lundi 13 octobre 2008

Merci la Vie !

Je suis assise ici à la fenêtre à admirer le mont Orford et à écrire aux côtés de mon amoureux dans une atmosphère de grâce matinale. Ce moment de la journée où tout est calme et où le voyage intérieur est facile. C'est le jour de l'Action de grâce et je viens de passer dix jours de vacances auprès de celui que j'aime. Je retourne aujourd'hui dans mon univers urbain pour reprendre le train-train de mes obligations. Je me sens privilégiée de vivre de si beaux moments et, en plus, d'avoir la chance de pouvoir rêver à des projets de vie plus grands que nature.

Je confie ma destinée à l'Esprit avec foi et abandon. Je sais qu'en acceptant de suivre la voie qu'Il a tracée pour moi, je serai toujours dans l'abondance du coeur et de la Vie. Je dois rester attentive aux signes qu'Il m'envoie, car souvent subtiles puisque Dieu est dans le silence et l'immobilité. Il est dans le moment présent, là où se trouve aussi la gratitude.

Je dis oui à son invitation. Lorsqu'on dit oui, on ouvre la porte du coeur pour laisser entrer l'abondance divine et, par la gratitude, on s'assure de maintenir les vannes ouvertes.

Aujourd'hui, je serai brève, car le but n'est pas d'écrire tout un chapitre sur la gratitude. À cet effet, j'ai déjà publié plusieurs chroniques sur le sujet, dont : Le pouvoir de la gratitude (le 5 novembre 2007) et Je vous souhaite l'abondance (le 6 janvier 2008). Je vous invite donc à les relire, ainsi que les autres qui apparaissent lorsqu'on sélectionne le mot gratitude dans la liste des rubriques qui figurent tout au bas de cette page.

Le but de ce message, c'est surtout de vous inviter à prendre un temps d'arrêt pour reconnaître toute la richesse de votre vie et de remercier le Créateur. "La gratitude est le choix de voir l'amour de Dieu en toute chose." (tiré de Paul Ferrini, L'Amour sans conditions - Réflexions de l'Esprit Christique, éd. Le Dauphin Blanc, 2006, p. 81)

Bonne journée !
Les vaches, c'est pour vous faire penser que l'Action de grâce, c'est aussi un temps pour remercier pour la moisson. La moisson qui emplit nos étalages et nos frigos de nourriture. Avons-nous oublié que c'est la nature qui nous fournit l'abondance ?

dimanche 12 octobre 2008

C'est la fête à Marie...

Aujourd'hui, c'est la fête à Marie. Une jolie jeune fille de 19 ans pleine d'entrain et de pétillant. Hier soir, nous avons célébré son anniversaire autour d'un bon repas en compagnie de personnes agréables, drôles et chaleureuses. Ce joyeux événement est une belle démonstration du bonheur contenu dans le moment présent, car quand on est heureux, le temps s'arrête.

La richesse du moment présent

Jean-Paul Simard, dans son livre Pèlerinage aux sources de la vie -- spiritualité, santé et guérison (éd. Anne Sigier, 2006) dit : "C'est dans le creuset de l'instant que s'élabore la vie. C'est aussi dans l'instant que se révèle et se manifeste Dieu." (p. 188) Puis :
"Quand nous comprenons la richesse du moment présent, nous nous y adonnons tout entiers. Nous apprenons à relativiser le temps et nous découvrons en lui une nouvelle source de force, d'équilibre, d'harmonie et de plénitude. Nous entrons alors dans le domaine de la sérénité." (p. 189)

Pour ma part, la conscience du moment présent a été une révélation salvatrice. C'était à l'été de 2006; je venais d'apprendre que je devais recevoir des traitements de chimiothérapie. Toute la force, le courage et la détermination que je me connais se sont volatilisés en un instant. J'avais l'impression physique de n'être qu'une grosse masse de gélatine sans colonne vertébrale. J'avais la sensation émotionnelle d'être perdue dans une jungle sans armes pour me défendre. En fait, je sentais les piliers de mon être s'effondrer et je me suis mise à pleurer sans pouvoir m'arrêter. J'ai donc couru à l'aide auprès de ma thérapeute qui m'a suggéré la lecture du Pouvoir du moment présent de Eckhart Tolle (éd. Ariane, 2000). Ça ma sauvé la vie. (Lire Quand le pilier de l'ego cède paru le 8 août dernier sur ce blogue)

Plénitude divine

Dans le livre de Jean-Paul Simard, on apprend qu'un grand maître spirituel, Jean-Pierre Caussade, parle du moment présent en termes de "plénitude divine". La conscience du moment présent favorise au plus haut point la profondeur, l'intériorité, l'épanouissement. Je vous propose cette petite prière pour retrouver le calme et la paix...

Seigneur, fais-moi ralentir

Fais-moi ralentir, Seigneur.
Apaise les battements de mon coeur en tranquillisant mon esprit.
Calme mon allure pressée avec une vision de la portée éternelle du temps.
Donne-moi, malgré la confusion de l'époque, le calme des collines immortelles.
Réduis la tension de mes nerfs et de mes muscles avec la musique apaisante
des rivières chantantes qui coulent dans ma mémoire.
Aide-moi à profiter pleinement du pouvoir reposant et fortifiant du sommeil.
Enseigne-moi l'art de prendre de petites vacances d'un instant
pour admirer une fleur, causer avec un ami, flatter un chien
ou lire quelques pages d'un bon livre.
Fais-moi ralentir, Seigneur, et aide-moi à faire pousser mes racines en profondeur
dans le sol des valeurs permanentes de la vie pour que je puisse un jour
atteindre les étoiles de ma destinée finale.
(Auteur anonyme)
(Jean-Paul Simard, p. 196)

Célébrer la vie

Je me souviens d'une phrase toute simple tirée de Jean Vanier dans son ouvrage Accueillir notre humanité qui dit : "Aimer une personne, c'est la célébrer." Avez-vous pensé à célébrer une personne qui pourrait refleurir le temps d'une petite fête ? Pas besoin d'une occasion spéciale ou d'une raison pour célébrer quelqu'un. Il est permis d'en inventer des prétextes pour signifier notre attachement à un proche ou, mieux, pour souligner sa beauté intérieure, car souvent elle l'a oublié. Pensons-y.

Vive la vie ! Vive l'amour ! Vive la compagnie !

Bonne célébration !





jeudi 9 octobre 2008

Ça sent la mer !

le 4 octobre 2008 -- Assis au bord du fleuve dans un parc nature à Grande-Bergeronne sur la Côte-Nord, mon chum m'invite à m'emplir de l'air du large : "Ferme tes yeux et respire l'air de la mer, écoute le son du vent et des vagues, sens la chaleur du soleil sur ton visage. Inspire profondément toute cette atmosphère délicieuse et laisse-la pénétrer dans toutes tes cellules. Puis prends une photo dans ton esprit afin d'en garder un doux souvenir dans ta boîte à mémoires."

La Terre appelle la Mer...

C'est ainsi que nous nous amusons à appeler les baleines à Cap-de-Bon-Désir, tout près des Escoumins. À cet endroit, elles sont toutes proches du rivage, car, dit-on dans le guide touristique : "La présence d'une fosse marine atteignant de 300 à 500 mètres de profondeur aux abords de la rive explique la proximité des baleines." On ajoute : "Le cap de Bon-Désir, c'est un magnifique promontoire naturel pour l'observation des mammifères marins." (voir www.parcmarin.qc.ca)

Nous sommes donc choyés de pouvoir assister au spectacle de la rive, car il fait très froid avec le vent qui souffle "à écorner les boeufs". Nous n'avons pas prévu d'apporter des vêtements d'hiver, mais c'est ce qu'il nous aurait fallu pour pouvoir observer confortablement la danse de nos amies marines. Maintenant que j'ai le nez et les mains bien engourdies par le froid, nous décidons de rentrer gentiment au chaud dans notre chalet bleu surplombant la mer, route des Pilotes aux Escoumins. (voir http://www.routedesbaleines.net/chalets.htm)

Chercher à voir loin

Chaque année, quelque chose me pousse à aller vers l'embouchure du fleuve, là où sa largeur annonce la mer. J'ai besoin de voir loin et de m'emplir d'air frais et pur. Besoin de prendre contact avec les merveilles de la nature que je vois trop peu dans ma grande métropole.

Ces instants de vie m'inspirent beaucoup. Se retrouver presque seul devant l'immensité du paysage et l'air majestueux de ces animaux qui jouent parfaitement bien leur rôle dans la grande mosaïque de la vie m'émeut. (lire La grande Mosaïque parue le 29 mai dernier sur ce blogue) C'est une invitation à retourner à la Source pour se laisser guider sur la voie qui est mienne et à retrouver la liberté, la sérénité et la spiritualité nécessaires à l'épanouissement de mon être.

Les méandres de la vie

L'autre jour, j'écoutais en entrevue à la télévision Pierre-Hugues Boisvenu, le fondateur de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD), se raconter sur la perte de ses deux filles. (Julie fut assassinée à Sherbrooke à la sortie d'un bar, Isabelle est décédée quelque temps après dans un tragique accident de la route.) Cet homme très durement éprouvé par la vie a dû apprendre à sortir de ces tragédies pour pouvoir poursuivre sereinement sa vie avec les membres de sa famille toujours vivants. Comment s'y est-il pris ?

D'abord, il s'est mis au service des autres en fondant cette association afin d'accompagner, conseiller et défendre les intérêts des familles de victimes. L'organisme qu'il a créé regroupe ainsi des familles dont un membre a été assassiné ou a disparu. (voir http://www.afpad.ca) Il est allé à leur rencontre pour soigner ses propres blessures, d'une certaine façon.

Mais plus intimement, il avait un être profond et une famille à reconstruire. Il lui restait un fils et une épouse à consoler... une nouvelle famille à consolider. Ensemble, ils sont entrés au coeur du deuil en plongeant dans l'émotion qui les affligeait, aussi intense puisse-t-elle avoir été. C'est à l'intérieur qu'on trouve la force de continuer. Ainsi, ils ont su éviter l'éclatement de leur noyau familial, chose fréquente dans ce genre d'épreuve. Comment ont-ils fait ?

Prendre de la hauteur

Monsieur Boisvenu a parlé de "prendre de la hauteur". Il explique ainsi sa démarche : souvent, on entend, dans de telles circonstances : "Tu dois prendre une distance, un recul." Lui dit plutôt qu'il faut prendre de la hauteur, c'est-à-dire s'élever au-dessus de la situation, atteindre une dimension spirituelle et divine pour arriver à trouver un sens à l'événement et la force nécessaire pour traverser l'épreuve et continuer. Il affirmait se sentir guidé par ses deux filles dans l'accomplissement de son oeuvre auprès de l'association.

L'épreuve est là pour nous amener à cheminer. Pourquoi certains s'écrasent devant le défi qu'elle comporte ? Manque de force, de courage ? Manque de foi ?

Aller rejoindre l'Esprit

Le Dr. Wayne W. Dyer, dans son livre Le Pouvoir de l'intention (éd. J'ai Lu, 2004), expose bien ce que cela signifie de prendre de la hauteur : c'est d'aller rejoindre l'Esprit en élevant son niveau de conscience et sa fréquence vibratoire. Comment ? En se branchant à la source divine par la prière, la méditation et l'ouverture du coeur.

Les sept visages de l'intention, dont j'ai parlé dans la chronique du 12 septembre dernier, sont de bonnes pistes pour y arriver. Je vous invite à lire également la chronique du 11 septembre qui introduit la notion d'intention telle que présentée par l'auteur. Et si vous avez envie d'aller plus loin, je vous recommande fortement de faire la lecture de cet ouvrage hautement inspirant.

Petit truc

Pour retrouver le calme et la sérénité, fermez les yeux quelques instants et respirez profondément tout en répétant cette courte prière : "Viens en moi, Esprit de lumière, de force et de paix." Vous serez surpris de son effet bienfaisant sur tout votre être.


mardi 7 octobre 2008

"Be a light" -- Sois lumière

Pour faire suite à ma chronique d'hier, j'ai choisi d'inclure aujourd'hui le texte qui m'a inspiré le passage "Be a light". Ainsi, vous aurez quelques pistes à emprunter pour être lumière.

Comment être lumière

À chaque instant, nourris des pensées élevées, prononce des paroles élevées, pose des gestes élevées (de haute conscience). Ainsi, tu glorifies ton être divin de même que ton Dieu. Contribue à la paix sur terre en apportant la paix à tous ceux que tu rencontres. Sois paix.


À chaque instant, ressens et exprime ta connexion divine avec le grand Tout, ainsi qu'avec chaque personne, lieu et chose.

Accueille chaque circonstance, accepte chaque faute, partage chaque joie, contemple chaque mystère, marche dans les souliers de chaque personne, pardonne chaque offense (incluant les tiennes), guéris chaque coeur, honore la vérité de chaque personne, adore le divin en chacun, protège les droits de chacun, préserve la dignité de chaque personne, reconnais les intérêts de chacun, comble les besoins de chaque être, aies foi en la divinité de chacun, ...

  • Sois un exemple vivant de la Vérité Suprême qui réside en toi.
  • Parle humblement de toi-même, pour éviter qu'on ne perçoive ta Vérité Suprême comme de la vantardise.
  • Parle doucement, pour éviter qu'on croie que tu cherches l'attention.
  • Parle gentiment, afin que tous voient l'Amour dans tes paroles.
  • Parle ouvertement, afin d'éviter qu'on suppose que tu as quelque chose à cacher.
  • Parle candidement, afin qu'on ne te prenne pas en erreur.
  • Parle souvent, afin que tes paroles fassent leur chemin.
  • Parle respectueusement, afin que personne ne soit déshonoré.
  • Parle amoureusement, afin que chaque syllabe puisse guérir.

Fais de ta vie un cadeau. Souviens-toi toujours, tu es le cadeau. Sois un cadeau pour chacun qui entre dans ta vie et pour tous ceux qui t'ont laissé entrer dans la leur. Fais attention de ne pas entrer dans la vie d'une autre personne si tu ne peux être un cadeau. (Tu peux toujours être un cadeau, parce que tu es toujours le cadeau -- mais parfois tu l'oublies.) Quand quelqu'un entre dans ta vie de façon inattendue, cherche le cadeau que cette personne est venue recevoir de toi (de ta personne).

(Traduction libre tirée de Conversations avec Dieu, volume 2, Neale Donald Walsch, pages 175-176)

Bonnes rencontres !


Coucher de soleil au pôle nord

lundi 6 octobre 2008

Lever de soleil aux Escoumins

Le vendredi 3 octobre 2008 -- Les Escoumins, c'est un petit village situé sur la Côte-Nord dans la région touristique de Manicouagan à environ 30 minutes passé Tadoussac.

Pas besoin de se lever à 4h30 pour regarder se lever le soleil à ce temps-ci de l'année. Il est presque 7h et le soleil est encore d'un beau jaune orangé. On voit se profiler à l'horizon les montagnes de la Gaspésie vis-à-vis Rimouski, sur la rive sud du fleuve qui est large de 25 km à cette hauteur.

Plus le soleil monte, plus la vaste étendue d'eau prend sa couleur bleutée et un trait lumineux créé par la réflexion de la boule de feu sur les eaux semble nous inviter à le traverser en marchant. L'oeil cherche le dos d'une baleine brisant la surface; rien en vue sauf un paquebot au loin. À 7h15, le soleil a déjà gagné beaucoup en altitude et a perdu toutes ses belles couleurs, sans doute pour céder la vedette aux feuillages colorés de l'automne.

Nous en avons vus de beaux paysages multicolores en faisant la route jusqu'ici. Si majestueux qu'ils font monter l'émotion et créent une envie de les emporter chez soi. C'est pour ça qu'il y a tant de peintres paysagistes dans cette région montagneuse au bord du fleuve St-Laurent; pour qu'on puisse s'approprier un paysage.

"Be a light" (Sois une lumière)

Je suis complètement habitée par cette phrase depuis que je l'ai reçue par courriel l'autre matin. (Je suis abonnée à un site d'inspiration qui m'envoie des messages quotidiens desquels je m'inspire souvent.) Plus tôt cette semaine, le message s'intitulait : "Be a light". Ça coïncidait curieusement avec la recommandation de mon guide spirituel : "Vous devez laisser voir la vraie Josée et non celle qui semble vouloir s'imposer." Il faisait référence à la "Josée qui lutte contre un cancer et qui enseigne". "Ne vous accrochez pas à cette idée." m'a-t-il dit. "C'est une réalité momentanée, c'est tout. La vraie réalité, c'est celle qui règne au fond de votre coeur depuis toujours."

Puis, un matin au réveil, la petite phrase défilait sans cesse dans mon esprit : "Be a light, be a light, be a light." Ouais, en effet, cette expérience de vie est un point de départ pour briller et amener d'autres personnes à être une lumière en honorant leur beauté intérieure. Mais pour ça, chacun doit retrouver sa propre petite flamme liée à son essence divine. La question est : Qui suis-je vraiment ? Oui, qui suis-je ? De quelle couleur est ma lumière ? De quelle saveur est mon essence ? Que puis-je apporter au monde en honorant totalement ma nature divine ?

Les réponses à ces questions existentielles se trouvent au chapitre des passions et des talents, de ce qui nous fait vibrer en dedans et qui provoque une onde de joie profonde qui illumine tout notre être et qui rayonne sur les autres chercheurs de lumière et de vie.

Fermons la porte à toute réalité matérielle et physique, cette dimension qui nous envahit et nous emprisonne, et reprenons contact avec notre esprit créateur. Sortons les outils et les pinceaux, les crayons et les tissus, la guitare, l'appareil photo ou tout autre matériel qui nous permettra de plonger dans l'univers fantastique de l'imagination et de la création. Laissons-nous emporter par la vague de joie pure que cela provoque et bénissons le Ciel de nous avoir ramené sur le chemin de la maison. La journée sera belle !

Amen !



jeudi 2 octobre 2008

Rendez-vous avec les baleines

Il n'est pas encore 6h et je suis dans les derniers préparatifs du départ pour mon rendez-vous avec les baleines. C'est ce soir que je vais dormir sous le même ciel qu'elles aux Escoumins. Mais avant, je dois aller rejoindre mon amoureux à Magog... mon prince charmant m'attend !!! Ouuuu ! C'est romantique !

Je prends donc une petite pause d'écriture pour vous revenir toute revigorée la semaine prochaine. Je me croise les doigts pour avoir du beau temps et tout plein de couleurs magnifiques.

Portez-vous bien et passez un très beau weekend.

mardi 30 septembre 2008

Une flamme de profonde gratitude

Chaque matin, à mon lever, j'entre dans ma bulle en allumant ma chandelle sacrée. Dans l'atmosphère sereine du petit jour, elle me permet de reprendre contact avec l'esprit divin pour trouver l'inspiration du coeur. Ce matin, lorsque j'ai allumé ma chandelle, j'ai consciemment pris contact avec mes amis et mes proches qui ont généreusement répondu à mon appel à l'aide (lire Pour gagner des luttes paru le 3 septembre).

Leçon d'humilité

Demander requiert de l'humilité et recevoir en demande encore plus. On a très peu développé le sens de la réceptivité, par orgueil surtout. La preuve, c'est que la plupart d'entre nous préfèrent donner que recevoir. On n'a pas appris à accepter avec gratitude. Quant à moi, chaque fois que je reçois une offre de soutien, un petit malaise passe dans mon coeur en même temps qu'une grande joie. Je ne sais pas trop comment réagir... c'est bien moi qui ai initié ce mouvement de solidarité pourtant. Comme l'être est complexe parfois !

Embrasser avec gratitude

C'est par la gratitude qu'on traverse le petit malaise ressenti lorsqu'on reçoit. La gratitude du coeur nous fait faire un grand pas en avant et, comme me l'a déjà enseigné mon guide spirituel, elle doit se manifester par un élan du coeur qui enveloppe toute la personne d'une énergie d'amour divin. Quelle belle image !

Il y a bien des façons de dire merci. Ce matin, c'est en esprit et en prière que je rends grâce. En regardant la flamme qui luit devant moi, je me remémore les gestes de bonté et de générosité de chacune des personnes qui se sont avancés pour me tendre la main, chacun à leur façon et à la mesure de leurs moyens. Le geste est aussi valeureux au sens divin.

Je ferme les yeux et je formule une prière de gratitude que je leur adresse personnellement. Je demande qu'ils soient bénis de la grâce de Dieu afin que sur leur chemin, ils obtiennent réponse à leurs propres demandes en plus de la joie, la paix, l'harmonie et l'amour.

Une légèreté qui porte

Ce que ce soutien m'apporte, c'est une confiance en la vie et en l'abondance de l'univers, une légèreté qui me permet de poursuivre allègrement mon combat et surtout le sentiment d'être unie à l'immensité de l'univers par un contact spécial avec l'âme de ces frères et soeurs.

L'autre jour, j'étais à l'épicerie de Mme Thuy, et une fois arrivée à la caisse, j'ai fait le saut. Le total pour 3-4 bouteilles de suppléments vitaminiques et une petite épicerie bio s'élevait à 145$. Le coeur m'arrête toujours devant des montants aussi exorbitants. Mais grâce au soutien reçu, j'ai pu rapidement reprendre mon souffle normal et laisser aller le stress. C'est là que j'ai compris toute la valeur de ces coeurs généreux. Merci mille fois !

Tous unis à la même Source

La vie est une. Le monde est une seule demeure.
Nous sommes tous membres de la même famille.
La création est un tout organique.
Personne n'est indépendant de ce tout.
L'homme fait son propre malheur en se séparant des autres.
Cette séparation est la mort.
La vie éternelle réside dans l'unité.

(Extrait de Dyer, Wayne W., Le Pouvoir de l'intention, éd. J'ai Lu, 2004, p. 177)

Le plus beau cadeau

Que pouvez-vous donner si vous n'avez pas d'argent ?

La meilleure chose à donner
à votre ennemi : le pardon
à un opposant : la tolérance
à un ami : votre coeur
à un enfant : le bon exemple
à votre père : de la déférence
à votre mère : une conduite qui la rendra fière de vous
à vous-même : le respect
à l'humanité : la charité

(idem, p. 174)

Bonne journée !

La Terre est un grand jardin.