elle nous raconte comment ç'a commencé. Elle était une toute petite fille lorsque, blottie dans son lit effrayée par les disputes de ses parents qu'elle entendait très bien, elle s'est sentie portée et réchauffée par la main de Dieu. C'était ainsi que le "Grand Mystère" avait répondu à ses prières répétées. Puis elle dit avoir senti la présence bienveillante de plusieurs êtres de lumière dans son coeur ; ils la rassuraient en lui disant : "Nous sommes toujours avec toi. Nous serons toujours avec toi."

Dans sa naïveté enfantine, elle croyait que tout le monde pouvait sentir une telle présence. Elle a été étonnée d'apprendre qu'il n'en était rien. En fait, le contact doit d'abord être établi par notre volonté de se tourner vers la lumière divine avec foi, amour et gratitude. Cette rencontre est souvent provoquée par des événements éprouvants qui nous ramènent à l'essentiel.

Danser avec le Grand Mystère

L'annonce de la maladie a été pour moi une invitation à la danse de ma vie que j'ai acceptée dès le départ. Je sentais au fond de moi que toute la résistance que j'avais opposée aux différents appels de changement reçus dans les épisodes difficiles de mon parcours y était pour quelque chose.

Ainsi, au lendemain de l'annonce du diagnostic épouvantable, je suis entrée en conversation avec Dieu. Seule dans ma chambre d'hôpital, j'ai amorcé mon discours ainsi : "Mon Dieu, je sais que cette épreuve a quelque chose à m'apprendre sur moi, sur la vie et sur mon rôle dans cette vie. J'accepte le défi proposé, mais j'aurai très certainement besoin de Toi pour traverser les moments les plus difficiles. Je te confie mon corps puisque Tu en es le Créateur, pendant que je plonge dans le grand voyage intérieur à la découverte de mon être lumineux." Je venais de m'ouvrir à un univers spirituel nouveau qui m'invitait à cheminer doucement dans l'amour, l'accueil et la foi. Je n'avais plus rien à craindre.

La valse divine

Lorsqu'on accepte d'entrer dans la danse, les partenaires qu'il nous faut se présentent au moment venu. Ainsi, dès ma sortie de l'hôpital, j'entreprenais un processus de guérison émotionnelle avec une thérapeute qui avait tout ce qu'il me fallait : amour, accueil et douceur. Elle connaissait les avenues à emprunter pour retrouver le chemin vers la maison (le Soi). Voici un extrait du récit que j'en ai fait dans mon journal peu de temps après :
"Quand je me suis présentée chez elle au lendemain de ma première visite chez l’oncologue, elle m’a trouvée en très bonne forme, malgré le peu de temps qui nous séparait de l’opération (deux semaines et demie seulement). Avant d’entreprendre le traitement, elle prend le temps nécessaire pour m’écouter relater les événements entourant mon séjour à l’hôpital, le compte-rendu du docteur qui a pratiqué ma chirurgie au lendemain de l’intervention et surtout ma rencontre de la veille avec l’oncologue. Je lui exprime clairement mon besoin d’être rebranchée à la Puissance Divine, car j’ai perdu ma solidité en raison de la peur qui m’a envahie. Elle me trouve bien sereine malgré tout.

Étendue sur la table, je me laisse guider par les paroles de ma thérapeute qui me demande de respirer profondément pour mieux me détendre. Puis elle m’invite à entrer à l’intérieur de moi pour reprendre contact avec la force de vie qui m'habite de même qu'avec mon univers spirituel. Je sais que des ressources inouïes s’y trouvent; il ne me suffit que d’avoir foi en ce potentiel divin pour y avoir accès. À cette pensée, me vient sitôt en tête une magnifique image : je vois Marie, ma thérapeute, me tenant dans ses bras, telle une brebis blessée, pour me ramener auprès du Créateur pour recevoir la guérison. Tout ça se déroule dans une bulle de lumière blanche d’une pureté infinie. Dès les premiers instants du traitement, je me sens aussitôt rebranchée et je pleure à chaudes larmes. Je remercie le Ciel de m’accueillir de nouveau pour me sauver.

Puis, à un certain moment, Marie prononce ces paroles qu’elle m’invite à répéter : « Avec la puissance de Dieu en moi, je peux tout. » Comme c’est rassurant ! Je ne suis plus seule."

Vous vouliez connaître mon secret pour tant de sérénité et de confiance dans cette aventure éprouvante ? Le voici : je ne danse jamais seule.

Que Dieu vous accompagne à chaque instant et qu'Il vous bénisse.

mardi 2 décembre 2008

Les porteuses de joie

Ce matin, je suis quasi euphorique à l'idée de vous partager un fort beau message reçu de mes amies de la Biodanza. (Je vous ai parlé de Biodanza dans ma chronique du 30 octobre dernier intitulée Cultivez la joie.) C'est qu'au début de novembre, nous avons eu la visite d'Hélène, la directrice de l'école de Biodanza de Montréal et de Nice en France. Elle était curieuse de nous rencontrer puisque nous sommes à travailler sur un projet bien spécial de vidéo qui nous permettra de présenter un aspect de la Biodanza dans le cadre d'un important symposium qui se tiendra à Nice en juin prochain. Elle était curieuse de voir comment des personnes atteintes ou ayant été touchées d'une façon ou d'une autre par le cancer pouvait s'épanouir dans un univers de Biodanza.

Le message qu'elle a publié dans le bulletin d'information de son école traduit bien la surprise qu'elle a eue... Le voici :

Message d'Hélène

"Aux prises avec des engagements, aux prises avec le plein d'un quotidien qui n'a rien de routinier, je me surprends parfois à retrouver quelque chose qui ressemble à de l'habitude dans ma manière de commencer ma journée, de me penser et de penser le monde. Vous savez, cet automatisme qui nous fait tout placer dans des cases bien délimitées, dans des catégories bien distinctes...et nous enferme dans une perception superficielle de nous-mêmes et du monde. Et c'est souvent dans cette inconscience de l'instant présent, que je me fais littéralement happée, cueillir et projetée dans un vortex qui ne me laisse aucun choix, autre que celui de m'abandonner.

Ce vortex, je l'ai rencontré (ou plutôt il m'a saisie) lors de mon dernier voyage à Montréal. J'y étais - entre autres activités - invitée à participer à une vivencia de Biodanza dans le cadre d'une action menée auprès d'un organisme qui propose de l'accompagnement par des activités diverses, à des personnes atteintes de cancer ou l'ayant été. Ou des personnes touchées par ses vagues. Comme peuvent l'être des proches. Une de ces activités est la Biodanza, proposée par une facilitatrice en devenir, elle-même directement concernée par ce qu'elles ne nomment pas «maladie», mais «épreuve», «expérience», «réalité», voire même «initiation».

Je m'apprêtais à entrer dans l'univers sombre et pesant de la souffrance, des blessures et de la mort proche ou prochaine, de la peur de la rencontrer. Je m'armais de mon optimisme, je me faisais toutes sortes de représentations sur ce que j'allais pouvoir offrir. J'étais à l'extérieur. Elles ont commencé alors à arriver une à une. L'arrivée de chacune est saluée comme un rayon de soleil, comme un cristal de lumière, comme une chaude caresse sur le coeur. Les voix sont enjouées, profondes, les rires légers, les étreintes dansantes, l'enthousiasme entier ! Rient-elles autant pour fuir ce que moi-même je ne connais pas ? Éprouvent-elles l'euphorie de l'urgence ? Puis-je rire moi aussi ?

Peu à peu, de cette effervescence désordonnée et quasi dionysiaque, naît le moment des partages et je suis saisie par la densité des mots. Mêmes les plus légers sont habités d'une présence profonde. Le lieu d'où ils fusent ou jaillissent, glissent ou murmurent, sont des lieux habités. Les lieux de l'âme. Ils ont la précision et la concision de la lucidité. Ils ont la puissance du présent. Les « aménagements » sont discrets...quasi imperceptibles. Un fauteuil, un peu d'eau...beaucoup de tendresse. Lorsque le langage des corps remplace la danse des mots, chaque regard, chaque geste, chaque envolée de ces chairs pourtant tant et tant mutilées, chaque étreinte, chaque abandon, chaque soupir, chaque clignement pudique de paupières sur l'univers intime, se lance dans l'univers de ma propre réalité comme un hymne à la vie. Dans une danse à deux, sous le regard de l'une d'entre elles, la gratitude m'a déployée dans une transe dont chaque frémissement agite encore la surface bouleversée de ma vie. Et l'une d'entre elles, m'a offert en partage, une invitation que je fais à mon tour, d'aller visiter un espace surprenant et généreux. Il s'agit des «Soldates de la Paix». Je vous laisse le découvrir. www.lessoldatesdelapaix.ca"

Rayons de lumière sacrée

Nul besoin d'ajouter mon grain de sel, l'expérience d'Hélène parle d'elle-même. Les "porteuses de joie" se préparent à livrer des rayons de lumière sacrée dans le coeur de leurs invités... En effet, le party de Noël d'OMPAC*, le 10 décembre prochain, sera l'occasion choisie pour le faire. Je vous en donnerai des nouvelles.

D'ici là, n'oubliez surtout pas de danser avec la vie... elle est si généreuse et bonne. Suffit de suivre ses pas avec confiance.

Je vous envoie une pluie d'étoiles filantes pour illuminer vos journées.

*OMPAC : Organisation multiressources pour personnes atteintes de cancer. Voir www.ompac.org

jeudi 13 novembre 2008

Avancez vers la lumière

Dans ma dernière chronique, je vous ai promis d'aborder le thème de Noël afin de lui redonner son vrai sens et ainsi vivre cette belle fête avec la joie au coeur.

Je lisais justement un article dans Châtelaine ce matin (Noël, ça ne veut plus rien dire, par Elias Levy, déc. 2008, p. 107) dans lequel le sociologue Jean-Philippe Warren expose son point de vue sur le caractère commercial qu'a pris cette fête religieuse au fil des années. Selon lui, Noël est devenue synonyme de stress, fatigue, surconsommation et endettement.

Je dois admettre que je suis plutôt d'accord avec lui, même si j'ai toujours refusé d'embarquer dans ce scénario. Je n'ai jamais considéré nécessaire de dépenser de l'argent que je n'avais pas pour faire des cadeaux à mes proches. Si je tiens absolument à leur témoigner mon affection, je prends des avenues "affectives" ! Une belle carte avec des mots d'appréciation bien sentis, un objet fabriqué de mes mains (Omer DeSerres a plein d'idées à cet effet), quelques biscuits maison joliment emballés, etc. Ça ne prend pas plus que ça pour faire plaisir.

Noël dans mon coeur

Au-delà du volet cadeaux qui est inévitable jusqu'à un certain point, mon Noël à moi, c'est surtout la joie que j'installe dans mon coeur pendant toute la période de l'Avent. Qu'est-ce que l'Avent ? C'est une période de quatre semaines avant Noël qui nous permet de nous préparer spirituellement à accueillir la Lumière du Christ. Je vous invite à relire ma chronique du 16 décembre 2007 intitulée "Couler comme rivière d'Amour..." dans laquelle j'aborde le sujet.

Vivre l'Avent

Il y a plusieurs façons de se préparer à l'arrivée de Noël. Oubliez les magasins et les réceptions; ça se passe ailleurs. Voici quelques idées :

  • Implication communautaire : Que vous choisissiez de passer la Guignolée dans votre quartier, de faire un peu de bénévolat auprès des personnes seules ou des banques alimentaires, le fait de prendre part à la vie de quartier nous remet en contact avec le sens du partage et la compassion.

  • Ambiance de fête : On peut s'imprégner de l'ambiance des fêtes en assistant à un concert de Noël, en écoutant des beaux airs de Noël tout en préparant des biscuits qu'on offrira en cadeau ou en allant se promener dans les rues pour admirer les maisons et les vitrines joliment décorées.

  • Activités ressourçantes : Dans les semaines précédant Noël, une foule d'activités nous sont proposées : expositions de crèches et de sapins de Noël, ventes d'artisanat local et sorties en plein air avec la famille. Il suffit de fouiller les journaux et magazines pour trouver de belles idées. L'important est de se faire plaisir et surtout de partager de bons moments avec ceux que l'on aime.

  • Cadeaux du coeur : Enfin, il y a le don de soi... Le plus beau cadeau qu'on puisse offrir est celui qui vient du coeur. Plusieurs ne se donnent plus la peine d'envoyer des cartes de Noël ou le font par le biais de l'internet. Je considère que la meilleure façon d'offrir ses bons voeux est en écrivant un mot personnel dans une carte traditionnelle envoyée par la poste (même si ça entraîne des coûts). C'est le moment par excellence pour dire merci et souhaiter le meilleur de ce que la vie a à offrir. Un autre cadeau du coeur : un jouet offert à un enfant démuni... incognito.
Ouvrir son coeur

Noël, c'est avant tout une belle occasion d'ouvrir son coeur... à soi d'abord, puis aux autres. Ouvrir son coeur signifie savoir accueillir sans juger, offrir de la compassion à l'autre, pardonner à soi et à l'autre, honorer l'autre en lui offrant une présence sincère, c'est aussi le reconnaître et lui redonner sa dignité, etc.

Nous avons parfois, même souvent besoin d'aide pour arriver à ouvrir son coeur, car les blessures du passé ont fort probablement érigé des murs de protection autour du coeur. Et le travail d'ouverture s'en trouve plus difficile.

Permettez-moi de vous suggérer de profiter des quatre dimanches de l'Avent (débutant le 30 novembre) pour créer des rencontres avec vous-même; votre âme n'attend que votre invitation. Que vous choisissiez d'assister à la messe du dimanche ou de vous recueillir dans l'intimité de votre foyer, prenez le temps de méditer sur le vrai sens de Noël pour vous, avec un petit rituel favorisant l'intériorisation et le contact avec votre dimension divine (ambiance calme et sereine, chandelles, etc.) et un texte inspirant si nécessaire. Allez vous "asseoir dans votre coeur"* pour écouter le silence vous parler. Placez-vous en position de gratitude pour accueillir avec reconnaissance tout ce que la vie a de bon à vous offrir. Remerciez.

Plan d'action

Fouillez les journaux locaux et les magazines pour trouver des occasions de vivre Noël en participant et en vous impliquant dans la communauté. Ce que vous en tirerez vous fera avancer doucement vers la lumière de Noël.

Bonne route !

* L'expression "s'asseoir dans son coeur" est une image que j'utilise régulièrement car elle illustre tellement bien la rencontre avec soi et sa dimension divine. Pour en faire l'expérience, fermez les yeux et imaginez que vous êtes assis dans une petite grotte, votre coeur. Il ne fait ni chaud, ni froid, ni trop sombre ni trop clair. Vous êtes juste bien. Vous êtes assis là tranquillement en sachant que quelqu'un viendra à votre rencontre. C'est le sage qui habite en vous. Il a un message à vous livrer. Ne forcez rien avec votre tête, à savoir : "Voyons, c'est ben long... quand est-ce qu'il va arriver le sage ?" Car plus vous forcez, plus vous le repoussez. Soyez juste là à attendre patiemment qu'il se manifeste. Lorsqu'il sera prêt, vous vous sentirez touché par un mot (soufflé dans une brise légère), une émotion, une image, une idée... Soyez attentif et ouvert, car le message est souvent subtil.

jeudi 16 octobre 2008

L'air qui entre et qui sort

En ce lendemain de traitement, je me permets de m'appuyer sur des écrits inspirants pour vous livrer ma chronique du jour. En fait, je vous ai promis, dans mon dernier texte, un exercice de respiration consciente.

C'est dans le dernier ouvrage de Guy Corneau, Le meilleur de soi (éd. de l'Homme, 2007, 321 p.), que j'ai tiré l'exercice proposé. L'auteur le met en contexte comme suit : Un jour, il a rencontré un homme qui avait fréquenté les séminaires de Coeur.com (voir http://www.productionscoeur.com/) pendant quelques années. Le dernier atelier auquel il avait participé s'intitulait L'intimité avec soi-même au cours duquel l'auteur parlait d'amour de soi. Pour cet homme, ceci ne voulait absolument rien dire jusqu'au jour où, de façon tout à fait spontanée et inattendue, il a ressenti le sens de cette intimité dans le cadre d'une séance de respiration consciente. Voici comment il relate son expérience pendant une nuit d'insomnie :
"Au lieu de pester en me retournant sans cesse dans mon lit, je me suis vidé la tête, je me suis détendu et je me suis mis à respirer en profondeur, juste pour sentir l'air qui entre et l'air qui sort. C'est là que ça s'est passé. En une fraction de seconde, je me suis mis à ressentir tout mon être. Je me suis mis à être bien. Je suis devenu le témoin de ma propre respiration. D'un seul coup, j'ai compris le sens de l'intimité avec soi-même et je me suis mis à m'aimer et à aimer la vie." (p. 214)


Exercice de respiration consciente

Voici donc l'exercice proposé par l'auteur :
"Dans une position confortable de préférence - assis, couché sur le dos ou sur le côté, prenez contact avec votre respiration. N'essayez pas de respirer grandement ou petitement, ne cherchez pas la meilleure façon de souffler. L'important est plutôt d'aller à votre rythme. Sentez l'air qui entre et qui sort tout doucement. Prenez conscience que c'est la vie qui est là, votre vie.

Jouissez de cette intimité toute personnelle. Accordez-vous ce moment de confort, sans vous laisser solliciter par l'extérieur. Si des émotions surviennent, accueillez-les sans juger et sans tenter de comprendre. Laissez-les passer comme elles sont venues. Restez aussi longtemps que vous le désirez dans ce moment de détente sensorielle, tout en suivant l'inspiration et l'expiration. Votre seul but est de rétablir la connexion avec vous-même. À l'inspiration, imaginez que vous voguez librement dans l'univers qui s'imprime en vous. À l'expiration, vous vous détendez et vous mélangez votre essence à cet univers infini. Vous ne faites qu'un avec lui.

Une fois le courant bien établi, prenez le temps de reprendre le fil de votre journée, sans perdre le contact avec votre respiration, qui se trouve être votre lien avec votre corps, avec votre essence créatrice et avec la vie en vous. Si vous perdez ce contact, vous pouvez y revenir plusieurs fois par heure, ou même par minute, en prenant à nouveau conscience de votre souffle." (p. 215)

L'auteur ajoute, pour insister sur l'importante de la respiration consciente : "Lorsqu'on respire consciemment, on a l'impression de communier avec la vie et de s'unir à son immensité. C'est comme si l'univers était en soi et qu'on y participait très intimement."

Je reviendrai sans doute sur le sujet, car il y a tant à dire. Mais pour l'instant, je vais vous laisser respirer doucement...

Bonne journée !

mardi 30 septembre 2008

Une flamme de profonde gratitude

Chaque matin, à mon lever, j'entre dans ma bulle en allumant ma chandelle sacrée. Dans l'atmosphère sereine du petit jour, elle me permet de reprendre contact avec l'esprit divin pour trouver l'inspiration du coeur. Ce matin, lorsque j'ai allumé ma chandelle, j'ai consciemment pris contact avec mes amis et mes proches qui ont généreusement répondu à mon appel à l'aide (lire Pour gagner des luttes paru le 3 septembre).

Leçon d'humilité

Demander requiert de l'humilité et recevoir en demande encore plus. On a très peu développé le sens de la réceptivité, par orgueil surtout. La preuve, c'est que la plupart d'entre nous préfèrent donner que recevoir. On n'a pas appris à accepter avec gratitude. Quant à moi, chaque fois que je reçois une offre de soutien, un petit malaise passe dans mon coeur en même temps qu'une grande joie. Je ne sais pas trop comment réagir... c'est bien moi qui ai initié ce mouvement de solidarité pourtant. Comme l'être est complexe parfois !

Embrasser avec gratitude

C'est par la gratitude qu'on traverse le petit malaise ressenti lorsqu'on reçoit. La gratitude du coeur nous fait faire un grand pas en avant et, comme me l'a déjà enseigné mon guide spirituel, elle doit se manifester par un élan du coeur qui enveloppe toute la personne d'une énergie d'amour divin. Quelle belle image !

Il y a bien des façons de dire merci. Ce matin, c'est en esprit et en prière que je rends grâce. En regardant la flamme qui luit devant moi, je me remémore les gestes de bonté et de générosité de chacune des personnes qui se sont avancés pour me tendre la main, chacun à leur façon et à la mesure de leurs moyens. Le geste est aussi valeureux au sens divin.

Je ferme les yeux et je formule une prière de gratitude que je leur adresse personnellement. Je demande qu'ils soient bénis de la grâce de Dieu afin que sur leur chemin, ils obtiennent réponse à leurs propres demandes en plus de la joie, la paix, l'harmonie et l'amour.

Une légèreté qui porte

Ce que ce soutien m'apporte, c'est une confiance en la vie et en l'abondance de l'univers, une légèreté qui me permet de poursuivre allègrement mon combat et surtout le sentiment d'être unie à l'immensité de l'univers par un contact spécial avec l'âme de ces frères et soeurs.

L'autre jour, j'étais à l'épicerie de Mme Thuy, et une fois arrivée à la caisse, j'ai fait le saut. Le total pour 3-4 bouteilles de suppléments vitaminiques et une petite épicerie bio s'élevait à 145$. Le coeur m'arrête toujours devant des montants aussi exorbitants. Mais grâce au soutien reçu, j'ai pu rapidement reprendre mon souffle normal et laisser aller le stress. C'est là que j'ai compris toute la valeur de ces coeurs généreux. Merci mille fois !

Tous unis à la même Source

La vie est une. Le monde est une seule demeure.
Nous sommes tous membres de la même famille.
La création est un tout organique.
Personne n'est indépendant de ce tout.
L'homme fait son propre malheur en se séparant des autres.
Cette séparation est la mort.
La vie éternelle réside dans l'unité.

(Extrait de Dyer, Wayne W., Le Pouvoir de l'intention, éd. J'ai Lu, 2004, p. 177)

Le plus beau cadeau

Que pouvez-vous donner si vous n'avez pas d'argent ?

La meilleure chose à donner
à votre ennemi : le pardon
à un opposant : la tolérance
à un ami : votre coeur
à un enfant : le bon exemple
à votre père : de la déférence
à votre mère : une conduite qui la rendra fière de vous
à vous-même : le respect
à l'humanité : la charité

(idem, p. 174)

Bonne journée !

La Terre est un grand jardin.

jeudi 11 septembre 2008

Quelle est votre intention ?

Hier après-midi, après avoir reçu une cinquième séance de chimiothérapie depuis juillet, j'ai commencé à travailler sur ma chronique du jour en m'inspirant du dossier sur la vie effrénée que l'on mène, paru dans la revue "O" (The Oprah Magazine) de septembre, et ce, afin de vous partager quelques trucs pour mieux vivre le quotidien sans se perdre de vue. Mais, comme cela m'arrive souvent, ce matin, lorsque j'ai repris mes écrits, l'inspiration n'y était pas. J'étais plutôt attirée par un livre que j'ai commencé à lire hier qui m'a tout de suite captivée.

Le pouvoir de l'intention

C'est le titre du livre de l'auteur américain à succès, le Dr. Wayne W. Dyer, un des grands sages de notre époque (éd. J'ai Lu, 2004, 342 pages). Selon lui, il existe un champ d'énergie pure et illimitée... l'intention. "Lorsque nous sommes connectés à l'intention, une harmonie règne en nous et autour de nous; on se sent inspiré et heureux, nos projets se réalisent, les relations deviennent sereines, les événements s'agencent en notre faveur."

Ce concept n'est pas nouveau pour moi, car au cours des dernières années, sur mon chemin de guérison, j'ai eu la chance et la grâce de reconnaître cette force à travers divers événements que je qualifie de miracles, car je n'aurais jamais pu imaginer pareil dénouement. En effet, cela se produisait lorsque, après avoir longuement ruminé mes soucis et tenté de contrôler une situation qui me paraissait insécurisante, sans succès, j'acceptais finalement de me laisser "flotter" (tel que l'exprime l'auteur) dans l'air pur et lumineux de "l'intention". Je m'abandonnais à une force infiniment plus grande que moi avec confiance. Et hop ! je recevais un appel inattendu qui m'offrait la sécurité dont j'avais besoin dans un contexte tout à fait différent. (Je vous reparlerai de ce miracle un jour, car pour le moment, c'est trop tôt.)

Où est le problème ?

De par son existence, toute forme de vie (humaine, animale, végétale, minérale) est connectée à la grande Source créatrice et vit en harmonie avec cette force illimitée. Le meilleur exemple que je puisse apporter est lié au tsunami de décembre 2005 (ou était-ce 2006 ?). Dans les heures qui ont précédé ce terrible cataclysme, tous les animaux sauvages se sont dirigés instinctivement vers les hauteurs. Ils sentaient ce qui se préparait et ont fait ce qu'il fallait pour sauver leur vie. Pendant ce temps, les hommes et les femmes qui se trouvaient à proximité de la plage menaçante n'ont rien vu venir, pas même lorsqu'ils ont vu les vagues se retirer d'une façon tout à fait inhabituelle. Et le comble de l'inconscience a été démontré par quelques touristes qui se sont plutôt avancés sur la plage en direction du danger imminent qui allait leur enlever la vie.

Comment se fait-il que nous en soyons arrivés à un tel niveau d'inconscience pour ainsi mettre notre vie en danger par nos choix, qu'il s'agisse d'événements surprises ou des nombreuses décisions en apparence banale que nous prenons dans le petit quotidien ? Le Dr. Dyer attribue cela à notre libre arbitre que l'on peut également nommer l'ego. Expliqué simplement, l'être que nous sommes peut s'aligner sur deux modes de vie assez paradoxaux : l'intention ou l'Esprit accessible par la voie du coeur, et l'ego ou le libre arbitre essentiellement mené par les fonctions cérébrales. Vous aurez compris que c'est selon ce dernier que la plupart de nous fonctionnons dans ce monde de performance et d'apparence. C'est le piège qui nous emprisonne devant les listes de tâches à réaliser, nos multiples désirs et dans notre temps.

Qu'est-ce que l'ego au juste ?

L'ego est composé de six ingrédients de base qui témoignent de la façon dont nous faisons l'expérience de nous-mêmes en tant qu'êtres séparés de leur Source.
  1. 1. Je suis ce que je possède. Mes possessions définissent qui je suis.

  2. 2. Je suis ce que je fais. Mes accomplissements définissent qui je suis.

  3. 3. Je suis ce que les autres pensent de moi. Ma réputation définit qui je suis.

  4. 4. Je suis distinct des autres. Mon corps me dit que je suis seul.

  5. 5. Je suis coupé de tout ce qui est manquant dans ma vie. Mon espace vital est déconnecté de mes désirs.

  6. 6. Je suis distinct de Dieu. Ma vie dépend de l'assentiment de Dieu quant à ma propre valeur.

(Pour une description plus détaillée de ces croyances, l'auteur nous invite à livre l'un de ses ouvrages intitulé Your Sacred Self.)

En permettant à l'ego de déterminer le chemin qu'empruntera notre vie, nous désactivons le pouvoir de l'intention.

Quatre étapes vers l'intention


Imaginez un monde où vous n'avez à prendre aucune décision... tout ce que vous avez à faire, c'est de vous reconnecter à la Source infinie pour vous sentir faire partie du Grand Tout en vous laissant flotter dans les sillages illuminés de l'intention. Comment faire ?

L'auteur dit : " Pour activer le pouvoir de l'intention, vous devez prendre contact avec votre moi naturel et cesser de vous identifier complètement à votre ego. Ce processus se déroule en quatre étape (p. 25) :

  • 1. Discipline : Apprendre une nouvelle tâche implique que vous entraîniez votre corps afin qu'il exécute les mouvements comme vous le désirez. Votre corps est un allié important dans ce processus de connexion. L'exercice physique régulier, de saines habitudes alimentaires, des soins attentionnés, etc., contribueront à le rendre plus "léger" et vigoureux.
  • 2. Sagesse : La sagesse conjuguée à la discipline renforce votre capacité de concentration et vous permet de patienter pendant que vous harmonisez vos pensées, votre intellect et vos émotions avec la mise en forme de votre corps.
  • 3. Amour : Après avoir discipliné votre corps avec sagesse et étudié avec votre intellect la tâche qui vous attend, vous devez apprendre à aimer ce que vous faites et à faire ce que vous aimez.
  • 4. Abandon : Voilà le lieu de l'intention. C'est ici que votre corps et votre esprit quittent le devant de la scène et que vous entrez dans l'intention.
À présent, détendez-vous et acceptez d'être porté par ce même pouvoir qui transforme les glands en arbres, les fleurs en pommes, et de minuscules cellules en êtres humains.

Le Dr. Dyer cite ici Carlos Castaneda, un auteur qui l'a grandement inspiré sur le sujet : " Il existe dans l'univers une force incommensurable et indescriptible, une force que les chamans appellent intention, et tout ce qui existe dans le cosmos est relié à cette force. " (p. 26)

Puis, il conclut ainsi : "Absolument tout dans le cosmos est relié à l'intention, y compris votre moi discipliné, sage et aimant, de même que toutes vos pensées et émotions. En vous abandonnant à l'intention, vous vous remettez de tous vos tracas ; vous pouvez enfin consulter votre âme infinie. Puis le pouvoir de l'intention vous donne l'occasion d'aller là où votre destinée vous appelle." (p. 26)

Demain, j'aborderai les sept visages de l'intention, c'est-à-dire les avenues à emprunter pour y accéder. Ce sont : la créativité, la bonté, l'amour, la beauté, l'expansion, l'abondance illimitée et la réceptivité.

Branchez-vous à la Source

D'ici là, je vous propose un petit exercice bien simple pour établir un premier contact avec la Source infinie que représente l'intention : Fermez les yeux quelques instants, prenez quelques bonnes respirations et "essayez d'imaginer une force qui est partout à la fois, une force qui vous suit partout où vous allez. Elle ne peut être divisée, et pourtant, elle est présente dans tout ce que vous pouvez voir ou toucher. À présent, élargissez votre conscience de ce champs d'énergie infini au-delà du monde des formes et de la finitude. Votre corps physique n'est qu'une partie de votre être global émanant de cette énergie." (p. 20) Êtes-vous en mesure de vous en détacher quelques instants pour pleinement ressentir la Présence bienfaisante qui vous habite et la force vitale qui vous anime ?

"En activant l'intention, vous rejoignez votre Source et devenez un sorcier des temps modernes. Devenir sorcier signifie atteindre un niveau de conscience où des choses inconcevables deviennent soudainement possibles." (p. 21)

En vous souhaitant une très belle journée, je vous offre une photo d'une extrême beauté ; il s'agit d'une fleur exotique qui prend la forme d'un oiseau majestueux... Admirez longuement afin de ressentir toute l'émotion qui s'en dégage.








vendredi 5 septembre 2008

Une belle rencontre avec soi et les autres

Ce matin, je prends congé... C'est vendredi et il semble que mon inspiration ait déjà pris la clé des champs. Mais je ne voulais pas vous laisser sans rien, au cas où vous auriez envie de prendre un temps pour vous rencontrer durant le weekend qui vient. J'ai mis la main sur un petit guide d'intériorité signé Jean Desclos.


Repères pour le Q.I. (Quotient d'intériorité...)


  1. Prendre le temps, en être maître. Mettre du Temps dans son temps. Il y a un temps pour semer, un temps pour récolter, et le temps du jardinier qui sait patienter.

  2. Se brancher sur les valeurs fondamentales de sa vie, sur les attitudes et comportements qui apparaissent porteurs d'enthousiasme, emballants, mobilisants.

  3. Trouver sens et plaisir à travailler. Non pas seulement faire ce qu'on aime, mais aimer ce que l'on fait.

  4. Ne pas se contenter de travailler parce qu'il le faut bien, comme un robot efficace, en perdant contact avec son projet de vie.

  5. Améliorer son environnement et son rapport à l'environnement, son milieu. S'y glisser en comprenant la différence entre le nécessaire et le libre, les conditionnements sur lesquels on n'a aucun pouvoir et les réalités qu'on peut changer. Comprendre les influences qui s'exercent dans un groupe de travail, les dynamiques et les interactions dans une équipe.

  6. Raffiner sa vision des choses, des personnes, du monde. Lire par en dedans, avec un regard sur son intérieur et sur l'intérieur des autres. Insight. Se préoccuper de sa santé spirituelle. Se discipliner à une certaine intériorité, à être bien en soi et avec soi, en s'acceptant avec ses propres limites. Goûter le bonheur d'être, simplement.

  7. Discipliner le silence, même au coeur du bruit...

  8. Cultiver des relations en réciprocité d'enrichissement spirituel. L'autre est une chance. Ne pas craindre d'être vrai dans ses émotions, ouvert, solidaire.

  9. Vivre au ralenti, intensément, en accordant toute la place à l'inutile essentiel.

  10. Vivre détaché et confiant. À chaque problème, il y a une solution.

  11. S'ouvrir à un Absolu, à la Transcendance, celle qui est en soi. Notre dignité nous déborde, nous dépasse. Faire contact avec son Dieu. Se laisser aimer, se laisser envelopper par la Bonté. Goûter le bonheur d'être bon, tout simplement.

  12. Accueillir la souffrance comme une occasion de croissance et d'ouverture du coeur.
Sur ce, bon weekend ! Et passez du bon temps avec ceux que vous aimez. Célébrez la vie !

jeudi 7 août 2008

La découverte de l'espace intérieur

(Cette chronique fait suite à celle d'hier, Le cosmos intérieur !)

On définit l'espace intérieur comme étant l'Être sans forme qui constitue l'essence même de qui nous sommes. L'auteur Eckhart Tolle, lui, dit : "En fait, l'espace vide est la vie dans sa plénitude, la Source non manifeste à partir de laquelle toute manifestation émerge. Le terme que l'on emploie traditionnellement pour décrire cette source, c'est Dieu." (Nouvelle Terre, l'avènement de la conscience humaine, éd. Ariane, 2005, p. 212)

Pourquoi chercher à le découvrir ? Tout simplement parce que "c'est à partir de l'espace intérieur, de la conscience non conditionnée elle-même, qu'émane le véritable bonheur, la joie de l'Être." (idem, p. 200) Ça semble simple, finalement !... C'est simple, en effet, lorsqu'on a réussi à prendre conscience et à s'affranchir le moindrement de l'ego (et du corps de souffrance qui s'y rattache), cette partie de nous qui prend souvent beaucoup trop de place. Un peu de "débroussaillage" est donc nécessaire avant d'accéder à l'espace intérieur.

Ainsi, dans son dernier ouvrage d'éveil spirituel (Nouvelle Terre), l'auteur présente d'abord les notions liées à l'ego avant de pouvoir entrer au coeur du sujet de l'espace intérieur. C'est que l'ego et le corps de souffrance sont si présents dans nos vies mouvementées qu'on en arrive à se définir à partir de ce qu'ils présentent. De plus, ils laissent très peu de place à la dimension spirituelle qui, elle, se manifeste dans le silence, la quiétude et dans l'immobilité.

L'ego et le corps de souffrance

Brièvement, je présenterais l'ego comme un côté de nous existant surtout à travers le mental et qui se nourrit des perceptions que nous entretenons sur les différents aspects de la vie, soit ce qu'on en pense (et non ce qui est). L'ego se manifeste principalement dans le monde physique et matériel : le paraître, ce que je possède, là où j'habite, le poste que j'occupe, qui je connais, etc. À cet effet, l'auteur tient à préciser qu'il n'y a pas de problème à posséder des choses ou à prendre soin de son apparence. Le problème réside surtout dans le fait de s'identifier personnellement à ces aspects extérieurs à notre Être véritable. Car lorsqu'on attribue sa valeur personnelle à ces dimensions extérieures, c'est toujours à recommencer, car toutes ces choses sont éphémères. L'ego doit donc travailler constamment à sa survie en prenant le contrôle de nos pensées, de nos actions, de notre vie.
"Quand vous vivez par le truchement du moi créé par le mental fait de pensées et d'émotions qu'est l'ego, le fondement de votre identité est précaire parce que de par leur nature, les pensées et les émotions sont éphémères. C'est ce qui fait que chaque ego se bat continuellement pour survivre et qu'il essaie de se protéger et de se renforcer." (idem, p. 50)


Quant au corps de souffrance, nous en avons tous un à divers degré; il s'est formé au fil des années à partir de notre vécu, de nos blessures de toutes sortes, etc. Il est représenté par une entité séparée de soi qui nous habite et qui, lorsqu'il est activé, peut nous faire perdre le contact conscient avec la réalité. Le corps de souffrance est alimenté par les mêmes pensées que nous rebrassons constamment au sujet d'événements douloureux survenus dans le passé, ou encore par la perception négative que nous nous faisons d'une personne ou d'un détail qu'on peut facilement transformer en montagne. L'auteur décrit bien le phénomène :
"La voix dans la tête raconte une histoire à laquelle le corps croit et réagit. Ces réactions sont les émotions. À leur tour, les émotions alimentent en énergie les pensées qui ont en premier lieu engendré l'émotion. Tel est le cercle vicieux des pensées et des émotions non conscientisées, cercle vicieux qui génère la pensée émotionnelle et les mélodrames émotionnels." (idem, p. 112)


Vers la liberté

Comment échapper à ces deux grugeurs d'énergie et de joie ? Plusieurs moyens nous sont proposés, mais une seule avenue mène à la liberté : LA CONSCIENCE. À cela s'ajoute LE MOMENT PRÉSENT, car l'ego se dissout devant la conscience et il ne peut vivre dans le moment présent, car il a besoin du passé et du futur pour se nourrir d'histoires d'horreur. Et le moment présent, c'est la vie elle-même.
"La cause première du malheur n'est jamais la situation, mais toujours les pensées qui concernent celle-ci. Soyez donc conscient des pensées qui vous viennent et dissociez-les de la situation qui est toujours neutre, qui est toujours telle qu'elle est." (idem, p. 80)

Comment devenir plus conscient ? Il est, pour la plupart d'entre nous, très difficile d'arrêter le flot de pensées qui inondent constamment notre esprit. On dit que les pensées voyagent dans notre cerveau au rythme de 60 000 par jour. Ouf ! Méchant contrat d'essayer de les arrêter! Plutôt que de tenter l'impossible, vaut mieux les laisser couler comme l'eau d'une rivière sans s'y attarder. Et comment y arriver ? Un bon moyen est de se concentrer sur sa respiration qui se produit sans notre intervention volontaire, ce qui nous permet de nous libérer du mental le temps qu'il faut pour retrouver la présence.

"Une fois que vous avez atteint un certain niveau de conscience, c'est-à-dire un certain niveau de Présence à ce qui est, vous avez la capacité de décider quel genre de relation vous voulez entretenir avec le moment présent. (...) La décision de faire du moment présent un ami signe la fin de l'ego." (idem, pp. 170-171)

Une autre façon de se libérer des griffes de l'ego, c'est le lâcher prise, c'est-à-dire cesser de résister aux événements qui se produisent dans notre vie et faire un avec eux. Ceci est possible par le biais du non-jugement et du non-attachement. Ces derniers, associés à la non-résistance, constituent les trois aspects fondamentaux de la liberté véritable et de l'illumination authentique, selon l'auteur. (p. 190) Il ajoute : "Une fois que vous constatez et acceptez la nature transitoire de toutes les choses, ainsi que l'inévitable changement, vous pouvez apprécier les plaisirs de la vie pendant qu'ils durent, sans peur ni anxiété." (p. 191)

Bonjour la paix !

Plus j'avance dans le sujet, plus je découvre des choses importantes à dire... et plus je me dis que si ce cheminement vous interpelle vraiment, vous voudrez recevoir tout l'enseignement directement de l'auteur et non que des bribes par un intermédiaire. Je choisis donc de m'interrompre ici pour conclure avec la notion de paix, car le but de tout ça est de retrouver la paix profonde. Je laisse, à nouveau, la parole à M. Tolle :

"Quand vous n'êtes plus totalement identifié aux formes, la conscience (qui vous êtes) se trouve libérée de son emprisonnement par la forme. Et cette libération se traduit par l'ouverture à l'espace intérieur, qui se caractérise par une quiétude, une paix subtile et profonde, même quand vous êtes confronté à des situations apparemment difficiles. (...) Et de cet espace émane une paix qui n'est pas de ce monde, puisque ce monde est celui de la forme et que la paix est espace. Cette paix est la paix de Dieu." (idem, p. 191)

Allez en paix !

P.S. : Si vous désirez entendre Eckhart Tolle sur le sujet, je vous invite à visiter le site internet d'Oprah à l'adresse suivante : http://www.oprah.com/ . Vous suivrez les indications pour "A New Earth" dans la section "Oprah's Book Club" et vous serez en mesure de visionner et de télécharger les 10 leçons du webinar qui a eu lieu ce printemps et dont je vous ai parlé dans ma chronique du 19 mars : "Ça va mal dans le monde". De plus, des outils de travail nous sont offerts, dont plusieurs méditations à pratiquer. (C'est en anglais.)

mercredi 6 août 2008

Le cosmos intérieur !

Le cosmos, quel grand mystère ! Si vaste, infini pour ainsi dire, comment se sentir uni et partie prenante de cette dimension si peu connue de l'univers ? (Relire La grandeur de la vie, paru le 16 mai dernier, où j'aborde le sujet en présentant des données concrètes et des pistes de réflexion.)

Trop grand pour moi

Pendant très longtemps, je ne m'y attardais pas et ce n'était pas par manque d'intérêt. Je ne voyais pas ce que ça pouvait changer dans ma vie. Je préférais laisser ça aux scientifiques et aux maniaques d'astronomie. Bien sûr, le ciel me fascinait avec les spectacles qu'il pouvait offrir, de jour comme de nuit, avec ses éclipses, ses étoiles filantes, ses trop rares aurores boréales, sans oublier ses levers et ses couchers de soleil, ses pleines lunes et ses gros nuages de ouate. J'ai souvent marché le nez en l'air pour en admirer toutes les beautés. Mais au-delà de ce que je pouvais voir avec mes yeux, tout m'échappait. C'était au temps où je cherchais à avoir du pouvoir sur tous les aspects de ma vie, par insécurité, sans doute. Alors, lorsque j 'arrivais dans un domaine qui ne pouvait tomber dans mes sphères de contrôle, je le niais tout simplement. Ça n'existait pas. Point.

Néanmoins, l'espace me fascinait et m'effrayait en même temps. Quels secrets cachait-il ? Comment "expliquer" l'infinité de son étendue ? Pourquoi cherchait-on à savoir s'il y avait de la vie sous d'autres formes ailleurs ? Et nous dans tout ça ? Quelle place y occupe-t-on ? Tant de questions demeurées sans réponses. "Tant qu'à ne pas avoir de réponses, me disais-je, vaut mieux ne pas chercher..." Défaitiste au possible comme philosophie, ne trouvez-vous pas ? En effet. Aujourd'hui, je comprends mieux d'où vient cette approche... du côté de soi dirigé par le mental (l'ego) qui a besoin de tout contrôler pour survivre. Mais j'y reviendrai.

Le cosmos comme un miroir

Un jour, j'ai fait la connaissance d'un passionné d'astronomie (Lire La puissance d'un rêve, publié le 19 mai sur ce blogue) qui m'a initiée à cette dimension impénétrable aux effluves de sacré. Pour lui qui se disait peu croyant (en matière religieuse), le cosmos savait nourrir une bonne part de spiritualité en lui. Ensemble, nous échangions sur nos croyances respectives, moi, en termes spirituels, et lui, en langage cosmique, et étrangement, nos idées se rejoignaient dans leur essence.

Puis, quand il m'a fait, à l'aide d'une grande affiche illustrée, une petite démonstration de l'espace connu par la science à ce jour, il s'est produit un grand déclic dans mon esprit. En prenant conscience de la vastitude de l'univers, je "comprenais" deux grands mystères à la base de la croyance chrétienne : l'infinité et l'éternité. C'est là que j'ai commencé à faire des liens avec mon cheminement spirituel. L'espace dans son immensité me reliait directement à mon cosmos intérieur et me reflétait l'immensité de mon Être dans sa dimension spirituelle.

La conscience : une porte ouverte

Au cours des dernières semaines et mois, mes lectures m'ont permis de plonger dans cet univers intérieur aussi complexe que merveilleux. En fait, je comprends qu'il est complexe parce qu'on essaie sans cesse de se l'expliquer mentalement... ce qui est impossible. Par ailleurs, lorsqu'on se laisse aller à l'exploration avec comme guide l'âme et le coeur, c'est tout simple. (Plus facile à dire qu'à faire, croyez-moi ! C'est une pratique que j'ai à faire et j'ai souvent du mal à lâcher prise... à laisser faire le coeur qui sait.) Enfin.

Dans son plus récent ouvrage (Nouvelle Terre, l'avènement de la conscience humaine, éd. Ariane, 2005), Eckhart Tolle nous ouvre toute grande la porte de notre monde intérieur grâce à ses enseignements plein de sagesse. La clé du trésor : la conscience.
Dans ma prochaine chronique, j'aborderai les notions présentées dans ce livre captivant. En attendant, je vous laisse avec ces quelques pistes de réflexion :

"La conscience humaine collective et la vie sur notre planète sont intrinsèquement liées. Le nouveau paradis, c'est l'avènement d'un état de conscience humaine transformée, la nouvelle Terre en étant le reflet dans le monde physique." (Eckhart Tolle, Nouvelle Terre, p. v)

"La Terre est plus belle que le paradis."
Khaled al-Berry

"La nature, c'est la partie visible du jardin de Dieu."
Gandhi

"On croit que l’homme est libre… On ne voit pas la corde qui le rattache au puits, qui le rattache, comme un cordon ombilical, au ventre de la Terre."
Antoine de Saint-Exupéry
Extrait de Terre des hommes


lundi 21 juillet 2008

Un toast à la Vie !

J'arrive de mon weekend au lac avec les amis d'enfance (Lire L'été est arrivé ! paru le 5 juin dernier) et en m'en revenant sur l'autoroute 10, je me disais en pensant à cette chronique : "Qu'est-ce que je vais bien leur dire ?" C'est qu'en raison de l'importance que cet événement annuel revêt pour moi et les autres, il est impensable de revenir avec des regrets, de quelque nature que ce soit. Un peu comme le jour de ses noces, tout se doit d'être parfait. Mais ça n'a pas été le cas et je le regrette un peu.

Ciel nuageux au bord du lac
Outre la météo qui a raté son rendez-vous avec la fête, le ciel de ces retrouvailles a été assombri par ma condition physique. Toute la force de ma volonté n'a pas suffi à me donner l'énergie nécessaire pour célébrer pleinement la vie qui s'est installée, l'espace d'un weekend, dans ce petit paradis. C'est vrai que la semaine avait été passablement éprouvante avec un premier traitement de chimio reçu mercredi (lire Nouveau revers, nouveau défi paru le 7 juillet) en plus des difficultés liées à mon problème de constipation (lire Maudite marde ! paru le 16 juillet). Normalement, j'aurais dû passer le weekend à la maison à vivre au même rythme que mon gros chat. Mais quelle mariée raterait ses noces pour une vilaine grippe ? C'était tout simplement impossible; je tenais à y assister, et ce, avec toute mon authenticité malgré l'épreuve.

De belles éclaircies de bonheur
Que la température ou ma condition n'ait pas été parfaite, cela n'a pas empêché le bonheur d'être au rendez-vous. Ce bonheur avait un parfum d'amitié profonde et se manifestait dans la joie réelle qui animait chacun des membres du groupe de se trouver là. Il fallait voir notre ami comptable improviser ses imitations de personnages colorés pour éclater d'un rire sincère et bienfaisant. Que dire des enfants qui s'époumonaient à crier leur excitation à voyager à grande vitesse dans la tripe tirée par la puissante motomarine des proprios. Les "madames", elles, se complaisaient à se raconter leurs dernières aventures tout simplement, tandis que les "monsieurs" s'amusaient ferme rien qu'en reprenant, le temps de cette pause estivale, leur esprit d'adolescents. Quel beau moment de vie !
Un retour difficile
C'est seulement 24 heures finalement que nous avons passées tous ensemble, certains d'entre nous étant arrivés tard le samedi et devant quitter tôt le dimanche. Quant à moi, j'avais hâte de retrouver ma bulle, car j'admets que cette expérience qui, en temps normal, me comble de bonheur est venue jouer dans mes émotions. Me voyant là, parmi eux, souffrante m'attristait beaucoup et suscitait sans doute chez eux de l'inquiétude mêlée d'impuissance. Que pouvaient-ils faire autre que d'être attentifs à mes besoins et à ma douleur ? Bien peu de chose...
En milieu d'après-midi dimanche, sous un ciel menaçant d'averses, c'est le coeur lourd et la larme à l'oeil que mon amoureux et moi avons repris la route pour rentrer. La même route qui nous avait conduits à la maison deux semaines auparavant dans une toute autre atmosphère (lire Nouveau revers, nouveau défi paru le 7 juillet). Je pleurais la cruauté du sort... oui, cet épisode avait quelque chose de cruel et de "pourquoi moi ?"... Mon copain, lui, pleurait sa peine de me voir souffrir, je crois.

De retour dans mon sanctuaire
Il était urgent que je regagne la quiétude de mon sanctuaire et surtout, surtout la plénitude que je retrouve dans mes voyages intérieurs. Tandis qu'en présence de mes amis je ressentais plutôt le manque (car confrontée plus directement à mon incapacité du moment), je savais qu'une douce Présence à moi-même saurait remplir le vide.
Dès mon arrivée, après un bon repas réconfortant (l'appétit est enfin revenu), je me suis plongée dans mes avenues de guérison spirituelle (méditation, lecture, conscience, etc.). L'équilibre a rapidement repris sa place dans mon être ébranlé. Mon gros chat, tout heureux de sortir de son isolement de trois jours, a passé tout l'après-midi à ronronner près de moi.

La vie continue toujours

Mon amie, Lyne, pour souligner la richesse du moment partagé durant ce weekend, a proposé un toast à la vie au début de notre traditionnel souper communautaire du samedi soir. J'étais entièrement d'accord ; la vie au-delà de tout. Peu importe les circonstances de nos vies mouvementées, ébranlées, éprouvées, la vie continue toujours. Ne l'oublions pas, car la vie est plus forte et plus grande que tout. Célébrons-là et laissons-la faire son oeuvre et elle saura bien nous ramener à bon port le temps venu.
Méditation sur la vie
Dans une lecture très inspirante, je suis tombée, comme par hasard, sur ce passage plein d'espoir :
"Nous pourrions expliquer le désordre apparent de l'univers par l'exemple du grain de blé qui doit mourir pour produire. 'Si le grain de blé ne disparaît dans la terre, et ne semble y pourrir, il demeure stérile.' Mais auparavant, la terre, pour être ensemencée, doit avoir été labourée, violentée, brassée, comme le pain, lequel plus il est pétri, plus il est beau. Le mystère de ce petit grain de blé, enfoui au creux de la terre hivernale, plus fort que toutes les ténèbres et tous les frimas, mais sûr de sa victoire, est l'une des plus belles paraboles de la vie. Il est utile de se rappeler cette parabole dans les moments où notre être est mutilé par la vie, la souffrance, les événements malheureux." (Extrait de Simard, Jean-Paul, Pèlerinage aux sources de la vie, éd. Anne Sigier, 2006, p. 261-262)
Vive la vie qui va !


vendredi 20 juin 2008

Rencontres de coeurs

C'est ça, ma nouvelle profession : "Spécialiste de rencontres de coeurs" ! Pas que je veuille me montrer plus fine que quiconque ou me faire Mère Teresa, mais mon Dieu que c'est bon !

Dans la spirale du blues

Je venais de passer quelques jours dans une zone franchement ténébreuse où j'avais le sentiment qu'il valait mieux que je reste seule. Je ne m'étais pas rendu compte que je glissais tranquillement dans l'antre de l'apitoiement et que les choses ne semblaient pas vouloir s'améliorer. Aux prises avec l'angoisse, je tournais en rond dans un cercle vicieux sans fin.

Puis, une petite voix m'a dit : "Appelle donc à l'hôpital pour te rassurer." Ce que j'ai fait. À défaut de pouvoir accélérer les processus d'examen pour moi, mon infirmière pivot a su me rassurer suffisamment pour que je retombe sur mes pattes. J'avais maintenant besoin de me tourner vers les autres. Hier, donc, j'avais rendez-vous avec mon ami en deuil de sa femme (réf. "Terminus 38-34" paru le 6 février dernier et "Sur un banc du parc Lafontaine" paru le 30 mai), car il avait besoin d'aide pour régler certains trucs. Ensuite, je me proposais d'aller voir ma nièce à l'hôpital (réf. "Une rose brisée" paru le 9 juin et "Ma rose championne" paru le 12 juin).

Quelques fleurs pour le coeur

Ainsi, chemin faisant, je m 'arrête au Loblaw's de mon voisinage pour acheter un bouquet de fleurs. En entrant, un gros étalage de melons d'eau me souhaite la bienvenue. J'adore le melon d'eau ! Ça me rappelle mon enfance. Il y avait un commis près de cet étalage à organiser tous ces ballons juteux. Je lui demande : "Combien les melons ?" Avec quelques blagues, il m'informe qu'ils viennent tout juste de descendre à 1,49$. Wow ! Quelle aubaine ! Puis, je le reconnais : il s'agit d'un homme que j'ai rencontré au début du printemps tout près de chez moi.

Sur la glace mince de la vie

C'était un 5 avril vers l'heure du souper. Le soleil se couchait tranquillement sur la rivière et cet homme marchait sur la glace amincie à bonne distance du bord. Il ne réalisait visiblement pas le danger qu'il courait alors. Je m'étais arrêtée pour le surveiller au cas où, et il m'avait vue le regarder. "Monsieur, ça va ? Vous savez que c'est dangereux ?" De loin, je sentais que cet homme n'allait pas bien, comme s'il cherchait à retrouver une forme de solitude ou à se rapprocher de Dieu. "Non, non, Madame, pas de danger, regardez." Puis il frappa la glace de son talon... (C'est un étranger qui vient d'Algérie ; il est donc peu familier avec le danger des glaces qui dérivent au printemps, j'imagine

"Vous cherchez la solitude ?..." lui ai-je demandé. Et là, il me répondit : "Vous savez, j'aurais bien besoin de parler à quelqu'un." Je me suis mise à l'écouter me parler de ce qu'il vivait de difficile : les amours, le travail, la vie en général dans son petit un et demi trop étroit pour respirer le bonheur. Ce soir-là, je lui ai accordé une bonne heure de mon temps et de mon écoute attentive et j'ai senti que ça l'avait aidé : "Vous savez, Madame, quand je vous ai vue vous soucier de ma sécurité sur la glace, j'ai été touché. On ne se connaît même pas !" m'a-t-il dit. En effet, on ne se connaissait pas, mais la vie d'un être humain ne doit pas attendre de grandes présentations pour être sauvée. N'est-ce pas ?

Autour d'un melon d'eau

Aussitôt que je lui ai rappelé l'incident, un large sourire s'est dessiné sur son visage. Nous avons échangé un peu, il m'a donné un truc pour bien choisir un melon, puis en le saluant, je lui tends une main amicale. Après m'avoir serré la main, il porte la sienne sur son coeur. C'était à mon tour d'être touchée. Une belle rencontre pleine de vie...

Un sanctuaire de bonté

J'arrive chez mon ami avec une bonne demi-heure de retard, mais ça, mes amis vous diront que ce n'est pas nouveau... (D'habitude, c'est plutôt 15 minutes, mais enfin !)

Il m'accueille heureux de me voir, mais une grande tristesse l'habite. Il s'est levé avec cette peine au coeur et semble ne pas pouvoir la surmonter. Le deuil pèse lourd en ce jour de congé. En me déversant son chagrin, il me montre les quatre lampions qu'il a allumés le matin : un pour la mémoire de sa douce épouse, un pour lui afin qu'il trouve consolation dans l'épreuve, un pour ma guérison et un autre pour un ami qui souffre. J'ai l'impression d'être dans un sanctuaire de bonté sans fin.

Je ferai de mon mieux pour l'assister dans ses affaires à régler tout en lui accordant une présence attentionnée. Puis, considérant sa fragilité émotionnelle du moment, je lui propose de m'accompagner à l'hôpital pour se changer les idées. Il accepte avec joie. Après avoir lunché ensemble dans un resto du Vieux-Longueuil, nous nous dirigeons au chevet de ma nièce.

Dans le coin des "vieux"

C'est ainsi que ma nièce m'avait informée qu'elle serait transférée, ce jour-là, au service de réadaptation de l'hôpital... "avec les vieux". Mais par un heureux hasard, il y avait un patient de son âge dans ce secteur. Ils ont donc été jumelés dans la même chambre. À notre arrivée, déjà deux amies étaient présentes auprès d'elle et avait apporté chacune un bouquet de fleurs. Avec le mien, ça en faisait trois. Quelle chance !

Quand je l'ai vue, la belle Rose, mon Dieu que j'étais soulagée ! "Enfin, je la reconnais !" me suis-je dit. La semaine dernière, lorsque je l'ai visitée, l'enflure du visage était toujours présente, comme si elle avait pris 15 kilos. Mais là, c'est bien notre belle Rose. Elle était toute excitée malgré un affreux mal de tête, de constater combien elle était appréciée et aimée de son entourage. Elle ne cessait de défiler la liste des personnes qui s'étaient manifestées, en personne ou autrement : "ma mère, mon père, ma grand-mère, mon oncle, ma tante, mes frères et soeur, mes amis, etc." Elle défilait ça comme si c'était quelque chose d'exceptionnel. "Même les ambulanciers qui m'ont transportée sont venus me voir..." s'est-elle étonnée.

Et je me disais : "Si toutes ces marques d'affection pouvaient être suffisantes pour te signifier combien tu as du prix à nos yeux... et te propulser dans la réalisation de tes rêves les plus chers !" Une belle fille ! En quittant, je me penche au-dessus de son lit pour l'embrasser et elle m'attrape par le cou pour me serrer sur son coeur : "Je t'aime, Matante." "Moi, je t'adore, ma toutoune."

Un vent de bonheur

De retour à la maison, mon atmosphère intérieure était complètement changée, comme si j'avais ouvert toutes grandes les fenêtres de ma maison pour évacuer le nuage de pollution qui planait dans toutes les pièces. Une vent de bonheur avait soufflé sur mon coeur, et j'ai compris que le meilleur remède contre les blues, c'est le rose... le rose du coeur !

mercredi 18 juin 2008

Une présence divine en soi

Dans cette série de chroniques à saveur spirituelle, je suis à vous préparer des textes sur la foi, la méditation, le sens de l'existence, etc. Pour illustrer la présence divine en soi, j'ai choisi aujourd'hui de vous offrir un poème (auteur inconnu) qui m'a beaucoup interpellée, alors que j'étais adolescente et en recherche de sens à ma vie. Il me suit depuis ce temps.

Les empreintes


Une nuit, un homme eût un rêve. Il rêvât qu'il se promenait sur la plage en compagnie du Seigneur. À travers le ciel se déroulaient les scènes de sa vie. Il s'aperçut que dans chaque scène il y avait deux séries d'empreintes sur le sable; l'une étant la sienne et l'autre, celle du Seigneur.

Quand la dernière scène se déroula devant ses yeux, il se retourna pour voir les empreintes sur le sable. À ce moment-là, il s'aperçut que, bien des fois au cours de sa vie, il n'y avait qu'une seule série d'empreintes. Aussi, il se rendit compte que cela n'avait lieu que pendant les moments les plus sombres et les plus tristes de sa vie.

Puisque cela l'agaçait énormément, il questionna le Seigneur ainsi : «Mon Seigneur, vous m'aviez assuré que vous seriez toujours à mes côtés une fois que j'aurais décidé de vous suivre. Or, je m'aperçois que pendant les moments les plus durs et les plus amers de ma vie il n'y a qu'une seule série d'empreintes. Je ne comprends pas pourquoi vous m'avez abandonné quand j'avais le plus pressant besoin de vous.»

Le Seigneur lui répondit : «Mon précieux, mon très précieux enfant, je vous aime et je ne vous abandonnerai jamais. Au cours de vos souffrances, pendant vos moments de trouble et de tristesse, quand vous ne voyez qu'une seule série d'empreintes, c'est que je vous avais dans mes bras.»





vendredi 30 mai 2008

Sur un banc du parc Lafontaine

C'est là que la mort a rencontré la Vie...

J'étais assise avec mon ami en deuil de sa femme, dans une atmosphère d'été précoce, à lui lire le texte que cette douloureuse perte m'avait inspiré (réf. "Terminus 38-34" paru le 6 février dernier sur ce blogue). L'air frais commandait quelques chauds rayons de soleil pour vraiment sentir la douceur de cet après-midi des derniers jours de mai.

Cachés sous ses lunettes noires, ses yeux laissaient couler des larmes incontrôlées manifestant toute la solitude et le désarroi contenus dans le coeur de cet homme perdu et fragilisé par la douleur. En ces moments d'intense chagrin, il voudrait pouvoir régler sa vie comme il l'entend : aller retrouver sa famille dans son Cachemire natal pour obtenir le réconfort dont il a vraiment besoin. Mais il doit se résigner à rester au pays n'ayant pas encore obtenu son passeport canadien. (Il a subi, entre autres, les conséquences des mesures de sécurité accrues suite aux événements du 11 septembre 2001, soit délais plus longs et contrôles plus serrés, surtout pour les immigrants musulmans.)

Maintenant, il doit apprendre l'histoire du Canada et du Québec en 150 questions pour pouvoir passer l'examen d'admission à la citoyenneté canadienne. Mais ne sachant que trop peu lire et écrire, il aura recours à la version orale de l'examen. Ainsi, il devra mémoriser les 150 réponses que sa douce épouse avait déjà enregistrées pour lui sur un magnéto portatif.

Et imaginez ce qui s'est passé lorsqu'il s'est mis à réécouter cet enregistrement... il était bien plus dans les bras invisibles de sa Mimi que dans l'examen du Ministère. Il tourne en rond dans ce processus de deuil qui lui semble infernal, surtout vécu ici au Québec. C'est que nous, on a une façon bien particulière d'accompagner les endeuillés. Notre rapport à la mort est si ambigu (on est mal à l'aise avec cette notion) qu'on est incapable d'accompagner dignement une personne en deuil. On bafouille, on s'esquive, on se dit : "ça va aller..." Mais quand on est séparé de ses proches par 12 000 km de territoires et d'océans, on a besoin de pas mal plus que ces balbutiements de marques de sympathie. Il me dit avoir les ailes coupées et se sentir seul dans un grand trou noir. Il trouve ça si difficile à vivre qu'il craint qu'en restant ici avec nous, il perdra le vrai contact avec la Vie telle qu'il la conçoit, soit celle branchée directement sur le coeur.

Enfin, tout ce que je trouve d'utile à lui proposer pour lui faire faire un pas de plus vers son objectif de retrouver sa famille un jour, c'est de réenregistrer pour lui les 150 réponses qu'il est incapable d'écouter de la voix de sa femme. Il m'en est reconnaissant.

La mort n'est pas une fin

Curieusement, ce matin, je recevais une parole de sagesse dans mon courrier matinal qui parle de la mort (je vous l'ai déjà dit qu'il n'y avait pas de hasard...). Voici :

Comprenez que la mort n'est pas une fin, mais un début; pas une horreur, mais une joie. Ce n'est pas une fermeture, mais une ouverture. Le moment le plus joyeux de votre vie sera lorsqu'elle se terminera. C'est parce qu'elle ne prendra pas fin, mais elle se poursuivra d'une façon si magnifique, si pleine de paix, de sagesse et de joie, qu'il est très difficile à décrire et impossible pour vous de le comprendre. (traduction libre) (Extrait de Conversations With God, Book 2, Neale Donald Walsch, Page 56)

Comment être un Ange gardien

  • Soyez un ami; l'amitié vraie est un cadeau sans prix.

  • Écoutez toujours avec votre coeur; vous devez écouter une personne avant de pouvoir tenter de l'aider d'une quelconque façon, alors écoutez toujours avec votre coeur tout entier.

  • Allez au devant des personnes éprouvées, même si vous n'êtes pas certain de ce qu'elle aura besoin de vous.

  • Comprenez que les miracles ne sont pas mystérieux ni impossibles à accomplir. Un miracle est le petit geste que vous posez qui fera une grande différence dans la vie d'une autre personne.

  • Rappelez à quelqu'un que la vie est précieuse et qu'elle mérite d'être vécue pleinement, même si son monde semble sombre et sans espoir.

  • Sachez que les sentiments sont la clé à la compréhension. Vous devez avoir une idée de comment l'autre personne se sent avant que vous puissiez commencer à la comprendre.

  • Gardez l'esprit de Noël toute l'année. Ne rangez pas votre bonne volonté avec les décorations de Noël après les fêtes.

  • Soyez honnête dans l'amour et l'attention (le caring) que vous offrez à une personne; la compassion sincère est le plus beau cadeau à offrir et l'honnêteté est angélique.

  • Ne vous attendez pas à vous voir pousser des ailes; soyez plutôt satisfait des douces palpitations de l'accomplissement.

  • Écoutez votre intuition; elle ne vous fera pas défaut en temps de doute.

  • Par-dessus tout, encouragez d'autres personnes à faire ces pas vers les autres à travers le rayonnement lumineux de votre exemple.

par Connie Anzalone
(traduction libre - Extrait de With God by Your Side... You Never Have to Be Alone, A Blue Mountain Arts Collection, pp. 46-47)