Tel que promis, je vous reviens avec un petit compte-rendu de mon escapade-santé avec ma mère.
C'est loin le lac William quand on voyage entre deux tempêtes ! Partie tôt mercredi matin, juste après l'heure de pointe, j'ai fait la route qui sépare Montréal et Sherbrooke sous la pluie battante. Pas trop mal, mais tout de même stressant quand le mercure oscille autour du point de congélation et qu'on sait que le front froid est tout juste derrière nous. Il va sans dire que je me hâte à atteindre ma destination, car je sais que l'état des routes se gâtera au même rythme que les conditions météo.
Arrivée chez mes parents sans trop de retard, je choisis de prendre une pause avant de poursuivre le voyage en direction des Bois-Francs (tout juste à la frontière de la région Chaudière-Appalaches). Nous partirons donc tout juste après dîner en laissant la vaisselle aux bons soins de mon père qui restera pour prendre soin des animaux.
Nous partons vers midi trente, la neige mêlée de pluie tombe abondamment. C'est de la gadoue sur les chemins. Au bout de la 10, nous empruntons la 112 Est en direction de Thetford Mines. Nous en avons pour une bonne heure avant de prendre la route 165 à Black Lake (juste avant Thetford) en direction de St-Ferdinand, notre destination finale.
La route est longue et périlleuse, car la tempête nous a rattrapées et le vent s'est mis de la partie. Heureusement, la route est quasi déserte. À chaque rencontre que nous faisons sur cette route à deux voies, le coeur m'arrête : "Ça passe, ça passe pas, ça passe, ..." La chaussée est rétrécie par la neige qui s'y accumule, et parfois les traces que nous suivons empiètent sur la ligne blanche. Et quand une déneigeuse avec son immense pelle se pointe devant nous, je me mets à prier le Ciel de dégager mon chemin. La route est longue lorsqu'on voyage entre deux tempêtes !
Arrivées à l'auberge deux heures plus tard, nous sommes énervées et fatiguées. Heureusement, dans moins d'une demi-heure, nous nous retrouverons au spa pour recevoir notre premier soin : un massage aux pierres chaudes. Quatre-vingt-dix minutes de pur bonheur. Le personnel est gentil et nous dorlote avec la plus grande attention. En moins d'un instant, nous avons oublié notre dure traversée des Appalaches.
Pendant deux jours et demi, nous vivrons en harmonie avec cette nature magnifique (recouverte de blanc) qui nous entoure et de concert avec les besoins exprimés par notre corps : repos, exercice, air frais, bons repas. On n'a qu'à s'abandonner au moment présent pour goûter pleinement aux bienfaits de cette escapade. Et le lac gelé nous offre la possibilité de marcher en toute sécurité sous un ciel étoilée. Nous sommes bien connectées à l'univers qui nous entoure et nous nous en nourrissons pleinement avec la plus grande sérénité. Le monde s'est arrêté ici à Saint-Ferdinand.
Finalement, la nouvelle tempête qui s'abat sur le Québec (celle de vendredi), nous force à prolonger d'une nuitée notre séjour. Dommage, n'est-ce pas !!! En fait, l'occasion est si rare et la route fut si éprouvante que c'est sans hésitation que nous avons choisi de rester jusqu'à samedi. Ainsi, nous risquons moins de perdre tout l'effet relaxant de notre forfait santé en se stressant avec un retour à la maison perturbé par les conditions météo.
Le chemin du retour est assez calme dans l'air, mais plutôt mouillé à terre. Nous mettons à nouveau un bon deux heures pour revenir à Rock-Forest où nous retrouvons mon père heureux de voir revenir son épouse si dévouée à son bien-être...
Pour une meilleure idée de l'endroit, je vous invite à aller faire un tour sur leur site : http://www.manoirdulac.com/accueil.asp . Peut-être aurez-vous envie de faire comme nous.
dimanche 3 février 2008
mardi 29 janvier 2008
Ne me cherchez pas...
Pour les prochains jours, ce blog restera silencieux. De mon côté, en tout cas, puisque je pars pour une petite escapade santé dans les Bois-Francs, au Manoir du lac William. J'irai me faire dorloter dans un spa avec la douce compagnie de ma maman. On sort entre filles !!!
Je suis certaine que je reviendrai de cet oasis de bien-être entourée de neige et de pleine nature toute revigorée, prête à donner un autre petit coup pour compléter mon programme de traitement. Je vous promets aussi de vous en reparler à mon retour. J'aurai sans doute quelques nouveaux contenus de croissance et de sagesse à partager, car je continuerai mes lectures inspirantes pendant mon séjour.
D'ici là, portez-vous bien et ayez une petite pensée pour moi qui devrai voyager dans la schnoutte demain (pluie, verglas, grésil, neige...).
Je suis certaine que je reviendrai de cet oasis de bien-être entourée de neige et de pleine nature toute revigorée, prête à donner un autre petit coup pour compléter mon programme de traitement. Je vous promets aussi de vous en reparler à mon retour. J'aurai sans doute quelques nouveaux contenus de croissance et de sagesse à partager, car je continuerai mes lectures inspirantes pendant mon séjour.
D'ici là, portez-vous bien et ayez une petite pensée pour moi qui devrai voyager dans la schnoutte demain (pluie, verglas, grésil, neige...).
jeudi 24 janvier 2008
À quel âge vous sentez-vous aujourd'hui ?
Toujours plongée dans le récit d'Elizabeth Gilbert (Eat, Pray, Love), je continue de m'amuser à la lecture de ses aventures en pays lointain. Elle se trouve maintenant sur l'île de Bali en Indonésie. En présence d'un vieux sage guérisseur, l'auteure raconte comment il lui est difficile de connaître son âge.
Lorsqu'on lui demande quel âge il a, le vieux sage répond : "Peut-être 65, pas sûr." Pourtant, il y a deux ans, à sa première visite chez lui, elle avait appris du guide qu'il pouvait avoir environ 80 ans. Elle lui a donc demandé en quelle année il était né, ce à quoi il a répondu : "Je ne sais pas; je ne me souviens pas de ma naissance."
L'auteure est donc forcée d'estimer son âge approximatif à partir de certains récits qu'il lui a confiés sur sa vie. D'abord, elle sait qu'il était un adulte lorsque les Japonais ont occupé Bali durant la deuxième guerre mondiale, ce qui pourrait lui donner environ 80 ans. Par ailleurs, il lui a aussi raconté s'être gravement brûlé le bras alors qu'il était un jeune homme. C'était aux alentours de 1920. Ainsi, il pourrait très bien être aujourd'hui âgé de 105 ans.
Enfin, Elizabeth note que l'homme estime son âge bien différemment d'un jour à l'autre. Quand il se sent fatigué, il s'estime âgé de 85 ans. Et quand il reprend du poil de la bête et se sent d'attaque, il se dit âgé de 60 ans. Amusant, n'est-ce pas ? Alors, plutôt que de demander : "Quel âge avez-vous ?", il serait sans doute plus juste de demander : "À quel âge vous sentez-vous aujourd'hui ?"
Hier, c'était jour de traitement. Et Dieu sait que durant ces journées éprouvantes, on peut facilement prendre 20 ans de plus. Or, c'est pendant que je me trouvais dans une salle de traitement avec d'autres personnes dans la même situation que je lisais l'extrait dont je vous ai parlé plus haut. Il y avait un homme en face de moi qui devait bien avoir 20 ans de plus que moi. Il me trouvait bien de son goût et me faisait des compliments sur mon apparence. Il m'a même fait part de son intention de me proposer de me ramener à la maison après le traitement, mais on ne finissait pas en même temps. Enfin, j'ai trouvé bien drôle qu'il se conduise lui-même après une journée complète de traitement. Bon, passons. Le point n'est pas là.
Au moment où je m'apprêtais à partir, il me demande si mon "p'tit nom" ne serait pas Denise par hasard. Je lui dit : "Non, pourquoi ? Est-ce que j'ai l'air d'une Denise ?" Il répond: "Bien, dans mon jeune temps, je devais avoir environ 18 ans, je sortais avec une belle femme qui s'appelait Denise M. et je ne l'ai jamais revue. Mais votre profil pourrait lui correspondre." Je retenais mon envie de rire n'osant pas lui dire qu'à ce moment-là, je n'étais sans doute pas au monde. Je ne voulais pas péter sa balloune; peut-être qu'il se sentait 20 ans plus jeune qu'il ne l'était. Enfin, j'aimais mieux penser ça que de croire qu'il me voyait 20 ans plus âgée que mon âge.
Comme on dit : "On a l'âge de notre coeur." Sourire à la vie, c'est la meilleure façon de le garder jeune. Bonne santé !
Lorsqu'on lui demande quel âge il a, le vieux sage répond : "Peut-être 65, pas sûr." Pourtant, il y a deux ans, à sa première visite chez lui, elle avait appris du guide qu'il pouvait avoir environ 80 ans. Elle lui a donc demandé en quelle année il était né, ce à quoi il a répondu : "Je ne sais pas; je ne me souviens pas de ma naissance."
L'auteure est donc forcée d'estimer son âge approximatif à partir de certains récits qu'il lui a confiés sur sa vie. D'abord, elle sait qu'il était un adulte lorsque les Japonais ont occupé Bali durant la deuxième guerre mondiale, ce qui pourrait lui donner environ 80 ans. Par ailleurs, il lui a aussi raconté s'être gravement brûlé le bras alors qu'il était un jeune homme. C'était aux alentours de 1920. Ainsi, il pourrait très bien être aujourd'hui âgé de 105 ans.
Enfin, Elizabeth note que l'homme estime son âge bien différemment d'un jour à l'autre. Quand il se sent fatigué, il s'estime âgé de 85 ans. Et quand il reprend du poil de la bête et se sent d'attaque, il se dit âgé de 60 ans. Amusant, n'est-ce pas ? Alors, plutôt que de demander : "Quel âge avez-vous ?", il serait sans doute plus juste de demander : "À quel âge vous sentez-vous aujourd'hui ?"
Hier, c'était jour de traitement. Et Dieu sait que durant ces journées éprouvantes, on peut facilement prendre 20 ans de plus. Or, c'est pendant que je me trouvais dans une salle de traitement avec d'autres personnes dans la même situation que je lisais l'extrait dont je vous ai parlé plus haut. Il y avait un homme en face de moi qui devait bien avoir 20 ans de plus que moi. Il me trouvait bien de son goût et me faisait des compliments sur mon apparence. Il m'a même fait part de son intention de me proposer de me ramener à la maison après le traitement, mais on ne finissait pas en même temps. Enfin, j'ai trouvé bien drôle qu'il se conduise lui-même après une journée complète de traitement. Bon, passons. Le point n'est pas là.
Au moment où je m'apprêtais à partir, il me demande si mon "p'tit nom" ne serait pas Denise par hasard. Je lui dit : "Non, pourquoi ? Est-ce que j'ai l'air d'une Denise ?" Il répond: "Bien, dans mon jeune temps, je devais avoir environ 18 ans, je sortais avec une belle femme qui s'appelait Denise M. et je ne l'ai jamais revue. Mais votre profil pourrait lui correspondre." Je retenais mon envie de rire n'osant pas lui dire qu'à ce moment-là, je n'étais sans doute pas au monde. Je ne voulais pas péter sa balloune; peut-être qu'il se sentait 20 ans plus jeune qu'il ne l'était. Enfin, j'aimais mieux penser ça que de croire qu'il me voyait 20 ans plus âgée que mon âge.
Comme on dit : "On a l'âge de notre coeur." Sourire à la vie, c'est la meilleure façon de le garder jeune. Bonne santé !
lundi 21 janvier 2008
"Out" la médiocrité !
Me coulent encore dans les veines les grands concepts de qualité totale des années 90. À l'époque, je travaillais pour un consultant en développement organisationnel et en formation, et sa mission en était une de quasi révolution au sein des entreprises québécoises grâce à la nouveauté de l'heure en terme de gestion : la notion de qualité totale. Le client, déjà considéré comme un roi dans notre univers de consommation, devenait incontestablement le centre de nos préoccupations de commerçant. C'est pour lui plaire encore davantage qu'on acceptait de transformer nos façons de faire dans les services rendus, tant sur le plan de l'attitude que de l'expertise, et ce, afin qu'il soit entièrement satisfait de sa relation d'affaires avec nous.
Les temps ont bien changé, il me semble. Sans vouloir alimenter le débat actuel entre les générations, je constate que les jeunes n'ont pas la même notion de service à la clientèle. Je vois souvent la médiocrité réintégrer notre système de consommation, et pour une raison que j'ignore encore, nous, les clients, avons accepté cet état de fait comme une calamité sur laquelle nous n'avons aucun pouvoir. Voici un exemple éloquent de cette réalité :
Hier, avec ma courte liste d'épicerie, je fais un saut au Provigo tout près de chez moi, là où je vais au moins une fois par semaine pour faire mes courses. Pendant que le caissier passe mes articles au lecteur optique, il jase avec son collègue à la caisse voisine (qui se trouve à être l'assistant-gérant). Ils JASENT, c'est-à-dire que leurs propos ne sont aucunement d'ordre professionnel. Au moment de payer, je demande 60$ de plus (avec la carte de débit). Le caissier poinçonne le montant demandé et termine la transaction tout en poursuivant sa conversation avec son collègue. Il met ma facture dans le sac (normalement, on me la remet en mains propres) et me dit au revoir. Également distraite par cette conversation, je sors du magasin sans mon argent.
Arrivée à l'auto, je me rappelle que je n'ai pas reçu le montant que j'avais demandé. Je retourne aussitôt à l'intérieur. Le caissier qui m'avait servie ne se rappelait tout simplement pas de ma transaction. C'est juste s'il m'a reconnue. Je demande donc mon argent. Pour pouvoir corriger l'erreur du caissier, étant donné que sa mémoire lui faisait cruellement défaut, l'assistant-gérant a dû fermer la caisse (un dimanche soir où le nombre de caisses ouvertes est déjà très réduit) pour compter tout son contenu pendant que, moi, j'attends habillée comme un ours à suer. Finalement, il constate l'erreur et me remet l'argent en me disant : "Désolé" du bout des lèvres. Il me semble qu'il aurait pu et dû y avoir un peu plus de considération et de respect dans les excuses, mais d'abord et avant tout dans le service en général.
Et pendant ce temps...
Deux heures plus tard, j'écoutais la télé; on y présentait deux émissions spéciales sur notre Céline nationale. Quelle inspiration extraordinaire ! Elle, elle se donne à 100% (et même plus), tant dans l'exercice de son art que dans la profondeur de son coeur. On la voyait rencontrer certains de ses fans les plus irréductibles et elle les accueillait à bras ouverts avec la plus grande sincérité du monde. Comme si elle retrouvait des amis de longue date. J'ai été très touchée par sa façon d'être et je me suis mise à espérer que chacun d'entre nous ait le désir de faire toujours de son mieux. C'est sans doute ce qu'on pourrait appeler le paradis.
Les temps ont bien changé, il me semble. Sans vouloir alimenter le débat actuel entre les générations, je constate que les jeunes n'ont pas la même notion de service à la clientèle. Je vois souvent la médiocrité réintégrer notre système de consommation, et pour une raison que j'ignore encore, nous, les clients, avons accepté cet état de fait comme une calamité sur laquelle nous n'avons aucun pouvoir. Voici un exemple éloquent de cette réalité :
Hier, avec ma courte liste d'épicerie, je fais un saut au Provigo tout près de chez moi, là où je vais au moins une fois par semaine pour faire mes courses. Pendant que le caissier passe mes articles au lecteur optique, il jase avec son collègue à la caisse voisine (qui se trouve à être l'assistant-gérant). Ils JASENT, c'est-à-dire que leurs propos ne sont aucunement d'ordre professionnel. Au moment de payer, je demande 60$ de plus (avec la carte de débit). Le caissier poinçonne le montant demandé et termine la transaction tout en poursuivant sa conversation avec son collègue. Il met ma facture dans le sac (normalement, on me la remet en mains propres) et me dit au revoir. Également distraite par cette conversation, je sors du magasin sans mon argent.
Arrivée à l'auto, je me rappelle que je n'ai pas reçu le montant que j'avais demandé. Je retourne aussitôt à l'intérieur. Le caissier qui m'avait servie ne se rappelait tout simplement pas de ma transaction. C'est juste s'il m'a reconnue. Je demande donc mon argent. Pour pouvoir corriger l'erreur du caissier, étant donné que sa mémoire lui faisait cruellement défaut, l'assistant-gérant a dû fermer la caisse (un dimanche soir où le nombre de caisses ouvertes est déjà très réduit) pour compter tout son contenu pendant que, moi, j'attends habillée comme un ours à suer. Finalement, il constate l'erreur et me remet l'argent en me disant : "Désolé" du bout des lèvres. Il me semble qu'il aurait pu et dû y avoir un peu plus de considération et de respect dans les excuses, mais d'abord et avant tout dans le service en général.
Et pendant ce temps...
Deux heures plus tard, j'écoutais la télé; on y présentait deux émissions spéciales sur notre Céline nationale. Quelle inspiration extraordinaire ! Elle, elle se donne à 100% (et même plus), tant dans l'exercice de son art que dans la profondeur de son coeur. On la voyait rencontrer certains de ses fans les plus irréductibles et elle les accueillait à bras ouverts avec la plus grande sincérité du monde. Comme si elle retrouvait des amis de longue date. J'ai été très touchée par sa façon d'être et je me suis mise à espérer que chacun d'entre nous ait le désir de faire toujours de son mieux. C'est sans doute ce qu'on pourrait appeler le paradis.
Libellés :
conscience,
contribution personnelle,
don de soi,
inspiration
dimanche 20 janvier 2008
Petit bonheur sur la patinoire
Hier soir, c'était une soirée magnifique : pas trop froid, pas de vent. La soirée idéale pour aller faire du patin en plein air.
La journée s'était passé tranquillement jusqu'à la fin de l'après-midi au moment où la solitude commençait à gagner du terrain sur mes états d'âme. J'avais choisi de rester seule; j'en avais besoin, mais, malgré ce choix, la morosité rôdait toujours aux alentours. Et je refuse de me laisser gagner par des sentiments plus sombres. La vie est si belle ! Il n'en tient qu'à nous d'en goûter chaque moment.
Ainsi, avant souper, j'ai marché jusqu'à l'aréna, à quelques rues de chez moi, pour aller faire affûter les lames de mes patins. En soirée, je m'habille chaudement pour aller faire quelques arabesques bien modestes sur la patinoire tout près de chez moi. C'est un endroit magnifique puisque cette patinoire éclairée et agrémentée de musique joyeuse est située dans un immense parc près de la rivière. Patiner en pleine nature, quel bonheur !
Cependant, pendant que je chaussais mes patins à l'intérieur du petit chalet, une pensée troublante m'est venue : "Je suis seule dans ce grand parc. J'espère qu'une menace de danger ne viendra pas gâcher cette soirée." (On doit rester vigilant, tout de même.) Après quelques minutes de pirouettes sur les airs enlevants de la musique, je vois arriver dans le parc un garçon d'une dizaine d'années en compagnie de son père. "Ouf ! Enfin, je ne suis plus seule !" J'étais soulagée de leur présence.
Quand ils m'ont rejointe sur la glace, nous étions maintenant trois à partager ce moment magique, bien que nous n'ayons pas engagé la conversation. Notre unique présence nous réunissait dans le bonheur partagé de cette douce soirée d'hiver. J'en ai profité pour prolonger le plaisir. Lorsque j'étais fatiguée, j'allais m'asseoir sur le banc pour me reposer un peu et je contemplais le lieu d'une grande beauté pour m'emplir de joie et de sérénité.
Cette soirée m'a valu une bonne nuit d'un sommeil bienfaisant après m'être endormie le coeur tout léger.
La journée s'était passé tranquillement jusqu'à la fin de l'après-midi au moment où la solitude commençait à gagner du terrain sur mes états d'âme. J'avais choisi de rester seule; j'en avais besoin, mais, malgré ce choix, la morosité rôdait toujours aux alentours. Et je refuse de me laisser gagner par des sentiments plus sombres. La vie est si belle ! Il n'en tient qu'à nous d'en goûter chaque moment.
Ainsi, avant souper, j'ai marché jusqu'à l'aréna, à quelques rues de chez moi, pour aller faire affûter les lames de mes patins. En soirée, je m'habille chaudement pour aller faire quelques arabesques bien modestes sur la patinoire tout près de chez moi. C'est un endroit magnifique puisque cette patinoire éclairée et agrémentée de musique joyeuse est située dans un immense parc près de la rivière. Patiner en pleine nature, quel bonheur !
Cependant, pendant que je chaussais mes patins à l'intérieur du petit chalet, une pensée troublante m'est venue : "Je suis seule dans ce grand parc. J'espère qu'une menace de danger ne viendra pas gâcher cette soirée." (On doit rester vigilant, tout de même.) Après quelques minutes de pirouettes sur les airs enlevants de la musique, je vois arriver dans le parc un garçon d'une dizaine d'années en compagnie de son père. "Ouf ! Enfin, je ne suis plus seule !" J'étais soulagée de leur présence.
Quand ils m'ont rejointe sur la glace, nous étions maintenant trois à partager ce moment magique, bien que nous n'ayons pas engagé la conversation. Notre unique présence nous réunissait dans le bonheur partagé de cette douce soirée d'hiver. J'en ai profité pour prolonger le plaisir. Lorsque j'étais fatiguée, j'allais m'asseoir sur le banc pour me reposer un peu et je contemplais le lieu d'une grande beauté pour m'emplir de joie et de sérénité.
Cette soirée m'a valu une bonne nuit d'un sommeil bienfaisant après m'être endormie le coeur tout léger.
jeudi 17 janvier 2008
Hommage à Martine
Hier soir, je suis allée rejoindre les femmes de mon groupe d'art-thérapie (une session d'expression par l'art que nous avons suivie ensemble à l'automne dernier). C'était notre souper de retrouvailles pour célébrer la nouvelle année. Nous étions 7. Il manquait Martine. Elle nous a quitté lundi soir dernier. Elle venait de livrer son dernier combat. Elle avait 42 ans.
Cette chaise vide à la table nous a toutes ébranlées; l'absence de Martine nous ramenait toutes à une réalité que nous connaissons bien : la peur que la vie ne s'arrête trop vite.
Ce matin, j'aimerais rendre hommage à Martine en lui adressant quelques mots qui viennent du coeur.
par Barbara J. Hall
Quelqu’un veille sur toi avec énormément d’amour.
Quelqu’un veut te donner le bonheur et te protéger des dangers.
Quelqu’un pense que tu es un être merveilleux
Et s’occupe de ce dont tu as besoin.
Quelqu’un te fait profiter de ses bienfaits en ce moment même,
Comme le soleil en ces jours de pluie et les arcs-en-ciel qui te rappellent
La promesse qui nous attend.
Quelqu’un veille sur toi particulièrement aujourd’hui.
Je le sais…
Parce que j’ai prié le Seigneur de s’occuper de toi.
Cette chaise vide à la table nous a toutes ébranlées; l'absence de Martine nous ramenait toutes à une réalité que nous connaissons bien : la peur que la vie ne s'arrête trop vite.
Ce matin, j'aimerais rendre hommage à Martine en lui adressant quelques mots qui viennent du coeur.
"Chère amie, tu as livré une lutte importante en toute dignité. Bien sûr, tu croyais à tes chances de guérison, comme chacune d'entre nous. Et tu gardais le cap, malgré la tempête qui s'abattait sur toi. Eh bien, chère Martine, saches que nous sommes toutes avec toi aujourd'hui pour te saluer et te dire combien tu as été précieuse au sein de notre groupe de cheminement. Tu as maintenant rejoint les anges, tu as retrouvé ta lumière divine avec la paix infinie qui l'accompagne. Veille sur nous. Adieu !"
Et à vous, chers amis qui me lisent, je vous offre ce très beau poème pour adoucir vos jours et alléger votre coeur.
Quelqu'un veille sur toipar Barbara J. Hall
Quelqu’un veille sur toi avec énormément d’amour.
Quelqu’un veut te donner le bonheur et te protéger des dangers.
Quelqu’un pense que tu es un être merveilleux
Et s’occupe de ce dont tu as besoin.
Quelqu’un te fait profiter de ses bienfaits en ce moment même,
Comme le soleil en ces jours de pluie et les arcs-en-ciel qui te rappellent
La promesse qui nous attend.
Quelqu’un veille sur toi particulièrement aujourd’hui.
Je le sais…
Parce que j’ai prié le Seigneur de s’occuper de toi.
mardi 15 janvier 2008
Au bout de l'arc-en-ciel
Avez-vous déjà rêvé, encore enfant, que vous vous retrouviez au bout de l'arc-en-ciel ? Vous savez, là où il y a la marmite remplie d'or ? Eh bien, aujourd'hui, j'ai un secret bien gardé pour vous... une voie pour y accéder enfin !
Je suis plongée dans la lecture du plus récent livre de Elizabeth Gilbert intitulé Eat, Pray, Love (Penguin Books, 2007). Un bijou de récit qui raconte la quête de l'auteur pour le plaisir, en Italie, la sérénité, en Inde, et l'équilibre, en Indonésie. Pendant un an, elle vit intensément en suivant la route de son coeur, et ce qu'elle raconte est riche de sens profond et plein d'humour délicieux.
Au moment où elle séjourne dans un Ashram (lieu de culte bouddhiste) en Inde, où la méditation et le recueillement sont à l'ordre du jour chaque jour, elle nous raconte qu'elle a passé sa vie à courir après le contentement par sa réalisation personnelle dans un mariage raté, une carrière glamour qui l'a fait voyager partout et nombre de possessions dispendieuses (appartement à New York, cottage en banlieue, voitures chères, etc.), et ce, sans vraiment le trouver. Elle écrit : "La vie, si on la pourchasse sans arrêt, elle nous mènera à la mort. Le temps, lui, se conduira comme un bandit lorsqu'on essaiera de l'attraper; ayant toujours quitté la pièce juste avant notre arrivée... À un certain moment, on doit s'arrêter, car, lui, il ne s'arrêtera pas. C'est là qu'on doit laisser aller et s'immobiliser pour permettre au contentement de nous rejoindre là où l'on se trouve." (traduction libre)
Bien sûr, laisser aller n'est pas chose facile. Comme aime l'imaginer l'auteur, laisser aller, c'est comme permettre à la Terre de tourner par elle-même, sans notre aide !!! C'est clair que l'univers ne s'arrêtera pas si nous on le fait...
Alors, quel est le secret ? L'auteur nous en livre une partie : "Votre trésor, votre perfection, est déjà présente en vous. Pour le réclamer, vous devez quitter le brouhaha de votre esprit agité et abandonner les désirs de votre ego pour entrer dans le silence du coeur. L'énergie suprême du divin vous y conduira." (traduction libre)
Le silence, ce grand allié mal connu. Comme il est doux de s'y retrouver ! Souvent, lorsque je sens la morosité ou le découragement me gagner, j'éteins tout. Blackout ! Et je me laisse porter dans ce divin silence intérieur. Et l'arc-en-ciel apparaît tranquillement...
Je suis plongée dans la lecture du plus récent livre de Elizabeth Gilbert intitulé Eat, Pray, Love (Penguin Books, 2007). Un bijou de récit qui raconte la quête de l'auteur pour le plaisir, en Italie, la sérénité, en Inde, et l'équilibre, en Indonésie. Pendant un an, elle vit intensément en suivant la route de son coeur, et ce qu'elle raconte est riche de sens profond et plein d'humour délicieux.
Au moment où elle séjourne dans un Ashram (lieu de culte bouddhiste) en Inde, où la méditation et le recueillement sont à l'ordre du jour chaque jour, elle nous raconte qu'elle a passé sa vie à courir après le contentement par sa réalisation personnelle dans un mariage raté, une carrière glamour qui l'a fait voyager partout et nombre de possessions dispendieuses (appartement à New York, cottage en banlieue, voitures chères, etc.), et ce, sans vraiment le trouver. Elle écrit : "La vie, si on la pourchasse sans arrêt, elle nous mènera à la mort. Le temps, lui, se conduira comme un bandit lorsqu'on essaiera de l'attraper; ayant toujours quitté la pièce juste avant notre arrivée... À un certain moment, on doit s'arrêter, car, lui, il ne s'arrêtera pas. C'est là qu'on doit laisser aller et s'immobiliser pour permettre au contentement de nous rejoindre là où l'on se trouve." (traduction libre)
Bien sûr, laisser aller n'est pas chose facile. Comme aime l'imaginer l'auteur, laisser aller, c'est comme permettre à la Terre de tourner par elle-même, sans notre aide !!! C'est clair que l'univers ne s'arrêtera pas si nous on le fait...
Alors, quel est le secret ? L'auteur nous en livre une partie : "Votre trésor, votre perfection, est déjà présente en vous. Pour le réclamer, vous devez quitter le brouhaha de votre esprit agité et abandonner les désirs de votre ego pour entrer dans le silence du coeur. L'énergie suprême du divin vous y conduira." (traduction libre)
Le silence, ce grand allié mal connu. Comme il est doux de s'y retrouver ! Souvent, lorsque je sens la morosité ou le découragement me gagner, j'éteins tout. Blackout ! Et je me laisse porter dans ce divin silence intérieur. Et l'arc-en-ciel apparaît tranquillement...
Libellés :
bonheur,
lâcher prise,
moment présent,
présence,
recueillement,
silence
Inscription à :
Articles (Atom)