jeudi 7 août 2008

La découverte de l'espace intérieur

(Cette chronique fait suite à celle d'hier, Le cosmos intérieur !)

On définit l'espace intérieur comme étant l'Être sans forme qui constitue l'essence même de qui nous sommes. L'auteur Eckhart Tolle, lui, dit : "En fait, l'espace vide est la vie dans sa plénitude, la Source non manifeste à partir de laquelle toute manifestation émerge. Le terme que l'on emploie traditionnellement pour décrire cette source, c'est Dieu." (Nouvelle Terre, l'avènement de la conscience humaine, éd. Ariane, 2005, p. 212)

Pourquoi chercher à le découvrir ? Tout simplement parce que "c'est à partir de l'espace intérieur, de la conscience non conditionnée elle-même, qu'émane le véritable bonheur, la joie de l'Être." (idem, p. 200) Ça semble simple, finalement !... C'est simple, en effet, lorsqu'on a réussi à prendre conscience et à s'affranchir le moindrement de l'ego (et du corps de souffrance qui s'y rattache), cette partie de nous qui prend souvent beaucoup trop de place. Un peu de "débroussaillage" est donc nécessaire avant d'accéder à l'espace intérieur.

Ainsi, dans son dernier ouvrage d'éveil spirituel (Nouvelle Terre), l'auteur présente d'abord les notions liées à l'ego avant de pouvoir entrer au coeur du sujet de l'espace intérieur. C'est que l'ego et le corps de souffrance sont si présents dans nos vies mouvementées qu'on en arrive à se définir à partir de ce qu'ils présentent. De plus, ils laissent très peu de place à la dimension spirituelle qui, elle, se manifeste dans le silence, la quiétude et dans l'immobilité.

L'ego et le corps de souffrance

Brièvement, je présenterais l'ego comme un côté de nous existant surtout à travers le mental et qui se nourrit des perceptions que nous entretenons sur les différents aspects de la vie, soit ce qu'on en pense (et non ce qui est). L'ego se manifeste principalement dans le monde physique et matériel : le paraître, ce que je possède, là où j'habite, le poste que j'occupe, qui je connais, etc. À cet effet, l'auteur tient à préciser qu'il n'y a pas de problème à posséder des choses ou à prendre soin de son apparence. Le problème réside surtout dans le fait de s'identifier personnellement à ces aspects extérieurs à notre Être véritable. Car lorsqu'on attribue sa valeur personnelle à ces dimensions extérieures, c'est toujours à recommencer, car toutes ces choses sont éphémères. L'ego doit donc travailler constamment à sa survie en prenant le contrôle de nos pensées, de nos actions, de notre vie.
"Quand vous vivez par le truchement du moi créé par le mental fait de pensées et d'émotions qu'est l'ego, le fondement de votre identité est précaire parce que de par leur nature, les pensées et les émotions sont éphémères. C'est ce qui fait que chaque ego se bat continuellement pour survivre et qu'il essaie de se protéger et de se renforcer." (idem, p. 50)


Quant au corps de souffrance, nous en avons tous un à divers degré; il s'est formé au fil des années à partir de notre vécu, de nos blessures de toutes sortes, etc. Il est représenté par une entité séparée de soi qui nous habite et qui, lorsqu'il est activé, peut nous faire perdre le contact conscient avec la réalité. Le corps de souffrance est alimenté par les mêmes pensées que nous rebrassons constamment au sujet d'événements douloureux survenus dans le passé, ou encore par la perception négative que nous nous faisons d'une personne ou d'un détail qu'on peut facilement transformer en montagne. L'auteur décrit bien le phénomène :
"La voix dans la tête raconte une histoire à laquelle le corps croit et réagit. Ces réactions sont les émotions. À leur tour, les émotions alimentent en énergie les pensées qui ont en premier lieu engendré l'émotion. Tel est le cercle vicieux des pensées et des émotions non conscientisées, cercle vicieux qui génère la pensée émotionnelle et les mélodrames émotionnels." (idem, p. 112)


Vers la liberté

Comment échapper à ces deux grugeurs d'énergie et de joie ? Plusieurs moyens nous sont proposés, mais une seule avenue mène à la liberté : LA CONSCIENCE. À cela s'ajoute LE MOMENT PRÉSENT, car l'ego se dissout devant la conscience et il ne peut vivre dans le moment présent, car il a besoin du passé et du futur pour se nourrir d'histoires d'horreur. Et le moment présent, c'est la vie elle-même.
"La cause première du malheur n'est jamais la situation, mais toujours les pensées qui concernent celle-ci. Soyez donc conscient des pensées qui vous viennent et dissociez-les de la situation qui est toujours neutre, qui est toujours telle qu'elle est." (idem, p. 80)

Comment devenir plus conscient ? Il est, pour la plupart d'entre nous, très difficile d'arrêter le flot de pensées qui inondent constamment notre esprit. On dit que les pensées voyagent dans notre cerveau au rythme de 60 000 par jour. Ouf ! Méchant contrat d'essayer de les arrêter! Plutôt que de tenter l'impossible, vaut mieux les laisser couler comme l'eau d'une rivière sans s'y attarder. Et comment y arriver ? Un bon moyen est de se concentrer sur sa respiration qui se produit sans notre intervention volontaire, ce qui nous permet de nous libérer du mental le temps qu'il faut pour retrouver la présence.

"Une fois que vous avez atteint un certain niveau de conscience, c'est-à-dire un certain niveau de Présence à ce qui est, vous avez la capacité de décider quel genre de relation vous voulez entretenir avec le moment présent. (...) La décision de faire du moment présent un ami signe la fin de l'ego." (idem, pp. 170-171)

Une autre façon de se libérer des griffes de l'ego, c'est le lâcher prise, c'est-à-dire cesser de résister aux événements qui se produisent dans notre vie et faire un avec eux. Ceci est possible par le biais du non-jugement et du non-attachement. Ces derniers, associés à la non-résistance, constituent les trois aspects fondamentaux de la liberté véritable et de l'illumination authentique, selon l'auteur. (p. 190) Il ajoute : "Une fois que vous constatez et acceptez la nature transitoire de toutes les choses, ainsi que l'inévitable changement, vous pouvez apprécier les plaisirs de la vie pendant qu'ils durent, sans peur ni anxiété." (p. 191)

Bonjour la paix !

Plus j'avance dans le sujet, plus je découvre des choses importantes à dire... et plus je me dis que si ce cheminement vous interpelle vraiment, vous voudrez recevoir tout l'enseignement directement de l'auteur et non que des bribes par un intermédiaire. Je choisis donc de m'interrompre ici pour conclure avec la notion de paix, car le but de tout ça est de retrouver la paix profonde. Je laisse, à nouveau, la parole à M. Tolle :

"Quand vous n'êtes plus totalement identifié aux formes, la conscience (qui vous êtes) se trouve libérée de son emprisonnement par la forme. Et cette libération se traduit par l'ouverture à l'espace intérieur, qui se caractérise par une quiétude, une paix subtile et profonde, même quand vous êtes confronté à des situations apparemment difficiles. (...) Et de cet espace émane une paix qui n'est pas de ce monde, puisque ce monde est celui de la forme et que la paix est espace. Cette paix est la paix de Dieu." (idem, p. 191)

Allez en paix !

P.S. : Si vous désirez entendre Eckhart Tolle sur le sujet, je vous invite à visiter le site internet d'Oprah à l'adresse suivante : http://www.oprah.com/ . Vous suivrez les indications pour "A New Earth" dans la section "Oprah's Book Club" et vous serez en mesure de visionner et de télécharger les 10 leçons du webinar qui a eu lieu ce printemps et dont je vous ai parlé dans ma chronique du 19 mars : "Ça va mal dans le monde". De plus, des outils de travail nous sont offerts, dont plusieurs méditations à pratiquer. (C'est en anglais.)

mercredi 6 août 2008

Le cosmos intérieur !

Le cosmos, quel grand mystère ! Si vaste, infini pour ainsi dire, comment se sentir uni et partie prenante de cette dimension si peu connue de l'univers ? (Relire La grandeur de la vie, paru le 16 mai dernier, où j'aborde le sujet en présentant des données concrètes et des pistes de réflexion.)

Trop grand pour moi

Pendant très longtemps, je ne m'y attardais pas et ce n'était pas par manque d'intérêt. Je ne voyais pas ce que ça pouvait changer dans ma vie. Je préférais laisser ça aux scientifiques et aux maniaques d'astronomie. Bien sûr, le ciel me fascinait avec les spectacles qu'il pouvait offrir, de jour comme de nuit, avec ses éclipses, ses étoiles filantes, ses trop rares aurores boréales, sans oublier ses levers et ses couchers de soleil, ses pleines lunes et ses gros nuages de ouate. J'ai souvent marché le nez en l'air pour en admirer toutes les beautés. Mais au-delà de ce que je pouvais voir avec mes yeux, tout m'échappait. C'était au temps où je cherchais à avoir du pouvoir sur tous les aspects de ma vie, par insécurité, sans doute. Alors, lorsque j 'arrivais dans un domaine qui ne pouvait tomber dans mes sphères de contrôle, je le niais tout simplement. Ça n'existait pas. Point.

Néanmoins, l'espace me fascinait et m'effrayait en même temps. Quels secrets cachait-il ? Comment "expliquer" l'infinité de son étendue ? Pourquoi cherchait-on à savoir s'il y avait de la vie sous d'autres formes ailleurs ? Et nous dans tout ça ? Quelle place y occupe-t-on ? Tant de questions demeurées sans réponses. "Tant qu'à ne pas avoir de réponses, me disais-je, vaut mieux ne pas chercher..." Défaitiste au possible comme philosophie, ne trouvez-vous pas ? En effet. Aujourd'hui, je comprends mieux d'où vient cette approche... du côté de soi dirigé par le mental (l'ego) qui a besoin de tout contrôler pour survivre. Mais j'y reviendrai.

Le cosmos comme un miroir

Un jour, j'ai fait la connaissance d'un passionné d'astronomie (Lire La puissance d'un rêve, publié le 19 mai sur ce blogue) qui m'a initiée à cette dimension impénétrable aux effluves de sacré. Pour lui qui se disait peu croyant (en matière religieuse), le cosmos savait nourrir une bonne part de spiritualité en lui. Ensemble, nous échangions sur nos croyances respectives, moi, en termes spirituels, et lui, en langage cosmique, et étrangement, nos idées se rejoignaient dans leur essence.

Puis, quand il m'a fait, à l'aide d'une grande affiche illustrée, une petite démonstration de l'espace connu par la science à ce jour, il s'est produit un grand déclic dans mon esprit. En prenant conscience de la vastitude de l'univers, je "comprenais" deux grands mystères à la base de la croyance chrétienne : l'infinité et l'éternité. C'est là que j'ai commencé à faire des liens avec mon cheminement spirituel. L'espace dans son immensité me reliait directement à mon cosmos intérieur et me reflétait l'immensité de mon Être dans sa dimension spirituelle.

La conscience : une porte ouverte

Au cours des dernières semaines et mois, mes lectures m'ont permis de plonger dans cet univers intérieur aussi complexe que merveilleux. En fait, je comprends qu'il est complexe parce qu'on essaie sans cesse de se l'expliquer mentalement... ce qui est impossible. Par ailleurs, lorsqu'on se laisse aller à l'exploration avec comme guide l'âme et le coeur, c'est tout simple. (Plus facile à dire qu'à faire, croyez-moi ! C'est une pratique que j'ai à faire et j'ai souvent du mal à lâcher prise... à laisser faire le coeur qui sait.) Enfin.

Dans son plus récent ouvrage (Nouvelle Terre, l'avènement de la conscience humaine, éd. Ariane, 2005), Eckhart Tolle nous ouvre toute grande la porte de notre monde intérieur grâce à ses enseignements plein de sagesse. La clé du trésor : la conscience.
Dans ma prochaine chronique, j'aborderai les notions présentées dans ce livre captivant. En attendant, je vous laisse avec ces quelques pistes de réflexion :

"La conscience humaine collective et la vie sur notre planète sont intrinsèquement liées. Le nouveau paradis, c'est l'avènement d'un état de conscience humaine transformée, la nouvelle Terre en étant le reflet dans le monde physique." (Eckhart Tolle, Nouvelle Terre, p. v)

"La Terre est plus belle que le paradis."
Khaled al-Berry

"La nature, c'est la partie visible du jardin de Dieu."
Gandhi

"On croit que l’homme est libre… On ne voit pas la corde qui le rattache au puits, qui le rattache, comme un cordon ombilical, au ventre de la Terre."
Antoine de Saint-Exupéry
Extrait de Terre des hommes


jeudi 31 juillet 2008

Et de 100 !...

On me faisait remarquer hier que cette prochaine chronique serait la 100e. "Pourquoi ne pas le souligner ?" me suis-je dit. J'en profite donc pour faire un bref retour en arrière.

Une correspondance ouverte

Comme le but premier de cette page est de servir de ressourcement et d'inspiration sur la vie en général, il y a de la place pour nager dans une foule de sujets qui touchent tant le bonheur, la santé que la spiritualité. Ainsi, au fil des jours, selon les événements, la nature de mes lectures ou la couleur de mes états d'âme, je vous ai entretenus de propos vrais et profonds, car le coeur est la voie que j'emprunte toujours pour écrire. Je vous ai parlé de moi de façon ouverte et authentique, et ce, uniquement dans le but de partager et servir en témoignant de mon expérience.

En tout temps, j'ai tenté de garder un style léger, malgré les thèmes parfois moins accessibles, en y mettant un brin d'humour et de grandes fenêtres d'espoir. L'émotion est demeurée le point central car une histoire touchante aura plus de chance de rejoindre le lecteur qu'une simple nouvelle. Enfin, au travers de mes récits, j'ai ajouté des textes empruntés ici et là que je trouvais très inspirants.

Les thèmes abordés ont touché la spiritualité (foi, prière, pardon, méditation, silence, etc.), le bonheur (amour, joie, compassion, gratitude, etc.), la grandeur de la vie (rêves, passion, univers, moment présent, etc.), la santé et la vitalité (énergie, guérison, miracle, etc.) et encore plus. La liste des libellés apparaissant tout au bas de cette page en témoignent. Allez y naviguer.

Des abonnés silencieux

Je retrouve très peu de commentaires sur les textes publiés, ce qui est parfois préoccupant pour un auteur. "Suis-je lue ?" Mais il m'arrive assez souvent d'entendre ou de recevoir un courriel dans ma boîte personnelle me confirmant que beaucoup de gens viennent faire leur tour régulièrement sans laisser de traces. À chaque occasion, j'en suis touchée. Alors, si vous avez envie de vous manifester sans laisser de commentaires ouverts, je vous invite à m'écrire directement à josee.martin@videotron.ca . Il me fera toujours plaisir de vous lire et d'y donner suite.

De plus, si vous désirez recevoir mon clin d'oeil mensuel dans lequel je lance une invitation à visiter ma page tout en pointant quelques textes spécifiques, veuillez m'en faire part par courriel à la même adresse. J'ajouterai ainsi vos coordonnées dans mon répertoire blogue.

Des nouvelles de loin

Parlant de commentaires, j'ai eu la surprise de recevoir un commentaire d'un lecteur de l'Espagne... Wow ! J'en étais toute émue. Allez le lire dans "Le miracle du désir" (11 juillet). C'est dire que petit train va loin.

Projet de publication

En terminant, je vous informe qu'un projet de publication a émergé dans ma tête il y a quelques semaines. Plusieurs personnes me disaient : "Oh, je n'ai pas pu aller lire ton blogue parce que je suis au bureau et je n'ai pas le temps." ou encore "Ça c'est le genre de choses que j'aime lire le soir au coucher, donc sur papier." Bien qu'il soit possible d'imprimer les pages, plusieurs n'y pensent tout simplement pas.

Alors, j'ai eu l'idée de mettre en branle un projet de publication à l'occasion du premier anniversaire de Croque la vie... qui aura lieu le 1er novembre prochain. Je me propose de rassembler les textes sous des grands thèmes, tels que ceux énumérés ci-dessus, dans un recueil toute simple et sans prétention. Ainsi, ceux qui le désirent pourront se le procurer pour en faire la lecture où bon leur semble : dans leur lit, dans les transports en commun, ou dans la douche... ;o)

J'aimerais avoir votre son de cloche à savoir si vous seriez intéressés à vous le procurer. Et si vous avez des suggestions à ce sujet, il me fera plaisir de les recevoir.

Quelques mots de sagesse
(Extraits de Williamson, Marianne, Le changement - un cadeau inestimable, éd. du Roseau, Montréal, 2006)

"Aujourd'hui, sur cette planète, personne n'arrivera à se sentir bien en retenant sa magnificence. Exprimer l'entièreté de votre potentiel n'est pas seulement votre droit : c'est votre responsabilité." (p. 123)

"Quand nous sommes troublés par les événements du monde, il faut éviter de nous joindre au chaos, mais nous attacher à notre paix intérieure. Dans un monde qui tourne trop rapidement, la seule façon d'acquérir du pouvoir consiste à ralentir. Et la seule façon d'étendre son influence personnelle consiste à apprendre à se tourner vers l'intérieur." (p. 22)
"Quoi que nous fassions pour changer notre vie et créer de nouvelles possibilités, franchir le pont vers une nouvelle vie est impossible à moins d'être prêts à pardonner. (...) Rien de tout cela n'est jamais facile. Jamais. Mais refuser de pardonner empoisonne l'âme." (p. 144)
Salutations chaleureuses !




mardi 29 juillet 2008

Il est temps de voir plus grand !

La semaine dernière, je me suis retrouvée chez Archambault, ma place préférée. Je peux facilement y passer une heure, même quand je n'ai rien sur ma liste. J'y allais pour me procurer le dernier CD de la Compagnie Créole, histoire de mettre un peu de vie dans mon quotidien. J'ai fait un détour dans la section des magazines, une autre de mes folies. J'aime voir de quoi on parle dans les différentes sphères qui composent notre monde. Ainsi, ma curiosité me porte vers le magazine Essentiel dans lequel on traite de spiritualité, de développement personnel et de bonheur. C'est parfait pour moi !

Une sagesse andine millénaire

Dans le numéro de juin-juillet 08, il y a un article fort intéressant (La voie des Gardiens de la Terre, par Pierre Galipeau) qui présente quatre façons de regarder le monde selon la philosophie millénaire des chamans Laikas (100 000 ans). Ce sont de grandes révélations que ces sages des Andes nous transmettent afin de contribuer à l'éveil des civilisations occidentales.

Ce que nous disent les enseignements

"Les enseignements des Laikas portent sur la nature lumineuse ultime de la réalité, celle-là même que vient de découvrir la physique quantique : la vibration et la lumière peuvent s'associer et s'organiser pour prendre des milliers de formes." (p. 44)

On dit que le corps humain est entouré d'un champ d'énergie lumineuse qui structure le corps, à la manière d'un aimant qui organise la limaille de fer par son champ d'énergie. "Notre champ d'énergie lumineuse pourrait s'apparenter à un logiciel : c'est lui qui donne les instructions à l'ADN pour qu'il fabrique le corps. Les Quatre Révélations des enseignements chamaniques des Laikas sont un accès à la plus récente version du logiciel qui nous permettrait de nous créer un nouveau corps plus performant." (p. 45)

Le divin au féminin

Contrairement à nos traditions religieuses masculines, où le divin est une force qui réside hors de nous, dans les théologies féminines plus anciennes, nous n'avons jamais été séparés de Dieu. "Nous sommes des collaborateurs du divin et ensemble nous créons notre univers. Notre tâche consiste essentiellement à manifester la divinité à travers notre humanité. Cette vision féminine de la réalité implique une connaissance du divin par et à travers notre expérience humaine. C'est la voie de la connaissance directe, où nous apprenons à faire confiance à notre expérience et à notre conscience personnelle." (p. 46)

Voir les choses autrement

L'enseignement des Laikas nous invite à changer notre perception des choses, ce qui aura pour effet de modifier la structure de base de notre champ d'énergie lumineux, notre aura, en quelque sorte. "Pour les Laikas, la loi de cause et effet est secondaire : c'est la 'synchronie' qui est la principale loi opérante de la vie. (...) La raison de l'événement réside alors non pas dans le passé, mais dans le futur des personnes concernées. C'est notre devenir qui nous attire et non notre passé qui nous pousse de l'avant. Les Gardiens de la Terre nous apprennent que pour changer notre monde, il faut changer notre façon de percevoir les problèmes, modifier notre perception." (p. 47)

Finalement, plus nous nous élevons dans les niveaux de perception, plus nous devenons conscients que nous avons le choix de faire partie d'un rêve plus grand. Pour résoudre un problème quel qu'il soit, il nous faut absolument accéder au niveau situé au-dessus de celui où il a été créé. À noter que la simple compréhension des quatre révélations n'est pas suffisante pour que la transformation ait lieu. Il faut arriver à maîtriser les pratiques énergétiques qui y sont dévoilées. Et ça, c'est du travail !

Les Quatre Révélations (pp.48-49, passages repris textuellement)

UN - Le Serpent : Lorsque nous voyons les problèmes au premier niveau, avec les yeux du serpent, notre perception est uniquement physique. Nous nous en remettons à nos sens instinctifs sans réfléchir plus profondément. Nous n'admettons que ce qui est évident et nous n'accordons aucune importance aux sentiments. Maîtriser l'état du serpent est essentiel pour être efficace et pragmatiques dans le monde physique, mais c'est un niveau de vision incomplet et rétréci.

La première Révélation nous apprend à agir en devenant l'auteur de notre propre mythe. C'est la manière du Héros. La maîtrise à ce niveau passe par quatre pratiques : la pratique du non-jugement, de la non-souffrance, du détachement et de la beauté.

DEUX - Le Jaguar : C'est le niveau correspondant au monde des idées et des émotions. Au lieu de simplement se débattre pour survivre à une situation difficile, on en cherche la cause, et on agit directement sur la cause plutôt que sur son ombre. La vision est déjà plus globale et les changements effectués, plus efficaces qu'au niveau du serpent.

Cette deuxième Révélation nous apprend à agir à la manière du guerrier lumineux, et ce, à travers quatre pratiques : la pratique du courage, de l'abandon, de la confiance et du non-engagement.

TROIS - Le Colibri : C'est l'univers du mythe, où l'âme vit un voyage sacré. À ce niveau, les solutions à nos problèmes deviennent soudain évidentes. On y voit toute chose comme ce qu'elle est vraiment : une expression du sacré. Le domaine du colibri favorise beaucoup plus le changement que celui du jaguar. Il suffit d'une seule visualisation dans l'état de perception du colibri pour obtenir un résultat.

Avec la troisième Révélation, nous apprenons à agir à la manière du prophète. "Être un prophète, c'est marcher sans bruit sur la terre et rêver sa destinée." Le travail à ce niveau se fait aussi par quatre pratiques : la pratique de l'esprit novice, de la vie conséquente, de la transparence et de l'intégrité.

QUATRE - l'Aigle : Ici, on arrive au niveau de la perception spirituelle. La vision de l'aigle englobe tout, l'ensemble comme le moindre détail. À ce niveau de perception, nous comprenons l'interrelation invisible entre les choses et l'aspect synchrone de la réalité. Tout a un but et un sens. C'est à ce niveau qu'on peut rêver notre monde différemment et le changer.

Cette quatrième Révélation nous invite à agir à la manière du sage, où l'on comprend que tout ce qu'on expérimente est une projection de notre monde intérieur. Là encore, quatre pratiques : la pratique de la maîtrise du temps, de l'appropriation de nos projections, du non-esprit et de l'alchimie indigène.

Un mot en terminant

La lecture de cet article m'a permis de comprendre le secret derrière la pratique de la méditation et de la visualisation créatrice, de même que la nécessité de "faire entrer de la lumière" dans son corps et de "faire vibrer des énergies d'amour" dans son coeur. Cela est possible par le recueillement, la retour à son sanctuaire intérieur (l'âme) où réside notre essence divine.

Dans un prochain article, je parlerai de méditation et je proposerai quelques exercices simples pour nourrir notre champ d'énergie lumineux.

À bientôt !

lundi 28 juillet 2008

Cocktail d'un mois de juillet pluvieux !

Comme je n'arrive pas à me décider sur le thème de ma prochaine chronique, j'ai choisi d'y aller avec un petit cocktail improvisé.

Au royaume de la poterie

Vous connaissez l'événement "1001 pots" ? Ce rendez-vous annuel des potiers de la province, qui a lieu à Val-David dans les Laurentides de la mi-juillet à la mi-août, célèbre cette année ses noces de porcelaine, soit 20 ans d'existence. Depuis la première fois où j'y ai mis les pieds, il y a 6-7 ans déjà, je me suis toujours réservé une journée pour y faire mon tour, car c'est une activité qui sort vraiment de l'ordinaire. De plus, c'est l'occasion que je me donne pour ME faire un cadeau.

Dans une grande cour intérieure, à l'extérieur, des milliers de poteries de tous genres (bien plus que 1001) : tasses, assiettes, bols, théières, etc., sont étalées librement ça et là pour être admirées et, bien sûr, achetées par des amoureux de beaux objets. Ce sont de véritables oeuvres d'art ; des pièces souvent uniques et très certainement originales. Allez faire une petite visite virtuelle sur http://www.1001pots.com/; vous aurez envie de faire le détour pour vous imprégner de l'ambiance de fête qui y règne en toute simplicité. Tant qu'à y être, prenez-y un thé... ils en servent du bon dans la poterie de votre choix.

En communion avec la vie de quartier

Souvent, je vais faire un tour dans les parcs qui longent la rivière des Prairies, à deux pas de chez moi. J'y vais à pied ou en vélo, car la piste cyclable les traverse d'un bout à l'autre. Quand je me retrouve dans cette nature, je me sens faire partie de la vie qui y règne et je prends conscience de la beauté des lieux, je hume les parfums qui se dégagent des végétaux qui animent le décor, je ferme les yeux pour mieux sentir la chaleur du soleil sur ma peau et pour laisser entrer tout l'air frais amené par le vent du large. C'est ainsi que je me sens revivre. Tout ceci contribue directement, j'en suis absolument convaincue, à ma guérison.

Cependant, la communion ne serait pas complète si je n'arrivais pas à entrer en relation avec les gens que je croise sur mon chemin. En demeurant ouverte à un échange amical, j'initie déjà un contact. Je ne sais jamais comment ça va se passer ni avec qui ; c'est là une surprise que la vie me réserve. Voici quelques contacts agréables que j'ai eus récemment et qui ont fait en sorte d'enrichir ma randonnée en plein air.

  1. J'aperçois soudain un homme sur une planche à roulettes qui se fait tirer par son gros chien qui court à vive allure. Une pensée me traverse l'esprit : "Ce gars-là a probablement dit à sa blonde qu'il allait faire son exercice... c'est un tricheur !" Aussitôt pensé, aussitôt dit : j'interpelle l'homme en lui disant : "Monsieur, je crois que vous trichez." L'homme me regarde d'abord un peu surpris, puis il se met à rire (bien sûr, j'affichais un grand sourire sur mon visage). Du tac au tac, il me répond : "Il faut bien qu'elle gagne sa bouffe." (Il parlait de son chien, évidemment.)

  2. Dimanche dernier, mon amoureux et moi prenions une marche dans le parc. Deux gars dans la trentaine sont assis sur l'herbe à observer des mouettes sur l'eau. L'un d'eux s'écrie d'une voix grave de rocker : "Hey, la mouette..." Sur l'instant, je le regarde en répondant d'une petite voix aiguë : "Ouiiiiiiiiiiii". Surpris, les deux gars me regardent et éclatent de rire. Ils ne s'attendaient vraiment pas à avoir une réponse !

  3. Une dame est en train de peindre l'extérieur de sa maison. Je lui lance tout bonnement : "Gros contrat." Elle me regarde en souriant : "Oui, mais je l'aime ma maison." Et je lui réponds : "Vous allez l'aimer encore plus après."

Ces petites anecdotes démontrent combien il est simple d'entrer en contact avec son voisinage quand on choisit véritablement d'en faire partie. Ces rencontres expresses me réconfortent beaucoup; elles me font sentir moins seule.

Solitude chez les bien-nantis

Dans un tout autre ordre d'idée, je vous raconte une histoire pathétique au possible qui touche la réalité de "ceux qui n'ont pas besoin des autres".

La semaine dernière, je me suis retrouvée sur la magnifique terrasse extérieure d'une amie qui a la chance de vivre dans un environnement enchanteur au bord de la rivière des Mille-Iles, sur la rive nord de Montréal. Ça faisait un bon bout de temps qu'on ne s'était pas rencontrées; nous avions donc pas mal de choses à nous dire. Elle me raconte comment elle s'est fracturé un pied (à deux endroits) l'hiver dernier en allant travailler. C'était tôt le matin, à l'heure où les travailleurs se rendent au boulot, il y avait eu une tempête de neige la veille, mais les rues étaient quand même bien dégagées. Arrivée à une intersection où elle a dû s'arrêter, mon amie décide de prendre la chance de descendre pour brasser les essuie-glace qui ne faisaient pas bien leur travail. En mettant le pied sur la chaussée, la glissade l'a entraînée dans une très mauvaise chute la laissant gisant par terre avec un pied cassé.

Paniquée, elle interpelle la personne devant elle en lui demandant de ne pas partir, qu'elle aurait besoin d'aide. En la voyant descendre de sa voiture le cellulaire à la main, elle y pense tout à coup : "J'en ai un aussi, je pourrai me débrouiller." Elle laisse donc partir la femme. Aussitôt, elle téléphone à son bureau, parle à son adjointe en lui présentant sa fâcheuse position et son besoin urgent : que deux de ses collègues viennent à sa rescousse; un pour la conduire à l'hôpital et l'autre pour prendre charge de son auto. Et c'est là que les poils me sont dressés sur les bras...

La réponse qu'elle a obtenu de son patron, c'est : "Malheureusement, on est en manque de personnel (à une semaine de Noël), on ne peut donc pas libérer deux personnes pour aller à sa rescousse. Qu'elle appelle une ambulance et un remorqueur."

Bien que je n'aime pas porter de jugement sur les gens, je ne puis m'empêcher de réagir à ce genre de comportement. N'a-t-il pas un coeur, cet homme pour qui on se défonce afin qu'il puisse atteindre ses objectifs d'affaires ? LE COEUR..... il ne se souvient sans doute plus où il se trouve dans le corps, et encore moins dans l'esprit. C'est qu'il évolue dans un monde où l'argent est roi (le monde de la finance). Avec cette précieuse ressource dont il dispose personnellement en quantité, il peut se payer tous les services requis par son rythme de vie ; ainsi, il n'est pas obligé de "s'humilier" à demander l'aide de qui que ce soit. Par le fait même, il demeure "INDÉPENDANT"; il ne doit rien à personne. Tant mieux pour lui ! Je l'imagine le soir de Noël assis tout seul devant son sapin rempli de cadeaux que personne ne s'est donné la peine de venir chercher.......

Quelques mots de sagesse

Je m'en voudrais de vous laisser sur cette triste histoire sans laisser place à la sagesse. Voici quelques courtes pensées à méditer :

"Le courage, le vrai, ça n'est pas d'attendre avec calme l'événement; c'est de courir au devant, pour le connaître le plus tôt possible et l'accepter." Roger Martin du Gard

"Ce sont tous nos univers individuels qui tissent le canevas des sociétés et de l'humanité tout entière. C'est chacun d'entre nous qui donne de la couleur à cette grande toile." Hervé Desbois

"Chaque victoire sur vous-même est une victoire pour l'humanité." Hervé Desbois


vendredi 25 juillet 2008

Sur le trampoline de l'espoir

"Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir." C'est ce qu'on dit depuis toujours. Depuis le début de mon odyssée dans le monde éprouvant de la maladie, je saute régulièrement sur le trampoline de l'espoir. Comment ? Voici : Je reçois d'abord une mauvaise nouvelle de l'oncologue suite à un examen dont les résultats sont décevants. Le ciel s'ennuage (c'est grave)... l'orage arrive (c'est ébranlant)... le calme revient, mais ma paix intérieure a été perturbée. La semaine d'après, je me retrouve chez mon thérapeute avec qui je travaille sur des solutions profondes et pleines d'espoir. La situation, bien qu'elle soit sérieuse, devient gérable. Ouf ! c'est comme la mort qui vient de s'éloigner d'un seul coup à 10 km de moi. Enfin, je peux respirer et travailler plus sereinement à ma guérison. Je viens de rebondir.

Ainsi, dans cet esprit, je prêche mon propre adage, soit : "Tant qu'il y a de l'ESPOIR, il y a de la VIE." Évident, vous me direz ? Pas tant que ça, quand on entend tout ce qui se dit dans le cabinet des oncologues (c'est très solennel)... et dans les salles d'attente (c'est déprimant)... et dans l'entourage des personnes touchées (c'est parfois enrageant). Face au cancer, l'espoir est souvent bien fragile car on nage en plein mystère. Certains spécialistes se permettent même de se prononcer sur des pronostics sombres pour être bien certains de ne pas créer de "faux espoirs" aux patients qu'ils traitent. De quoi ont-ils peur ? D'être poursuivis en justice pour avoir laissé entrevoir une guérison possible ??? Je déplore et je m'insurge contre ces pratiques qui tuent l'espoir en fermant les horizons à la personne qui doit se battre pour sa vie. (Lire Petits et grands miracles, paru le 10 juillet, et Le miracle du désir, paru le lendemain.)

Une fenêtre ouverte sur l'air frais du matin

Le but de ma chronique du jour n'est pas de reprendre le débat, mais bien de vous offrir quelques beaux passages qui mènent sur des avenues de croissance et de guérison dans l'épreuve, quelle qu'elle soit. Ce sont des passages tirés de ma lecture de Joan Chittister, une moniale bénédictine américaine qui a connu l'épreuve tout au long de sa vie et qui a su en tirer de grandes sagesses. (De l'Épreuve à l'espérance, éd. Bellarmin, 2004) Si vous traversez des temps difficiles, je vous recommande fortement de vous plonger dans cette lecture riche qui nous ouvre de belles fenêtres d'espérance.

Par exemple : quand elle parle de l'épreuve de la solitude, elle y associe le don de l'indépendance. À l'épreuve de la nuit obscure, elle jumelle le don de la foi. Au combat contre la peur, le don du courage; et au combat contre l'impuissance, la grâce de rendre les armes, etc. Bien sûr, il s'agit d'une lecture à caractère spirituelle qui touche la dimension de l'âme et de l'esprit. Cette lecture nourrit immanquablement la foi et donne, par le fait même, le souffle de vie nécessaire pour continuer le combat.

Quelques passages à méditer
"Le grand secret de la vie, c'est l'art de survivre au combat sans y succomber, de livrer la bataille sans la perdre, de se sortir de l'épreuve plus forts que lorsque nous y avons été plongés. C'est ce secret que la spiritualité de l'épreuve dévoile." (p. 34)

"Juste au moment où nous sommes le plus vulnérables, quand nous sommes prêts à tout laisser tomber, à abandonner, à partir, nous nous retrouvons engagés dans la bataille de notre vie, à essayer de survivre, à essayer de continuer. Pourquoi ? Parce que vivre, c'est continuer. Parce qu'on n'a pas le choix. La seule question, c'est de savoir si nous allons continuer avec tout ce que nous sommes, ou si nous serons condamnés à survivre, blessés et amers. Une voie mène à la dépression; l'autre, à une vie nouvelle. La première voie, c'est la défaite; l'autre, c'est l'espérance." (p. 41-42)

"Si nous sommes prêts à tenir bon et à traverser les profondeurs de l'épreuve, nous pouvons récolter la conversion, l'indépendance, la foi, le courage, l'abandon, l'acceptation de soi, la persévérance, la pureté du coeur et une sorte de transformation de notre être qui nous conduit au-delà de la douleur, jusqu'à la compréhension. Supporter l'épreuve, c'est le prix à payer pour devenir tout ce que nous sommes appelés à être dans le monde. (p. 42)

"À chaque instant de son existence, écrit Norman Mailer, ou bien on grandit, ou bien on régresse. Ou bien on vit un peu plus, ou bien on meurt un petit peu. (Norman Mailer, Conversations with Norman Mailer, J. Michael Lennon (dir.), University Press of Mississippi,
1990.)
La spiritualité de l'épreuve commence avec la décision de grandir ou de se replier, de vivre un peu plus ou de mourir un petit peu. C'est là une décision de la plus grande importance." (p. 46)



Ouf ! De relire ces passages pour vous les partager me bouleverse encore. C'est tellement profond et plein de vérité. Je souhaite qu'ils vous apportent autant qu'ils ont su m'apporter dans les temps de détresse et de désespoir, comme dans les temps plus doux de retour au calme.

Et ma prière d'aujourd'hui vous est dédiée afin que vous trouviez le courage et la foi pour poursuivre le combat de votre vie (peu importe l'épreuve), car c'est la voie qui mène au précieux diamant. (Lire Indiana Jones et le précieux diamant, paru hier)

Bonne route !

jeudi 24 juillet 2008

Indiana Jones et le précieux diamant

Alors que j'étais au coeur de la tempête, mes dernières chroniques ont pris des couleurs beaucoup plus sombres. Je n'ai pas créé cette page pour me plaindre, comme vous savez, mais dans toute mon authenticité, j'ai pris l'engagement de dire les choses telles qu'elles se présentent, ni plus ni moins. Plusieurs de mes lectrices et lecteurs vivent des situations similaires et viennent s'inspirer de mes récits pour poursuivre leur lutte. Ainsi, c'est dans l'authenticité que la solidarité se manifeste et, de là, il est possible de puiser le courage et la détermination nécessaires pour traverser l'épreuve et vaincre enfin. Il est important pour moi aujourd'hui de reprendre sur une note plus positive.

Le voyage de guérison

Dans mon voyage en montagnes russes (Lire Les montagnes russes paru le 8 juillet), un ange est passé pour me permettre de rebondir une nouvelle fois... Cet ange a pris les traits d'une dame digne du plus grand respect qui s'est investie d'une mission de soutien de personnes en cheminement de guérison. (Voir son site à www.proactivite.org) Elle est venue me voir pour échanger amicalement et me proposer une avenue nouvelle contenue dans un livre qu'elle m'a prêté (Bays, Brandon, Le voyage de guérison - Comment guérir de vos maladies physiques et émotionnelles, éd. Guy Trédaniel, Paris, 2007). Dieu sait que j'en ai lus des livres depuis le début de cette grande aventure. Je doutais qu'un livre de plus puisse changer quelque chose dans ma quête de libération.

Ce livre présente l'histoire d'une femme oeuvrant dans le domaine de la santé naturelle et du développement personnel depuis déjà une vingtaine d'années lorsqu'elle se découvre une tumeur très importante au bas-ventre. C'était en 1992. Cette femme qui croyait ne jamais se trouver face à un problème de santé aussi sérieux en raison de son hygiène de vie exemplaire, a fermé les yeux un bon bout de temps avant de devoir admettre que la situation n'était pas normale. Lorsqu'elle a finalement consulté un médecin, la situation était urgente. Il fallait procéder à l'opération rapidement.

Ce n'était pas ce qu'elle souhaitait, car pour une fois, elle se retrouvait devant la possibilité de mettre en pratique tout ce qu'elle avait passé des années à enseigner sur l'autoguérison. Elle a donc réussi à négocier un délai de quatre semaines auprès du docteur afin de pouvoir faire son travail, puis elle a entrepris très sérieusement sa démarche avec toute la concentration requise par l'urgence de la situation. De façon miraculeuse, il faut bien le dire, elle atteint son objectif dans un temps record, soit plus rien, et ce, confirmé par nombre d'examens médicaux.

Le précieux diamant

Ce livre débute avec une histoire de diamant :

"On m'a raconté un jour que nous venons tous au monde sous la forme d'un diamant lumineux, pur et parfait. Mais en grandissant, au fil de nos épreuves et de nos douleurs, notre éclat finit par être terni par un amoncellement de saletés.

Puis, une fois adultes, nous recouvrons toute cette crasse d'une couche de vernis bien brillant. Nous présentons alors cette patine artificielle à chacun et nous nous étonnons que personne ne s'en émerveille. Au fil du temps, nous finissons même par croire que
cette coquille protectrice est ce que nous sommes vraiment, et nous modelons toutes notre identité en fonction.

Mais, avec un peu de chance, la vie nous fait un cadeau : elle nous lance un avertissement. Il nous arrive quelque chose et, l'espace d'un instant, on pénètre sous la surface rigide, on voit à travers les couches de saleté et on entraperçoit l'éclat lumineux qui brille au tréfonds de nous-même.

Alors, si l'on a beaucoup, beaucoup de chance, on passe le restant de ses jours à effectuer le voyage de retour à la maison, jusqu'à cette beauté et cette liberté parfaites. On découvre alors qu'on a toujours été - et qu'on sera toujours - ce diamant pur et sans défaut." (p. 11)

(Note : Dans ce livre, l'auteure présente son expérience de "retour à la maison" et donne les outils nécessaires pour le faire soi-même.)

Dans un poème qui m'a été inspiré en décembre 1999, j'évoque subtilement ce diamant. (Lire Un cadeau : L'étoile des Sages paru le 13 décembre 2007). La clé de la guérison véritable est là, au coeur de sa divinité. La difficulté, c'est, comme l'explique l'auteure, une fois qu'on a fait le chemin (qui est lui-même souvent douloureux), une fois qu'on a retiré les couches de saletés, comme on déshabille un oignon une couche à la fois, on arrive au bord du gouffre, ce qu'elle décrit comme étant un néant si immense et si noir, qu'on en tremble de frayeur. Elle dit : "Au moment même où il semblait que le désespoir allait avoir raison de moi, je me sentis sombrer encore une couche plus bas, sauf que cette fois on aurait dit que je me tenais au bord de ce qui ressemblait à un abysse : un trou noir, le néant absolu. Je fus prise de terreur, tandis qu'une sueur froide se mit à me dégouliner sur tout le corps. J'avais la certitude que j'allais mourir si je plongeais 'là-dedans'." (p. 83)

Ce que j'en comprends, c'est que notre côté divin lumineux nous effraie. Pourquoi donc ? Et pourquoi avons-nous peur de nous laisser tomber dans cet univers merveilleux ? Serait-ce par manque de foi ? Lorsque l'auteure s'abandonne finalement, voici ce qui se passe : "Je me retrouvai en train de tomber... de tomber librement dans le néant et de me dilater dans une paix que les mots sont incapables de restituer. La pièce tout entière se remplit de paix. Elle irradiait la paix. J'étais moi-même devenue la paix..." (p. 84) Ce sera à méditer.

Les ailes de la liberté

"Approchez-vous du bord, dit-il.
On ne peut pas, Maître, on a peur.
Approchez-vous du bord, réitéra-t-il.
On ne peut pas, Maître, on a peur.
Approchez-vous du bord", fit-il encore.
Ils vinrent.
Il les poussa...
Et ils volèrent.

Parvenir à la liberté est notre destin.
Et pourtant nous avons peur de franchir le pas précis qui nous fera découvrir la grandeur qui est notre nature véritable. (p.9)

Je n'ai pas de mots pour conclure. Je nous souhaite tout simplement de trouver suffisamment de foi pour se laisser submerger par cet océan de paix et d'amour divin qui nous habite déjà.