dimanche 7 décembre 2008

Soirée festive au Lac Brompton

Une invitation à un souper de Noël d'une gang d'ouvriers de la maintenance de la Domtar de Windsor accompagnés de leur compagne et le ton est donné.

Seulement une trentaine de personnes, mais l'esprit festif est au rendez-vous autour d'un bon repas et de quelques verres de vin (trop pour certains). La camaraderie est palpable dans les échanges d'histoires de shop (inside stories) et dans les rires de bon coeur qui fusent de toute part.

Je suis là au milieu d'un groupe d'inconnus accompagnant mon amoureux qui fait partie d'eux. Il est heureux que j'aie pu me libérer pour l'occasion. J'adore les fêtes et j'en ai eu trop peu ces dernières années. J'en profite pour m'imprégner de la vie qui circule entre les personnes présentes pour réactiver la vitalité qui coule dans mes veines.

Explosion sur la piste de danse

Et quand l'heure de la danse arrive, mon énergie explose au milieu des danseurs qui s'entassent sur la piste de danse. La musique ne correspond pas tout à fait à mes goûts musicaux, mais je trouve le moyen de témoigner de toute la vitalité qui m'habite et de mon amour de la vie. Puis, une pensée effleure mon esprit rapidement : "Si les gens savaient..." Et une poussée d'adrénaline me stimule davantage. J'ai envie de leur dire : "Le cancer, ce n'est pas la fin du monde.* Voyez comme la VIE est plus grande que tout. C'est grâce à cette vie, à ma volonté de vivre que je puis rayonner et vous inspirer. Allez, sautez dans la danse."

Soudain, un contact privilégié se crée instantanément : une des femmes présentes se fait complice dans cet esprit festif qui nous unit tous sur la piste de danse; elle me regarde avec un air amusé. Son bras dans mon dos m'invite à lui manifester mon enthousiasme et je l'enlace spontanément de mes deux bras. Je venais de me faire une amie de coeur.

Jean a compris la valeur inestimable de la joie de vivre... Il sort son appareil photo et capte des clichés de chaque couple présent. Les sourires illuminent les photos; le plaisir et la joie de vivre sont bel et bien présents. Ces clichés serviront à créer une mosaïque sur un mur du département. Tant mieux... il faut que la joie de vivre s'affiche au grand jour. Au "yabe" l'économie !!! (Traduction : Au diable l'économie...)

Mot de gratitude

En terminant, je tiens à remercier toutes ces personnes qui, par leur simple présence à la fête du Lac Brompton, ont su insuffler une grande bouffée d'air frais dans ma lutte pour la vie. Merci à Jocelyn et Lyne, Serge et Nicole, Jean et Diane, Charles et Armande, Alain et Gaétane, Jocelyn et Christiane, Bertrand et Manon, ainsi que Daniel, Pierre, Jean-Nil, Marcial, Daniel et leur compagne. Je vous aime !

Vive la vie, vive l'amour, vive la compagnie !!! Et joyeuses fêtes !

* Lire la précision importante sur cette affirmation dans ma prochaine chronique.

mardi 2 décembre 2008

Les porteuses de joie

Ce matin, je suis quasi euphorique à l'idée de vous partager un fort beau message reçu de mes amies de la Biodanza. (Je vous ai parlé de Biodanza dans ma chronique du 30 octobre dernier intitulée Cultivez la joie.) C'est qu'au début de novembre, nous avons eu la visite d'Hélène, la directrice de l'école de Biodanza de Montréal et de Nice en France. Elle était curieuse de nous rencontrer puisque nous sommes à travailler sur un projet bien spécial de vidéo qui nous permettra de présenter un aspect de la Biodanza dans le cadre d'un important symposium qui se tiendra à Nice en juin prochain. Elle était curieuse de voir comment des personnes atteintes ou ayant été touchées d'une façon ou d'une autre par le cancer pouvait s'épanouir dans un univers de Biodanza.

Le message qu'elle a publié dans le bulletin d'information de son école traduit bien la surprise qu'elle a eue... Le voici :

Message d'Hélène

"Aux prises avec des engagements, aux prises avec le plein d'un quotidien qui n'a rien de routinier, je me surprends parfois à retrouver quelque chose qui ressemble à de l'habitude dans ma manière de commencer ma journée, de me penser et de penser le monde. Vous savez, cet automatisme qui nous fait tout placer dans des cases bien délimitées, dans des catégories bien distinctes...et nous enferme dans une perception superficielle de nous-mêmes et du monde. Et c'est souvent dans cette inconscience de l'instant présent, que je me fais littéralement happée, cueillir et projetée dans un vortex qui ne me laisse aucun choix, autre que celui de m'abandonner.

Ce vortex, je l'ai rencontré (ou plutôt il m'a saisie) lors de mon dernier voyage à Montréal. J'y étais - entre autres activités - invitée à participer à une vivencia de Biodanza dans le cadre d'une action menée auprès d'un organisme qui propose de l'accompagnement par des activités diverses, à des personnes atteintes de cancer ou l'ayant été. Ou des personnes touchées par ses vagues. Comme peuvent l'être des proches. Une de ces activités est la Biodanza, proposée par une facilitatrice en devenir, elle-même directement concernée par ce qu'elles ne nomment pas «maladie», mais «épreuve», «expérience», «réalité», voire même «initiation».

Je m'apprêtais à entrer dans l'univers sombre et pesant de la souffrance, des blessures et de la mort proche ou prochaine, de la peur de la rencontrer. Je m'armais de mon optimisme, je me faisais toutes sortes de représentations sur ce que j'allais pouvoir offrir. J'étais à l'extérieur. Elles ont commencé alors à arriver une à une. L'arrivée de chacune est saluée comme un rayon de soleil, comme un cristal de lumière, comme une chaude caresse sur le coeur. Les voix sont enjouées, profondes, les rires légers, les étreintes dansantes, l'enthousiasme entier ! Rient-elles autant pour fuir ce que moi-même je ne connais pas ? Éprouvent-elles l'euphorie de l'urgence ? Puis-je rire moi aussi ?

Peu à peu, de cette effervescence désordonnée et quasi dionysiaque, naît le moment des partages et je suis saisie par la densité des mots. Mêmes les plus légers sont habités d'une présence profonde. Le lieu d'où ils fusent ou jaillissent, glissent ou murmurent, sont des lieux habités. Les lieux de l'âme. Ils ont la précision et la concision de la lucidité. Ils ont la puissance du présent. Les « aménagements » sont discrets...quasi imperceptibles. Un fauteuil, un peu d'eau...beaucoup de tendresse. Lorsque le langage des corps remplace la danse des mots, chaque regard, chaque geste, chaque envolée de ces chairs pourtant tant et tant mutilées, chaque étreinte, chaque abandon, chaque soupir, chaque clignement pudique de paupières sur l'univers intime, se lance dans l'univers de ma propre réalité comme un hymne à la vie. Dans une danse à deux, sous le regard de l'une d'entre elles, la gratitude m'a déployée dans une transe dont chaque frémissement agite encore la surface bouleversée de ma vie. Et l'une d'entre elles, m'a offert en partage, une invitation que je fais à mon tour, d'aller visiter un espace surprenant et généreux. Il s'agit des «Soldates de la Paix». Je vous laisse le découvrir. www.lessoldatesdelapaix.ca"

Rayons de lumière sacrée

Nul besoin d'ajouter mon grain de sel, l'expérience d'Hélène parle d'elle-même. Les "porteuses de joie" se préparent à livrer des rayons de lumière sacrée dans le coeur de leurs invités... En effet, le party de Noël d'OMPAC*, le 10 décembre prochain, sera l'occasion choisie pour le faire. Je vous en donnerai des nouvelles.

D'ici là, n'oubliez surtout pas de danser avec la vie... elle est si généreuse et bonne. Suffit de suivre ses pas avec confiance.

Je vous envoie une pluie d'étoiles filantes pour illuminer vos journées.

*OMPAC : Organisation multiressources pour personnes atteintes de cancer. Voir www.ompac.org

vendredi 28 novembre 2008

Soyons généreux, soyons humains !

Je me permets, ce matin, de vous rapporter une histoire reçue dans mon courriel cette semaine étant donné que la forme n'y est pas.

À l'approche du temps des fêtes où on pense tous à trouver le bon cadeau pour les gens qu'on aime, voici une belle suggestion d'échange de cadeaux... du coeur.

Histoire de coeur

Histoire d'une jolie expérience qui tient chaud aux coeurs et aux âmes. Histoire d'inventer, de partager, voire de perpétuer les bonnes idées.

Un jour, une prof américaine demande à ses élèves de noter le nom de tous les élèves de la classe sur une feuille et de laisser un peu de place à côté de chaque nom. Puis, elle leur dit de penser à ce qu'ils pouvaient dire de plus gentil au sujet de chaque camarade et de le noter à côté du nom. Cela pris toute une heure jusqu'à ce que tous aient fini et, avant de quitter la salle de classe, les élèves remirent leur copie à la prof.

Durant le week-end, la prof écrivit le nom de chaque élève sur une feuille et, à côté, toutes les remarques gentilles que les autres avaient écrites à son sujet. Le lundi, elle donna à chaque élève sa liste. Déjà peu de temps après, tous souriaient. «Vraiment ?» entendait-on chuchoter... «Je ne savais pas que j'avais de l'importance pour quelqu'un ! » et «Je ne savais pas que les autres m'aimaient tant. » étaient les commentaires que l'on entendait dans la salle de classe... Personne ne parla plus jamais des listes. La prof ne savait pas si les élèves en avaient parlé entre eux ou avec leurs parents, mais cela n'avait pas d'importance. L'exercice avait rempli sa fonction. Les élèves étaient satisfaits d'eux-mêmes et des autres.

Quelques années plus tard, un élève était mort au Vietnam et la prof alla à l'enterrement de cet élève. L'église était comble. Beaucoup d'amis étaient là. L'un après l'autre s'approcha du cercueil pour lui adresser un dernier adieu. La prof y alla en dernier et elle trembla devant le cercueil. Un des soldats présents lui demanda : «Est-ce que vous étiez la prof de maths de Mark?» Elle hocha la tête : «Oui.». Alors il lui dit : «Mark a souvent parlé de vous.» Après l'enterrement, la plupart des amis de Mark s'étaient réunis. Les parents de Mark étaient aussi là et ils attendaient impatiemment de pouvoir parler à la prof. « Nous voulions vous montrer quelque chose.» dit le père de Mark, et il sortit son portefeuille de sa poche. «On a trouvé cela quand Mark est tombé. Nous pensions que vous le reconnaîtriez.» Il sortit du portefeuille un papier très usé qui avait dû être recollé, déplié et replié très souvent. Sans le regarder, la prof savait que c'était l'une des feuilles contenant beaucoup de gentilles remarques écrites à l'époque par les camarades de classe au sujet de Mark. «Nous aimerions vous remercier pour ce que vous avez fait.» dit la mère de Mark. «Comme vous pouvez le constater, Mark a beaucoup apprécié ce geste.»

Tous les anciens élèves se réunirent autour de la prof. Charlie sourit et dit : «J'ai encore ma liste. Elle se trouve dans le premier tiroir de mon bureau.» La femme de Chuck dit : «Chuck m'a prié de la coller dans notre album de mariage.» «Moi aussi, j'ai encore la mienne, dit Marilyn, elle est dans mon journal intime.» Puis, Vicky, une autre élève, prit son agenda et montra sa liste toute usée aux autres personnes présentes. «Je l'ai toujours avec moi, dit Vicky et elle ajouta : Nous l'avons tous gardée.»

La prof était si émue qu'elle du s'asseoir et elle pleura. Elle pleurait pour Mark et pour tous ses amis et sa famille. Ils ne le reverraient plus jamais, mais ils s'aimaient, s'appréciaient et se respectaient. Elle pleurait parce que c'était beau ce qui les reliait tous. Elle pleurait sa propre humanité sans doute.Tous, nous sommes magnifiques. L'aventure humaine suppose un grand courage.

Aux êtres extraordinaires que nous sommes

La personne qui a acheminé ce message à sa liste de correspondants courriel a ajouté ceci : «Je dédie cette belle histoire simple à tous les êtres extraordinaires que nous sommes. Je remercie pour cette extraordinaire histoire qui me rappelle oh combien je ne suis rien. Enfin, je veux partager cette émotion maintenant, cet élan d'amour envers toi qui lis mes mots en cet instant même. Nous sommes un seul et même Être, bien que différents les uns des autres. Dieu que c'est bon de se prendre dans les bras ! De partager de l'amour, de l'amitié. De se dire les choses. D'être vrai, simple et sincère avec soi-même.»

Un Noël bien spécial

Et moi, je vous dis ceci : Si vous ne savez quoi offrir à vos proches pour Noël, commencez par leur offrir un mot gentil bien senti. Et si vous faites un échange de cadeaux dans votre famille, votre cercle d'amis ou parmi vos collègues, pourquoi ne pas ajouter un mot gentil sur la carte de souhait ? Un simple «Merci pour ta gentillesse, ton sourire, ton soutien, ton engagement, etc.» C'est le plus cadeau qui soit, car il vient du coeur.


mercredi 26 novembre 2008

Jour de fête

Ce matin, je prends quelques minutes pour vous dire bonjour, mais pas beaucoup plus. J'aurai une journée occupée, car ce soir, je reçois mes amies pour une soirée bien spéciale. Je leur ai préparé une expérience d'intériorité et de joie dont elles ne se doutent pas. Afin de partager dans un contact direct mes trouvailles de sagesse et quelques histoires, je les ai invitées à assister à une lecture de textes touchants et inspirants auxquels j'ai ajouté quelques-uns de mes poèmes de Noël. C'est une première que je compte bien répéter au cours des prochains mois. Je vous en donnerai des nouvelles.

Les zones bleues

J'ai déniché un nouveau sujet fort intéressant : les zones bleues... Ce sont les endroits dans le monde où les gens vivent le plus longtemps et en pleine santé. Ces endroits ont été explorés et étudiés par l'auteur Dan Buettner, un collaborateur auprès de National Geographic qui a passé sept ans à faire des recherches sur le sujet avant d'écrire son livre The Blue Zones: Lessons for Living Longer from the People Who've Lived the Longest. Beaucoup de secrets précieux sont dévoilés par les doyens de cette planète au quatre coins du monde. Je vous rappelle qu'elles sont âgées ET en pleine forme.

Je vous reviendrai avec ça sans doute vendredi matin, car demain, c'est jour de traitement.

Bon, je dois vous laisser pour m'activer à la préparation de ma soirée-lecture. Je vous offre un petit sourire au coeur avec cette photo touchante.

Bonne journée !

mardi 25 novembre 2008

Autres souvenirs de mon enfance

Dans ma dernière chronique, je vous ai promis d'autres souvenirs. Les voici :

En pensant à mon oncle Daniel, je n'ai pu m'empêcher de penser à ma grand-mère Jeanette (Mathilda de son nom de naissance... elle ne l'aimait pas et l'a donc fait changer). J'avais à peine sept ans lorsqu'elle est décédée subitement à l'âge de 57 ans. Encore une fois, je n'ai que très peu de souvenirs d'elle, surtout parce qu'on n'avait pas l'occasion de la voir souvent en raison de la distance (nous, à Montréal et elle, à Sherbrooke).

Ce qui me vient spontanément à la mémoire, c'est que mémère Jeanette m'avait lu quelques pages du Petit Prince lors d'une de ses rares visites chez nous. Je me rappelle aussi qu'elle détestait nos escaliers extérieurs en colimaçon. Elle avait toujours peur de tomber.

Aujourd'hui, son souvenir me revient chaque fois que j'applique du rouge à lèvre car, comme ma mère, j'ai hérité de ses lèvres. Ma grand-mère avait une toute petite lèvre supérieure. Comme j'aurais aimé l'avoir plus longtemps, ma grand-mère !

Malgré tout, ces souvenirs me réconfortent. La joie de les avoir eus dans ma vie, elle et Daniel, est toujours présente et leur esprit m'habite encore. D'ailleurs, un jour, une diseuse de bonne aventure m'avait dit que l'esprit de ma grand-mère était toujours avec moi. Que ça soit vrai ou non, cette idée m'avait grandement plu. Et j'ai bien hâte de la retrouver dans l'au-delà... mais pas tout de suite. Je n'ai pas encore fini mon voyage sur terre.

Prochain sujet... l'Esprit de Noël, tel que promis récemment.

samedi 22 novembre 2008

Souvenirs d'une bouteille de Coke

C'est fou comme un objet aussi banal qu'une bouteille peut nous ramener dans nos souvenirs les plus lointains. C'est ce qui s'est produit ce matin, lorsque j'ai aperçu une bouteille de Coke en verre avec une capsule dentelée comme bouchon. C'était ainsi qu'elles se vendaient il y a de cela 40 ans au moins. Je m'en souviens, parce que mon oncle Daniel, décédé en juin 1968 à l'âge de 16 ou 17 ans par noyade, c'est ça qu'il buvait.

Au moment de son décès, j'avais cinq ans. Mon souvenir remonte donc à quelque temps avant le triste événement. Nous étions en visite chez mes grands-parents maternels qui habitaient rue King à Sherbrooke, juste en face du Motel Le Baron. Assis au salon dans la chaise berçante, mon oncle m'avait demandé de lui faire une commission : "Si tu vas me chercher un Coke, je te donnerai 5 cents." Serviable et obéissante comme j'étais, je me suis aussitôt levée pour répondre à sa demande. M'approchant de lui la main tendue pour réclamer des sous pour acheter son breuvage préféré. Lui croyait que je demandais mon dû à l'avance : "Vas me chercher le Coke et je te paierai après." m'a-t-il dit. "Oui, mais j'ai besoin d'argent pour acheter le Coke." que je lui ai répondu. Suite à quoi il a pu préciser son attente : "Non, vas voir mémère et demande lui qu'elle t'en donne un du frigidaire." Ce que j'ai fait, ensuite j'ai pu recevoir ma récompense.

C'est le seul et unique souvenir de cet oncle que j'ai encore gravé dans ma mémoire 40 ans plus tard. Et ce souvenir en a engendré d'autres... (à suivre donc demain !)

jeudi 20 novembre 2008

Partie remise... leçon d'acceptation

Pour une nouvelle fois hier, j'ai dû accepter de reporter mon traitement faute de globules blancs en quantité suffisante, et ce, malgré un délai de trois semaines depuis le dernier. Comme l'explique le spécialiste : "C'est normal avec l'accumulation des solutions dans le système. Il est préférable de reporter d'une semaine pour s'assurer d'éviter les zones dangereuses d'infection."

Je me souviens, il y a deux ans, la même chose s'était produite, mais ma réaction était bien différente. J'avais pris panique à l'idée de ne pas pouvoir être traitée et j'avais accepté de prendre du Neupogen pour stimuler la production de globules blancs. Ce médicament puissant n'était pas très agréable causant des maux de dos qui s'expliquent par le fait que la moelle épinière est sollicitée pour produire des globules blancs supplémentaires. Enfin.

En toute sérénité

Hier, je suis sortie de l'hôpital, après y avoir passé trois heures à attendre, aussi sereine qu'à mon arrivée. Comment se fait-il ? J'en ai conclu que tout le travail d'acceptation, de lâcher prise et de confiance en la vie que j'ai fait au cours des dernières années a porté ses fruits. Je suis maintenant en mesure de prendre plus de distance par rapport aux événements du quotidien avec la conviction qu'il en est mieux ainsi. J'ai confiance au processus aussi parce que je sais que je fais tout ce qu'il est en mon pouvoir pour retrouver la santé et que le reste est hors de mon contrôle. Si je ne peux contrôler le cours des choses, aussi bien arrêter de m'en soucier.

Je ne suis pas seule

Comme vous savez, chaque matin, j'ai mon petit rituel spirituel afin d'établir une connexion avec une dimension de lumière immensément plus grande que moi. C'est ainsi qu'il m'est possible de marcher sereinement à travers l'expérience de l'épreuve. Je ne suis pas seule, en effet, car dans cette connexion, je me sens accompagnée et supportée partout et en tout temps. L'important, c'est que je la rétablisse régulièrement, et mes lectures à saveur spirituelle m'y aide grandement.

Ces temps-ci, c'est Jésus qui marche avec moi; il me parle comme un ami dans le plus récent ouvrage de Paul Ferrini intitulé Le silence du coeur (éd. Le Dauphin Blanc, 2008). Voici quelques-uns des passages qui m'ont touchée ce matin :
"La pure beauté et la majesté de la vie se trouvent dans ses rythmes cycliques : le lever et le coucher du soleil, les phases de la Lune, le changement des saisons, les battements du coeur, le déploiement rythmique du souffle. La respiration procure la continuité, la familiarité, la sécurité. Mais dans chacun des cycles, on retrouve des variations qui apportent des défis et des occasions de grandir.

Beaucoup de gens sont déconnectés des rythmes de la nature et de leur propre corps. Voilà pourquoi ils ne font pas l'expérience dans le contexte sécurisant et enveloppant dans lequel ils pourraient vivre et intégrer les défis qui se présentent. C'est l'une des tragédies du monde contemporain." (p. 193)

"La spiritualité n'est pas un travail mais une façon de vivre. C'est la poésie d'être, le rythme de la vie qui se déroule en chaque personne, dans chaque relation, dans chaque communauté." (p. 195)

"Si tu es prêt à abandonner les schémas négatifs et masochistes orientés vers le contentement des autres, tu dois avoir la force de demeurer dans la conviction de qui tu es, peu importe la réaction des autres. Tu dois aller profondément en toi et affirmer que tu es la seule personne en mesure de savoir qui tu es.

Mets les idées et les opinions des autres de côté et demeure dans ta propre intégrité. Sois entièrement avec tes pensées et tes sentiments. Habite ta vie. Connecte-toi à ta joie. Trouve la source de l'énergie et de la sagesse en toi, et vis ta vie à partir de ce centre." (p. 196)

"Sans cet engagement envers toi-même, rien d'important, rien qui en vaut la peine ne sera accompli dans ta vie." (p. 197)

Un peu d'inspiration

Il m'arrive, à l'occasion, d'avoir peu d'inspiration pour mon sujet du jour. Dans ces cas, je me dis qu'il serait préférable que je n'écrive pas... Mais je sais que vous êtes là à me lire et que certains s'inquiètent lorsque je suis trop longtemps silencieuse. C'est pourquoi je me permets de puiser dans mes lectures pour écrire une courte chronique. Et je suis convaincue que vous comprenez ça.

Par ailleurs, l'inspiration me vient souvent des expériences de vie d'autres personnes. Ainsi, le contact avec le monde m'est essentiel. Dans l'optique d'établir une interaction avec ceux que mes écrits intéressent, je suis à organiser des soirées lecture au cours desquelles je vous lirez des textes touchants et inspirants dans une atmosphère empreinte de sérénité et de joie profonde. La première pourrait avoir lieu en décembre; la date reste à déterminer. Je vous tiendrai au courant.

Entre temps, si jamais vous aimeriez organiser une de ces soirées dans votre milieu, il me fera grand plaisir de répondre à vos attentes. À l'approche des fêtes, une telle activité pourrait s'inscrire agréablement dans vos préparatifs au niveau du coeur. Faites-moi signe si c'est le cas, la formule est flexible et c'est gratuit.

Sur ce, je vous souhaite une très bonne journée.