mardi 30 septembre 2008

Une flamme de profonde gratitude

Chaque matin, à mon lever, j'entre dans ma bulle en allumant ma chandelle sacrée. Dans l'atmosphère sereine du petit jour, elle me permet de reprendre contact avec l'esprit divin pour trouver l'inspiration du coeur. Ce matin, lorsque j'ai allumé ma chandelle, j'ai consciemment pris contact avec mes amis et mes proches qui ont généreusement répondu à mon appel à l'aide (lire Pour gagner des luttes paru le 3 septembre).

Leçon d'humilité

Demander requiert de l'humilité et recevoir en demande encore plus. On a très peu développé le sens de la réceptivité, par orgueil surtout. La preuve, c'est que la plupart d'entre nous préfèrent donner que recevoir. On n'a pas appris à accepter avec gratitude. Quant à moi, chaque fois que je reçois une offre de soutien, un petit malaise passe dans mon coeur en même temps qu'une grande joie. Je ne sais pas trop comment réagir... c'est bien moi qui ai initié ce mouvement de solidarité pourtant. Comme l'être est complexe parfois !

Embrasser avec gratitude

C'est par la gratitude qu'on traverse le petit malaise ressenti lorsqu'on reçoit. La gratitude du coeur nous fait faire un grand pas en avant et, comme me l'a déjà enseigné mon guide spirituel, elle doit se manifester par un élan du coeur qui enveloppe toute la personne d'une énergie d'amour divin. Quelle belle image !

Il y a bien des façons de dire merci. Ce matin, c'est en esprit et en prière que je rends grâce. En regardant la flamme qui luit devant moi, je me remémore les gestes de bonté et de générosité de chacune des personnes qui se sont avancés pour me tendre la main, chacun à leur façon et à la mesure de leurs moyens. Le geste est aussi valeureux au sens divin.

Je ferme les yeux et je formule une prière de gratitude que je leur adresse personnellement. Je demande qu'ils soient bénis de la grâce de Dieu afin que sur leur chemin, ils obtiennent réponse à leurs propres demandes en plus de la joie, la paix, l'harmonie et l'amour.

Une légèreté qui porte

Ce que ce soutien m'apporte, c'est une confiance en la vie et en l'abondance de l'univers, une légèreté qui me permet de poursuivre allègrement mon combat et surtout le sentiment d'être unie à l'immensité de l'univers par un contact spécial avec l'âme de ces frères et soeurs.

L'autre jour, j'étais à l'épicerie de Mme Thuy, et une fois arrivée à la caisse, j'ai fait le saut. Le total pour 3-4 bouteilles de suppléments vitaminiques et une petite épicerie bio s'élevait à 145$. Le coeur m'arrête toujours devant des montants aussi exorbitants. Mais grâce au soutien reçu, j'ai pu rapidement reprendre mon souffle normal et laisser aller le stress. C'est là que j'ai compris toute la valeur de ces coeurs généreux. Merci mille fois !

Tous unis à la même Source

La vie est une. Le monde est une seule demeure.
Nous sommes tous membres de la même famille.
La création est un tout organique.
Personne n'est indépendant de ce tout.
L'homme fait son propre malheur en se séparant des autres.
Cette séparation est la mort.
La vie éternelle réside dans l'unité.

(Extrait de Dyer, Wayne W., Le Pouvoir de l'intention, éd. J'ai Lu, 2004, p. 177)

Le plus beau cadeau

Que pouvez-vous donner si vous n'avez pas d'argent ?

La meilleure chose à donner
à votre ennemi : le pardon
à un opposant : la tolérance
à un ami : votre coeur
à un enfant : le bon exemple
à votre père : de la déférence
à votre mère : une conduite qui la rendra fière de vous
à vous-même : le respect
à l'humanité : la charité

(idem, p. 174)

Bonne journée !

La Terre est un grand jardin.

samedi 27 septembre 2008

Charabia nocturne

Il est 3h27 du matin... je ne dors plus et mon gros chat m'achale pour manger. C'est son sport préféré. J'ai mal aux mains et aux pieds, juste à la surface de la peau, je sens un peu d'acidité dans l'oesophage; ces derniers jours ont été moches. J'ai reçu mon sixième traitement de chimio mercredi et les jours qui ont suivi m'ont laissée affaiblie et un peu fiévreuse. J'ai dû me plier aux exigences de ce corps qui lutte sans cesse en demeurant au repos.

Au bout de la langue

Je me suis enfin débarrassée d'un ulcère situé juste sur le bout de la langue, autre effet secondaire des traitements. Ça faisait plus d'une semaine que je zézayais et que manger me faisait terriblement souffrir. On n'a pas idée de tout le travail que la langue peut faire, que ce soit en mangeant, en parlant ou encore en chantant.

Mardi soir, c'était mon premier atelier de chant-chorale, une activité offerte par OMPAC (Organisme multiressources pour personnes atteintes de cancer) dont je suis membre. Ce n'est pas que je souhaite faire découvrir mon "grand talent" de chanteuse... sinon, je serais allée auditionner pour Star Académie. Non, non. C'est plutôt que l'oxygène est une ami d'une valeur inestimable pour toutes les petites cellules qui voyagent dans le sang et qui transportent les précieux nutriments nécessaires à la guérison. L'activité a donc pour but de nous oxygéner à plein en apprenant à respirer profondément.

Je disais donc que j'avais un bobo sur le bout de la langue... Et la première chanson qu'on nous a apprise comportait beaucoup de "du". Ce son force la langue à se frotter aux dents inférieures avant. Prononcé à répétition, le "du" amplifie l'inflammation, et la douleur devient insupportable. Je me suis finalement décidée à aller à la pharmacie me procurer le fameux "cocktail Sacré-Coeur", un espèce de mixe gargarisant, une recette secrète de l'hôpital, qui aide à venir à bout de ces épouvantables ulcères. Au bout de trois jours, ma langue a repris son allure normale. Pourquoi ai-je attendu si longtemps avant d'agir ?

Un grand deuil

Je vais perdre mon arbre. Les bourreaux de la ville sont passés cette semaine pour condamner l'érable devant chez moi en le marquant d'un ignoble trait rouge. Ma voisine est aussi catastrophée que moi. Cet arbre représente notre fraîcheur en été, notre intimité aussi et surtout le chant des oiseaux qui y nichent.

J'habite au troisième étage d'un immeuble de cinq logements dans un quartier très vert au nord de Montréal. De gros arbres ornent chaque côté de la rue, mais de mon côté, ils ont été charcutés au fil des années en raison des fils électriques qui passent juste au centre de leur feuillage imposant. Je savais depuis quelques temps que ses jours étaient comptés, car il présentait des faiblesses importantes, dont une grande cavité dans son tronc, et au printemps, par une nuit de grands vents, il a perdu la dernière grosse branche qui lui permettait de rester "en équilibre". Depuis ce temps, tout son feuillage est orienté d'un seul côté des fils électriques.

Depuis trois ans, déjà trois gros arbres ont été coupés sur les 50 mètres de trottoirs devant la maison. Le nôtre sera le quatrième. On peut faire notre deuil de la fraîcheur, puisque les arbres qui les remplacent sont tout petits et maigrichons. Il leur faudra bien 25 ans avant de pouvoir fournir une petite brise et un peu d'intimité. Quelle tristesse !

Un cadeau précieux

La semaine dernière, j'ai une amie qui se préparait à faire une vente de garage. De passage chez elle, j'ai pris connaissance d'un objet fort intéressant pour moi. Son mari, qu'elle a perdu l'année dernière, a lui aussi longtemps lutté pour sa vie. Comme moi, il buvait son petit jus d'herbe de blé tous les matins. Mais lui, il le faisait pousser... Il s'était fabriqué un rack spécial dont mon amie n'avait plus besoin. Eureka !!! "Je vais te l'acheter, moi, ton système !" que je lui dis.

Depuis que j'ai entrepris mon programme en médecine chinoise, je consomme du jus d'herbe de blé que j'achète congelé en petits contenants d'un once. Une douzaine de ces contenants coûte 30$ !!! Ce qui revient à 75$ par mois à raison d'un par jour. C'est plus cher que du pot (je pense) ! En le faisant pousser, je peux obtenir le même résultat pour environ un dollar. Quel beau cadeau ! Car elle s'est empressée de me l'offrir en cadeau avec le moulin pressoir qui complète le kit. C'était un moment émouvant.

Rendez-vous avec les baleines

Je prends des vacances la semaine prochaine. Je pars avec mon amoureux sur la Côté-Nord pour admirer les baleines et surtout pour voir loin et respirer du bon air. Nous avons loué un chalet sur le bord du fleuve aux Escoumins, à trente minutes de Tadoussac. Nous partons avec tout notre kit (chaise longue, couverture, bouffe santé, etc.) et nos beaux projets. Je parie que nous reviendrons avec des plans à mettre en oeuvre prochainement... Ça promet !

Mes belles lectures

Je continue de me plonger dans des lectures inspirantes et passionnantes. J'ai terminé Le Pouvoir de l'intention (Dr. Wayne W. Dyer, éd. J'ai Lu, 2004) dont je vous ai parlé dans mes récentes chroniques. C'est un livre qui m'a amenée beaucoup plus loin dans ma quête de spiritualité. De plus, il offre des pistes concrètes de cheminement à la fin de chaque chapitre sous la forme d'étapes à suivre pour mettre en pratique les enseignements qu'on y puise. Je vous le recommande vivement.

Permettez-moi de vous offrir quelques passages inspirants tirés au hasard :
  • Sur le sens de l'humilité : "Si vous voulez sentir que vous avez un but dans la vie, soyez convaincu d'une chose : Vous trouverez votre but en vous mettant au service des autres et en prenant contact avec quelque chose qui dépasse votre corps, votre esprit et votre ego." (p. 172)
  • Sur le sens de l'émerveillement : "Lorsque vous êtes émerveillé, vous êtes dans un état de gratitude perpétuel. La façon la plus sûre d'être heureux et satisfait dans la vie consiste probablement à remercier et à célébrer votre Source pour tout ce qui vous arrive." (p. 171)
  • Sur le sens de la générosité : "Nous devons être comme le soleil, et localiser et dispenser notre généreuse nature. Plus vous vous donnez, même à petites doses, plus vous ouvrez grand votre porte à la vie." (p. 173)
Voilà pour le charabia nocturne de cette nuit tranquille. Bonne fin de semaine et sachez apprécier la pluie, car elle veillera à raviver les couleurs des feuilles d'automne.

Mon petit balcon à l'abri de l'arbre condamné.


jeudi 25 septembre 2008

La joie : un chemin de guérison

En février dernier, dans le cadre de mon dossier sur le bonheur (5 secrets des gens heureux, paru les 18 et 20 février), je vous avais mis sur la piste de la joie, grâce à une courte vidéo de Yves Sévigny, auteur, conférencier et formateur en entreprise. (Le défi de la joie, 19 février). (Je viens d'apprendre que ce site sera accessible dans sa version actuelle seulement jusqu'au 30 septembre faute de fonds suffisants pour poursuivre. Je vous invite donc à y aller dès maintenant pour visionner la vidéo qui se trouve tout au bas de la page d'accueil à : http://www.videoconscience.ca)

Ce qui me ramène à ce dossier, c'est un article que j'ai croisé dans la revue Cheminement (disponible gratuitement dans les lieux de santé, tels que pharmacie, magasins d'aliments naturels, etc.). L'article intitulé Le défi de la joie, en pages 34-35 (également le titre du livre de l'auteur Yves Sévigny paru aux éditions Le Dauphin Blanc) s'intègre au thème général de ce numéro qui est la passion. Le lecteur est ainsi invité à mordre dans la vie, à prendre le risque de plonger dans ses rêves, à créer sa vie à l'image de ses goûts et de ses talents en retrouvant sa liberté, etc.

Qu'est-ce que la joie ?

Pourquoi en suis-je à poser la question ? C'est que pour moi, ce n'est pas toujours clair... Peut-être n'ai-je pas suffisamment expérimenté cette émotion dans ma vie pour pouvoir y référer facilement lorsqu'on me dit : "Vous avez besoin d'augmenter la joie dans votre vie pour activer votre pouvoir de guérison." En effet, la joie au sens où on l'entend dans cette chronique, est cette émotion profonde qui mène parfois aux larmes de bonheur dans les grands événements (mariage, naissance, retrouvailles, etc.). La joie peut aussi se manifester plus simplement dans le coeur à la vue d'un magnifique coucher de soleil ou dans une rencontre authentique et vraie avec une personne qui nous touche... ou encore tout bonnement enlacée dans les bras de son amoureux lorsqu'on se sent vibrer à l'unisson.

Sur le chemin de la joie

Dans l'article de Yves Sévigny, il est clair que la joie est une émotion qui se travaille et ça commence par une prise de conscience sur l'état de sa vie présente et de ses pensées. Puis, avec la volonté d'y accorder une place de choix dans son quotidien, il y aura des efforts à faire en changeant d'abord sa perception des choses pour voir rose plutôt que noir. C'est, à mon avis, le premier pas. Dans toute situation, il y a un côté positif; il s'agit d'orienter le faisceau lumineux de notre conscience sur ces éléments importants pour trouver une avenue de solution et faire un pas sur le chemin de la joie. L'auteur dit que "se prendre en main dans une attitude positive donne un élan de vie extraordinaire qui nous permet de retrouver le plaisir, la conscience de la vie et de la force qui nous habitent intérieurement."

La force de guérison en soi

Dans Le Pouvoir de l'intention (Dr. Wayne W. Dyer, éd. J'ai Lu, 2004) dont je vous ai parlé récemment (les 11 et 12 septembre derniers), au chapitre 13 intitulé "J'ai l'intention : d'optimiser ma capacité à guérir et à être guéri, l'auteur nous rappelle que la guérison est une affaire personnelle qui se passe entre soi, l'être divin que nous sommes et notre Source.
"Si l'esprit universel de l'intention sait précisément ce dont vous avez besoin pour optimiser votre santé, vous devez, de votre côté, surveiller les pensée et les actions qui pourraient opposer de la résistance et interférer avec le processus de guérison qui est en fait un courant d'énergie intentionnelle." (p. 290)

Il ajoute :
"Ne laissez rien interférer avec votre intention de guérir et d'être guéri. Écartez tous les éléments négatifs que vous rencontrez. Refusez l'entrée à toutes les énergies qui pourraient affaiblir votre corps et votre résolution." (p. 305)


Comment augmenter la joie dans sa vie ?

Yves Sévigny dit :
"Arrêtons de courir à gauche et à droite pour des plaisirs éphémères, mais cherchons plutôt des sphères qui nous stimulent et nous font résonner de tout notre être. Osez aller vers les autres. Osez les connaître, les rencontrer. Osez dialoguer au lieu de monologuer. Osez voir une clé de votre mission à travers toutes les personnes qui croisent votre chemin. Osez faire ce que personne n'a fait. Inventez, créez, risquez, il n'y a pas de danger. Le potentiel humain est illimité, il s'agit de sortir des sentiers battus. Tout est encore à imaginer, à concevoir, à inventer." (p. 35)


Réflexion personnelle

Si, dans le regard que je porte sur ma vie, je peine à trouver des moments de joie qui m'émeuvent, c'est que j'ai passé le plus clair de mon temps à faire selon ce qui était dicté par la société, par le monde matérialiste dans lequel on vit, par les idées et opinions des autres, etc.. En effet, je croyais que tout avait été inventé déjà et que les règles du jeu avaient été établies... Je ne croyais pas en mon propre pouvoir de création. Comme j'étais perdue ! J'ai eu besoin d'un gigantesque "wake-up call" (sous la forme de la maladie) pour revenir à mon être profond et à l'infinité de ses potentialités.

J'ai commencé à rassembler ces petits et grands moments de bonheur il y a trois ans, comme un trousseau qu'on accumule pour recréer sa vie, chaque fois que j'ai écouté mon coeur et que je suis sortie de mon chemin pour communiquer mon petit bonheur à une autre personne. Me promener sur la rue avec un petit sourire en regardant les gens dans les yeux, lancer une parole amicale à un passant, offrir son aide pour porter des paquets ou s'assurer de ne pas claquer la porte au visage de la personne qui nous suit à l'entrée d'un commerce; ce sont autant de petits gestes qui contribuent à mon bonheur et à ma joie profonde.

Allez, adoptez-en un aujourd'hui et vous verrez !

mercredi 24 septembre 2008

Ode à l'amour inconditionnel d'un père

Aujourd'hui étant jour de traitement pour moi, je me permets de m'inspirer d'un message des plus édifiants que j'ai reçu ce matin pour nourrir votre soif de sagesse. Grâce à une courte video, on devient témoin de la puissance de l'amour et de la foi. Voici de quoi il s'agit :

Un héros pas ordinaire

Un fils demande à son père : « Papa, est-ce que tu participerais à un marathon avec moi ? » Et le père, malgré qu’il ait un problème cardiaque, répond « Oui ». Et ils ont complété un marathon ensemble… Père et fils ont participé à plusieurs autres marathons, le père acceptant toujours la demande de son fils de faire une autre course ensemble. Un jour, le fils dit à son père : « Papa, participons à un Ironman ensemble. » Et le père répond encore oui à son fils. Pour ceux qui ne le savent pas, un Ironman est l’épreuve de triathlon la plus difficile au monde. Cette course comprend trois épreuves d’endurance, soit une épreuve de natation en mer de 2,4 milles (3,86 kilomètres), suivie d’une course à bicyclette de 112 milles (180,2 kilomètres) et, finalement, une course à pied de 26,23 milles (42,195 kilomètres) le long de la côte de Big Island. Le père et le fils ont complété cette course ensemble.

Cliquez sur ce lien pour voir l'exploit de ces deux complices extraordinaires : http://www.godtube.com/view_video.php?viewkey=8cf08faca5dd9ea45513

Avez-vous un défi à relever ?

Moi, oui... Et je perds parfois courage devant les efforts que ça demande. Pourtant, quand je vois l'exploit de ce père, je me considère un peu douillette, car bien qu'une lutte pour sa vie requiert une détermination sans borne mêlée à une foi inébranlable, je suis bouche bée d'admiration pour cette homme.

Toujours plus haut, toujours plus loin...

dimanche 21 septembre 2008

Mots d'esprit et d'ego

Ce matin, je recevais un petit mot d'inspiration sur l'esprit et l'ego. Comme j'en ai parlé dans mes plus récentes chroniques, j'ai cru bon d'ajouter ces quelques lignes qui en disent long sur la nature des deux forces qui s'affrontent souvent dans nos petites vies. Voici donc, en traduction libre :

L'ego cherche la paix - l'esprit repose en paix.
L'ego cherche l'amour - l'esprit en donne gratuitement.
L'ego est en quête constante de bonheur - l'esprit baigne dans la joie.
L'ego cherche à contrôler - l'esprit est totalement libre.
L'ego cherche la longévité - l'esprit est immortel.
L'ego accumule de l'information - l'esprit est suprême sagesse.
L'ego est limité dans l'espace et le temps - l'esprit est sans limite.
L'ego n'est qu'un joueur dans un show - l'esprit est la vie même.
L'ego est faux - l'esprit est vrai.
L'ego veut toujours plus - l'esprit est déjà comblé !

(Tiré de Shortcut to Spirituality: Mastering the Art of Inner Peace, Bob Gottfried, pages 118-119)

vendredi 19 septembre 2008

Histoires d'un petit vendredi

Ce matin, j'ai envie de vous offrir quelques petites histoires légères pour bien terminer la semaine.

S.O.S. Mouffette

Très tôt hier matin, j'avais rendez-vous avec mon ostéopathe. Faisant mon entrée dans le stationnement encore vide de la Maison de l'ostéopathie située à Outremont, j'aperçois, gisant inerte au beau milieu de l'entrée, un bébé mouffette. Curieusement, l'odeur n'était pas trop forte; disons que l'air était respirable malgré le récent décès de la bête. Faut dire qu'elle n'avait pas été écrabouillée, comme on les voit en bordure des autoroutes. Non, elle semblait en fait dormir paisiblement couchée sur le côté.

En observant les passants examiner l'animal, et même certains faire un détour pour l'éviter, on pouvait croire qu'un doute persistait quant à son état de vitalité. Mais les mouffettes ne voyagent pas le jour. Elles restent cachées jusqu'au soir venu. Alors, que lui était-il arrivé, à cette pauvre petite ? Avait-elle été soudainement frappée d'une crise cardiaque en traversant l'entrée du stationnement ? Sa mère l'avait-elle abandonnée et condamnée à mourir de faim ? Nul ne le saura jamais. Une bien triste histoire.

L'autre volet de cette histoire, c'est qu'il fallait la bouger de là avant que quelqu'un, un chauffeur borgne ou mal enligné, ne lui passe sur le corps, parce que là, ça allait puer vrai ! En entrant dans la maison, je m'adresse à l'une des professionnelles qui se trouve à la réception pour l'informer de ce que je savais. Évidemment, pas question qu'elle s'en mêle. Elle monte donc voir son collègue, mon thérapeute, pour chercher de l'aide. Lui non plus ne veut pas manipuler la bête, ça pourrait ruiner sa journée si, par maladresse, il la brassait un peu trop... La puanteur le suivrait partout et longtemps !

Finalement, ne trouvant pas de moyens simples de régler le problème dans l'immédiat, on décida de contacter la ville afin que les cols bleus se chargent de venir récupérer le corps. À ma sortie, une heure plus tard, elle était déjà disparue.

Repose en paix, petite mouffette !!!

Un nid douillet au sommet

Hier après-midi, profitant d'une météo irréprochable bien qu'un peu fraîche, je pars faire une balade à pied dans mon parc préféré au bord de la rivière. À mon arrivée, je m'installe sur une grosse roche pour me faire chauffer un peu par un soleil déjà bas en cette fin d'après-midi automnale. Je sens la chaleur pénétrer mon corps et stimuler la vie qui circule dans toutes mes cellules et je remercie la Vie de toutes ses bontés.

Puis, marchant tranquillement autour du parc, j'entends un bruissement de feuilles haut dans un arbre. Je m'arrête pour tenter de découvrir qui se cache là... un écureuil qui travaille consciencieusement à l'aménagement d'un beau gros nid douillet. Il sait, lui, que la fraîcheur de l'automne annonce l'arrivée prochaine de l'hiver. Il aura donc besoin de se protéger des grands froids et sa prévoyance me ramène à nous, humains... Sommes-nous toujours prêts à faire face aux grands froids, quels qu'ils soient, qui balayent occasionnellement nos vies et qui nous ramènent souvent à l'essentiel ?

Je lisais justement ce matin, une phrase toute simple qui disait que c'est souvent lorsqu'on en a assez de la solitude (se sentant séparé du Grand Tout) et de la douleur (victime des caprices de l'ego) qu'on cherche à rentrer à la maison (se rebrancher à la Source spirituelle de notre être). Comme c'est vrai ! Eh bien, il est dit dans cette petite phrase que Dieu est toujours à la maison, comme nos mères lorsqu'on revenait de l'école étant jeune. Il est TOUJOURS là... et il nous attend. Une simple pensée empreinte de foi nous y ramène.

Rentrer à la maison

Le Dr Wayne W. Dyer, auteur du Pouvoir de l'intention (éd. J'ai Lu, 2004) dont je vous ai parlé dans mes récentes chroniques traitant de cet ouvrage (les 11 et 12 septembre derniers), nous fait part d'une observation qu'il a affichée dans la chambre de ses enfants sur la présence de Dieu dans nos vies. La voici (p. 125) :

Bonjour,
Ici Dieu.
Je m'occuperai de tous vos problèmes aujourd'hui.
Je n'ai pas besoin de votre aide,
Alors passez une miraculeuse journée.

Rentrer à la maison, c'est un peu ça : croire avec humilité et foi que mon lien divin avec le Créateur de toute chose me procure protection et abondance. Que Dieu sait ce dont j'ai besoin et qu'il s'en charge. Je n'ai qu'à m'abandonner à son intention. Vous avouerez que c'est souvent là que ça bloque... s'abandonner. "Ben voyons, qu'est-ce qui va m'arriver ? Des fois que sa volonté ne correspondait pas à la mienne ?" Toutes des questions qui ont alimenté ma longue résistance à la vie et qui ont nourri mes peurs et mes angoisses. J'avais vraiment besoin de développer ma confiance en moi et en la vie.

Dans un autre livre (Joël S. Goldsmith, L'Art de la guérison spirituelle, éd. Astra, 1997), j'ai souvent relu un passage qui nous rappelle que Dieu est toujours là pour nous (je me demandais si je vous l'avais déjà servi, mais je ne crois pas). Le voici :

"Le Père connaît mes besoins, et je me tiens en ce lieu en position de témoin, non pas en priant pour des occasions bonnes de se révéler demain, mais en étant assis tranquillement dans cette atmosphère de l'Âme, et en regardant les occasions bonnes venir à moi. De même que les rivières coulent vers la mer, obéissant en cela à quelque loi de Dieu, normale, naturelle pour elles, qui est de se mélanger à la mer et de nourrir ses vastes étendues, ainsi il est normal, naturel, que la grâce de Dieu vienne en moi pour me nourrir. Cette grâce était jusqu'ici retenue par mes désirs, mes peurs, mes doutes et ma croyance en un Dieu séparé et distinct de mon être, qui ainsi ne connaissait pas mes besoins. Maintenant, je suis libéré de toute inquiétude, de toute préoccupation, et je suis témoin de la bonté infinie de Dieu." (p. 260)

Une merveilleuse méditation à faire chaque fois qu'on a envie de rentrer à la maison pour trouver la chaleur réconfortante des bras de notre maman...

Bon weekend !



La rivière St-François, Ascot Corner en Estrie

mercredi 17 septembre 2008

Petit signe de vie

Voilà maintenant plusieurs jours que je n'ai pas écrit sur cette page et je réalise que cela crée quelques inquiétudes chez certains de mes fidèles lecteurs. C'est que la semaine dernière, suite à une séance de traitement de chimio, la fièvre est montée de façon inquiétante. Le point critique étant établi à 38,3 degrés Celsius (au-dessus de cette mesure, on nous recommande de nous présenter à l'urgence pour être traité), ma température a atteint 38,1. Je priais pour ne pas devoir me rendre à l'hôpital. (On nous demande aussi de ne pas prendre de comprimés pour faire baisser la fièvre pour ne pas brouiller les cartes. J'en ai quand même pris, ce qui m'a sauvé une visite à l'urgence.)

Escapade romantique en Estrie

Maintenant, je vais mieux. J'ai passé un beau weekend dans les Cantons-de-l'Est à sillonner les routes qui parcourent cette région vallonnée à la recherche d'un morceau de cette belle terre pour y établir mon petit paradis. Nous n'avons pas manqué l'occasion de visiter les moines de l'Abbaye de St-Benoït-du-Lac (www.st-benoit-du-lac.com) pour faire nos demandes spéciales dans un recueillement aux effluves sacrées. Ils nous ont offert leurs chants monastiques et une belle occasion de goûter pleinement à notre sortie du dimanche.

Le chemin des Pères qui y mène fait défiler des paysages à faire rêver : la route surélevée donne une vue en plongée sur le majestueux lac Memphrémagog au loin (vous verrez plusieurs photos de la région sur le site de l'Abbaye dont l'adresse apparaît ci-dessus), et plus près de la route, on peut admirer de vastes domaines bien entretenus rappelant la richesse de ces lieux très convoités (et de leurs habitants...). Chemin faisant, on arrête aux Trésors de la Grange et au Savon des Cantons (voir www.chemindesperes.qc.ca), pour enrichir notre visite de beauté et de rencontres chaleureuses.

Retour en ville

De retour dans mon sanctuaire montréalais, j'ai commencé, hier matin, à travailler un dossier Oprah (Trop occupé pour vivre ?) dont je vous ai parlé récemment, puis je me suis perdue dans mes lectures inspirantes et mes retours d'appels, pour me laisser ensuite aller à une séance de méditation suivie d'une belle marche en plein air. En fin de journée, je me suis offert un bain de haut stress dans le trafic de l'heure de pointe pour aller rejoindre mon amie Lyne pour souper. C'est aujourd'hui sa fête. Mon retard légendaire m'a empêchée de pouvoir lui offrir des fleurs... elle les recevra en retard ! Désolée, Lyne.

Mais quelle soirée ! Nous avons ri aux larmes et pleuré d'émotion aussi, en nous racontant nos histoires de vie quotidienne et nos moments plus éprouvants. Cette sortie a valu toute la peine que je me suis donnée à traverser la ville. Ça fait tellement de bien de plonger dans ces épisodes d'amitié profonde, un beau cocktail de joie de vivre. Thérapeutique !

Rechercher la joie

Le pouvoir thérapeutique de la joie est immense, tous les grands sages le disent. Je vous invite donc à relire les chroniques que j'ai consacrées à cette émotion hautement énergétique : voir Je vous souhaite la joie (paru le 29 décembre 2007) et 5 secrets des gens heureux (paru en deux parties les 18 et 20 février 2008). Et que la joie vous emplisse et vous illumine jusque dans chacune de vos cellules.

Bonne journée !