mardi 21 juillet 2009

Sérénité entre deux vies

Je suis entre deux vies. Non, non, je ne suis pas en train de mourir ! Je suis plutôt en train de renaître, mais comme pour le papillon qui doit travailler fort pour sortir de son cocon, le passage est exigeant.

Voilà ce qui se passe depuis quelques semaines : comme vous savez, j'ai fait le grand saut en m'installant dans les Cantons-de-l'Est, et je l'ai fait en aménageant avec mon chum dans son appartement. Moins d'une semaine après mon arrivée, j'étais déjà certaine que ça n'allait pas fonctionner. Coup de malchance, erreur, risque mal calculé, peu importe. C'est parfois ça la vie : il faut plonger pour le savoir.

"Bon, qu'est-ce qu'on fait maintenant ?" se demande-t-on. Je n'avais pas le temps de bouger à nouveau avant le voyage sur la Côte d'Azur. Nous avons donc mis ça sur la glace jusqu'à mon retour. Une fois revenue dans ce nouveau quotidien, la situation était demeurée inchangée. J'ai donc entrepris de me trouver un nouveau nid bien à moi où j'allais trouver les ingrédients essentiels à mon rétablissement : j'avais besoin, entre autres, de nature et de calme pour retomber sur mes pattes et réenligner mes flûtes.

J'ai déniché un petit chalet tout meublé et tout équipé non loin de Magog, à Sainte-Catherine-de-Hatley, et je m'y suis installée sommairement jusqu'à la fin de l'été (qui n'est jamais arrivé au Québec !). C'est ainsi que je me retrouve entre deux vies... avec Kiwi qui commence à avoir l'habitude de bouger.


J'ai maintenant des choses à trois endroits : dans un entrepôt à Waterloo, dans l'appartement de Magog et au chalet de Sainte-Catherine. Je mange dans de la vaisselle dépareillée et je dors dans un lit étranger. Hier, j'ai aménagé ma petite terrasse extérieure avec table bistro et plantes décoratives. Le matin, je déjeune avec les oiseaux et Kiwi, lui, fait de nouvelles expériences de campagne.

Et moi dans tout ça ?

Eh bien, moi, je vais assez bien. Bien sûr, je ne suis pas au Club Med, c'est-à-dire que cet entre-deux comporte son lot d'inconvénients et de désagréments, mais si je m'applique à regarder le bon côté des choses, je ne suis pas si misérable. Et cette expérience inattendue a quelques bons enseignements de vie à livrer. D'abord, moi qui déteste le chaos, j'apprends à le tolérer et à m'en accommoder. Et moi qui prend un soin minutieux à bien ranger toutes mes choses, du garde-manger au garde-robe en passant par les armoires de la salle de bain, car j'ai horreur de chercher quelque chose lorsque j'en ai besoin, j'apprends à vivre parmi les boîtes. Enfin, j'apprends que la simplicité volontaire me serait très utile dans une période comme celle-ci.

Un rêve annonciateur

Il m'est récemment revenu à l'esprit un rêve que j'ai fait juste avant de déménager à Magog. J'étais là, au milieu de rien, entourée de tout mon bagage (mobilier et tout et tout) et je ne savais où aller. Il semblait que je ne pouvais revenir en arrière et je n'avais aucune idée vers où me diriger. J'étais immobilisée entre deux vies avec tout ce que je possédais. Ce rêve illustrait bien mon statut itinérant actuel !

Trouver la sérénité à travers l'orage

L'autre jour, je disais à mon thérapeute combien tout ce brouhaha m'effrayait côté santé, car je suis tout à fait consciente que le stress et le chaos sont des ennemis jurés dans ma quête de santé. Sa réponse fut des plus rassurantes : "Le corps peut traverser toutes les situations si on arrive à vivre les événements en "état de grâce". OK, qu'est-ce qu'on entend par ça ?

Il faut se mettre en mode prière ; tout faire lentement, humblement et trouver le moyen de remercier. Moi, je fais l'effort de m'élever au-dessus de la situation pour la regarder d'un point-de-vue différent. Je ne m'attarde pas aux détails de combien cette erreur a coûté, du trouble que ça amène. C'est totalement inutile. Je me suis rapidement mise en action pour la corriger et pour retrouver ma paix et mon harmonie. Je ne cherche pas à analyser de midi à quatorze heures non plus; ce n'est pas le moment. Plus tard, lorsque tout sera rentré dans l'ordre, je pourrai me laisser inspirer par ma sagesse intérieure sur ce que la Vie voulait m'enseigner et en tirer le meilleur. Pour l'instant, il est bien plus important pour moi de vivre les choses tranquillement, une étape à la fois, afin de préserver précieusement mon énergie et de profiter de ce qui reste de l'été froid et pluvieux que nous connaissons. (Ne vous en faites pas, je prie pour que la chaleur arrive enfin !)

En conclusion, je crois bien que j'arrive à créer une histoire d'âme avec toute cette aventure. Tel que promis déjà, je vous reviendrai avec cette notion d'histoire d'âme afin que vous puissiez aussi orienter vos choix dans la bonne voie.

Bonne journée !

P.S. : Après avoir terminé cette chronique, je suis allée lire celle de Marie-Pier Charron sur http://www.matinmagique.com/ publiée le 17 juillet. Elle parle de la vie en déséquilibre et je trouvais que ça convenait très bien à mon propos du jour. En voici un extrait :



Einstein disait: «La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre.» Pour ma part, je virerais cette citation à l’envers et j’ajouterais qu’il faut accepter de perdre l’équilibre, aussi, si on veut avancer. Avec le temps, on en vient parfois à se prendre terriblement au sérieux et à avoir peur de tomber… Or, les égratignures que l’on se fait en perdant l’équilibre sont superficielles et guérissent rapidement. Les véritables blessures sont celles qu’on se fait en cessant d’essayer, en cessant de rêver, en «rétrécissant».
Je vous invite à cliquer sur le lien ci-dessus pour vous abonner à ses envois quotidiens.

dimanche 12 juillet 2009

À mes fidèles abonnés

Je me dois de vous écrire un mot pour vous rassurer. J'ai reçu un message, en effet, d'une fidèle lectrice et amie qui me faisait remarquer que mes écrits s'espaçaient passablement ces temps-ci. Eh bien, il semble que la vie avait quelques surprises pour moi et ce n'était pas vraiment bienvenu. Je ne peux malheureusement pas donner de détails sur la nature des circonstances actuelles de ma vie par respect pour les personnes impliquées. Cependant, je peux vous dire que je travaille fort pour en tirer le meilleur... avec sérénité.

D'ailleurs, je me propose de vous revenir sous peu avec une chronique sur les histoires d'âme. Votre curiosité est piquée ? Voilà : les histoires d'âme sont le fruit de nos efforts à considérer les événements comme des expériences de croissance plutôt que comme des épreuves malheureuses. Grâce à l'abondance de sagesse spirituelle qu'elles apportent, il devient possible de considérer les événements qui se produisent avec plus de clairvoyance, de compassion, d'amour et de compréhension. C'est un défi de tous les instants, mais c'est tellement appaisant.

Petites douceurs pour le coeur

En attendant de pouvoir poursuivre avec mes écrits inspirants, j'aimerais vous inviter à visiter un site qui vise le même objectif. C'est que j'ai reçu un message de félicitations qui m'a beaucoup touchée. En voici les grandes lignes :
Bonjour Josée,

Je suis tombée « par hasard » sur votre site et je tenais à prendre quelques minutes pour vous en féliciter chaleureusement.

Tout d’abord, vous écrivez merveilleusement bien et vos propos sont des plus intéressants.


L’apparition d’un cancer est une expérience sûrement des plus désolantes, mais vous avez su en tirer profit en allant puiser dans vos ressources les plus profondes et en faisant toutes ces lectures et recherches.

Merci de partager avec nous tout votre cheminement. (Votre site) mérite vraiment d’être connu car il est très riche en ressourcement.

J’ai moi-même un site/blog personnel (
http://www.petitesdouceurs.over-blog.com/).

Sur ce, je vous souhaite ni plus ni moins qu’une parfaite guérison et que retombe sur vous une pluie de bénédictions!

Tendresse,

Nicole Charest, Mirabel

À mon tour, chers abonnés, de vous envoyer une pluie de bénédictions.

À bientôt

dimanche 5 juillet 2009

De grands pompiers pour un petit ange

Je viens tout juste de lire une histoire très touchante qui m'est parvenue par courriel et j'ai eu envie de vous la partager; une histoire qui nous réconcilie avec les êtres humains. La voici :

À l'Hôpital Le Gardeur de Lachenaie, Terrebonne, Catherine, une mère de 26 ans, regardait son fils de 6 ans qui se mourait de la leucémie. Bien que son cœur ait été rempli de tristesse, Catherine ressentait également un fort sentiment de détermination. Comme n'importe quel parent, elle aurait tant voulu que son fils puisse grandir et accomplir tous ses rêves. Mais elle savait que maintenant ce n'était plus possible. La leucémie l'emporterait très bientôt. Mais elle désirait tant que le rêve de son fils se réalise.

Catherine prit la main de son fils et tendrement lui demanda : « Billy, as-tu déjà pensé à ce que tu deviendrais une fois grand ? As-tu jamais rêvé et souhaité à ce que tu ferais dans la vie ? » « Maman, j'ai toujours voulu être un pompier lorsque je serai grand. » La maman lui rendit son sourire et lui dit : « Voyons maintenant si nous pouvons faire quelque chose pour que ton souhait se réalise. »

Plus tard ce même jour, elle se rendit au Service des incendies local à Terrebonne, mais à mi-chemin, elle rencontra Paul, un gars avec un cœur aussi grand que toute la ville de Terrebonne. Il connaît le chef de pompier, alors elle lui expliqua le souhait final de son fils et lui demanda s'il serait possible de faire faire à son fils de 6 ans un tour autour du pâté de maisons sur une pompe à incendie. Le chef pompier René, un gars sensible et intègre, était parfaitement d'accord et lui dit : « Regardez, nous pouvons faire mieux que cela. Si vous pourriez avoir votre fils prêt à sept heures mercredi matin, nous le nommerons pompier honorifique pour la journée entière. Il pourra descendre à la station, manger avec nous, sortir à tous les appels de feu et expérimenter tout ce que comporte notre journée ! De plus si vous nous donnez sa taille, nous obtiendrons un véritable uniforme de pompier pour lui, avec un vrai chapeau de pompier – pas un jouet – avec l'emblème du département de feu de Terrebonne, un imperméable jaune comme nous portons et les bottes en caoutchouc.»

Trois jours plus tard, Paul alla chercher Billy, le revêtit de son uniforme et le mena de son lit d'hôpital jusqu’au camion de pompier. Billy a pu s’asseoir à l’arrière du camion et pour se rendre à la station d’incendie. Il était au ciel. Il y eu 2 appels à Lachenaie ce jour-là et Billy est sorti à chacun de ces appels. Il est monté dans les différentes pompes à incendie, le fourgon des infirmiers, et même la voiture du chef. En voyant son rêve devenir vrai, avec tout l’amour et l’attention qui lui furent prodigués, et profondément touché, Billy survécu trois mois plus longtemps que tous les espoirs de ses médecins.

Une nuit, tous ses signes vitaux commencèrent à chuter et les infirmières, Sonia et Diane qui croyaient que personne ne devrait mourir seul, elle appela les membres de sa famille à l'hôpital. C’est alors qu’elle s'est rappelé le jour où Billy avait agi en tant que pompier. Elle appela le chef des incendies, M. René, et lui demanda s'il serait possible d'envoyer un pompier dans son uniforme à l'hôpital pour être avec Billy lors de sa transition. Le chef a répondu : « Nous pouvons faire mieux que cela. Nous serons là dans cinq minutes. S’il vous plaît, me feriez-vous une faveur ? Quand vous entendrez les sirènes et verrez les lumières clignoter, vous annoncerez à travers le système d'intercom de l’hôpital qu'il n'y a pas de feu et que c’est le département qui s’en vient voir une fois de plus un de ses meilleurs membres. Et ouvririez-vous la fenêtre de sa pièce ? »

Environ cinq minutes plus tard, un crochet et un camion à échelle arrivèrent à l'hôpital et prolongèrent l’échelle jusqu'à la fenêtre ouverte du troisième étage de Billy; 16 sapeurs-pompiers se sont élevés vers le haut de l'échelle dans la salle de Billy. Avec la permission de sa mère, ils l'ont étreint et, le serrant dans leurs bras, lui indiquèrent combien ils L'ONT AIMÉ. Avec un souffle de mourant, Billy a levé les yeux vers le chef et lui dit : «Chef, suis-je vraiment un pompier maintenant ? » Le chef René lui dit : « Billy, tu l’es, et le chef principal, Jésus, te tient par la main, ». Avec ces mots, Billy a souri et répondit : «Oui je sais, il a tenu ma main toute la journée». Et Billy ferma les yeux, une dernière fois.

Les histoires qui élèvent nos âmes sont l'un des meilleurs cadeaux que nous recevons. Wiliam(Billy) Sylvestre, 6 ans, est décédé de leucémie le week-end dernier, mais il a touché le cœur de centaines de personnes.

Dites à quelqu'un que vous l'aimez aujourd'hui...Et voilà c'est fait!

lundi 29 juin 2009

Une expérience inoubliable en Biodanza


Au lendemain du Symposium de St-Raphaël, nous sommes de retour dans notre appartement prêté à Cannes et je fais le point sur cette aventure merveilleuse vécue au cours des quatre derniers jours. Nous étions, en compagnie de 350 autres participants, au pays de l’amour fraternel où régnait joie, plaisir, tendresse, musique et danse. Jamais de toute ma vie, je n’ai senti une ouverture aussi grande aux différences et un accueil aussi inconditionnel dans nos ressemblances fondamentales d’êtres humains.

Souvent, nous ne formions qu’une grande cellule dans notre désir d’unité avec toutes les autres cellules qu’étaient nos compagnons de danse. Et les différences et la discrimination n’existaient plus : jeunes, vieux, grands, petits, handicapés ou non, tous étaient égaux et solidaires.

Égaux et solidaires… est-ce possible de nos jours ? Moi, je dis oui à condition de choisir l’Amour, le grand, celui qui fait des miracles. C’est cet amour qu’on reconnaît en la présence de Dieu : « Aime ton prochain comme toi-même. » nous a dit le Seigneur. Eh bien, Il était parmi nous à St-Raphaël. Une question, ou plutôt un défi nous était posé par les facilitateurs (les animateurs de vivencias, comme on les appelle) à la fin de chaque activité : Comment ramener ça chez nous ? C’est-à-dire, comment faire fructifier la magie qui s’opérait entre nous dans notre désir sincère et profond de rencontrer l’autre dans son être véritable ? Car c’est possible de reproduire l’expérience à plus grande échelle quand on y a goûté, quand on sait.

Eh bien, l’être véritable se trouve dans le cœur et pour le rejoindre, il faut sortir de l’ego, cet aspect de soi qui sait si bien nous entraîner dans des chemins tordus, sombres et douloureux. Il faut chercher la lumière, l’étincelle divine qui se cache au fond de notre âme, cette partie de soi qui nous relie à Dieu. Il nous faut nous retirer souvent dans la chaleur de notre cœur, comme si on allait s’asseoir dans une petite grotte bien à soi pour y rencontrer notre Guide lumineux pour s’en abreuver, s’en nourrir et en revenir débordant de joie enfantine pour aller courir librement dans un champ de marguerites et y cueillir les petites fraises qu’on trouve à nos pieds.

C’est aussi simple que ça, le vrai bonheur.

L’espoir a des « elles »

C’est le samedi à 11 heures que nous étions invitées à présenter notre vidéo documentaire qui est au centre du projet que nous menons depuis l’automne dernier. À notre grande surprise, la petite salle était pleine; plus de 80 personnes s’y massaient et étaient attentifs au message que nous étions venues livrer dans le cadre de ce Symposium.

D’abord touchés par notre mot d’ouverture, les spectateurs ont su apprécier ce qu’ils ont vu et plusieurs ont même pleuré à chaudes larmes. À la fin, l’assemblée s’est levée spontanément pour applaudir chaudement le travail du groupe, mais surtout les femmes qui ont eu le courage de montrer leur vulnérabilité dans ce film et qui ont fait preuve de générosité en acceptant de partager leur expérience du cancer et de la Biodanza pour aller au secours d’autres personnes atteintes en répandant l’espoir, ingrédient fondamental dans la lutte pour la vie.

Plusieurs aussi sont venus nous rencontrer à la fin pour nous remercier, nous féliciter et nous serrer dans leurs bras. Le message a rencontré son objectif de toucher et d’ouvrir grande la porte de l’espoir.

Et puis, une personne se tenait là à attendre son tour pour me voir. Elle avait besoin de s’entretenir avec moi, car, me disait-elle, elle venait d’être touchée indirectement par le cancer diagnostiqué chez une personne très proche d’elle. Elle me demande : « Quelle erreur devrai-je éviter dans mon désir de l’aider et de l’accompagner ? »

J’ai tout de suite senti toute la responsabilité qui m’incombait dans la réponse à cette question. J’ai pris quelques secondes pour laisser le temps à mon Guide de m’inspirer les bons mots : « Ne vous oubliez pas là-dedans, car vous serez deux à traverser la même épreuve mais à des niveaux différents. Vous devez prendre du temps souvent pour vous ressourcer. N’oubliez pas non plus que l’autre sera limitée par moments dans ses capacités physiques à travers les traitements et en raison des symptômes de la maladie qui se manifesteront. Vous devez ajuster vos attentes et vos exigences envers elle, car sa lutte pour la vie est déjà très, très exigeante.

« N’oubliez pas, enfin, que l’épreuve peut vous entraîner tous les deux dans un gouffre de misère si vous n’êtes pas attentifs à ce qui se passe entre vous, et cela peut briser la relation. Vous devez donc vous recueillir souvent pour trouver l’action juste, le mot juste, la piste juste… Restez branché à votre Guide intérieur dans la lumière du cœur. »

Voilà ma réponse. Amen !

dimanche 21 juin 2009

Biodanza sur la Côte d'Azur...

Ça y est ! Nous sommes maintenant à la veille de partir pour Nice pour le 2e Symposium international de Biodanza avec la présence exceptionnelle du fondateur de cet art thérapeutique, M. Rolando Toro Araneda. Notre grand projet "L'espoir a des Elles" connaîtra enfin son aboutissement avec cette participation tant espérée et la présentation de notre vidéo documentaire maison sur les bienfaits que peut procurer la biodanse auprès des personnes touchées par le cancer.

Ce projet a fait l'objet de plusieurs chroniques depuis l'automne. Pour tout savoir, je vous invite à les relire : Cultivez la joie, 30 octobre 2008; Les porteuses de joie, 2 décembre 2008; L'espoir a des Elles, 3 février 2009; Solidarité !, 21 avril 2009.

Mes copines de voyage prennent l'avion aujourd'hui même et moi j'irai les rejoindre demain. Je suis dans les derniers préparatifs et l'excitation monte d'un cran d'heure en heure. Vous mourez d'envie de voir ce qui nous attend ? Allez donc faire un tour sur le site du Symposium; plusieurs belles photos y sont affichées. http://www.biodanza-med.com/symposium/FR/localisation.php Ça promet !

Je vous laisse sur cette dernière chronique avant le départ. Je serai de retour le 3 juillet. Si j'en ai l'occasion, je tenterai de vous glisser un mot sur mon expérience sur la Côte d'Azur avec la gang de biodanseurs que je vais rencontrer là-bas. Je prendrai beaucoup de photos, c'est sûr, car j'ai le sentiment que cette aventure en sera une d'une grande richesse humaine. J'en ressens déjà les hautes vibrations et les immenses bienfaits.

J'aimerais profiter de cette page pour remercier à nouveau toutes les personnes qui ont généreusement contribué à notre programme de financement. Il est évident que sans leur soutien précieux, ce voyage n'aurait pu être possible. Alors, merci à vous : Lise, Claudette, Danielle, Michel, Zohra, Liliane, Renée, Pierre, Marie-Claire, Claude, Carole, Lucille, Anne Geneviève et tous les autres qui ont participé à nos activités de biodanse et qui se sont impliquées d'une façon ou d'une autre pour nous donner les "ailes de l'espoir"...

Je vous offre mes pensées lumineuses d'amour, de paix et de joie.
Au plaisir de vous retrouver au retour.

Et bonne St-Jean !
Sur cette photo, je viens juste d'arriver à Nice après 18 heures de voyagement. Il fait beau et chaud et ça fait vraiment du bien de se retrouver au bord de la Méditerranée.

mercredi 17 juin 2009

Le rêve de Raymond

Raymond, c'est mon ami astronome amateur dont je vous ai parlé l'année dernière (lire La puissance d'un rêve paru le 19 mai 2008). Je vous parlais de la passion pour l'astronomie qu'il s'est découverte il y a un peu plus de dix ans et à laquelle il a consacré beaucoup de son temps de loisir pour la vivre. Entre ses rencontres du Club d'astronomie, ses recherches et ses observations, il a même trouvé le moyen de communiquer sa passion à des jeunes en allant les rencontrer deux vendredis par mois dans différentes écoles... bénévolement et joyeusement.


La semaine dernière, Raymond (ne trouvez-vous pas qu'il a l'air d'un père Noël ?) m'a envoyé un courriel en direct de la Floride où il s'est rendu pour voir décoller la navette dans laquelle Julie Payette voyagerait pour une deuxième fois en route vers la station spatiale internationale. Il était tellement fier de me dire qu'un autre rêve se réalisait pour lui et il m'a envoyé quelques photos de cette nouvelle aventure dans les étoiles.

J'apprends ce matin que le rêve de Raymond ne s'est pas réalisé complètement, car le lancement de la navette a été annulé à deux reprises depuis samedi et la mission a été reportée au mois de juillet. Je doute que notre ami soit en mesure de se reprendre à cette occasion, à moins qu'il y tienne à tout prix, il trouvera bien un moyen de goûter pleinement son rêve. Je vous tiendrai au courant des développements.

Quelle source d'inspiration ! On s'imagine souvent que notre rêve est inaccessible, car on croit sans doute qu'il s'agit d'un coup de baguette magique pour le voir prendre forme (comme gagner à la loto...). Eh bien, comme Raymond, notre rêve se bâtit petit à petit avec les efforts que nous y mettons. Il commence dans le coeur et l'esprit et, avec le temps, il grandit et se manifeste doucement dans notre vie.

La loi spirituelle de la manifestation

Dans ma dernière lecture inspirante (réf. Paul Ferrini, Les lois de l'amour -- Vivre en harmonie avec la Vérité spirituelle universelle, éd. Le Dauphin Blanc, 2007, 149 pages), on présente les 10 lois spirituelles de l'Amour : l'unité, l'égalité, la réflexion, la manifestation, le libre arbitre, la compassion, la perfection, la guérison, l'individualisation, l'illumination. Dans le chapitre sur la loi de la manifestation, on fait référence au processus de création pour nous inviter à mettre en oeuvre notre potentiel créateur et réaliser nos objectifs, nos rêves : "La conscience est créatrice. Vous êtes responsables de ce que vous créez." (p. 49)

Comment réaliser nos rêves ?

L'auteur présente les quatre éléments du processus de manifestation (pp. 50-58) :

1. Avoir un but, une idée ou une vision claire et précise : La première chose que nous devons comprendre au sujet de la loi de la manifestation est que ce qui nous tient vraiment à coeur et sur lequel nous concentrons notre énergie est ce qui a le plus de chance de se matérialiser.

2. Y croire et s'y engager : L'engagement est nécessaire pour manifester quoi que ce soit. Si cet engagement est présent sur tous les plans -- physique, émotif, mental et spirituel -- alors la manifestation est pratiquement assurée.

3. Avoir la volonté de faire tout ce qui est nécessaire : La manifestation ne surviendra pas si vous n'avez pas la volonté de faire tout ce qui et nécessaire pour qu'elle se produise. Mais armé de cette volonté, vous avec le potentiel de déplacer les montagnes.

4. Abandonner nos attentes et lâcher prise sur la façon dont notre but, notre idée ou notre vision s'accomplira et deviendra réalité : En fait, l'une des clés de la loi spirituelle de la manifestation est d'accepter que rien n'arrive de la façon dont nous l'avions prévu. Si nous insistons à contrôler, notre processus créatif peut avorter. En d'autres mots, pour créer avec succès, nous devons lâcher prise sur nos créations. Elles ont leur propre vie.



Voilà pour aujourd'hui. Bonne journée !

lundi 15 juin 2009

Saint Antoine appelé à la rescousse

J'ai perdu une boîte...

L'autre nuit, je me réveille en sursaut : "Mon passeport ! J'en ai besoin pour partir à Nice la semaine prochaine." Je sais où est mon passeport ; il est dans mon coffre-fort barré à clé avec tous mes documents importants. Je sais où est cette boîte de sûreté... et je sais où est la clé pour l'ouvrir, mais je n'ai pas encore déballé la petite boîte qui contient le contenant dans lequel se trouve la clé... Panique ! C'est sans doute à l'entrepôt, puisqu'il y a eu quelques failles dans l'opération de déchargement le jour du déménagement.

Heureusement, nous avions prévu de nous y rendre hier pour récupérer des choses et aller en porter d'autres. Je prends donc bonne note de mon impératif de trouver la fameuse boîte. Rendus sur place, armés d'une lampe de poche et d'un petit escabeau, mon chum et moi examinons toutes les boîtes qui s'y trouvent et fouillons tous les recoins du petit cagibi qu'on m'a prêté, mais pas de clé en vue. Je me dis alors qu'elle doit être dans une boîte que je n'ai pas encore ouverte... pourtant, je les ai toutes déballées, mais pas toutes vidées. Enfin, il semble clair que le mystère ne se cache pas à l'entrepôt.

De retour à la maison, je me mets en quête de la précieuse clé, en vain. Je suis malheureuse et je deviens exaspérante pour mon chum qui commence à être tanné d'entendre parler de la boîte perdu, mais tout aussi embêté que moi sur le sort qui lui a été réservé dans le grand barda. En désespoir de cause, je me dis que ce qu'il y avait de plus précieux dans cette boîte, c'était la clé. À défaut de pouvoir mettre la main dessus, je pourrai toujours me tourner vers un serrurier qui ouvrira mon coffret de sûreté afin de récupérer mon passeport. C'est la solution la plus simple. Mais le mystère plane toujours : qu'est-il vraiment advenu de la petite boîte ???

J'ai tout de même fait appel à saint Antoine de Padou qui est reconnu pour nous remettre sur la piste de nos objets perdus. Je prie fort pour avoir l'éclair de génie qui m'indiquera l'endroit où chercher.

À suivre...