mercredi 26 novembre 2008
Jour de fête
mardi 25 novembre 2008
Autres souvenirs de mon enfance
En pensant à mon oncle Daniel, je n'ai pu m'empêcher de penser à ma grand-mère Jeanette (Mathilda de son nom de naissance... elle ne l'aimait pas et l'a donc fait changer). J'avais à peine sept ans lorsqu'elle est décédée subitement à l'âge de 57 ans. Encore une fois, je n'ai que très peu de souvenirs d'elle, surtout parce qu'on n'avait pas l'occasion de la voir souvent en raison de la distance (nous, à Montréal et elle, à Sherbrooke).
Ce qui me vient spontanément à la mémoire, c'est que mémère Jeanette m'avait lu quelques pages du Petit Prince lors d'une de ses rares visites chez nous. Je me rappelle aussi qu'elle détestait nos escaliers extérieurs en colimaçon. Elle avait toujours peur de tomber.
Aujourd'hui, son souvenir me revient chaque fois que j'applique du rouge à lèvre car, comme ma mère, j'ai hérité de ses lèvres. Ma grand-mère avait une toute petite lèvre supérieure. Comme j'aurais aimé l'avoir plus longtemps, ma grand-mère !
Malgré tout, ces souvenirs me réconfortent. La joie de les avoir eus dans ma vie, elle et Daniel, est toujours présente et leur esprit m'habite encore. D'ailleurs, un jour, une diseuse de bonne aventure m'avait dit que l'esprit de ma grand-mère était toujours avec moi. Que ça soit vrai ou non, cette idée m'avait grandement plu. Et j'ai bien hâte de la retrouver dans l'au-delà... mais pas tout de suite. Je n'ai pas encore fini mon voyage sur terre.
Prochain sujet... l'Esprit de Noël, tel que promis récemment.
samedi 22 novembre 2008
Souvenirs d'une bouteille de Coke
Au moment de son décès, j'avais cinq ans. Mon souvenir remonte donc à quelque temps avant le triste événement. Nous étions en visite chez mes grands-parents maternels qui habitaient rue King à Sherbrooke, juste en face du Motel Le Baron. Assis au salon dans la chaise berçante, mon oncle m'avait demandé de lui faire une commission : "Si tu vas me chercher un Coke, je te donnerai 5 cents." Serviable et obéissante comme j'étais, je me suis aussitôt levée pour répondre à sa demande. M'approchant de lui la main tendue pour réclamer des sous pour acheter son breuvage préféré. Lui croyait que je demandais mon dû à l'avance : "Vas me chercher le Coke et je te paierai après." m'a-t-il dit. "Oui, mais j'ai besoin d'argent pour acheter le Coke." que je lui ai répondu. Suite à quoi il a pu préciser son attente : "Non, vas voir mémère et demande lui qu'elle t'en donne un du frigidaire." Ce que j'ai fait, ensuite j'ai pu recevoir ma récompense.
C'est le seul et unique souvenir de cet oncle que j'ai encore gravé dans ma mémoire 40 ans plus tard. Et ce souvenir en a engendré d'autres... (à suivre donc demain !)
jeudi 20 novembre 2008
Partie remise... leçon d'acceptation
Je me souviens, il y a deux ans, la même chose s'était produite, mais ma réaction était bien différente. J'avais pris panique à l'idée de ne pas pouvoir être traitée et j'avais accepté de prendre du Neupogen pour stimuler la production de globules blancs. Ce médicament puissant n'était pas très agréable causant des maux de dos qui s'expliquent par le fait que la moelle épinière est sollicitée pour produire des globules blancs supplémentaires. Enfin.
En toute sérénité
Hier, je suis sortie de l'hôpital, après y avoir passé trois heures à attendre, aussi sereine qu'à mon arrivée. Comment se fait-il ? J'en ai conclu que tout le travail d'acceptation, de lâcher prise et de confiance en la vie que j'ai fait au cours des dernières années a porté ses fruits. Je suis maintenant en mesure de prendre plus de distance par rapport aux événements du quotidien avec la conviction qu'il en est mieux ainsi. J'ai confiance au processus aussi parce que je sais que je fais tout ce qu'il est en mon pouvoir pour retrouver la santé et que le reste est hors de mon contrôle. Si je ne peux contrôler le cours des choses, aussi bien arrêter de m'en soucier.
Je ne suis pas seule
Comme vous savez, chaque matin, j'ai mon petit rituel spirituel afin d'établir une connexion avec une dimension de lumière immensément plus grande que moi. C'est ainsi qu'il m'est possible de marcher sereinement à travers l'expérience de l'épreuve. Je ne suis pas seule, en effet, car dans cette connexion, je me sens accompagnée et supportée partout et en tout temps. L'important, c'est que je la rétablisse régulièrement, et mes lectures à saveur spirituelle m'y aide grandement.
Ces temps-ci, c'est Jésus qui marche avec moi; il me parle comme un ami dans le plus récent ouvrage de Paul Ferrini intitulé Le silence du coeur (éd. Le Dauphin Blanc, 2008). Voici quelques-uns des passages qui m'ont touchée ce matin :
"La pure beauté et la majesté de la vie se trouvent dans ses rythmes cycliques : le lever et le coucher du soleil, les phases de la Lune, le changement des saisons, les battements du coeur, le déploiement rythmique du souffle. La respiration procure la continuité, la familiarité, la sécurité. Mais dans chacun des cycles, on retrouve des variations qui apportent des défis et des occasions de grandir.Beaucoup de gens sont déconnectés des rythmes de la nature et de leur propre corps. Voilà pourquoi ils ne font pas l'expérience dans le contexte sécurisant et enveloppant dans lequel ils pourraient vivre et intégrer les défis qui se présentent. C'est l'une des tragédies du monde contemporain." (p. 193)
"La spiritualité n'est pas un travail mais une façon de vivre. C'est la poésie d'être, le rythme de la vie qui se déroule en chaque personne, dans chaque relation, dans chaque communauté." (p. 195)
"Si tu es prêt à abandonner les schémas négatifs et masochistes orientés vers le contentement des autres, tu dois avoir la force de demeurer dans la conviction de qui tu es, peu importe la réaction des autres. Tu dois aller profondément en toi et affirmer que tu es la seule personne en mesure de savoir qui tu es.Mets les idées et les opinions des autres de côté et demeure dans ta propre intégrité. Sois entièrement avec tes pensées et tes sentiments. Habite ta vie. Connecte-toi à ta joie. Trouve la source de l'énergie et de la sagesse en toi, et vis ta vie à partir de ce centre." (p. 196)
"Sans cet engagement envers toi-même, rien d'important, rien qui en vaut la peine ne sera accompli dans ta vie." (p. 197)
Un peu d'inspiration
Il m'arrive, à l'occasion, d'avoir peu d'inspiration pour mon sujet du jour. Dans ces cas, je me dis qu'il serait préférable que je n'écrive pas... Mais je sais que vous êtes là à me lire et que certains s'inquiètent lorsque je suis trop longtemps silencieuse. C'est pourquoi je me permets de puiser dans mes lectures pour écrire une courte chronique. Et je suis convaincue que vous comprenez ça.
Par ailleurs, l'inspiration me vient souvent des expériences de vie d'autres personnes. Ainsi, le contact avec le monde m'est essentiel. Dans l'optique d'établir une interaction avec ceux que mes écrits intéressent, je suis à organiser des soirées lecture au cours desquelles je vous lirez des textes touchants et inspirants dans une atmosphère empreinte de sérénité et de joie profonde. La première pourrait avoir lieu en décembre; la date reste à déterminer. Je vous tiendrai au courant.
Entre temps, si jamais vous aimeriez organiser une de ces soirées dans votre milieu, il me fera grand plaisir de répondre à vos attentes. À l'approche des fêtes, une telle activité pourrait s'inscrire agréablement dans vos préparatifs au niveau du coeur. Faites-moi signe si c'est le cas, la formule est flexible et c'est gratuit.
Sur ce, je vous souhaite une très bonne journée.
lundi 17 novembre 2008
La danse, c'est la vie !
Faire place à la vie, c'est sauter sur les occasions qui passent de s'amuser, rire et entrer dans la danse.
Dès que le repas prend fin, l'orchestre et ses chanteuses installent une ambiance de fête avec des tounes des plus emballantes. La première qui remplit le plancher de danse, c'est : "I will survive", une de mes chansons préférées des années 80. Bizarrement, je prends conscience des paroles comme jamais auparavant. Je les sentais profondément dans mon coeur. En effet, je survivrai... grâce à la danse; la danse dans laquelle j'accepte d'entrer avec la vie.
Mots de sagesse
(Tirés de Paul Ferrini, Le Silence du coeur - Réflexions de l'Esprit christique tome 2, éd. Le Dauphin Blanc, 2008)
"Donne une chance à la vie. Savoure la vie sans les limitations que tu lui imposes habituellement. Lorsque tu fais cela, tu obtiens d'incroyables résultats. Le parcours s'adoucit, les problèmes se résolvent, les relations vont de l'avant. Ta vie se met à bien aller. Tout cela parce que tu as abandonné l'idée que tu "sais" le sens de ta vie." (p. 160)
"Abandonner ton programme revient à dire que tu t'ouvres à celui de Dieu. Et quel est le programme de Dieu ? C'est la guérison, la réconciliation, une joyeuse expression de soi et une intime communion. Le programme de Dieu est de faire des miracles partout." (p. 161)
"Puisque le vrai miracle est notre union à Dieu par la compréhension de sa volonté pour nous, la guérison extérieure n'est pas requise. Elle peut survenir, et peut-être pas. Nous pouvons être guéris ou non de notre maladie. Le vrai miracle est dans notre abandon à la vie telle qu'elle est. Lorsque nous sommes en paix et dans l'acceptation de notre vie, le miracle de l'amour de Dieu se répand dans notre coeur." (p. 165)
Joyeuse danse...
vendredi 14 novembre 2008
Le plus précieux des cadeaux
Dans ma chronique d'hier, j'ai abordé la question des cadeaux du coeur. C'est, en effet, une bonne solution, mais ça ne règle pas tout.
Noël sur une île déserte
Voici un petit exercice amusant : Imaginez-vous en compagnie de votre famille et de vos amis sur une île déserte à l'approche de Noël. Que feriez-vous ?
- Vous laisseriez passer la fête comme si de rien n'était ?
- Vous trouveriez un moyen de célébrer avec les ressources disponibles ?
- le repas
- la célébration (ambiance, rituels, jeux, activités, etc.)
- les cadeaux (P.S. : Oubliez Wall-Mart; Purolator ne se rend pas sur cette île !)
Un retour vers l'essence du Soi
Les circonstances de cette mise en scène vous forceraient sans doute à faire appel à vos ressources personnelles pour offrir le plus beau cadeau qui soit : VOUS... votre présence, votre amour, votre joie de vivre, etc. Peut-être n'êtes vous pas en mesure, en ce moment, de reconnaître ces trésors qui vous habitent. Fort possible, car la vie qu'on mène, c'est-à-dire la vie qui nous mène de nos jours nous projette trop souvent à l'extérieur de notre essence propre dans un cirque de devoirs et d'obligations, de faux plaisirs et de relations superficielles, de divertissements et de fuites inoffensives, croit-on. Et ce, sans même qu'on en ait vraiment conscience.
Comment ramener plus de conscience dans sa vie ? RESPIRER, tout simplement. Respirer profondément nous force à ralentir le tempo et automatiquement à prendre conscience de notre moment présent. C'est un pas de géant vers une vie plus riche qui correspond davantage à nos désirs profonds.
Reconquérir l'amour de soi
Comment offrir le meilleur de soi-même si on n'a pas d'abord retrouvé l'amour véritable de soi ? Impossible. Voici ce qu'en dit l'auteur Sanaya Roman dans Choisir la joie (éd. Ronan Denniel, 1994, pp. 45-55) :
- "Cultiver l'amour de soi signifie s'accepter tel que l'on est ici et maintenant."
- "Une des façons de vous aimer davantage consiste à ne plus vous comparer aux autres."
- "Cultiver l'amour de soi, c'est se libérer de la culpabilité."
- "Un des plus grands cadeaux que vous puissiez faire aux autres consiste à vous ouvrir à leur amour."
- "Les personnes qui s'aiment vraiment sont remplies d'amour, généreuses et attentionnées; elles expriment la confiance qu'elles ont en elles-mêmes par l'humilité, le pardon et leur vision holistique."
- "S'aimer soi-même implique la foi, la confiance et la croyance en ce que l'on est et dans le désir d'agir."
- "L'amour de soi vient du coeur; il requiert gentillesse et amour inconditionnel."
- "L'amour de soi implique le respect du soi ainsi qu'une vie orientée vers le but ultime."
- "Pour vivre un plus grand amour, soyez prêt à recevoir les cadeaux des autres, qu'il s'agisse d'amour, d'amitié, de soutien."
- "Uni à ce que vous aimez faire, il n'y a plus de limite à vos possibilités et à ce que vous pouvez transcender."
L'art de cultiver l'amour de soi
Les avenues pour cultiver l'amour de soi sont nombreuses. Aujourd'hui, je vous propose un exercice de cheminement sur l'amour de soi (extrait du même ouvrage, p. 55) :
- 1. Comment pouvez-vous savoir si vous pensez ou agissez avec amour à votre égard ?
- 2. Comment serait demain, si vous agissiez toujours au travers d'actes d'amour envers vous-même ?
- 3. À quoi ressembleraient vos actions si vous vous aimiez vraiment au niveau de votre corps physique, de votre relation d'amour avec votre partenaire, de votre travail et votre carrière ?
- 4. Que feriez-vous demain, si vous vous aimiez vraiment, dans votre relation d'amour, dans votre travail, avec votre corps physique ? Énumérez trois actions particulières que vous accompliriez dans chacun de ces trois domaines ?
Que le lumière divine vous guide !
jeudi 13 novembre 2008
Avancez vers la lumière
- Implication communautaire : Que vous choisissiez de passer la Guignolée dans votre quartier, de faire un peu de bénévolat auprès des personnes seules ou des banques alimentaires, le fait de prendre part à la vie de quartier nous remet en contact avec le sens du partage et la compassion.
- Ambiance de fête : On peut s'imprégner de l'ambiance des fêtes en assistant à un concert de Noël, en écoutant des beaux airs de Noël tout en préparant des biscuits qu'on offrira en cadeau ou en allant se promener dans les rues pour admirer les maisons et les vitrines joliment décorées.
- Activités ressourçantes : Dans les semaines précédant Noël, une foule d'activités nous sont proposées : expositions de crèches et de sapins de Noël, ventes d'artisanat local et sorties en plein air avec la famille. Il suffit de fouiller les journaux et magazines pour trouver de belles idées. L'important est de se faire plaisir et surtout de partager de bons moments avec ceux que l'on aime.
- Cadeaux du coeur : Enfin, il y a le don de soi... Le plus beau cadeau qu'on puisse offrir est celui qui vient du coeur. Plusieurs ne se donnent plus la peine d'envoyer des cartes de Noël ou le font par le biais de l'internet. Je considère que la meilleure façon d'offrir ses bons voeux est en écrivant un mot personnel dans une carte traditionnelle envoyée par la poste (même si ça entraîne des coûts). C'est le moment par excellence pour dire merci et souhaiter le meilleur de ce que la vie a à offrir. Un autre cadeau du coeur : un jouet offert à un enfant démuni... incognito.
* L'expression "s'asseoir dans son coeur" est une image que j'utilise régulièrement car elle illustre tellement bien la rencontre avec soi et sa dimension divine. Pour en faire l'expérience, fermez les yeux et imaginez que vous êtes assis dans une petite grotte, votre coeur. Il ne fait ni chaud, ni froid, ni trop sombre ni trop clair. Vous êtes juste bien. Vous êtes assis là tranquillement en sachant que quelqu'un viendra à votre rencontre. C'est le sage qui habite en vous. Il a un message à vous livrer. Ne forcez rien avec votre tête, à savoir : "Voyons, c'est ben long... quand est-ce qu'il va arriver le sage ?" Car plus vous forcez, plus vous le repoussez. Soyez juste là à attendre patiemment qu'il se manifeste. Lorsqu'il sera prêt, vous vous sentirez touché par un mot (soufflé dans une brise légère), une émotion, une image, une idée... Soyez attentif et ouvert, car le message est souvent subtil.

