dimanche 16 décembre 2007

Couler comme rivière d'Amour...

Aujourd'hui, c'est le 3e dimanche de L'Avent. Ça vous dit quelque chose ? Pour moi, l'Avent est une belle période d'espérance à l'arrivée de Noël. Pendant ces quelques semaines, tous mes sens sont en éveil ; les sens de mon âme, j'entends. Eh oui, je me prépare à m'ouvrir encore davantage à la lumière spirituelle qui est associée à cette belle fête d'Amour et de Partage !

Cette année, le thème de l'Avent, c'est : "Quand la vie se donne... l'espérance veille." En effet, "l'engagement des uns envers les autres, les gestes de tendresse, de générosité et d'entraide génèrent la confiance et traduisent la présence d'une lumière. L'Avent nous place sous le signe de la lumière." (extrait de Prions en l'Église du 2 déc. 2007)

Et comme par hasard, ce matin, je lisais un texte qui nous définissait, nous humains sur le plan spirituel, comme des rivières qui coulent vers les autres et qui s'abreuvent de ce que ruisseaux et rivières de tous horizons nous apportent. Voici un court extrait de la réponse offerte à une petite fille de sept ans qui demande : "Pourquoi aime-t-on ?"

"C'est un mouvement naturel vers ce qui t'entoure et te touche, qui t'apporte une émotion, et tu la sens dans ton corps. Nous avons besoin de couler comme une rivière et de sentir que d'autres rivières coulent en nous. Une rivière qui coulerait toute seule sans jamais en rencontrer une autre disparaîtrait dans la terre; son lit s'assécherait."

Et à la question : "C'est quoi l'amour ?", l'auteur répond :

"C'est la rivière qui coule en toi et qui coule vers les autres. Mais n'imagine jamais que tu n'es pas une rivière et que seuls les autres peuvent couler vers toi et t'apporter de la joie, du plaisir, de la tendresse, de la douceur ; car, si tu penses que cela vient des autres, tu seras triste chaque fois que les rivières cesseront de couler vers toi." (extraits de ODIER, Daniel, Le grand sommeil des éveillés, ed. du Relié, 2000, p. 95-96)

Comme je trouve ça rassurant de savoir que tout ce que j'ai besoin de faire pour être abreuvée, c'est de couler vers les autres du même Amour que je cherche à obtenir ! Et la magie s'opère à tout coup.

Heureux temps de l'Avent !

jeudi 13 décembre 2007

Un cadeau : L'étoile des Sages

Mes proches et amis sont déjà des habitués de ma plus belle et ma plus précieuse tradition de Noël : plutôt que d'acheter des cartes de voeux, je rédige un poème inspirant que j'imprime sur un papier de circonstance et que j'envoie par la poste, comme dans le bon "vieux" temps. Chaque année, mes abonnés attendent avec impatience l'histoire de l'année. Parfois, ce poème arrive même en retard, car l'inspiration n'est pas toujours au rendez-vous à temps pour les fêtes...

Aujourd'hui, sur cette page de blogue, j'ai choisi de vous offrir mon tout premier poème écrit il y a déjà quelques années. Le voici pour vous, en cadeau :

L'étoile des sages
par JM (auteure de Jusqu'au Coeur)
Décembre 1999

Gamin voyait beau et grand
du haut de ses sept ans.
Son chat, Passe-poil
et Vénus, son étoile
étaient ses meilleurs confidents.

Souvent, le soir en s'endormant,
il rêvait d'un monde sans tourment.
En regardant haut dans le firmament,
il chuchotait ses espoirs à son chat ronronnant.

Les paupières bien closes,
Gamin s'envolait vers son étoile adorée
pour lui partager des choses
en toute confidentialité.

"Vénus, j'ai besoin de ton génie.
Je voudrais offrir le plus beau cadeau qui soit
à ma famille et à mes amis;
un cadeau de paix, d'amour et de joie."

"Ferme tes yeux, mon ami.
Regarde au fond de ton coeur.
Vois tous les trésors qui y sont enfouis.
C'est là que se cachent les vrais bonheurs."

En ouvrant les paupières,
Gamin aperçoit, à la surface de la Terre,
toute une constellation d'étoiles
d'où émane une clarté sidérale.

"Vénus, explique-moi d'où vient cette image."
"Elle vient de ton coeur, mon ami.
Tes trésors révélés ont dissipé le nuage
qui te cachait les plus belles merveilles de la vie."

"Vénus, explique encore."
"Eh bien, Gamin, les petites lumières que tu vois,
ce sont les gens qui se donnent avec foi
pour réaliser le rêve d'un enfant qui dort."

Chers lecteurs et lectrices,
mes voeux les plus chaleureux
pour un Noël merveilleux.
Que la nouvelle année
se déroule pour vous
sous l'influence d'une bonne étoile.

mardi 11 décembre 2007

Vive l'amitié !

Depuis que j'ai lancé mon message dans l'Univers (voir le 5 décembre), j'ai reçu quatre ou cinq invitations d'amis pour célébrer les fêtes : une pour mon anniversaire, une pour Noël, une pour la veille du Jour de l'An, puis encore une ou deux autres. Et la plupart d'entre eux ne l'avaient pas lu.

C'est dans ce genre de situation que la Vie nous rappelle que la confiance doit demeurer, car on ignore tout de ce qui se trame dans le coeur et dans l'esprit de nos proches. Et j'ai appris, aussi, qu'il est tout à fait acceptable de s'inviter, en quelque sorte, chez certains de nos amis les plus intimes.

Moi, j'en ai plusieurs amitiés profondes, et avec trois filles, plus particulièrement, que j'ai connues dans ma jeune enfance et qui sont aujourd'hui comme des soeurs pour moi. Deux fois par année, nous nous retrouvons toutes autour d'une table ou sur le bord d'un lac, avec les conjoints, les enfants, pour simplement partager le bonheur d'être ensemble. Chez chacune d'elles, je suis la bienvenue en tout temps. Qu'elles se préparent à recevoir leur famille pour une grande célébration ou qu'elles soient occupées à leur besogne quotidienne, la porte est toujours grande ouverte pour moi en cas de besoin.

Ce genre d'amitié est plutôt rare, je crois, et c'est ce qui en fait un trésor précieux. Je dis merci à la vie de m'offrir d'aussi belles amies, des soeurs de coeur qui rendent ma vie si riche.

vendredi 7 décembre 2007

Merci frérôt...

Mon dernier message a trouvé écho... J'ai reçu un appel de mon grand frère hier midi. Surprise !!!

Merci frérôt d'avoir compris que j'étais dans un creux de vague et qu'un simple appel peut donner une poussée suffisante pour remonter la pente. Merci aussi à ta douce compagne de veiller sur moi à distance... par le biais de ce blogue.

Je vous aime et j'ai hâte de vous revoir !

mercredi 5 décembre 2007

Noël tout seul...

Aujourd'hui, c'est une journée grise dans mon coeur. C'est ce genre de journée où l'on a envie d'être ailleurs dans l'Univers. Une journée où toute la sagesse qu'on a pu acquérir à traverser cet épisode de vie si éprouvant s'est volatilisée. C'est le genre de journée où l'on ne pense qu'à passer la porte, ou encore tourner la page pour mettre fin à ce calvaire.

Ooooouuuhhh !!! Vous êtes surpris de me lire avec des propos aussi noirs ?!? Eh bien, sachez que malgré tout ce que je peux inspirer de force, de courage et de sagesse, eh bien, je suis encore humaine... Et quand mon humanité m'envahit, j'ai beaucoup de mal à surmonter les ténèbres.

Aujourd'hui, c'est le genre de journée où l'on voit le temps des fêtes arriver et qu'on a un peu peur de se retrouver tout seul à Noël. Et pourtant, j'aime beaucoup la période des fêtes, car pour moi, Noël, c'est la plus belle fête de l'année... en autant qu'on ne la vive pas tout seul. Non ? Car c'est une fête d'Amour et de Partage. Tout seul à Noël ? Y'a rien de plus triste, selon moi.

Et là, je pense à tous ces gens qui seront tout seuls à Noël : nos aînés "parqués" dans les foyers, nos enfants ou nos parents pris dans les méandres des familles décomposées, nos immigrants pas encore intégrés qui ont dû laisser leur famille derrière pour vivre dans un monde meilleur (et lâchez-moi les accommodements raisonnables, s.v.p.!... S'il y a un temps où on devrait être accommodant, c'est bien à Noël.).

Justement, récemment, je me disais que si je devais être seule à Noël, eh bien, j'irais passer cette soirée et les quelques soirées précédentes dans un foyer pour personnes âgées, pour leur lire quelques poèmes de mon cru. Agrémentés de petite musique et de rires joyeux. Je suis certaine que j'en ressortirais pleine de Joie. Certaine. Et tant qu'à faire, pourquoi ne pas inviter toutes les personnes seules à Noël, comme les immigrants, par exemple. Quel beau mix ça pourrait faire !

J'ai aussi pensé à aller visiter des malades qui sont hospitalisés pendant la période des fêtes, juste pour leur dire qu'ils sont importants et que ce n'est pas parce qu'ils n'ont pas de visite qu'ils sont oubliés. J'ai toujours en tête ces 13 journées où j'étais pratiquement clouée à mon lit d'hôpital et où j'attendais avec grande impatience un visiteur pour m'aider à me peigner ou à me brosser les dents. Banal, mais combien revivifiant quand c'est à peu près tout ce qu'on a pour se sentir belle et en vie.

Comme vous pouvez le constater, je pense beaucoup. J'ai beaucoup d'idées et pas toujours les moyens pour les concrétiser. Ça me fait penser à une des oeuvres que j'ai réalisées dernièrement dans mon atelier d'art-thérapie. C'était un ange vêtue d'une robe bleue clair, avec un grand coeur au milieu de la poitrine, une grosse tête (disproportionnée par rapport au corps), qui n'avait pas de mains, ni de pieds. Ce dessin peint à la gouache m'a beaucoup parlé : un grand coeur et un grosse tête, mais sans mains ni pieds. J'en ai compris que ça ne donne pas grand chose de penser et de vouloir... il faut ALLER et AGIR.

Joyeux Noël !

dimanche 2 décembre 2007

La guignolée ou les magasins... ou les deux ?

Tel que promis hier, me voici en ce petit dimanche calme pour aborder le thème de Noël. Comme le titre le dit, j'avais le choix aujourd'hui d'aller passer la guignolée ou de faire des courses.

D'abord, la guignolée; c'est devenu une tradition maintenant pour moi, depuis que j'ai joint l'équipe de bénévoles de La Plaine il y a déjà plus de 7 ans. Dans cette petite municipalité où j'ai habité pendant 12 ans, la guignolée, c'est une grande fête où l'enthousiasme et l'effort des plus engagés sont réunis pour obtenir tout le succès possible.

En effet, l'opération de collecte de denrées et de dons est orchestrée par les Chevaliers de Colomb de l'endroit. Au rassemblement matinal, on est accueilli avec beignes et café par les membres de l'âge d'or qui sont tout sourire. De même, au retour, après avoir marché d'une et deux heures en sonnant à chaque porte, les bénévoles sont à nouveau reçus en grande avec soupe chaude, petites sandwiches pas de croutes, café, gâteries et même un petit verre de vin. Pour réaliser ce goûter réconfortant, l'organisation a reçu l'appui d'un des épiciers de l'endroit qui a commandité la nourriture. Ce sont les madames de l'âge d'or qui ont cuisiné le tout.

Quant à l'opération de collecte comme telle, tout est très bien organisée; que ce soit les différentes routes à faire ou le matériel disponible (poches résistantes pour accepter les boîtes de conserve, caisses de lait pour classer les denrées, cannes pour les dons en argent, écussons d'identification à la cause, etc.). Et quand la route est complétée, on se rend aux locaux de la banque alimentaire locale où, encore une fois, une armée de bras d'hommes et de femmes dévoués nous reçoivent pour nous aider à décharger notre précieuse livraison.

Cette année, avec grande peine, j'ai choisi de sauter mon tour, car il est préférable aujourd'hui pour moi de me reposer. J'en profiterai donc pour faire quelques courses. Mais ceci ne m'empêche pas de contribuer autrement à cette belle activité de charité... j'ai préparé mon sac de denrées à offrir à ceux qui viendront sonner à ma porte et j'ai pris le soin d'y inclure un ou deux cadeaux qui seront sûrement appréciés par ceux qui les trouveront dans leur panier de Noël.

Dans ma prochaine chronique, je vous parlerai d'une autre belle tradition que j'inclus dans mes préparatifs de Noël.

samedi 1 décembre 2007

Petit clin d'oeil...à l'ère des communications

Me voici avec un peu de retard. En effet, voilà bien une dizaine de jours que je ne suis pas venue vous rencontrer sur ma page. Il y a d'abord eu un traitement qui m'a ralentie passablement, puis l'inspiration qui n'est pas toujours au rendez-vous. Et finalement, la technologie qui m'a lâchée. Mon écran d'ordinateur a rendu l'âme jeudi midi. Capoute !... je m'y attendais, car ça faisait déjà quelque temps qu'il me faisait des clins d'oeil. Mais là, jeudi midi, il s'est éteint pour de bon.

Comme j'ai reçu un appel d'un fidèle lecteur jeudi matin pour vérifier si j'allais bien, car il s'inquiétait de ne pas lire de nouvelles chroniques sur cette page, je me suis dit qu'il était temps que je donne signe de vie. J'étais, en même temps, très contente de constater que certaines personnes viennent faire leur tour de temps en temps.

Ce matin, donc, je prends une minute pour vous saluer. Demain, je vous reviendrai avec une chronique inspirée sur la belle fête de Noël. C'est pour moi la plus belle fête où toutes les occasions sont là pour visiter son coeur et l'offrir aux autres. Je vous parlerai de comment je la prépare et comment surtout je la vis. Enfin, je vais vous offrir un petit cadeau inspirant.