lundi 10 novembre 2008

Un portrait de demain

Avec l'arrivée de mon "O" Magazine de décembre, je retrouve l'inspiration pour bon nombre de chroniques à venir. Il y a notamment un dossier spécial sur le vrai sens de Noël, cette fête qui me tient tant à coeur (dans son sens chrétien et non économique !). Je vous réserve donc de belles avenues de cheminement autour de ce thème. Mais avant, je veux vous partager de grands secrets sur demain en référence au récent ouvrage de Daniel Pink, A Whole New Mind -- Why Right-Brainers Will Rule the Future (Un Esprit tout nouveau -- Pourquoi les cerveaux droits mèneront le futur - traduction libre).

Daniel Pink, un ancien "chef de discours" pour l'ex-vice-président américain, Al Gore, présente un argument convaincant à l'effet que nous entrons dans une toute nouvelle ère -- on la nomme l'ère conceptuelle au cours de laquelle les habiletés appartenant au cerveau droit, telles que le design et le talent de raconter des histoires deviendront beaucoup plus cruciales que les habiletés appartenant au cerveau gauche comme la comptabilité et la programmation informatique. Oprah l'a rencontré en entrevue ("O" Magazine, décembre 2008, pp. 236-239, 278) et voici des conclusions très intéressantes.

Le royaume de l'hémisphère droit

L'auteur dit que dans plusieurs professions, ce qui a toujours compté plus étaient les habiletés associées au cerveau gauche qui est linéaire, séquentiel et logique. Ces habiletés compteront toujours, mais elle sont devenues insuffisantes. Ce qui compte maintenant, ce sont les caractéristiques du cerveau droit : artistique, empathique, inventif, et la pensée globale. Ces habiletés sont maintenant au premier plan dans une foule de domaines du monde des affaires.

Oprah résume donc en validant sa compréhension auprès de M. Pink : "Comme ça, vous suggérez que les aptitudes liées au cerveau droit, lorsqu'elles ont pour complément une pensée du logique et linéaire, peut résulter en un tout nouvel esprit. Parce que nous entrons dans une ère de concepts, où le sens et l'harmonie, le design et la raison-d'être seront plus significatifs pour le monde que la pensée et les activités stéréotypées.

Suivre sa voie et son talent

"Alors, quel conseil donnez-vous aux enfants qui fréquentent l'école ?" demande Oprah. L'auteur répond : "Ultimement, il s'agit de suivre votre motivation intrinsèque. Ce pour quoi vous êtes ici. Ce à quoi vous êtes bon d'une manière unique."

Il va plus loin en nous faisant prendre conscience que les tâches du domaine du cerveau gauche sont facilement transférables, ce qui a amené bon nombre d'entreprises de nos jours à déménager des départements complets dans les pays en émergence comme l'Inde, par exemple. Par ailleurs, les aptitudes liées au cerveau droit sont plus difficiles à déléguer et plus importantes dans un monde d'abondance, car que font les artistes ? Ils créent de quoi de nouveau, d'inattendu et de ravissant qui change le monde.

Les habiletés à développer

  • 1. Le design : C'est l'habileté à créer quelque chose de significatif et d'utile.

  • 2. Raconter des histoires : C'est le talent de mettre en contexte des faits et de les livrer avec émotion, et ce, afin d'arriver à toucher les gens. En fait, les histoires ont le pouvoir de créer des liens. (Pensons simplement à notre ami Fred Pellerin qui fait l'unanimité avec ses contes de St-Élie-de-Caxton.)

  • 3. L'empathie : Cela concerne la capacité de chausser les souliers de l'autre, de se mettre à sa place, autrement dit. C'est sentir avec son coeur, regarder avec ses yeux. L'empathie a le pouvoir de rendre le monde meilleur.

  • 4. Le sens : C'est chercher à donner un sens à sa vie, le désir de laisser ses traces positivement et surtout de vivre la vie dont on rêve. L'auteur croit que la quête de sens, qui prend beaucoup d'ampleur avec l'arrivée des baby-boomers dans la soixantaine, est l'un des phénomènes les plus importants influençant nos vies par les temps qui courent.
Les clés du royaume

"En résumé, les clés du royaume changent, dit l'animatrice, et les gens guidés par leur cerveau droit seront les leaders. Le royaume, lui, changera-t-il ?" L'auteur répond que le royaume change selon qui en détient les clés. Dans notre monde aujourd'hui, les gens ayant des habiletés liées au cerveau droit "fleuriront". Cela ne veut pas dire que les autres seront relégués au second plan, c'est seulement qu'ils auront à développer de nouvelles aptitudes pour mieux comprendre les besoins de leurs clients, regarder leur business avec des yeux neufs, être plus sensibles au design, et parler en racontant des histoires pour illustrer ce qu'ils font.

Le sens de l'être humain

Pour conclure l'entrevue, l'auteur insiste sur le fait que ces nouvelles habiletés sont beaucoup plus qu'une façon de s'en sortir et de se démarquer dans notre économie, elles font partie de ce que ça signifie d'être humain. Tout le monde peut les développer. Et si nous encourageons les gens à utiliser leur cerveau droit, nous avons le potentiel de transformer notre monde -- pas seulement pour améliorer notre qualité de vie, mais surtout pour devenir de meilleures personnes.

Exercice pratique

Pour vous initier à l'univers du cerveau droit, je vous invite à colorier un mandala. Qu'est-ce qu'un mandala ? En voici une définition trouvée sur le site http://www.top-mandalas-gratuits.com/ :

"Chaque mandala, qu’il ait été créé par la nature ou par l’esprit humain, est un symbole complexe, universel, de l’homme lui-même, du monde dans lequel il vit, du principe supérieur divin et de l’univers insaisissable qui s’étend tel une sphère tout autour de nous." (Extrait du site mentionné ci-dessus.)

Pour en savoir plus long, allez lire tout ce qu'on en dit sous l'onglet "Qu'est-ce que le mandala ?" et surtout, imprimez-vous en quelques-uns parmi les 136 qui vous sont offerts gratuitement sous l'onglet "Mandalas à imprimer".

Voici une autre référence intéressante sur le mandala : http://www.dauphinblanc.com/index.php?page=catalogue sous Claudette Jacques, celle qui a créé toute une série de mandalas à colorier selon le besoin : pour accompagner la guérison, la grossesse, le deuil, les enfants, pour attirer l'abondance, pour développer l'estime de soi ainsi que ceux pour célébrer Noël. Et si vous cherchez "Mandala" dans Google, vous trouverez une foule de sites à visiter.

Amusez-vous bien !


jeudi 6 novembre 2008

Le nouveau rêve américain

Je me demande si on peut réellement parler de "nouveau" rêve américain. Je crois qu'on peut dire tout simplement que le fameux rêve américain dont on parle depuis toujours est en voie de se réaliser concrètement dans sa forme authentique, car il a de bonnes chances d'inclure enfin la paix dans le monde.

Des échos d'Oprah

Je n'ai pas lu les quotidiens hier pour en savoir plus sur le déroulement des événements de la veille et lire les commentaires des analystes politiques. Je me suis contentée d'écouter l'émission spéciale post-élections orchestrée et animée par Oprah (une grande source d'inspiration pour moi, comme vous savez déjà). Elle avait rassemblé quelques personnes bien placées pour témoigner et commenter la page d'histoire qui venait de s'écrire avec l'élection du premier noir à la présidence des États-Unis. J'ai été touchée par leurs propos et je vous en rapporte quelques extraits ici. (Pour lire les propos des invités en anglais, visitez le site officiel d'Oprah à la page suivante : http://www.oprah.com/slideshow/oprahshow/20081105_tows_election/1)

"I Have a Dream."

Oprah s'est d'abord entretenue avec John Lewis, un héro américain qui a marché aux côtés du Dr. Martin Luther King jr, en 1963, dans le mouvement des droits civils des Noirs aux USA. Il lui fait part de l'enthousiasme qui l'a envahi lorsque le nouveau président a été déclaré : "Cela m'a rappelé toutes les batailles livrées, toute la douleur et les souffrances... (connues pour en arriver à ce jour historique) Et de voir ce jour arriver, j'étais submergé, c'était trop fort."

Le dernier discours prononcé par le Dr. Martin Luther King jr à Memphis, peu de temps avant son assassinat, parlait de la "terre promise" : "I Have a Dream."


"I have a dream that my four little children will one day live in a nation where they will not be judged by the color of their skin, but by the content of their character."

"J'ai un rêve que mes quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où il ne seront pas jugés par la couleur de leur peau, mais par la qualité de leur caractère."

Un discours historique qui trouve son aboutissement 45 ans plus tard, dans une ère d'ouverture. (Pour lire le discours intégral en anglais, visitez le lien suivant : http://www.quotedb.com/speeches/i-have-a-dream)

John Lewis ajoute qu'à titre de grand ami des Clinton, il a offert son appui à Hillary Clinton en début de course présidentielle. Cependant, la défaite de cette dernière l'a forcé à changer de camp, à contre-coeur. Il a longuement réfléchi avant d'accorder son appui à Barack Obama : "J'ai vu la campagne de Barack Obama comme un mouvement similaire au mouvement des droits civils et je me suis dit que je voulais être du bon côté de l'histoire."

Tous emportés par la vague

Le deuxième invité du panel formé par l'animatrice est David Gergen, analyste politique senior pour la chaîne CNN et professeur à l'université Harvard. Il a également été conseiller auprès de quatre présidents américains, dont les républicains Richard Nixon, Gerald Ford et Ronald Reagan, et le démocrate Bill Clinton. Voici ce qu'il avait à dire de ce moment marquant de l'histoire : "La victoire d'Obama est vraiment un pas en avant pour toute notre nation."

Ayant grandi en Caroline du Nord dans les années 60, David Gergen dit avoir été un témoin de premier plan des effets positifs de l'ère des droits civils sur la culture. "Ce que j'ai appris alors est quelque chose que Lincoln avait déclaré précédemment dans l'histoire. Que lorsqu'un groupe avance dans ce pays, nous avançons tous. a-t-il dit. Je ne peux pas vous dire l'ampleur de la dette que nous avons, nous dans le Sud, envers John Lewis et Martin Luther King et d'autres qui nous ont ouvert les yeux et ont vraiment élevé les Blancs autant que les Noirs..."

Prendre le virage de l'histoire

Pour sa part, Peggy Noonan, une républicaine de longue date ayant oeuvré au sein des administrations de Ronald Reagan et de George Bush père, est une columniste conservatrice pour le Wall Street Journal. Elle supportait la candidature de John McCain. Elle dit que bien que son parti est perdu la course, cette élection était un événement extraordinaire. Voyant les larges foules et les célébrations pleines de jeunes gens exubérants lui a rappelé une autre élection présidentielle. "J'ai pensé à comment c'était pour moi lorsque j'étais une petite fille en 1960 quand quelque chose de nouveau et d'étonnant est survenu : un catholique —un catholique irlandais — a été élu président. J'ai pensé à Kennedy et (...) à la percée que j'ai sentie alors, ce doit être la même percée que plusieurs ressentent maintenant. Et c'est beau de voir l'histoire se régénérer et aller de l'avant en créant une ouverture, nous surprenant et prendre son virage."

En terminant, elle ajoute que ce qui l'impressionne de Barack Obama, c'est sa grâce. Elle relate un fait concernant Sarah Palin et sa fille de 17 ans enceinte. Lorsque les journalistes sont allés recueillir ses commentaires à ce sujet, il a refusé de condamner et même de juger. Il a tout simplement répondu que sa propre mère avait 18 ans lorsqu'elle l'a eu, lui. Mme Noonan dit que ça c'est de la grâce authentique.

Moment magique pour les Afro-Américains

Tout au long de la campagne, Oprah a reçu des courriels suscitant sa réflexion de son ami, le Dr. Henry Louis Gates Jr., professeur renommé de l'université Harvard et historien. Il déclare que la victoire du président-élu Obama est la dernière d'une longue série de moments magiques qui ont transformé l'histoire des Afro-Americains.

Dans son essai "In Our Lifetime", le Dr. Gates affirme que le premier de ces moments était la Proclamation de l'émancipation, qui a été signée le Jour de l'an 1863 par Abraham Lincoln. Le suivant est survenu le 22 juin 1938 lorsque le boxeur afro-américain Joe Louis a défait l'Allemand Max Schmeling. Le troisième moment a été le 28 août 1963, quand Martin Luther King Jr. a livré son fameux discours "I Have a Dream" devant une immense foule au Lincoln Memorial à Washington, D.C.

"Mais nous n'avons jamais vu rien de tel dont on a été témoin hier soir, lorsque le sénateur Barack Obama a été déclaré président-élu." dit le Dr. Gates. "Chacun de nous nous souviendrons de ce moment." (On peut lire l'essai complet du Dr. Gates à http://www.theroot.com/) Il ajoute que cette élection traverse la barrière ultime entre les races. "C'est le point culminant d'un siècle et demi de campagne pour les droits et libertés de notre peuple et une campagne contre le racisme en Amérique." a-t-il déclaré.

Le futur se rattrape

Enfin, Gloria Steinem, une des Américaines les plus influentes à titre de leader féministe croit que cette élection est un heureux retour du futur : "Je sens que j'ai retrouvé mon futur d'une drôle de façon, parce que j'étais dans ma trentaine quand j'ai cru que mon pays faisait un grand pas en avant sur le chemin de la démocratie, puis deux Kennedy ont été tués, puis Malcolm X et Martin Luther King jr., et c'était comme si le futur s'éteignait. Maintenant, je sens que notre futur nous est revenu et c'est encore meilleur."

La part des femmes

David Gergen ajoute que même si une femme n'a pas été élue cette fois-ci, il est clair que cette éventualité se trame à l'horizon. "[Hillary Clinton] a fissuré le plafond de verre 18 millions de fois, comme elle dit, et les femmes n'ont pas encore traversé le seuil de la porte." dit-il. Mais ça arrive. Hillary Clinton a été un vrai soldat pour Barack Obama; elle a fait 70 différentes apparitions publiques pour lui. Elle mérite beaucoup de crédit pour ça. Et les femmes se sont ralliées à Obama. (...) Leur tour viendra aussi.

L'espoir a vaincu la peur

J'allais intituler cette chronique ainsi, mais le Dr. Gates m'a enlevé les mots de la bouche. Il dit qu'une des choses les plus marquantes au sujet de la campagne d'Obama est qu'il a retiré le focus de la peur. "C'était basé sur l'espoir, les aspirations et axé sur le meilleur." a-t-il dit. "C'est ça qui était différent à propos de cette campagne, et c'est ce qui est différent au sujet de cet homme. Il est vraiment inspirant."

Un homme édifiant et unifiant

Finalement, qu'en pense Oprah ? Voici ses commentaires : "Pendant son discours, le président-élu Obama a exhorté la nation à s'unir. "À ces Américains dont je dois encore gagner le support, je n'ai peut-être pas eu votre vote ce soir, mais j'entends vos voix. J'ai besoin de votre aide. Et je serai votre président aussi." a-t-il dit. (Pour revoir et lire le discours en anglais, visitez le site officiel d'Obama à la page suivante : http://my.barackobama.com/page/community/post/stateupdates/gGx3Kc)

Oprah dit que pour sa part, c'était le point culminant de la soirée. "C'était mon moment préféré parce qu'il est un rassembleur." dit-elle. "Il rassemblera et unifiera ce pays. J'ai hâte de voir toutes les possibilités..."

"Ensemble, nous y arriverons."

Pour ma part, je fonde beaucoup d'espoir pour la paix dans le monde. Comme le dit le nouveau président : "Le changement est arrivé en Amérique. La route sera longue et la remontée sera abrupte, mais ensemble, tous unis, nous y arriverons."

Alléluia !

mardi 4 novembre 2008

Pensées d'amour pour la paix

Moment historique

Vous n'êtes pas sans savoir qu'aujourd'hui, 4 novembre, est un jour historique et des plus déterminants pour l'avènement de la paix dans le monde. En effet, combien de millions d'électeurs américains iront voter pour élire leur nouveau président ? Pourquoi cela devrait-il nous intéresser ? La réponse est assez évidente puisque le pays le plus puissant du monde a le pouvoir d'imposer sa loi partout où il passe sans respect pour les individus ni les cultures, et plus particulièrement dans les pays plus vulnérables. C'est le fruit de la "politique étrangère américaine".

Je n'entrerai pas dans les dédales du pouvoir et de la politique; cela n'est pas mon but. Je souhaite seulement vous inviter à générer des pensées d'amour pour la paix dans le monde. C'est, selon moi, ce que nous pouvons faire de mieux pour influencer le cours des choses. Plusieurs ne saisiront pas l'importance des pensées d'amour en ce moment crucial de l'histoire de l'humanité. N'essayez pas de comprendre. Faites-le tout simplement et déjà, dans votre coeur, l'atmosphère changera et aura un effet sur vos états d'âme, votre attitude et votre humeur. Puis cette nouvelle énergie de joie que vous aurez créée par de simples pensées aimantes rayonnera autour de vous et pourra envelopper les êtres qui vous entourent. Nourris de cette énergie bienfaisante, ils pourront à leur tour rayonner de leur lumière et influencer positivement la vie de leurs proches, et ainsi de suite...

Notre responsabilité à l'égard de la paix dans le monde commence par l'éveil de notre conscience propre sur l'impact que nous avons autour de nous. Cet impact trouve sa source dans l'univers intérieur que nous nous créons par nos pensées, nos intentions et les gestes que nous posons envers notre frère, notre soeur, notre ami et l'étranger. Et l'énergie qui s'en dégage voyage dans une dimension qui nous échappe et se manifeste ici et ailleurs, quelque part dans le monde où le besoin se fait sentir. En effet, nous faisons partie d'un Grand Tout dont les interactions sont parfois mystérieuses et inconnues, mais bien réelles. Ne dit-on pas que le battement d'ailes d'un papillon peut provoquer une tempête tropicale ailleurs sur la planète ?

Nous sommes responsables de l'énergie que nous dégageons et des graines que nous semons. Cessons de chercher le coupable hors de nous. Notre pouvoir est grand; reconnaissons-le et agissons maintenant avec amour pour voir naître des arcs-en-ciel partout autour.

Mots d'inspiration
(Tirés de Ferrini, Paul, Le silence du coeur - Réflexions de l'Esprit christique tome 2, éd. Le Dauphin Blanc, 2008.)
"Sous l'esprit pensant se trouve la conscience pure et sans jugement. À mesure que tu découvres la conscience, le coeur s'ouvre, et donner et recevoir se font sans effort. Observer le silence et respirer profondément et doucement sont les voies les plus faciles pour ouvrir le coeur." (p. 14)

"Ne peux-tu donc pas voir que la terre est simplement le reflet de la qualité de ta propre conscience ? Sa pollution n'est rien d'autre que la pollution de ton coeur et de ton esprit. Plus tu te détournes de toi-même, plus tu abuses de la terre et des autres. Plus tu oublies de respirer, plus l'air devient nocif et plus les conflits interpersonnels surviennent." (p. 15)


Que la paix soit avec vous !

P.S.: Ma bougie du jour a été consacrée à la paix.

lundi 3 novembre 2008

Sur les flots de l'épreuve

Au cours du weekend, j'ai eu à tenter d'expliquer ma position actuelle face à la vie, dans mes relations interpersonnelles et à l'égard des défis qui sont miens. Et tout ceci dans la perspective de projets de vie à développer dans un avenir pas si lointain.

D'affirmer que je me sentais déjà très sollicitée et assez occupée par mon cheminement de guérison allait de soi. Mais comment l'expliquer pour que l'autre comprenne que je n'ai pas les moyens de m'engager dans des échanges qui demandent la moindre dose d'énergie liés aux tiraillements ou aux malentendus, et ce, sans faire sentir à l'autre un manque de bonne foi de ma part ? Pas si facile.

Je suis restée calme et sereine tout au long de notre discussion, et ouverte aux revendications de mon partenaire, car après tout, s'il ressent le besoin de me faire part de ses tourments, je me dois de l'écouter et de lui accorder toute mon attention. Peu à peu, dans une atmosphère de saine collaboration, nous avancions vers la résolution du différend. Soudain, il m'est venu une image assez juste de ma position actuelle.

Un radeau au milieu de l'océan

Je me trouve seule sur un petit radeau au milieu de l'océan. Parfois, il fait tempête et ça brasse pas mal fort. Je m'accroche de toutes mes forces aux bords de mon unique bouée de sauvetage en priant Dieu et tous mes frères et soeurs célestes de m'accompagner en ce temps de turbulence. Puis, la tempête s'essouffle, le beau temps revient et les eaux se calment. Je puis à nouveau me laisser bercer par le roulis des vagues et rêver du prochain port que j'atteindrai par la grâce de Dieu. Je suis entièrement soumise à sa volonté et c'est avec une foi inébranlable et toute la patience du monde que je dois poursuivre ma tâche jour après jour en attendant que le Ciel me soit plus clément.

Je ne dois surtout pas me laisser flotter nonchalamment, car les défis et les dangers sont nombreux. Chaque jour, une petite colonie d'anguilles de mer viennent tester ma patience en me soumettant à leur panoplie de petits supplices : douleurs dans les mâchoires aux premières bouchées d'un repas, ulcères dans la bouche, croûtes sanguines dans les narines, engourdissement du visage et des mains au contact du froid, fatigue démesurée, irritations et inconforts multiples qui sont tous des effets secondaires des traitements de chimiothérapie.

Pour leur part, les raies venimeuses viennent rôder aux alentours espérant saisir un moment de faiblesse pour m'empoisonner de leur venin et m'entraîner au fond des eaux glacées de l'océan. Ce sont des menaces constantes et bien réelles qui surgissent en temps de découragement. Leur poison est composé de pensées sombres et de tourments envahissants. Seul le moment présent et la foi peuvent m'en préserver.

Les plus dangereux sont les grands requins blancs qui visent rien de moins que la conquête de mon énergie vitale. Un peu comme les vampires sucent le sang de leurs victimes, les requins siphonnent très sournoisement le jus de leurs proies. Sous des allures d'innocentes victimes offensées ou encore de bons samaritains éplorées, ils ont le pouvoir de me vider rapidement de ma précieuse sève de vie si je ne prends pas garde aux dangers qu'ils représentent pour ma survie.

Dans ce périple challengeant, j'ai bien peu de marge de manoeuvre car le radeau est bien petit et je ne sais pas combien de temps encore je dois tenir sans faillir. Il m'est donc impératif de repousser vigoureusement tout agresseur présumé avant qu'il n'ait le temps de faire ses ravages.

Chacun son embarcation

C'est par ce petit radeau que je suis arrivée le mieux à décrire la nature et l'ampleur de mon défi. Et cette image correspondra sans doute au vécu d'autres personnes qui, comme moi, doivent lutter sans relâche pour atteindre leur destination santé. Cela dit, chaque défi, quelle qu'en soit sa nature (perte, deuil, maladie, divorce, etc.), nous propose un voyage au coeur de l'être. Bien que le mode de transport s'impose souvent de lui-même, il nous est toujours possible de l'aménager pour qu'il soit un peu plus confortable et sûr. Et c'est la façon dont on aura choisi de faire face à l'épreuve qui déterminera les conditions du voyage. Tentez donc d'adoucir votre route... car le périple peut être long et ardu, croyez-moi !

Tiens bien

Tiens à ce qui est bon, même si c'est une poignée de terre.
Tiens à ce en quoi tu crois, même si c'est un arbre qui se dresse tout seul.
Tiens à ce que tu dois faire, même si c'est loin d'ici.
Tiens à ma main, même lorsque je t'aurai quitté.

Nancy Wood, tiré de Many Winters (lu dans le Magazine "O" de novembre 2008, p. 47 - traduction libre)

Bon voyage !

jeudi 30 octobre 2008

Cultivez la joie

Le sujet de la joie a déjà été abordé quelques fois dans mes pages précédentes, et pourtant j'y reviens. C'est qu'il s'agit d'une voie d'accès cruciale au bonheur et à la guérison.

C'est ce que mon guide spirituel et thérapeute ne cesse de me répéter : "Pratiquez la joie, laissez entrer la joie, ouvrez votre coeur, etc." Bien que je comprenne le sens de sa recommandation, je sens comme un blocage mental et émotionnel. C'est sans doute en raison du pouvoir insoupçonné du mental (et de nos bibittes) sur nos états d'âme.

Où chercher ?

En ce qui me concerne, au niveau mental, j'essaie de définir plus clairement le type de joie qu'il me faut rechercher pour mieux orienter mes actions. Et j'ai une bonne idée : c'est la joie d'une rencontre véritable avec l'autre dans le plus grand respect et l'accueil inconditionnel de l'être divin qui nous habite tous. C'est le genre d'émotion qui surgit lorsqu'on donne le meilleur de soi-même à une personne qui en a besoin (ex : une visite à une personne âgée, délaissée ou malade), ou encore l'implication qu'on fournit dans l'organisation d'un événement bénéfice pour une bonne cause, et même le bonheur qu'on connaît lorsque notre processus créateur est à l'oeuvre car il s'agit de l'expression de notre beauté intérieure, etc.

Sur le plan émotionnel, ma retenue s'explique parfois par la crainte d'échouer ou de me sentir trop prise ou envahie par mon implication auprès d'une personne ou d'une cause, ou encore lorsqu'il s'agit d'ouvrir mon coeur à une personne me demandant de laisser tomber mes barrières pour me montrer telle que je suis.

La danse de la joie

Comme l'indique le titre de cette chronique, la joie est un choix. Et comme elle m'était spécialement prescrite, j'ai cherché à lui faire une place dans ma vie.

Récemment, j'ai débuté des ateliers de biodanza* dans le but de donner une voie d'expression à mon corps émotionnel et physique. Par une danse spontanée guidée par le coeur, il devient possible d'entrer en contact avec son être profond et lui ouvrir la voie de l'expression. L'animatrice nous invite aussi à nous unir aux autres participants pour apprendre à nous ouvrir, à accueillir et à nous harmoniser, et ce, dans le plus grand respect.

La joie de Noël

Bien sûr, il est un peu tôt pour parler de Noël, c'est dire mon attachement à cette fête merveilleuse que j'honore avec tout le sacré qu'elle m'inspire. Pourquoi ? Vous avez maintenant compris que ma foi en Dieu est grande; c'est dans cette foi que Noël prend tout son sens, c'est la fête de la Lumière divine, de l'Amour et de la Paix. Comment ne pas y puiser de la joie ?

Ainsi, dès que l'automne commence à annoncer l'hiver, avec ses journées froides et grises, je ressors mon dossier Noël pour illuminer mon coeur. Je commence à penser à mon traditionnel poème de Noël (qui sert de carte de bons voeux), je mets ma musique de Noël préférée pour égayer l'atmosphère (mon chat ne s'en plaint pas...) et c'est parti, la joie refleurit doucement dans mon coeur.

Le jardin de la joie

La joie se cultive comme un jardin, jour après jour, de minute en minute. On doit lui faire une place au beau milieu de ses préoccupations quotidiennes en se concentrant sur le moment présent et ce qu'il a de beau à offrir, et installer un épouvantail pour chasser les idées noires. Ma mère a une belle image pour ne pas se laisser emporter par le négatif : chaque fois qu'une pensée sombre ou troublante arrive, elle active les essuie-glace de son esprit ! J'essaie de faire de même.

Inviter la joie

Dans son merveilleux ouvrage sur le sujet, l'auteure Sanaya Roman (Choisir la joie, éd. Ronan Denniel, 1994) jette une belle lumière sur cette voie de bonheur profond et nous invite à prendre conscience du pouvoir que nous avons sur nos états d'âme lorsqu'on en devient conscient et à nous investir avec coeur afin d'y faire fleurir un jardin bienfaisant. Voici un exercice simple (p. 32) qui nous est proposé pour débuter :
  1. 1. Faites une liste de sept choses que vous aimez faire, qui vous remplissent de joie, mais que vous n'avez pas faites au cours de ces derniers mois. Cela peut être tout ce que vous voulez : prendre un bain de soleil, partir en voyage, recevoir un massage, accomplir un certain but, faire de l'exercice, lire un livre...
  2. 2. À côté de chacune de ces sept choses, écrivez ce qui vous empêche de les réaliser. Est-ce quelque chose qui vient de l'intérieur (tels que vos sentiments) ou de l'extérieur (quelqu'un ou quelque chose, tel que le manque d'argent) ?
  3. 3. Parmi elles, choisissez deux ou trois possibilités qui vous apporteraient les plus grandes joies. Ensuite, pensez à une étape ou une décision que vous pouvez prendre pour que ces voeux se réalisent.
  4. 4. Notez sur votre calendrier la date ou la période à laquelle vous introduirez chacune de ces joyeuses activités dans votre vie.
Mot de sagesse
"Quand nous sommes en contact avec la vie, nous en retirons inévitablement des dividendes. Quand nous favorisons la vie en nous, en lui donnant les conditions favorables à son maintien et à sa croissance, nous en retirons une énergie nouvelle. la vie ne se laisse jamais vaincre en générosité. Et comme la vie est contagieuse, l'être spirituel, dans la mesure où il la possède, ne craint pas de laisser échapper généreusement sur sa route quelques-uns de ces meilleurs instants de vie comme des semences pouvant revitaliser tout son entourage." (Extrait de Simard, Jean-Paul, Pèlerinage aux sources de la vie - spiritualité, santé, guérison, éd. Anne Sigier, 2006, p. 210)

Allez au jardin et amusez-vous joyeusement !


* La Biodanza, "Danse de la vie" est une proposition d'expression et de développement des potentialités humaines qui utilise un ensemble d'exercices/danses et de musiques, le tout spécialement étudié pour réhabiliter l'élan vital et la joie de vivre. Il s'agit d'une démarche d'épanouissement global de l'humain, répondant aux demandes de l'être "moderne et civilisé" qui, plongé dans le tourbillon de technologie et du progrès, se trouve la plupart du temps coupé des mouvements primordiaux de la vie, tels les émotions, les instincts et l'affectivité. De la relation quotidienne rationnelle avec la vie, nous passons à une dimension où la parole cède la place à un autre langage. L'espace s'ouvre au silence, à l'émotion, à la musique, au mouvement et au contact : des voies vraiment à même d'éveiller tout notre être, toutes nos potentialités non exprimées. (tel que décrit dans un dépliant de l'Association Biodanza Canada (voir www.biodanza.ca)

mardi 28 octobre 2008

Loup-garou à la sortie du désert

Cette histoire m'a été inspirée d'une aventure vécue. Je crois qu'elle peut tous nous toucher et nous apprendre à faire confiance à la vie et aux avenues du coeur. Bonne lecture !

Un jour, un homme rencontra, de façon tout à fait inattendue, le Seigneur. Celui-ci s’adressa à l’homme en ces mots :
« Mon fils, voudrais-tu prendre soin de cette brebis affaiblie pour faire la traversée du désert ? Si Je la laisse partir seule, de graves dangers la guettent et Je crains qu’elle ne puisse atteindre sa destination saine et sauve. Ta seule présence saura la soutenir suffisamment pour qu’elle puisse à nouveau brouter l’herbe fraîche de sa prairie verdoyante et ainsi reprendre vie.

« Si tu acceptes cette importante mission, je te récompenserai à chaque instant par ma bienveillante présence et je t’enrichirai d’une pluie de minutes étoilées que tu pourras conserver à jamais, tel un trésor précieux, au fond de ton cœur. Et lorsque des jours plus sombres viendront, tu pourras les contacter pour retrouver ta gaieté et la paix de l’âme.

« Si tu dis oui, tu pourras inscrire sur le tableau de tes réalisations personnelles, l’accomplissement d’une mission grandiose, car tu auras accepté de marcher dans mes pas pour sauver une de mes brebis préférées. »

L’homme, d’abord effrayé par une aussi importante mission, et un peu confus quant au rôle qu’on lui demandait de jouer, a finalement accepté de prendre un risque important par son engagement personnel, car il savait que son action serait salutaire.

Avec une dévotion sans bornes, il s’est mis en marche aux côtés de la brebis fragile en prenant soin de bien lire les panneaux de mise en garde qu’il rencontrait en chemin. Des dangers les guettaient assurément, mais il se disait fort et prudent. Puis, un jour, le Seigneur lui a servi, dans deux songes des plus limpides, un avertissement sérieux : les dangers d’un amour naissant étaient plus que jamais présents. Pourtant, l’homme ne l’a pas écouté; il se disait fort et prudent. Il n’allait certainement pas tomber dans le piège.

Lorsque le bout du désert s’annonça, à quelques kilomètres devant, l’homme a soudain eu peur : voyant que la brebis que le Seigneur lui avait confiée allait de mieux en mieux, il eut peur de la perdre. Il aurait tant souhaité que le désert ne finisse jamais, mais la prairie qui se profilait à l’horizon marquait la fin de leur voyage. La brebis, dès qu’elle pu humer le parfum délicieux de l’herbe fraîche, se mit à courir dans tous les sens pour sentir qu’elle avait échappé au danger et qu’elle était bien vivante. Elle était aussi fort heureuse de redire bonjour à ses nombreux amis longtemps perdus de vue. La brebis était au comble du bonheur, et l’homme, lui, était un peu triste bien qu’il savait qu’il avait bien rempli sa mission.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Non loin de là se cachait un loup-garou qui menaçait davantage l’homme que sa protégée, car il ne s’en méfiait aucunement. Ce fauteur de troubles nocturne allait bientôt n’en faire qu’une bouchée et lui arracher d’un coup de crocs tous les trésors accumulés en chemin. Non seulement l’homme risquait-il de perdre sa brebis, mais également de dilapider en un instant les doux souvenirs partagés pendant cette aventure divine.

Le loup-garou bien déguisé s’approcha sournoisement de l’homme et, lorsqu’il fut à distance de voix, lui suggéra cette idée malicieuse : « Hey, mon ami, ne te laisse pas faire comme ça… Ne trouves-tu pas que tu as été piégé dans toute cette histoire ? Regarde : Après avoir donné le meilleur de toi-même à la belle brebis, maintenant qu’elle a retrouvé sa prairie, elle t’abandonne. »

Le loup-garou avait le tour d’infliger les plus cruelles blessures à sa proie en empruntant les mots les plus destructeurs, bien que ceux-ci puissent être totalement étrangers à la réalité. La bête avait, en effet, le pouvoir de brouiller les plus beaux horizons pour atteindre son but : anéantir l’œuvre du Seigneur et s’emparer des trésors de ses sujets. Et elle avait plus d’un tour dans son sac; toutes les avenues étaient bonnes pour atteindre sa cible.

Plus tard, quand la brebis vit s’approcher l’homme défiguré par l’œuvre du loup-garou, elle comprit, le cœur serré, que le danger était bien réel. Bien qu’elle en ait été très consciente, elle ne pouvait que s’en désoler, car elle savait qu’elle ne pouvait rien pour sauver l’homme à présent. Tous les efforts qu’elle avait judicieusement investis pour lui éviter des blessures au cœur dans la fin de ce périple étaient vains maintenant, car l’homme était tombé entre les griffes de l’animal maléfique. Lui seul avait le pouvoir, s’il le désirait, de s’en retirer.

C’est à partir de ce moment que la brebis comprit qu’elle avait perdu son pari et son ami. Elle devait à présent regarder devant pour réaliser sa propre mission. Elle confia donc son protecteur aux bonnes grâces du Seigneur afin que celui-ci le guide hors de sa zone de danger et qu’il retrouve un jour son propre bonheur et son harmonie intérieure.

Amen !

lundi 27 octobre 2008

Brille, brille, petite tortue

Brille brille petite tortue
Tout autour de la terre
Continue ton chemin...


Brille brille petite tortue
Tout autour de la terre
C'est tout c'qu'il y a à faire
Lorsque tu te demandes...

(Extrait de l'album Les matins habitables de Marie-Jo Thério, 2005 - voir http://www.gsimusique.com/mailing/mjt/mjt.html . Malheureusement, l'extrait audio ne semble pas disponible.)

Cette introduction illustre bien mon propos du jour : la beauté. Quelle est votre idée de la beauté ? Vous conviendrez qu'elle peut se définir de bien des façons selon le point de vue où l'on se place. C'est souvent bien personnel et en accord avec notre expérience de vie, nos goûts, nos préférences, et aussi selon ce qui nous touche en dedans. La beauté, c'est aussi comment on se sent dans son coeur.

Dans notre quête de bonheur et de mieux-être, la beauté joue un rôle essentiel, mais pas pour les mêmes raisons que les publicistes qui s'efforcent de nous vendre de la beauté artificielle le croient.

La beauté : chemin d'évolution

Eckhart Tolle, fameux auteur de deux ouvrages majeurs pour l'éveil de la conscience, dont Le Pouvoir du moment présent paru en 2000 et Nouvelle Terre, paru en 2005 aux éditions Ariane avance ceci :


"La première fois que la beauté fut reconnue constitua un des événements les plus significatifs dans l'évolution de la conscience humaine étant donné que les sentiments de joie et d'amour lui sont intrinsèquement liés." (Nouvelle Terre, p. 2)


Ne dit-on pas que la joie et l'amour sont de puissantes avenues de guérison ? En effet.

Pour sa part, Brandon Bays, dans son livre Le voyage de guérison (éd. Guy Trédaniel, Paris, 2007) dont j'ai parlé dans ma chronique du 24 juillet intitulée Indiana Jones et le précieux diamant, nous invite à entreprendre le grand ménage intérieur pour retrouver notre beauté véritable, ce qu'elle appelle le voyage de "retour à la maison". Je vous invite à relire le passage du précieux diamant, notamment, pour comprendre qu'au creux de notre être, notre vraie nature se présente sous la forme d'un diamant lumineux, et c'est ça qu'on doit exploiter et présenter au monde.

S'envelopper de beauté pour mieux guérir

Je prends soin de mon apparence depuis toujours. Pas exagérément, mais suffisamment pour me sentir belle et bien dans ma peau. Et j'ai compris, dès le début de mon aventure en pays inhospitalier qu'il me faudrait accorder encore plus d'importance à l'image que je projette. Non pas pour jouer la comédie, mais pour rayonner des ondes positives de santé... (Lire Énergie : Quelle fréquence syntonisez-vous ? parue le 25 avril dernier pour prendre conscience de l'importance de se brancher sur les bonnes fréquences pour pouvoir capter des ondes de santé et de bonheur.) Ainsi à chacune de mes visites à l'hôpital, je prends un soin particulier à ma tenue vestimentaire, mon maquillage, ma coiffure, ce qui me donne de la hauteur, il me semble, et me protège des énergies négatives.

Quelle est votre beauté authentique ?

Dans le Magazine "O" de novembre (Oprah, pp.. 177-182), un de ses fidèles collaborateurs, le Dr. Mehmet Oz, chirurgien cardiothoracique, s'est penché sur la question dans son plus récent livre intitulé You : Being Beautiful (écrit en collaboration avec Michael Roizen). Il a même développé un test qu'il a nommé "You-Q" pour nous inviter à nous regarder de plus près. (voir http://www.oprah.com/article/omagazine/200811_omag_oz_beauty) J'ai fait le test et c'est très intéressant, car il aborde quatre aspects de la beauté :

1. La beauté extérieure (son apparence)
2. La beauté qu'on dégage (dans son énergie)
3. La beauté intérieure (dans son coeur)
4. La connaissance qu'on a de soi

Le but est, bien sûr, de prendre conscience de l'appréciation que l'on a de soi-même pour prendre ensuite les mesures nécessaires pour améliorer son estime personnelle et, par le fait même, son rayonnement par sa beauté authentique.

Six outils essentiels

1. Utilisez de bonnes crèmes : Parmi les centaines d'ingrédients qu'on retrouve dans la composition des crèmes de beauté, seulement trois font une réelle différence : la vitamine A qui augmente les propriétés d'hydratation naturelle de la peau et contribue à réparer les dommages causés par le soleil, la vitamine C qui stimule la production de collagène et d'élastine et qui aide à se débarrasser des radicaux libres, et la vitamine E, un antioxydant qui agit pour ralentir l'apparition de rides. Selon certaines études, la vitamine E pourrait également protéger contre le cancer de la peau.

2. Dormez suffisamment : On dit que se donner huit heures de sommeil de qualité est sans doute ce qui compte le plus pour se sentir revitalisé. En effet, des études démontrent qu'en plus de restaurer notre niveau d'énergie, le sommeil réduit la douleur et aide à perdre du poids.

3. Massez les endroits douloureux : Si vous avez un mal de tête ou ressentez des tensions à différents endroits, essayez le massage pour trouver un soulagement : les temples, derrière les oreilles, entre les yeux, sur les mains.

4. Gérez votre argent : Une grande partie de notre beauté authentique (se sentir bien et satisfait de sa vie) a un lien avec le stress qu'on subit ou qu'on s'impose avec les choix qu'on fait. Et l'une des plus grandes sources de stress concerne l'argent. Dr. Oz suggère donc de prendre l'habitude de déposer 10% de son salaire dans un compte d'urgence (pour palier aux imprévus), et un autre 10% dans un fonds de retraite. La tranquillité d'esprit que vous trouverez grâce à ces moyens n'a pas de prix.

5. Ajustez vos relations : L'auteur nous propose un exercice de complicité avec notre partenaire de vie -- pendant deux semaines, vous prenez toutes les décisions (repas, sorties, émissions de télé). Puis, pour les deux semaines qui suivent, c'est votre partenaire qui les prend. Se plier au jeu contribuerait à réaffirmer notre confiance mutuelle et à développer un sentiment de sécurité par le biais de la capacité à s'accommoder l'un l'autre. C'est à essayer !

6. Créez une chaîne de bonté : Peu de sentiments surpassent la satisfaction que l'on ressent lorsqu'on vient en aide à une personne, que ce soit en faisant un don ou en offrant son siège dans l'autobus. La générosité est aussi bonne pour la santé. L'idée ici, c'est d'aider une personne qui, à son tour, pourra en aider une autre (vous connaissez le principe popularisé au Québec par notre mère Térésa nationale, Chantal Lacroix). Ainsi, la personne qui reçoit obtient du même coup un cadeau de dignité qui se passera d'un à l'autre.

Comme le dit le Dr. Oz, peut-être trouvez-vous bizarre de retrouver l'achat de bonnes crèmes au même titre que la chaîne de bonté. Ce sont deux façons différentes mais combien importantes d'exprimer la beauté authentique qui se cache au fond de chaque être.

On a perdu contact avec le vrai sens de la beauté avec tous les artifices utilisés pour s'en créer une fausse qui ressemble aux modèles qu'on nous propose en masse. Revenons au fait que chaque être est unique et que c'est dans cette unicité qu'il nous est possible de rayonner.

"L'idéal qui a illuminé mon chemin depuis toujours et qui m'a redonné du courage pour faire face à la vie joyeusement sont l'amabilité, la beauté et la vérité. — Albert Einstein

"The ideals that have lighted my way time after time and have given me new courage to face life cheerfully, have been Kindness, Beauty, and Truth." — Albert Einstein

Quelle est ta vraie beauté ? C'est ça la question.