Réveil aux aurores
Ce matin, j'ai été réveillée à 4h30 par la douleur à la fesse droite. La maudite ! C'est toujours la même douleur qui vient me harceler et m'enlever tous mes moyens. À partir d'un petit point au centre de la fesse où j'ai la sensation d'avoir une pointe de couteau piquée bien profondément, la douleur descent derrière la cuisse comme une ligne de feu et peut même monter dans le dos. L'autre nuit, j'ai eu besoin de quatre doses de calmant pour la faire taire. J'étais réveillée à chaque heure puisqu'en plus, je souffrais de reflux gastriques. Et ces derniers m'ont obligée à dormir avec le haut du corps incliné à 45 degrés. Inutile de vous dire qu'au matin, je n'étais pas ici... encore droguée par les nombreuses doses de calmant, je voyagais au pays de la lune.
Ce matin, par contre, je me sens en forme, même si mon réveil s'est fait assez tôt. Je suis en forme et je suis excitée en même temps, car je peux maintenant communiquer avec vous plus facilement. (Lire ma chronique d'hier pour plus de détails.) Ma soeur a trouvé une solution à mon problème de carnet d'adresses : elle a retracé un vieux message que j'avais envoyé à une longue liste de personnes (c'était un message où j'avais omis de cacher les adresses courriel comme j'ai l'habitude de le faire par souci de confidentialité) et dans lequel je peux retrouver les adresses dont j'ai besoin. Youppi !
Ainsi donc, réveillée par le mal, j'ai commandé une dose de calmant. L'infirmière s'est exécutée rapidement, car il semble que ce soit une nuit tranquille aux soins palliatifs, et elle m'a souhaité de me rendormir rapidement pour finir ma nuit. Mais non, j'étais bien réveillée et si enthousiaste à l'idée de pouvoir vous écrire que j'ai choisi de me lever sur l'heure. Je me suis dirigée à la cuisine pour me préparer un bon café (après deux semaines de café d'hôpital, je me suis équipée avec un bodum et un pot de café) et prendre des fruits dans le frigo. Ce rituel consiste en l'un de mes petits plaisirs matinaux.
Puis, j'ai branché mon ordi et j'ai commencé à vous écrire sur cette page. J'ai d'abord pu mettre en ligne la chronique écrite hier, car au moment de l'écrire, le site Blogger connaissait des problèmes de connexion et refusait d'enregistrer mon texte. Heureusement, j'ai pris la précaution de l'enregistrer dans une page Word que j'ai pu retrouver ce matin. C'est pourquoi vous avez deux chroniques à lire aujourd'hui.
En plus, je savais que j'avais retrouvé plusieurs adresses courriel et que j'avais maintenant la possibilité de répondre à certaines personnes. Je suis donc enlignée ce matin pour faire de la correspondance, si ma fesse veut bien collaborer... la position assise, elle n'aime pas beaucoup ! Vous n'aurez pas de photos, par contre, car mes images sont dans mon ordi à la maison.
Voyage au Pérou
Bon nombre d'entre vous savez que je me préparais à aller au Pérou lorsque je suis rentrée d'urgence à l'hôpital le 18 septembre dernier. Je regrette beaucoup de n'avoir pu faire ce voyage, car j'y fondais beaucoup d'espoir de guérison. Mais la vie nous envoie souvent des messages à travers les événements qui composent nos vies.
Curieusement, c'est par l'entremise de mon neveu Carl, dont je vous parlais hier, que je vivrai ce voyage. Âgé de 16 ans, il partira bientôt, le 23 octobre, je crois, avec sa classe pour aller y vivre une expérience humanitaire au sein d'une famille péruvienne. Pendant deux semaines, il connaîtra une autre réalité et pourra certainement contempler de magnifiques paysages. Il m'a promis d'avoir une pensée spéciale pour moi lorsqu'il se trouvera en terre du Macchu Picchu à plus de deux mille mètres d'altitude. Je l'accompagnerai en pensées et espérerai son retour avec impatience.
Une bien bonne journée
En terminant, je vous souhaite une bien bonne journée. Moi, je dois me rendre en taxi au CHUS Fleurimont ce matin pour un traitement de radiothérapie dans le dos. Ceci devrait contribuer à faire diminuer les douleurs les plus intenses, et donc à réduire les doses de calmant requises pour soulager mon mal. J'ai hâte.
Revenez me voir et écrivez-moi un petit mot, car isolée que je suis dans ma chambre d'hôpital, ces contacts électroniques me procurent beaucoup d'énergie et de joie.
mardi 6 octobre 2009
lundi 5 octobre 2009
De belles consolations
De retour sur la planète Internet
Je viens juste d'être connectée à l'internet depuis ma chambre d'hôpital grâce à la générosité de mon frérôt qui m'a prêté un portable et aux bons services que nous obtenons aux soins palliatifs de l'Hôtel-Dieu. Une déception, cependant : je n'ai pas tous les courriels qui sont rentrés à la maison auxquels j'aurais souhaité répondre et je n'ai pas non plus ma boîte de contacts. Pour y avoir accès, je dois, à partir de la maison, exporter ces informations sur une clé USB et les importer dans le portable à l'hôpital. Je ne sais pas si je serai capable de le faire par moi-même, mais j'ai une bonne ressource qui pourra m'aider : mon neveu Carl qui est pas mal fûté côté informatique. Alors, dès mon prochain congé, je me chargerai de tout ça.
En attendant, je peux toujours communiquer avec vous via ce blogue auquel, je constate, plusieurs sont des fidèles lecteurs et lectrices. Vous saurez donc que je suis toujours active et intéressée à garder le contact.
Quoi de neuf ?
Depuis ma dernière chronique, datée du 30 septembre, beaucoup de choses se sont passées de mon côté. J'aimerais bien vous dire que c'est tout du positif, mais ce n'est pas le cas. Je vous épargnerai, cependant, les détails de mes aventures dans le cadre de mon hospitalisation. Tout ce que je peux vous dire, c'est que les choses évoluent rapidement et que, dans ce contexte, j'ai de grands, grands lâcher prise à faire, car il est de plus en plus évident que les solutions médicales ne me sauveront pas. Elles peuvent à tout le moins me soulager, et je dois dire qu'ici, aux soins palliatifs, le personnel est des plus dévoués pour répondre à nos moindres désirs et soulager nos malaises fréquents.
Le miracle espéré
Ce matin, j'ai enfin accepté que ma lutte a été menée jusqu'au bout, et qu'à partir de maintenant, seule une solution divine pouvait me garder en vie, car je suis épuisée. Je m'en remets complètement à Dieu pour la suite des choses. Voici ce qui m'a permis d'arriver à ce lâcher prise:
De belles consolations
Dans l'épreuve de la maladie, comme dans d'autres j'en suis certaine, il y a de belles consolations. Parlons de la bonté de mes amies dévouées qui viennent prendre soin de moi le week-end. Il y a eu Lyne, Richelle, Susan et Nelly qui m'ont accompagnée dans mes sorties pas toujours sans soucis. Elles préparent des repas, font du lavage, des courses pour moi et sont toujours prêtes à me porter secours au besoin, même au beau milieu de la nuit. Je découvre en elles, même si je les connais depuis très longtemps (20, 30 et 40 ans), des soeurs d'une grande générosité et je les aime encore davantage.
Je ne pourrais passer sous silence également le soutien dévoué et constant des membres de ma famille : ma maman qui va prendre soin de mon gros chat abandonné tous les jours et qui me visite régulièrement à l'hôpital en m'apportant les choses qui me permettent de rendre mon séjour plus agréable. Il y a aussi ma soeur de Montréal qui se précipite à ma rencontre au moindre signe de ma part et mon frère aussi qui, malgré son emploi du temps très chargé, se rend disponible dès que je manifeste un besoin particulier. Merci du fond du coeur à vous tous.
L'automne à ma fenêtre
Avant d'entrer précipitamment à l'hôpital, je planifiais une petite escapade dans Charlevoix, ma région préférée, pour pouvoir mieux admirer les couleurs de l'automne. Le paysage charlevoisien n'a pas son pareil en la matière. Malheureusement, j'ai dû me résigner à voir changer les couleurs à partir de la fenêtre de ma chambre. Et chaque fois que j'avais un congé temporaire pour retourner à la maison et tenir compagnie à mon pauvre chat abandonné, je n'allais pas bien. Je devais rester à la maison pour soulager mes maux de toutes sortes. L'automne me passe sous le nez effrontément.
Mais je me surprends à contempler ce paysage, perdue dans mes pensées et j'aime ça.
L'espoir dans une étincelle de vie
Cette chronique improvisée se veut un petit bonjour en passant pour vous dire que je tiens toujours le coup et que je garde espoir, et ce malgré toutes les mauvaises nouvelles que je reçois jour après jour, car dans l'éternité, il n'est jamais trop tard pour un miracle. (Je vous reviendrai sur cette notion.)
Merci du fond du coeur
Dans mon excitation d'être à nouveau branchée, j'allais presque oublier de vous remercier du fond du coeur pour tous vos messages d'encouragement et les commentaires inspirants que j'ai pu lire sur mes plus récentes chroniques. Vous êtes très importants pour moi, surtout en ces temps plus difficiles. Merci, Merci !
Je vous envoie une pluie de bénédictions.
Je viens juste d'être connectée à l'internet depuis ma chambre d'hôpital grâce à la générosité de mon frérôt qui m'a prêté un portable et aux bons services que nous obtenons aux soins palliatifs de l'Hôtel-Dieu. Une déception, cependant : je n'ai pas tous les courriels qui sont rentrés à la maison auxquels j'aurais souhaité répondre et je n'ai pas non plus ma boîte de contacts. Pour y avoir accès, je dois, à partir de la maison, exporter ces informations sur une clé USB et les importer dans le portable à l'hôpital. Je ne sais pas si je serai capable de le faire par moi-même, mais j'ai une bonne ressource qui pourra m'aider : mon neveu Carl qui est pas mal fûté côté informatique. Alors, dès mon prochain congé, je me chargerai de tout ça.
En attendant, je peux toujours communiquer avec vous via ce blogue auquel, je constate, plusieurs sont des fidèles lecteurs et lectrices. Vous saurez donc que je suis toujours active et intéressée à garder le contact.
Quoi de neuf ?
Depuis ma dernière chronique, datée du 30 septembre, beaucoup de choses se sont passées de mon côté. J'aimerais bien vous dire que c'est tout du positif, mais ce n'est pas le cas. Je vous épargnerai, cependant, les détails de mes aventures dans le cadre de mon hospitalisation. Tout ce que je peux vous dire, c'est que les choses évoluent rapidement et que, dans ce contexte, j'ai de grands, grands lâcher prise à faire, car il est de plus en plus évident que les solutions médicales ne me sauveront pas. Elles peuvent à tout le moins me soulager, et je dois dire qu'ici, aux soins palliatifs, le personnel est des plus dévoués pour répondre à nos moindres désirs et soulager nos malaises fréquents.
Le miracle espéré
Ce matin, j'ai enfin accepté que ma lutte a été menée jusqu'au bout, et qu'à partir de maintenant, seule une solution divine pouvait me garder en vie, car je suis épuisée. Je m'en remets complètement à Dieu pour la suite des choses. Voici ce qui m'a permis d'arriver à ce lâcher prise:
"Puisque le vrai miracle est notre union à Dieu par la compréhension de sa volonté pour nous, la guérison extérieure n'est pas requise. Elle peut survenir, et peut-être pas. Nous pouvons être guéris ou non de notre maladie. Le vrai miracle est dans notre abandon à la vie telle qu'elle est. Lorsque nous sommes en paix et dans l'acceptation de notre vie, le miracle de l'amour de Dieu se répand dans notre coeur." (Tiré de Paul Ferrini, Le Silence du coeur -- Réflexions de l'Esprit Christique tome 2, éd. du Dauphin Blanc, 2008, p. 165)
De belles consolations
Dans l'épreuve de la maladie, comme dans d'autres j'en suis certaine, il y a de belles consolations. Parlons de la bonté de mes amies dévouées qui viennent prendre soin de moi le week-end. Il y a eu Lyne, Richelle, Susan et Nelly qui m'ont accompagnée dans mes sorties pas toujours sans soucis. Elles préparent des repas, font du lavage, des courses pour moi et sont toujours prêtes à me porter secours au besoin, même au beau milieu de la nuit. Je découvre en elles, même si je les connais depuis très longtemps (20, 30 et 40 ans), des soeurs d'une grande générosité et je les aime encore davantage.
Je ne pourrais passer sous silence également le soutien dévoué et constant des membres de ma famille : ma maman qui va prendre soin de mon gros chat abandonné tous les jours et qui me visite régulièrement à l'hôpital en m'apportant les choses qui me permettent de rendre mon séjour plus agréable. Il y a aussi ma soeur de Montréal qui se précipite à ma rencontre au moindre signe de ma part et mon frère aussi qui, malgré son emploi du temps très chargé, se rend disponible dès que je manifeste un besoin particulier. Merci du fond du coeur à vous tous.
L'automne à ma fenêtre
Avant d'entrer précipitamment à l'hôpital, je planifiais une petite escapade dans Charlevoix, ma région préférée, pour pouvoir mieux admirer les couleurs de l'automne. Le paysage charlevoisien n'a pas son pareil en la matière. Malheureusement, j'ai dû me résigner à voir changer les couleurs à partir de la fenêtre de ma chambre. Et chaque fois que j'avais un congé temporaire pour retourner à la maison et tenir compagnie à mon pauvre chat abandonné, je n'allais pas bien. Je devais rester à la maison pour soulager mes maux de toutes sortes. L'automne me passe sous le nez effrontément.
Mais je me surprends à contempler ce paysage, perdue dans mes pensées et j'aime ça.
L'espoir dans une étincelle de vie
Cette chronique improvisée se veut un petit bonjour en passant pour vous dire que je tiens toujours le coup et que je garde espoir, et ce malgré toutes les mauvaises nouvelles que je reçois jour après jour, car dans l'éternité, il n'est jamais trop tard pour un miracle. (Je vous reviendrai sur cette notion.)
Merci du fond du coeur
Dans mon excitation d'être à nouveau branchée, j'allais presque oublier de vous remercier du fond du coeur pour tous vos messages d'encouragement et les commentaires inspirants que j'ai pu lire sur mes plus récentes chroniques. Vous êtes très importants pour moi, surtout en ces temps plus difficiles. Merci, Merci !
Je vous envoie une pluie de bénédictions.
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mercredi 30 septembre 2009
Vent de fraîcheur au milieu de la tempête
De vous savoir là me fait le plus grand bien. J'ai reçu de très nombreux messages d'encouragement et d'amitié suite aux derniers événements survenus côté santé, et cela a eu l'effet d'un grand vent de fraîcheur sur le climat lourd qui règne dans les murs de l'hôpital où je suis retenue depuis bientôt deux semaines.
On a donc commencé à étudier plus attentivement cet aspect de ma condition et commandé un scan plus poussé pour "inspecter" l'état des os. Et là, ç'a frappé fort. Des lésions osseuses ont été identifiées à plusieurs endroits, ce qui rend mon état de santé encore plus critique ne laissant que très peu d'espoir de rémission.
P.S. : Hier, j'ai été transférée à l'unité des soins palliatifs. Méchant choc ! Je vous en reparlerai.
Virage inattendu
Je me préparais à me rendre au Pérou pour recevoir des soins spéciaux avec l'espoir d'améliorer ma condition physique, alors que je venais d'apprendre que la médecine traditionnelle ne pouvait plus rien pour moi.
Mais mon parcours a pris une tournure aussi brusque qu'inattendue ; un malaise aigu et des vomissements répétés m'ont conduite directement à l'hôpital le 18 septembre dernier. Alors que ce problème digestif se réglait grâce aux soins reçus dans l'unité de gastroentérologie de l'Hôtel-Dieu de Sherbrooke, j'attirais l'attention des médecins sur mes maux de dos de plus en plus présents afin qu'ils puissent m'offrir des avenues de soulagement.
Le choc !
Moi qui scande depuis le début de mon odyssée, telle une militante pure et dure, l'espoir et la foi comme premiers ingrédients d'un éventuel retour à la santé, je tombais moi-même brusquement dans le désespoir. Et je pleurais avec ma mère, mes amies et devant les médecins qui avaient eu la très difficile tâche de m'annoncer les sombres résultats d'examen et leurs conséquences possibles.
Secours divin
J'ai eu besoin de réconfort et d'une solution divine pour arriver à me raccrocher à cet espoir qui m'a si bien servi au cours des quatre dernières années. (Je vous rappelle que le pronostic initial pour moi était seulement d'une année.)
J'ai donc repris ma lecture du Silence du coeur (Réflexions de l'Esprit Christique tome 2, Paul Ferrini, éd. Le Dauphin Blanc, 2008) pour la troisième fois. Ce livre me réconforte profondément car j'ai le sentiment que Jésus me parle comme un frère, dans un langage contemporain et adapté à nos situations de vie actuelles. Et voici ce qu'il me dit au sujet des miracles et ce que je dois en comprendre et en espérer :
Tu démontres ta conscience des miracles en t'abandonnant à ce que tu vis et en t'unissant à la volonté divine à chaque instant. Ton travail n'est pas d'essayer d'altérer la réalité physique, mais d'être pleinement présent à elle. Alors que tu t'évertues à le faire, tes peurs, tes dépendances, ton attachement au passé vont se dresser devant toi. Ton travail est de rencontrer ces peurs, ces dépendances et cet attachement avec amour et compassion. Ton travail est de créer un espace sécurisant pour ressentir tes sentiments, pour marcher à travers tes peurs et ta souffrance." (p. 167)
Lâcher prise
Depuis que j'ai accepté de me pencher sur la fin de ma vie pour mieux m'y préparer, je me sens beaucoup plus sereine. J'ai longtemps résisté dans mon combat pour la vie. j'ai aussi jonglé avec les notions de lâcher prise et d'abandon en me demandant si ce n'était pas ça baisser les bras, être lâche. Ces notions se confondent souvent dans notre esprit. Quand faut-il lâcher prise ?
Eh bien, semblerait que c'est à chaque instant. Ma mère m'a souvent répété : "Il faut tout faire comme si tout dépendait de nous et s'abandonner en même temps comme si tout dépend de Dieu." Autrement dit, nous avons une responsabilité face à notre vie. Dieu n'agit jamais seul, sans notre collaboration ni notre consentement. Mais une fois que nous avons fait tout ce qui est en notre pouvoir pour régler une situation, il nous faut lâcher prise avec confiance sur l'issue de cette situation, car les vues de Dieu sont imprévisibles, inattendues et impénétrables.
Comme vous voyez, ma pratique spirituelle m'est d'un grand secours dans cette aventure. Et j'aurais encore beaucoup à partager sur cet épisode des plus difficiles, mais toujours dans un esprit lumineux afin de toujours créer plus d'espoir et d'espérance.
Merci d'être toujours là à m'appuyer et m'envelopper de votre amitié. Ça me réconforte beaucoup.
À bientôt,
P.S. : Hier, j'ai été transférée à l'unité des soins palliatifs. Méchant choc ! Je vous en reparlerai.
vendredi 18 septembre 2009
Dans la foi, rien n'est impossible
Lorsque je suis sortie de l'hôpital la semaine dernière, j'étais pas mal à terre. (Il y a un verbe pour ça; on dit "atterrée".) En effet, mon oncologue venait de baisser les bras : il n'y avait plus rien à faire, selon lui, pour m'aider à combattre le cancer. La chimio en comprimés que j'ai prise tout l'été n'a absolument rien donné; elle n'a même pas ralenti la progression de la maladie. Alors, au point où j'en suis, médicalement parlant, il ne me reste plus qu'à me laisser glisser doucement vers la mort en prenant des antidouleurs. Voilà !
Avant de laisser mon oncologue qui était bouleversé par la nouvelle, je lui dis avec détermination : "Je ne lâcherai pas, docteur. Je continue à croire aux miracles et il n'est pas encore trop tard." Bien qu'il n'y croit pas vraiment, il ne peut faire autrement que de m'encourager à poursuivre mon chemin de foi.
J'ai pris le temps de digérer la nouvelle en allant déjeuner à mon restaurant préféré, puis, je me suis dirigée directement chez mon thérapeute qui me garde tournée vers l'espoir depuis plus de deux ans maintenant. "Ne vous en faites pas. Ça va aller." est souvent ce qu'il me dit pour me permettre de tenir le coup et de continuer à croire aux miracles. Il a un plan pour moi, dont je vous parlerai plus tard.
Vivre ou mourir ?
Au cours des quelques jours qui ont suivi, mes pensées étaient plutôt partagées. J'avais deux choix : me laisser mourir ou faire tout en mon pouvoir pour vivre. "Qu'est-ce que Dieu veut ?" était la question que je me posais le plus souvent, car bien que j'aie l'obligation d'utiliser tous les moyens mis à ma disposition pour rester en vie, je suis bien consciente qu'au bout du compte, c'est Dieu qui aura le dernier mot.
J'ai médité sur la question en élevant mon esprit au niveau de la dimension divine. Les paroles qui m'ont été soufflées sont : "Dieu t'aime et Dieu veut que tu vives. Dieu t'accompagne à chaque instant sur ton chemin de guérison. Dieu te guidera et t'apportera les ressources nécessaires pour poursuivre ta lutte. Continue."
J'avais maintenant la confirmation de mon plan d'action. Il ne me restait plus qu'à le mettre en oeuvre avec confiance.
Mon Dieu est grand
Lorsqu'on arrive à des points critiques dans notre vie, on cherche souvent des réponses inspirées, c'est-à-dire des réponses qui nous font vibrer à une certitude intérieure un peu mystérieuse. Moi, je trouve souvent mes réponses dans des messages inspirants qui me parviennent régulièrement par courriel. Marianne Williamson, auteure bien connue et guide spirituelle, m'a donné de bons conseils dans ses capsules quotidiennes des derniers jours.
Dans la première capsule, Marianne m'apprend que Dieu est grand. Elle explique qu'il n'y a pas différents degrés de difficulté au chapitre des miracles, puisque dans la dimension divine, les niveaux de possibilités se situent bien au-delà de ce que l'esprit humain peut imaginer et percevoir. Ceci me ramène à un témoignage de foi dont j'ai parlé dans ma chronique du 24 août 2008 intitulée : La foi, ce mystérieux cadeau. Nathalie Beaudet, parlant de son expérience divine, affirmait ceci : "il y a plus de distance, sur le plan intellectuel, entre Dieu et l'être humain qu'entre l'être humain et la fourmi." Alors pourquoi essayer de comprendre ? (Je vous invite à relire cette chronique pour approfondir la notion de foi qui sous-tend mon présent propos.)
La foi, c'est croire aux possibilités infinies de Dieu, car peu importe le problème, Dieu est plus grand que tout. Alors, plutôt que de s'inquiéter, vaut mieux méditer pour aligner sa conscience avec l'esprit divin. Lâcher prise sur l'issue des événements et se laisser guider en toute sérénité dans l'Amour du Créateur.
Osez demander une solution miraculeuse (guérison, abondance, rêve, etc.), car nous demandons souvent trop peu à Dieu pour qui rien n'est impossible. Et remerciez surtout.
Que Dieu vous bénisse !
Avant de laisser mon oncologue qui était bouleversé par la nouvelle, je lui dis avec détermination : "Je ne lâcherai pas, docteur. Je continue à croire aux miracles et il n'est pas encore trop tard." Bien qu'il n'y croit pas vraiment, il ne peut faire autrement que de m'encourager à poursuivre mon chemin de foi.
J'ai pris le temps de digérer la nouvelle en allant déjeuner à mon restaurant préféré, puis, je me suis dirigée directement chez mon thérapeute qui me garde tournée vers l'espoir depuis plus de deux ans maintenant. "Ne vous en faites pas. Ça va aller." est souvent ce qu'il me dit pour me permettre de tenir le coup et de continuer à croire aux miracles. Il a un plan pour moi, dont je vous parlerai plus tard.
Vivre ou mourir ?
Au cours des quelques jours qui ont suivi, mes pensées étaient plutôt partagées. J'avais deux choix : me laisser mourir ou faire tout en mon pouvoir pour vivre. "Qu'est-ce que Dieu veut ?" était la question que je me posais le plus souvent, car bien que j'aie l'obligation d'utiliser tous les moyens mis à ma disposition pour rester en vie, je suis bien consciente qu'au bout du compte, c'est Dieu qui aura le dernier mot.
J'ai médité sur la question en élevant mon esprit au niveau de la dimension divine. Les paroles qui m'ont été soufflées sont : "Dieu t'aime et Dieu veut que tu vives. Dieu t'accompagne à chaque instant sur ton chemin de guérison. Dieu te guidera et t'apportera les ressources nécessaires pour poursuivre ta lutte. Continue."
J'avais maintenant la confirmation de mon plan d'action. Il ne me restait plus qu'à le mettre en oeuvre avec confiance.
Mon Dieu est grand
Lorsqu'on arrive à des points critiques dans notre vie, on cherche souvent des réponses inspirées, c'est-à-dire des réponses qui nous font vibrer à une certitude intérieure un peu mystérieuse. Moi, je trouve souvent mes réponses dans des messages inspirants qui me parviennent régulièrement par courriel. Marianne Williamson, auteure bien connue et guide spirituelle, m'a donné de bons conseils dans ses capsules quotidiennes des derniers jours.
Dans la première capsule, Marianne m'apprend que Dieu est grand. Elle explique qu'il n'y a pas différents degrés de difficulté au chapitre des miracles, puisque dans la dimension divine, les niveaux de possibilités se situent bien au-delà de ce que l'esprit humain peut imaginer et percevoir. Ceci me ramène à un témoignage de foi dont j'ai parlé dans ma chronique du 24 août 2008 intitulée : La foi, ce mystérieux cadeau. Nathalie Beaudet, parlant de son expérience divine, affirmait ceci : "il y a plus de distance, sur le plan intellectuel, entre Dieu et l'être humain qu'entre l'être humain et la fourmi." Alors pourquoi essayer de comprendre ? (Je vous invite à relire cette chronique pour approfondir la notion de foi qui sous-tend mon présent propos.)
La foi, c'est croire aux possibilités infinies de Dieu, car peu importe le problème, Dieu est plus grand que tout. Alors, plutôt que de s'inquiéter, vaut mieux méditer pour aligner sa conscience avec l'esprit divin. Lâcher prise sur l'issue des événements et se laisser guider en toute sérénité dans l'Amour du Créateur.
Osez demander une solution miraculeuse (guérison, abondance, rêve, etc.), car nous demandons souvent trop peu à Dieu pour qui rien n'est impossible. Et remerciez surtout.
Que Dieu vous bénisse !
mercredi 16 septembre 2009
Votre présence
En cette belle journée de la mi-septembre, je vous dis un petit bonjour en passant. Je tarde à écrire, car il y a beaucoup de mouvement présentement dans ma vie. Je ne suis pas en mesure d'écrire comme je le souhaiterais mais je pense à vous.
Alors, je vous offre aujourd'hui une petite pensée en hommage à votre présence silencieuse dans ma vie. La voici :
Une bien belle journée à vous et que Dieu vous bénisse !
Alors, je vous offre aujourd'hui une petite pensée en hommage à votre présence silencieuse dans ma vie. La voici :
Votre présence
La présence des vagues est l'évidence même de l'existence de l'océan.
Votre présence est l'évidence même de l'existence de Dieu.
(Traduction libre tirée de Home With God, Neale Donald Walsch, Page 73)
The presence of the wave is evidence of the existence of the ocean.
Your presence is evidence of the existence of God.
Une bien belle journée à vous et que Dieu vous bénisse !
mardi 8 septembre 2009
Créez de l'extraordinaire joie
Le titre de cette chronique vous plaît ? Si je l'avais simplement intitulée "Créez de la joie", déjà, ç'aurait été attirant. Mais "Créez de l'extraordinaire joie", c'est encore plus stimulant, excitant même. Enfin, c'est l'effet que ce titre a eu sur moi lorsque je l'ai lu sur un livre qui m'a été donné par une amie récemment. Il était dans une pleine boîte de livres dont elle voulait se défaire, et je me demande encore pourquoi, car ce sont tous des livres des plus inspirants.
Une invitation à la joie profonde
Bref, depuis que ce livre est entré dans ma vie, il m'habite spécialement. Je le sens vibrer dans mes mains, et ce, avant même que je n'aie eu la chance d'attaquer le premier chapitre. J'en suis toujours aux pages d'introduction. Creating Extraordinary Joy -- A Guide to Authenticity, Connection and Self-Transformation, de Chris Alexander (éd. Hunter House Publishers, 2001, 257 pages) nous invite à littéralement transformer notre vie (le sous-titre le dit bien) grâce à la joie que nous créons autour de nous.
Occasions manquées
À la lumière de cette découverte, je réalise qu'au cours des derniers jours, j'ai raté au moins deux belles occasions de créer de la joie autour de moi et, bien sûr, en moi.
Il y a d'abord le matin où les propriétaires de l'édifice où j'habite maintenant sont venus travailler sur la remise qui est située tout près de mon entrée. Dès que j'ai aperçu les proprios, je suis sortie pour déplacer mon auto plus loin pour éviter les accidents possibles. Par le fait même, ce geste leur facilitait la vie en leur donnant plus de place pour travailler. Lorsque l'un d'eux s'est aperçu de mon geste, il m'a aussitôt remerciée avec un grand sourire sincère. C'est là que j'ai failli -- plutôt que de tout simplement répondre : "Ce n'est rien." ou "Ça m'a fait plaisir.", les mots qui sont spontanément sortis de ma bouche sont : "C'est surtout pour moi que je l'ai fait."
Le sourire du gars s'est effacé instantanément. Pas étonnant. Je venais de lui dire que c'était un geste égoïste plutôt qu'altruiste. Quelle bêtise de ma part ! Pourtant, j'avais tout à gagner à lui laisser l'impression que c'était pour eux. De toute façon, ce n'était pas totalement faux.
La deuxième chance que j'ai eu de créer de la joie autour de moi s'est produite sur le mont Orford, où je suis allée dimanche dernier avec ma mère. Nous étions là, sur le belvédère, à contempler le paysage majestueux qui s'étalait devant nous quand un groupe de jeunes hommes est venu s'installer juste à côté de nous. L'un d'eux dit aux autres : "Nous sommes vraiment idiots de ne pas avoir pensé à apporter de quoi manger." L'autre répondit : "Eh bien, nous venions juste de déjeuner." Et l'autre précise qu'un fruit aurait été suffisant.
À ce moment, j'étais en train de croquer à belles dents dans une pêche bien mûre et juteuse. J'ai pensé que je pourrais lui offrir la pomme qui me restait, car j'avais suffisamment de quoi manger pour pouvoir m'en passer. Mais je me suis sentie gênée. J'ai bêtement pensé : "Qu'est-ce qu'il va penser ?" C'est tu imbécile, non ? Quand j'y repense, je n'en reviens pas. Enfin, ma réflexion me fait réaliser que je n'ai fait de mal à personne, car lui, le gars, il ne le savait pas que j'avais une pomme de trop. Mais moi, je le sais. Et moi, je réalise que j'aurais pu très facilement semer de la joie autour de moi et en moi et que je ne l'ai pas fait.
Une fête bien spéciale
Ce matin, j'ai reçu une invitation très très spéciale. C'est Marie-Pier Charron, auteure de Matin magique (si vous ne connaissez pas déjà, allez faire un tour sur http://www.matinmagique.com/), qui a décidé d'organiser une fête pour souligner ses trente ans. Elle invite ses nombreux lecteurs à se joindre à elle pour célébrer. Et, par la même occasion, elle en profite pour créer une activité de financement au profit de l'organisme international Fais un voeu (Make a wish), qui a pour mission d’exaucer les vœux d'enfants dont la vie est menacée par une maladie.
Elle n'a pas encore imaginé toute la logistique et les détails de l'événement, mais elle dit vibrer déjà très fort à l'idée de créer quelque chose d'extraordinaire pour semer de la joie partout autour et en elle. (Si vous êtes intéressés à en savoir plus long sur cette fête, allez voir le lien suivant : http://implosions.net/fr/news/inv_fete.html)
Sortir de son chemin
Avant même d'avoir commencé ma lecture de Creating Extraordinary Joy, je constate que pour créer de la joie, il faut d'abord accepter de sortir de son chemin. Sortir de ses pantoufles, de son confort, de ses vieilles habitudes... Regarder autour de soi, écouter, devenir plus sensible à ce qui se passe dans notre environnement et VOULOIR y changer quelque chose, que ce soit par un petit ou un grand geste. L'important, c'est de faire un pas en avant vers l'autre. Car, ne l'oublions pas, Nous sommes UN, c'est-à-dire que ce que je fais à l'autre, je me le fais à moi-même. (Nous avons souvent tort de penser que nous ne nous mêlerons pas de nos affaires en allant vers l'autre.)
Une expérience fascinante
Dans son livre, l'auteur, Chris Alexander, nous propose un processus en sept étapes que voici :
1. Comprendre la synergie
2. Voir tous les choix qui s'offrent à nous
3. Nettoyer notre écologie interne
4. Faire des choix authentiques
5. Exprimer notre vrai Soi et notre mission "élevée" ou divine (higher purpose)
6. Atteindre la joie extraordinaire en atteignant nos objectifs
7. Rester connecté à la JOIE
Avant même d'avoir entamé le premier chapitre, je suis déjà excitée à l'idée d'entreprendre ce processus qui saura assurément m'ouvrir davantage à la joie profonde de l'être lumineux qui m'habite.
Pensée à méditer
Dans son message du jour, Marie-Pier Charron nous propose cette pensée qui rejoint tellement bien mon propos :
«Quel est le plus beau cadeau que vous ayez jamais reçu? Ou mieux, quel est le plus beau cadeau que vous ayez jamais donné? Vous découvrirez peut-être que dans chaque cas, le plus beau cadeau fut celui qui fit vibrer le cœur du donneur parce qu’il avait donné une partie de lui-même.» – Wanda Fulton
N'est-ce pas inspirant ?
Sur ce, je vous souhaite une autre magnifique journée sous le soleil de ce généreux mois de septembre.
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vendredi 4 septembre 2009
Les cycles de la vie
Voici une petite chronique de paresseuse. C'est ma traduction d'un message inspirant reçu ce matin que j'ai eu envie de vous partager en ce beau vendredi ensoleillé.
La vie bouge selon des cycles. Tout est cyclique. TOUT. Quand vous comprenez ceci, vous devenez mieux capable d'apprécier le processus -- et non seulement de le subir. Tout bouge selon des cycles. Il y a un rythme naturel à la vie, et tout bouge selon ce rythme ; tout suit ce courant. Il est écrit : "Pour toute chose, il y a une saison ; et un temps pour chaque intention divine. Sage est celui qui comprend ceci. Astucieux est celui qui l'utilise." (Extrait de Conversations avec Dieu , livre 2, par Neale Donald Walsch, pages 71-72)
Life moves in cycles. Everything is cyclical. Everything. When you understand this, you become more able to enjoy the Process -- not merely endure it. All things move cyclically. There is a natural rythm to life, and everything moves to that rythm; everything goes with that flow. Thus it is written: "For everything there is a season; and a time for every Purpose under Heaven.Wise is the one who understands this. Clever is the one who uses it."
Bonne journée !
La vie bouge selon des cycles. Tout est cyclique. TOUT. Quand vous comprenez ceci, vous devenez mieux capable d'apprécier le processus -- et non seulement de le subir. Tout bouge selon des cycles. Il y a un rythme naturel à la vie, et tout bouge selon ce rythme ; tout suit ce courant. Il est écrit : "Pour toute chose, il y a une saison ; et un temps pour chaque intention divine. Sage est celui qui comprend ceci. Astucieux est celui qui l'utilise." (Extrait de Conversations avec Dieu , livre 2, par Neale Donald Walsch, pages 71-72)
Life moves in cycles. Everything is cyclical. Everything. When you understand this, you become more able to enjoy the Process -- not merely endure it. All things move cyclically. There is a natural rythm to life, and everything moves to that rythm; everything goes with that flow. Thus it is written: "For everything there is a season; and a time for every Purpose under Heaven.Wise is the one who understands this. Clever is the one who uses it."
Bonne journée !
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