mardi 19 mai 2009

Mon chemin de guérison : la FOI (2)

Je reprends sans tarder ma chronique d'hier.

Pourquoi la FOI ?

En effet, j'aurais pu commencer à vous décrire mon chemin de guérison en dressant la liste de toutes les avenues empruntées depuis le début de ce périple, mais j'ai eu peur de me perdre en chemin ! C'est que par dessus tout, c'est la FOI qui me guide et m'éclaire. De plus, c'est à partir d'une entente conclue avec mon Créateur sur mon lit d'hôpital alors que je venais d'être avisée de me préparer à mourir (il y a déjà plus de trois ans et demi) que j'ai entrepris courageusement ma route. (Lire Matin de confidences parue le 12 avril 2008 pour plus de détails sur cet épisode.)

Début d'une grande aventure

Dès que j'ai été saisie de la présence d'une masse de nature inconnue et particulièrement imposante dans mon abdomen en août 2005, j'avais le sentiment que la cause appartenait à un univers qui m'était encore étranger, à savoir, la dimension subtile de l'être, et associée à certaines blessures et souffrances enfouies dans mes entrailles. Je devais absolument trouver quelqu'un pour m'aider à explorer ce monde mystérieux.

C'est là que j'ai rencontré "par hasard" Marie, ma première thérapeute. C'était un hasard dans la mesure où j'avais pris son nom sur le babillard de mon bureau; elle donnait des cours de yoga et je m'étais inscrite à la session qui devait débuter prochainement. En l'informant de mon impossibilité à démarrer la session en raison de mon problème de santé, elle m'a invitée à aller la rencontrer puisqu'elle était en mesure de m'aider à régler des choses dans la dimension énergétique de mon être. Et nous avons commencé à travailler le monde des émotions et à toucher à l'univers spirituel.

C'était le début d'une grande aventure au coeur de moi-même ! Et mon travail devait prendre diverses orientations, puisque j'apprenais que mon grand corps était composé de plusieurs corps : le corps physique qui en est le noyau, le corps mental, le corps émotionnel et le corps spirituel.

Plusieurs pistes d'action

Si vous avez déjà cherché à en savoir plus sur la santé, vous avez sans doute pu constater que la vitalité se nourrit de plusieurs sources. Dans Anticancer (David Servan-Schreiber, éd. Robert Laffont), l'auteur nous invite à développer de nouveaux réflexes pour une meilleure santé : saine alimentation, bien sûr, activité physique (bouger et s'oxygéner), méditation (se recentrer et se calmer), gérer ses émotions (les accepter et les exprimer), s'accepter avec ses valeurs et son histoire, etc. Je vous invite à consulter son site pour faire le tour de la question : http://www.guerir.fr/

Pour sa part, Nicole Gratton, dans son livre intitulé Les Secrets de la vitalité (éd. Flammarion), nous dresse une liste des différents aspects à considérer pour faire le plein d'énergie et vivre une vie heureuse. Outre l'alimentation, l'oxygénation et le sommeil, elle aborde les aspects du stress, la détresse émotionnelle, les plaisirs quotidiens, la mission stimulante et la méditation inspirante. (Voir http://www.nicole-gratton.com/fr/ecole/liv_vitalite.html)

Mes trois soleils de vie

Quant à moi, c'est à partir des informations que j'ai recueillies et des expériences que j'ai vécues, que j'ai pu me préparer un tableau de gestion de ma santé sur trois axes : le corps (associé à la nature), le coeur (lié à l'amour) et l'âme (guidée par l'Esprit). Cette grille (disponible sur demande à josee.martin@videotron.ca) me permettait d'indiquer dans les cases correspondantes les actions que je posais au quotidien au bénéfice de ma santé.

Ainsi, sous chaque thème étaient regroupés les diverses actions possibles :
  • Le corps/nature : alimentation et suppléments, soins corporels (bain, massage, réflexologie), repos (sommeil, sieste, détente), oxygénation (marche en plein air, baîllements et sons guérisseurs - tirés du Qi Gong), activité physique (étirement, musculation, cardio).
  • Le coeur/amour : amour, partage, entraide, compassion, bonheur, plaisir, rire, rencontres passionnantes, musique, aromathérapie, zoothérapie, sorties, etc.
  • L'âme/Esprit : connexion divine (prière, méditation, visualisation, contemplation, lecture, écriture, mandalas, silence, intuition, messe, nature, jardin), travail sur ma mission de vie, mon rêve, créativité (couture, horticulture, scrapbooking), thérapie (consultation), programmation mentale (pensées positives, affirmations, etc.), Yoga, Qi Gong, etc.
Comme vous pouvez le constater, guérir est un travail à temps plein et les combinaisons d'ingrédients sont multiples. Chacun sa recette ! Mais ça ne doit pas être considéré comme un combat, dit-on.

Je m'arrête ici pour aujourd'hui, car je sens mon énergie à la baisse. Je vous reviendrai avec la suite très bientôt.

Bonne journée !

lundi 18 mai 2009

Mon chemin de guérison : la FOI

Bon, enfin ! Ça fait au moins deux semaines que je vous promets de vous parler de mes avenues de guérison, mais ma condition physique m'a donné du fil à retordre. Et rappelez-vous que je suis en plein processus de déménagement... J'entreprends donc une chronique sur le sujet en ce beau lundi férié : la fête des jardiniers !!!

(Je vote pour cette appellation, puisqu'on n'arrive pas à s'entendre sur le vrai sens de ce congé : fête de la Reine, pour les anglos; fête de Dollard, pour les francos mais on sait plus c'est qui Dollard ; fête des Patriotes, qui me fait penser au cinéaste Pierre Falardeau avec ses revendications interminables pour la survie de notre peuple... pas que je sois contre, mais je trouve que, par moment, ça devient lourd. Il me semble que nous avons déjà la St-Jean-Baptiste pour souligner notre appartenance au Québec. Le printemps, n'est-ce pas la fête de la nature ?)

Mot d'inspiration

Avant de débuter, j'aimerais vous partager un passage qui m'a inspirée particulièrement sur le sujet de la guérison :
"Notre monde a sa source dans notre conscience : il est le reflet de notre état de conscience ; c'est la conscience qui régit le monde de quelqu'un. C'est la conscience de la vérité qui est la loi du monde, comme l'est aussi l'ignorance de la vérité. Pour celui, par exemple, qui sait chasser les ténèbres avec la lumière, il n'y a pas de loi des ténèbres. Les ténèbres n'ont du pouvoir sur quelqu'un qu'en l'absence de la lumière. De même, en l'absence de la vérité dans cette conscience, ce sont l'ignorance, le mensonge, l'apparence, la discorde et l'inharmonie qui se font entendre. Par conséquent, quand il n'y a pas action de la vérité dans notre conscience, notre monde reflète la chance, le hasard, les croyances humaines, médicales ou astrologiques. Et quand la vérité opère en et par notre conscience, elle se fait loi d'harmonie en notre monde, de sorte que toutes choses en notre être et notre vie reflètent l'harmonie qui est en notre conscience."
(Tiré de Joël S. Goldsmith, L'Art de la guérison spirituelle, éd. Astra, 1997, pp. 173-174)

Quand j'ai lu ce passage, j'ai revu mon oncologue qui ne croit qu'au pouvoir de sa médecine... (lire les quelques chroniques précédentes pour plus de détails) Ainsi, lorsqu'il a péniblement constaté les résultats du dernier examen, il avait perdu tout espoir.

Mon chemin à moi

Bien que je me sois fait reprocher d'écrire parfois "à l'américaine" par ma belle-soeur préférée (Salut, Linda ! Embrasse frérôt pour moi ), c'est-à-dire que je ne finis pas toujours mes histoires sans donner un nouveau rendez-vous pour la suite, je m'arrête ici pour le moment... C'est maintenant l'heure du souper et mon dos commence à me faire sentir qu'il en a assez de cette chaise. Je reprendrai donc mon récit demain matin.

Soyez au rendez-vous !

jeudi 14 mai 2009

Petit bonjour !

Je sais que certains d'entre vous s'inquiètent lorsque je tarde à publier une nouvelle chronique. Et c'est pourquoi je prends quelques minutes ce matin pour vous dire un petit bonjour, car je n'ai pas assez de temps pour écrire la chronique tant attendue sur mes avenues de guérison (lire les quelques chroniques précédentes).

C'est que voyez-vous, je suis supposée être en train de préparer mon déménagement prévu pour le 5 juin prochain, mais d'autres dossiers occupent mon esprit et mon temps. D'abord, mon "body" est en révolte, il me semble. Il y a d'abord eu une grippe non-porcine qui m'a ralentie dans mes activités, suivie d'un problème digestif dont je vous ai parlé dans ma chronique du 4 mai (En Dieu, la grâce !) et, pour finir, un terrible mal de dos associé à un nerf sciatique trop inactif. Voilà !

Un beau cadeau de la vie

Ce matin, j'ai peu de temps, car je dois aller chercher ma nouvelle voiture chez le concessionnaire. Je me suis gâtée... En fait, c'est plutôt la Vie qui m'a gâtée, car c'est grâce à l'économie de frais associés au logement (en emménageant avec mon chum à Magog) que j'ai aujourd'hui la possibilité de changer ma voiture qui date de 1998. Ce n'est pas un luxe, vous me direz ? Moi, ça faisait deux ans que j'en rêvais et c'est dans ce vent de changement que cette belle opportunité s'est présentée. Merci la Vie !

Un message d'espoir

Hier, j'ai eu le plaisir d'être invitée avec mon amie Isabella (notre facilitatrice de Biodanza) à livrer notre message d'espoir sur les ondes de Radio Ville-Marie dans le cadre de l'émission Destination Bonheur avec l'animateur Pierre Faubert. Monsieur Faubert avait participé à notre journée de sensibilisation Biodanza et cancer du 19 avril dernier (lire la chronique du 6 avril intitulée Invitation : L'espoir a des elles et Solidarité, parue le 21 avril). Il avait été tellement agréablement surpris et touché même par l'exercice qu'il a eu envie de faire connaître la Biodanza à son auditoire.

Dommage que je n'aie pas pu vous en aviser avant, car c'est arrivé très vite. Mais je peux vous dire que nous avons eu beaucoup de plaisir à participer à cette émission et j'étais vraiment heureuse d'avoir la chance de communiquer mon message d'espoir à un plus large public. Je vous invite à découvrir cette radio qui est surtout orientée sur le sens de la vie. À Montréal, sur la fréquence 91,3 FM, à Sherbrooke au 100,3 et ailleurs au Québec. Voici le lien internet :
http://www.radiovm.com/

J'aurai une copie sur CD de l'émission d'une heure prochainement. Si vous êtes intéressé à l'écouter, faites-le moi savoir. Ce serait bien si j'arrivais à inclure le fichier sur ce blogue... Je crois que j'aurai besoin de l'aide d'un connaisseur en la matière. Bref, nous verrons en temps et lieu.

Nouvelle étape

En terminant, je vous informe que j'ai débuté hier mon nouveau traitement de chimio en comprimés. C'est l'alternative que mon médecin m'a proposée la semaine dernière. J'ai des doses à prendre le matin et le soir, tous les jours pendant 14 jours. Ensuite, il y aura une pause de 7 jours. Ceci n'est pas l'idéal, selon mon oncologue, mais ça devrait aider à ralentir la progression des masses... (Pssst ! Entre vous et moi : je travaille fort sur mes autres avenues de guérison pour mettre toutes les chances de mon côté. Je vous promets d'y revenir très prochainement. Si ma fesse droite peut me lâcher... Dès que je m'asseois sur cette chaise pour travailler, elle tire et crie et se fait ressentir jusque dans le milieu de dos.)

Bon, assez le pleurnichage ! J'ai autre chose à faire... Alors, sur ce petit bonjour d'un beau jeudi ensoleillé (les nuages ne sont pas encore arrivés), je vous souhaite une excellente journée.

jeudi 7 mai 2009

Vous dites quoi, Docteur ?

Alors, tel que promis, voici la grande nouvelle...

J'ai revu mon oncologue hier et je lui ai parlé de mon problème digestif de la semaine dernière. Je voulais lui démontrer que ce problème était survenu spécifiquement suite à l'annonce de la nouvelle décevante (même déprimante) sur la suite des choses en regard des résultats du dernier scan. Ceci m'a amenée à lui rappeler que mon processus de guérison était basé sur plusieurs ingrédients dont la chimio faisait partie. Ainsi, à mon avis, les résultats de l'examen pouvaient aussi bien parler de la performance des traitements médicaux que de celle des méthodes alternatives (comme la nutrition, les suppléments alimentaires, l'oxygénation, l'exercice physique, l'état d'esprit, etc.). Sur ce, il a émis un doute sérieux.

"OK, Docteur, je sais que vous êtes un scientifique et que vous vous prononcez seulement sur des méthodes qui ont été mesurées scientifiquement, mais sachez que moi j'y crois. Alors, si je ne réagis pas avec autant de détresse à l'annonce de ce genre de nouvelles, c'est que j'interprète les choses autrement. À l'avenir, je vous demanderais de me dire que la chimio a atteint ses limites et non qu'il n'y a plus rien à faire, car il y a un monde de différence entre les deux. Et l'espoir est le PREMIER ingrédient de la recette."

En acquiesçant à ma demande, il ajoute : "De toute façon, Madame, vous savez que vous avez déjà dépassé largement toutes nos espérances ?" Mon Dieu que cette petite phrase m'a fait plaisir. "Ah oui, Docteur, expliquez-moi." À force de questionner, j'ai fini par lui tirer un aveu : selon lui, lorsqu'il m'a rencontrée pour la première fois en octobre 2005, mon espérance de survie se situait à un an tout au plus. Yessssss !!!

"Là, vous me faites plaisir, Docteur. Vous êtes en train de me confirmer que mes efforts n'ont pas été vains." Il a approuvé, même s'il gardait ses réserves : "On ne sait jamais d'une personne à l'autre, quelle sorte de résultats on aura." me dit-il. "En effet, lui ai-je répondu, car on n'analyse jamais les actions qui sont entreprises par les différents patients en dehors de la chimio." Ce sur quoi il a dû se montrer d'accord.

Une nouvelle vie

Ça faisait longtemps que je me promettais de lui poser la question sur son pronostic initial, mais je n'osais pas. Aujourd'hui, je suis très heureuse de savoir que j'ai battu les statistiques, pas pour remporter une médaille... Non. C'est surtout parce que maintenant mes croyances ont des fondements. Ce ne sont plus du charabia flyé !

Depuis hier, je flotte. Maintenant, tous les espoirs sont permis. Peut-être que la médecine a atteint un cul-de-sac dans mon dossier, mais, moi, je continue de croire qu'en mettant toutes les chances de mon côté, je survivrai très longtemps à cette erreur de parcours.

Un peu de repos

Voilà pour ce soir. Je ne vous ai pas oubliés au sujet de mes différentes avenues de guérison. J'y reviendrai dès que possible.

Bonne soirée !

mercredi 6 mai 2009

Célébrons ma victoire !

J'ai une très bonne nouvelle à vous apprendre... mais, ce soir, je suis trop fatiguée pour écrire. Je vous réserve ça pour demain matin ou l'autre demain !!!

Soyez au rendez-vous !

lundi 4 mai 2009

En Dieu, la grâce !

Je suis assise là devant Dieu... ou plutôt je suis assise là EN Dieu afin qu'Il me montre le chemin vers son immortalité, son éternité, son infinité. Je ne veux pas comprendre avec ma tête, mais vivre dans mon coeur, mon esprit et mon âme la manifestation de sa grâce de santé, d'harmonie, de complétude et d'abondance sans limites. (Inspiré de Joël S. Goldsmith, L'Art de la guérison spirituelle, éd. Astra, 1997, p. 34)

Je sais que si je veux connaître l'essence de Dieu et vivre ses grâces, je dois m'élever à sa hauteur car tout a déjà été créé de tous les temps et pour l'éternité. "L'oeuvre de Dieu a été accomplie au commencement, et Il l'a trouvée bonne. (...) Celui qui veut connaître la grâce de Dieu doit se mettre au diapason de Dieu et recevoir Sa grâce immuable, telle qu'elle s'exprime de tout temps -- hier, aujourd'hui ou demain. Pour cela, une chose est nécessaire : connaître Dieu tel qu'Il est." (idem, p. 28)

Trouver une terre solide

Suite aux événements de la semaine dernière (référer aux deux dernières chroniques) où la maladie vient me défier davantage, où la mort vient me saluer au passage et où la peur refoulée et inavouée vient créer un blocage sévère de tout le système digestif*, j'ai repris plus assidûment ma pratique spirituelle. C'est en elle que je trouve paix et sérénité; c'est en elle que je trouve la force et la foi nécessaires à mon combat. Pour m'accompagner, j'ai repris ma lecture sur l'art de la guérison spirituelle. Quel réconfort ! Cette lecture m'aide à mieux connaître Dieu et m'incite à m'en approcher davantage. Pour ce faire, je dois créer encore plus d'espace de silence et d'immobilité, car c'est là qu'est Dieu.

Je ferme les yeux tentant de contacter le vide ; c'est difficile. Les idées circulent dans ma tête comme sur une autoroute. Je dois les laisser aller... À force de pratique, une ouverture de plus en plus grande se fera et le voile qui me sépare de la dimension divine s'amincira. (L'auteur a écrit deux autres ouvrages qui m'aideront sans doute : L'art de la méditation et Le don de l'amour, aux Éditions Astra.)

Méditation sur le cosmos (Extrait de Christopher Titmuss, Guide pratique de la méditation pour le corps et l'esprit, Éd. Hurtubise HMH, 2002, p. 79)
  1. Par une nuit douce et agréable, recherchez un endroit calme et sec à l'extérieur où vous pourrez vous allonger (éventuellement sur une natte).
  2. Joignez vos pieds et posez vos bras le long de votre corps, paumes vers le haut.
  3. Restez quelques minutes à contempler le ciel. Prenez conscience de la profondeur et de l'immensité de l'univers.
  4. Prenez conscience de la relation entre l'endroit où vous vous situez et les autres points de l'univers.
  5. Comprenez de quelle manière les choses, voisines et lointaines, sont en corrélation.
  6. Ressentez le caractère très extraordinaire de tout cela.
  7. Laissez-vous envahir par la gratitude devant ce mystère.
  8. Si vous êtes effrayé (cela arrive parfois face aux sentiments de vulnérabilité ou d'insignifiance qui vous étreint), pensez au nombre d'autres êtres humains qui connaissent la même expérience... Cette peur n'est qu'une confirmation de votre symbiose avec toute chose et tout être.
Prière de contact
"Le Père connaît mes besoins, et je me tiens en ce lieu en position de témoin, non pas en priant pour des occasions bonnes de se révéler demain, mais en étant assis tranquillement dans cette atmosphère de l 'Âme, et en regardant les occasions bonnes venir à moi. De même que les rivières coulent vers la mer, obéissant en cela à quelque loi de Dieu, normale, naturelle pour elles, qui est de se mélanger à la mer et de nourrir ses vastes étendues, ainsi il est normal, naturel, que la grâce de Dieu vienne en moi pour me nourrir. Cette grâce était jusqu'ici retenue par mes désirs, mes peurs, mes doutes et ma croyance en un Dieu séparé et distinct de mon être, qui ainsi ne connaissait pas mes besoins. Maintenant, je suis libéré de toute inquiétude, de toute
préoccupation, et je suis témoin de la bonté infinie de Dieu." (Goldsmith, p. 260)



*L'onde de choc

Dans la nuit de mardi à mercredi dernier, moins de 48 heures après avoir reçu une terrible nouvelle de la bouche de mon oncologue, le corps a réagi violemment. Une heure du matin, je me réveille avec un abominable mal de ventre ; on dirait que tout l'intestin est bloqué solide : du ciment. La douleur est difficile à supporter. Elle me tient éveillée toute la nuit. Au petit matin, la douleur est si intense que la nausée me prend... Je me retrouve assise sur le plancher de la salle de bain à vomir mon souper de la veille.

Je ne comprends vraiment pas ce qui peut s'être passé pour qu'apparaisse cette indigestion subite; je n'ai rien mangé de différent ou de suspect, je n'ai pas connu d'épisode de constipation sévère qui pourrait, à la limite, expliquer un tel résultat.

Ce malaise inexpliqué me garde au jeûne et au repos pendant trois jours et la douleur persiste dans tout l'abdomen quelques jours de plus. Avec le recul, j'arrive à identifier la seule cause possible de ce malaise : l'onde de choc qui a suivi la nouvelle. En effet, ne voulant pas être ébranlée par le caractère pessimiste et même défaitiste des résultats de mon dernier examen et surtout par le triste pronostic de l'oncologue, j'ai pratiqué la maîtrise de mes émotions. J'ai, en quelque sorte, fermé la porte à toute émotion qualifiée négative (peur, colère, tristesse) pour éviter de m'effondrer et surtout pour m'assurer que mon réseau de soutien ne s'effondre pas autour de moi. C'était crucial, car c'est en grande partie grâce à ce réseau que je suis capable de continuer.

Refusant ainsi au corps d'exprimer toutes les vibrations internes causées par la nouvelle, il a réagi autrement. Il voulait me dire : "Je n'ai pas digéré la nouvelle et je ne veux pas la garder en dedans." C'est un grand service qu'il m'a rendu, car cette indigestion s'apparente beaucoup à un cycle de nettoyage à spinnnnn... Aujourd'hui, je vais beaucoup mieux.

vendredi 1 mai 2009

Bilan global d'une année d'efforts

Ça fait au moins deux jours que j'aurais déjà dû vous dévoiler mes secrets de guérison, selon ma chronique du 28 avril. Pardonnez-moi, mais j'ai connu quelques petits problèmes digestifs qui m'ont rendue incapable de presque tout. Alors, me voici avec la suite...

Retour sur la dernière année

Pendant que j'avais les deux mains dans la terre l'autre matin, je tentais de comprendre ce qui avait bien pu se passer pour que mon progrès dérape... Si la chimio n'est qu'un des ingrédients de ma recette de santé, alors pourquoi s'alarmer devant les tristes pronostics du médecin ? Possiblement que les images apparues sur le scan du 15 avril, où l'on peut voir que les masses ont grossi malgré les traitements réguliers, démontrent simplement que ce sont les autres facteurs qui ont été déficients, soit : alimentation, exercices physiques, état d'esprit, émotions vécues, etc.

C'est avec ces questions en tête que je me suis mise à faire le tour de ma dernière année de lutte pour mieux comprendre et pouvoir aligner mes flûtes pour la suite.
  • juillet 2008 : Nouvelle récidive et reprise des traitements de chimiothérapie
  • août : Démarrage d'un nouveau programme de nutrition basé sur la médecine chinoise
  • septembre : Début d'activités bienfaisantes avec des femmes d'OMPAC (voir http://www.ompac.org/) -- soirée de biodanza et chant-chorale
  • octobre : Courtes vacances sur la Côte-Nord avec les baleines
  • d'août à octobre : visites régulières chez mon ostéopathe qui m'encourage à garder la foi et à entretenir un univers intérieur harmonieux et bienfaisant.
Ce qui est important à retenir relativement à cette période de fin d'été, c'était mon état d'esprit : j'étais déterminée à vaincre et j'avais encore assez d'énergie pour m'investir à fond dans ma démarche de guérison. Aussi, je vivais beaucoup de belles choses dans mes activités à OMPAC et dans ma relation amoureuse. Je m'emplissais de beauté et de joie de vivre.

Résultat : le scan d'octobre démontre une bonne amélioration de la situation. Nous sommes sur la bonne voie.

À l'automne, après cette reprise en lion, les choses se calment légèrement. Les effets cumulatifs de la chimio se font davantage sentir, l'approche de l'hiver sème un peu de morosité dans l'atmosphère, je vis des tiraillements dans ma relation amoureuse et dans mes relations familiales, l'isolement me gagne. Ainsi, bien que mes efforts se poursuivent (alimentation, traitement, thérapie, etc.), le coeur s'est alourdi.

Résultat : le scan de janvier 2009 démontre qu'il y a encore eu amélioration, mais de moins grande importance. Nous poursuivons...

Durant l'hiver, c'est là que mes jours se font plus difficiles : sentiments d'isolement et d'inutilité, besoin de bouger, d'agir, d'être entourée, mais ma condition ne le permet pas (la chute constante des globules rouges crée de l'anémie de plus en plus sévère et affecte aussi mon moral), tiraillements plus prononcés dans mes amours, aucune activité au programme (les ateliers de biodanza et de chant-chorale n'ont pas repris en janvier), le froid me garde à l'intérieur, je deviens négligente côté alimentation (je suis tannée du manque de variété et je me permets trop souvent des tricheries), etc. Et pendant cette période, je me suis éloignée de ma pratique spirituelle, ce qui a ouvert la porte à des sentiments plus négatifs (colère, ressentiment, etc.).

Résultat : le scan d'avril présente des résultats décevants, et même déprimants aux yeux du docteur. Les masses ont grossi et sur le plan médical, aucune autre alternative de traitement n'est envisagée. Le médecin en conclut que la chimio ne fait plus son travail et craint le pire. Moi, je comprends que les derniers mois de ma vie ont joué négativement sur ce bilan. Deux perspectives bien différentes !


Mes avenues d'espoir

Avec le début d'avril arrive les jours plus ensoleillés et surtout l'éveil de la nature... les fleurs, ma passion, me crient de me joindre à elles pour nous amuser et ressentir la joie de vivre dans son essence véritable. Mais encore plus important, je prends de grandes décisions qui auront un impact certain sur mon mieux-être au cours des prochains mois et années : je quitte mon appartement à Montréal pour aller vivre en Estrie (mon rêve) avec mon chum. (Vous aurez compris que la crise que nous avons traversée cet hiver a eu du bon.) Je ne me sentirai plus aussi seule, car chaque jour, je m'endormirai auprès de celui que j'aime... Ses enfants mettront aussi de la vie dans mes journées parfois trop longues. Et la proximité du lac Memphrémagog et du mont Orford nous offrira de belles occasions, à mon amoureux et moi, de nous emplir de cette nature grandiose et d'en respirer l'air bienfaisant. Ce grand pas marque le début d'un projet de vie à la campagne qui devrait se réaliser au cours des prochaines années.

Et grâce à ce réaménagement de ma vie, je suis maintenant en mesure de renouveler ma voiture. Ça fait deux ans que j'y pense. Cette semaine, je suis allée m'amuser chez le concessionnaire... Ooouuu ! Quelle joie de se gâter enfin !

Comme vous voyez, tous les espoirs sont permis... À moi maintenant de reprendre mon travail sur la route de la guérison. C'est ce dont je vous entretiendrai la prochaine fois.

Merci d'être au rendez-vous. Et pour ceux qui me suivent et qui se font du souci, je vous prie de rester confiants avec moi. C'est ce dont j'ai le plus grand besoin. Envoyez-moi des bonnes pensées, des ondes de lumière divine et des prières. Ensemble, nous vaincrons !!!

Douce conclusion

Avant de vous quitter, j'aimerais vous partager un message que je viens de recevoir de Marie-Pier, la fille de mon chum :

P.S. Papa m'a parlé de ta rencontre avec le médecin en début de semaine. Je voulais te dire de ne pas lâcher et que tu vas réussir à guérir! Je pense souvent à toi et t'envoie plein d'ondes positives.

Merci, ma belle. T'es super !