vendredi 29 août 2008

Les centenaires d'Okinawa

Petite pause dans mon dossier sur la foi pour vous présenter les secrets de longévité des habitants de l'île d'Okinawa, ce petit archipel japonais où les gens vivent très longtemps. En effet, c'est là qu'il y a la plus forte concentration de centenaires du globe (15% de tous les "supercentenaires", ceux de 110 ans et plus) et là aussi que les maladies cardiovasculaires et le cancer sont 80% moins présents que chez nous.

Dans l'article de Nadine Descheneaux intitulé Okinawa - un programme global pour mieux vivre (tiré du magazine Mieux-Être de septembre 2008, pp. 68-72), on présente l'endroit comme un petit paradis où les paysages exotiques se marient à merveille avec des lagons éblouissants et des fonds marins captivants peuplés de quantité de poissons tropicaux. Petits paradis aussi en raison de sa qualité de vie : les gens y vivent vieux et heureux grâce à une attitude privilégiant une vie simple et gaie.
"Leur philosophie repose sur le bon sens, tout simplement. Leur "mieux vivre", empreint de vitalité, de douceur et de plaisir, accroît leur énergie, stimule leurs défenses anti-infectieuses, améliore leur mémoire, leur humeur et leur vie sexuelle."

L'équilibre et le plaisir

Pour ce peuple japonais, l'équilibre d'un ensemble de facteurs de mieux-être constitue la clé du succès. Ainsi, bien que l'alimentation soit au coeur de leur programme, leur rapport aux aliments et au corps, leurs activités physiques, leur vision de la vie, leur créativité, leur art de vivre, leur façon de gérer les coups durs, leur humour, leur caractère, de même que leurs liens sociaux et leur solide réseau de soutien constituent des ingrédients essentiels à leur vitalité et à leur bonheur.

À noter que certaines conditions favorisent l'efficacité du programme : reconnaître que le seul responsable de son mieux-être global est soi-même et mettre le plaisir, immédiat et futur, au centre de la démarche.

L'alimentation et les repas, c'est sacré

Dans cet article fort intéressant qui a tiré ses sources dans plusieurs ouvrages dont vous trouverez les références ci-dessous, on aborde les grandes lignes d'une saine alimentation (eau, café, produits laitiers, poissons et fruits de mer, etc.), mais ce qui retient davantage mon attention, c'est le côté sacré de la prise de repas pour ces gens. Tandis que nous, Nord-Américains, sommes les champions de manger sur le pouce (sur le coin du bureau, dans sa voiture, debout à un comptoir), eux considèrent ce moment comme capital, puisque aborder les repas de façon positive est un principe constamment recherché.

"Voici quelques clés importantes permettant un meilleur rapport à votre alimentation :
  • Le repas est un moment pour soi que l'on s'offre. Pas question d'y être tendu ou stressé. On peut aussi le rendre agréable visuellement en dressant la table de belle façon.
  • Prenez le temps de goûter véritablement les aliments en prenant de petites bouchées, lentement.
  • Écoutez les signes de satiété afin de sortir de table non pas écrasé et "trop plein", mais léger et encore plein de vitalité.
  • Multipliez les prises alimentaires : pourquoi pas cinq petits repas ?
  • Soyez votre motivateur ! Apprenez à vous encourager plutôt que de constamment faire des efforts. Combinez des plaisirs pour créer de nouvelles bonnes habitudes."
Pour garder le sourire

Les habitants d'Okinawa reconnus pour leur propension naturelle à une constante recherche de plaisir et de bonheur, ont quelques trucs à nous enseigner. Ils ont développé des outils pour évacuer leur stress et leurs tensions pour ainsi sourire plus et être ouvert à la vie ! Entre autres :
  • Diverses formes de méditation, d'auto-hypnose et de visualisation.
  • Des respirations profondes et complètes
  • L'autotraitement des tensions, grâce au stretching ou à l'autoshiatsu.
  • Le contact avec l'eau pour les activités sportives, mais aussi pour des bienfaits thérapeutiques (jets massants, thalassothérapie, etc.)
  • La pratique de sports et l'exploration de leur créativité par diverses activités ludiques ou artisanales.
Les axes du programme Okinawa

En terminant, j'ajouterais quelques mots sur les principaux axes du programme Okinawa. Outre l'alimentation qui se veut légère, peu calorique, principalement d'origine végétale, incluant une grande quantité de soja et de ses dérivés de même que de riz et autres céréales sans gluten auxquels on ajoute un peu de poisson ou de viande blanche et des apports riches en nutriments efficaces pour lutter contre le vieillissement, l'inflammation et la majorité des maladies, on note quelques habitudes de vie essentielles.
  • L'habitude de faire beaucoup et régulièrement des activités physiques variées.
  • Le développement de plusieurs outils, puissants et très efficaces, de gestion du stress.
  • Une perception et une appréciation très positive du monde et de toutes les richesses de la vie, en donnant une place importante aux ancêtres et à la nature. Une grande spiritualité et le sentiment de faire partie d'un grand Tout.
  • Être coriace et cool à la fois. C'est-à-dire être solide mais flexible, à l'écoute de ses besoins, mais généreux aussi, dominant, voire même autoritaire et capable de reconnaître ses erreurs, non-conformiste et respectueux des ancêtres, actif et calme, patient et créatif, rieur et se sentant investi d'une "mission", etc.
  • La place importante des anciens dans leur vie, qu'ils soient vivants ou décédés. Ils restent dans leur mémoire et dans leurs attentions à tous et sont même célébrés comme un porte-bonheur. À Okinawa, la mort n'est pas redoutée, car elle ne signifie pas la disparition. Leur profonde conviction d'avoir bien vécu, de faire partie d'un tout et d'avoir fait quelque chose d'utile de leur vie leur permet d'entrevoir positivement ce phénomène de la vie.
Comme le dit l'auteure, "plus que tout, les habitants d'Okinawa sont heureux et accordent beaucoup de place à l'humour et à la créativité." Êtes-vous prêt à vous investir dans votre mieux-être et votre bonheur ? Il me semble que la "méthode Okinawa" est une manière fort agréable d'améliorer notre qualité de vie. Il suffit de faire un premier pas, puis les autres suivront.

Bonne route au paradis !

Sources
  • Dr Jean-Paul Curtay, Okinawa, Éditions Le Livre de poche, 2008
  • Anne Dufour, 100 réflexes Okinawa : antiâge et antikilos, Leduc.s Édition, 2006
  • Cléa, Cuisiner les ingrédients japonais : les ingrédients du régime Okinawa, Éditions La Plage, 2008
  • Patrick Denaud, Le programme Okinawa, First Éditions, 2006

jeudi 28 août 2008

La foi, un portail sur l'infini

Faisant suite à mon dernier texte sur le sujet, je tenterai d'ouvrir quelques pistes pour ceux qui voudraient en savoir plus sur cette grâce et cheminer doucement dans ses avenues de spiritualité.

La foi commence par un doute

Un jour, il y a quelques années, je soupais avec un ami qui me disait, dans le cadre d'une conversation à saveur spirituelle : "Moi, j'aimerais ça croire. Quand je regarde les valeurs humaines véhiculées par la philosophie chrétienne, je ne peux pas faire autrement que d'y adhérer (amour fraternelle, partage, compassion, etc.). Mais je ne sens pas à l'intérieur la connexion qu'on définit comme la foi."

Comme on l'a vu dans ma dernière chronique, la foi peut nous être accordée comme un cadeau divin sur le coup de foudre de l'Amour de Dieu. Mais ça, ça n'arrive pas tous les jours. Plus souvent, ce sont des événements bien spéciaux qui nous raccrochent à l'idée qu'il y a tout un monde au-delà du visible. C'est ainsi qu'une brèche s'est créée dans l'esprit d'un autre ami qui ne croit pas, à ce qu'il dit. D'ailleurs, c'est le premier à monter aux barricades dès qu'on mentionne le mot "spiritualité" : "Ah, moi je ne crois pas à ça...", les bras dans les airs. Il m'a tout de même admis, un jour, avoir vécu une expérience extraordinaire le jour où sa mère est décédée, expérience qui a semé le doute dans son esprit.

Voici l'anecdote : Sa mère très malade était hospitalisée et ses jours étaient comptés. Durant son séjour d'adieu à l'hôpital, cette grand-mère ignorait que sa petite-fille (la nièce de cet ami) luttait pour sa vie. Cette dernière avait été trouvée inconsciente par sa mère, victime de ce qui s'avérait être une sévère intoxication survenue de façon accidentelle. Conduite d'urgence à l'hôpital, cette jeune fille d'à peine 15 ans a passé quelques jours dans un état comateux à flotter entre deux mondes. Tout le monde était, bien sûr, très inquiet pour elle.

Pendant ce temps, sa grand-mère a rendu l'âme en présence de son fils (l'ami en question qui ne croit pas). À l'instant où elle traversait de l'autre côté du miroir, son fils lui a demandé de faire quelque chose pour sa nièce en danger, si elle le pouvait. Puis, il a quitté la chambre laissant sa mère aller doucement rejoindre son père.

Aussitôt sorti de l'hôpital, il reçoit un appel de sa soeur : sa nièce était réveillée et maintenant hors de danger. Il n'a pu s'empêcher de croire, pour un instant, que sa mère avait quelque chose à faire là-dedans. "Elle m'a entendu; elle lui a donné le peu de vie qui lui restait." a-t-il sans doute pensé. Cette impression d'union miraculeuse dans une dimension spirituelle est vite passée pour cet homme qui croit peu ; c'est sans doute plus rassurant pour lui de penser qu'il ne s'agit que d'une coïncidence. Mais avouez que la coïncidence tombait juste à point !

Peu importe, la brèche qui a laissé entrer un rayon de lumière et de foi dans son coeur est peut-être le début d'une ouverture consciente sur l'immensité de l'univers et, avant tout, d'une quête personnelle sur la grandeur de son être profond. À suivre...

"Je ne sais pas"

Pour enrichir mon carnet d'anecdotes, je vous en livre une dernière avant de passer au coeur du sujet (dans une prochaine chronique, je vous le jure !).

C'est Evan Handler, acteur vedette de Sex and the City, qui raconte son expérience de spiritualité (dans un article intitulé "I don't know", tiré du "O" Magazine d'avril 2008, p. 288) suite à une leucémie considérée comme incurable au moment du diagnostic, il y a déjà 22 ans de cela ! Il était alors âgé de 24 ans. (Aujourd'hui, il se porte à merveille et est considéré guéri depuis longtemps.)

Il raconte qu'aussitôt plongé dans son aventure périlleuse de la maladie, son entourage, des gens de tous âges, ont commencé à lui poser des questions philosophiques complexes pour un jeune de 24 ans : "Penses-tu que les choses arrivent pour une raison ? Pouvons-nous changer notre destinée ? Est-ce que la prière fonctionne ? Crois-tu que la vie a un sens ? Y a-t-il une puissance supérieure ?"

Bien qu'il ait toujours vécu en laissant une porte ouverte aux différentes possibilités qu'offre la vie; sa réponse a toujours été la même : "Je ne sais pas." Et du même souffle, il ajoutait : "Peux-tu croire que nous vivons dans l'espace ?" (NdA : outer space, en anglais, ça sonne encore plus bizarre) Il était fasciné par le fait que notre belle planète appartenait à un ensemble infiniment plus grand qu'elle et que, de ce fait, il ne pouvait se limiter à philosopher uniquement sur la partie connue et visible de notre petit monde.

Il poursuit ainsi:
"Nous ne savons pas d'où nous venons. Malgré toutes les mappes produites à partir d'observations stellaires et de surveillance par fréquences radio, nous n'avons aucune idée de la substance qui nous compose, d'où elle vient et où elle va, si elle a une raison d'être et ce que ça pourrait bien être, comment cela a commencé et combien de temps cela va durer."

Il ajoute que la civilisation la plus évoluée de l'espèce humaine, en regard de l'univers au-delà de notre planète, est comparable à une tribu qui n'a aucune conception du monde en dehors de la forêt tropicale dans laquelle elle vit.

En guise de conclusion, notre acteur nous dit ceci : "Est-ce que je crois en Dieu ? Je ne sais pas. Une raison pourquoi nous sommes ici ? Je ne sais pas. Y a-t-il un esprit qui poursuit sa quête d'éternité après la mort, ou disparaissons-nous ? Je ne sais pas. Pas parce que je ne me questionne pas; c'est juste que je ne sais pas. Mais je peux vous dire que mon doute vient d'un lieu senti très profondément." (le coeur)

Un brin de méditation

Sur ces mots, je vous laisse avec deux petites pensées à méditer :

"Vivez votre vie avec un but plus grand que vous-même, et vous constaterez que le monde est aussi vigoureux et vaste que les intérêts qui vous ont amené ici aujourd'hui." Bryant Gumbel
(Live your life with a purpose beyond yourself, and you'll find that the world is as bold and broad as the interests that brought you here today. — Bryant Gumbel)


"La présence des vagues est l'évidence de l'existence de l'océan. Votre présence est l'évidence de l'existence de Dieu."
(Tiré de Home With God, Neale Donald Walsch, page 73)

(The presence of the wave is evidence of the existence of the ocean.Your presence is evidence of the existence of God.)

Bonne méditation !

P.S. : Ne manquez pas la prochaine chronique pour la suite de ce vaste sujet.

mardi 26 août 2008

La foi, ce mystérieux cadeau

La foi, c'est comme l'amour, ça ne se commande pas. Mais je crois que si ça pouvait s'acheter, une nouvelle industrie ferait des fortunes. Pourquoi ? Parce que peu importe d'où l'on vient, ou à quelle communauté on appartient, on a tous besoin de croire en plus grand que soi pour avancer sur le chemin de notre destinée. La vie comporte sa large part de défis et souvent on se sent dépassé, perdu, affaibli et vulnérable. "Qui pourrait bien prendre la relève ?" se demande-t-on peut-être parfois. En effet, si on pouvait déposer son fardeau sur d'autres épaules, on pourrait retrouver cette légèreté qui animait notre coeur d'enfant plutôt que de simplement en rêver.

Eh bien, bonne nouvelle ! Il y a une présence divine en soi. (Lire Une présence divine en soi paru le 18 juin dernier) Ainsi, la foi nous ouvre la porte de la dimension spirituelle, là où l'énergie divine et l'amour purs se fusionnent pour transformer nos petites et grandes misères en occasions d'éveil. C'est pourquoi j'ai choisi de parler de foi.

Une rencontre avec Dieu

Laissez-moi d'abord vous raconter une petite histoire. C'est l'histoire de Nathalie Beaudet, une docteure en médecine spécialisée en neuroanatomie (une scientifique) qui a connu la grâce de "rencontrer Dieu". C'est ainsi qu'elle s'exprime dans le témoignage de foi qu'elle livre dans Témoins au coeur du monde (paru aux éditions Novalis, sous la direction de Luc Phaneuf, Montréal, 2003). Elle qui était une athée convaincue, sûre d'elle et un brin arrogante, selon la description qu'elle fait d'elle-même, précise : "Je voilais à peine le mépris que je ressentais pour ceux et celles qui croyaient en un dieu et en une vie après la mort." (p. 45)

Puis un après-midi de 1989, assise dans son jardin à lire tranquillement, elle a été frappée par l'éclair de la foi. En un instant, sa réalité a basculé. "Mon esprit a été saisi de deux certitudes : Dieu existe et son essence est amour". (p. 47) Elle insiste sur le mot "certitude" et décrit son expérience en la comparant à ce qui se produit lorsqu'on entre à tâtons dans une pièce obscure. "Tout à coup, en une fraction de seconde, elle s'illumine. Ce qu'on a vu devient alors une certitude et remplace l'image qu'on s'était faite de la pièce par le toucher." (p. 47)

Comme un coup de foudre

Et qu'a-t-elle ressenti de si profond en cet instant divin ? Elle relate ceci :
"Dieu existe et son essence est amour. Un amour tellement absolu, intense, envahissant, que si l'expérience avait duré plus de quelques secondes, j'aurais probablement disjoncté. La capacité physique de mon corps et la structure de mon esprit n'auraient pu soutenir ce contact au-delà d'un instant." (p. 47)

Puis, une émotion de bonheur l'a envahie si intensément, "telle une décharge au plexus solaire au seuil du tolérable", dit-elle, qu'elle a été saisie de sanglots spasmodiques incontrôlables. Il lui a fallu quelques jours pour se remettre de cette expérience divine et au cours des années qui ont suivi, elle a tenté, par elle-même, de revivre cette communion avec Dieu sans jamais atteindre l'intensité de cet après-midi-là au jardin. Ceci ne l'a pas empêchée, par ailleurs, de faire des découvertes personnelles que je trouve touchantes à lire dans cette quête de Dieu. Voici un court extrait :
"J'ai découvert que je pouvais me réchauffer aux rayons de son amour presque à volonté. Je dis presque, car il y a une condition que je suis la seule à pouvoir contrôler : le contenu de mes pensées. Quand elles sont positives, je ressens facilement cette présente..." (p. 48)

Bref, vint un temps où elle a senti le besoin de comprendre son expérience et elle s'est mise à chercher des réponses. Elle s'est appliquée à explorer les secrets contenus dans les différentes doctrines religieuses (bouddhisme, hindouisme, islam, etc.) et s'est même vue faire un tour du côté de l'ésotérisme. C'est plutôt dans les évangiles de Jean qu'elle a reconnu le Dieu qui lui avait donné la joie et la vie éternelle quelques années plus tôt dans son jardin.

L'ordinateur et la fourmi

Mme Beaudet précise qu'à trop vouloir l'expliquer, elle s'est souvent piégée. Voici ce qu'elle dit :
"Souvent, il m'a rappelé cette analogie : il y a plus de distance, sur le plan intellectuel, entre Dieu et l'être humain qu'entre l'être humain et la fourmi. Essayez donc d'expliquer à une fourmi ce qu'est un ordinateur ! Impossible. Il en est de même pour l'être humain qui essaierait de placer un Dieu infini dans un système de pensée qui ne permet pas de saisir les concepts d'infini ou d'éternel. J'ai donc appris à accepter mes limites intellectuelles et à recourir aux seuls modes de communication possible avec lui : l'amour et la foi." (p. 50)

Cette analogie me rassure. En effet, il est impossible de "comprendre" la foi; c'est une grâce qui se vit dans le coeur par la voie des émotions et des sentiments de bonté et de gratitude. Il y a tant à dire sur le sujet que je consacrerai ma prochaine chronique à apporter d'autres éléments inspirants pour alimenter votre cheminement vers Dieu.

Que votre journée soit des plus ensoleillées !

lundi 25 août 2008

Pour déborder de vie

Suite à ma visite chez Blanche Neige (dont je vous ai parlée dans ma chronique du 19 août dernier, intitulée Bonjour la sérénité !), j'ai entrepris mon nouveau régime en commençant par une cure de nettoyage. Ma journée débute avec un jus d'herbe de blé, du jus de gazon... bio, bien sûr !

Un secret bien gardé : l'acidité et ses dangers

Dès le début de ma lutte pour retrouver la santé, j'ai été conscientisée par ma nutritionniste aux dangers associés à un taux trop élevé d'acidité dans l'organisme, particulièrement dans mon cas. Nous nous sommes donc attaquées au problème en priorité.

Dans un article fort intéressant paru dans Vitalité Québec (sept. 2008 # 117, p. 48) intitulé "Pour un corps en bonne santé, plus énergique, alcalinisez votre alimentation", on explique clairement que le pH du corps doit être alcalin plutôt qu'acide. Malheureusement, ce n'est pas le cas chez la plupart des gens en raison d'un mauvais régime alimentaire.

Pourquoi chercher à réduire son taux d'acidité ? Il est maintenant bien connu qu'un taux d'acidité trop élevé dans le sang est à l'origine d'un nombre incalculable de malaises et maladies, notamment : reflux gastriques, brûlements d'estomac, douleurs articulaires, etc. Mais soulignons qu'un corps acide constitue un environnement favorable au développement de cellules cancéreuses.

Manger vert

L'une des meilleures sources d'éléments alcalinisants se trouve dans les légumes verts (on exclut ceux dont seule la peau est verte comme le concombre ou le zucchini). Et certains sont à prioriser, dont ceux appartenant à la famille des choux (brocoli, chou vert - de Savoie ou frisé, choix de Bruxelles), le kale, la bette à carde, le brocoli chinois, le bok choy, le chou chinois, les épinards, le persil, les asperges, etc.

Manger vivant

Les fruits aussi sont une bonne source alcalinisante, mais attention, pas tous. Vous savez, comme moi, que les agrumes notamment sont des fruits très acides; il vaut mieux les éviter ou les consommer modérément. D'autres fruits présentent un certain degré d'acidité : ananas, fraise, raisins, tomate... (oh que c'est triste pour les passionnés de pastas !)

Parlons plutôt des fruits qui sont classés dans la catégorie des fruits doux : banane, cerise douce, datte, figue, melon et pastèque, pèche, poire, avocat, raisin rouge, bleuet, canneberge, pomme gala et jaunes délicieuses.

Voilà un bon point de départ, car si vous avez fait comme moi, vous avez déjà pu identifier les changements à apporter à votre régime alimentaire pour rééquilibrer votre pH sanguin.

Faut-il manger bio ?

Bien entendu, la logique veut que plus l'aliment est près de la nature, de sa source, plus il est vivant et donc bénéfique pour le corps. Ainsi, dans la mesure du possible, on choisira des aliments biologiques (libres de tout produit chimique), de provenance locale (cueillis à maturité) et de fabrication artisanale (dans le cas de produits transformés, comme le pain, par exemple). Parfois, les fruits et légumes surgelés constituent un meilleur choix que des produits qui ont voyagé sur une longue distance ayant dû être cueillis trop tôt pour arriver à destination encore beaux. C'est une question de jugement.

Par ailleurs, à ce sujet, David Servan-Schreiber dans son dernier livre Anticancer (paru aux éditions Robert Laffont, Paris, 2007), note que des études ont démontré clairement que la nourriture "bio" faisait bel et bien une différence de taille quant au niveau d'intoxication de l'organisme. C'est grâce à des mesures prises de la quantité de résidus de pesticides dans l'urine des enfants ayant consommé des aliments dits conventionnels et d'autres ayant consommé des aliments bios qu'il a été possible d'établir ce lien important. Ce sont des données non négligeables.

Quelques fauteurs de troubles

Maintenant que vous savez quoi ajouter à votre alimentation et quoi consommer avec modération, le pas suivant est d'éliminer les fauteurs de troubles, soit les "aliments" qui sont très acidifiants. Tenez-vous bien, c'est là que ça fait mal ! On nomme le café, le thé noir, l'alcool (ceci inclut le vin ! surtout le blanc et le rosé), le sucre (ce qui englobe toute sucrerie, que ce soit au déjeuner, en collation ou au dessert), le chocolat (aoutch !!!).

On dit aussi que les sources acides (dans une moindre mesure) sont contenues dans les protéines (poisson, viande, oeufs, graines et légumineuses et la plupart des noix). Vous aurez compris qu'il n'est pas question d'éliminer ces aliments de notre assiette, car notre organisme en a besoin pour produire son énergie. D'en être conscient, c'est déjà comprendre qu'il est préférable d'en consommer raisonnablement (pour les gros mangeurs de viande, par exemple) et d'équilibrer son assiette avec une bonne quantité de légumes verts. Notre assiette devrait ressembler à ceci : 1/4 de légumes verts, 1/4 de salade (pas de la Iceberg !), 1/4 de protéines, 1/4 de céréales entières (riz brun ou sauvage, quinoa, millet, etc.).

Autre grand danger : le stress

Saviez-vous que le stress est un très grand producteur d'acidité ? Eh oui ! Alors, si vous ressentez des maux associés au stress (l'estomac noué, des signes d'indigestion, des raideurs dans la nuque, etc.), considérez sérieusement un ou plusieurs moyens de retrouver votre équilibre : relaxation, respiration profonde, méditation, exercice physique, repas équilibrés pris lentement et en paix avec soi-même. Et domptez aussi votre mental, car c'est lui le grand chef d'orchestre des pensées à la source de l'inquiétude, de l'angoisse... et du stress !

Un grand remède : le sourire

L'un des exercices de Qi Gong qu'on m'a enseigné et qui paraît un peu "gna-gna" mais qui fonctionne à tout coup, c'est le sourire. Pas besoin d'exposer toute sa série de dents Colgate. Non, non. D'afficher simplement ce qu'on appelle un demi-sourire sur son visage a un effet extraordinaire sur son attitude face à la vie en général et plus particulièrement sur son état émotionnel et mental. Le demi-sourire installe instantanément un sentiment de paix et d'harmonie, me semble-t-il, car c'est une excellente façon d'accueillir la vie avec ouverture et confiance. De plus, le sourire envoie et attire de bonnes vibrations, ce qui facilite grandement nos relations avec autrui, qu'il s'agisse de nos collègues de travail, nos amis et nos proches ou encore de purs étrangers croisés dans la rue. Par le fait même, cette attitude d'ouverture contribue grandement à réduire notre niveau de stress... et donc notre taux d'acidité.

Un cadeau bien emballé

Nos efforts pour réduire notre taux d'acidité nous vaudront un grand cadeau de vie : une plus grande et une meilleure énergie, une plus grande lucidité, une digestion améliorée, une perte de poids facilitée et un risque réduit de maladie grave. Et n'oubliez pas de boire beaucoup d'eau à la température ambiante* (au moins six verres de 8 oz ou 1,5 litre par jour) ; cette eau aura un effet des plus bénéfiques dans votre quête de bien-être. (* J'ai appris que boire de l'eau froide provoque une réaction chimique à l'entrée puisqu'elle force l'organisme à ajuster la température trop basse du liquide, et crée, du même coup, de l'acidité.)

Petite sagesse

"Dieu fit germer du sol toutes sortes d'arbres à l'aspect agréable et aux fruits comestibles avec, au milieu du jardin, l'arbre de la vie et l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Un fleuve sortait d'Eden pour arroser le jardin..." (Génèse 2, 9-10)


Bonne journée !

vendredi 22 août 2008

La vie, c'est du gâteau

Cette semaine, j'ai reçu un diaporama très inspirant dont j'aimerais vous partager l'essentiel.

Pourquoi ?

Face aux événements de la vie, on se demande souvent pourquoi cela nous arrive (perte quelconque, accident, maladie, etc.). "Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?" ou encore "Qu'est-ce que la vie veut m'apprendre ?" C'est que la plupart du temps, on regarde les événements de façon isolée, c'est-à-dire sans avoir de vision globale d'où cela peut nous mener. Et, en ce sens, nous manquons de confiance à la vie.

Les ingrédients du gâteau

Dans le montage, on présente l'exemple d'une mère qui tente de consoler sa fille adolescente traversant des moments difficiles en lui préparant son gâteau préféré. Sa fille, essuyant ses larmes, accepte volontiers l'offre de sa mère. Elles se dirigent toutes deux à la cuisine.

La mère demande à sa fille si elle veut un morceau de gâteau. "Bien sûr !" répond la fille. "Alors, prends une gorgée de cette huile de cuisson." La fille refuse sans comprendre pourquoi sa mère lui propose cela. Ensuite, la mère lui suggère de manger des oeufs crus. La fille, confuse, refuse à nouveau. La mère lui propose ensuite de manger de la farine. Sa fille, contrariée, s'emporte presque en refusant sans comprendre.

L'alchimie des ingrédients

La morale de cette histoire, c'est que les événements pris individuellement ont peu de sens et nous laissent souvent confus et impuissants. Dans ces moments, nous n'avons pas encore tout le portrait englobant la leçon que la vie veut nous enseigner. Accepter de ne pas comprendre tout de suite et avoir foi en la vie nous amènera plus loin dans notre processus de transformation si nous trouvons la patience d'attendre. Ici encore, le moment présent est un secret précieux pour traverser les épreuves en paix et en harmonie avec le courant de la vie.

La vie nous aime tellement qu'elle nous envoie des fleurs chaque printemps, des levers et des couchers de soleil chaque jour et quelqu'un pour écouter lorsqu'on a besoin de parler. Face aux coups durs que nous rencontrons, nous n'avons qu'à faire confiance que la vie sait ce qu'elle fait et nous laisser guider là où elle veut nous mener. C'est pratiquement toujours plus près de notre coeur.

Sur ce, bon weekend ensoleillé !
Profitez-en bien.


mercredi 20 août 2008

Taking Chances... au nom de la vie !

Dans la fièvre de Céline qui frappe le Québec ces jours-ci, on ne peut faire autrement qu'être emporté par l'émoi que suscite le passage à Montréal de notre diva nationale dans le cadre de sa tournée mondiale.

C'était à mon tour, hier, d'être frappée par une de ses chansons pourtant pas nouvelle. Je m'en allais à l'épicerie en écoutant Mégo, son chef d'orchestre raconter ses histoires à la radio, puis on nous fait tournée Taking Chances. Pour la première fois, je me suis arrêtée pour écouter les paroles de cette chanson, car il venait de se produire un flash dans mon esprit. Écoutez bien :

You don't know about my past and
I don't have the future figured out
And maybe this is going too fast
And maybe it's not meant to last,


But what do you say to taking chances
What do you say to jumping off the edge
Never knowing if there's solid ground below
Or a hand to hold
Or hell to pay


What do you say
?

Vous avez saisi ? Voici ce que dit cette chanson :

Tu ne connais pas mon passé et
Je n'ai rien de planifié pour le futur
Et peut-être que ça va trop vite
Et peut-être que ça ne durera pas,

Mais que dirais-tu de prendre une chance
Que dirais-tu de sauter dans le vide
Sans savoir s'il y a de la terre ferme en dessous
Ou une main à tenir
Ou l'enfer à payer

Qu'en dirais-tu ?

Ça vous parle ?

Le pouvoir de la foi

Moi, ce qui m'est venu en tête sur l'instant, c'était ma nouvelle relation amoureuse, et tout le courage et la foi dont fait preuve celui qui a choisi d'entrer dans mon univers intime et de cheminer avec moi dans la tempête qui secoue encore mon paysage. J'en suis profondément touchée, car c'est une façon de me dire : "Je crois en toi, je crois en la Vie, je crois en nous."

Cette foi qu'il ajoute à la mienne se multiplie en puissance et se partage. Ce courage dont il témoigne lui vaut, ou plutôt nous vaut la possibilité de vivre de beaux moments de bonheur à travers les activités qui composent nos journées passées ensemble, de même que des moments de tendresse et d'amour vrai dans l'intimité que nous développons petit à petit. Bien sûr, tout n'est pas toujours rose, car les creux de vague sont aussi présents (lire Un toast à la vie ! paru le 21 juillet). Mais tant qu'on met le cap sur la Vie et la Joie de vivre, on se garantit de l'abondance au coeur et de grandes bouffées de bonheur, pourvu qu'on demeure ancré dans le moment présent, sans se préoccuper ce que l'avenir nous réserve.

Se forger un petit bonheur

Plus tard dans la soirée, je recevais un appel d'une personne qui vit une transition importante. Dans la réorganisation de sa vie, maintenant qu'elle n'aura qu'elle à qui penser (les enfants sont grands et autonomes), elle se demande comment elle passera ses soirées alors qu'elle se sent "inutile" à présent. Et elle pense à occuper un deuxième emploi le soir (à 50 ans !). C'est là que je me suis emportée, bien que ça ne me regarde aucunement. "Et le plaisir, qu'est-ce que t'en fais ? Le travail, ce n'est pas tout."

Je sais très bien que c'est l'insécurité de sa nouvelle vie qui la fait pencher du côté d'une activité rémunérée. Le danger dans ce genre de choix, c'est d'y perdre sa santé. Je ne le sais que trop. C'est pourquoi je ne peux m'empêcher de réagir. Bref, après avoir plaidé ma cause avec vigueur et conviction, j'ai conclu en ces mots : "Ce dont tu as besoin, c'est d'avoir du fun et de te forger ton propre bonheur. Investis tes ressources disponibles ($, temps, énergie) pour enfin te réaliser et découvrir qui tu es vraiment. N'attends pas que ta vie en soit menacée avant de bouger, parce que tu verras qu'on pédale en bibitte rendu là."

Pendant ce temps en d'autres lieux

Des beaux projets de vie, il s'en forge ici et là. Je pense à mon amie Riche (c'est son surnom) et son mari qui sont unis depuis près de 25 ans dans leur seul et unique projet de vie : leur famille. Ils sont beaux à voir. Non, tout n'est pas parfait là non plus, car ils connaissent les mêmes difficultés que bien d'autres, mais ils croient tellement en leur bonheur qu'ils y mettent tout leur coeur et les ressources dont ils disposent. Et ensemble, ils y travaillent : chaque weekend, le marteau et la scie à la main, ils se construisent un petit paradis pour leurs demains au bord du lac.

Et moi, je crée des jardins. Je n'ai pas de terre à moi, mais j'ai trouvé le moyen de vivre ma passion au plus grand plaisir de mes parents, car ce sont eux qui en bénéficient tous les jours. Au début, maman résistait : "Josée, voyons, on ne sait pas combien de temps encore nous serons ici, ça n 'en vaut peut-être pas la peine." Ma réponse fut instantanée : "Maman, la vie, c'est maintenant. Crois-tu être ici au moins cet été pour les voir fleurir ?"

Bien entendu, le projet a débuté modestement en réaménageant certains coins avec des vivaces déjà disponibles, puis d'autres plate-bandes sont nées de zéro grâce à un peu d'investissement, mais rien pour provoquer une crise financière. Et devinez quoi ! C'est super beau et c'est plein de vie !

La vie, c'est maintenant

En hommage au courage et à la foi de mon cher Claude, je reprendrai, pour conclure, les paroles de Taking Chances :

I just wanna start again
There's nothing like love to pull you up
So talk to me, talk to me like lovers do
Yeah walk with me, walk with me like lovers do
Like lovers do


Je veux seulement recommencer à neuf
Il n'y a rien comme l'amour pour t'élever plus haut
Alors parle-moi, parle-moi comme les amants le font
Oui, marche avec moi, marche avec moi comme les amants le font
Comme les amants le font

En terminant, mon coeur s'unit au vôtre afin que vous trouviez le courage et la foi de prendre votre chance à la Vie !

Voici un chemin vers demain...

mardi 19 août 2008

Bonjour la sérénité !

De retour, ce matin, dans mon sanctuaire où mon gros chat attendait impatiemment mon retour, je retrouve ma sérénité. Il me semble que la paix refait peu à peu surface dans mon univers intérieur.

La semaine dernière a marqué un tournant important dans ma lutte pour la Vie. Lundi, je retrouvais mon thérapeute après un mois d'absence. J'avais hâte, car les semaines qui ont précédé ont été très éprouvantes : constipation sévère et même dangereuse dans les circonstances, récidive confirmée et reprise des traitements de chimio, énergie à son plus bas, et ce, sans compter les douleurs fréquentes qui m'ont forcée à l'inactivité. Ainsi, lundi dernier lors de ma visite avec mon thérapeute, je me sentais abattue, découragée et tout simplement trop affaiblie par tout ça pour être capable d'envisager positivement la prochaine phase de mon processus. Le chemin de la guérison est ardu parfois et exige une maîtrise de soi, d'une part, et un lâcher prise, d'autre part. C'est le dosage qui est parfois difficile à mesurer.

Après la tempête

Bref, ce matin, je me sens au lendemain d'une tempête quand le calme reprend ses droits sur la Vie. C'est que j'ai passé un très beau weekend (ensoleillé, enfin !) à la campagne en compagnie de ceux que j'aime. J'ai eu la chance d'explorer de nouveaux coins de pays offrant des paysages grandioses et "ordinaires" à la fois. C'est-à-dire que ce n'était rien de comparable aux merveilles du Grand Canyon où à la vue majestueuse des Chutes du Niagara, mais les collines des Cantons-de-l'Est, comme celle d'autres régions tout aussi charmantes, ont quelque chose d'enivrant et de réconfortant. On s'y sent chez nous et cette douce présence de la nature qui nous est familière ravive la flamme du coeur et apaise l'esprit face aux épreuves. Quand je m'arrête pour contempler cette beauté naturelle, j'entends toujours trois petits mots dans mon coeur : "Ça va aller." C'est Dieu qui me parle : "Ça va aller, ma grande, Je suis là." Et une larme monte directement du coeur en guise d'accusé de réception. Et je le sens profondément ; je n'ai qu'à me laisser guider pas à pas sur la route du "retour à la maison" (à soi). Merci !

Début d'une nouvelle manche

Alors que j'ai l'impression, depuis quelques temps, de tourner en rond dans ma démarche et surtout que mes efforts semblent bien insuffisants pour m'assurer un retour à la santé, je m'apprête à entreprendre une nouvelle phase du processus. Sachant que les moyens utilisés par la médecine traditionnelle n'offrent aucune garantie de guérison dans mon cas, je me dois de me tourner vers d'autres approches.
"Voici un principe qui guide mes pas dans la vie : ...devant la frustration de celui qui rencontre un mur de brique ou autre type d'obstacle dans la poursuite de ses ambitions, celui-là doit trouver une voie de contournement - une autre route pour atteindre ses buts." —E. Margaret Burbidge (traduction libre)

A guiding operational principle in my life [is that]...if frustrated in one's endeavor by a stone wall or any kind of blockage, one must find a way around--another route toward one's goal. — E. Margaret Burbidge

Au pays du soleil levant

La médecine chinoise semble, grâce à ses bases de connaissances millénaires, présenter des horizons beaucoup plus prometteurs. Ainsi, par un régime alimentaire riche en vitamines et minéraux de sources végétales (et naturelles, bien sûr) et autres suppléments, j'ai non seulement de bonnes chances d'améliorer ma qualité de vie, mais je m'assure d'abord et avant tout de travailler à la reconstruction de mon corps en lui fournissant les outils dont il a besoin pour faire son boulot. Ainsi armé, il pourra, grâce à la merveille de son fonctionnement biologique, mieux détruire toutes cellules dysfonctionnelles et nuisibles à ma santé.

Cette approche, nul besoin de le préciser, est très exigeante : on oublie tout ce qui compose notre régime alimentaire occidental et on réapprend à cuisiner avec des ingrédients inconnus qui nous paraissent souvent bizarres. La résistance est grande quand on lit les trois pages d'aliments et de combinaisons alimentaires "à éviter". On se demande s'il nous restera quelque chose dans notre assiette. On voit ça comme une punition.

J'ai dû me parler beaucoup pour changer ma perception de tout ça : "Ce n'est pas une punition, voyons ! C'est plutôt une bénédiction, car sans cela, les chances de guérison sont beaucoup moins grandes." Il faut simplement que je m'imagine aller m'installer pour un temps dans un pays étranger où je n'ai que des aliments nouveaux pour me sustenter. Ainsi, ne pas me concentrer sur les pages "à éviter", mais sur toutes les autres "à découvrir". L'expérience prend alors une toute autre dimension : c'est une nouvelle aventure plutôt qu'une condamnation. Eh bien, pour une fois mon mental a servi ma cause positivement. Bravo !

Je vous reparlerai de cette démarche dans une prochaine chronique. En attendant, je retourne à mon sanctuaire.

À bientôt !