dimanche 29 novembre 2009
Chemin de croix
Je souhaitais compléter ma chronique du 17 novembre dans ces quelques lignes que je vais écrire. L'heure est au repos et surtout à me brancher très intimement à la Paix du Christ, car c'est là que se trouve le courage nécessaire pour franchir le dernier bout. J'ai remarqué, en effet, que la Paix, elle va et elle vient. Parfois, on sent qu'on y est enfin, puis les pensées viennent la troubler. Par exemple, lorsque tôt le matin au lit, on se met à faire un retour rapide sur sa vie et que les deuils surviennent.
Mes grands deuils
Ma rivière : après avoir finalement fait le grand saut de la ville vers la campagne, j'arrive à m'installer au bord de la rivière qui m'a vue grandir, mais je n'aurai pas le temps d'en profiter. Et le fameux grand jardin qui faisait l'objet de toutes mes fantaisies que je ne pourrai jamais réaliser.
Je n'oublierai certainement pas mon fidèle compagnon Kiwi qui devra apprendre à vivre dans un nouvel environnement avec une nouvelle maîtresse et même une petite amie plus jeune et plus enjouée. Peut-être que ça fera du bien à son bedon un peu trop volumineux. !
Et il y a l'appartement que j'ai tout aménagé à mon goût; l'appartement juste de la bonne taille pour pouvoir y travailler et m'amuser à tous mes projets de création qui, bien sûr, resteront en plan. Et ma voiture. (Lire ma chronique du 22 mai dernier à ce sujet.) Ça, ça me fait de la peine, car pour une fois que j'avais la voiture de mes rêves avec juste assez de luxe pour me sentir vibrer dans la dimension de l'abondance et profiter pleinement de la vie.
Et le plus importante, ce sont toutes les personnes aimées que je laisse derrière. Je planifiais une grande fête pour pouvoir tous les revoirs et les embrasser une dernière fois. Mais ça ne sera pas possible.
Prochaines chroniques
Je ne sais pas si je serai en mesure d'en publier de nouvelles, mais sachez que je pense à vous beaucoup et je sais que vous êtes avec moi dans cette dernière tranche de vie.
Que Dieu vous accompagne et qu'Il me garde pleine de foi et de paix.
jeudi 19 novembre 2009
Une belle rencontre avec le Seigneur mon Dieu
J'essaie de m'y préparer et je sens de la résistance. J'ai du mal à laisser aller ma vie de vivante pour apprivoiser la mort, l'autre vie qui m'attend. J'ai beaucoup de travail spirituel à faire, moi qui en ai tant fait jusqu'ici.
Je m'acharne sur des choses matérielles qui me reste à régler ou que je veux bien régler pour les autres. Maman me ramène au spirituel ; elle a raison.
J'ai peur de ce que me réserve la maladie : la grande faiblesse, la maigreur, l'incapacité totale, le lit constant. Je n'y suis pas encore, mais je m'y dirige rapidement. Et puis, on parle de semaines de vie qu'il me reste. Je ne voudrais pas que ce soit trop de semaines et je voudrais bien partir avant Noël pour éviter de trop grandes tristesses à ma famille.
Je trouve surréaliste cette situation; c'est-à-dire que je parte la première, moi la plus jeune de la famille, et dans ces conditions particulières. Cela représente aussi la grande frustration de tous les autres membres de cette famille qui s'expliquent mal le dénouement du sort de la vie. Il n'y en a pas d'explication. C'est comme ça, c'est tout.
Je regarde par la fenêtre; il va faire une très belle journée. J'ouvrirai ma fenêtre et j'aurai un peu de cet air frais d'hiver. Ce matin, je vais aller au bain puisqu'hier je n'ai pas eu le temps (j'avais beaucoup à faire avec ma belle-soeur). Dans l'après-midi, j'étais très fatiguée; alors, j'ai dormi beaucoup. En soirée, j'ai écouté les nouvelles et je me suis couchée assez tôt.
Je disais donc que je vais aller au bain tôt, puis je me reposerai, car, en après-midi, maman viendra me rejoindre pour l'administration du sacrement des malades par le prêtre de l'hôpital. J'espère que cela va m'aider à trouver la Grande Paix et à m'orienter davantage sur ma préparation spirituelle, car pour le moment, je sens de la résistance.
Ce matin, 19 novembre, voici ma page d'écrit :
La peur m'a accompagnée une bonne partie de la journée hier, jusqu'à ce que le prêtre arrive et me prenne la main, comme un frère qui me connaît depuis toujours. Avec un grand sourire chaleureux et un air rassurant, il m'a tout de suite demandé si j'avais trouvé la paix. On dirait qu'il avait deviné mes états d'âme. Je lui ai donc parlé de ma peur, puis, grâce à Dieu, il a trouvé les bonnes paroles pour m'amener sur le terrain de la foi.
Nous avons eu un long échange plein d'amour et d'espérance, puis le rituel a démarré, tout ça, en présence de ma mère. Nous étions trois à partager ce moment divin et ce fut vraiment d'une grande sérénité spirituelle.
Après, je puis dire que la Paix a fait son chemin jusqu'à mon coeur et un regain d'énergie et de vitalité a envahi mes veines.
Je suis très heureuse d'avoir vécu ce beau rituel religieux rempli d'Amour divin.
mardi 7 avril 2009
Cuba : Le grand paradoxe
Cayo Santa Maria, Cuba
le 31 mars 2009 (Jour 7)
Ce matin, alors que nous en sommes à nos derniers instants à Cuba, je vois clairement la bulle dans laquelle nous venons de passer une courte semaine. Cette bulle, le resort au bord de la mer turquoise et tapissé de sable blanc, regorge d'abondance, tant au niveau de la nature avec ses magnifiques haies de bougainvilliers tout en fleurs et ses buissons d'hibiscus au milieu de majestueux palmiers, que de la générosité des Cubains mis à notre disposition pour rendre notre séjour agréable, et ce, sans compter les comptoirs de nourriture préparée (pas toujours de la meilleure qualité, toutefois) et de la bière et autres boissons alcoolisées qui coulent à flots.
Premier paradoxe
Cette bulle, ne l'oublions pas, se trouve dans l'un des pays les plus miséreux des Caraïbes en raison de son régime politique et du long conflit qui subsiste avec ses voisins les USA et qui l'isole de la richesse nord-américaine. Heureusement que les Canadiens sont là pour amener des fonds neufs dans leur système économique. Il est par ailleurs désolant de constater que ces dollars tant recherchés ne rejoignent pas les habitants de l'Ile, ou si peu. C'est pourquoi les pourboires sont si précieux, parce qu'ils restent aux employés.
Deuxième paradoxe
Sur la plage, là où les bien-nantis comme nous jouissons de toute cette abondance servie sur un plateau d'argent, on expérimente la pénurie de parasols qui non seulement garantissent un coin d'ombre tant convoité, mais déterminent aussi un territoire donné. C'est là que se jouent les petites gueguerres... l'animosité et la frustration caractérisent les débuts de journée et divisent les vacanciers pourtant là pour goûter pleinement aux cadeaux de la vie dans toute sa splendeur. Ces petites gueguerres se rejouent chaque matin qui annonce une belle journée chaude, mais ne mènent jamais vraiment à des incidents fâcheux, bien que les frictions soient susceptibles de survenir à tout moment.
De tout pour tous
Ces expériences matinales sur la plage nous font prendre conscience que la pénurie (ici, de parasols, et ailleurs dans le monde, de nourriture, de territoire, d'eau, etc.) est un ingrédient important des guerres qui éclatent aux quatre coins de la planète. Quand la misère côtoie l'abondance, quand certains ont la chance d'avoir le meilleur sans se soucier du bien-être de leur frère, la faim dicte les comportement guerriers.
Au nom de la paix dans le monde, partageons, s'il vous plaît !
mercredi 4 mars 2009
Il est temps de reconstruire
Un passé réactivé
Ça faisait déjà trois jours que je baignais dans l'amertume et les regrets du passé. J'y avais été replongée par une rencontre "obligée" avec mon ex. (J'ai toujours haï ce mot-là, "ex"... sans doute pour ce qu'il évoque : la fin d'un chapitre.) Cette rencontre a eu lieu au salon funéraire à l'occasion des obsèques de mon amie Diane (voir Douce pensée pour Diane, paru le 2 février dernier). Diane et Yvon étaient un couple d'amis à Michel et moi. En fait, Michel était ami avec Yvon bien avant que je connaisse Diane, et ces deux-là travaillent toujours ensemble. Il était donc normal que je rencontre Michel au salon ce seul soir de réunion. Je ne me sentais pas tout à fait à l'aise étant la seule de ma gang; les seuls gens que je connaissais étaient Yvon, Michel et quelques-uns de leurs collègues de travail. Il y avait aussi quelques amies à Diane que j'avais rencontrées à de rares occasions et dont j'avais entendu beaucoup parler.
À mon arrivée, je me suis mise à chercher Yvon pour lui offrir mes condoléances. Il s'était absenté quelques minutes. J'ai fait le tour et j'ai rencontré Peter et sa femme. Nous avons discuté un peu. Puis j'ai aperçu Michel accompagné de sa nouvelle conjointe et entouré de sa gang de "chums" du travail. Même si je sentais que je devais faire un pas vers lui pour concrétiser, en quelque sorte, ma démarche de pardon, ce n'était pas le moment. Je préférais restée concentrée sur le départ de Diane. La cérémonie religieuse se préparait dans la salle adjacente. Dès que les chaises ont été en place, je suis allée m'asseoir car je voulais être certaine de ne pas rester debout. Je n'en avais pas la force.
Un geste de paix
Après la cérémonie, les gens étaient invités à partager un goûter, comme c'est l'habitude. Je suis descendue comme les autres, mais seulement pour aller saluer Yvon avant de partir. À l'entrée de la salle, j'ai cherché Yvon des yeux. Il n'était pas encore descendu. Mais Michel était là avec sa conjointe. À ce moment précis, j'ai senti qu'une force me poussait à aller lui serrer la main en guise de geste de paix. Un profond sentiment me disait : "Si tu ne t'avances pas ce soir, tu vas passer à côté d'une occasion unique de clore un chapitre important de ta vie." Je ne pouvais pas laisser passer cette occasion.
Je me suis donc avancée très confiante, bien qu'un peu nerveuse, pour aller le saluer. D'abord surpris, il a volontiers accueilli mon geste et m'a présenté sa "future épouse". Nous avons échangé quelques minutes sur les grands volets de nos vies : santé, famille, projets, etc. Il y a eu une tentative de sa part de revenir en arrière sur un épisode sombre et merdique de nos dernières années de vie commune, mais je ne suis heureusement pas tombée dans ce piège. J'aurais très bien pu me vider le coeur... Mais le but de ma démarche était surtout orienté vers la paix. J'ai donc résisté à la tentation de régler des vieux comptes "en souffrance".
Retour vers le futur
Les trois jours qui ont suivi ce retour dans le passé ont été difficiles à vivre. Je revoyais sans cesse ce que j'avais perdu dans cette rupture douloureuse, les blessures subies, les injustices et les trahisons. De la merde ! Je priais fort pour en sortir, car dans cette souffrance réactivée, j'avais perdu ma sérénité. J'avais travaillé tellement fort pour l'acquérir, il ma fallait la retrouver au plus vite. Alors, j'ai demandé à Dieu : "Comment faire pour sortir de ce trou noir ?" Sur l'instant, l'inspiration m'a soufflé un mot : RECONSTRUIRE. Un mot qui dit tout.
J'ai commencé à poser les premières pierres de ce futur qui n'attend que moi. Je vous en reparlerai bientôt.
Mots de sagesse
We should not feel embarrassed by our difficulties, only by our failure to grow anything beautiful from them. —Alain de Botton
"Tes parents divins ont la réponse à ton dilemme. Tu n'as besoin que de t'ouvrir à eux et la solution émergera dans ton coeur. Et tu sauras que c'est la solution parce qu'elle respectera tout le monde, parce qu'elle résoudra ton conflit intérieur. Tu sauras que c'est la réponse parce que ton coeur en sera élevé. L'énergie et l'optimisme seront de retour dans ta vie." (idem, pp. 225-226)
"Dans l'histoire d'une réussite conventionnelle, on voit le protagoniste obtenir de plus en plus d'argent, de considération et de biens matériels. J'aime présenter l'histoire d'une réussite tout à fait différente, une histoire dans laquelle le protagoniste se rapproche toujours un peu plus de l'endroit où son coeur cesse de le tirer en arrière, où son talent explose, où son caractère s'épanouit et où se dévoile le don qu'il veut offrir au monde." (Po Bronson, Que faire de ma vie ?, éd. AdA, 2004, p. 359)
jeudi 5 février 2009
Qu'est-ce que ton coeur te dit ?
- La subtilité des manifestations nécessite une attention particulière et un lâcher-prise certain.
- Les réponses sont souvent très brèves. Il faut s'y attarder un peu pour en comprendre tout le sens.
- Les réponses ne tracent pas une longue route devant soi. Elles ne donnent qu'un pas à la fois. C'est donc dire qu'il est important de se brancher le plus souvent possible à son coeur pour connaître les étapes suivantes.
"L'obéissance est une compréhension juste des lois spirituelles et de celles de la nature. L'obéissance au principe de l'amour pur donne toujours une bonne direction à la vie. L'amour pur est altruiste et inconditionnel et prend sa source dans la conscience de l'être véritable. En obéissant à cette vérité intérieure, notre vie devient une célébration."
mardi 23 décembre 2008
Jour de fièvre et de froid
La dernière fois que j'ai fait ça, j'ai contribué à faire monter la fièvre jusqu'à un niveau critique et, bien sûr, j'étais toujours frissonnante. Un niveau critique, ça veut dire qu'on doit penser à se rendre à l'urgence de l'hôpital. Je n'en avais vraiment pas envie, alors j'ai pris des moyens pour la faire descendre, malgré la mise en garde des médecins. J'ai pris une chance et ç'a fonctionné. Heureusement ! J'en ai parlé à mon médecin la semaine dernière et il m'a rassurée sur l'opération. Maintenant, je comprends mieux quand je m'expose à un réel danger et quand je peux agir par moi-même. C'est important d'avoir toute l'information.
Hier, 22 décembre, c'était tranquille dans l'aile H au service d'hémato-oncologie. Il faut dire que bien peu de gens souhaitent recevoir un traitement de chimio à quelques jours de Noël. Moi, ça m'arrangeait car mes partys sont surtout la semaine prochaine. J'aurai le temps de me remettre d'ici là si je suis bien sage. Passer Noël tranquille, ce n'est pas la fin du monde pour moi, car dans mon désir d'accueillir les événements avec sérénité, j'essaie de trouver le bon côté des choses. Ainsi, j'en profiterai pour me recueillir dans un univers de paix et d'harmonie intérieure. J'irai m'asseoir dans mon coeur pour accueillir le Seigneur, rencontrer mon essence divine et méditer tranquillement.
J'ai beaucoup de beaux sujets sur ma table de travail pour mes prochaines chroniques. Aujourd'hui, je prends congé (le thermomètre indique maintenant 37,8 degrés Celsius). Demain, je vous raconterai des histoires de 24 décembre. Soyez au rendez-vous.
Bonne journée !
jeudi 6 novembre 2008
Le nouveau rêve américain
Des échos d'Oprah
Je n'ai pas lu les quotidiens hier pour en savoir plus sur le déroulement des événements de la veille et lire les commentaires des analystes politiques. Je me suis contentée d'écouter l'émission spéciale post-élections orchestrée et animée par Oprah (une grande source d'inspiration pour moi, comme vous savez déjà). Elle avait rassemblé quelques personnes bien placées pour témoigner et commenter la page d'histoire qui venait de s'écrire avec l'élection du premier noir à la présidence des États-Unis. J'ai été touchée par leurs propos et je vous en rapporte quelques extraits ici. (Pour lire les propos des invités en anglais, visitez le site officiel d'Oprah à la page suivante : http://www.oprah.com/slideshow/oprahshow/20081105_tows_election/1)
"I Have a Dream."
Oprah s'est d'abord entretenue avec John Lewis, un héro américain qui a marché aux côtés du Dr. Martin Luther King jr, en 1963, dans le mouvement des droits civils des Noirs aux USA. Il lui fait part de l'enthousiasme qui l'a envahi lorsque le nouveau président a été déclaré : "Cela m'a rappelé toutes les batailles livrées, toute la douleur et les souffrances... (connues pour en arriver à ce jour historique) Et de voir ce jour arriver, j'étais submergé, c'était trop fort."
Le dernier discours prononcé par le Dr. Martin Luther King jr à Memphis, peu de temps avant son assassinat, parlait de la "terre promise" : "I Have a Dream."
"I have a dream that my four little children will one day live in a nation where they will not be judged by the color of their skin, but by the content of their character."
"J'ai un rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où il ne seront pas jugés par la couleur de leur peau, mais par la qualité de leur caractère."
Un discours historique qui trouve son aboutissement 45 ans plus tard, dans une ère d'ouverture. (Pour lire le discours intégral en anglais, visitez le lien suivant : http://www.quotedb.com/speeches/i-have-a-dream)John Lewis ajoute qu'à titre de grand ami des Clinton, il a offert son appui à Hillary Clinton en début de course présidentielle. Cependant, la défaite de cette dernière l'a forcé à changer de camp, à contre-coeur. Il a longuement réfléchi avant d'accorder son appui à Barack Obama : "J'ai vu la campagne de Barack Obama comme un mouvement similaire au mouvement des droits civils et je me suis dit que je voulais être du bon côté de l'histoire."
Tous emportés par la vague
Le deuxième invité du panel formé par l'animatrice est David Gergen, analyste politique senior pour la chaîne CNN et professeur à l'université Harvard. Il a également été conseiller auprès de quatre présidents américains, dont les républicains Richard Nixon, Gerald Ford et Ronald Reagan, et le démocrate Bill Clinton. Voici ce qu'il avait à dire de ce moment marquant de l'histoire : "La victoire d'Obama est vraiment un pas en avant pour toute notre nation."
Ayant grandi en Caroline du Nord dans les années 60, David Gergen dit avoir été un témoin de premier plan des effets positifs de l'ère des droits civils sur la culture. "Ce que j'ai appris alors est quelque chose que Lincoln avait déclaré précédemment dans l'histoire. Que lorsqu'un groupe avance dans ce pays, nous avançons tous. a-t-il dit. Je ne peux pas vous dire l'ampleur de la dette que nous avons, nous dans le Sud, envers John Lewis et Martin Luther King et d'autres qui nous ont ouvert les yeux et ont vraiment élevé les Blancs autant que les Noirs..."
Prendre le virage de l'histoire
Pour sa part, Peggy Noonan, une républicaine de longue date ayant oeuvré au sein des administrations de Ronald Reagan et de George Bush père, est une columniste conservatrice pour le Wall Street Journal. Elle supportait la candidature de John McCain. Elle dit que bien que son parti est perdu la course, cette élection était un événement extraordinaire. Voyant les larges foules et les célébrations pleines de jeunes gens exubérants lui a rappelé une autre élection présidentielle. "J'ai pensé à comment c'était pour moi lorsque j'étais une petite fille en 1960 quand quelque chose de nouveau et d'étonnant est survenu : un catholique —un catholique irlandais — a été élu président. J'ai pensé à Kennedy et (...) à la percée que j'ai sentie alors, ce doit être la même percée que plusieurs ressentent maintenant. Et c'est beau de voir l'histoire se régénérer et aller de l'avant en créant une ouverture, nous surprenant et prendre son virage."
En terminant, elle ajoute que ce qui l'impressionne de Barack Obama, c'est sa grâce. Elle relate un fait concernant Sarah Palin et sa fille de 17 ans enceinte. Lorsque les journalistes sont allés recueillir ses commentaires à ce sujet, il a refusé de condamner et même de juger. Il a tout simplement répondu que sa propre mère avait 18 ans lorsqu'elle l'a eu, lui. Mme Noonan dit que ça c'est de la grâce authentique.
Moment magique pour les Afro-Américains
Tout au long de la campagne, Oprah a reçu des courriels suscitant sa réflexion de son ami, le Dr. Henry Louis Gates Jr., professeur renommé de l'université Harvard et historien. Il déclare que la victoire du président-élu Obama est la dernière d'une longue série de moments magiques qui ont transformé l'histoire des Afro-Americains.
Dans son essai "In Our Lifetime", le Dr. Gates affirme que le premier de ces moments était la Proclamation de l'émancipation, qui a été signée le Jour de l'an 1863 par Abraham Lincoln. Le suivant est survenu le 22 juin 1938 lorsque le boxeur afro-américain Joe Louis a défait l'Allemand Max Schmeling. Le troisième moment a été le 28 août 1963, quand Martin Luther King Jr. a livré son fameux discours "I Have a Dream" devant une immense foule au Lincoln Memorial à Washington, D.C.
"Mais nous n'avons jamais vu rien de tel dont on a été témoin hier soir, lorsque le sénateur Barack Obama a été déclaré président-élu." dit le Dr. Gates. "Chacun de nous nous souviendrons de ce moment." (On peut lire l'essai complet du Dr. Gates à http://www.theroot.com/) Il ajoute que cette élection traverse la barrière ultime entre les races. "C'est le point culminant d'un siècle et demi de campagne pour les droits et libertés de notre peuple et une campagne contre le racisme en Amérique." a-t-il déclaré.
Le futur se rattrape
Enfin, Gloria Steinem, une des Américaines les plus influentes à titre de leader féministe croit que cette élection est un heureux retour du futur : "Je sens que j'ai retrouvé mon futur d'une drôle de façon, parce que j'étais dans ma trentaine quand j'ai cru que mon pays faisait un grand pas en avant sur le chemin de la démocratie, puis deux Kennedy ont été tués, puis Malcolm X et Martin Luther King jr., et c'était comme si le futur s'éteignait. Maintenant, je sens que notre futur nous est revenu et c'est encore meilleur."
La part des femmes
David Gergen ajoute que même si une femme n'a pas été élue cette fois-ci, il est clair que cette éventualité se trame à l'horizon. "[Hillary Clinton] a fissuré le plafond de verre 18 millions de fois, comme elle dit, et les femmes n'ont pas encore traversé le seuil de la porte." dit-il. Mais ça arrive. Hillary Clinton a été un vrai soldat pour Barack Obama; elle a fait 70 différentes apparitions publiques pour lui. Elle mérite beaucoup de crédit pour ça. Et les femmes se sont ralliées à Obama. (...) Leur tour viendra aussi.
L'espoir a vaincu la peur
J'allais intituler cette chronique ainsi, mais le Dr. Gates m'a enlevé les mots de la bouche. Il dit qu'une des choses les plus marquantes au sujet de la campagne d'Obama est qu'il a retiré le focus de la peur. "C'était basé sur l'espoir, les aspirations et axé sur le meilleur." a-t-il dit. "C'est ça qui était différent à propos de cette campagne, et c'est ce qui est différent au sujet de cet homme. Il est vraiment inspirant."
Un homme édifiant et unifiant
Finalement, qu'en pense Oprah ? Voici ses commentaires : "Pendant son discours, le président-élu Obama a exhorté la nation à s'unir. "À ces Américains dont je dois encore gagner le support, je n'ai peut-être pas eu votre vote ce soir, mais j'entends vos voix. J'ai besoin de votre aide. Et je serai votre président aussi." a-t-il dit. (Pour revoir et lire le discours en anglais, visitez le site officiel d'Obama à la page suivante : http://my.barackobama.com/page/community/post/stateupdates/gGx3Kc)
Oprah dit que pour sa part, c'était le point culminant de la soirée. "C'était mon moment préféré parce qu'il est un rassembleur." dit-elle. "Il rassemblera et unifiera ce pays. J'ai hâte de voir toutes les possibilités..."
"Ensemble, nous y arriverons."
Pour ma part, je fonde beaucoup d'espoir pour la paix dans le monde. Comme le dit le nouveau président : "Le changement est arrivé en Amérique. La route sera longue et la remontée sera abrupte, mais ensemble, tous unis, nous y arriverons."
Alléluia !
mardi 4 novembre 2008
Pensées d'amour pour la paix
Vous n'êtes pas sans savoir qu'aujourd'hui, 4 novembre, est un jour historique et des plus déterminants pour l'avènement de la paix dans le monde. En effet, combien de millions d'électeurs américains iront voter pour élire leur nouveau président ? Pourquoi cela devrait-il nous intéresser ? La réponse est assez évidente puisque le pays le plus puissant du monde a le pouvoir d'imposer sa loi partout où il passe sans respect pour les individus ni les cultures, et plus particulièrement dans les pays plus vulnérables. C'est le fruit de la "politique étrangère américaine".
Je n'entrerai pas dans les dédales du pouvoir et de la politique; cela n'est pas mon but. Je souhaite seulement vous inviter à générer des pensées d'amour pour la paix dans le monde. C'est, selon moi, ce que nous pouvons faire de mieux pour influencer le cours des choses. Plusieurs ne saisiront pas l'importance des pensées d'amour en ce moment crucial de l'histoire de l'humanité. N'essayez pas de comprendre. Faites-le tout simplement et déjà, dans votre coeur, l'atmosphère changera et aura un effet sur vos états d'âme, votre attitude et votre humeur. Puis cette nouvelle énergie de joie que vous aurez créée par de simples pensées aimantes rayonnera autour de vous et pourra envelopper les êtres qui vous entourent. Nourris de cette énergie bienfaisante, ils pourront à leur tour rayonner de leur lumière et influencer positivement la vie de leurs proches, et ainsi de suite...
Notre responsabilité à l'égard de la paix dans le monde commence par l'éveil de notre conscience propre sur l'impact que nous avons autour de nous. Cet impact trouve sa source dans l'univers intérieur que nous nous créons par nos pensées, nos intentions et les gestes que nous posons envers notre frère, notre soeur, notre ami et l'étranger. Et l'énergie qui s'en dégage voyage dans une dimension qui nous échappe et se manifeste ici et ailleurs, quelque part dans le monde où le besoin se fait sentir. En effet, nous faisons partie d'un Grand Tout dont les interactions sont parfois mystérieuses et inconnues, mais bien réelles. Ne dit-on pas que le battement d'ailes d'un papillon peut provoquer une tempête tropicale ailleurs sur la planète ?
Nous sommes responsables de l'énergie que nous dégageons et des graines que nous semons. Cessons de chercher le coupable hors de nous. Notre pouvoir est grand; reconnaissons-le et agissons maintenant avec amour pour voir naître des arcs-en-ciel partout autour.
Mots d'inspiration
(Tirés de Ferrini, Paul, Le silence du coeur - Réflexions de l'Esprit christique tome 2, éd. Le Dauphin Blanc, 2008.)
"Sous l'esprit pensant se trouve la conscience pure et sans jugement. À mesure que tu découvres la conscience, le coeur s'ouvre, et donner et recevoir se font sans effort. Observer le silence et respirer profondément et doucement sont les voies les plus faciles pour ouvrir le coeur." (p. 14)
"Ne peux-tu donc pas voir que la terre est simplement le reflet de la qualité de ta propre conscience ? Sa pollution n'est rien d'autre que la pollution de ton coeur et de ton esprit. Plus tu te détournes de toi-même, plus tu abuses de la terre et des autres. Plus tu oublies de respirer, plus l'air devient nocif et plus les conflits interpersonnels surviennent." (p. 15)
Que la paix soit avec vous !
P.S.: Ma bougie du jour a été consacrée à la paix.
dimanche 21 septembre 2008
Mots d'esprit et d'ego
L'ego cherche la paix - l'esprit repose en paix.
L'ego cherche l'amour - l'esprit en donne gratuitement.
L'ego est en quête constante de bonheur - l'esprit baigne dans la joie.
L'ego cherche à contrôler - l'esprit est totalement libre.
L'ego cherche la longévité - l'esprit est immortel.
L'ego accumule de l'information - l'esprit est suprême sagesse.
L'ego est limité dans l'espace et le temps - l'esprit est sans limite.
L'ego n'est qu'un joueur dans un show - l'esprit est la vie même.
L'ego est faux - l'esprit est vrai.
L'ego veut toujours plus - l'esprit est déjà comblé !
(Tiré de Shortcut to Spirituality: Mastering the Art of Inner Peace, Bob Gottfried, pages 118-119)
mardi 12 août 2008
Grugée par la colère
Récemment, lorsque je suis allée voir une nouvelle ostéopathe pendant l'absence de mon thérapeute habituel, elle aussi m'a parlé de colère. J'ai donc décidé d'aller au devant de cette émotion ignorée et niée pour voir de quoi elle avait l'air et ce qu'elle avait à me dire. J'ai choisi de faire un travail d'art-thérapie avec l'aide d'un outil merveilleux dans lequel on trouve une foule d'exercices à faire sur différents thèmes : Le Journal créatif - à la rencontre de soi par l'art et l'écriture (Anne-Marie Jobin, éd. du Roseau, 2002).
En consultant le thème de la colère, j'ai trouvé un exercice fort intéressant : il s'agissait d'écrire 50 affirmations différentes commençant par "Je suis en colère quand..." Je ne me suis pas rendue à 50; j'étais trop en colère !!! ;o) Mais de me rendre à 25 a été suffisant pour me mettre en contact avec le volcan qui gronde à l'intérieur et pour sentir ses vibrations dans toutes mes cellules.
- Je suis en colère quand je suis témoin d'un manque de savoir-vivre et de l'arrogance.
- Je suis en colère d'être toujours dans cette lutte qui m'empêche de réaliser mes projets de vie.
- Je suis en colère quand je vois de l'injustice ou de la violence, surtout auprès des personnes vulnérables.
- Je suis en colère lorsque...
Beaucoup de colère au sujet de choses qui me touchent de près ou de loin et face auxquelles je me sens impuissante.
Démasquer la colère
Ouf ! pas joli. Qu'est-ce qu'on fait avec ça maintenant ? Pour terminer l'exercice d'art-thérapie, on nous recommande de se dessiner ensuite quelque chose d'apaisant. J'ai choisi un jardin. Mais tout n'est pas réglé pour autant, car la vie va continuer de me présenter des histoires d'horreur qui viendront me toucher et alimenter ma colère. C'est comme un cercle sans fin. Il doit bien y avoir une solution !
Le Dr. Daniel Dufour s'est penché sur cette question dans son livre intitulé : Les tremblements intérieurs (éd. de l'Homme, 2003). On peut lire à l'endos de l'ouvrage :
"Pour l'homme ou la femme qui souffre, la maladie est un message du corps. Si ce message est pris en compte, la guérison et le bien-être peuvent s'installer. Les causes profondes et réelles de la maladie sont des émotions non vécues qui s'apparentent aux tremblements d'un volcan sur le point d'entrer en éruption. Reconnaître ses émotions, les accepter et les vivre avant qu'elles ne nous submergent, c'est choisir de rester en bonne santé ou de guérir. Pour y parvenir, le Dr. Daniel Dufour nous entraîne sur le chemin du respect de soi et d'autrui, point de départ indispensable pour s'ouvrir aux autres et à la vie."
Maintenant que mon thérapeute est revenu de vacances, je me promets de lui parler de cette colère que j'ai finalement reconnue et admise. Il doit m'aider à l'exprimer et à mieux la gérer à l'avenir. Assise devant lui, je lui fais part de mon état émotionnel, ce qui déclenche une bonne crise de larmes. C'est sous cette forme que ma colère a choisi de se manifester. "La colère, c'est un choix." me dit-il. On peut se laisser affecter par les situations, ce qui est néfaste pour la santé, ou on peut en être témoin sans entrer dans le spectre de la colère. "Comment faire alors ? Comment faire pour ne pas être en colère devant des atrocités, des injustices, et autres horreurs de notre temps ?" le questionnai-je au travers des sanglots.
Choisir l'Amour
Il poursuit : "Quel est l'opposé de la colère ?" Je tentai une réponse : "La joie ?" "Non, la joie, c'est l'opposé de la tristesse. Fermez vos yeux, éteignez votre cerveau et attendez la réponse." Rien ne vient... J'haïs ça quand rien ne vient !
Finalement, une réponse s'impose : l'Amour. "Quoi, l'Amour ? Comment peut-on aimer quelque chose qui détruit ?" lui ai-je demandé. "Attention, il y a une différence entre "aimer" et "amour"... Aimer induit une direction vers une autre personne. Être amour, c'est plutôt se brancher sur la Source et devenir soi-même un réverbère grâce à l'amour qui nous habite. La solution est donc de ne pas se laisser entraîner dans le tourbillon de la colère et de la haine en choisissant de se brancher sur une fréquence beaucoup plus élevée, ce qui servira plus noblement la cause de l'humanité. Là, je comprends !
Cet exposé sur le choix qu'on a me ramène à un passage que j'ai lu récemment dans Nouvelle Terre - L'avènement de la conscience humaine (par Eckhart Tolle, éd. Ariane, 2005). L'auteur parle des gens qu'on qualifierait de contemplatifs (les religieux, les pieux, les spirituels) :
"... ils sembleraient ne pas avoir leur place dans notre civilisation contemporaine. Mais avec la venue de cette nouvelle Terre, le rôle qu'ils ont à jouer est aussi vital que celui joué par les personnes créatives, les personnes d'action et les personnes réformatrices. Leur fonction est d'ancrer la fréquence de la nouvelle conscience sur cette planète. Je qualifie ces personnes de porteuses de fréquence." (p. 260)
Un point de départ
Ainsi, en terminant notre entretien, mon thérapeute me recommande une méditation en trois phases à faire tous les soirs avant de s'endormir :
- Remercier pour tout le bon que l'on reçoit de la vie
- Demander pardon pour nos propres manquements au cours de la journée
- Pardonner aux personnes qui peuvent nous avoir affecté par leurs paroles ou leurs gestes, et ce, en reconnaissant que c'est par maladresse ou par inconscience qu'elles ont agi, et non de manière intentionnellement méchante. Leur pardonner, c'est arriver à les aimer dans leur être profond et c'est aussi retrouver la paix.
Un souvenir des anges
- Qui donne ne doit jamais s’en souvenir ; qui reçoit ne doit jamais l’oublier !
- Plus tu enrichis la vie des autres, plus tu enrichis ta propre vie. Et plus ton existence a un sens.
- Cueille le jour présent, en te fiant le moins possible au lendemain.
- L’amour se fractionne si on le garde pour soi, il se multiplie quand on le donne.
- À trop vouloir que l’autre soit autrement qu’il n’est, je m’éloigne de lui et le perds chaque fois davantage.
- Si vous souhaitez qu’on reconnaisse votre valeur, sachez d’abord reconnaître celle des autres.
- On gagne sa vie avec ce que l’on reçoit, mais on la bâtit avec ce que l’on donne.
- Les gens les plus heureux ne sont pas ceux qui ont le meilleur de tout, ce sont ceux qui tirent le meilleur de ce qui leur est donné.
- La meilleure chose que vous puissiez faire pour quelqu’un ne se limite pas à partager avec lui vos richesses, mais à lui faire découvrir les siennes !
- Lorsque la porte du bonheur se ferme, une autre s’ouvre: mais souvent nous sommes tellement hypnotisés par la porte fermée que nous ne voyons pas celle qui vient de s’ouvrir devant nous.
- Être en paix avec soi-même est le plus sûr moyen de l’être avec les autres.
- Ceux qui courent trop vite après le bonheur le dépassent souvent sans l’apercevoir !
- Il n’est aucun problème humain qui ne puisse trouver sa solution, puisque cette solution est en nous.
- Vous êtes un être humain unique, il y a une raison à votre existence.
- Sème du bonheur dans le champ du voisin, tu seras surpris de constater ce que le vent fera produire au tien !
- Le vrai bonheur est dans le calme de l’esprit et du coeur.
- Pensez toujours à vous mettre à la place de l’autre. Ainsi, si ce qui se passe vous fait mal, il en est sans doute de même pour lui.
Ces pensées à méditer souvent sont vraiment un cadeau des anges.
jeudi 24 juillet 2008
Indiana Jones et le précieux diamant
Le voyage de guérison
Dans mon voyage en montagnes russes (Lire Les montagnes russes paru le 8 juillet), un ange est passé pour me permettre de rebondir une nouvelle fois... Cet ange a pris les traits d'une dame digne du plus grand respect qui s'est investie d'une mission de soutien de personnes en cheminement de guérison. (Voir son site à www.proactivite.org) Elle est venue me voir pour échanger amicalement et me proposer une avenue nouvelle contenue dans un livre qu'elle m'a prêté (Bays, Brandon, Le voyage de guérison - Comment guérir de vos maladies physiques et émotionnelles, éd. Guy Trédaniel, Paris, 2007). Dieu sait que j'en ai lus des livres depuis le début de cette grande aventure. Je doutais qu'un livre de plus puisse changer quelque chose dans ma quête de libération.
Ce livre présente l'histoire d'une femme oeuvrant dans le domaine de la santé naturelle et du développement personnel depuis déjà une vingtaine d'années lorsqu'elle se découvre une tumeur très importante au bas-ventre. C'était en 1992. Cette femme qui croyait ne jamais se trouver face à un problème de santé aussi sérieux en raison de son hygiène de vie exemplaire, a fermé les yeux un bon bout de temps avant de devoir admettre que la situation n'était pas normale. Lorsqu'elle a finalement consulté un médecin, la situation était urgente. Il fallait procéder à l'opération rapidement.
Ce n'était pas ce qu'elle souhaitait, car pour une fois, elle se retrouvait devant la possibilité de mettre en pratique tout ce qu'elle avait passé des années à enseigner sur l'autoguérison. Elle a donc réussi à négocier un délai de quatre semaines auprès du docteur afin de pouvoir faire son travail, puis elle a entrepris très sérieusement sa démarche avec toute la concentration requise par l'urgence de la situation. De façon miraculeuse, il faut bien le dire, elle atteint son objectif dans un temps record, soit plus rien, et ce, confirmé par nombre d'examens médicaux.
Le précieux diamant
Ce livre débute avec une histoire de diamant :
"On m'a raconté un jour que nous venons tous au monde sous la forme d'un diamant lumineux, pur et parfait. Mais en grandissant, au fil de nos épreuves et de nos douleurs, notre éclat finit par être terni par un amoncellement de saletés.
Puis, une fois adultes, nous recouvrons toute cette crasse d'une couche de vernis bien brillant. Nous présentons alors cette patine artificielle à chacun et nous nous étonnons que personne ne s'en émerveille. Au fil du temps, nous finissons même par croire que
cette coquille protectrice est ce que nous sommes vraiment, et nous modelons toutes notre identité en fonction.Mais, avec un peu de chance, la vie nous fait un cadeau : elle nous lance un avertissement. Il nous arrive quelque chose et, l'espace d'un instant, on pénètre sous la surface rigide, on voit à travers les couches de saleté et on entraperçoit l'éclat lumineux qui brille au tréfonds de nous-même.
Alors, si l'on a beaucoup, beaucoup de chance, on passe le restant de ses jours à effectuer le voyage de retour à la maison, jusqu'à cette beauté et cette liberté parfaites. On découvre alors qu'on a toujours été - et qu'on sera toujours - ce diamant pur et sans défaut." (p. 11)
(Note : Dans ce livre, l'auteure présente son expérience de "retour à la maison" et donne les outils nécessaires pour le faire soi-même.)
Dans un poème qui m'a été inspiré en décembre 1999, j'évoque subtilement ce diamant. (Lire Un cadeau : L'étoile des Sages paru le 13 décembre 2007). La clé de la guérison véritable est là, au coeur de sa divinité. La difficulté, c'est, comme l'explique l'auteure, une fois qu'on a fait le chemin (qui est lui-même souvent douloureux), une fois qu'on a retiré les couches de saletés, comme on déshabille un oignon une couche à la fois, on arrive au bord du gouffre, ce qu'elle décrit comme étant un néant si immense et si noir, qu'on en tremble de frayeur. Elle dit : "Au moment même où il semblait que le désespoir allait avoir raison de moi, je me sentis sombrer encore une couche plus bas, sauf que cette fois on aurait dit que je me tenais au bord de ce qui ressemblait à un abysse : un trou noir, le néant absolu. Je fus prise de terreur, tandis qu'une sueur froide se mit à me dégouliner sur tout le corps. J'avais la certitude que j'allais mourir si je plongeais 'là-dedans'." (p. 83)
Ce que j'en comprends, c'est que notre côté divin lumineux nous effraie. Pourquoi donc ? Et pourquoi avons-nous peur de nous laisser tomber dans cet univers merveilleux ? Serait-ce par manque de foi ? Lorsque l'auteure s'abandonne finalement, voici ce qui se passe : "Je me retrouvai en train de tomber... de tomber librement dans le néant et de me dilater dans une paix que les mots sont incapables de restituer. La pièce tout entière se remplit de paix. Elle irradiait la paix. J'étais moi-même devenue la paix..." (p. 84) Ce sera à méditer.
Les ailes de la liberté
On ne peut pas, Maître, on a peur.
Approchez-vous du bord, réitéra-t-il.
On ne peut pas, Maître, on a peur.
Approchez-vous du bord", fit-il encore.
Ils vinrent.
Il les poussa...
Et ils volèrent.
Et pourtant nous avons peur de franchir le pas précis qui nous fera découvrir la grandeur qui est notre nature véritable. (p.9)
Je n'ai pas de mots pour conclure. Je nous souhaite tout simplement de trouver suffisamment de foi pour se laisser submerger par cet océan de paix et d'amour divin qui nous habite déjà.
mercredi 14 mai 2008
Méditation sur le pardon
"Assoyez-vous ou étendez-vous confortablement et concentrez votre attention sur votre respiration. Prenez conscience du mouvement de votre poitrine qui s'élève et s'abaisse suivant vos inspirations et vos expirations. Si des pensées vous viennent à l'esprit, laissez-les s'éloigner doucement en expirant et reportez votre attention sur votre respiration. Laissez la fatigue quitter votre corps avec l'expiration. Dirigez votre souffle vers les points de tension dans votre corps et sentez la dureté céder devant la douceur de votre souffle, comme un rocher qui cède face au vent et à l'eau.
Maintenant, pensez à une erreur que vous avez commise; commencez par une petite erreur, une erreur de jugement ou une mauvaise décision qui n'a pas eu de conséquences sérieuses. Rappelez-vous les circonstances et les sentiments que vous avez éprouvés à l'occasion de l'incident. Imaginez-vous tel que vous étiez et projetez cette image de vous-même au centre de votre poitrine en plaçant le moi qui a commis l'erreur, qui a connu l'échec, dans votre coeur. Si vous le souhaitez, concentrez-vous sur trois ou quatre fois où vous avez commis des erreurs qui ont eu des conséquences plus sérieuses pour vous-même ou les autres, évoquant les images par ordre de gravité croissante. Chaque fois, emplissez votre poitrine de votre souffle et sentez votre coeur se gonfler de façon à faire suffisamment de place pour contenir chaque échec, chaque partie de vous-même qui a commis une erreur.
Pensez à d'autres personnes qui vous ont fait défaut d'une façon ou d'une autre, qui ont commis des erreurs ayant eu des conséquences négatives dans votre vie. Commencez par une personne que vous aimez et qui a involontairement par ses actions entraîné une conséquence relativement mineure. Imaginez-la en train de commettre l'erreur. Sentez la douleur et la colère qui vous ont poussé à vouloir la chasser de votre coeur ou à essayer de le faire. Respirez profondément et sentez votre coeur se gonfler. Sentez l'espace infini qu'il y a dans votre coeur pour contenir tous les aspects de vous-même et du monde, et ramenez dans votre coeur la personne qui vous a fait du mal. Vous pouvez choisir de le faire avec les personnes dont les actions ont eu les plus graves conséquences dans votre vie, ou avec des étrangers qui vous ont offensé de quelque façon.
Dans cette méditation, ne soyez pas trop exigeant. Ne chassez pas de votre coeur une partie de vous-même pour y faire entrer une personne ou une autre partie de vous-même qui vous a fait du mal. Si vous éprouvez de la difficulté, contentez-vous de ressentir l'émotion sans porter de jugement, de sentir la tension que présente le fait de vouloir chasser de votre coeur une partie de vous-même ou une autres personne en voulant simultanément vous y ramener ou y ramener l'autre. Vous n'êtes pas obligé de pardonner les erreurs commises, il vous suffit d'être disposé à accepter de vivre avec ce qui est et de ne pas rejeter de votre coeur un aspect de vous-même ou l'autre personne."
Note : Cette méditation peut être découpée en petites tranches, c'est-à-dire que vous pourriez trouver l'exercice, tel que présenté, difficile à faire en une fois. Il vous appartient alors de vous concentrer sur la partie qui vous concerne davantage pour en tirer le meilleur au moment où vous choisissez de le faire.
Et que la paix soit avec vous !
samedi 12 avril 2008
Goûte le silence
Viens au calme, goûte le silence et pénètre son secret.
Ici, le cœur découvre les réponses que la tête ne peut trouver.
Ici, se trouvent les joies profondes que les humains ont perdues au milieu des activités et du bruit.
Ne reste pas là, obsédé par le travail, les affaires et l’argent.
Ne regarde pas tant les autres si tu n’en tires que frustration,
Ne te laisse pas aspirer par un monde de sensationnel et de spectacle, qui te prive du bonheur d’être libre.
Écoute, écoute en toi,
Écoute circuler la vie,
Écoute le calme,
Goûte la joie, la paix, le silence…[1]
[1] Tiré du feuillet paroissial St-Roch de Rock-Forest, semaine du 5 au 12 mars 2006.
jeudi 27 décembre 2007
Je vous souhaite la PAIX
Dans ma quête quotidienne d'harmonie, je profite des premiers moments de la journée pour m'inspirer de lectures empreintes de grande sagesse. Ce matin, je me suis plongée dans mes projets de développement pour la nouvelle année qui arrive à grands pas. Ainsi, je suis tombée sur quelques exercices pour nous aider à améliorer notre vie dans tous ses domaines et pour bien amorcer notre journée.
Voici les cinq dévotions quotidiennes (tirées de Sharma, Robin S., Découvrez votre destiné avec le moine qui vendit sa Ferrari : Les sept étapes de l 'éveil personnel, éd. Un monde différent, 2004) :
- Applique-toi à te lever à 5 heures tous les matins. Ce sont ceux qui se lèvent tôt qui tirent le meilleur parti de la vie.
- Réserve les premières 60 minutes de ta journée; tu appelleras ce moment ton "heure sainte". C'est le moment sacré pour accomplir le travail intérieur qui t'aidera à devenir la meilleure personne que tu puisses devenir. Prends ce temps pour faire des lectures inspirantes, méditer ou prier, réfléchir à l'état de ta vie et à l'avancement de tes rêves, rédiger ton journal; et aussi pour penser profondément à ce qui doit se produire au cours des prochaines heures de la journée pour que tu puisses dire qu'elle a été un succès. La pratique quotidienne de ce rituel t'aidera à briller de tous tes feux et à vivre à ton plus haut niveau.
- Applique-toi à toujours démontrer une qualité t'attention, de compassion et de caractère allant bien au-delà de ce que quiconque peut attendre de toi. De cette manière, tu contribueras à la construction d'un monde meilleur.
- Efforce-toi d'établir des normes d'excellence dans ton travail qui vont bien au-delà de ce que l'on exige de toi. L'abondance, le mieux-être et la réussite ne tarderont pas à suivre.
- Évertue-toi à être la personne la plus aimable et affectueuse que tu connaisses. Pense, ressens et agis comme si tu étais l'une des personnes les plus importantes de la planète (parce que c'est vrai). Ta vie ne sera plus jamais la même et tu sèmeras du bonheur dans bien des vies.
mardi 20 novembre 2007
Mon refuge de paix
Il n'a pas cherché à m'encourager ou à me remonter le moral; il m'a simplement fait remarquer que c'était tout à fait normal de se sentir moins alerte puisque c'est un temps, à l'automne et à l'hiver, pour revenir à soi. On n'a qu'à regarder la nature retourner à la terre pour se protéger des intempéries et du froid : la sève des arbres se retire dans ses racines, les végétaux s'endorment sous la couche de neige, les oiseaux chantent moins, les animaux sauvages se terrent dans leur grotte. Pourquoi donc nous, les humains, devrions faire autrement ? Ne faisons-nous pas partie de cette nature ?
Quand il fait mauvais dehors, nous entrons à l'abri. Quand la vie autour brasse trop fort, je rentre dans ma maison, dans mon coeur. Et là, j'y trouve la paix et l'harmonie. Marianne Williamson dit :
"Quand nous sommes troublés par les événements du monde, il faut éviter de nous joindre au chaos, mais nous attacher à notre paix intérieure. Dans un monde qui tourne trop rapidement, la seule façon d'acquérir du pouvoir consiste à ralentir. Et la seule façon d'étendre son influence personnelle consiste à apprendre à se tourner vers l'intérieur." (extrait de Le changement, ed. du Roseau, 2006, p. 22)
Corneau, lui, nous parle du jardin intérieur dans la rencontre du meilleur de soi :
"Rencontrer le meilleur de soi signifie prendre contact avec la partie vivante de soi. C'est honorer la partie lumineuse, large, abondante. C'est la nourrir, la stimuler, la cultiver. Cela veut également dire que l'on favorise l'intensité de la vie en invitant de nouvelles sensations, de nouvelles idées, de nouveaux rêves.
"Rencontrer le meilleur de soi signifie également que l'on ressent la pulsion de vie qui nous anime, que l'on éprouve la force de notre élan créateur, que l'on sent de l'intérieur notre union naturelle avec tout ce qui est. Cela se fait d'abord sur le mode de la rêverie, du lâcher prise et de l'abandon." (extrait de Le meilleur de soi, éd. de l'Homme, 2007, pp. 210-211)
Il nous invite ensuite à nourrir le meilleur de soi, par la prière, la méditation, la rêverie... de façon régulière. Et cette nourriture est accessible en quantité illimitée et à tout moment de la journée. On n'a qu'à penser à nos périodes de déplacement : qu'on soit au volant de notre voiture ou en transport en commun, il s'agit de choisir de revenir à soi pour éviter d'être perturbé par l'empressement, l'impatience ou le manque de courtoisie de ses concitoyens. Revenir à soi, c'est d'abord débrancher son mental (pour stopper le flot d'inquiétudes et de préoccupations inutiles) et aller s'asseoir dans son coeur où le calme et le silence sont d'une douceur indescriptible. Une fois rendue là, les autres peuvent gueuler tant qu'ils veulent, la distance qui m'en sépare me protège et me permet de rester sereine et en paix.
En conclusion, voici deux courts passages qui portent à réflexion :
"Dans son livre, Mystère du seuil, le philosophe Rudolf Steiner écrivait : "Si l'on veut créer du nouveau, il faut pouvoir assister avec calme à l'effondrement de l'ancien". (Williamson, p. 89)
Et cette parole de Gandhi : "Nous devons être le changement que nous voulons voir se produire dans le monde. La paix doit d'abord naître dans notre vie, puis s'étendre et guérir les autres à mesure que nous infusons nos interactions d'amour."
Alors, merci à l'automne et à l'hiver de me ramener à mon jardin intérieur.
lundi 12 novembre 2007
Pour un monde meilleur
D'abord par la sensibilisation. Lorsqu'on prend conscience d'un phénomène, il est déjà plus facile d'agir. Et hier soir, à l'émission Tout le monde en parle, Patrick Huard, l'un des porte-paroles de l'événement, disait : "Ce qui se passe ailleurs, se passe ici, et ce qui se passe ici a des répercussions ailleurs."
À cet effet, j'aimerais citer Marianne Williamson (Le changement, Éd. du Roseau, p. 66):
"Comme nos esprits sont un, tout conflit entre nous contribue à la guerre et toute réconciliation nous rapproche de la paix planétaire. Le moindre de nos jugements nourrit la guerre, comme le moindre de nos pardons enrichit la paix. Les miracles influent sur des situations dont nous ne serons même jamais conscients. Le battement des ailes du papillon en Amérique du Sud influence les vents qui soufflent sur le pôle Nord, et les pensées de paix en Idaho influent sur les plans pour la paix en Palestine. Quelle occasion et quelle responsabilité remarquables nous avons, de pouvoir essayer de faire les choses comme il faut !"
Nous ne pouvons tout simplement plus rester indifférents au sort de nos frères humains de la planète. Quoi faire alors ? Contribuer financièrement aux causes des grands organismes humanitaires qui ont pour mission de soulager ces populations affectées ici et là serait déjà une bonne façon de faire sa part. Certains auront envie de s'engager plus directement en joignant les rangs de l'un de ces organismes. Parfait. Mais pour les autres qui se sentent plus limités dans leurs moyens, voici ma proposition dans les lignes de ce poème de Connie Anzalone (traduction libre) :
Les 8 objectifs* de développement du millénaire sont les suivants :Soyez un ami; l'amitié sincère est un cadeau précieux.
Écoutez toujours avec votre coeur; vous devez écouter une personne avant de pouvoir lui apporter l'aide dont elle a besoin, alors écoutez toujours avec tout votre coeur.
Offrez votre aide à ceux qui en ont besoin, même si vous n'êtes pas certain de savoir si vous pouvez les aider ou comment.
Prenez conscience qu'un miracle n'est pas une chose mystérieuse impossible à réaliser. Un miracle est tout simplement un petit geste posé qui fait toute la différence dans la vie d'une autre personne.
Rappelez à l'autre que la vie est précieuse et qu'elle vaut la peine d'être vécue, même si son monde semble sombre et sans espoir.
Sachez que les sentiments sont la clé de la compréhension. Vous devez avoir une idée de comment l'autre personne se sent avant de pouvoir commencer à la comprendre.
Conservez l'esprit de Noël tout au long de l'année. Ne le rangez pas dans vos boîtes avec tous vos ornements après les fêtes.
Soyez honnête dans l'amour et la tendresse que vous procurez à une personne; de la compassion sincère est la meilleure à offrir, et l'honnêteté est angélique.
Ne vous attendez pas à vous voir poussez des ailes; soyez plutôt satisfait des chaudes palpitations de l'accomplissement.
Écoutez votre intuition; elle ne vous trompera pas dans le doute.
Par dessus tout, encouragez d'autres personnes à adopter les mêmes attitudes à travers votre propre exemple rayonnant.
* Tel qu'élaborés en 2000, dans la Déclaration du Millénaire de l’ONU adoptée à l’occasion du plus vaste rassemblement mondial de dirigeants de l’histoire.
Le bonheur, c'est d'être heureux...
Ce que cette phrase nous dit, c'est que le bonheur, c'est de CHOISIR d'être heureux. Comment on fait ça ? J'aimerais, en guise de réponse, vous présenter l'histoire de Gérard Lenorman dont j'ai moi-même pris connaissance dans la chronique de Stéphane Laporte parue dans La Presse d'hier. Son article s'intitule : "Sa maman ne l'aimait pas".
J'étais étonnée d'apprendre que le populaire chanteur est un bâtard : le fils d'un soldat allemand. "À 16 ans, sa mère a succombé à l'ennemi. Puis le soldat est retourné chez lui. Gérard est né en février 1945, caché dans un couvent. Sa mère a dû quitter le village pour fuire la rumeur, la honte et la haine. (...) C'est la suite qui fait mal. La mère n'a jamais aimé son enfant. Jamais. Elle ne l'a jamais touché, jamais serré dans ses bras. Cet enfant pour elle n'existait pas. Quand il a eu 10 ans, la dame s'est remariée. Gérard a cru qu'elle serait enfin heureuse, et lui aussi. Elle lui dit : "J'aimerais désormais que tu changes de trottoir quand tu me croises dans la rue. Et surtout que tu cesses de m'appeler maman." Je m'arrête ici.
Pourtant, Gérard Lenorman est reconnu pour chanter le bonheur : La ballade des gens heureux, c'est lui. Comment y est-il arrivé, avec cette enfance si déchirante ? Laporte nous dit : "C'est probablement parce qu'il en avait un vital besoin que Lenorman a chanté le bon côté de la vie. En le faisant, il a aidé tous ceux qui étaient brisés comme lui." Je suis d'accord. Et j'ajouterais que notre meilleur outil pour le bonheur, c'est notre LIBRE-CHOIX. Nous avons toujours le choix de nos pensées, de nos paroles et de nos sentiments.
Nous avons toujours le choix entre le Ciel et l'Enfer. Vous voulez vivre au Ciel ? Voici la voie à suivre : l'amour, le pardon, la paix, l'harmonie, la bénédiction, etc. Vous voulez vivre en Enfer ? Choisissez plutôt la haine, la rancune, le chaos, le trouble, le jugement, etc.
Même si notre réflexe naturel est souvent celui du négatif (jugement, chialage, etc.) et qu'il est difficile de pardonner, ça vaut la peine d'essayer. À force de pratiquer, nous arriverons à modifier nos attitudes et comportements, et c'est ainsi que nos états d'âme s'allègeront petit à petit. Le bonheur fera peu à peu son entrée dans nos coeurs et nous réaliserons enfin que le négatif que nous avions tendance à penser et à propager faisait beaucoup plus de tort à nous-mêmes qu'à quiconque.
lundi 5 novembre 2007
Le pouvoir de la gratitude
À ce sujet, j'ai mis la main sur un texte fort intéressant ; voici le passage qui explique le processus de grâce. On suggère, lorsqu'on désire obtenir quelque chose, "plutôt que de rester dans une position de demande (comme dans une prière), de se placer dans un état de gratitude."
"La différence est énorme, parce que ces deux processus ont, en fait, des sens opposés : Lorsque vous demandez, vous pouvez sentir (si vous êtes attentifs) un vide qui se forme au niveau de votre cœur et qui attend d’être comblé. Lorsque vous remerciez, le mouvement est exactement inversé. Vous sentez cette gratitude sortir de votre cœur et rayonner vers toutes les dimensions et tous les univers. Et cette source-là est intarissable. Ainsi, vous pouvez comprendre pourquoi vous avez déjà obtenu lorsque vous remerciez : c’est en réalité l’état que vous parvenez à atteindre qui vous apporte ce dont vous avez besoin."
Et j'ajouterais que dans le moment présent, l'état de gratitude est souvent plus facile à atteindre. C'est-à-dire, remercier pour ce qui est déjà là, pour ce qui nous comble déjà (personne, situation, choses, etc.) apporte une certaine paix, car on est davantage en mesure de réaliser consciemment que c'est suffisant pour assouvir notre quête de bonheur.
jeudi 1 novembre 2007
Croque la vie... jusqu'au coeur
Ce premier jour de novembre, mois des morts, quel beau jour pour inaugurer un tout nouveau blog sur la VIE... Je l'ai intitulé "Jusqu'au Coeur" en guise d'invitation à entrer au coeur de soi, là où se cachent les plus beaux trésors. Je vous parlerai donc de VIE, d'HARMONIE, de JOIE, de PAIX, de BONHEUR, car ce sont les principaux ingrédients de la santé et de la vitalité. Il ne s'agit pas uniquement de bien alimenter le corps, il faut aussi nourrir le coeur et l'âme.
Ce blog est la concrétisation d'une promesse faite à moi-même il y a maintenant deux ans, au moment d'accepter l'invitation que l'épreuve me proposait, soit de mieux comprendre ce qui me valait cette aventure au coeur de la maladie. La promesse était la suivante : "Je ferai tout ce qu'il faut pour comprendre et corriger la source du problème, puis je partagerai mes découvertes avec le plus grand nombre." C'est donc ici que ça commence.
N'hésitez pas à réagir à mes propos si le coeur vous en dit ou tout simplement à me dire un petit bonjour en passant. Ce sera un plaisir de vous lire.
À bientôt et merci de votre intérêt.

