vendredi 9 mai 2008

Spiritualité 201

Pourquoi 201 plutôt que 101 ? Parce que nous vivons déjà tous, à différents degrés et selon une multitude de formes souvent bien personnelles, une certaine spiritualité, avouée ou non. Ainsi, nous ne partons pas de zéro, même si notre pratique peut sembler insignifiante ou inexistante. Cependant, pour mieux faire face aux aléas de la vie (transition majeure, pertes diverses, souffrances, etc.), il est parfois nécessaire de passer à un niveau supérieur. Souvent, quand le besoin se fait sentir, les moyens nous sont fournis comme par magie : nous rencontrons des personnes bien branchées qui deviennent des guides, nous mettons la main sur des lectures inspirantes, nous faisons des prises de conscience importantes, etc. La spiritualité fait partie de notre vécu, qu'on le veuille ou non.

Dans le numéro du mois de mai de "O" Magazine (Oprah), on y consacre tout un dossier afin d'approfondir cet aspect de la vie. D'abord, Martha Sherrill, dans son article intitulé "Welcome to the Banquet", trace un portrait du vent de spiritualité qui balaie le continent. En effet, l'Amérique est au coeur d'une réémergence spirituelle qui se manifeste par la quête de sens de millions de personnes.

Le banquet, c'est la représentation de la multitude de formes que peut prendre la pratique de la spiritualité, que ce soit par la méditation, le yoga, la prière, une retraite de compassion, un pèlerinage dans un ashram, etc. C'est ce qui est nouveau : les gens affirment qu'ils veulent se brancher sur le sacré mais qu'ils veulent le faire selon leurs propres conditions - soit dans un mode qui honore qui ils sont en tant que personnes réfléchies et capables de discernement et qui tient compte de leur vie au quotidien.

L'auteure ajoute : "La tendance vers une spiritualité est réelle ; elle est simplement difficile à cerner parce qu'il n'y a pas d'église de la spiritualité." On note, entre autres, que le livre de Elizabeth Gilbert, Eat, Pray, Love* relatant son pèlerinage d'un an à travers le plaisir en Italie (Eat), la foi en Inde (Pray) et l'équilibre en Indonésie (Love), s'est vendu à près de cinq millions d'exemplaires. On a aussi vu des Marines en Iraq faire des salutations au soleil. Et puis, il y a aujourd'hui tout un marché pour des voyages à caractère spirituel. (On pense notamment au chemin de Compostelle devenu très populaire, aux nombreux pèlerinages en Inde, au pays des ashrams, sans parler des voyages humanitaires qui visent essentiellement à vivre une expérience d'entraide dans des pays en voie de développement.) On cherche de plus en plus un sens à son existence et à faire une différence autour de soi.

Arielle Ford, une spécialiste des tendances sociales affirme : "Il y a une nouvelle attitude qui unit plusieurs mouvements à la fois. Les gens se tournent maintenant vers quelque chose d'extérieur à eux et de plus grand : une façon de vivre sur Terre qui fait preuve de conscience sociale et d'éveil spirituel. C'est très différent d'il y a dix ou vingt ans. Le mouvement Nouvel Âge et ce qu'il est devenu, un soi-disant mouvement de croissance personnelle, était vraiment orienté et concentré sur le soi (l'individu). Aujourd'hui, nous cherchons plus l'unité, pour la connexion et la communauté. Nous voulons prendre soin de la planète et nous nous demandons Quelle est ma mission?"

On dit que le premier pas dans une quête de sens est de se poser la question. Et on croit que le centre de toute vie spirituelle n'est pas la foi mais plutôt un doute fructueux, celui qui motive et stimule la quête. Selon une journaliste du Washington Post qui a lancé un blog sur le sujet de la foi (qui a dépassé toutes attentes en terme de popularité), les gens veulent interagir d'une façon plus profonde et parler de choses qui comptent vraiment.

En conclusion, je vous propose cette réflexion d'un grand philosophe religieux, Martin Buber : "Quand deux personnes entrent en relation de façon authentique et humaine, Dieu est le courant électrique qui surgit entre elles."

À suivre...

* J'ai parlé de ma lecture de ce livre dans les chroniques du 15 janvier (Au bout de l'arc-en-ciel), du 24 janvier (À quel âge vous sentez-vous aujourd'hui ?) et du 4 février (Où est la grille ?)

mercredi 7 mai 2008

La forêt qui parle

"Qu'est-ce qui veut s'écrire ?" C'est la question qui me tourne dans la tête depuis cinq minutes face à ma page blanche. Milles sujets se précipitent aux portes de ma conscience, assez pour brouiller la source de mon inspiration. Je dois m'arrêter, fermer les yeux et laisser monter de l'intérieur le sujet prioritaire à traiter. C'est ainsi que mon thème du jour m'est livré: "La forêt qui parle". Je vous raconte d'où me vient cette idée.

Il y a deux semaines, dans ma quête de moyens pour intensifier mon processus d'auto-guérison, je me suis retrouvée dans une maison de ressourcement dans les Laurentides. J'avais comme perdu patience et décidé que la chimio, pour moi, c'était fini. Dans cette hâte de passer à un autre chapitre de ma vie, j'ai cru bon d'aller chercher de l'aide particulièrement sur les plans de l'alimentation saine et de la méditation.

Le message de la forêt

Le dimanche matin, après le déjeuner et avant une belle activité de biodanza, je décide d'aller marcher seule dans la forêt jusqu'au ruisseau qui y coule tout au fond. La promenade s'annonce magnifique et puis "rien à craindre, il y a des rubans roses sur les arbres pour baliser le chemin", m'avait dit la proprio.

Je goûte pleinement ma randonnée dans la nature en respirant à pleins poumons les parfums humides de ce début de printemps, en zieutant avec émerveillement le ciel bleu qui surplombe la verdure qui est sur le point d'éclore et en embrassant de la main les arbres sur mon passage. Arrivée au bassin créé à même le ruisseau, je m'arrête pour m'emplir de ce lieu d'une grande beauté et de la vitalité qu'il procure avant de reprendre rapidement le chemin du retour, car je suis attendue.

Mais, bien évidemment, dans cette forêt qui m'est totalement inconnue, je perds le tracé de vue car certains arbres en bordure d'une clairière ont perdu leur ruban rose. Merde ! J'HAÏS ça me perdre dans le bois ! C'est un peu paniquant, mais par chance, je sais que je suis à moins de 100 mètres du bercail, mais dans quelle direction ?!?

Je m'aventure sur ce qui semble être une bonne piste. Seulement quelques pas dans cette mauvaise direction et je me retrouve empêtrée dans des branchailles qui obstruent le passage, puis, dans la neige jusqu'aux genoux à certains endroits. Et c'est là que je commence à tourner en rond, me réjouissant soudain à la vue de traces de pas dans la neige : "Voilà, c'est ici !..." Mais non, il s'agit plutôt de mes propres pas, y étant déjà passée quelques minutes avant.

"Je devrai bien me résigner à crier à l'aide, si je veux retrouver mon chemin", pensai-je. Mais je crois que j'aurais préféré faire un feu de boucane en guise de S.O.S.; il me semble que ç'aurait été moins humiliant. Alors, je lance un premier cri : "Hey, Oooooooooh !" On m'entend, mais on croit que je m'amuse avec l'écho. On me dira plus tard : "Tu n'avais pas pensé à crier autre chose comme : "À l'aide !" Ben non, je trouvais ça trop looser... Enfin !

Pendant que je continuais à me perdre dans cette forêt, une pensée m'est venue à l'esprit : "Cette forêt a quelque chose à me dire. Serais-je en train de me perdre moi-même dans les avenues de guérison que je scrute ?" Sans prendre la peine de m'arrête à la question vu ma situation inconfortable, je me promets de m'y attarder un peu plus tard. La question mérite tout le sérieux qu'elle confère.

Finalement, je suis retrouvée par une charmante jeune femme qui, comme les autres, a entendu mes cris et a décidé de venir à ma rencontre.

Ma réflexion

Depuis le début de ma lutte, il y a deux ans et demi, j'ai multiplié les moyens pour retrouver la santé (sur divers plans : physique, émotionnel, mental, spirituel). (voir "Chacun son chemin de guérison" publié le 21 avril 2008 sur ce blogue.) Devant mon coffre à outils bien rempli, il m'arrive de me perdre dans un élan de panique momentanée. C'est souvent quand je DÉCIDE de passer à autre chose. Ainsi, je perds le contact avec le moment présent et avec la puissance de ma foi. Plutôt que d'accepter que les choses puissent se dérouler selon un plan divin dont j'ignore les détails et faire confiance, je reprends les commandes en m'imaginant que mon seul pouvoir de détermination est suffisant pour tout régler. C'est là que je me mets à "pédaler dans la choucroute", comme le dit si bien un de mes amis. C'est le début d'une longue glissade qui a tout le pouvoir de m'entraîner dans le fond du ravin.

Écouter les indices

Mon esprit vient à la rescousse en stoppant ma descente par une prise de conscience qui me permettra de faire une pause le temps de solidifier mes attaches.

Je revois dans ma tête ce qui m'a menée à dévier de ma route. Il y a d'abord eu une vague de panique provoquée par l'idée que je ne m'en sortirais peut-être pas (donc, le DOUTE). Puis, une sorte de fébrilité (conduite par la peur) s'est emparée de moi me propulsant dans toutes les directions en quête désespérée d'une porte de sortie.

J'ai alors cru bon de demander de l'aide auprès de personnes que je jugeais capables de m'accompagner. Démarches qui sont restées vaines car, dans les deux cas, on me renvoyait à moi-même, à mon propre pouvoir sur la situation. Je l'ai d'abord pris comme des portes qui me claquaient au visage. Mais il y avait un message important derrière ces refus. L'Univers me guidait ailleurs...

En fait, les deux me disaient à mots à peine couverts : LA FORCE EST EN TOI. Tout ce que je dois faire, c'est de m'arrêter (car c'est dans l'immobilité que cette force agit) et de m'y connecter avec Amour et Foi.

Une confirmation

Dès ma prise de conscience réalisée, un certain nombre de signes sont venus la confirmer. J'ai ainsi pu chasser la peur qui avait été la grande responsable de cet épisode d'égarement et récupérer tout mon pouvoir pour poursuivre l'ascension de mon Everest un pas à la fois.

Pistes de réflexion
  • Sur le lâcher prise : « Dieu fait tout pour mon bien ultime, tout ce qui m’apparaît adversité je le reconnais au contraire comme une bénédiction que je ne suis pas capable de comprendre sur l’instant. Mais ce que vous pouvez en tout cas comprendre sur l’instant, c’est qu’en adhérant, vous cessez de souffrir. Et ce que vous avez considéré comme une tragédie a été, par rapport à votre bien suprême, une grâce. » (Extrait de DESJARDINS, Arnaud, Bienvenue sur la voie, p. 179)
  • Sur la foi : « L’obéissance est une compréhension juste des lois spirituelles et de celles de la nature. L’obéissance au principe de l’amour pur donne toujours une bonne direction à la vie. L’amour pur est altruiste et inconditionnel et prend sa source dans la conscience de l’être véritable. En obéissant à cette vérité intérieure, notre vie devient une célébration. » (Ce message m'a été livré sur une petite carte que j'avais été invitée à piger d'un panier lors de ma visite chez un marchand d'alimentation naturelle... synchronicité : c'était à un moment de découragement !)

mercredi 30 avril 2008

Rééduquons la société un coeur à la fois...

Je lisais dans La Presse de samedi dernier les lettres de deux lectrices relatant leur expérience désolante de femmes enceintes dans les transports en commun à Montréal. Elles cherchaient à nous faire prendre conscience combien notre société est devenue individualiste et aveugle aux besoins des autres. L'une d'elles présentaient les différents types de comportements qu'on rencontre dans un wagon de métro à la vue d'une femme enceinte.

Il y a le bon Samaritain qui se lève spontanément pour céder son siège, plus souvent une femme qui a elle-même eu des enfants, donc qui est en mesure de bien comprendre le besoin de celle qui porte un ventre arrondi par la maternité. Puis, il y a l'individualiste ou l'ignorant qui semble ne faire aucun lien entre le siège qu'il occupe et le besoin de la future maman. Il y a aussi l'insouciant qui se coupe complètement de son environnement sans se soucier le moindre du monde des autres qui voyagent dans le même wagon. Enfin, il y a l'hypocrite, le pire, selon l'auteure de la lettre. Bien qu'il ait vu la femme enceinte debout, il cherche à fuir son regard, soit en somnolant, en regardant par la fenêtre ou en se plongeant dans son journal.

La deuxième lectrice décrit son expérience comme traumatisante et affirme être arrivée chez elle en larmes ce jour-là après avoir vécu un trajet debout tandis qu'elle, enceinte de huit mois et épuisée, était entourée de femmes qui semblaient bien portantes et ASSISES.

Ces deux témoignages réflètent une réalité malheureuse et presque pathétique. Il est vrai que nous vivons dans une société nombriliste qui a perdu son sens du savoir-vivre. Mais je crois que les comportements individualistes manifestés dans ces tristes expériences sont souvent amplifiés par l'effet de la masse. C'est-à-dire que plus on est nombreux, plus chacun reste centré sur lui-même en se disant possiblement que quelqu'un d'autre "répondra à l'appel" d'un besoin apparent mais non exprimé. Ainsi la personne qui attend que le sens du civisme et la courtoisie fassent leur oeuvre chez un compatriote compatissant risque d'attendre en vain et rester debout, sortant ainsi de l'expérience frustrée, attristée, et même découragée.

Ce phénomène de nombrils appartient, à mon avis, à un mécanisme de protection ou de survie inconscient. Inconscient, il faut bien le préciser, et non volontaire. Remarquez ce qui se produit lorsque vous regardez les gens dans les yeux... J'ai adopté cette nouvelle technique il y a quelques années cherchant à humaniser mon monde. Ainsi, partout où je croise des inconnus : à l'épicerie, sur la rue, dans le métro, plutôt que de regarder par terre pour essayer de me forcer un chemin de passage, je m'arrête devant la personne qui constitue l'obstacle et je la regarde dans les yeux avec un léger sourire aux lèvres. L'effet est instantané. Dès qu'elle lève les yeux pour me regarder, elle comprend mon besoin et se tasse pour libérer le passage, et souvent, elle le fait en s'excusant et en souriant. Si la personne ne me voit pas, trop absorbée dans son journal ou dans son magasinage, j'adopte la même attitude en ajoutant un simple mot : "Excusez-moi..." Encore une fois, l'effet est immédiat.

Le secret : la considération. J'ai considéré la personne en ne la brusquant pas, en ne l'agressant pas, en l'abordant gentiment... C'est ça la magie !

Si l'on veut une société plus humaine, cessons de jouer les victimes offensées et mettons la main à la pâte dans le processus de réhumanisation de cette belle société dans laquelle nous nageons. Car dans notre univers urbain "sans coeur", il y a un coeur dans chaque individu, mais il faut le solliciter gentiment. Je suis certaine, et j'insiste, certaine, que si une femme enceinte, une personne âgée ou même un jeune en béquilles exprimait gentiment son besoin de s'asseoir en demandant à une personne qui semble en forme de lui céder sa place, au moins deux autres passagers lui offriraient la leur. Et, ainsi conscientisés, la prochaine fois que ces trois-quatre témoins verront une personne "à mobilité réduite", comme on les appelle, elles y penseront et l'une d'elles se lèvera pour offrir son siège... Et dans deux ans, cinq ans, dix ans, notre société aura regagné de l'humanité. Mais il nous appartient d'y voir maintenant.

Les gens ont un coeur, ils sont seulement déconnectés de la collectivité. Il faut les y ramener une personne à la fois et avec le sourire...

lundi 28 avril 2008

Tantra du bonheur...

Voici quelques lignes pleines de sagesse empruntées à un auteur inconnu :
  • Donne aux gens plus que ce qu'ils attendent et fais-le avec goût.
  • Lorsque tu dis "je t'aime", dis-le sérieusement...
  • Lorsque tu dis "je suis désolé", regarde la personne dans les yeux.
  • Ne te moque pas des rêves des autres. Tu peux en sortir blessé, mais c'est la seule façon de vivre la vie.
  • Ne juge pas les autres à travers leurs proches. (Celle-ci aurait tout simplement pu être : "Ne juge pas les autres.")
  • Parle lentement, mais réfléchis rapidement.
  • Si quelqu'un te pose une question à laquelle tu ne souhaites pas répondre, souris et demande-lui : "Pourquoi souhaites-tu savoir?"
  • Rappelle-toi que le plus grand amour et les plus grands succès comportent des risques majeurs.
  • Quand tu perds, ne perds pas la leçon.
  • Rappelle-toi les 3 "R" : Respect envers toi-même, Respect des autres, Responsabilité de tes actions.
  • Ne permets pas qu'un petit différend abîme une grande amitié.
  • Souris lorsque tu réponds au téléphone. Celui qui t'appelle le sentira au son de ta voix.
  • Lis entre les lignes.
  • Rappelle-toi que ne pas obtenir ce que tu veux, quand tu veux, est parfois un coup de chance.
Bonne journée !

vendredi 25 avril 2008

ÉNERGIE : Quelle fréquence syntonisez-vous ?

Il y a quelques années, après une séparation chaotique et douloureuse, j'étais déterminée à trouver enfin le bonheur, l'abondance et l'harmonie. J'ai donc sorti mes antennes et ouvert mes yeux et mes oreilles pour trouver la recette secrète qui semblait toujours chercher à m'échapper.

Fait cocasse : j'étais allée consulter une voyante chaudement recommandée par des personnes très crédibles. Cette rencontre avait été fort intéressante dans l'ensemble, mais une chose me revient à l'esprit aujourd'hui en vous exposant mon propos, c'est qu'elle m'avait dit "voir", dans mon paysage, un conférencier qui aurait une grande influence sur mon parcours. Elle avait également précisé que c'était la première fois qu'elle voyait ce genre de chose.

De fait, quelques semaines plus tard, je tombe "par hasard" (n'oubliez pas, j'avais sorti mes antennes, j'étais donc disposée à recevoir) sur une publicité d'un conférencier qui cherchait à se faire connaître. Il offrait un séminaire de deux jours dans un lieu de villégiature magnifique dans la Mauricie, et ce, tenez-vous bien, "au prix de votre choix".

Quand on voit ce genre de pub normalement, on se méfie des attrape-nigauds. Moi, j'avais plutôt confiance, car il venait de publier un livre intitulé : Demandez et vous recevrez. (Morency, Pierre, Demandez et vous recevrez, éd. Transcontinental, 2002) Il était donc fort plausible qu'il puisse rendre accessibles ses séminaires pour illustrer sa philosophie. J'ai tout de même pris la peine de m'informer; c'était bien vrai. Seuls les frais d'hébergement nous incombaient.

Comme des ondes radio

Nous nous retrouvons donc, ma soeur et moi, à l'Auberge Sacacomi, début juin, pour entendre ce phénomène. Dans sa présentation d'ouverture, le vendredi soir, j'ai retenu une chose en particulier : "Toutes les réalités existent en même temps. C'est vous qui choisissez sur quelle réalité vous vous branchez." Puis il a donné l'exemple des ondes radio qui sont diffusées simultanément sur différentes fréquences. C'est nous qui choisissons, grâce à notre appareil-radio, laquelle nous voulons recevoir en sélectionnant la même fréquence. Ce fait n'empêchera pas les autres stations de continuer à diffuser, mais nous, nous ne les recevrons pas.

Cette image m'est toujours restée dans la tête par la suite. J'avais compris que j'avais une bonne part de responsabilité sur les événements et les personnes qui se présentent dans ma vie, et ce, selon l'atmosphère intérieure que je me crée. Ainsi :
  • Si je veux vivre harmonieusement, je dois d'abord créer l'HARMONIE dans ma vie (dans mon coeur comme dans ma maison et dans mes relations).
  • Si je veux rire, je dois installer de la JOIE dans mon coeur par des pensées agréables, des expériences enrichissantes, de la musique, de la danse... (voir "Je vous souhaite la JOIE" - 29 déc. 07 et "Le défi de la joie" - 18 fév. 08 sur ce blogue)
  • Si je veux recevoir de l'AMOUR sincère, je dois non seulement en donner, mais le dégager par chaque pore de ma peau et le manifester le plus souvent possible. (voir "Couler comme rivière d'amour" - 16 déc. 07)
  • Si je veux connaître l'ABONDANCE, je dois d'abord la manifester par ma générosité. Si je n'ai rien à donner (monétairement parlant), je peux offrir de l'aide, un sourire, un compliment sincère, une petite attention qui fera que l'autre se sentira important, au sens de digne. (voir "Je vous souhaite l'ABONDANCE" - 6 janv. 08)
  • Si je veux vivre une AMITIÉ profonde, je dois d'abord la créer dans mon âme... et l'ami qui répond à l'image que j'aurai créée se présentera comme par enchantement. (voir "Ode à l'amitié" - 5 avril 08)

C'est de cette façon que les expressions telles que : "On récolte ce que l'on sème" prennent tout leur sens. Ainsi, nous sommes tous une puissante antenne émettrice d'ondes qui sont créées par nos sentiments, nos pensées, nos croyances, nos peurs, etc. Ce qui nous habite émet des signaux correspondants (donc de la même nature) dans un immense champ magnétique qu'est l'Univers, et les ondes qui vibrent à la même fréquence se fusionnent dans cette énergie qui nous compose.

Par le fait même, nous sommes également un récepteur d'ondes qui sont émises par les autres. Vous arrive-t-il parfois de vous sentir perturbé après avoir passé une heure avec une personne qui n'a cessé de critiquer ou de se plaindre ? C'est que vous avez été contaminé, c'est-à-dire que vous avez inconsciemment absorbé les ondes négatives de cette personne qui est venue se nourrir de votre énergie. Vous devrez ensuite travailler à refaire votre énergie.

Dans cette optique, j'ai aussi compris que mon énergie est mon bien le plus précieux et que cette ressource est fragile et volatile. Je dois savoir la gérer pour en produire suffisamment et éviter de la perdre inutilement tout en la protégeant contre les "sangsues".

Gérer son compte de banque énergétique*

Peut-être avez-vous l'impression que mes propos sont contradictoires : d'un côté, il faut donner et d'un autre, il faut se protéger. En effet, nous vivons dans un monde de dualité et, dépendant sur quel terrain on se trouve, on doit adapter notre façon d'être. Par exemple, si on est entouré de personnes ouvertes et honnêtes, on se sent en confiance et il devient facile de donner sans craindre de se faire dérober notre énergie.

Par ailleurs, lorsqu'on se retrouve en terrain plus hostile ou en présence de personnes qui dégagent une énergie négative (par des propos sous formes de plaintes ou de critiques, ou par des comportements agressifs ou encore de manipulation), il devient nécessaire d'être prudent dans notre façon de nous positionner face à elles et de réagir pour ne pas tomber dans le piège qui nous est tendu.

Ainsi, il est clair que gérer son énergie est une notion qui mérite qu'on y accorde toute notre attention. D'abord en prendre conscience, puis étudier la question pour en démystifier les secrets. Ensuite, il est possible d'expérimenter différentes situations, à la lumière de ces nouvelles connaissances, pour voir comment on peut être affecté par les événements de la vie et les personnes qui entrent dans notre champ énergétique. Ce n'est qu'avec cette nouvelle CONSCIENCE qu'on pourra faire des choix plus sains qui contribueront véritablement à la santé de notre banque énergétique.

Bonne vitalité !

* L'auteure, Nicole Gratton, a consacré un ouvrage complet à la gestion de l'énergie qui est très bien fait. Je vous le recommande fortement si le sujet vous intéresse. Les secrets de la vitalité, Comment faire le plein d'énergie, Éditions J'ai Lu 2005 (Flammarion 2003). Voir http://www.nicole-gratton.com/fr/ecole/liv_vitalite.html pour plus de détails.

mercredi 23 avril 2008

Dieu comme partenaire

On entend depuis toujours : "Aide-toi et le Ciel t'aidera." Et on est, en général, d'accord avec l'idée, car elle correspond assez bien à notre façon de fonctionner en société, entre humains. Ainsi, nous comprenons ce principe en lui accordant une forte notion de condition, un peu comme : "si tu es gentil, tu auras du bonbon".

Par ailleurs, si vous entendiez : "Lorsque tu demandes quelque chose, imagine que c'est déjà là.", comment réagiriez-vous ? Cette parole m'a laissée perplexe l'autre jour. Moi, ça fait très longtemps que je demande la guérison, et je ne l'ai pas encore obtenue. Et quand je m'imagine qu'elle est déjà accordée, je me mets dans le trouble en relâchant mes efforts à différents niveaux et mon corps me le fait vite savoir.

J'ai aussi souvent demandé des miracles de guérison. Ils existent, les miracles, vous savez ! Mais pas nécessairement comme on les a conceptualisés. Il est écrit que les miracles sont essentiellement un changement dans notre façon de penser grâce à l'action de l'Esprit divin. "Chaque miracle est une démonstration que l'Amour est plus puissant que la peur." (Extrait de Ferrini, Paul, L'Amour sans conditions - Réflexions de l'Esprit Christique, éd. Le Dauphin Blanc, 2006, p. 34) (Notez que nos vies, en bonne partie, sont conditionnées par la peur, même inconsciente, qui se manifeste par nos inquiétudes sur demain et des drames hypothétiques qui ne se produiront jamais.)

Dans ma lecture d'hier, j'ai été grandement inspirée par un passage qui est venu apporter de la lumière sur mon questionnement au sujet du fait que nos requêtes puissent être accordées instantanément sur demande. Voici : "Tu es partenaire avec l'Esprit divin. Je t'en prie, n'essaye pas de faire de l'abondance une responsabilité qui appartient seulement à toi ou seulement à Dieu. Tu as besoin de Lui et Il a besoin de toi." (id., pp. 79-80)

Ainsi, dans l'idée que notre rapport avec Dieu est un partenariat, Il ne fera rien sans notre consentement et Il attend notre participation pour agir sur les événements. Ceci m'amène à réaliser que lorsqu'il est dit : "Lorsque tu demandes quelque chose, imagine que c'est déjà là.", cela signifie que Dieu, en tant que partenaire, a déjà placé en nous sa part de la mise. Son soutien bienveillant nous est déjà accordé. Mais si on ne met pas la nôtre (notre volonté, notre action, notre confiance), il ne se passera rien. Ici, la participation de Dieu est inconditionnelle contrairement à : "Aide-toi et le Ciel t'aidera."

Une histoire touchante fort inspirante

Tout est question de perception et d'interprétation. Sur ce, j'aimerais vous raconter l'histoire d'une femme que j'ai connue il y a une quinzaine d'années. Nous collaborions ensemble sur des mandats de production de documents.

Cette femme que je considérais comme une amie avait un fils de 7-8 ans qu'elle élevait avec son mari dans une vie toute simple qui me paraissait parfaitement heureuse. Un jour, elle m'annonce qu'elle est enceinte de jumeaux qu'elle n'attendait pas. Une surprise ! Nous avons donc dû ajuster notre travail en fonction de sa condition, et nos rapports amicaux se sont poursuivis.

Quand les bébés ont eu un an, quelques semaines plus tard, son mari apprît qu'il était atteint d'un cancer très agressif et que sa vie était très sérieusement menacée. Il n'avait que 39 ans quand il est décédé six mois plus tard. Mon amie était dévastée par cette perte, surtout qu'elle se retrouvait maintenant seule pour élever sa famille de trois jeunes enfants. Heureusement, elle était très proche de sa mère et celle-ci l'aidait beaucoup dans sa tâche.

Seulement trois mois après le décès de son mari, sa mère est retrouvée inconsciente dans sa voiture par des passants. Elle avait été victime d'un accident vasculaire cérébral et quelques heures s'étaient déjà écoulées au moment d'être trouvée là. Ainsi, les dommages au cerveau étaient très sérieux et on doutait fort qu'elle puisse s'en sortir.

Ces circonstances tragiques pour mon amie l'ont transportée d'une tempête d'émotions à une autre. Elle a presque dû vite sécher ses larmes sur son deuil de jeune veuve pour s'occuper du cas de sa mère. Finalement, avec sa soeur, elle a fait ce qui lui semblait le mieux et se résigna à laisser partir leur mère.

Vous vous imaginez la suite... En effet, cette femme ne savait plus quoi penser. Elle considérait le sort comme une punition du "Bon Dieu", au début. Puis, le temps aidant, la profonde tristesse dans laquelle elle était plongée s'estompait au travers du quotidien qui se poursuivait immanquablement grâce à sa marmaille. Et fort heureusement d'ailleurs, car sinon sa vie se serait arrêtée là, en même temps que le coeur de sa mère.

Au fil des semaines et des mois qui ont suivi, je l'accompagnais dans son deuil et ça lui faisait grand bien, me disait-elle. Pour ma part, je tirais de grands trésors de sagesse dans son vécu difficile. Puis, un jour, elle m'a donné une importante leçon de FOI. Voici : longtemps, pendant sa période de révolte, elle blâmait Dieu en l'accusant de lui avoir enlevé deux personnes chères à son coeur. Elle allait même jusqu'à lui mettre ces paroles dans la bouche : "Maintenant que Je t'ai donné deux nouvelles personnes (les jumeaux arrivés en surprise), Je peux t'en enlever deux."

Bien évidemment, cette idée lui déchirait le coeur et les entrailles, en l'encrant encore plus profondément dans son désarroi.

Un jour, sans doute en laissant l'Esprit divin faire son chemin jusqu'à son coeur, une nouvelle idée a émergé pour permettre à la situation de prendre une toute autre couleur. La voix/voie de Dieu voulait plutôt dire (en remontant dans le temps, bien avant l'arrivée des jumeaux dans leur vie) : "Tu perdras bientôt deux personnes chères à ton coeur, alors Je t'en envoie deux autres tout aussi chères qui sauront adoucir ta peine." (Ses jumeaux étaient un garçon et une fille !)

À partir de ce moment-là, cette femme a pu commencer véritablement à vivre son deuil sereinement avec une perspective plus joyeuse pour l'avenir de sa jeune famille.

Pistes de réflexions

En terminant, j'aimerais vous laisser avec ces extraits pour alimenter vos réflexions :

"La vie est soit résistance, soit abandon. Ce sont les seules possibilités. La résistance mène à la souffrance. L'abandon mène à la béatitude. La résistance est la décision d'agir seul. L'abandon est la décision d'agir avec Dieu." (id., p. 32)

"Ne forcez pas le cours de la rivière. N'essayez pas de la retenir. Cela ne vous fera aucun bien. L'Esprit divin est à l'oeuvre en ce moment dans votre pensée, là, maintenant même. En cela, vous devez apprendre à faire confiance." (id., p. 33) Sur ce dernier extrait, je vous invite à relire "La leçon de l'eau" publiée sur ce blogue le 27 février 2008.

À défaut de retracer un dernier passage qui illustre bien cette histoire, je vous en rapporte l'essentiel : c'est bon d'apprendre à écouter ses sentiments et à lire dans les événements de la vie (grands ou petits); ce sont de bons guides, car nous ne connaissons pas tous les éléments d'une circonstance qui nous touche. (Quand je retrouverai le passage, je vous promets de le remplacer.)

lundi 21 avril 2008

Chacun son chemin de guérison

Que ce soit sur des avenues d'auto-guérison, dans le cadre d'une démarche de croissance personnelle ou encore dans une volonté de s'ouvrir davantage à la dimension spirituelle, quand on choisit d'engager la route, on avance nécessairement en terrain inconnu, tant intérieurement qu'extérieurement. Alors comment faire pour savoir si nous sommes sur la bonne voie ou complètement dans le champ ? C'est la question que pose Martha Beck dans son article sur la spiritualité intitulé "Blinded by the light?" (Aveuglé par la lumière ?) paru dans le Magazine "O" (Oprah) du mois de mai sur le thème de la spiritualité.

L'auteure pose la question pour nous amener à y réfléchir et nous propose ensuite quelques façons de s'assurer de ne pas se perdre en chemin.

À la lecture de cet article, je me revoyais allant mon chemin sur la voie de l'auto-guérison. Lorsque le cancer s'est posé comme défi devant moi, j'avais une intention très ferme : le vaincre. Mais comment allais-je y arriver puisque la médecine traditionnelle n'offrait aucune garantie ? Et comme personne dans mon entourage n'avait de solutions valables à me proposer, j'étais laissée à moi-même dans le débroussaillage des possibilités qui s'offraient à moi.

Face à un monde d'incertitude, il m'a fallu faire preuve d'ouverture d'esprit si je voulais faire mentir le sombre pronostic des médecins. Je me suis donc tournée avec confiance du côté de la médecine alternative. D'abord, la thérapie des émotions, puis l'aspect nutritionnel analysé et redéfini, en parallèle avec un travail sur le corps énergétique, ce qui me menât ensuite à faire une entrée sur la voie de la guérison spirituelle...

Tout ça m'était nouveau et bon nombre de sceptiques autour de moi surveillaient de près mes avancées craignant que je ne tombe dans les griffes d'un charlatan de guérisseur promettant des guérisons miraculeuses. Moi-même, je nageais en plein mystère, mais j'avais choisi de guérir et cette option comportait tous les risques de l'exploration sur une terre nouvelle, comme l'ont fait Jacques Cartier et Christophe Colomb. (Heureusement qu'ils ont accepté de traverser l'océan, sinon nous serions encore tous entassés dans un coin de l'Europe ou ailleurs.)

Consciente des dangers auxquels je m'exposais, j'ai mis en place, intuitivement il faut bien le dire, un système de sécurité adapté à mes besoins. Et ces mesures empruntées tout au long de ma route dans un univers d'auto-guérison rejoignent la démarche proposée par Martha Beck dans son article en lien avec la quête spirituelle.

1. Embrassez l'incertitude

"La protection la plus puissante face au danger inhérent à la quête spirituelle est d'accepter que le savoir humain ne peut jamais être absolu." Ainsi, il vous appartient d'utiliser votre subjectivité pour porter un jugement sur l'authenticité de toute vérité proclamée.

Lorsque j'ai engagé ma démarche d'auto-guérison, j'ai dû avoir recours à des ressources nouvelles. Parfois, c'est le "hasard" (ou la synchronicité) qui m'orientait dans une direction, mais le plus souvent, c'est par références sûres que j'étais amenée à consulter un professionnel en médecine alternative répondant à mes besoins. Une fois en présence du thérapeute, je portais une grande attention à ses propos pour pouvoir évaluer si les avenues suggérées répondaient à mes attentes. (N'oublions pas que baignant dans la nouveauté, je devais restée ouverte à leur approche et leur accorder une certaine confiance. Cependant, comme je m'étais beaucoup documentée sur les sujets qui me touchaient, j'étais en mesure d'évaluer si le thérapeute était digne de ma confiance.)

2. Testez toutes les idées avec tous vos sens

"Embrasser l'incertitude remplace la notion d'absolu qui est à la source de toute toxicité idéologique par une simple question : Puisqu'aucune vérité proclamée n'est absolue, est-ce que ceci a du sens ?" Avoir du sens, selon l'auteure, se mesure de diverses façons, soit avec le bon jugement et avec les sens, incluant l'intuition (féminine). De là, les expressions : "je vois que ça peut être vrai", "cette affaire sent mauvais", "cette situation m'a laissé un goût amer dans la bouche", etc. Bref, si l'un de vos sens vous renvoie un sentiment bizarre qui vous laisse perplexe, reculez. N'y allez pas. C'est qu'il y a un danger qui vous guette.

Il est vrai que mon meilleur baromètre pour savoir si j'étais sur la bonne voie et avec la bonne personne, c'était mon "feeling". Est-ce que je me sentais respectée et bien guidée ? Est-ce que je pouvais sentir une réelle volonté du professionnel à travailler pour mon bien ou si je sentais plutôt qu'il pensait à son portefeuille avant tout ? C'est là que la connexion étroite avec son coeur est importante.

3. Vérifiez si une idée unit ou divise

L'auteure dit, en parlant de religion : "Tout au long de votre quête spirituelle, observez les effets à long terme de chaque doctrine ou pratique que vous rencontrez. Si son effet brise ou détruit, ce n'est pas de la religion, mais de l'absolutisme."

Dans ma démarche d'auto-guérison, mes avancées à petits pas me permettaient de valider au fur et à mesure si une piste était prometteuse ou non. En effet, si la pratique des nouveaux outils qu'on me tendait (que ce soit la méditation, le Qi Gong, la quête du moment présent, etc.) produisait des effets bénéfiques sur ma condition physique et psychologique, alors, je n'avais rien à craindre.

Chacun son chemin

Chemin faisant à travers mes divers lieux d'exploration intérieure, je me réjouissais au début d'avoir trouvé LA recette secrète de l'auto-guérison et j'étais excitée à l'idée de partager MA Bonne Nouvelle. Puis, plus j'évoluais sur cette avenue, plus je réalisais qu'il n'y avait pas qu'une seule avenue. Chacun a un parcours unique et parfaitement adapté à sa situation actuelle qui se brosse à la lumière de ce qu'il est et du chemin déjà parcouru.

L'objectif de mon désir de partager mon vécu a changé depuis. Maintenant, je souhaite témoigner par mon expérience et ainsi inspirer et encourager d'autres personnes à se mettre en route sur leur propre chemin pour découvrir les trésors qui les attendent au bout de leur arc-en-ciel. (voir chronique du 15 janvier 2008 intitulée "Au bout de l'arc-en-ciel")

Bonne route !