samedi 24 mai 2008
Message de gratitude
Je fais exception à la règle pour vous saluer personnellement, vous qui êtes fidèles à mes chroniques. Sans vous connaître tous, je suis consciente que lorsque les jours se multiplient entre deux nouveaux textes, vous puissiez être déçus... comme si je vous avais oubliés. Votre fidélité me touche beaucoup. Je vous écris donc ces quelques lignes pour vous remercier du fond du coeur. C'est avec la conscience que des personnes comme vous me lisent que j'écris avec enthousiasme sur des sujets qui me viennent dans l'inspiration de ma bulle matinale.
Lorsque mes écrits s'espacent, c'est qu'il se passe des choses dans ma vie qui retiennent mon attention. Je me dis alors que mes lecteurs et lectrices me pardonneront et que ce temps d'arrêt leur permettra de se mettre à jour en allant lire ou relire des chroniques plus anciennes qui sont, bien sûr, toujours d'actualité.
Ces jours-ci, je suis dans le jardinage... c'est ma passion ! Alors, je m'en donne à coeur joie dans la belle région de l'Estrie, sur la terre de mes ancêtres. Et les résultats sont magnifiques et me transportent de bonheur. En admirant mes réalisations, je me nourris des beautés de la nature. Ensuite, il m'est possible de vous asperger allègrement de mon bonheur.
Ceci dit, ce message de gratitude vous est adressé aujourd'hui, car votre présence et votre quête de joie et d'harmonie sont ma motivation la plus profonde.
MERCI !!!
lundi 19 mai 2008
La puissance d'un rêve
Ce matin, pour introduire le rêve (éveillé) comme source d'épanouissement, j'avais envie de vous offrir un poème, écrit en décembre 2006, en guise de voeux de Noël. Puis, juste avant d'accéder à cette page, j'ai trouvé dans mes courriels du jour un message d'un ami qui vit son rêve pleinement ces jours-ci et qui m'asperge de sa joie et de son enthousiasme par ces mots: "Je n'aurais jamais pensé, il y a à peine un an, que je serais devenu un guide-interprète en astronomie, expliquant les beautés de l'Univers (...). Je vis des moments magiques (...). Les passions mènent à tout à condition qu'on les écoute !"
Ce rêve a pris naissance, pour lui, il y a plus d'une dizaine d'années lorsqu'il s'est découvert une passion pour l'astronomie. Il y est plongé passionnément en s'impliquant dans les milieux d'astronomie amateur et, plus tard, en allant à la rencontre de jeunes du primaire pour les initier au merveilleux monde du cosmos. Cette activité bénévole le transportait littéralement à chaque rencontre. Sa passion alimentait le feu intérieur, ce qui l'aidait à mieux vivre d'autres sphères de sa vie qu'il trouvait moins faciles.
Puis, au moment où il trouvait que sa vie prenait des allures de jours de pluie, à l'approche de la retraite, il pensait à son rêve de faire le grand saut dans le ciel étoilé de sa passion. "Comment faire ?" se disait-il. Et comme s'il avait attiré à lui une ouverture sur le rêve qu'il chérissait, une opportunité inespérée s'est présentée. Au début, cette fenêtre ne semblait pas convenir tout à fait à ses besoins en terme d'organisation logistique (horaire, entre autres), mais il a tout de même tenté sa chance. En explorant avec l'employeur les possibilités de collaboration, il a proposé une formule qui lui permettrait de sauter dans l'aventure, et il est apparu à l'employeur que ceci conviendrait très bien aux besoins de l'organisation.
Bien sûr, mon ami passionné a dû faire des compromis importants et s'engager à mettre les bouchées doubles pour un certain temps afin de concrétiser l'aventure. Mais l'énergie qu'il retire au fur et à mesure qu'il avance sur cette avenue d'épanouissement et de joie partagée en vaut tous les efforts. Sa vie est devenue riche de sens et pleine d'excitation bienfaisante. Je le vois maintenant comme un allumeur de réverbères capable d'inspirer tous les gens qu'il croise sur sa route et même davantage. C'est pourquoi j'ai eu envie de vous le faire connaître. Soyez-en inspirés pour rallumer la flamme de votre être merveilleux et rayonner de votre joie profonde.
Maintenant, le poème que je vous ai promis.
Le rêve de l’oie blanche
Par Josée Martin
Décembre 2006
Chaque printemps et chaque automne,
Elle les regardait passer le cœur dans les nuages.
Clouée au sol dans sa basse-cour monotone,
Elle rêvait de grands voyages, de plages et de paysages.
En levant le bec vers un ciel clément,
Elle saluait ses sœurs au passage, le cœur battant.
Émue, elle leur envoyait de bons sentiments
En leur souhaitant un voyage enivrant.
Depuis toujours, Belle Oie rêvait de voler.
« Quelle sensation merveilleuse ça doit donner! »
Légèreté, liberté et promesses d’horizons infinis.
« Oui, un jour, j’aurai ce privilège sans prix. »
Pourtant, on lui faisait croire depuis toute jeune,
Qu’elle n’appartenait pas à cette famille d’oies voyageuses.
Mais le cœur lui faisait trois tours
Chaque fois qu’elle les voyait aux alentours.
La nuit, elle piquait une petite jasette à la lune.
« Bonsoir, Amie Lune !
Toi qui vois tout ce qui se passe sur la Terre,
Par temps sombre, comme par temps clair,
Dis-moi si les miracles se peuvent. »
« Que veux-tu savoir au juste, Belle Oie ? »
« Est-ce que je pourrai un jour voler, moi,
Comme mes sœurs venant d’ailleurs ?
Tu sais, les voir passer me chavire le cœur.»
« As-tu déjà tenté de te joindre à elles ? »
« Non, car ma famille me répète sans cesse
Que je n’ai pas assez long d’ailes,
Particularité de notre espèce. »
« Foutaise ! » s’écria la lune.
« Rien de plus faux.
Pas besoin d’un miracle pour pouvoir voler.
C’est plutôt un rêve qu’il te faut. »
« Et assure-toi que ton rêve soit assez grand
Pour qu’il t’habite entièrement.
Qu’il prenne toute la place dans ton cœur.
Qu’il te touche, t’inspire et te transporte ailleurs. »
« La foi, c’est le seul miracle dont tu auras besoin.
Puisque c’est ta capacité d’y croire assez fort
Qui te guidera vers ton précieux trésor.
Rappelle-toi ceci : la foi peut déplacer des montagnes et nous faire faire un sacré bon bout de chemin. »
« Merci, chère Amie Lune ! » Sur l’instant, Belle Oie se mit à la rêverie.
Transportée mille mètres au-dessus de ses amies,
Elle se voyait flotter allègrement
Et arrivait ainsi à goûter la liberté du vent.
Un beau jour, elle reçu la visite de trois oies
Qui s’étaient détachées du groupe pour se poser au sol,
Le temps que l’une d’elles soigne une blessure de vol.
Leur arrivée faisait la joie de Belle Oie.
« Voilà ma chance ! » se disait-elle en dedans.
Gonflée d’enthousiasme et d’espoir vibrant,
Elle savait qu’elle touchait à son rêve maintenant.
Car ses sœurs connaissaient les secrets, sûrement.
Puis, Belle Oie, regardant loin dans le firmament,
Adressa ses sincères remerciements
À cet ange qui a exaucé son vœu
En lui envoyant ces trois guides lumineux.
En terminant, chers lectrices et lecteurs qui m'inspirez souvent sans le savoir, je vous invite à ouvrir vos ailes à la liberté d'être votre plus grand rêve.
vendredi 16 mai 2008
La grandeur de la vie
Ce soir, je devais débuter un atelier d'art-thérapie sur le thème des rêves qui se poursuivra tout le weekend. Toujours à la dernière minute, selon mon habitude (fâcheuse, je l'admets), j'arrive au lieu de rencontre avec 2-3 minutes de retard. Je me cogne le nez sur la porte puisqu'il s'agit d'une ancienne école qui est vide en ce vendredi soir. Seul le groupe auquel je dois me joindre est présent sur place, mais au troisième étage de l'imposant édifice. Il n'y a pas de sonnette. J'ai beau brasser la porte, mais rien à faire. J'arrête donc un passant au hasard pour lui emprunter son cellulaire. Chanceuse, j'obtiens assistance sans problème. Je téléphone donc à l'animatrice... bien sûr, c'est le répondeur. Je laisse un message disant que je suis à la porte en bas en espérant qu'elle aura l'idée de vérifier ses messages vu mon absence.
Je reste donc seule sur le trottoir rue St-André dans le bas de la ville (un coin un peu douteux). Au bout de quelques minutes, j'entends des éclats de voix. Deux hommes qui ne sont pas dans un état normal s'engueulent à distance tout en marchant d'un pas rapide. Ils s'arrêtent, se regardent, reviennent sur leurs pas, reprennent ensuite leur chemin... Leur manège se poursuit ainsi pendant de longues minutes à quelques mètres d'où je suis postée pour attendre que quelqu'un m'ouvre. Puis, une femme est mêlée à tout ça. Les deux types la harcèlent pour obtenir quelque chose... je ne sais pas trop qui elle est ni ce qui se passe. Inquiète, je choisis de m'éloigner un peu... Je reste tout de même à observer la scène de loin pour m'assurer que la femme n'est pas en danger. (Pas que je veuille jouer les Superhéros, mais le 911, c'est simple.) Enfin, ils la laissent tranquille et repartent de leur côté. Au bout du compte, je me dis : "Au diable, l'atelier !!!" et je décide de rentrer.
En remontant la rue Saint-Hubert, à partir du boulevard de Maisonneuve jusqu'à Henri-Bourassa, tout au nord, je pense à ce rendez-vous manqué en me disant que finalement, c'est une bonne chose. Je pourrai me coucher tôt et être plus en forme demain. Arrivée à la maison, j'ai l'idée de me colorier un mandala... "Je vais m'en faire un atelier d'art-thérapie", pensai-je.
Le premier mandala qui me tombe sur la main est intitulé : "La grandeur de la vie". C'en est un que j'avais commencé récemment que je n'avais pas complété. Au bas de la feuille, on peut lire : "La vie est si vaste qu'elle contient tout : la vie, la mort, la souffrance, la guérison, etc. J'accueille la grandeur de la vie à travers ma souffrance..." Cette phrase m'inspire beaucoup, notamment parce qu'elle me ramène à un diaporama reçu hier qui démontre l'étendue infinie de l'univers. Et avant même de choisir une première couleur, je m'installe à l'ordi pour écrire...
C'est que je me prépare à rédiger une ou deux chroniques portant sur le thème de la "grande mosaïque" dont nous faisons tous partie et le rôle que nous sommes appelés à jouer dans l'unité du monde. Ce soir, je ferai de cet exercice d'écriture mon introduction...
Je m'intéresse à l'étendue de l'univers depuis peu, suite à une rencontre avec un passionné d'astronomie qui m'a ouvert l'esprit à l'infiniment grand, tandis que moi-même je m'ouvrais à un univers similaire, mais au creux de mon être. C'est ainsi que j'ai commencé à faire des parallèles entre ce monde cosmique et ma bulle spirituelle. Les notion d'éternité et d'infini se rejoignent étrangement.
Les données rassemblées par l'auteur du diaporama en question, M. Marcien Bisson, sont impressionnantes. Sans entrer dans les détails, je vous présente l'essentiel dans les lignes qui suivent :
- "L'univers jusqu'à 14 milliards d'années-lumière, c’est l'univers visible pour le moment… L’ANNÉE-LUMIÈRE c’est une unité de distance utilisée en astronomie, équivalente à la distance parcourue par la lumière en une année, soit environ 9 500 milliards de km dans un an. Ce qui veut dire que la photo que l’on reçoit a déjà plus d’un an lorsqu’elle provient du plus loin de l’univers visible…"
- "L'univers est né d’une vaste explosion, le Big Bang, il y a environ 15 milliards d’années. La totalité de la matière se forma en une fraction de seconde, dans un espace extrêmement petit, tout en étant projetée vers l’extérieur à une vitesse prodigieuse qui amena l’expansion de l’univers."
- "Notre soleil est l’une des 200 milliards d’étoiles de notre Voie lactée, une galaxie spirale."
- "Nombre d'étoiles de l'univers visible = 30 milliards de trillions"
L'auteur ajoute un extrait de la pensée du comédien et philosophe Doris Lussier (mieux connu comme le père Gédéon) :
« Il m’apparaît irrationnel, absurde, illogique, injuste, contradictoire et intellectuellement impensable que la vie humaine ne soit qu’un insignifiant passage de quelques centaines de jours sur cette Terre. Il me semble impensable que la vie, une fois commencée, se termine bêtement par une triste dissolution dans la matière, et que l’âme, comme une splendeur éphémère, sombre dans le néant après avoir inutilement été le lieu spirituel de si riches espérances et de si douces affections. Il me paraît répugner à la raison de l’homme autant qu’à la Providence de Dieu que l’existence ne soit que temporelle et qu’un être humain n’ait pas plus de valeur et d’autre destin qu’un caillou. Ce que je trouve beau dans le destin humain, c’est que pour moi mourir, ce n’est pas finir, c’est continuer autrement. Un être humain qui s’éteint, ce n’est pas un mortel qui finit, c’est un immortel qui commence.»
Pour ma part, je vous offre cette pensée à méditer :
"Vivre l'unité : C'est ce à quoi chaque âme aspire. Cela constitue le but ultime de la vie. Vous êtes dans un voyage vers la maîtrise de soi, retournant à l'unité, afin que vous puissiez connaître le mystère et la gloire de Dieu dans votre âme propre, et l'exprimer à travers vous, en tant que vous, de mille façons dans un million de moments et dans un nombre infini de vies qui mèneront à l'éternité." (traduction libre)
"Experiencing Oneness : It is this for which every soul yearns. It is this which is the ultimate purpose of all of life. You are on a journey to mastery, returning to Oneness, that you may know the wonder and the glory of God in your own soul, and express it through you, as you, in a thousand ways over a million moments in countless lifetimes that reach to eternity." (Tirée de Neale Donald Walsch, Communion With God, page 172)
Finalement, à l'heure qu'il est, le mandala restera inachevé ce soir. Ainsi, ma session d'art-thérapie se sera traduite par une page d'écriture que je vous offre avec bonheur. C'est maintenant le temps, pour moi, d'aller au lit pour essayer de rattraper les rêves perdus dans mon rendez-vous manqué.
Bonne nuit !
mercredi 14 mai 2008
Méditation sur le pardon
"Assoyez-vous ou étendez-vous confortablement et concentrez votre attention sur votre respiration. Prenez conscience du mouvement de votre poitrine qui s'élève et s'abaisse suivant vos inspirations et vos expirations. Si des pensées vous viennent à l'esprit, laissez-les s'éloigner doucement en expirant et reportez votre attention sur votre respiration. Laissez la fatigue quitter votre corps avec l'expiration. Dirigez votre souffle vers les points de tension dans votre corps et sentez la dureté céder devant la douceur de votre souffle, comme un rocher qui cède face au vent et à l'eau.
Maintenant, pensez à une erreur que vous avez commise; commencez par une petite erreur, une erreur de jugement ou une mauvaise décision qui n'a pas eu de conséquences sérieuses. Rappelez-vous les circonstances et les sentiments que vous avez éprouvés à l'occasion de l'incident. Imaginez-vous tel que vous étiez et projetez cette image de vous-même au centre de votre poitrine en plaçant le moi qui a commis l'erreur, qui a connu l'échec, dans votre coeur. Si vous le souhaitez, concentrez-vous sur trois ou quatre fois où vous avez commis des erreurs qui ont eu des conséquences plus sérieuses pour vous-même ou les autres, évoquant les images par ordre de gravité croissante. Chaque fois, emplissez votre poitrine de votre souffle et sentez votre coeur se gonfler de façon à faire suffisamment de place pour contenir chaque échec, chaque partie de vous-même qui a commis une erreur.
Pensez à d'autres personnes qui vous ont fait défaut d'une façon ou d'une autre, qui ont commis des erreurs ayant eu des conséquences négatives dans votre vie. Commencez par une personne que vous aimez et qui a involontairement par ses actions entraîné une conséquence relativement mineure. Imaginez-la en train de commettre l'erreur. Sentez la douleur et la colère qui vous ont poussé à vouloir la chasser de votre coeur ou à essayer de le faire. Respirez profondément et sentez votre coeur se gonfler. Sentez l'espace infini qu'il y a dans votre coeur pour contenir tous les aspects de vous-même et du monde, et ramenez dans votre coeur la personne qui vous a fait du mal. Vous pouvez choisir de le faire avec les personnes dont les actions ont eu les plus graves conséquences dans votre vie, ou avec des étrangers qui vous ont offensé de quelque façon.
Dans cette méditation, ne soyez pas trop exigeant. Ne chassez pas de votre coeur une partie de vous-même pour y faire entrer une personne ou une autre partie de vous-même qui vous a fait du mal. Si vous éprouvez de la difficulté, contentez-vous de ressentir l'émotion sans porter de jugement, de sentir la tension que présente le fait de vouloir chasser de votre coeur une partie de vous-même ou une autres personne en voulant simultanément vous y ramener ou y ramener l'autre. Vous n'êtes pas obligé de pardonner les erreurs commises, il vous suffit d'être disposé à accepter de vivre avec ce qui est et de ne pas rejeter de votre coeur un aspect de vous-même ou l'autre personne."
Note : Cette méditation peut être découpée en petites tranches, c'est-à-dire que vous pourriez trouver l'exercice, tel que présenté, difficile à faire en une fois. Il vous appartient alors de vous concentrer sur la partie qui vous concerne davantage pour en tirer le meilleur au moment où vous choisissez de le faire.
Et que la paix soit avec vous !
Un grand pas sur la voie du COEUR
À la rencontre de son côté lumineux dans le pardon
« Pour se pardonner à soi-même, il faut s’accepter tel qu’on est. La perte de la fausse image de soi, qui permettrait de se croire supérieur et de cacher ses fragilités et ses fautes, pour réveiller une angoisse et une souffrance intérieure. Nous ne pouvons accepter cette souffrance que si nous découvrons, cachée sous ces masques et ces brisures de notre être, notre vraie personne profonde, plus belle que celle que nous avions imaginée. En prenant conscience de notre pauvreté intérieure, nous n’avons plus besoin de tomber dans la dépression. En prenant conscience de notre beauté, nous n’avons plus besoin de nous croire le centre de l’univers. La découverte de notre beauté et de nos brisures nous permet de mieux voir la beauté des autres, cachée sous leurs brisures. Cette découverte est comme un moment béni, une lueur jaillie d’une rencontre avec le Dieu d’amour qui nous révèle que nous sommes tous aimés de Dieu. » (Extrait deVANIER, Jean, Accueillir notre humanité, Éd. Bellarmin, 1999, p. 178)
Cet extrait explique superbement bien le message qui se cache dans un poème que j'ai écrit en guise de voeux de Noël en décembre 1999. L'étoile des Sages a été publié sur ce blogue le 13 décembre dernier. Je vous invite à aller vous en inspirer.
Les étapes du pardon
(Extrait de VANIER, Jean, Accueillir notre humanité, Éd. Bellarmin, 1999, p. 174)
Vous la trouverez dans ma prochaine chronique.
mardi 13 mai 2008
Le PARDON : ce grand guérisseur
Cependant, le pardon semble incontournable dans une démarche de guérison, que ce soit une guérison physique, émotionnelle, psychique ou spirituelle. En effet, dans bon nombre de mes lectures traitant de guérison, j'ai rencontré de longs extraits sur le pardon, le passage obligé vers le rétablissement harmonieux de l'être dans un univers intérieur de paix, d'amour et de joie profonde.
À mesure que j'avançais sur cette avenue, j'en arrivais à comprendre que le pardon, c'est d'abord et avant tout un témoignage d'amour de soi, car pardonner, c'est se libérer des blessures et des souffrances du passé en cessant de le rebrasser dans son esprit. À chaque fois qu'on repense à un événement douloureux du passé, on le recrée et on ravive la souffrance qui s'y rattache. Un peu comme si on arrachait sans cesse une gale sur un bobo en voie de cicatrisation. Plus on gratte, plus ça fait mal et moins ça guérit.
"Oui, mais...", me direz-vous ? "Oui, mais la souffrance est toujours là et je ne peux pas simplement l'ignorer." Vous avez raison, car faire fi d'une souffrance qui nous gruge lui donne juste plus de pouvoir de destruction... à plus long terme. C'est comme si on laissait traîner des bombes à retardement qui, un jour ou l'autre, peuvent nous sauter en pleine face et se manifester par l'apparition d'une maladie. (Rassurez-vous, je ne veux pas vous faire peur.)
C'est là que le témoignage d'amour arrive à la rescousse. (Tant qu'à retourner en arrière, aussi bien le faire d'une façon bienfaisante.) Ainsi, dès qu'on touche à une zone qui souffre, on en ressent toutes les émotions douloureuses. De les reconnaître, c'est déjà un premier pas, puis le soulagement viendra lorsqu'on sera en mesure de les accueillir avec compassion et amour pour soi. Imaginez-vous un petit enfant qui vient de se brûler sur un rond de le cuisinière. Il court aussitôt vers son parent pour trouver réconfort et soulagement. Eh bien, l'être qui souffre au fond de soi, c'est cet enfant. Et l'adulte que nous sommes devenu, c'est le parent bienveillant. Dès que nous accueillons cet enfant et ses souffrances, l'intensité de la douleur diminue de même que son pouvoir de destruction, car l'Amour guérit.
(Attention : accueillir l'enfant qui souffre ce n'est pas exercer de l'apitoiement pour attirer de la pitié. Il y a une grande différence entre les deux; le premier soulage, le second entretient la douleur.)
Revenons donc au pardon. Ainsi, après avoir accueilli sa douleur avec bienveillance, il devient possible de pardonner réellement, c'est-à-dire couper avec le passé et revenir dans le moment présent pour se donner la possibilité de reprendre vie et d'emprunter une voie plus heureuse pour l'avenir.
Afin d'illustrer avec plus de justesse et de clarté mon propos, j'ai fouillé plusieurs sources pour en extraire certains passages que voici :
"Le pardon est la voie parce qu'il fait fondre la prise du temps sur la blessure ! Lorsqu'il n'existe pas de temps, il n'existe pas de blessure." (Extrait de Ferrini, Paul, L'Amour sans conditions - Réflexions de l'Esprit Christique, éd. Le Dauphin Blanc, p. 136)
"Reconnaître la blessure est toujours le premier pas dans le processus de guérison. Si vous n'êtes pas prêts à affronter la peur qui est derrière la blessure, le processus de guérison ne peut commencer." (Idem, p. 111)
"Quoi que nous fassions pour changer notre vie et créer de nouvelles possibilités, franchir le pont vers une nouvelle vie est impossible à moins d'être prêts à pardonner. (...) Rien de tout cela n'est jamais facile. Jamais. Mais refuser de pardonner empoisonne l'âme." (Extrait de Williamson, Marianne, Le changement - un cadeau inestimable, éd. du Roseau, p. 144)
"Pardonner consiste tout simplement à ne se souvenir que des pensées d'amour que tu as adressées dans le passé et de celles qui te furent adressées. (...) La pratique du pardon est notre contribution la plus importante à la guérison du monde." (Extrait de Williamson, Marianne, Un retour à l'amour, éd. J'ai Lu, p. 64)
"Le pardon est la clé de la paix intérieure parce qu'il est un procédé mental qui transforme nos pensées de peur en pensées d'amour." (Idem, p. 81)
"En amenant le passé dans le présent, nous créons un futur juste comme le passé. En laissant aller le passé, nous faisons de la place pour les miracles. (Idem, p. 83)
En conclusion"Le pardon est la seule voie pour sortir de l'enfer : en aimant, nous nous défaisons de la douleur, et en refusant d'aimer, nous restons dans la douleur. À tout moment, nous répandons l'amour ou projetons la peur, et chaque pensée nous rapproche soit du ciel, soit de l'enfer." (Idem, p. 148)
Au sujet de la lutte pour survivre :
"Juste au moment où nous sommes les plus vulnérables, quand nous sommes prêts à tout laisser tomber, à abandonner, à partir, nous nous retrouvons engagés dans la bataille de notre vie, à essayer de survivre, à essayer de continuer. Pourquoi ? Parce que vivre, c'est continuer. Parce qu'on n'a pas le choix. La seule question, c'est de savoir si nous allons continuer avec tout ce que nous sommes, ou si nous serons condamnés à survivre, blessés et amers. Une voie mène à la dépression; l'autre à une vie nouvelle. La première voie, c'est la défaite; l'autre, c'est l'espérance." (Extrait de
Chittister, Joan, De l'épreuve à l'espérance, Éd. Bellarmin, pp. 41-42)
"À chaque instant de son existence, ou bien on grandit, ou bien on régresse. Ou bien on vit un peu plus, ou bien on meurt un petit peu. La spiritualité de l'épreuve commence avec la décision de grandir ou de se replier, de vivre un peu plus ou de mourir un petit peu. C'est là une décision de la plus grande importance." (Idem, p. 46)
De quoi méditer un bon moment.
samedi 10 mai 2008
La leçon du papillon
Le défi du papillon
Un jour, apparut un petit trou dans un cocon; un homme qui passait à tout hasard s’arrêta de longues heures à observer le papillon qui s’efforçait de sortir par ce petit trou. Après un long moment, c’était comme si le papillon avait abandonné, et le trou demeurait toujours aussi petit.
On dirait que le papillon avait fait tout ce qu’il pouvait, et qu’il ne pouvait plus rien faire d’autre. Alors l’homme décida d’aider le papillon ; il prit un canif et ouvrit le cocon. Le papillon sortit aussitôt. Mais son corps était maigre et engourdi; ses ailes étaient peu développées et bougeaient à peine. L’homme continua à observer pensant que, d’un moment à l’autre, les ailes du papillon s’ouvriraient et seraient capables de supporter le corps du papillon pour qu’il prenne son envol. Il n’en fut rien ! Le papillon passa le reste de son existence à se traîner par terre avec son maigre corps et ses ailes rabougries. Jamais il ne put voler.
Ce que l’homme, avec son geste de gentillesse et son intention d’aider, ne comprenait pas, c’est que le passage par le trou étroit du cocon était l’effort nécessaire pour que le papillon puisse transmettre le liquide de son corps à ses ailes de manière à pouvoir voler. C’était le moule à travers lequel la vie le faisait passer pour grandir et se développer. Parfois, l’effort est exactement ce dont nous avons besoin dans notre vie.
Si l’on nous permettait de vivre notre vie sans rencontrer d’obstacles, nous serions limités. Nous ne pourrions pas être aussi forts que nous le sommes. Nous ne pourrions jamais voler.
Mots de sagesse
J’ai demandé la force...
Et la vie m’a donné les difficultés pour lutter.
J’ai demandé la sagesse...
Et la vie m’a donné des problèmes à résoudre.
J’ai demandé la prospérité...
Et la vie m’a donné un cerveau et des muscles pour travailler.
J’ai demandé de pouvoir voler...
Et la vie m’a donné des obstacles à surmonter.
J’ai demandé l’amour...
Et la vie m’a donné des gens à aider dans leurs défis.
J’ai demandé des faveurs...
Et la vie m’a donné des potentialités.
Je n’ai rien reçu de ce que j’ai demandé...
Mais j’ai reçu tout ce dont j’avais besoin pour l'acquérir.
Réflexion personnelle
Et moi, j'ai longtemps cherché ma mission de vie et pourtant, elle me pendait au bout du nez : le partage par l'écriture. Mais pour la découvrir, j'ai eu besoin de faire une expédition au coeur de mon être pour y découvrir tous les trésors et les secrets de la voie qui mène à la paix, l'harmonie et la plénitude. Je ne sais pas si c'est la vie qui m'a envoyé un défi de santé ou si c'est simplement mon égarement qui l'a provoqué, mais une chose est sûre, je ne serais pas la même personne aujourd'hui si je ne l'avais pas eu pour me précipiter dans l'aventure. Et vous ne me liriez sans doute pas ce matin...
« Notre âme a besoin d’évolution, elle a besoin de vivre des expériences pour apprendre, pour assimiler, pour transcender. Dans ce cas, pourquoi nous sentirions-nous coupables lorsque nous nous sommes mis dans des situations difficiles ? Nous avons besoin de ces expérimentations pour grandir intérieurement. » (Extrait de DUBOIS, Madeleen, Communiquer avec son âme, Éd. Québécor, 2004, p. 147)
Bon weekend !