jeudi 12 juin 2008

L'arche de Noé

Je ne devais pas écrire cette semaine (voir "Une rose brisée"), mais j'ai reçu ces mots de sagesse dans mon courriel et j'ai eu envie de vous les partager.

Tout ce que je dois savoir, je l’ai appris de l’arche de Noé
  • UN : Ne manquez pas le bateau.
  • DEUX : Souvenez-vous que nous sommes tous dans le même bateau.
  • TROIS : Planifiez un peu à l’avance; il ne pleuvait pas encore quand Noé a bâti son arche.
  • QUATRE : Gardez la forme. Quand vous aurez 60 ans, on vous demandera peut-être de réaliser un gros projet.
  • CINQ : N’écoutez pas les critiques; concentrez-vous simplement sur le travail qu’il y a à faire.
  • SIX : Bâtissez votre avenir sur des hauts lieux*
  • SEPT : Pour des raisons de sécurité, voyagez en paires.
  • HUIT : La vitesse n’est pas toujours un avantage ; les escargots étaient dans l’arche au même titre que les guépards.
  • NEUF : Quand vous êtes stressé, laissez-vous flotter pour un temps.
  • DIX : Rappelez-vous que l’arche a été construite par des amateurs. Le Titanic, lui, par des professionnels.
  • ONZE : Peu importe la force de la tempête, quand vous êtes avec Dieu, il y a toujours un arc-en-ciel qui attend.

La plupart des gens entrent et sortent de notre vie.
Les amis laissent leurs empreintes sur notre cœur.

* Traduit de l'anglais "high grounds" qui, au sens figuré, signifie "sur des bases solides" de même que "selon des standards et principes élevés"

lundi 9 juin 2008

Une rose brisée

Je n'écrirai pas cette semaine. Je consacrerai plutôt tous mes mots en prière pour ma nièce rose. (C'est comme ça que je l'appelle, car elle adore le rose.)

Une belle jeune fille de 19 ans, intelligente, douce et gentille, qui lutte présentement pour sa vie. Un accident bête, comme ils le sont tous, d'une fin de soirée d'été. BADANG !!!... La tête a rencontré le trottoir, le crâne s'est ouvert et... on n'en sait pas beaucoup plus qu'il s'agit d'une commotion cérébrale majeure qui a nécessité deux interventions chirurgicales pour faire de la place au cerveau trop enflé par le choc. On l'a fait entrer dans un coma pour lui donner une chance de mieux se rétablir. L'été, elle, elle le passera à l'hôpital; on sait déjà ça.

Si je puis me permettre : que vos prières et vos bonnes pensées soient dirigées à l'intention de cette rose dans la fleur de l'âge afin qu'elle obtienne la grâce d'un rétablissement complet, peu importe le temps que ça prendra. Sa vie l'attend, et nous aussi.

Merci de tout coeur !

P.S. : Cette semaine, je vais aussi aller m'acheter un casque de vélo...


Prière de Sainte-Thérèse

Sainte-Thérèse est connue comme la sainte des petits moyens, car elle croyait aux petits gestes bien faits et faits avec amour. Elle est représentée par les roses. Faites un souhait avant de lire la prière.

Qu'aujourd'hui vous ayez la paix intérieure.
Que vous ayez la certitude que vous êtes exactement là où vous devez être.
Que vous n'oubliiez pas les possibilités infinies qui émergent de la foi.
Que vous utilisiez les talents que vous avez reçus et que vous donniez l'amour qui vous a été donné.
Que vous soyez comblé de savoir que vous êtes un enfant de Dieu. Laissez cette présence être au plus profond de vous, et donnez la liberté à votre âme de chanter, danser, prier et aimer. Elle est là pour tous et chacun d'entre nous.

Que vous tous qui lisez ce message soyez bénis. Amen !

vendredi 6 juin 2008

L'été dans tous les sens

Hier, je vous ai ouvert la porte de l'été en vous faisant connaître mon moment fort de la belle saison. Eh bien, vous ne serez pas en reste si vous savez vous créer des trips aussi revitalisants. Ainsi, je vous ai préparé une petite chronique pleine d'idées pour nourrir votre processus créateur. En faisant le ménage dans mes vieilles revues, je suis tombée sur des articles bourrés d'idées nouvelles, dont un qui orientait le plaisir dans tous les sens. Voici donc quelques idées tirées de cet article de Nathalie De Grandmont (Des vacances pour nos cinq sens, paru dans le magazine Coup de Pouce, mai 2006).

VOIR
  1. Les Laurentides en hélicoptère : Quelle idée originale ? Rien que d'y penser, les poils m'en dressent sur les bras. On peut même pique-niquer sur le flanc d'une montagne vierge pour admirer le panorama de 360 degrés sur les montagnes environnantes. On s'informe à Héli-Tremblant de Saint-Jovite au 1-866-425-5662.
  2. Lever de soleil avec les baleines : C'est à Bergeronnes que Mer et Monde nous propose d'aller dire bonjour aux baleines en kayak au petit jour. La description qu'on fait du spectacle est paradisiaque... "Lorsque les pourpres et les rosés commencent à percer les ténèbres, l'eau et le ciel deviennent comme des écrans les faisant valser, très souvent au milieu d'un voile de brume. Puis le ciel s'embrase de taches dorées et orangées de plus en plus vives. Enfin, le soleil perce l'horizon pour s'asseoir sur les flots..." Ça vous donne des frissons de plaisir ? Consultez www.mer-et-monde.qc.ca ou téléphonez au 1-866-637-6663, pour plus d'information.
ENTENDRE
  1. Des voix célestes à Saint-Benoît-du-Lac : Sur les rives du lac Memphrémagog, les moines de l'Abbaye de Saint-Benoît enveloppent la campagne environnante de leurs chants qui transpercent et apaisent à la fois. Ambiance magique garantie. Consultez www.st-benoit-du-lac.com ou composez (819) 843-4080 pour en savoir plus.
  2. Des choeurs exotiques à Roxton Pond : Cette fois, ce sont des cacatoès, aras, amazones, etc., qui nous font la cour au Zoo et sanctuaire d'oiseaux exotiques Icare de l'endroit. Leurs cris et piaillements évoquent le Sud, la chaleur et les arbres géants qui font honneur à leur plumage coloré. Visitez www.zooicare.com ou composez (450) 375-6118.
SENTIR
  1. Des champs de lavande à Fitch Bay en Estrie : On commence à bien connaître l'entreprise Bleu Lavande qui a réussi l'exploit de recréer un coin de Provence au Québec grâce à ses immenses champs de lavande aux parfums enivrants et apaisants. C'est à la mi-juillet que la visite prend tout son sens (l'odorat), car la floraison est alors à son apogée. Une belle visite à faire en famille. Consultez www.bleulavande.ca ou composez (819) 876-5851.
  2. L'odeur de la mer : Comment passer à côté des sensations de plénitude qu'évoquent les odeurs de la mer... algues, sable mouillé et embruns salés. Vous sentez ? La Gaspésie et les Iles-de-la-Madeleine sont des lieux de prédilection pour en apprécier toutes les vertus. Le Parc de Forillon offre des activités stimulantes pour les enfants qui pourront découvrir les trésors laissés sur les plages par la mer. Consultez www.parcmarievictorin.com ou composez 1-888-753-7272. Et pour en savoir plus sur les Iles-de-la-Madeleine, consultez www.bonjourquebec.com, le site officiel du tourisme au Québec.

TOUCHER

  1. La fourrure d'un bébé lapin à Huberdeau qui fait aller son petit nez pour mieux vous connaître... C'est à la ferme Du Coq à l'Âne dans les Laurentides qu'on nous donne rendez-vous avec toute la ménagerie pour vivre l'expérience de la ferme. Les enfants adoreront toucher et nourrir les animaux, découvrir leur environnement et apprendre sur le métier de fermière. Composez (819) 687-9314, pour tous les détails.
  2. Des agates sur les plages de Percé : pour les amateurs ou les collectionneurs de trésors marins, les plages de Percé regorgent d'agates qui proviennent des montagnes de l'arrière-pays et qui sont transportées par les rivières. Des balades amusantes qui permettent de goûter pleinement l'air de la mer... Consultez www.perce.info ou composez (418) 782-5448.

GOÛTER

  1. Les gourmandises de Lanaudière : J'aime cette région, puisque j'ai eu la chance d'y habiter pendant 12 ans. C'est une région toute en rondeurs, encore assez calme par rapport à sa voisine les Laurentides, où il est possible de se promener sur des routes champêtres dans des décors bucoliques à faire rêvasser. On nous propose de la découvrir par Les Chemins de campagne, des circuits menant aux trésors du terroir de Lanaudière. Consultez www.lanaudiere.ca ou composez 1-800-363-2788.
  2. Les vins du Niagara : Exception ici ; on sort du Québec pour découvrir une terre de vignobles qui profitent d'un microclimat, à l'abri de l'escarpement des chutes dans la péninsule du Niagara, pour produire des vins d'une grande qualité. La région est surtout réputée pour ses vins de glace. Emplissez-vous, par la même occasion, du pouvoir revivifiant de l'eau en vous laissant inspirer par toute la force et le courage qu'elle a de se lancer du haut d'une falaise majestueuse pour pouvoir continuer sa route et rejoindre nos contrées baignées par les eaux du St-Laurent. Consultez www.niagaraonthelake.com ou composez (905) 468-4263.
VIBRER

Dans ma prochaine chronique, je poursuivrai sur ce thème en vous invitant à vivre pleinement la vie en passant par les sentiments... la joie, l'amour, la folie, la liberté, etc. Vous aurez deviné qu'il s'agit, une fois de plus, d'un rendez-vous avec son coeur en harmonie avec son essence divine.

Bon weekend et profitez-en bien !

jeudi 5 juin 2008

L'été est arrivé !

Je le sais, parce qu'on vient de "booker" notre weekend annuel des amies d'enfance... mes soeurs de coeur et mes piliers de vie.

Je vous les présente : Lili, Lyne et Riche... moi, je suis en blanc. Cette photo a été prise il y a deux ans. Elle a longtemps tapissé mon fond d'écran me rappelant ainsi tout le bonheur que nous avons de nous retrouver en famille au bord du lac Aylmer dans les Cantons-de-l'Est.

Beau temps, mauvais temps, tout le monde arrive avec sa tente, son "cooler" et sa marmaille (et le chum, bien sûr !). L'heure des repas est le moment rassembleur autour de la table de pique-nique ou du BBQ. Quand le signal est lancé, chacun va fouiller dans sa glacière pour trouver les trésors qui seront mis sur la table et partagés avec tous. C'est comme ça que ça marche. Tout le monde donne le meilleur de lui-même avec tant de générosité que ce weekend se transforme facilement en petit paradis d'amis.

Le jour, on se lance à l'eau en kayak, en motomarine, en ski nautique et en trippe. Pour les plus jeunes de coeur, la trampoline nous invite à la joie de sauter dans le vide. Envie d'une sieste ? Pas de problème; tout le monde est libre de son temps et de ses activités. Chacun fait comme bon lui semble, même si ce n'est que d'aller regarder brouter les vaches de l'autre côté du chemin. Tout pour goûter à l'instant de bonheur estival qui se déroule lentement pendant tout un weekend de retrouvailles.

Quant au souper du samedi soir, c'est le repas communautaire qui aura d'abord été planifié afin que chacun y contribue à sa façon. C'est le moment fort de la fin de semaine. On parle, on rit, on déconne... Et, si le temps est clément, on finit ça au bord du feu avec un petit porto. Voilà le rendez-vous du bonheur !

Le dimanche matin, c'est sur le balcon, face au lac, qu'on se retrouve pour prendre notre premier café de la journée et continuer à échanger et à flotter dans cette atmosphère de plénitude qui s'est installée la veille au souper. Ce début de journée offre aussi des parcelles de calme divin lorsque, assises sur le bout du quai, on regarde nager les canards au travers de la brume matinale. On se croirait au 7e Ciel !!!

Puis la journée se poursuit doucement jusqu'au moment du départ. Nul besoin de dire que ce moment arrive toujours trop tôt. On voudrait pouvoir arrêter le temps et permettre ainsi à la douceur de la vie de s'étirer toute l'année. C'est dans nos souvenirs qu'il sera possible de se replonger dans l'essence de l'amitié profonde et de l'amour inconditionnel dont sont imprégnés ces moments d'éternité.

Et ce rendez-vous est donné pour les 19 et 20 juillet prochains... Que votre été vous permette de vivre des moments aussi extraordinaires.

Bon été !

lundi 2 juin 2008

L'histoire du voleur béni

Cette histoire illustre parfaitement bien le principe exposé dans "La grande Mosaïque" (paru le 29 mai dernier sur ce blogue) selon lequel ce que je fais à l'autre, je me le fais à moi-même, unis dans le même esprit. Elle met en vedette ma mère, mais ne lui dites pas, car elle déteste ça avoir le "spot" sur elle !

Enfin, il y a quelques années, elle devait venir à Montréal pour une journée de congrès de nature religieuse. Elle est très pieuse et aussi impliquée dans sa communauté à servir la cause de la spiritualité. Elle m'avait informée qu'elle comptait venir en autobus de Sherbrooke pour descendre au terminus du centre-ville aux alentours de 18h. Puis, elle prendrait le métro pour se rendre à sa destination finale à Notre-Dame-de-Grâce, une dizaine de stations plus à l'ouest.

Je n'aimais pas beaucoup l'idée de la savoir se promener seule en ce samedi soir d'hiver, mais comme j'habitais près de Terrebonne à cette époque, à plus de 45 minutes de voiture du centre-ville, elle refusait que je me déplace pour aller à sa rencontre. "Après tout, me dit-elle, il ne sera pas tard." Je me suis résignée à l'idée.

Vers 20h ce même soir, Maman me téléphone; elle avait été agressée sur la rue par un homme qui lui avait volé son sac à main. Elle était dans tous ses états et, en plus, ses pilules pour le coeur étaient, bien sûr, dans la fameuse sacoche. Elle n'a pas été blessée dans cette aventure et des témoins de la scène, deux hommes et une femme, lui ont porté secours. Eux se sont mis aux trousses du voleur et elle l'a réconfortée du mieux qu'elle a pu. Maman se trouvait alors à deux minutes du Centre où elle allait. Rendue à destination, elle a reçu l'attention et les soins appropriés et une infirmière a réussi à lui procurer une quantité de pilules à la pharmacie du coin. Mais ma mère n'avait plus d'argent.

En terminant la conversation, elle me dit qu'elle n'avait pas informé mon père pour ne pas l'énerver, qu'elle allait mieux et qu'elle m'attendrait le lendemain à la fin de sa journée, tel qu'entendu, car je devais la ramener chez elle.

Toute cette histoire m'a bouleversée et je dois dire que je ressentais un peu de culpabilité de l'avoir laissée à elle-même pour se déplacer en ville. Et déjà, je pensais à remplacer son sac à main avec un sac que j'avais à la maison. "Au moins, elle ne se sentirait pas trop démunie", me disais-je.

Le dimanche après-midi, j'étais à la maison avec ma nièce à faire un peu de couture en attendant l'heure de partir. Vers 14h, le téléphone sonne : "Bonjour, Madame ! Ici, la police de Dorval... Nous avons retrouvé le sac à main de votre mère. Pourriez-vous venir le chercher ?" (Ils avaient d'abord téléphoné à mon père qui, le pauvre, n'était au courant de rien...)

WOW !!! Comment se fait-il que le sac revienne si vite dans le paysage ? Il fallait que j'aille le récupérer vite avant d'aller chercher ma mère et je n'avais pas une minute à perdre. Le temps de tout ranger, faire le trajet Terrebonne-Dorval (env. 60 km), revenir ensuite à Ville St-Michel, dans le nord de la ville (un autre 30 km). Ouf !

Au poste de police, après avoir récupéré le sac, je tentai de trouver un numéro de téléphone pour rejoindre ma mère qui aurait à attendre au moins une demi-heure de plus le temps que j'arrive. En fouillant dans son sac, je trouve dans une poche un chapelet. Avec un sourire amusé, je regarde le policier en lui demandant: "Savez-vous pourquoi on a retrouvé le sac ?" Puis, je lui montre le chapelet. Nous avons bien ri.

Finalement, nous prenons, ma nièce et moi, la route vers Ville St-Michel et arrivons vers 17h, soit trente minutes après la fin de la journée. La cour d'école est vide et ma mère est seule à l'intérieur surveillant mon arrivée. Elle a l'air d'une enfant qui attend désespérément ses parents à la garderie. Mais elle avait toute de même été avisée de mon retard.

Avant de descendre de l'auto, je dépose le sac sur le siège du passager, où elle prendra place. Ensuite, je vais la chercher pour l'accompagner à l'auto. Lorsqu'elle aperçoit son sac, c'est le choc : elle fait un pas en arrière tant la surprise est grande et me regarde les yeux pleins d'interrogations : "Josée, mais comment t'as fait ça ? C'est ma sacoche ?"

Toute fière, je ris de la voir si étonnée. Puis, elle éclate en sanglots et me dit : "J'ai prié toute la nuit pour ce gars-là." En vous le racontant, j'en ai encore des frissons. Elle faisait un lien direct entre ses prières de bonnes intentions pour le malfaiteur et le retour de son sac. Évidemment, la première chose qu'elle a faite a été de fouiller son sac pour en faire l'inventaire : tout était là et intact sauf 60$. Il lui avait même laissé 15$ (cachés dans un petite pochette), qui lui permettraient de rembourser les pilules que l'infirmière avait achetées pour elle.

Vous vous demandez sans doute quoi comprendre dans cet événement bien spécial. Voici ce qu'on dit dans "L'Amour sans conditions" de Paul Ferrini (éd. Le Dauphin Blanc, 2006, p. 110) :
"Cet être désespère peut-être encore plus que toi de recevoir l'amour et le pardon. Vas-tu les lui refuser ? Il a souffert très profondément. Il a grandi sans re. Il s'est adonné aux drogues depuis qu'il a neuf ans. Et il a vécu dans un milieu où il ne s'est jamais senti en sécurité. Ne ressens-tu pas un peu de compassion pour l'enfant blessé dans l'homme qui a commis le crime ? (...) C'est l'enfant blessé qui frappe, pas l'homme."

Ainsi, ma mère avait compris cela et elle avait éprouvé de la compassion pour l'être qui était tellement perdu dans sa vie qu'il a dû voler pour "survivre à sa misère intérieure". Et l'Univers a fait le reste.

Alléluia !

Pour approfondir le thème, relire "Énergie : Quelle fréquence syntonisez-vous ?" (paru le 25 avril 2008) et "Compassion 101" (paru le 14 février 2008)

vendredi 30 mai 2008

Sur un banc du parc Lafontaine

C'est là que la mort a rencontré la Vie...

J'étais assise avec mon ami en deuil de sa femme, dans une atmosphère d'été précoce, à lui lire le texte que cette douloureuse perte m'avait inspiré (réf. "Terminus 38-34" paru le 6 février dernier sur ce blogue). L'air frais commandait quelques chauds rayons de soleil pour vraiment sentir la douceur de cet après-midi des derniers jours de mai.

Cachés sous ses lunettes noires, ses yeux laissaient couler des larmes incontrôlées manifestant toute la solitude et le désarroi contenus dans le coeur de cet homme perdu et fragilisé par la douleur. En ces moments d'intense chagrin, il voudrait pouvoir régler sa vie comme il l'entend : aller retrouver sa famille dans son Cachemire natal pour obtenir le réconfort dont il a vraiment besoin. Mais il doit se résigner à rester au pays n'ayant pas encore obtenu son passeport canadien. (Il a subi, entre autres, les conséquences des mesures de sécurité accrues suite aux événements du 11 septembre 2001, soit délais plus longs et contrôles plus serrés, surtout pour les immigrants musulmans.)

Maintenant, il doit apprendre l'histoire du Canada et du Québec en 150 questions pour pouvoir passer l'examen d'admission à la citoyenneté canadienne. Mais ne sachant que trop peu lire et écrire, il aura recours à la version orale de l'examen. Ainsi, il devra mémoriser les 150 réponses que sa douce épouse avait déjà enregistrées pour lui sur un magnéto portatif.

Et imaginez ce qui s'est passé lorsqu'il s'est mis à réécouter cet enregistrement... il était bien plus dans les bras invisibles de sa Mimi que dans l'examen du Ministère. Il tourne en rond dans ce processus de deuil qui lui semble infernal, surtout vécu ici au Québec. C'est que nous, on a une façon bien particulière d'accompagner les endeuillés. Notre rapport à la mort est si ambigu (on est mal à l'aise avec cette notion) qu'on est incapable d'accompagner dignement une personne en deuil. On bafouille, on s'esquive, on se dit : "ça va aller..." Mais quand on est séparé de ses proches par 12 000 km de territoires et d'océans, on a besoin de pas mal plus que ces balbutiements de marques de sympathie. Il me dit avoir les ailes coupées et se sentir seul dans un grand trou noir. Il trouve ça si difficile à vivre qu'il craint qu'en restant ici avec nous, il perdra le vrai contact avec la Vie telle qu'il la conçoit, soit celle branchée directement sur le coeur.

Enfin, tout ce que je trouve d'utile à lui proposer pour lui faire faire un pas de plus vers son objectif de retrouver sa famille un jour, c'est de réenregistrer pour lui les 150 réponses qu'il est incapable d'écouter de la voix de sa femme. Il m'en est reconnaissant.

La mort n'est pas une fin

Curieusement, ce matin, je recevais une parole de sagesse dans mon courrier matinal qui parle de la mort (je vous l'ai déjà dit qu'il n'y avait pas de hasard...). Voici :

Comprenez que la mort n'est pas une fin, mais un début; pas une horreur, mais une joie. Ce n'est pas une fermeture, mais une ouverture. Le moment le plus joyeux de votre vie sera lorsqu'elle se terminera. C'est parce qu'elle ne prendra pas fin, mais elle se poursuivra d'une façon si magnifique, si pleine de paix, de sagesse et de joie, qu'il est très difficile à décrire et impossible pour vous de le comprendre. (traduction libre) (Extrait de Conversations With God, Book 2, Neale Donald Walsch, Page 56)

Comment être un Ange gardien

  • Soyez un ami; l'amitié vraie est un cadeau sans prix.

  • Écoutez toujours avec votre coeur; vous devez écouter une personne avant de pouvoir tenter de l'aider d'une quelconque façon, alors écoutez toujours avec votre coeur tout entier.

  • Allez au devant des personnes éprouvées, même si vous n'êtes pas certain de ce qu'elle aura besoin de vous.

  • Comprenez que les miracles ne sont pas mystérieux ni impossibles à accomplir. Un miracle est le petit geste que vous posez qui fera une grande différence dans la vie d'une autre personne.

  • Rappelez à quelqu'un que la vie est précieuse et qu'elle mérite d'être vécue pleinement, même si son monde semble sombre et sans espoir.

  • Sachez que les sentiments sont la clé à la compréhension. Vous devez avoir une idée de comment l'autre personne se sent avant que vous puissiez commencer à la comprendre.

  • Gardez l'esprit de Noël toute l'année. Ne rangez pas votre bonne volonté avec les décorations de Noël après les fêtes.

  • Soyez honnête dans l'amour et l'attention (le caring) que vous offrez à une personne; la compassion sincère est le plus beau cadeau à offrir et l'honnêteté est angélique.

  • Ne vous attendez pas à vous voir pousser des ailes; soyez plutôt satisfait des douces palpitations de l'accomplissement.

  • Écoutez votre intuition; elle ne vous fera pas défaut en temps de doute.

  • Par-dessus tout, encouragez d'autres personnes à faire ces pas vers les autres à travers le rayonnement lumineux de votre exemple.

par Connie Anzalone
(traduction libre - Extrait de With God by Your Side... You Never Have to Be Alone, A Blue Mountain Arts Collection, pp. 46-47)

jeudi 29 mai 2008

La grande Mosaïque

(D'abord relire "La grandeur de la vie" paru le 16 mai sur ce blogue.)

"Tous unis dans le même esprit", ça vous dit quelque chose ? Cette parole, nous l'avons apprise dès notre jeune âge car elle est le fondement même de la religion catholique. Cependant, la plupart d'entre nous n'y a jamais rien compris. "Voyons donc, comment ça peut être possible ?" se demande-t-on. C'est que nous sommes tellement ancrés, pour ne pas dire "emmurés" dans notre corps et dans notre individualité qu'il nous est très difficile de comprendre et de ressentir l'unité au sens de l'esprit divin.

Pourtant, pour cheminer sur la voie du coeur et de l'amour, il est essentiel de s'ouvrir à cette dimension spirituelle qui nous échappe souvent. (Rien à voir avec la religion.) Et où cela mène-t-il ? Le principe d'unité ramène à la "grande mosaïque", comme plusieurs l'appellent.

Le théâtre de la vie

Imaginez un grand puzzle avec des milliards de morceaux qui s'emboîtent les uns dans les autres parfaitement car chacun joue son rôle avec la conscience que ce rôle est essentiel à l'ordre général du grand plan. Et imaginez combien chaque petit morceau peut se sentir comblé de joie profonde sachant cela. Joie qui rejaillit ensuite sur l'ensemble.

J'aime aussi m'imaginer Dieu comme un grand océan où chaque être est représenté par une goutte d'eau. La goutte et l'océan sont fusionnés grâce à leur nature identique. C'est ça l'unité. Mais comment arriver à le vivre ?

D'abord, le désirer est le premier pas car ceci ouvre la conscience à une dimension nouvelle, une conscience que l'autre, c'est moi. Ce que je fais à l'autre, je me le fais à moi-même. Ainsi, on commencera à regarder le monde avec des yeux différents, à essayer de comprendre la dynamique, le besoin de l'autre, le rôle qu'on peut jouer dans la réponse à ce besoin (sans me laisser tomber pour autant) et ainsi trouver sa place sur l'échiquier de la vie.
"Pour arriver à l'union, il faut commencer par établir le contact en vous-même avec l'Esprit et trouver ainsi votre propre complétude. Il vous faut établir le contact avec le Père intérieur. De cette façon-là, vous devenez automatiquement un avec eux." (les bons, les mauvais, les riches, les pauvres, les malades, les bien-portants, etc.) (Extrait de Goldsmith, Joël S., L'Art de la guérison spirituelle, éd. Astra, 1997, p. 174)

Se connecter sur la Source

La méditation et la prière sont des avenues par excellence pour élever notre esprit à la dimension de l'unité puisque le corps perd toute son importance. Dans mon image de l'océan, les gouttes d'eau seraient les êtres qui ont réussi à se libérer de toute attache appartenant au monde matériel, à débuter par le corps. Mais la grande majorité de nous aura besoin de la mort pour y parvenir. On pourrait donc représenter la personne humaine comme un verre d'eau. Ainsi, l'eau qu'elle contient, c'est son esprit qui est le même réuni dans l'immensité de l'océan. Seul le verre la sépare de sa Source.

Sachant cela, simplement en fermant les yeux et en laissant aller les pensées (car il est presque impossible de les arrêter), il est possible de quitter le monde matériel (sur le plan de la conscience) pour entrer en contact avec sa source, son être profond, sa propre divinité. Que ce passe-t-il alors ? Eh bien, lorsqu'on a abandonné notre propre vérité (celle qu'on s'invente et qu'on se raconte sans cesse), la voie s'ouvre sur la Grande Vérité et la conscience peut livrer ses messages de sagesse.

Et moi, dans tout ça ?

À l'automne 2005, lorsque je me suis retrouvée hors du circuit du travail, j'ai cherché ma raison d'être... Le travail, le poste qu'on occupe, le salaire qu'on gagne (et les bébelles qu'on achète avec !), la compétence qu'on exhibe à tous vents, le statut dont on jouit; tout ça est si intégré dans la définition que l'on fait de soi-même que lorsque tout ça disparaît, on se demande à quoi on sert. (Pensez simplement aux premières phrases que vous échangez avec une personne que vous rencontrez pour la première fois : "C'est quoi ton nom ? Qu'est-ce que tu fais dans la vie ?")

Ainsi, j'ai dû me repositionner pour éviter la dépression. De toute façon, le défi que j'avais à relever me demanderait toute mon énergie, alors pas les moyens de sombrer dans les ténèbres du mental qui cherche à se donner une importance. C'est là que le coeur est venu à la rescousse... Tout ce qui appartenait au monde de l'ego m'était complètement inutile pour grimper mon Everest. C'est ainsi que je me suis branchée sur la Source en activant ma spiritualité.

J'avais déjà pris l'engagement de partager mes découvertes sur le chemin de la guérison (voir "Matin de confidences" paru le 12 avril dernier). Mon travail étant déjà bien entamé avec mes deux thérapeutes, mes lectures et mes réflexions, je me suis mise à l'écriture. Dix-huit mois plus tard, j'avais écrit un livre (inédit). Ayant choisi de laisser dormir le manuscrit quelque temps dans le tiroir, je n'avais accompli que la moitié de mon mandat; j'avais écrit mais pas partagé.

Quelques mois plus tard, je créais ce blogue qui, bien que plutôt tranquille sur le plan des commentaires, est fréquenté par bon nombre de gens et en inspire plusieurs au quotidien.

Un message clair

Avec cette conscience de participer au mieux-être de la communauté par mon témoignage, cela donne un sens véritable et profond à mon expérience parfois difficile. Et récemment, un rêve est venu m'apporter la confirmation : je participais à un groupe de cheminement spirituel dont le guide était une femme aux cheveux gris. Elle nous encourageait à entrer en contact avec notre esprit, "Car, disait-elle, il s'y cache des trésors de sagesse." Puis, tenant dans ses mains un document qui semblait être un contrat sur lequel était inscrites 24 clauses, elle ajoute : "Regardez, ceci est la mission de Josée..." Je pouvais lire les deux premières. Je me suis réveillée à 3 heures du matin avec l'urgence d'aller les écrire pour ne pas les oublier. Je sentais que c'était important. Voici ce dont il s'agit :

1. Née pour lutter et partager
2. Née pour illuminer par la compassion et la compréhension

J'avais déjà une bonne idée que j'étais sur la bonne voie, mais ce message clair m'a procuré un profond bien-être. Je sais maintenant que je fais ce que j'ai à faire et je ne cherche pas plus loin.

Pistes de réflexion

« Pour croître vers la maturité humaine et grandir dans la liberté intérieure, pour franchir les barrières de l’individualisme et de l’égocentrisme derrière lesquelles nous nous cachons souvent pour nous protéger, nous avons besoin d’appartenir à quelque chose de plus grand que nous-mêmes; nous avons besoin d’être liés à d’autres. » (Extrait de VANIER, Jean, Accueillir notre humanité, Éd. Bellarmin, 1999, p. 45)

« Chacun de nous est une petite parcelle unique de notre vaste univers, porteuse de son histoire depuis les origines. Chacun jaillit d’une source insondable et chemine vers elle, portant en soi une lumière de vérité et d’amour. » (Idem, p. 134)

« Vous êtes ici pour permettre à la mission divine de l’univers de se déployer. Voilà à quel point vous êtes important ! » (Extrait de TOLLE, Eckhart, Le pouvoir du moment présent; Guide d’éveil spirituel, Ariane Éditions inc., 2000, p. 135)