jeudi 11 septembre 2008

Quelle est votre intention ?

Hier après-midi, après avoir reçu une cinquième séance de chimiothérapie depuis juillet, j'ai commencé à travailler sur ma chronique du jour en m'inspirant du dossier sur la vie effrénée que l'on mène, paru dans la revue "O" (The Oprah Magazine) de septembre, et ce, afin de vous partager quelques trucs pour mieux vivre le quotidien sans se perdre de vue. Mais, comme cela m'arrive souvent, ce matin, lorsque j'ai repris mes écrits, l'inspiration n'y était pas. J'étais plutôt attirée par un livre que j'ai commencé à lire hier qui m'a tout de suite captivée.

Le pouvoir de l'intention

C'est le titre du livre de l'auteur américain à succès, le Dr. Wayne W. Dyer, un des grands sages de notre époque (éd. J'ai Lu, 2004, 342 pages). Selon lui, il existe un champ d'énergie pure et illimitée... l'intention. "Lorsque nous sommes connectés à l'intention, une harmonie règne en nous et autour de nous; on se sent inspiré et heureux, nos projets se réalisent, les relations deviennent sereines, les événements s'agencent en notre faveur."

Ce concept n'est pas nouveau pour moi, car au cours des dernières années, sur mon chemin de guérison, j'ai eu la chance et la grâce de reconnaître cette force à travers divers événements que je qualifie de miracles, car je n'aurais jamais pu imaginer pareil dénouement. En effet, cela se produisait lorsque, après avoir longuement ruminé mes soucis et tenté de contrôler une situation qui me paraissait insécurisante, sans succès, j'acceptais finalement de me laisser "flotter" (tel que l'exprime l'auteur) dans l'air pur et lumineux de "l'intention". Je m'abandonnais à une force infiniment plus grande que moi avec confiance. Et hop ! je recevais un appel inattendu qui m'offrait la sécurité dont j'avais besoin dans un contexte tout à fait différent. (Je vous reparlerai de ce miracle un jour, car pour le moment, c'est trop tôt.)

Où est le problème ?

De par son existence, toute forme de vie (humaine, animale, végétale, minérale) est connectée à la grande Source créatrice et vit en harmonie avec cette force illimitée. Le meilleur exemple que je puisse apporter est lié au tsunami de décembre 2005 (ou était-ce 2006 ?). Dans les heures qui ont précédé ce terrible cataclysme, tous les animaux sauvages se sont dirigés instinctivement vers les hauteurs. Ils sentaient ce qui se préparait et ont fait ce qu'il fallait pour sauver leur vie. Pendant ce temps, les hommes et les femmes qui se trouvaient à proximité de la plage menaçante n'ont rien vu venir, pas même lorsqu'ils ont vu les vagues se retirer d'une façon tout à fait inhabituelle. Et le comble de l'inconscience a été démontré par quelques touristes qui se sont plutôt avancés sur la plage en direction du danger imminent qui allait leur enlever la vie.

Comment se fait-il que nous en soyons arrivés à un tel niveau d'inconscience pour ainsi mettre notre vie en danger par nos choix, qu'il s'agisse d'événements surprises ou des nombreuses décisions en apparence banale que nous prenons dans le petit quotidien ? Le Dr. Dyer attribue cela à notre libre arbitre que l'on peut également nommer l'ego. Expliqué simplement, l'être que nous sommes peut s'aligner sur deux modes de vie assez paradoxaux : l'intention ou l'Esprit accessible par la voie du coeur, et l'ego ou le libre arbitre essentiellement mené par les fonctions cérébrales. Vous aurez compris que c'est selon ce dernier que la plupart de nous fonctionnons dans ce monde de performance et d'apparence. C'est le piège qui nous emprisonne devant les listes de tâches à réaliser, nos multiples désirs et dans notre temps.

Qu'est-ce que l'ego au juste ?

L'ego est composé de six ingrédients de base qui témoignent de la façon dont nous faisons l'expérience de nous-mêmes en tant qu'êtres séparés de leur Source.
  1. 1. Je suis ce que je possède. Mes possessions définissent qui je suis.

  2. 2. Je suis ce que je fais. Mes accomplissements définissent qui je suis.

  3. 3. Je suis ce que les autres pensent de moi. Ma réputation définit qui je suis.

  4. 4. Je suis distinct des autres. Mon corps me dit que je suis seul.

  5. 5. Je suis coupé de tout ce qui est manquant dans ma vie. Mon espace vital est déconnecté de mes désirs.

  6. 6. Je suis distinct de Dieu. Ma vie dépend de l'assentiment de Dieu quant à ma propre valeur.

(Pour une description plus détaillée de ces croyances, l'auteur nous invite à livre l'un de ses ouvrages intitulé Your Sacred Self.)

En permettant à l'ego de déterminer le chemin qu'empruntera notre vie, nous désactivons le pouvoir de l'intention.

Quatre étapes vers l'intention


Imaginez un monde où vous n'avez à prendre aucune décision... tout ce que vous avez à faire, c'est de vous reconnecter à la Source infinie pour vous sentir faire partie du Grand Tout en vous laissant flotter dans les sillages illuminés de l'intention. Comment faire ?

L'auteur dit : " Pour activer le pouvoir de l'intention, vous devez prendre contact avec votre moi naturel et cesser de vous identifier complètement à votre ego. Ce processus se déroule en quatre étape (p. 25) :

  • 1. Discipline : Apprendre une nouvelle tâche implique que vous entraîniez votre corps afin qu'il exécute les mouvements comme vous le désirez. Votre corps est un allié important dans ce processus de connexion. L'exercice physique régulier, de saines habitudes alimentaires, des soins attentionnés, etc., contribueront à le rendre plus "léger" et vigoureux.
  • 2. Sagesse : La sagesse conjuguée à la discipline renforce votre capacité de concentration et vous permet de patienter pendant que vous harmonisez vos pensées, votre intellect et vos émotions avec la mise en forme de votre corps.
  • 3. Amour : Après avoir discipliné votre corps avec sagesse et étudié avec votre intellect la tâche qui vous attend, vous devez apprendre à aimer ce que vous faites et à faire ce que vous aimez.
  • 4. Abandon : Voilà le lieu de l'intention. C'est ici que votre corps et votre esprit quittent le devant de la scène et que vous entrez dans l'intention.
À présent, détendez-vous et acceptez d'être porté par ce même pouvoir qui transforme les glands en arbres, les fleurs en pommes, et de minuscules cellules en êtres humains.

Le Dr. Dyer cite ici Carlos Castaneda, un auteur qui l'a grandement inspiré sur le sujet : " Il existe dans l'univers une force incommensurable et indescriptible, une force que les chamans appellent intention, et tout ce qui existe dans le cosmos est relié à cette force. " (p. 26)

Puis, il conclut ainsi : "Absolument tout dans le cosmos est relié à l'intention, y compris votre moi discipliné, sage et aimant, de même que toutes vos pensées et émotions. En vous abandonnant à l'intention, vous vous remettez de tous vos tracas ; vous pouvez enfin consulter votre âme infinie. Puis le pouvoir de l'intention vous donne l'occasion d'aller là où votre destinée vous appelle." (p. 26)

Demain, j'aborderai les sept visages de l'intention, c'est-à-dire les avenues à emprunter pour y accéder. Ce sont : la créativité, la bonté, l'amour, la beauté, l'expansion, l'abondance illimitée et la réceptivité.

Branchez-vous à la Source

D'ici là, je vous propose un petit exercice bien simple pour établir un premier contact avec la Source infinie que représente l'intention : Fermez les yeux quelques instants, prenez quelques bonnes respirations et "essayez d'imaginer une force qui est partout à la fois, une force qui vous suit partout où vous allez. Elle ne peut être divisée, et pourtant, elle est présente dans tout ce que vous pouvez voir ou toucher. À présent, élargissez votre conscience de ce champs d'énergie infini au-delà du monde des formes et de la finitude. Votre corps physique n'est qu'une partie de votre être global émanant de cette énergie." (p. 20) Êtes-vous en mesure de vous en détacher quelques instants pour pleinement ressentir la Présence bienfaisante qui vous habite et la force vitale qui vous anime ?

"En activant l'intention, vous rejoignez votre Source et devenez un sorcier des temps modernes. Devenir sorcier signifie atteindre un niveau de conscience où des choses inconcevables deviennent soudainement possibles." (p. 21)

En vous souhaitant une très belle journée, je vous offre une photo d'une extrême beauté ; il s'agit d'une fleur exotique qui prend la forme d'un oiseau majestueux... Admirez longuement afin de ressentir toute l'émotion qui s'en dégage.








mardi 9 septembre 2008

Se réconcilier avec la vie

Je sens que la fin du deuil approche à grands pas. Je me sens plus légère et plus en harmonie avec les forces de l'univers, et ce, malgré le fait que les séquelles de l'épreuve soient encore présentes. C'est que je suis aujourd'hui en mesure de toucher et d'embrasser l'horizon qui se dessine devant moi grâce à un projet de vie qui prend forme doucement. Avant aujourd'hui, cela demeurait toujours un rêve qui me semblait inaccessible.

Je suis en train de bâtir le pont dont j'ai besoin pour traverser le gouffre de l'épreuve. Flash : en écrivant ces lignes me vient à l'esprit un flash, une image très claire qui a émergé des profondeurs de mon être, il y a presque deux ans et demi de cela, dans le cadre d'une séance de travail avec ma thérapeute. Je vous raconte : c'était en février 2006, alors que je traversais un épisode plutôt difficile sentant tout le poids de l'isolement peser sur mon coeur. Bien que je comprenais la nécessité de cette période de vide, de silence et d'immobilité, l'ennui et la peur d'être oubliée m'assaillaient. Je sentais, par ailleurs, que c'était une période importante de transition dans ma vie qui me mènerait nécessairement ailleurs. Bref, Marie, ma thérapeute, me propose une séance de focusing ayant pour thème la période que je traverse et ce que j’ai à en retenir.

Ma foi me mène vers un ailleurs meilleur

La séance débute; dès que j'entre en résonance avec le sentiment qui m'habite apparaît une image bien claire : un tunnel noir où il n’y a qu’une faible lueur d’espoir au bout. Continuant à laisser monter les émotions et les images, le tunnel soudain prend une autre forme : celle d'un pont de cordages suspendu au-dessus d'un précipice très profond. La peur se présente au rendez-vous... en effet, je me sens suspendue dans le vide et je crains de tomber dans un gouffre menaçant. Curieusement, ce fameux vide "creux" se transforme en vide "plein" en prenant la forme d'une gigantesque bulle d'air solidement installée entre les deux falaises, comblant tout l'espace et permettant de traverser sans danger, simplement en marchant sur cette grosse balloune translucide sans avoir besoin de pont. Cette image joue un rôle clé dans cette visualisation; elle amène une nouvelle perspective qui m’inspire confiance.

Pour conclure l'exercice et en retenir l'essentiel, il est utile de le nommer. C'est le mot « Foi » qui s'est imposé spontanément. Il devenait alors évident pour moi que ma foi (représentée par la grosse bulle d'air) me menait vers un ailleurs meilleur. Voilà, je venais de désamorcer la crainte du vide en l’emplissant de confiance et d’espoir. Plus important encore, je venais de rencontrer Dieu dont la présence était constante, mais dans la dimension qui nous échappe la plupart du temps: dans la spiritualité et dans la foi.

Entrer dans le deuil

N'importe quel revers de la vie ébranle, déstabilise, brise aussi quelque chose à l'intérieur. Les conséquences sont telles que, dans bien des cas, ça change la vie à jamais. Pour ma part, ma séparation survenue en janvier 2005 a entraîné la perte de mon jardin, de mon semblant de "chez-moi" et de toutes mes illusions sur un avenir imaginé (et même rêvé) avec un conjoint aimant et supportant. Ceci m'a plongée dans un tumulte intérieur très difficile à surmonter. S'en est suivie la maladie (qui n'est sûrement pas étrangère à ce séisme émotionnel), la perte de mon emploi, etc. En une année, toute ma vie a basculé.

Le deuil qui se tramait allait être long et ardu, car il était multiple et les pertes étaient profondes. J'ai dû laisser aller beaucoup de choses qui me définissaient avant (statut d'emploi, sécurité financière, etc.) pour découvrir qui était la vraie Josée, celle qui devait naître pour se réaliser et s'épanouir pleinement.

Un projet pour revivre

C'est en juin 2005, quelques mois à peine après ma séparation douloureuse, que mon projet de vie a fait irruption dans ma tête : un grand jardin de guérison... un lieu d'une grande beauté, respirant l'harmonie et la sérénité, prêt à accueillir des personnes en quête de leur beauté intérieure. L'image me montre une belle maison de campagne, modeste et chaleureuse, sise sur une grande terre surélevée afin de voir loin devant, avec un poulailler, quelques lapins et un potager biologique. L'image n'est pas fixe, car comme dans un film, j'y vois apparaître des personnages qui viennent goûter à ce petit paradis en y ajoutant leur joie et leur désir de vivre pleinement heureux et en santé.

Sur le mur au pied de mon lit se trouve un cadre regroupant une série d'images illustrant ce beau projet. C'est ma commande à l'Univers.


Sur le chemin de la réconciliation

Avec un si beau projet en tête, il m'a souvent été difficile de demeurer dans le moment présent. J'avais tantôt hâte de passer à autre chose (que l'épisode d'invalidité prenne fin) afin de commencer à travailler à sa réalisation, et tantôt, je tombais dans les regrets du passé, la rancoeur et l'apitoiement. Malgré tout, je restais confiante qu'un jour, les astres s'aligneraient en ma faveur afin que l'épreuve ne demeure pas vaine. Un projet de cette nature est essentiel pour traverser l'épreuve et se réconcilier avec la vie, car il devient le but à atteindre au-delà de la guérison (du coeur et du corps) et la récompense d'avoir su garder espoir en la vie.

Eh bien, j'ai la joie de vous annoncer que ce projet s'approche de plus en plus de moi, et ce, grâce à la naissance d'un nouvel amour plein de promesses. Nous commençons dès maintenant à parcourir les routes de campagne et les petites annonces pour trouver l'endroit rêvé au coeur des Cantons-des-l'Est. Alors, si vous voyez quelque chose d'intéressant, faites-moi signe.

Mots de sagesse

«Lorsque vous accomplissez la tâche essentielle de votre existence, l’univers vous vient en aide, les portes s’ouvrent, les occasions favorables se présentent d’elles-mêmes. Vous allez nager avec le courant plutôt que de lutter contre lui.» (Tiré de ROMAN, Sonaya et Duane PACKER, Créer l’abondance – Manuel de prospérité, Éditions Soleil, 1990)

«Quand vous êtes sur le bon chemin, vous le sentez immédiatement : les portes s’ouvrent, les gens apparaissent, les coïncidences se multiplient. Lorsque vous ne vous trouvez pas sur la voie qui est la vôtre, où lorsque vous ne poursuivez pas votre but supérieur, vous avez parfois l’impression de ne pouvoir avancer qu’avec peine et que rien ne marche. Lorsque vous suivez votre voie et que votre énergie s’écoule librement, votre vie est généralement toute de succès et de facilité.» (Idem, p. 160)

«Nous ne sommes pas seuls dans le combat que nous menons pour nous ouvrir pleinement à la vie.» (Tiré de Mountain Dreamer, Oriah, L’Invitation, Les Éditions Logiques, 2000, p. 20)

Sur ce, bonne journée et n'oubliez pas de rêver !!!



lundi 8 septembre 2008

Vive la rentrée !

La rentrée : j'ai toujours aimé cette période bien particulière de l'année, où, une fois les vacances d'été passées, tout le monde reprend son petit train-train quotidien avec plein de beaux projets et une énergie renouvelée.

Malgré ma présente invalidité, j'ai moi-même ma rentrée... des beaux projets qui mijotent et qui prennent vie tranquillement dans ma tête et dans mon coeur. Ça c'est sans compter les belles activités de guérison que je me propose pour la session qui vient.

La vie amène du changement

Au cours des dernières semaines, je sentais un petit quelque chose à l'intérieur qui me disait qu'il était temps de changer... par exemple, je pensais à mes cours de Qi Gong que je suis depuis deux ans et demi avec la même professeure et ça ne m'animait plus comme avant. Je sentais le besoin de mettre un peu de nouveauté dans mon parcours parfois trop sérieux. Besoin de rire et de vibrer à des énergies nouvelles au contact d'autres personnes animées par cette même volonté de vivre entièrement et l'esprit léger.

C'est drôle parfois comment les choses se passent. Je n'avais pas encore contacté ma professeure pour m'inscrire à la session de Qi Gong (d'habitude, c'est presque automatique étant donné mon assiduité des dernières années) en raison de mon indécision, et je me disais qu'elle me téléphonerait lorsqu'il serait temps de confirmer mon désir de poursuivre. Elle m'a donné un coup de fil, en effet, mais il y avait un petit problème : ses cours étaient déjà tous comblés et elle venait de se rendre compte que je n'y figurais pas !!! Comme la vie est curieuse parfois ! J'en ai conclu qu'il était effectivement temps pour moi d'envisager de nouvelles activités.

Beaucoup de nouveauté dans l'air

Je recevais, dans la même semaine, le bulletin trimestriel d'OMPAC, un organisme sans but lucratif qui vient en aide aux personnes atteintes de cancer et à leurs proches. (voir http://www.ompac.org/) À l'intérieur se trouvait le calendrier des activités de la prochaine session. "Enfin, je vais pouvoir suivre mes ateliers de biodanza !" me suis-je dit, car avant, ces ateliers se déroulaient le même soir que mes cours de Qi Gong.

Puis, il y avait des ateliers de chant-chorale. Ha ! Ha ! Ha ! Je m'en amusais bien, car je n'ai aucun, mais aucun talent pour le chant. Mais je suis consciente que ma capacité respiratoire pourrait grandement bénéficier de cette activité. J'ai donc contacté une intervenante d'OMPAC pour lui communiquer mon désir d'y prendre part en lui précisant mon peu de talent pour la chose. "C'est exactement ce qu'on souhaite... car le but n'est pas de découvrir de nouveaux talents, mais bien d'aider des personnes à mieux respirer." (Je vous ai d'ailleurs entretenu sur l'importance de la respiration consciente dans ma récente chronique intitulée S'accrocher au souffle de vie, parue le 4 septembre dernier). Comme j'étais comblée ! Je ferai donc partie du choeur de chant d'OMPAC au cours de l'automne. Je vous en reparlerai assurément.

La rentrée avec Oprah

Debout dans la file d'attente à l'épicerie, j'ai fait comme bien du monde, j'ai commencé à feuilleter une revue... The Oprah Magazine, ma préférée. J'hésitais un peu à l'acheter, car j'ai la mauvaise manie d'acheter des revues et de les lire à moitié... C'est ma curiosité et mon désir d'apprendre qui me poussent à consommer des publications de toutes sortes. Bref, après avoir pris connaissance des sujets traités, je me suis laissée gagner. Le thème général de la revue de septembre 2008 étant "Too busy to live ? - How to go from swamped to sane now !" (Trop occupé pour vivre ? - Comment passer de submergé à sain maintenant !), voici quelques-uns des sujets inspirants qui sauront alimenter mes prochaines chroniques :

"Overwhelmed ?" : Vous sentez-vous submergé par les millions de choses à faire et à penser ? C'est le dossier qui risque de vous intéresser. L'équipe de "O" nous offre quelques articles utiles, voyons :
  1. D'abord, "The One Who Is not Busy" propose un truc simple pour retrouver le contact avec la partie claire, calme et concentrée de nous, peu importe ce qui se passe à l'extérieur.
  2. Puis, "48 Decisions We've Made for You" dresse une liste de 48 questions qu'on est susceptible de se poser sur des sujets aussi variés que "Devrait-on attendre après Monsieur Parfait ?" ou encore "Est-ce nécessaire de payer pour les garanties prolongées sur des électroménagers ?"
  3. "12 Ways to Unclutter Your Life" donne des façons simples de mieux s'organiser et de désencombrer son environnement pour ainsi décongestionner sa vie.
  4. Finalement, avec l'article intitulé "25 Burning Health Questions", on retrouve un groupe d'experts de la santé qui apportent des réponses claires et définitives sur toutes sortes de questions qui nous enquiquinent. (Beau mot, n'est-ce pas ? C'est la traduction que j'ai trouvée pour "nagging" !)
Je n'ai pas eu la chance de commencer ma lecture, mais je me promets de le faire très bientôt.

En passant, avez-vous vu le nouveau Châtelaine ? Il a été revampé de A à Z avec le numéro d'octobre présentement en kiosque. Une autre revue qui trône sur ma table en attendant que je m'y arrête pour en prendre connaissance. Je vous en reparlerai.

Un brin de sagesse

"N'abandonnez jamais, c'est la leçon que j'ai apprise de la boxe. Dès que vous apprenez à ne jamais abandonner, vous devez apprendre le pouvoir et la sagesse du lâcher-prise inconditionnel, et que l'un n'annule pas l'autre; ils ne font qu'exister en contradictions." — Kris Kristofferson (traduction libre)
"Never give up, which is the lesson I learned from boxing. As soon as you learn to never give up, you have to learn the power and wisdom of unconditional surrender, and that one doesn't cancel out the other; they just exist as contradictions." — Kris Kristofferson

"Je suis toujours humble devant l'inspiration spontanée, ce moment sur la scène lorsque la nouveauté se présente à moi et... j'ai le courage de l'essayer. Je ne me sens jamais plus en vie que durant ces moments-là." —Renee Fleming (traduction libre)
"I am always humbled by spontaneous inspiration, that moment on stage when something new occurs to me and... I have the courage to try it. I never, ever feel more alive than in that moment." — Renee Fleming
Sur ce, bonne rentrée!

vendredi 5 septembre 2008

Une belle rencontre avec soi et les autres

Ce matin, je prends congé... C'est vendredi et il semble que mon inspiration ait déjà pris la clé des champs. Mais je ne voulais pas vous laisser sans rien, au cas où vous auriez envie de prendre un temps pour vous rencontrer durant le weekend qui vient. J'ai mis la main sur un petit guide d'intériorité signé Jean Desclos.


Repères pour le Q.I. (Quotient d'intériorité...)


  1. Prendre le temps, en être maître. Mettre du Temps dans son temps. Il y a un temps pour semer, un temps pour récolter, et le temps du jardinier qui sait patienter.

  2. Se brancher sur les valeurs fondamentales de sa vie, sur les attitudes et comportements qui apparaissent porteurs d'enthousiasme, emballants, mobilisants.

  3. Trouver sens et plaisir à travailler. Non pas seulement faire ce qu'on aime, mais aimer ce que l'on fait.

  4. Ne pas se contenter de travailler parce qu'il le faut bien, comme un robot efficace, en perdant contact avec son projet de vie.

  5. Améliorer son environnement et son rapport à l'environnement, son milieu. S'y glisser en comprenant la différence entre le nécessaire et le libre, les conditionnements sur lesquels on n'a aucun pouvoir et les réalités qu'on peut changer. Comprendre les influences qui s'exercent dans un groupe de travail, les dynamiques et les interactions dans une équipe.

  6. Raffiner sa vision des choses, des personnes, du monde. Lire par en dedans, avec un regard sur son intérieur et sur l'intérieur des autres. Insight. Se préoccuper de sa santé spirituelle. Se discipliner à une certaine intériorité, à être bien en soi et avec soi, en s'acceptant avec ses propres limites. Goûter le bonheur d'être, simplement.

  7. Discipliner le silence, même au coeur du bruit...

  8. Cultiver des relations en réciprocité d'enrichissement spirituel. L'autre est une chance. Ne pas craindre d'être vrai dans ses émotions, ouvert, solidaire.

  9. Vivre au ralenti, intensément, en accordant toute la place à l'inutile essentiel.

  10. Vivre détaché et confiant. À chaque problème, il y a une solution.

  11. S'ouvrir à un Absolu, à la Transcendance, celle qui est en soi. Notre dignité nous déborde, nous dépasse. Faire contact avec son Dieu. Se laisser aimer, se laisser envelopper par la Bonté. Goûter le bonheur d'être bon, tout simplement.

  12. Accueillir la souffrance comme une occasion de croissance et d'ouverture du coeur.
Sur ce, bon weekend ! Et passez du bon temps avec ceux que vous aimez. Célébrez la vie !

jeudi 4 septembre 2008

S'accrocher au souffle de vie

Pour poursuivre sur le thème de l'espoir de vivre (lire les deux chroniques précédentes), je vous amène dans le mystère du souffle vital par le biais de ce premier extrait que je trouve absolument merveilleux et touchant :

"Helen s'accrocha à la seule chose qui avait toujours été là, comme un chien fidèle et affectueux - la sensation de son souffle dans la poitrine. La signature même de la vie qui perdurait, malgré les doutes, les peurs, la nausée, malgré la douleur aussi." (Tiré de Anticancer - Prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles, éd. Robert Laffont, Paris, 2007, p. 236)

Dans cet extrait, l'auteur David Servan-Schreiber parle d'une femme dont la vie ne tenait plus qu'à un fil et pour qui les espoirs étaient réduits presque à néant. Il poursuit :

"Accrochée à sa respiration, un souffle après l'autre, elle se connectait au fond d'elle-même à cette envie de vivre qui venait de chaque cellule et qui la reliait à tout ce qui était vivant autour d'elle : l'arbre et ses feuilles qu'elle pouvait voir par la fenêtre, le rire et les pleurs des enfants qui passaient dans le couloir, les étoiles parfois à la nuit tombée. Elle en retirait un sentiment étrange de paix."

L'auteur précise ensuite que douze ans plus tard, cette femme a repris son travail et vit normalement. C'est dire toute la puissance contenue dans le seul souffle de vie, cet élan vital qui nous unit tous.

Le souffle : don sacré

Pour sa part, Jean-Paul Simard, dans son livre Pèlerinage aux sources de la vie (éd. Anne Sigier, 2006, p. 168) rapporte ceci :

La Bible nous dit que Dieu créa toute chose par sa parole, mais que c'est par son souffle qu'il créa l'homme. C'est du souffle de sa bouche que la vie lui fut donnée. Ce souffle initial de Dieu constitue le principe premier de notre existence."
Puis, il ajoute :

"La Genèse nous dit qu'avec ce souffle de Dieu, nul ne saurait périr, car Dieu s'est engagé à le soutenir. Voilà pourquoi le souffle de Dieu est en perpétuel mouvement dans l'univers. Si ce souffle manquait, ce serait la fin du monde."

Respirer consciemment

Dans les disciplines orientales telles que le taï chi, le chi kung et le yoga, la respiration est un aspect essentiel de ces pratiques (tout comme dans la pratique méditative). Elle se fait en harmonie avec les mouvements et les postures. C'est, en fait, la connexion à la source d'énergie de l'univers, quelle soit divine ou cosmique. On parle alors de Chi qui désigne cette essence primordiale et unificatrice, le principe actif universel qui influence et est la source de tout. De plus, Le Chi de l'être humain (Zen Chi) est l'essence vitale qui circule à l'intérieur du corps, le produit harmonieux des énergies du Ciel et de la Terre. Si le Ciel engendre et la Terre nourrit, l'Être humain, quant à lui, accomplit. (Visiter http://www.shaolinwingchun.com pour plus de détails à ce sujet.)

Ainsi quand on arrive à pratiquer une respiration consciente bien profonde et harmonieuse, on sent la puissance du courant d'énergie qui circule en nous et qui vient alimenter toutes nos cellules. On se sent également relié au grand Tout, au cosmos, à l'univers, au même titre que la goutte d'eau dont la nature même lui permet d'être partie prenante de l'immensité de l'océan. On croit d'ailleurs, tant dans la culture scientifique moderne que dans la pensée orientale, que le corps humain et ses fonctions constituent un microcosme à l'intérieur du macrocosme (l'univers) et qu'il doit être régi par les mêmes lois qui gouvernent ce dernier.

Le prana : vitalité et force de vie

Dans un article intitulé L'art de respirer le prana (tiré de la revue Essentiel de juin-juillet 2008, p. 38), on dit : "L'homme est relié en permanence à l'univers grâce au prana, l'énergie vitale de l'univers. Cette énergie est à la base de tout ce qui existe. Le prana pénètre chaque chose, de l'atome jusqu'aux galaxies."

On dit aussi que le souffle de Dieu est la respiration de l'homme, car dès que ce dernier cesse de respirer, il meurt. Et pour nous humains, la respiration nous entraîne au sein de la pulsation cosmique. Ainsi, savoir bien respirer est primordial, car cette fonction est à la base de l'équilibre physique et psychologique qui nous assure une bonne santé : "Le prana nous transmet ainsi la force de vie. Il est à l'origine du mouvement qui actionne nos poumons, fait battre notre coeur, stimule notre circulation sanguine."

Enfin, "Lorsque notre respiration devient harmonieuse, le fonctionnement de notre système nerveux redevient optimal, serein, réceptif, intuitif... Concrètement, cela se traduit par de la sérénité, de l'optimisme, de la joie." Trois éléments essentiels à la guérison.

Exercice : Respirez par le nez !

Fermez les yeux quelques instants, prenez une position confortable et entrez à l'intérieur de vous-même avec la conscience de vous brancher à la source énergétique de la vie. Maintenant, commencez à respirer profondément en voyant entrer l'air dans votre gorge, descendre dans l'oesophage, emplir votre ventre, ouvrir le diaphragme et gonfler vos poumons. Voyez cet air lumineux, d'un blanc immaculé aux reflets dorés. Ressentez un vent de gratitude souffler sur votre coeur puis expirez lentement. Recommencez une dizaine de fois et imaginez que chacune de ces respirations conscientes est comme une vague de l'océan et vous pourrez sentir que votre souffle est le battement même de la vie.

Cet exercice de respiration consciente peut facilement se transformer en séance de méditation si elle est prolongée pendant quelques minutes (10 à 20) et mieux encore si elle est pratiquée en pleine nature. Dans ce contexte, on pourrait garder les yeux ouverts pour prendre conscience de toute la vie qui anime et qui vibre dans toute cette nature et pour ainsi s'unir à ce mouvement vital universel. Les bienfaits qu'on en tire sont sans prix.

mercredi 3 septembre 2008

Pour gagner des luttes

Je suis en train de lire avec grand intérêt le dernier livre de David Servan-Schreiber intitulé Anticancer - Prévenir et lutter grâce à nos défenses naturelles (éd. Robert Laffont, Paris, 2007) et je comprends davantage le rôle de l'alimentation, notamment, dans le processus de guérison. C'est énorme ! Mais nous n'en sommes pas conscients, préférant souvent fermer les yeux pour continuer à manger ce que nos papilles commandent. Ou encore on croit qu'on mange bien car on consomme quantité de fruits et de légumes et une portion de poisson une fois par semaine. C'est bien, mais si par inconscience on annule tous les bienfaits de ces repas santé en faisant des choix moins judicieux le reste du temps, on n'est pas plus avancé.

Quand on regarde la carte du monde des incidences de cancers (p. 192) et que nous saute aux yeux le rouge qui peinture les pays industrialisés (Amérique du Nord, Europe, Australie, etc.), ça fait peur. Il est clair que la menace de destruction vient de l'intérieur, de chacun de nous dans nos choix de vie.

Une longue lutte

Comme j'en faisais état dans ma chronique d'hier, je n'ai pas ménagé les efforts depuis trois ans pour retrouver la santé. Et aujourd'hui, j'entre dans une nouvelle étape en me tournant vers la médecine chinoise. Je viens, en effet, d'amorcer un nouveau programme santé avec Blanche Neige (lire Bonjour la sérénité ! paru le 19 août dernier). J'ai grande confiance en ses compétences de naturopathe et en ses connaissances médicinales millénaires. Je suis donc engagée avec détermination, comme une athlète olympique, à me donner la discipline requise par ce programme santé très exigeant. Et je ne vois pas comment je pourrais m'en passer.

Demandez et vous recevrez

Je ne vous cacherai pas que ce programme est aussi exigeant sur le plan budgétaire, requérant plusieurs centaines de dollars chaque mois (incluant suppléments vitaminiques, alimentation biologique et frais de consultation). Dans ma situation actuelle, mes revenus sont limités aux prestations d'invalidité, ce qui est déjà un beau cadeau de la vie, mais bien insuffisants pour me permettre de poursuivre mon projet.

Depuis le début de cette aventure, j'ai déjà investi plus de 15 000$ en pigeant dans mes économies personnelles (incluant mes REER), et je l'ai fait sans pincement au coeur, car ce projet de guérison est plus grand que tout pour moi, c'est MA VIE !
Aujourd'hui, cependant, j'ai besoin de soutien pour poursuivre, car mes ressources financières s'épuisent rapidement.

J'y ai pensé longtemps avant de me décider à formuler une demande à mon réseau de contacts et, sur cette page, au public en général. C'est que ça demande une bonne dose d'humilité. Mais je DOIS continuer pour plusieurs raisons :

  1. Je suis tellement confiante dans ma démarche qui se déroule assez bien que c'est comme une petite voix qui me répète sans cesse : "Le sommet n'est pas loin, juste au-dessus de la prochaine couche de nuages. Lâche pas, t'es capable."
  2. Ma lutte, mon cheminement plutôt, devient peu à peu un projet de société. Comment ? Par mon travail de défricheur, j'ouvre des pistes de découverte, des avenues d'espoir.
  3. Le cancer gagne toujours plus de terrain, tant et si bien, qu'on est à la veille de qualifier la situation comme épidémique et de déclarer des zones sinistrées...
  4. Mon travail est donc aussi orienté vers la sensibilisation, la conscientisation de l'effet hautement toxique de nos modes de vie et de notre alimentation.
  5. Il y a énormément de travail à faire du côté de l'espoir. Je pique régulièrement des colères quand je constate le pessimisme du monde médical face à cette maladie qui leur coupe les deux bras et leur scie les jambes. Et tout ce qu'ils trouvent à faire pour justifier leur impuissance, c'est de couper les sources d'espoir aux patients en les condamnant trop tôt. Ma croisade est donc axée sur l'ESPOIR, car c'est le premier ingrédient à intégrer dans son chemin de guérison.

Comme vous voyez, il y a beaucoup, beaucoup de travail à faire. C'est pourquoi je dois poursuivre sans relâche ma démarche.

Votre appui m'est essentiel

Comment pouvez-vous m'appuyer dans ma démarche ? Par des dons de diverses natures, et ceci essentiellement pour m'aider à financer mon programme santé.

Les façons de faire sont nombreuses : activités bénéfices en milieu de travail (telles que vente de biscuits maison, lave-auto, épluchette de blé d'inde ou autre type de pique-nique), collecte spéciale lors de votre prochain 5 à 7 d'affaires, commandite, etc. Et si vous avez une bonne idée à me soumettre, je serai enchantée de l'accueillir et de la partager avec d'autres. Écrivez-moi à josee.martin@videotron.ca

Réagir pour se sauver

Dans Anticancer, l'auteur rapport les résultats d'une étude faite sur des rats à qui on a injecté des cellules cancéreuses pour ensuite les soumettre à différents stimuli. Un groupe a été laissé à lui-même sans intervention. Les deux autres groupes recevaient des chocs électriques ; l'un d'eux pouvait réagir pour les faire cesser en appuyant sur une pédale, et l'autre subissait sans pouvoir rien faire.

L'étude a démontré que "chez les rats qui ne pouvaient rien faire, le sentiment d'impuissance avait accéléré la progression de la tumeur. La leçon de cette étude est cruciale. Ce n'est pas le stress en soi - les "chocs électriques" que nous prodigue la vie - qui favorise la progression du cancer. C'est notre façon d'y répondre, et notamment les sentiments d'abandon, d'impuissance, de déséquilibre intérieur qui nous envahissent face aux épreuves." (p. 224)

Voilà pourquoi il ne faut jamais baisser les bras et TOUJOURS garder espoir. C'est l'espoir qui nous sauve.

Je vous remercie d'avance pour votre soutien et votre amitié.


mardi 2 septembre 2008

L'espoir caché dans la lutte pour la VIE

Ma chronique d'aujourd'hui est dédiée à mon amie Diane. Comme moi, elle doit engager une lutte pour sa vie; elle vient d'apprendre que le cancer l'a frappée un peu fort... et elle est encore sous le choc. Alors, ma Diane, suis-moi... Tu verras, il y a plusieurs pistes d'espoir pour toi sur ce chemin éprouvant.

Un chemin d'explorateur

Comme vous savez, depuis maintenant presque trois ans, je lutte avec acharnement et grande foi pour atteindre mon objectif de guérison. De mille façons, je poursuis ma route sur le chemin du "retour à la maison", c'est-à-dire vers mon coeur, mon âme, vers ma mission. Cela a commencé par une démarche thérapeutique du côté des émotions et de mon être profond. Avec l'aide et la guidance de Marie (nom fictif), j'acceptais de rentrer dans mes cavernes intérieures pour affronter mes peurs, mes blessures profondes et mes vieilles rancunes afin de libérer toute émotion négative et dommageable logée dans les recoins cachés de mon corps meurtri.

Puis, il y avait Marie-Anne (nom fictif), naturopathe-nutritioniste, qui m'aidait à trouver un équilibre grâce à une alimentation et des suppléments naturels adaptés à mes besoins bien particuliers. Mes rencontres avec elle prenaient souvent une autre tournure, car elle savait me prodiguer des conseils santé en lien avec les dimensions énergétiques (émotionnelle, mentale, psychique) de mon être.

En parallèle, je me plongeais dans des lectures de croissance et de conscience pour mieux comprendre la jungle dans laquelle j'étais engagée, et aussi j'écrivais mon vécu profond, comme pour laisser couler la rivière d'émotions qui bouillonnait en dedans. J'avais alors un but bien noble : partager mon expérience et mes découvertes afin de permettre à d'autres de cheminer sur leur propre chemin de guérison.

De temps en temps, je dessinais un mandala pour établir le contact avec mon âme et lui permettre de s'exprimer. Aussi, le plus souvent possible, j'arrêtais le temps pour me brancher à la Source divine de mon être, par la prière et la méditation, soit dans le cadre d'une marche bien sentie dans la nature ou d'une sieste d'après-midi. Ma pratique de Qi Gong également me permettait de me sentir unie au Grand Tout et de retrouver la paix et l'harmonie dans mon être souvent ébranlé par de grandes bourrasques de désespoir et de découragement.

Mais toujours, mon Père m'envoyait un bon ange pour me soutenir et pour me réconforter. TOUJOURS ! Il ne me suffisait souvent que de lâcher prise et de garder la foi.

Puis, il y a eu quelques ateliers de croissance personnelle pour aller encore plus loin dans la démarche; auxquels s'ajoutaient conférences et séances d'art-thérapie. Comme j'ai eu du plaisir à cheminer sur ces avenues de guérison, car toujours, je me savais accompagnée avec amour et guidée vers l'étape suivante ! Ce qui a fait défaut, selon moi, c'est le rire et le plaisir fou qui se vit seulement en compagnie de personnes avec lesquelles on se sent en harmonie. Mon isolement forcé par la démarche rendait difficile ce genre de rencontres.

Le plus éprouvant a été les épisodes de récidive. Trois au total, et toujours plus importante d'une fois à l'autre. À chaque fois, je me disais : "Ben voyons donc, c'est quoi le problème ? Il me semble que je fais tout ce que je dois. Qu'est-ce que je n'ai pas encore compris ? Quand est-ce que ça va me lâcher ? " etc. J'étais écrasée par terre, complètement abattue, découragée. J'avais perdu une manche importante et je trouvais ça totalement injuste vu tous les efforts que je mettais dans mon processus de guérison. L'affaire, c'est que le cancer est la seule maladie qui n'abandonne pas si facilement. Il faut toujours monter la garde et se méfier de ses astuces pour remporter la guerre, car c'est une véritable guerre qui se livre sur un vrai champ de bataille. Monter la garde, c'est ne jamais s'éloigner de soi-même, toujours être présent, conscient.

Ma meilleure arme, l'Amour

J'en ai appris des choses sur le retour à la santé et, en toutes confidences, je vous dis que ma meilleure arme est l'Amour. Cette émotion qui est vraiment plus que ça; c'est une énergie de vie qui vibre à une fréquence qui guérit tout. Et c'est grâce à une rencontre bien spéciale que j'ai entamé ma route sur la voie de l'Amour. Un homme infiniment bon qui rayonne l'amour inconditionnel, m'a pris sous son aile pour m'enseigner ses lois universelles et ainsi nourrir ma soif de spiritualité dans cette ascension si éprouvante, et ce, dans un grand respect et une liberté totale (il est important de le préciser).

Depuis que je voyage dans cet univers de bonté, de paix, de joie et d'harmonie, ma lutte n'en est plus une. Elle s'est transformée en aventure passionnante ponctuée de nouvelles rencontres enrichissantes, d'expériences divines et surtout du plaisir de goûter la vie au moment même où elle se vit, de m'imprégner du bonheur confiné dans le moment présent. (Merci à Eckhart Tolle, auteur du Pouvoir du Moment présent !)

Au bout de l'arc-en-ciel

Vous vous souvenez de ce qu'il y a au bout de l'arc-en-ciel ? Une grande marmite remplie d'or. En réalité, le bout de l'arc-en-ciel représente, à mes yeux, l'atteinte de l'objectif, l'accomplissement du défi, la réalisation du rêve. Et n'allez pas me dire que "dans ce cas, c'est inatteignable, puisque l'arc-en-ciel n'est qu'une illusion d'optique". Je vous répondrai que l'illusion crée la réalité dans la mesure où l'on y croit vraiment. C'est ça le miracle de la foi.

Alors, chère Diane, tu peux encore espérer. La grandeur de la vie** te le permet et l'immensité de ton être profond te le commande. Tiens bon, je suis avec toi de tout coeur.

Ton amie inconditionnelle

** Lire La grandeur de la vie paru sur ce blogue le 16 mai dernier.